94/95 Versant Oui: La pré-campagne

Le résultat référendaire du 30 octobre 1995 fut à la fois spectaculaire et tragique.

15 ans déjà !
15 ans déjà !

Spectaculaire car il a conduit le Québec à un cheveu de devenir un pays. Tragique car ce résultat-tremplin n’a pas conduit, pendant les mois et les années suivantes, à la souveraineté.

Quinze  ans déjà nous séparent du référendum de 1995. Pour éclairer cette période de forte intensité à laquelle je fus mêlé, je vous présente pendant quelques jours des fragments de cette période. Non, pas un récit croustillant du déroulement quotidien des événements — cela viendra peut-être un jour. Mais des pistes pour comprendre et tirer, qui sait?, des leçons, pour la prochaine fois.

J’aborderai dans ce texte la période pré-référendaire, celle qui va de cette élection jusqu’à l’été 1995. Je traiterai demain de la campagne elle-même. Puis — eh bien puis, vous verrez !

Les préparatifs pré-électoraux

D’abord, qu’est-ce que l’équipe de Jacques Parizeau avait préparé avant la prise du pouvoir? Personnellement, je suis devenu membre de l’équipe au lendemain de l’élection de septembre 1994. Je ne peux parler que de ce que j’ai vu et ce à quoi j’ai contribué. D’autres, qui étaient là avant moi, pourront verser leurs propres témoignages au dossier. Du travail préparatoire avait été réalisé par une petite équipe, constituée à la demande de Jacques Parizeau. Au sein de cette équipe, il y avait bien sûr son conseiller spécial Jean Royer, des gens du Bloc Québécois, Louis Bernard, qui allait devenir secrétaire-général du gouvernement Parizeau.

En 1994: deux grandes idées

Deux grandes idées préexistaient à la victoire électorale de septembre 1994.  La première et la plus importante était d’écrire une loi ou un projet de loi qui allait codifier, en terme légal mais lisible, compréhensible, quelle serait la transition vers la souveraineté.

L’objectif était de faire en sorte que dans tous les foyers, tous les citoyens Québécois sachent comment ça allait se passer après la victoire d’un oui, notamment en ce qui concerne la continuité des lois, la continuité des services fédéraux. On pense évidemment aux pensions fédérales, cette fameuse question qui avait hanté la campagne de 1980. La différence nous semblait importante. En 1980, les hommes et femmes politiques du oui avaient expliqué, s’étaient engagés, à ce que le nouvel État du Québec prenne le relais du paiement des pensions de vieillesse et autres prestations.

Mais en 1995, nous voulions pouvoir dire : c’est dans la loi, c’est écrit. si vous aviez une pension la veille de la souveraineté, la loi prévoit que vous l’aurez aussi au lendemain de la souveraineté. Même chose pour l’assurance chômage, même chose pour un certain nombre d’institutions dont l’existence subsisterait jusqu’à ce qu’une nouvelle constitution soit adoptée.

Donc, il y avait là un instrument pour à la fois programmer, codifier la période de transition, et de ce fait rassurer la partie de l’électorat généralement insécure.  L’équipe qui avait imaginé et pour l’essentiel écrit le projet de loi n’avait cependant pas prévu comment on allait introduire cet instrument dans le décor politique.

Ce projet, avec des modifications mineures, s’est donc traduit par Le projet de loi sur la souveraineté du Québec, rendu public à l’automne 1994 dans une première mouture, puis fut amendé pour devenir Le projet de loi sur la souveraineté du Québec dans sa deuxième mouture, juste avant le déclenchement de la campagne référendaire.

On voit ici le dépôt de cette dernière version, envoyée dans tous les foyers, par Jacques Parizeau le 7 septembre 95 (aller à 2’08 »)

https://www.youtube.com/watch?v=vVNGPtO7kZA

Établir des consensus non-référendaires

La deuxième grande idée était d’élargir la coalition souverainiste à l’extérieur du Parti Québécois, de rallier des forces modérées dans la période préréférendaire. Il était proposé de faire des grands forums sociaux, notamment autour de la question de l’emploi, car dans la période 90-94, il y avait eu un certain nombre de forums de l’emploi animés par des personnalités comme Claude Béland.

Le comité souhaitait faire en sorte que des gens qui n’étaient pas identifiés comme souverainistes ou qui avaient été souverainistes au moment de l’échec de Meech, en 90, mais s’en étaient détachés dans l’intervalle, puissent travailler avec le nouveau gouvernement sur les grands dossiers, donc développer une relation de confiance. Puis, dans un deuxième temps, cette mouvance serait amenée à travailler sur le plus grand des dossiers, celui de la souveraineté.

Il est apparu, très tôt après l’élection de septembre 1994, que ce deuxième pan de la stratégie ne pourrait pas se réaliser. Pourquoi? Parce que dès le lendemain de l’élection, la polarisation référendaire fut totale.  Il était impossible de faire en sorte que dans quelque forum que le gouvernement du Parti Québécois organiserait, des gens qui voulaient garder leur neutralité politique puissent s’engager. Cela a donc été mis à l’écart très rapidement.

Mettre la souveraineté à l’ordre du jour

Nous avions aussi un problème, hérité de la période préélectorale, avec un passage du programme du Parti Québécois. Dans le programme adopté en 1993, il était écrit que l’Assemblée Nationale devait, dès après l’élection, adopter une déclaration – non de souveraineté – mais affirmant la volonté du peuple québécois de devenir souverain.

Au moment où cela a été introduit dans le programme, en 1993, cette proposition n’était pas controversée, car à l’époque l’opinion publique était très largement souverainiste. Nous étions encore assez proche du choc de Meech.

Mais lorsque le Parti québécois prend le pouvoir en 94, la souveraineté n’est plus majoritaire. Faire adopter par l’Assemblée une motion disant que les Québécois veulent devenir souverain posait un problème de légitimité. Nous ne pouvions donc pas suivre la lettre du programme, mais il me semblait très important qu’on en suive l’esprit.

Deux autres problèmes se posaient à nous. D’abord, la coalition qui s’était constituée autour du Parti québécois et du Bloc québécois, en 1992, donc deux ans plus tôt, au moment du débat sur l’Accord de Charlottetown, n’était plus en ordre de marche. La proposition de modification constitutionnelle de 1992 avait été rejetée par 57% des Québécois.

Sous la direction de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, une grande coalition avait été constituée avec des leaders syndicaux, avec des leaders communautaires. Françoise David, par exemple, avait fait son apparition dans le paysage public à ce moment-là. L’ADQ n’existait pas en tant que parti, mais était déjà en germe. Mario Dumont et Jean Allaire étaient encore des dissidents du Parti Libéral et se désignaient comme le Réseau des libéraux pour le non.  Entre 1992 et 1994, cette coalition s’était délitée.  Il était donc essentiel, à l’automne 94, de trouver une façon de la réorganiser.

Finalement — et cela peut paraître difficile à croire avec le recul — en septembre 1994, la souveraineté n’était pas au centre de la discussion. On n’en parlait presque plus. Elle avait dominé la vie politique entre la mort de Meech en juin 1990 et l’élection du Bloc Québécois en 1993, mais depuis elle avait quitté le débat public.

Le slogan électoral du Parti québécois en 1994 était d’ailleurs Gouverner autrement, et non Un vote pour la souveraineté. Il fallait donc réintroduire la souveraineté au centre du débat public. Et comme on en avait beaucoup parlé quelques années auparavant, il fallait trouver une approche nouvelle.

Réunir les souverainistes

Deux grandes opérations, deux grandes actions furent menées à partir de septembre 1994. La première concerne les Partenaires pour la souveraineté, donc la mise en réseau de tous ceux qui avaient déjà fait le choix de la souveraineté. Il y avait beaucoup de bonne volonté dans ce groupe – syndicats, Union des artistes et des écrivains, associations étudiantes, groupes communautaires – mais aussi beaucoup de diversité, un peu de rivalité.

Leur rôle est trop souvent tenu pour acquis. Mais la grande mobilisation qui a permis au Oui d’atteindre presque 50% le soir du vote est largement attribuable au fait que ces organisations syndicales, communautaires, sociales, y compris religieuses se sont mobilisées, chacune dans leur secteur, chacune dans leur quartier pour, non seulement convaincre et faire sortir le vote, mais pour donner une légitimité au projet souverainiste, pour s’en faire les relais.

Cela constitue un énorme changement par rapport au référendum de 1980. Outre la FTQ, ce qui n’est pas rien, les syndicats et groupes communautaires n’étaient pas au rendez-vous en 1980. La CSN n’avait avancé qu’un timide Oui mais. Et les étudiants un Méoui.

Leur mobilisation en 1995 change la donne et contribue notamment au fait que les Québécois moins fortunés qui sont généralement insécures – et l’insécurité vote généralement pour le statu quo – se sont comportés comme les Québécois de classe moyenne le jour du référendum. Un comportement qui explique que le Oui ait gardé son élan même avec la présence aux urnes de segments de la population qui ne se déplacent généralement pour aucun scrutin, c’est-à-dire entre 80 et 94% du vote.

C’est en large partie parce que les organisations syndicales, les organisations sociales et communautaires étaient engagées dans le camp du Oui et ont fait un très grand travail d’explication et de mobilisation. Je dis qu’ils ont contribué car une autre variable importante était en jeu en 1995 et ne l’était pas en 1980. Le climat de 95 était celui du début des restrictions budgétaires à Ottawa.

