1995 Versant Oui: Un automne ahurissant

L’été 1995 avait donc été celui du Oui. Cette embellie n’allait être que temporaire. Car septembre allait saper le moral des troupes souverainistes. Je reprends donc le récit du référendum version Saga, plutôt que version BD, que j’ai débuté dans le billet précédent.

15 ans déjà !
15 ans déjà !

(Fragments de 1995 – 15 ans déjà depuis le référendum du 30 octobre 1995. Pour éclairer cette période de forte intensité à laquelle je fus mêlé, je vous présente pendant quelques jours des fragments de cette période, des pistes pour comprendre et tirer des leçons, peut-être, pour la prochaine fois….)

La campagne et son faux départ

L’été 1995 a donc été remporté par le camp du Oui, rebaptisé Camp du Changement. À 55% dans les sondages, la souveraineté-offre-de-partenariat est évidemment surévaluée, car elle se déploie sur un terrain d’où les fédéralistes sont absents.

Ils font leur entrée à la mi-septembre et de deux façons. Visuellement, par le tapissage du Québec des affreuses affiches Sépa-Non-Ration. Comme on le sait maintenant, à Ottawa, Monsieur Commandites, Chuck Guité, avait acheté la totalité des grands panneaux publicitaires disponibles pour vanter les actions canadiennes dans tous les azimuts.

Politiquement, les libéraux allaient marquer un but important en dévoilant, à l’Assemblée nationale, l’existence de favoritisme dans l’obtention de contrats d’études sur la souveraineté, études coordonnées par le ministre Richard Le Hir.

Le scandale tourne autour de contrats de près de 500 000$ alloués à des sociétés qui ont des relations privilégiées avec Claude Lafrance, un conseiller du ministère de M. Le Hir. Clairement répréhensible, l’affaire est-elle gravissime ? L’opposition le clame et veut des démissions, c’est son rôle. Mais le Premier ministre Parizeau, loin de minimiser l’affaire, affirme aussi que c’est très grave. Le consensus est donc complet.

Ces événements de septembre poussent le Oui dans la cave de la quarantaine. Évidemment, cette chute est aussi exagérée que l’était la hausse estivale à 55%.  Voulant pousser son avantage, le chef du Camp du Non, Daniel Johnson, décide de se lancer en campagne une semaine avant le déclenchement officiel.

Le Non seul sur la glace

Dans le camp Parizeau, nous prenons la décision de le laisser seul sur la route pour une semaine. Puisque les médias ont déjà décidé que nous avions perdu la partie, ils vont s’en prendre, comme c’est toujours le cas, au vainqueur présumé et font passer en effet une très mauvaise semaine médiatique à Daniel Johnson, homme irascible s’il en est. (Transparence totale: une des nombreuses raisons pour lesquelles j’ai peu d’estime pour lui est qu’il a sciemment, lors du lancement de la campagne du Non en Beauce, fait croire que j’étais l’auteur d’un « faux » document du PLQ proposant de faire du Québec une province officiellement bilingue, alors que le « vrai » document du PLQ existait, ce que l’Ombudsman de Radio-Canada établira plus tard. Johnson ne s’en est évidemment jamais excusé.)

Comme on le voit sur ce graphique faisant état de tous les sondages publics de la campagne, tiré du livre Un combat inachevé, dont le sondeur fédéraliste Maurice Pinard est un co-auteur, le Oui perd sa majorité estivale et est en chute jusqu’au 20 septembre.

Une campagne plus compliquée que sa version BD. (Cliquez pour agrandir.)
Une campagne plus compliquée que sa version BD. (Cliquez pour agrandir.)

La remontée débute avant même que, le 25 septembre, le camp du Non fasse son premier cadeau à la campagne du Oui.

Claude Garcia: "il faut écraser". Le Oui reprend pied.
Claude Garcia: "il faut écraser". Le Oui reprend pied.

Le financier Claude Garcia affirme devant une assemblée du Non:   « il ne faut pas gagner, le 30 octobre, il faut écraser! »

Cette déclaration traduit le sentiment ambiant dans le camp du Non, ce qu’on verra dans les prochains fragments. Elle nous permet surtout, en quelque sorte, de reprendre pied. Nous savons que les Québécois ne veulent pas voir s’écraser qui que ce soit, en particulier les souverainistes. D’autant que, comme le disait Daniel Johnson père, « chaque Québécois est séparatiste au moins une heure par jour ».