L’assurance chômage avait déjà subi une réforme brutale. Il était même question que les pensions de retraite soient soumises à des restrictions budgétaires. Nous étions donc en position d’offrir davantage de garanties aux gens insécures sur ce plan que le camp du Non ne pouvait le faire.  Nous le garantissions dans le projet de loi et les porte-parole crédibles dans les milieux populaires relayaient et crédibilisaient le message.

Le succès de cette approche s’incarne dans l’extraordinaire anecdote racontée par André Ouellette, ancien ministre fédéral, qui disait qu’en 1995 il devait aller dans des maisons de retraite pour expliquer que oui, oui madame, ne vous inquiétez pas, si vous votez non vous allez garder vos pensions, alors qu’en 1980 c’était, évidemment, l’inverse qui se produisait.

M. Parizeau s’est personnellement beaucoup investi pour réunir les partenaires, les organiser, pour faire en sorte qu’ils soient parties aux décisions, pour faire en sorte qu’ils soient actifs, qu’ils aient leur place pendant tout le processus et cela a été crucial en fin de course.

En un sens c’était également essentiel en début de course. Un premier test. Si nous ne pouvions pas nous entendre entre nous, souverainistes,  comment pourrions-nous construire une coalition qui s’étendrait au-delà du cercle des convaincus ?

Ouvrir le cercle

Justement, au-delà des partenaires, pour rejoindre les cercles extérieurs – les porte-parole nationalistes modérés, les libéraux et conservateurs nationalistes, les adéquistes et, par extension, l’opinion publique modérée – il nous fallait un autre mécanisme.

Ce fut celui des Commissions régionales sur l’avenir du Québec. Quels étaient leurs objectifs?  D’abord, elles offraient un véhicule pour faire atterrir le projet de loi sur la souveraineté et contribuaient ainsi à réintégrer la souveraineté dans le débat public. Comment ? Au PQ, des gens disaient : il faut refaire Bélanger-Campeau. Bélanger-Campeau, était la grande commission établie après l’échec de Meech, formée de parlementaires et de membres de la société civile qui avait fait le tour du Québec avec un très grand succès.

Mais en politique on ne peut jamais refaire ce qui a été fait.  D’autres disaient, allons tout simplement à la Commission des institutions de l’Assemblée Nationale.  À mon avis, c’était la pire chose à faire, car les commissions parlementaires de l’Assemblée Nationale, si elles sont utiles pour l’amélioration de projets de loi courants, ne sont pas un lieu qui permet la réelle discussion politique et certainement pas la mobilisation.

Je développai donc la proposition de créer dans chaque région du Québec une commission où il y aurait des parlementaires et des membres de la société civile, afin de soumettre le projet de loi à la discussion publique. Cela permettait effectivement de réintroduire la souveraineté dans le débat, mais également de mobiliser des modérés de chaque région dans la constitution de ces commissions.

Cela permettait de découpler le débat dans la métropole – hyper polarisé politiquement – et celui des régions, ce qui n’était pas un bénin bénéfice en termes de communications publiques.

Les commissions constituaient un sas qui permettait à des membres de la société civile qui étaient dans la coalition, en 1992, ou qui n’y étaient pas, de s’associer au processus en devenant commissaires, sans s’associer directement au Parti Québécois ou sans même s’associer d’emblée à la souveraineté.  Face à une situation politique extrêmement polarisée, nous arrivions à créer une zone de confort.

Nous disions voilà : c’est un projet de loi qui peut être discuté, qui peut être amendé, qui peut être contredit. Devenir commissaire ne signifie pas que vous deveniez péquiste ou ne préjuge pas que vous allez nécessairement être favorable au projet de loi.

Cela a permis à un bon nombre de compagnons nationalistes de dire : ça, je peux, je peux faire ce pas-là. Notre objectif était évidemment de les faire cheminer vers le Oui.  Des anciens conservateurs comme Marcel Masse, Monique Vézina ont joué un rôle très important au sein des commissions grâce à ce mécanisme.

Des anciens libéraux, comme Diane Viau, d’autres en Beauce, à Laval. À Québec, ce mécanisme a permis à Jean-Paul L’Allier, Maire de Québec, de présider la commission. Si elle avait été entièrement péquiste et bloquiste, cela n’aurait pas été possible. A mon avis, nous aurions échoué à notre objectif de créer la coalition pour le Oui si nous n’avions pas eu cet espace transitoire.

Le test adéquiste

Évidemment, il y avait la grande question de l’ADQ.  Sans ce mécanisme on n’aurait pu faire en sorte que l’ADQ fasse un premier pas vers nous. On ne demandait pas à l’ADQ d’être pour la souveraineté, on lui demandait de participer à des commissions qui allaient discuter du projet de loi et, ont-ils demandé en contrepartie, de discuter de leur propre proposition adéquiste de réforme radicale de la fédération canadienne.

On a dit : bien sûr.  Ils avaient leur propre intérêt. Cela donnait à l’ADQ de la visibilité – ils en avaient bien besoin. Cela donnait en retour de la crédibilité aux commissions, car le seul parti représenté à l’Assemblée qui n’était pas membre était le Parti libéral de Daniel Johnson. (On leur avait offert d’être membres, on pensait bien qu’ils diraient non et ils ont dit non, c’était une bonne chose. On l’avait aussi  offert aux parlementaires fédéraux, on pensait bien que les libéraux fédéraux diraient non, ce qu’ils ont fait.)

Cela a aussi fait en sorte, dans chacune des régions du Québec, de recruter des leaders de la société civile, d’augmenter leur notoriété, d’augmenter leurs compétences sur la question de la souveraineté. Puis, lorsque la campagne référendaire est venue, nous avions dans chaque région une dizaine de leaders naturels qui s’étaient illustrés, qui s’étaient fait connaître pendant les commissions.

Je proposais également de résoudre le problème posé par le passage du programme du Parti Québécois dont j’ai parlé plus haut. Nous avons décidé de demander aux commissions d’écrire, de faire écrire, ou de demander des suggestions pour la rédaction de la déclaration de souveraineté dont parlait le programme.

Nous avons transformé la nature de cette déclaration, en en augmentant l’importance. Il ne s’agissait plus d’une motion votée par l’Assemblée, mais du préambule de la future loi sur la souveraineté.  Nous avons déterminé que la population allait contribuer à sa rédaction. Ce qu’elle a fait, dans les mémoires déposés aux commissions ou dans les témoignages individuels, soit en désignant des gens qui devraient la rédiger, soit en disant ce que, selon elle, il devrait y avoir dans cette déclaration.

On pouvait donc dire aux militants du Parti Québécois : regardez votre idée de déclaration : on la confie à cette grande consultation publique. Ils ont accepté cette proposition sans problème.

Le bilan des commissions en noir et blanc

Quel fut le résultat de cette opération qui s’est déroulée de novembre 94 jusqu’à mars-avril 95 ?  Ce fut la plus grande opération de consultation publique de l’histoire du Québec.  50 000 citoyens dans l’hiver québécois se sont déplacés pour participer, pour dire ce qu’ils pensaient, pour dire ce qu’ils craignaient.

Plusieurs ont utilisé la consultation comme soupape, pour exprimer leurs doutes et leurs craintes — une étape qui, si elle passait mal dans les médias, était souhaitée pour que ces questions soient traitées d’emblée et sans pudeur. Certains ont parlé aussi de leurs problèmes concrets – souvent sans lien direct avec la souveraineté, comme cela se fait dans toutes consultations ouvertes.

Cela a permis de remettre la souveraineté au centre de la discussion. L’effet de sas souhaité a été un succès aussi pour dépéquiser la souveraineté dans un très grand nombre de régions. Cela a eu un impact important pour la modification du message lui-même. C’est une chose d’essayer de consulter ou de faire des sondages. C’en est une autre d’avoir 150 commissaires qui écoutent 50 000 personnes. Cela dit beaucoup de choses sur l’état de l’opinion en gros et dans le détail.

Les citoyens, et les commissaires, avaient beaucoup à dire sur le projet de loi lui-même. Notamment sur le processus de rédaction de la future constitution d’un Québec souverain. Au final, plus de la moitié des articles de projets de loi ont été modifiés à la suite des recommandations des commissions.

Le camp souverainiste doit-il présenter un projet de société ? Il s’agit d’un débat récurrent au Parti Québécois, posé à nouveau par les Commissions sur l’avenir du Québec. Le message central est qu’il faut mettre du contenu dans la souveraineté, ce qui a donné lieu à la rédaction du livret le Cœur à l’ouvrage. Il s’agissait, non de définir un futur Québec plus à gauche ou plus à droite, mais d’illustrer comment le gain de pouvoirs allait ouvrir les zones de liberté des Québécois, leur permettant enfin de faire leurs choix en toutes les matières, de la criminalité à la politique étrangère. Au passage, l’application immédiate des lois québécoises sur la langue et sur le travail allaient améliorer les protections des salariés québécois.

Le texte fut cosigné par tous les membres de ce que nous avons appelé le « camp du changement » pour désigner la large coalition du oui, et a été distribué à des centaines de millier d’exemplaires. Il fut pour la grande coalition du oui un important outil en termes de matériel politique.

(La suite: La campagne référendaire en BD et en Saga)

Ce texte est adapté de deux sources:

1. Mon livre Sortie de secours — comment échapper au déclin du Québec (Boréal, 2000)
2. Mon chapitre dans le livre collectif, Alain G. Gagnon (dir.), D’un référendum à l’autre – Le Québec face à son destin, (PUL, 2008)

J’ajoute que je donnerai la conférence d’ouverture: Comment gagner le dernier et le prochain référendum, à 9h30 ce samedi, au colloque de l’IREQ : 15 ans plus tard, à l’hôtel Delta Centre-Ville à Montréal

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

60 commentaires
Les commentaires sont fermés.

« Le résultat référendaire du 30 octobre 1995 a conduit le Québec à un cheveu de devenir un pays. » (Lisée) Pur sophisme. En fait, le résultat référendaire du 30 octobre 1995 a conduit le Québec à un cheveu de, au choix:

1) La guerre civile.
2) La partition.
3) Le chaos.

Un OUI à 51 % en 1995 n’aurait pas effacé le NON à 60 % de 1980. Heureusement, de nos jours, les notions de majorité claire et de question claire, notions pourtant évidentes pour toute personne douée de sens commun, est beaucoup mieux comprise, grâce au grand politologue Stéphane Dion.

J’ai lu avec grande attention ce long texte qui fait un retour sur un référendum qui s’est déroulé il y a de cela déjà 15 ans.

Quinze ans, déjà! Cela ne semble pas beaucoup compare aux multiples anniversaires événementiels qu’on nous sert de plus en plus fréquemment dans les médias: 40 ans de ceci, 50 ans de cela, 100 de tel club religieux ou de tel journal indépendant…

Nous ne vivons plus dans le souci de l’histoire, mais de l’hyper-nostalgie. Chaque jour qui passe est prétexte à génuflexion pour les souvenirs, comme si nous étions obsédés par notre idée fixe de la disparition.

Moi-même, qui ne fait que frôler la quarantaine, je tombe dans le panneau du temps qui passe trop vite en retrouvant des morceaux de ma vie sur cassettes audio, sur des cassettes VHS, sur des floppy disk, sur des disquettes trois point cinq pouces, sur des fichiers perdus je ne sais où dans des cahiers Canada, datant du secondaire.

J’écris mon commentaire sur un BB en pensant à mon émoi lorsque j’ai eu mon premier PC, avec son terminal gigantesque et son écran monochrome.

Quel rapport avec la souveraineté du Québec? Peu de rapports directs, sinon l’impression qu’on s’éloigne plus du passé qu’on s’en approche a force d’y plonger sans cesse de manière stratégique, intentionnelle ou pédagogique.

Le présent, l’avenir, très peu de cela a la UNE de nos bons médias, aujourd’hui.

Normal, l’avenir, c’est une époque plus ou moins éloignée dont la majeure partie des babyboomers ne feront pas partie, alors… Pourquoi en parler davantage que le passé, le bon Vieux Temps, celui dans lequel on peut plonger tout le monde en se donnant l’impression de ne pas avoir échoué quoique ce soit puisque « Je me souviens ».

A moins que l’échec soit celui de voir plus loin que le bout de son nombril?

Peu importe. Je suis volontairement méchant, ici. Par pure provocation. Pour qu’on me dise a quel point on aime ses petits enfants mais que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Alors, la terre qu’on pollue, vous savez… Vous apprendrez a respirer avec un masque en mettant un gaz ou une tenue de plongée.

Les jeunes sont tellement debrouillards…

Enfin, bref, plus je lisais votre texte et moins je me rappellais de ma vingtaine adéquiste et des raisons qui faisaient de moi un nationaliste intéressé à approuver le projet en public.

Je me rappelle surtout n’avoir eu que très peu d’estime pour Jacques Parizeau tout en ayant le goût de voir le Québec devenir autre chose qu’une province victime de sa frilosité légendaire.

Aujourd’hui, je suis toujours fermement convaincu de la nécessité de faire du Québec un pays indépendant, une voix nouvelle, innovante, et différente dans le concert des Nations.

Mais je vois aussi cette formule du « concert » comme étant aussi une opportunité pour faire entendre une note discordante, opposée à celle que prend le Canada depuis plus de 20 ans maintenant. Un Canada qui n’a plus de vision, plus d’ambition sociale, que de l’arrogance et de l’orgueil mal placés à offrir à une jeunesse civique de plus en plus dissidente, divergente de la manière de gouverner de cette façon hyper-autoritaire, malgré le constat de minorité parlementaire qui perdure depuis des années et devrait frapper tout le monde à Ottawa.

Mais non, tout le monde croit que le Canada fêtera son 150e anniversaire ou se fait croire que le Bloc Québécois est un allié objectif du fédéralisme. Un fedralisme psycho-rigide qui n’a même PAS le goût de se renouveler en accord avec la volonté culturelle, économique et spirituelle du Québec.

15 ans déjà et déjà nous savons qu’il n’y a que des illusions de plus à cueillir du bord des fédéralistes alors que du bord des indépendantistes, il est encore possible d’imaginer l’AVENIR autrement.

Autrement dictée que par la seule voix de « l’économie d’abord, et les amis ensuite… Et la population, who cares?! »

J’ose croire que, OUI, « le camp souverainiste doit présenter un projet de société » s’il veut obtenir une majorité pour la souveraineté.

En attendant, il serait déjà fort apprécié d’obtenir de la plus forte opposition depuis la révolution tranquille qu’elle offre aux Québécois un menu législatif étoffé digne des meilleurs restaurants parlementaires. Dans un pays qui a faim d’équité salariale et fiscale, qui a aussi soif de justice sociale, ce type d’établissement sera toujours plein. Plein d’espoirs et de gens pour servir le pain et le beurre dont chacun ont besoin. Des « vraies affaires », autrement dit?

Est-ce encore trop demander en 2010, un bon gouvernement? Nous en avons soupé des gestionnaires. Un peu de leadership éclairé serait bien apprécié, n’est-ce pas?

Se donner un pays d’une facon démocratique peut être long mais ce sera d’autant méritoire le jour ou cela arrivera …..

Une question me hante depuis 15 ans. Comme vous étiez là, vous pouvez certes y répondre: Pourquoi Parizeau, Dumont et Bouchard, face à un résultat aussi serré, n’ont-ils pas refusé la défaite?
Pourquoi qu’ils n’ont pas pris 24 heures pour analyser les résultats? Pour prendre la température de l’eau?
On le sait maintenant: Chrétien n’aurait jamais accepté la défaite avec un score pareil. Alors pourquoi le OUI s’est-il incliné aussi bêtement?

Le référendum de ’95 nous a été volé. Semble-t-il que tous les coups étaient permis. Voilà leur conception de la démocratie! Dire que nos filles et nos fils vont se faire massacrer pour ça…

Le prochain référendum devrait être tenu sous la surveillance d’observateurs de la communauté internationale.

En cas de récidive de la part des imposteurs au service de l’oligarchie de Bay-Street, Toronto, Ontario, le résultat de la consultation pourrait être annulé, pour être repris dans les plus brefs délais.

Je me suis très souvent posé la même question que Rod. J’ai toujours pensé que nous avions été très moutons pour encaisser le coup et rentrer dans le rang aussi vite. Si je ne m’abuse, toute l’attention médiatique fut portée sur la prétendue bourde de Parizeau, pourtant d’une logique imparable. C’est tout de même bizarre : au lieu de nous dire que nous étions à un cheveu de gagner et de prendre des mesures pour relancer le débat au plus vite, nous nous sommes écrasés, comme si nous n’y avions pas vraiment cru. Et depuis ce temps, nous semblons y croire de moins en moins. À moins que ???…

En écho à votre texte et celui de Steve Boudrias, le coup de hache de Gérald Godin dans le corps pourri des dénigreurs du peuple québécois.

– – – – – – – – –

Libertés surveillées

Mon pays je le porte en moi
Même là défait crachat trahi

Par les porte-crottes du bargain national
De la cochonnerie à crédit
De la saloperie éditoriale

Les éjarés de la réforme constitutionnelle
Les écartillés de l’honnêteté
Les pas-clairs-de-noeuds
Les baise-plottes les baise-pays
(…)
La crasse anglaise
Trouve toujours ici
Plus étron qu’elle
Pour nous jouer des culs

Les fafineux les raboudineux
La puanterie des anti-chambres de ministres
Les taches de graisse sur la conscience
De cet orage de pissoux
On a notre maudit tabarnaque
De cinciboire de sincrème
De jériboire d’hostie toastée
De sacrament d’étole
De crucifix de calvaire
De couleuré d’ardent voyage.

Godin, Gérald, Poème 70,

Notre pays n’est pas à faire, il est déjà là, dans les faits.

C’est maintenant que nous devons nous préparer à la reconnaissance de l’État québécois « de facto et de jure « . Madame Marois prépare les assises de notre État et le moment venu, il ne restera plus qu’à entériner la réalité qui s’imposera d’elle-même, comme une évidence, un fait accompli, indéniable.

Cette reconnaissance viendra d’abord et avant tout du peuple souverain du Québec. Pour ce qui est de tous les autres, ils seront placés devant le fait accompli. Rien ni personne ne peut s’opposer à la volonté souveraine du peuple qui décide librement, démocratiquement, de son statut et de son destin.