Le Oui reprend pied

Des affiches qui donnent un vent de fraicheur au Oui
Des affiches qui donnent un vent de fraicheur au Oui

Dans le discours et dans des publicités choc, nous jouons le thème: « s’affirmer ou se laisser écraser ». Nous sommes de retour. Arrivent également les surprenantes affiches du Oui sur les poteaux de téléphone, qui donnent à la campagne une jeunesse qu’on ne lui soupçonnait pas — et qui deviendront pièces de collection.

À Ottawa, Lucien Bouchard et le Bloc Québécois sont tout sauf oisifs. Dans le contexte de compressions budgétaires en cours à Ottawa, ils réussissent à faire admettre par les représentants fédéraux que des compressions allaient probablement s’abattre sur le régime des pensions après le référendum. La presse anglophone publiait fuite sur fuite à propos de ce qui se tramait dans d’autres secteurs et confirmait que des décisions difficiles avaient été tactiquement reportées après la date référendaire pour ne pas effaroucher l’opinion.

Était ainsi créée, par les fédéraux, l’idée qu’une épée de Damoclès s’abattrait sur les électeurs après le Non.

Au contraire, le camp du Oui s’était engagé dans son projet de loi sur l’avenir du Québec, en cas de victoire référendaire, à maintenir à leur niveau actuel les pensions de vieillesses ainsi que l’aide aux étudiants (mais disait peu de choses sur l’assurance-emploi).  S’est alors produite une inversion des rôles par rapport à ce qu’on avait connu en 1980.  Le libéral André Ouellet, qui en 1980 avait fait  faire la tournée des maisons de retraite pour aviser les aînés qu’ils allaient perdre leurs pensions si le Québec se séparait, devait maintenant refaire la même tournée pour détromper les aînés qui croyaient perdre leur pension…. si le Québec ne se séparait pas !

Le fait que les Québécois avaient nettement plus confiance en Lucien Bouchard (68%), Mario Dumont (46%) et Jacques Parizeau (43%) qu’en Jean Chrétien (39%), Daniel Johnson (37%) et Jean Charest (34%) et l’association des leaders du Oui avec des représentants des démunis revêtent une importance particulière dans ces milieux sous-informés.

Inversement, l’association forte entre les leaders du Non et les chefs de grandes entreprises ayant multiplié les déclarations malhabiles pendant la campagne renforçait l’image d’un Canada post-Non insensible aux démunis.  (Cette association avec les gens d’affaires allait cependant beaucoup aider le Camp du Non chez les indécis de la classe moyenne.)

Tout cela, alimentant la perspective de coupures fédérales massives, a permis de renverser partiellement le fardeau politique de l’insécurité — à preuve, chez les francophones, les moins fortunés ont voté Oui dans la même proportion que la classe moyenne. Parmi les électeurs indécis, 80% estimaient qu’il y aurait autant d’incertitudes après un Non qu’après un Oui. Un tour de force!

L’effet Bouchard

La combinaison de tous ces éléments explique la remontée du Oui fin septembre, puis sa stabilisation début octobre. Cependant on voyait bien que nos soutiens plafonnaient. Nous n’allions pas nous rendre à l’objectif de 50% plus un à ce train là. Il fallait, là encore, un électrochoc.

L'accolade qui fait de Bouchard l'homme qui compte
L'accolade qui fait de Bouchard l'homme qui compte

« L’effet Bouchard », via sa désignation comme négociateur en chef du Québec en cas de victoire du Oui, fut essentiel pour plusieurs raisons. Il modifie la tonalité de la campagne, lui donne une énergie considérable qui lui faisait jusque-là défaut, donne une nouvelle poussée au Oui.

Cette nomination crédibilisait nettement la volonté souverainiste de négocier le partenariat (M. Parizeau avait lui-même admis n’être pas très « crédible » à cet égard) et rendait plus probable, dans l’esprit des électeurs, sa réalisation, ce qui tombait sous le sens.