Cela s’appelle le droit inaliénable de tous les peuples, à l’autodétermination, tel qu’inscrit dans la charte des Nations-Unies.

honorable

Premièrement, le « grand » politologue Stéphane Dion a accouché d’une loi qui voudrait fixer les règles du jeu UNE FOIS LA PARTIE JOUÉE en n’établissant pas clairement en partant le pourcentage qui semblerait acceptable aux yeux du camp du non. Drôle de conception de la démocratie.

Deuxièmement, parlant de pourcentage acceptable, la majorité, dans une démocratie qui se respecte, c’est 50% + 1. Sinon, ça revient à dire que c’est la MINORITÉ QUI L’EMPORTE. Encore une fois, drôle de conception de la démocratie.

Troisièmement, la question était CLAIRE. Complexe mais CLAIRE. Personne n’a trouvé rien à redire à la question du référendum de Charlottetown, et là soudainement, parce que le camp du non frôle la défaite, il prend la question pour l’expliquer?

Mais le camp du non a passé la campagne au complet à hurler sur toutes les tribunes qu’on parlait de SÉPARATION! Fallait ou bien vivre sur Mars pour ne pas le savoir, ou bien ne parler aucune des deux langues officielles du Canada. Et là-dessus je vous accorde que c’est peut-être arrivé chez certains électeurs puisque le Canada, encore une fois dans sa drôle de conception de la démocratie, a donné la citoyenneté à des immigrants ne parlant aucune des deux langues, et ce à l’encontre de la Loi sur l’immigration.

La partition? Fantôme à la Trudeau. Notre territoire est indivisible.

Chaos? Guerre civile?

Une pluie de grenouilles avec ça?

Je veux spécifier: « Madame Marois prépare les assises « juridiques » de l’État québécois ».

Bonsoir,
Avec ce qu’on nomma les Commissions sur l’avenir du Québec dans la période pré-référendaire qui dura plus ou moins une année, les nationalistes furent en campagne de promotion du OUI pendant plus d’un an tandis que le camp du NON s’activa seulement les 2 derniers mois dans la période référendaire. Avec le recul, ce qui semble choquer le plus les nationalistes québécois, ce n’est pas nécessairement la défaite du OUI mais bien le superbe LOVE-IN du 27 Octobre 1995 où des centaines de milliers de Canadiens dirent aux québécois qu’ils tenaient à leur pays qu’est le Canada. La plus grosse manifestation que le Québec ait connue dans toute son histoire et de loin… Les nationalistes québécois constatait avec ahurissement que les Canadiens quand ils descendent dans la rue, c’est avec éclat et dans l’harmonie TOTALE d’une foule si immense que jamais le Québec ne reverra de sitôt à moins qui sait, que certains choisiraient encore d’aller à l’abattoir.
Finalement, en ce 27 Octobre 1995, pendant que les centaines de milliers de Canadiens fêtaient dans l’allégresse et l’harmonie leur Amour pour le Québec, les forces du OUI s’activaient en ce vendredi 27 Octobre 1995 pour le GRAND TINTAMARRE organisé par les CURÉS pour le OUI qui faisaient sonner à toute volée les cloches des ÉGLISES dans le Québec entier pour inviter leurs ouailles à voter OUI. Les automobilistes étaient invités à klaxonner dans leurs voitures et les ménagères à faire tinter les casseroles sur leurs balcons à midi pile en ce 27 Octobre 1995 en voulant faire un geste d’éclat…Mais le tout ne fut que peccadilles comparativement au rassemblement monstre de la Place du Canada que les nationalistes abasourdis prirent comme une immense gifle car le Grand Tintamarre ne fut que feu de paille. Au plaisir, John Bull.

La prochaine question devrait être la suivante : Voulez-vous rester une province à l’intérieur du Canada ???

Si le Oui n’obtient pas au minimum 60% cela voudra clairement dire que les Québecois veulent leur indépendance.

PAr ce choix de question, on s’assure de respecter la notion si chère au premier intervenant soit : la notion de majorité claire. Vous savez mon pôvre monsieur, cette fausse notion que vous défendez à tort et à travers se doit d’aller des deux côtés.

Le respect de la majorité est en démocratie de 50% +1 et non de 60%. Seul des esprits obtus et déformant les bases même de la démocratie à des fin personnelles ou partisanes, peuvent penser qu’une majorité est autre que 50% +1.

Mais vous nous avez tant habitué au fils des ans à vos déformations de la réalité et des règles de bases des démocraties que votre opinion n’a plus qucun impact ni aucune valeure aux yeux des gens.

50% + 1 c’est la démocratie. Le reste n’est que du vent, de la manipulation, de la grande noirceur, du terrorisme intellectuel. Voilà pour ma réaction au commentaire d’Honorable qui se couvre de déshonneur une fois de plus sur ce site.

Pour la petite histoire, le soir du résultat du référendum de 1995, j’ai pleuré en me rendant à domicile. Dans le métro le lendemain, tout le monde regardait le plancher. C’était triste.

Au cours de la soirée du lendemain, j’ai précieusement récupéré des panneaux de la campagne référendaire en me disant qu’ils allaient peut-être servir à nouveau un jour.

Au 5e et au 10e anniversaires du référendum volé de 1995, je les ai sortis et affichés devant chez moi. Le 29 octobre prochain, le les réinstalle et ils seront très visibles de la rue Sherbrooke à Montréal.

Rien n’est plus beau que le rêve de liberté des Québécois. On va s’assumer, enfin. Soyons confiants !

Le résultat du référendum de 1995 n’a fait qu’augmenter le rêve des séparatistes que l’indépendance du Québec pourrait se faire avec une majorité de 50% plus un. Ce n’est qu’une illusion car plus de 55% des québecois ne veulent pas se séparer du Canada. En 1995, c’est le grand charisme de Lucien Bouchard qui a permis de créer le grand rêve car si ce n’avait été que de Jacques Parizeau (sans Lucien Bouchard et Mario Dumont) le oui n’aurait probablement pas dépassé le 40%, soit la base de souverainistes convaincus.

Histoire stupéfiante pour ceux que ça intéresse…

J’ai complété une maîtrise à l’ÉNAP récemment. Mon dernier cours de maîtrise s’intitulait Marketing social et communication publique, donné par le professeur Robert Bernier, que l’on voit à l’occasion à la télévision. Un ultra fédéraliste, un mandarin de la fonction publique fédérale.

Je résume les propos qu’il a tenus devant 3 de mes camarades qui ont été aussi stupéfaits que moi d’entendre comment les choses se sont vraiment passées en 1995…

«Dans les semaines qui précédaient le référendum du 31 octobre 1995, nous (le fédéral) prévoyions une victoire du Oui de quelques points. Nous avons mis sur pied une série de consultations dans les régions du Québec pour sonder le «couch», le Québécois qui appartient au segment de la population qui ne s’intéresse pas beaucoup à la politique et qui peut faire basculer le résultat d’un bord comme de l’autre et avons adopté notre stratégie de communications en fonction de ce que nous avons appris. Pendant que je sondais leur esprit, des émissaires du Canada anglais installés de l’autre côté d’un miroir sans tain mangeaient des canapés et buvaient du champagne. Et à un moment, j’ai reçu une commande de l’un d’eux qui voulait faire parler un participant peu bavard. Il s’est adressé à moi en ces termes dans l’écouteur que j’avais à l’oreille : « Prompt that fucker in the corner ! »

Pour réussir à faire basculer le résultat, nous avions quelques milliers de personnes qui s’activaient à faire sortir le vote des quartiers ethniques en ratissant les secteurs visés appartement par appartement. Ils étaient payés 250 $ sous la table par jour. Que voulez-vous, il fallait sauver le pays…»

De cela, il faudra se souvenir lors du prochain référendum…

Na pas insulter l’intelligence des citoyens… svp

Quand les gens votent lors d’un référendum, n’en déplaise aux fumistes fédéralistes, ils savent très bien ce qu’ils font. Il y a des limites à prendre les gens pour des «gnochons» et à tenter de les convaincre qu’ils le sont !

Pierre Falardeau, Yves Michaud et leurs émules, principalement et presqu’uniquement mus par leurs frustrations, démultipliées par leurs émotions maladivement débridées, et par leur dédain, quasi-immonde dans le cas des »Falardistes », ainsi que leur manque total de considération et de respect pour ceux qui ne sont pas de leur avis,

soit les détestables et auto-suffisants personnages, qui ne savent que critiquer, saper et détruire et qui se sont auto-nommés ‘les purs et durs du PQ »,

SONT CEUX QUI ONT LE PLUS CONTRIBUÉ, ET DE LOIN, À LA DÉFAITE RÉFÉRENDAIRE de 95,

en poussant un bon 10% et plus, j’en suis convaincu, d’électeurs des groupes ethniques et d’une tranche significative de francophones de vieille souche, DONT JE SUIS, qui avaient toujours voté pour le PQ jusque là,

et qui auraient fort probablement voté pour la souveraineté (ceci n’est pas certain, mais c’est ma ferme opinion), et qui ont décidés de voter contre,

parce que profondément écoeurés par une attitude aussi inhumainement irrespectueuse et totalement répulsive envers ceux qu’ils affublaient, avec une hargne d’enragés, des dédaigneux qualificatifs d’anti-québécois, de nationalistes mous et autres qualificatifs de même acabit.