Loin de faire prendre aux Québécois des vessies pour des lanternes, l’effet net, comme l’écrit très justement Maurice Pinard, fut que « grâce à lui, tout s’est passé comme si le camp du Oui avait réussi à remobiliser, en fin de campagne, les appuis dont il jouissait d’avril à septembre » alors que les sondages donnaient une courte majorité au Oui. La sociologue des sondages Claire Durand, par exemple, crédite 4 points de pourcentage à cet effet.

L’annonce de la désignation de Lucien Bouchard négociateur en chef est faite, sous un tonnerre d’applaudissement et à la surprise générale, le 7 octobre (on y travaillait depuis une semaine). L’effet dans les sondages débute le 10 et porte le camp du Oui vers le haut jusqu’à la dernière semaine de campagne, comme le montre le tableau ci-haut. (Le tableau donne une bonne idée de la tendance que nos sondages internes nous donnaient. Il surestime cependant l’intention de vote pour le Oui car il répartit les indécis au prorata des opinions exprimées. Nous savions qu’il fallait donner trois indécis sur quatre au camp du Non, ce qui fait que nous ne pensions pas avoir de majorité au 25 octobre.)

Cette remontée était principalement due à l’effet Bouchard, mais pas seulement. Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, avait eu la bonne idée d’annoncer qu’en cas de Oui, un million d’emplois québécois seraient « à risque » car il n’était pas certain qu’ils soient couverts par l’accord de libre-échange nord-américain. Un chiffre stupide en soi, mais plus encore parce que la semaine précédente, Daniel Johnson avait publié une « étude » démontrant que le Québec pourrait perdre 100 000 emplois en cas de Oui.

Réaction de M. Parizeau: « La semaine dernière, on perdait 100 000 emplois. Cette semaine, un million d’emploi sont à risque. Si la tendance se maintient, la semaine prochaine, il faudra importer des chômeurs ! » (Transparence totale: oui, je suis très fier de cette réplique !)

La dernière semaine

On sent bien, arrivant à la dernière ligne droite, que nous avons atteint un nouveau plateau. La campagne du Oui marche à plein régime. Tous les cylindres sont au maximum. Artistes, jeunes, péquistes, adéquistes, bloquistes, syndicats, groupes communautaires, gens d’affaires (minoritaires mais présents), rejoignent autant de publics.

Mais il faut un autre effort. De la politique au détail. C’est Jacques Parizeau qui trouve le concept en inventant « l’opération persuasion ». Il appelle tous les électeurs « décidés » du Oui à se trouver un indécis et à le convaincre de voter Oui. La chasse aux indécis est donc ouverte. À ma grande surprise, les médias relaient cet appel presque chaque soir pendant quatre jours. L’impact est massif. Plus: les enfants entreprennent leurs grands-parents.

Un grand sondage post-référendaire nous apprendra que trois francophones sur quatre ont été contactés par quelqu’un pour le convaincre de voter Oui, et seulement un sur quatre l’a été par un partisan du Non.

C’est ce dernier effort, à mon avis, qui nous a porté à environ 50%. Il faut dire environ parce que presque 10% des électeurs francophones ont pris leur décision référendaire le jour du 30 octobre. Et encore, il y a eu du mouvement au moment où l’électeur est entré dans le bureau de scrutin. Selon un sondage effectué après le vote, 6,2% des électeurs francophones sont entrés dans l’isoloir en voulant voter Oui, mais ont changé d’avis et voté Non; 6,3% pensaient voter Non mais ont décidé de cocher Oui. Comme quoi la partie n’est jamais terminée, comme disait Yogi, tant qu’elle n’est pas terminée.

Personnellement, mon optimisme a varié pendant toute la période. Peu importe ce que disaient les sondages, j’estimais de l’élection de septembre 1994 jusqu’en septembre 1995 que, si les souverainistes travaillaient bien, on pourrait faire émerger une majorité de Oui.  Fin septembre 95, avec les tuiles qui s’abattaient, je pensais, avec d’autres, qu’il fallait faire progresser la majorité du Oui bien au-delà des 40% de 1980 mais que la victoire était hors de portée.  À partir de la mi-octobre, j’ai recommencé à penser que la victoire était possible. Et nous préparions activement des scénarios de post-victoire, car la partie allait continuer de plus belle. Mais ce n’est que dans les derniers 48 heures que nous avons senti la victoire probable, à portée de main. Seulement dans les derniers 48 heures nous sommes nous donnés le droit d’y croire.

(Demain: La campagne du Non – L’ombre de Stéphane Dion)

PS: Je donnerai la conférence d’ouverture: Comment gagner le dernier et le prochain référendum, à 9h30 ce samedi, au colloque de l’IREQ : 15 ans plus tard, à l’hôtel Delta Centre-Ville à Montréal

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Merci pour le graphique qui montre (suivez la moyenne mobile) que, selon les sondages faits du 7 sept. au 28 oct., le NON a été asu-dessus des 50 % du 10 sept. au 17 oct., c.-à-d. un impressionnnat 74 % du temps (vs un maigre 26 % du temps pour le OUI)

Le résultat du référendum n’a fait que consacrer ce résultat.

Les sondages, si j’ai bonne mémoire, montraient un oui plus important dans la région de Québec que lors du vote. Certains ont pensé que les fonctionnaires, en négociation, ont voulu « punir » leur employeur ou ont eu peur à leur emploi. Vous avez des précisions ici car cela pourrait expliquer la défaite.

Encore et toujours figés dans le passé les péquistes à ce que je vois.

Nous sommes en 2010 et endettés jusqu’aux dents…. peut-on laisser 1995 dans le passé et commencer`a s’attaquer aux problèmes sérieux?

Je ne veux pas, pour quelque raison, être associé à quiconque a déjà fait ou fait présentement des commentaires sur ce blogue.

Je tiens aussi à souligner ici que j’apprécie beaucoup l’ensemble de l’important et patient travail effectué jusqu’à ce jour par les membres et la députation du PQ, lequel, soit dit en passant, a de loin fait le plus pour le Québec et ses citoyens.

Et si certains de mes récents commentaires, contenant, je le reconnais, une bonne dose de rancoeur, ont pu offenser quiconque a déjà fait, fait présentement parti ou a été ou est présentement associé de quelque manière au PQ, je m’en excuse sincèrement.

J’adore ces billets. Quoiqu’en dise certains critiques, cela nous fait rêver que de tels jours d’espoirs sont encore possibles.

Encore dans les magouilles les fédéralistes, à ce que je constate.

Effectivement, il faudrait bien que les fédéralistes au pouvoir commence à s’occuper de leurs déficits, n’est-ce-pas Tristant ?
Triste en! Tristan (curieux de n’avoir qu’un prénom, ne trouvez-vous pas ?)

Encore dans les magouilles les fédéralistes, à ce que je constate.

Effectivement, il faudrait bien que les fédéralistes au pouvoir commence à s’occuper de leurs déficits, n’est-ce-pas Tristan ?
Triste en! Tristan (curieux de n’avoir qu’un prénom, ne trouvez-vous pas ?)

Le Québec est un des endroits les plus riches de la planète. Mais la mafia planétaire y sévit quotidiennement.

Quarante milliards de perdus, grâce à la bande à Charest qui a changé les règles de prudence à la caisse de dépôts, en 2004, en adoptant une loi sous baillon, envers et contre l’opposition.

Paraîtrait que les quarante milliards des travailleurs se seraient tout simplement volatilisés au cours d’une tempête parfaite!?

Paraîtrait que le plus gros des papiers toxiques seraient venus de l’Ontario, au moment même où on savait parfaitement bien, chez les « initiés », que ces créances étaient toxiques. Ce qui ne les a pas empêché d’en acheter en masse puisque rien ni personne, aucune loi, ne les en empêchait. Plus aucune règle de prudence…avec l’argent des travailleurs/euses.

Ce sont ces gens-là aujourd’hui qui nous remplissent les oreilles avec leur « moins d’État, plus de profits…bande de tartuffes amnésiques!

Juste pour ça, JJ le funeste aurait dû être démissionné sur le champ! Mais non, les deux mains vissées au volant, nous avons encore des dizaines et des dizaines de milliards à dilapider, comptez sur sur les néo-libéraux à la sauce qui tourne à droite, pour continuer à engraisser les rapaces qui squattent notre Québec, ses innombrables richesses.

Les fédéralistes préfèrent le règne de la mafia à la création de l’État optimal. Ils préfèrent la ruine de notre nation à son relèvement, à son rayonnement.