CES PARTISANS FANATIQUES (CES ACTIVISTES EXALTÉS), barbares par leur comportement totalement irrespectueux et anti-social, dans le cas des partisans Falardistes, et quasi-méchamment et sournoisement démobilisateurs et déstabilisateurs par leurs propos insidieux, dans le cas des partisans Michaudistes,

SE SONT MIS À DOS une partie importante, encore à ce jour, je crois, de L’IMPORTANT SEGMENT des ex-pro-souveraineté et des nationalistes de toute allégeance du Québec, et y ont profondément semés un très pernicieux DOUTE SUR L’ATTITUDE ANTI-OPPOSANTS, possiblement inavouée ou habilement camouflée parce qu’inavouable, DE NOMBREUX PÉQUISTES DE L’APRÈS-LÉVESQUE.

Autrement dit, L’ATTITUDE FORT MALSAINE des Falardistes et des Michaudistes, ET J’AJOUTERAIS ICI, l’attitude NON MALSAINE mais tout de même insidieusement oppressante et offensante des Parizistes-de-choc (les milices ou les émissaires du porte-à-porte des troupes de terrain de Parizeau des temps préréférendaires, CHARGÉS DE FAIRE SORTIR »LE BON VOTE ») enflammés, trop vendeurs et oppressants à en être offensants,

a-t-elle plus ou moins fortement déteint sur une partie importante de l’ensemble du bloc pro-souveraineté, incluant les députés péquistes et ceux du Bloc Québécois ???

Je le crois fermement !!!

=========================

Ceux qui veulent vraiment gagner un éventuel futur référendum. et »pas seulement se faire aller la geule comme les purs et durs s’évertuent à le faire depuis trop longtemps »,

devront le préparer :

beaucoup plus soigneusement et de plus longue main (quelques années à l’avance, c’est-à-dire le temps que ça prendra pour le faire correctement, de la façon la plus concrète et réaliste possible),

DE FAÇON À FAIRE LA QUASI-PREUVE auprès de la très grande majorité des québécois, au plus grand nombre possible de canadiens des autres provinces et à tous les principaux cercles et groupes de pression et d’influence des États-Unis et de l’ensemble de l’Europe ».

MAIS OUI! Auprès de tout ce beau monde, qui peut maintenant être beaucoup plus facilement et rapidement rejoint via l’internet et ses réseaux, à condition d’y mettre le paquet dans les efforts de présentation en démontrant de façon crédible et pausément convaincante, sans exagération et sans chercher à donner des réponses que nul ne peut donner à l’avance, QUE LE QUÉBEC A PRATIQUEMENT TOUT PLANIFIÉ DE FAÇON TRÈS RÉALISTE,

c’est-à-dire qui sait faire la différence entre le souhaitable et le faisable, compte tenu des imprévus et des imprévisibles qui pourraient constituer plus ou moins 50% de la prévision PRO-FORMA de l’état général du Québec post-indépendance sur les plans politique, économique, financier et social.

Et si, devant et suite à une telle offensive, en tous points constructive et essentiellement respectueuse des citoyens vivants au Québec et dans les autres provinces, parfaitement légitime et tout ce qu’il y a de plus légal,

une opinion favorable des autres provinces amenait le gouvernement fédéral a accepter les demandes que le Québec jugent minimales, telles:

– l’entier pouvoir de dépenser dans tous les champs de juridiction provinciale avec les points d’impôts correspondants,

– la propriété exclusive des sols de surface, des sous-sols et des fonds marins de tout le territoire (recartographié?) du Québec, incluant tous les droits immobiliers et mobiliers, dont les droits exclusifs d’exploration et d’exploitation des ressources de surface, des sous-sols et des fonds marins,

– etc.,

le Québec deviendrait alors, de fait, entièrement autonome dans ses champs de juridiction exclusive et un partenaire Égal dans les champs à juridiction partagée (ça ne vous rappelle pas la proposition, quoique non longuement et soigneusement planifiée à l’avance cependant, d’Égalité ou d’Indépendance de 1966 de Daniel Johnson?).

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.

Si le Québec n’était pas entièrement satisfait de la réponse du gouvernement fédéral, il serait alors vraiment bien préparé à aller en référendum auprès de la population du Québec sans, à ce moment, inquiter et subir la réprobation des autres provinces canadiennes, des États-Unis et de l’ensemble de l’Europe qui auraient tout vu clairement venir à l’avance.

Hé bien. Le coeur du problème d’un problème de coeur.

Le référendum a été perdu. Perdu à cause de l’attitude «après moi le déluge» des souverainistes post échec. Rod sur ce blogue ce demandait pourquoi il n’y avait pas eu de résistance, même sommaire: simplement parce que le chos a été trop vif, et la réaction a été de baisser les bras en cherchant des coupables. Perdu c’est perdu, à cinquante plus un.

Des illuminés comme honorable soutiennent sans rationalité l’argumentaire «épouvantail» des fédéralistes de l’époque. Triste sire, qui ne semble pas comprendre ce que signifie la différence entre être fédéraliste et aplat-ventriste. Pour ces gens, chaque fois que le Québec échoue c’est une petite victoire.

C’est du fédéralisme que j’aimerais parler. Parce qu’au-delà de la défaite du oui, il y a aussi la défaite du fédéralisme (on ne parle jamais, avec sérieux, de la victoire du non; même chez les stratèges de mauvaise foi).

Les promesses, nombreuses, du camp du non ont sans doute fait pencher la balance et radicalisé la vision d’une émancipation du Québec à l’intérieur du Canada. Mais, de nos jours, ces promesses n’ont été que du vent, les Québécois ayant joué la carte la plus importante et perdu.

L’argumentaire fédéraliste est complètement vide. Il n’offre rien, est rempli de rien et ventile avec du rien. On s’acharne bien plus à démoniser l’option souverainiste, tout en poursuivant un statu quo mortel.

Parce qu’à 49%, les souverainistes ne sont pas disparus. Ni les Québécois. Il n’y a pas eu de règlement de quelconque façon. Et le moindre soubresaut historique nous replongera dans la question constitutionnelle.

L’objectif des fédéralistes n’est plus de reformuler une entente entre deux peuples; elle est de s’acheter du temps, petit à petit, jusqu’à ce que la souveraineté devienne hors de portée. Pas de régler quoi que ce soit: il s’agit d’attendre, tranquillement, que la souveraineté ne puisse pas monter trop haut, avec une assimilation tranquille.

C’est l’échec des réformateurs Québécois et la victoire du ROC. La victoire du «shut up and walk our way». La défaite du peuple Québécois, en somme, fédéralistes comme souverainistes.

Bonsoir,
Nulle part ailleurs sur la Planète peut-on rencontrer de nationalistes aussi confus et irresponsables surtout pour tenter de fonder un nouveau pays avec seulement la moitié de ses habitants plus une voix contre l’autre moitié qui n’en veut pas ! INGOUVERNABLE ! Et comme disait le très perspicace Monsieur Jean Chrétien : Moi, je ne veux par perdre mon pays le Canada parce qu’un gars est parti voter au référendum en ayant oublié ses LUNETTES À LA MAISON. Pathétique et comme disait ce cher Pierre Foglia, je ne voudrais pas être celui DONT LE VOTE A FAIT LA DIFFÉRENCE ! Pensez y donc, les péquistes car un seul vote d’un citoyen changerait le sort de 7,500,000 personnes! Coudon, dormez vous au gaz ? Avec plaisir, John Bull.

@ Réjean Langlois,

Votre commentaire # 15 est très juste.

=================

@ Patriote,

Merci pour votre commentaire # 16.

@John Bull
Vous avez beau, ce soir, faire la jar et ridiculiser tout un chacun à qui mieux mieux, mais le jour du référendum, comme tous les fédéralistes vous avez passé la journée à ch**r dans votre froc.

«Regarde attentivement car ce que tu vas voir n’est plus ce que tu viens de voir.» [Léonard de Vinci]

@honorable

Aujourd’hui, le PLQ pourri et corrompu de Charest, par la voix de son infâme ministre St-Pierre,tente de s’absoudre de sa traîtrise (la loi 115) en évoquant la possible remontrance de l’ONU. Suivant cette logique,les fédéralistes devraient eux aussi craindre les remontrances de l’ONU si un résultat comme en ’95 émergeait d’un prochain référendum. Donc rien à craindre d’une partition et encore moins d’une guerre civile puisque nous serions protégés par le parapluie de l’ONU. À moins que nous vivions dans un système du deux poids deux mesures où le bonhomme-sept-heures tente encore de tirer encore les ficelles.
HOU ! Hou! A ce que j’ai peur !

«Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.» [ Henri Rochefort]

@ Raymond Campagna

Merci pour ce poème! J’adore Godin depuis que j’ai vu la nuit de la poésie originale et, chaque fois que je vais visiter la bibliothèque du plateau Mont-Royal, je ne peux m’empêcher de me retourner et voir les mots du poète, coulés dans le fer forgé et planté sur un mur de briques. Une inscription durable et polie par le temps qui rappelle à tous que le Québec était (et est) toujours ouvert à l’immigration ou bien au réfugié de la misère de tous les points chauds du globe

Alors, pour la psychose du « vote ethnique », on repassera. Le reste du monde n’a rien a craindre de notre manière d’accueillir d’une façon fraternelle et non ethnocentrique la différence et le destin migratoire des déracinés de la terre.