Oui c’est ça, vous avez tout-à-fait raison, le Québec croule sous son endettement…donc parlons d’autre chose que des vraies affaires, les sales affaires. Surtout, pas de commission d’enquête pour aller au fond des choses, non. Laissons les gens d’affaires se créer de la richesse en toute quiétude à même notre patrimoine collectif.

Bravo les lucides!

Le point tournant de la campagne: lorsque Bouchard est monté dans la benne d’un camion et a fait un discours devant une vingtaine de personnes. Cette journée-là, tout à basculé.

Les résultats du référendum de 1995 qui ont fait rêver les séparatistes que la victoire était proche sont dûs uniquement à l’arrivée de Lucien Bouchard et son charisme. Depuis, monsieur Bouchard a quitté le bâteau de la souveraineté pour investir ses énergies vers l’avenir. Désormais, nous les québecois devont faire de même en travaillant de façon à réduire la taille de l’état qui sur l’ère d’aller actuelle nous conduira directement vers le désastre financier. Nous nous devons d’être réalistes et procéder au redressement de nos structures politiques par des corrections majeures à apporter à la bureaucratie et nos organisations syndicales exagérées.

Bonjour,
Oui, un automne ahurissant quand le flopée des affiches publicitaires du camp du OUI de la nouvelle mouture arriva dans le décor. Surtout celle de la MARGUERITE à effeuiller, celle du dollar Canadien formant le O du Oui mais surtout cette publicité subliminale de la carte géographique de l’Amérique du Nord où le Québec ainsi que le Canada perdaient tous les deux leurs frontières pour former un seul TOUT en devenant UNITED STATES OF AMERICA. Oh YES ! Cette nouvelle flopée de pancartes démontraient le but caché à mes yeux de cette MANIFEST DESTINY, peu importe ce que certains incrédules en pensent…. Dans le GRAND JEU de Monsieur Jacques Parizeau, celui affirmait candidement que s’il voulait à tout prix l’appui inconditionnel de la France, c’était dans le but stratégique d’avoir l’appui de ses amis les Yankees. Et les plus déçus de la défaite du OUI furent WALL STREET et The Bilderberg Group qui fleuraient l’opportunité de faire main basse sur le Québec et ses richesses naturelles, nonobstant le fait que la presque totalité de la dette québécoise est due à WALL STREET. Et pour les sceptiques, regardez bien cette affiche du OUI ou le Québec fait COMPLÈTEMENT UN TOUT sans aucunes frontières avec les États Unis et de cette façon insidieuse en éclatant le Canada à la solde des Yankees ! Était-ce bien ce que les Québécois voulaient, nationalistes ou pas, de faire un tout avec les États Unis ? Si les nationalistes québécois par ignorance ne savent pas, les Canadiens le savent eux autres et sont tous au parfum de cette destinée manifeste….. CAGE à HOMARDS, vous disiez, et bien oui malheureusement. Avec plaisir, John Bull.

Il est vrai que les problèmes s’accumulent au Québec. Et pourtant, on a dit NON.

En fait, comme il a depuis été prouvé, ce referendum a été volé puisqu’on sait maintenant que la courte victoire du NON est due à des manoeuvres illégales.

Et on sait aussi que pour les feds, 50% + 1, c’est bon pour le NON mais pas pour le OUI.

Figés dans le passé….

Nous avons voulu nous projeter vers l’avenir en Oct.95,ce sont vous les fédéralistes qui nous ont maintenu dans le passé

S’attaquer aux problèmes sérieux…

C’est de se libérer de Charest et de ses libéraux corrompus,ça c’est la première étape.

@Tristan

Avez-vous entendu les expressions « réinventez la roue » ou « refaire les mêmes erreurs » ? Et il y en a sûrement d’autres. Il y a des bibliothèques complètes portant uniquement sur l’Histoire.

«Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
[ Winston Churchill ]

« Nous sommes en 2010 et endettés jusqu’aux dents…. peut-on laisser 1995 dans le passé et commencer`a s’attaquer aux problèmes sérieux? »

1) Ignorer le passé signifie qu’on se fait avoir par les mêmes promesses mensongères à répétition (Une petite liste de ce qui a été promis solennellement par le gouvernement canadien en 1980 et 1995 est très instructive quand on compare avec ce qui a été tenu; une autre sur les catastrophes en cas de OUI comparée avec ce qui s’est réalisé avec une victoire du NON est aussi intéressante).