Ah, depuis quand n’a-t-on pas élu un poète a l’assemblée nationale? Trop longtemps… Beaucoup trop longtemps, d’après moi. Le mal au pays de Godin perdure encore aujourd’hui… Tout comme son rêve de voir le Québec devenir une terre d’accueil et d’exil involontaire pour tout le monde.

Comme dirait Félix: « la terre est à tout le monde, je suis de cette race de monde ». La race humaine est la seule qui existe et l’un de nos patriarches l’avait compris. Au-delà de l’instrumentalisation de l’immigrant, il y a surtout une volonté de partage réciproque qui doit primer sur tout le reste. Offrir une culture en échange d’une autre. Et non, oublier ou renier la sienne par souci d’ouverture aux autres.

Encore faut-il que nous connaissions nos auteurs, nos créateurs de richesse culturelle un peu mieux lorsqu’on parle de celui ou celle qui décide d’arpenter notre territoire avec le même désir d’y être heureux et prospère…

« La démocratie, c’est 50 % plus 1 » (sic)! Concept pataphysique réfuté par la Cour Suprême depuis belle lurette. Tout comme le concept « La démocratie, c’est la dictature de la majorité ».

Vraiment renversant de constater le monde imaginaire dans lequel certaines personnes choisissent de s’enfermer afin de mieux nourrir leurs lubies.

Lorsque l’honorable Jacques Parizeau annonça cette campagne pré-référendum devant menée à la résolution du problème entre le Québec et le Canada.

je me souviens que ce fut, pour moi et pour la majorité des citoyennes et citoyens du Québec, une source de joie incommensurable.

Premièrement, parce qu’elle invitait nous invitaient tous à faire partie du problème et de la solution.

Absolument tout les québécoises et québécois étaient invités à parler du problème et de la solution.

Les seuls qui refusèrent pour des raisons d’idéologie et de stratégies furent les membres du Parti libéral qui commencèrent alors à promouvoir que cette campagne était, subjectivement, inappropriée car il disait qu’elle se voulait partisanne.

Ce qui était faux puisque même les membres de l’option nationaliste fédérale ou canadienne était
invitée à participé afin de dire comment il percevait le Québec au sein du Canada. J’apprend dans cet article que vous en étiez l’idéateur.

Quand on regarde cela, AUJOURD’HUI, qu’on analyse ce qui s’est passé. On est capable d’identifier tant au Canada qu’au Québec ce qui est survenu jusqu’à l’adoption de la loi 115, qui contrevient à l’égalité des chances et qui fait régresser le Québec quant à la protection de la langue française.

On identifie, facilement, qu’au Canada, le parti libéral dirigé tour à tour par le tandem par Chrétien, Martin et dénoncé par le Bloc québécois,
qu’il s’ensuivit une démonstration plus qu’évidente du non-respect du droit à l’auto-détermination d’un peuple ou d’une nation.

Que ce soit par les dépenses engendrés par le camp du non qui déplacèrent du Québec à Ottawa, les envois postaux, les infractions aux règles du directeur des élections en assermentant illégalement des citoyens immigrants de recevoir leur citoyenneté afin de leur permettre de voter, que les règles et en permettant aux citoyens Hors-Québec de venir voter même s’ils ne demeuraient pas au Québec. En faussant les listes de recensement; Je me souviens aussi des commandites. Toutes ces raisons font la démonstrations que monsieur Parizeau avait raison lorsqu’il a dit à cause de l’argent et du vote ethnique, c’est-à-dire ceux et celles que le gouvernement a bien voulu accepté comme citoyens canadiens même une personne qui était considéré comme étant un terroriste. Sans oublier, bien sûr, la volonté de monsieur Martin de faire creuser le fleuve pour faire passer les bateaux de son ex-entreprises. des balle de golf de monsieur chrétien, des coupures dans l,éducation, dans la santé de la bourse du millénaire, des octrois obtenus pour des hélicoptères et ou des sous-marins désuets; de la participation du Canada contre la volonté des citoyennes et citoyens du Québec. De la donation de plus de budgets au entreprises d’automobiles et de pétroles qu’au Québec avec le Bloc qui réclament toujours une participation canadienne pour les entreprises forestières. De la non-signature du traité de l’ONU en matière de droits autocthones. des coupures dans la culture et de l’augemtnation du budget à des fins militaires pour l’achat d’avions.

Je me souviens qu’au Québec, il s’ensuivit un déséquilibre et ce dernier fut largement étudié par le biais de la nomination de monsieur Yves Séguin qui dirigea la commission concernant le déséquilibre fiscal et un rapport d’enquête de monsieur Jacques Léonard démontrant que le Canada ne respecte plus 26 champs de compétence De l’État du Québec (loi 99).

De plus, on assiste au démantèlement des institutions publiques de l’État québécois,m remplacé par le partenariat privé publique qui font qu’un commission d’enquête contre la corruption et la nomination des juges est demandé et vient d’avoir lieu.

On sait aussi que cela nous coûte près de 35 % plus cher au Québec qu’ailleurs au Canada. Sans compter, les coupures dans le monde de l’éducation de la Santé; l’octroi de la vente des places écoles avec la loi 115.

On peut parler aussi au niveau économique des pertes de la Caisse de dépôts et de placement; de l’octroi des places de garderies aux donateurs du parti libéral; de la remise en vigueur des centrales électriques, du forages des gaz de schale ou de schistes, du mont Orford, du scandale concernant la vente d’en couvent pour en faire des condos de luxe sur le Mont Royal;

Nous assistons à une écart qui va en augmentant au niveau de la pauvreté pas suffisamment de logements, les temps d’attente dans les hôpitaux, la discrimination qui va en augmentant dans les places accordés dans les écoles.

Oui, Nous avions gagné mais des tactiques sournoises de communications fait par les médias controlés par celui là même qui a aidé la France à voir son climat social se détériorer et qui permet a des gens de pouvoir se faire soigner plus rapidement s’ils ont des assurances dans ses entreprises alors que nous l’avons aidé à s’enrichir par des prêts de la caisse de dépôts et placements. J’oubliais la vente aussi d’un brevet d’un brevet d’une auto électrique.

Les défenseurs de la langue française, les femmes, les étudiants, les syndicats, les groupes sociaux,
tous sortent dans la rue. Il y a tellement de manifestations qu’on pourrait de faire un emploi à temps plein avec autant d’heures que les infirmiers et infirmières passent dans les hôpitaux.

Alors je comprend pourquoi, Le parti libéral n’a pas voulu nous parler de leur vision de l’avenir lors du passage des commissions dans les régions à ce moment-là.

Si c’est tout cela que voulait dire nous sommes prêts alors si on parlait de criminalité, on dirait que cela était un crime prémédité.

Mais il y a pas tellement de danger pour eux parce que même la police marchent dans la rue pour réclamer plus de moyens pour agir.

Pendant ce temps là, il y a des bavures qui se font et les citoyens meurent et se voit priver de leur droits de manifester parce qu’ils sont québécois. Et que nous devons continuellement signer des pétitions afin de protéger nos acquis ou notre environnement de réclamer

Je vous rappelle, pour ceux qui ont oublier que la devise du Québec est je me souviens: que la chartes de Nations-Unies prévoit que nous sommes tous égaux en droit même sur le plan socio-économique.

Je comprend donc leur absence de participation et pourquoi, il accusait les québécois du parti Québécois, du Bloc québécois et de l’action démocratiques du Québec d’être un entrave au devenir du QUÉBEC.

Tout comme il le font actuellement, au Canada, disant que le bloc n’a pas sa place. Il est celui qui nous assure une vigile constante des dépenses et des décisions du gouvernements canadiens.

Tout comme monsieur Charest qui accuse le parti québécois, l’ADQ et le Québec solidaire de nuire à leur progression.

Vous voyez gentes dames et gentil hommes.

Je me souviens…

Ce fut une des plus belles animation de groupe qu’il m’a été donné de voir. Par cet exercice de consultation publique, on peut facilement distinguer la résistance au changement et la pression vers la conformité.

Tout comme le concept de manipulation versus le concept d’Animation.

Merci de l’avoir fait.

@Diane Leclerc

Effectivement, tout l’accent a été mis « sur l’argent et le vote ethnique » plutot que sur le score! Déviation totale de la question.

J’espère que M. Lisée va répondre à la question: pourquoi que les leaders du OUI n’ont pas pris 24 heures pour accorder la victoire au NON, ce que Chrétien aurait fait s’il avait perdu????

Cette question me hante depuis 15 ans au point où je n’en dors plus…

Que de mots inutiles pour tenter d’expliquer un échec.

Vous avez PERDU le référendum! Voilà…simple non?

Vous avez PERDU avec une question choisie par vous, à une date choisie par vous, avec des règles choisies par vous et alléluya choisi par vous…

Vous avez dû promettre de conserver les frontières canadiennes, la monnaie canadienne, le passeport canadien, les institutions canadiennes, alléya canadien et vous avez quand même PERDU.

Ça vous en prend combien de revers comme ça avant de comprendre que les Québécois sont trop épris de liberté pour entrer dans vote cage à homards?

@ RÉJEAN LANGLOIS:

« 40%, soit la base de souverainistes convaincus. »

Vousa avez partiellement raison. C’était vrai il y a quelques années mais plus maintenant.

On parle aujourd’hui de 30% d’enragés, tout au plus…

D’où la raison pour laquelle les séparatistes péquistes ont fait disparaître toute référence à un référendum dans un avenir perceptible dans leur programme et aussi d’où le fait que plusieurs péquistes lucides ont carrément abandonné le navire en perdition.

Bonjour,
Le référendum de 1995 se devait d’avoir lieu au printemps 1995 mais les conditions gagnantes n’y étaient pas avec le même résultant que 1980. Et le 11 Octobre 1995, trois sondages identiques le même jour dont celui, crédible pour les nationalistes de Léger Marketing…think, think donnait le OUI à 40 % exactement comme en 1980 et le NON à 60 % comme il se doit d’être même avec l’oxymoron de la question référendaire car sans ce subterfuge du trait d’union et de l’oxymore, le OUI plafonne avec la question claire à environ 23 % ou 24 %. Finalement, en plein droit de fin de course, Monsieur Jacques Parizeau dans un geste jamais vu au niveau planétaire se retira en tant que chef en constatant que le projet se branlait dans le manche. En passant le relais à ce merveilleux plaideur que fut Monsieur Lucien Bouchard qui étaient un miraculé aux yeux des nationalistes qui essaient de le toucher pour savoir s’il ne rêvaient pas. Avec Monsieur Lucien Bouchard et se son effet Bouchard, la souveraineté prit quelques 20 points de pourcentage dans une nuit…. Morale de l’HISTOIRE, il faut toujours se méfier d’un peuple qui a besoin d’un HÉROS car il ne mérite même pas d’exister, disait un philosophe dont j’oublie le nom. Et c’est ce qui arrive quand une nation de nationalistes pense avec les RACINES au lieu de se servir de sa Matière Grise. Au plaisir, John Bull.

«Monsieur le président, le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. Merci.»

Robert Bourassa

A la réflexion la souveraineté du Québec n’est peut-être pas la solution.Il y a présentement au Québec trop de Jonh Bull,Honorable et autre Francois 1.De beaux exemples de »on est pas capables », »ca marchera jamais »,c’est impossible »Des pleutres quoi.

@ Mediamaniaque, votre commentaire # 19.

Je trouve que les points abordés par votre anlyse et votre bilan sont partiellement justes mais négligent plusieurs faits importants.

Je vous invite à lire, même si un peu chargé et écrit rapidement, mon commentaire # 18 qui traite à peu près des mêmes points, différemment.

Il nous faut bien réaliser que nous devons prendre le temps que ça prendra pour préparer très correctement l’indépendance, SI C’EST RÉELLEMENT CE QUE NOUS DÉSIRONS POUR ÊTRE PLUS LIBRES ET PLUS HEUREUX. N’oublions jamais que nous ne sommes pas dans la même situation qu’aucun des pays qui, pour leurs raisons et dans leur contexte, sont devenus indépendants.

N’oublions pas aussi que, comme de nombreux pays qui ont choisis l’indépendance, nous ne sommes pas dans une situation désespérée, ce n’est pas du tout notre cas, très très très loin de là.

Nous voulons seulement, comme tous les humains de la terre, selon nos choix quotidiens et chacun à notre façon, tenter d’améliorer notre situation matérielle et financière et surtout notre relation et notre état d’être avec nous même, chacun et chacune avec soi-même et avec elle-même.

Et n’allons surtout pas nous illusionner au point de construire et d’entretenir le rêve complètement factice, c’est-à-dire entièrement artificiel, que l’indépendance du Québec en fera un genre de terre promise, un genre de paradis qui nous rendra plus heureux que nous le sommes présentement, dans notre contexte et dans les conditions qui sont présentement les nôtres.

Ceci étant dit, je crois que la lecture de mon commentaire # 18 en vaut la peine.

Et, surtout, rappelons-nous : »Cent fois sur le métier, remettons notre ouvrage. »

Ce fut un travail de propagande qui a mobilisé des gens dont la compétence reconnue dans diverses aphères au Québec a été détournée pour la Cause. M. Lisée parle de l’insécurité des « petites gens ». C’est tellement méprisant! En 2010 les Québécois sont de plus en plus instruits et les souverainstes ne peuvent plus miser sur l’insécurité des petites gens. M. Lisée dit qu’en 1994 incroyable mais vrai on ne parlait plus de souveraineté. Un an plus tard on fait un bond à 50%. Un peuple vraiment opprimé n’oscille jamais du jour au lendemain d’un extrême à l’autre dans son désir d’émancipation. La morale de cette histoire, on l’a échappé belle, le réveil aurait été brutal piégés dans la cage à homards.

@John Bull
Votre style et votre argumentaire me rappelle un certain personnage. Alors je me permettrai la même approche.

Mon petit John, dans la question référendaire de 1995, « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente du 12 juin 1995? », je ne vois aucun oxymore contrairement à la phrase suivante qui peut être un exemple d’oxymore : « Votre connerie intelligente ne m’impressionne nullement.»

Votre analyse, mon petit John, semble empreinte d’un certain mépris que beaucoup de fédéralistes comme vous portent envers ceux et celles qui se tiennent debout. Alors, comme je l’écrivais ailleurs, le jour du référendum, sans doute comme la plupart des fédéralistes de votre style, vous avez sans doute c*er dans votre froc mon petit John.

Vous terminez en disant : «Morale de l’HISTOIRE, il faut toujours se méfier d’un peuple qui a besoin d’un HÉROS car il ne mérite même pas d’exister […]» Nous devons comprendre, mon petit John, que vous souhaitez voir disparaître le peuple québécois. Ça ce n’est pas bien. Votre maman, mon petit John, ne vous a jamais appris qu’on ne devrait pas souhaiter la disparition d’une peuple. Si elle vous avait donné une éducation digne de ce nom, elle vous aurait rappelé, mon petit John, qu’Hitler n’avait pas été gentil et qu’il avait causé beaucoup, beaucoup de malheur sur la planète.

Et comme disait ma mère (que Dieu ait son âme…)«Une chance qu’il est instruit parce que diable qu’il serait niaiseux.»

En terminant, mon petit John, si vous n’êtes pas capable de citer vos sources, ne les évoquez pas. C’est aussi ça l’honnêteté intellectuelle. Mais en êtes-vous capable ?

«L’honnêteté intellectuelle, voilà la qualité dont doit s’enorgueillir un travailleur de l’esprit.»
[Gary Victor]

@Carole Chouinard :

La partition? Fantôme à la Trudeau. Notre territoire est indivisible.

———-

En risquant de me me faire étiquetter « NON » (ou de traitre par certains…) malgré que je sois encore partagé sur le sujet, qu’est-ce qui fait que le Québec serait indivisible et pas le Canada? Quelle est la différence fondamentale au juste? Imaginons que la région de Québec, reconnue comme un peu plus fédéraliste, souhaite ne pas faire partie du pays du Québec. Est-ce qu’ils auraient le droit de déclarer leur indépendance?

@Patriote :

Ne pas insulter l’intelligence des citoyens… svp

———

C’est ça que les pro-OUI font lorsqu’ils disent que les pro-NON n’ont pas compris le pourquoi de l’indépendance et qu’ils faut leur expliquer?

Honnêtement je serais moins divisé sur le sujet si ce n’était des radicaux dans le genre. Certains (pas tous, je respecte l’opinion de la majorité) ressemblent beaucoup à des gouroux détenant LA vérité en ne laissant pas les autres avoir droit à leur opinion. Ces autres là sont soit mal instruit, des traitres, des fédérastres, des collabos ou un amalgame d’un peu tout ça. Ça me fait peur de penser que le pays du Québec pourrait avoir parmis ses têtes dirigeantes quelqu’un comme ça ou encore quelqu’un qui ne se dissocie pas de ceux là comme le PQ en ce moment.

Pourquoi le camp du OUI se servait-il d’une image du dollar canadien (huard)dans ses pancartes, comme on le voit sur l’illustration et sur le livre ?

M. John Bull, ce n’est pas bien mieux de demeurer dans la fédération actuelle avec seulement 50 % de Québécois à être d’accord.

Ce qui est bon pour minou…

À Rod, intervention numéro 4 qui écrit : «On le sait maintenant: Chrétien n’aurait jamais accepté la défaite avec un score pareil »

C’est pour ça que Messieurs Parizeau, Bouchard et Dumont n’ont pas insisté. Même, après recomptage. Si le OUI était à 50,5 %, il ne se serait rien passé dans le sens de la souveraineté du Québec. La loi du plus fort se serait appliquée avec une courte victoire, c’est M. Chrétien qui, dans ses mémoires, l’a confirmé.

@john bull

Suite à des sondages internes, c’est Jean Royer qui a tassé Jacques Parizeau. Monsieur a fait un acte d’une rare grandeur patriotique en laissant sa place.

Bouchard a tout tassé, a fait table rase, et a monté l’émotion au plafond. C’est la plus grande performance politique que j’ai vue dans ma vie
Si Ottawa n’avait pas triché (247,000 personnes ont voté de façon douteuse), le OUI l’aurait remporté.

Bonjour les Bloquises de JFL ! Je ne présume de rien dans le long cheminement qu’est le nôtre de
René-Lévesque (1980) à M. Jacques Parizeau (tôt à
l’automne de 1995). J’aurais aimé que l’on tire plus de leçons du revers du ler Référendum de 1980
et que l’on creuse davantage les raisons de cette toute première expérience. Particulièrement, les astuces de la Fédération candienne – Avec les entrées de l’Immigration; entrechoquant nos verres de vin « Non Merci »; et à la santé des pensions du 3e Âge; le personnel fédéral dans l’Outaouais et ailleurs au Québec, etc…; reposant sur (grosso-modo) »Nous donnez-vous le droit de négocier avec vous de notre avenir dans la Confédération canadienne » ? Déjà, nous aurions
compris jusqu’où elle était capable d’imagination
ce ROC de juin 1992 à tôt automne 1995. Puisqu’on
connaissait d’avance toute la période de la campagne référendaire de 1995. Spécialement avec
Patrimoine-Canada et le sans mémoire Claude Dauphin avec sa compagnie à numéro – c’est le cas – du « Love-in pan-Can au Parc du Dominium » en
l’honneur du 2e Référendum 1995; tout à coté du coup de la Brink’s à la Sun Life, à la Jean-Drapeau de 1980, sous René-Lévesque ? Les Référendums du ROC et du Québec (Non/57%) sur l’Accord de Charlottetown de 1992 avaient plus de hauteur morale pour les deux parties – sans tenir compte de la suite avec les Gouvernements du Manitoba et de Terre-Neuve. À la prochaine pour la suite !

@Niouininon qui écrit que « Construire un pays demande du courage. » Je dirais que cela demande un minimum d’enthousiasme.

Nommez-moi un pays qui est né suite à un référendum qui demandait aux citoyens :

« Acceptez-vous que le XX devienne souverain, après avoir offert formellement au XX un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du XX et de l’entente du (date) »

et qui se servait de l’image de la monnaie du pays dont il veut se séparer pour promouvoir l’idée son indépendance. Franchement, ça prennait un certain culot pour blâmer ‘l’argent’ le soir de la défaite…

Il me semble que quand on veut construire un pays, on n’a pas peur du mot « pays » et quand on veut l’indépendance, on n’a pas peur du mot « indépendance ».

En réponse aux pseudo-fédéralistes*, vos arguments sont faibles. C’est comme de dire aux québécois francofones : les francais ont été battus aux Plaines d’Abraham, alors fermez vos gueules ! Propos très en vogue dans le ROC anti-francofone.
(* commencez donc par lire la définition de fédération dans le dictionnaire.)

L’état Canadien, sous ses airs de pureté démocratique, a réagi comme une république de bananes lors du dernier référendum.
Avec des tactiques digne de la CIA en amérique latine, ou de la Russie soviétique face aux républiques Basques, c’est Falardeau qui avait raison en disant que le ROC est en guerre. Pis y faudrait les aimer en plus ?

Si je veux un pays, c’est pas pour des arguments aussi vagues que des dédoublements administratifs et des points d’impôt !
C’est pour en finir avec le colonialisme, qu’on soit enfin maîtres chez-nous, qu’on mette au pas les multinationales et leurs pantins libéraux-conservateurs-corrompus.

Bonjour,
En réplique pour Monsieur Claude Pelletier, je suis entièrement d’accord avec votre commentaire No 18. Et merci, au plaisir, John Bull.

Il y a eu un progrès évident sur le vote favorable entre 1980 et 1995 mais je ne suis pas d’accord avec un référendum qui se limite à une majorité relative, c’est à dire sur la base des votants plutôt que l’ensemble des électeurs. Exigée une majorité en terme absolue n’est pas exagérée. On retrouve une telle exigeance pour créer un syndicat. La loi exige un vote totalisant plus de 50 % du total des employés faisant l’objet d’une demande d’accréditation, et non pas d’obtenir plus de 50 % de ceux qui se présentent pour voter. Dans cette perspective, le 49,5 % des vote représente en terme abosolu 47 % ( en supposant que 94 % des électeurs sont allés voter).

«Les syndicats n’étaient pas au rendez-vous en 1980», écrivez-vous. C’est faux en ce qui concerne la FTQ. Vous parlez du MEOUI de la CSN,ce qui est vrai, mais vous ne dites pas un mot de la FTQ, la plus grande centrale syndicale. Or, la FTQ a clairement appelé à voter OUI en 1980. Cet appui a été décidé massivement, à plus de 90%, lors d’un congrès extraordinaire de la centrale tenu le 19 avril, un mois donc avant la tenue du référendum.
Un petit oubli, ou quoi ?

@ Michel Sylvestre,

Les différentes parties de votre commentaire # 41 sont très justes.

J’ai particulièremenr apprécié votre 3ième et dernière intervention, dont ce qui suit :

»Ça me fait peur de penser que le pays du Québec pourrait avoir parmis ses têtes dirigeantes quelqu’un comme ça ou encore quelqu’un qui ne se dissocie pas de ceux là comme le PQ en ce moment. »

@ Hélène Beaulieu, votre commentaire # 39,

je trouve que votre commentaire est très juste, et je suis de votre avis pour dire, moi aussi, que nous l’avons échappé belle et que le réveil aurait été très brutal, dans la cage à homards des forts nombreux péquistes par opportunisme, c’est-à-dire des péquistes de carrière ou de parti pour un bon nombre.

Car depuis l’après-Lévesque, le projet souverainiste, qui était un projet populaire, a été transformé en un projet péquiste, c’est-à-dire un projet remodelé par des partisans politiques à leur profit, point à la ligne.

Si certains péquistes sont vraiment honnêtes avec eux-mêmes, vraiment conscients de l’énorme travail à faire pour des années à venir pour, sans laisser tomber les petites gens, c’est-à-dire les pauvres (les très démunis) et la classe moyenne, consentir les sacrifices nécessaires pour atteindre l’équilibre budgétaire le plus tôt possible et graduellement rembourser au moins la moitié de la dette brute du Québec, et préférablement la dette entière, avant de penser à aller en référendum après avoir sérieusement planifié l’après-indépendance, alors allons en référendum le temps venu, et la population, mieux informé des conséquences probables et mieux préparés, mentalement et financièrement, décidera alors à nouveau de la sorte d’avenir qu’elle veut se donner.

Correction à mon comentaire précédent, dernier paragraphe :

… et la population, mieux informée des conséquences probables et mieux préparée …

@Loraine King

Je suis assez d’accord avec votre commentaire. Le fait que le Parti Québécois ait peur du mot indépendance veut tout dire : les Québécois ne sont pas encore prêts. Ce que je reproche au parti Québécois, c’est d’avoir voulu forcer les choses selon leur agenda politique, en ne sachant pas prendre le pouls de la population québécoise.

L’identité québécoise est jeune, maudit qu’on l’oublie trop souvent cette donnée pourtant fondamentale. Elle n’existe pas depuis la colonisation, mais bien depuis les années soixante seulement, époque où nous avons commencé à cesser de nous voir comme étant des « Canadiens français ». Nous avons appris à nous tenir debout durant la révolution tranquille, nous avons appris à marcher avec René Lévesque, nous avons vécu notre révolte d’adolescent contre le Canada pendant le lac Meech. Il nous reste maintenant à prendre conscience que nous pouvons assurer notre avenir nous-même, quand on sortira enfin de notre attitude défaitiste de peuple né pour un petit pain, et que tous les petits Jeff Fillion qui jouent tellement la carte du mépris envers le Québec se seront complètement ridiculisés et que plus personne ne les écoutera, ou presque. Il y a encore trop d’oreilles pour ces gens-là.

Le temps joue pour nous : les jeunes sont de plus en plus favorables à l’indépendance du Québec, le Canada, de son côté, s’affirme, et cette affirmation passe par un centralisation de plus en plus forte et l’imposition d’une identité canadienne « coast to coast ». Le conflit entre ces deux affirmations ne peut que s’intensifier, jusqu’à parvenir au point de rupture.

Le prochain référendum se fera sur l’indépendance du Québec, et il sera gagnant. Je parie même que le mouvement des « let them go » au Canada anglais va aller en s’amplifiant. Les gens sensés de ce pays vont se rendre compte que l’affirmation de nos deux identités ne sont pas conciliables, et que ça ne mène qu’à des conflits inutiles qui nous empêchent d’avancer.

Mme.King
Vous me rejoignez dans votre dernier paragraphe.Le courage est la.Et probablement que le résultat aurait été sensiblement le même et que l’on entendrait plus parler de la fameuse question.

@ John Bull (#33):

Vous avez raison et je m’en souviens très bien.

Lucien Bouchard a sauvé le c.. des séparatistes et voyez maintenant comment ces ingrats personnages le remercient.

Dieu merci, ils ont PERDU et nous pouvons toujours compter sur notre Canada pour nous défendre contre ces grossiers ostrogoths.

@ Patriote (#17):

Donc, le « love-in » du ROC qui vous a servi d’excuse jusqu’à aujourd’hui pour tenter d’expliquer votre cruel échec n’a somme toute eu aucun effet sur le vote, les Québécois n’étant pas dupes (gnochons) d’un tel stratagème.

Merci de nous le confirmer Patriote.

@ François 1 (#59)

Vos conclusions ne s’appuient sur aucune de mes affirmations. Vous êtes un as du sophisme.

Ce que je pense du Love in ? Une horde de barbares qui déferle sur Montréal au plus choquant mépris de nos lois. Viol de l’esprit et de la lettre du principe référendaire de deux camps qui se font la lutte à égalité. Je n’ai jamais soutenu que cette démonstration (manipulation) d’amour avait eu quelque effet sur l’issue du référendum de 1995. Cela reste à démontrer.

L’échec cruel du référendum de 1995 repose sur des fourberies fédéralistes.