2) Si on fait la liste des « problèmes sérieux », on se rend compte que le partage des pouvoirs et des ressources entre Québec et Ottawa a des incidences importantes sur les solutions possibles (par exemple: le Québec a perdu des dizaines, voire des centaines, de milliards en transferts fédéraux pour la santé et l’éducation)

3) Mais surtout, si on veut s’attaquer aux « problèmes sérieux » (comme l’endettement), il faut en connaître les causes. En particulier, remonter jusqu’en…1982:
A ce moment, les gouvernements canadiens et états-uniens ont décidé, pour des raisons idéologiques (soutenir le dollar) de hausser les taux d’intérêt à des sommets faramineux (un moment, ils ont dépassé les 22%). Résultats: d’innombrables PME et coopératives ont fait faillites, hausse drastique du chômage, les dettes (aussi bien des gouvernements que des entreprises), qui étaient jusque là sous contrôle, ont explosé. (L’ironie est que, quelques mois plus tard, les mêmes économistes nous disaient qu’il fallait avoir un dollar faible et qu’un dollar fort est mauvais pour l’économie.)
La réponse, à travers le monde, incluant au Québec:
– sabrer dans les services publics (d’où apparition des listes d’attente dans les services de santé, intégration poussée dans les classes régulières des élèves en difficulté en même tant qu’on sabrait dans les ressources pour aider les dits élèves)
– attaque sur les salaires et les conditions de travail des employés du secteur public (d’où disparition des professionnels qu’on remplace, à prix d’or, par des agences de consultants (avec les problèmes de conflit d’intérêt et même de corruption qui s’y rattachent), difficulté de recrutement, etc.)
– gestion des sociétés d’état comme des grosses entreprises privées (d’où commandites à des organismes comme des écoles privées ou le Conference Board, primes de « rendement » et de départ faramineuses, « portes tournantes »: on engage des gestionnaires de grosses entreprises pour gérer les sociétés d’état, ils prennent des décisions payantes pour leurs « copains » puis retournent dans le milieu qui les a enrichi; le parcours d’André Caillé est un exemple: PDG de Gaz Métro, devenu PDG d’Hydro, il vend à rabais (10¢ l’hectare, tarif de 1879) aux gazières et pétrolières le monopole qu’Hydro avait sur nos hydro-carbures, puis retourne travailler pour une gazière et comme président de l’APGQ), autres exemples: Phillipe Couillard, H-P Rousseau, etc.)
– Puis, lorsqu’on arrive à un relatif équilibre budgétaire, on coupe dans les impôts des très riches et des grosses corporations, la théorie néo-libérale (toujours infirmée par l’expérience) voulant que plus les riches sont riches, plus ils créent d’emplois et le gouvernement est censé s’enrichir grâce aux nouveaux impôts et à la diminution de la pauvreté; Résultat: baisse de revenus pour l’état -> déficit -> coupures dans les services publics (donc encore plus de problèmes) et hausses de taxes et tarifs pour piger dans les poches de la classe moyenne et des moins nantis
Tous les gouvernements occidentaux (et par contre coup à travers presque tout le monde) ont suivi, sans broncher ces politiques, incluant au Québec.
Le deuxième virage drastique a été pris lorsque Lucide Bouchard a cédé aux agences de cotation de New York et nous a imposé leurs solutions pour le « déficit zéro » (un coup de barre dans la même direction que ci-dessus).
Le budget Bachand est le troisième coup de barre dans cette direction catastrophique.

Merci pour nous avoir rappelé ce beau moment qui s’est éteint pour plusieurs millions de nous…et aussi pour nous avoir rappelé Egalité ou Indépendance de feu Daniel Jonson père…Puis-je rappeler à la mémoire de certains que même Duplessis,malgré ses erreurs,avait déclaré à l’Assemblée Législative du temps et ce à 2 reprises que ils ne voulaient pas de Nous que nous sortirions de la faussement appelée Confédération!Ça ferait longtemps que nous aurions abordé les vrais problèmes et à notre façon qui n’est certes pas meilleurs que les autres mais qui n’est pas non plus pire!

À Tristan qui se cache

La liberté du dernier peuple annexé d’Amérique n’est pas un problème sérieux selon vous? et avec quels outils va-t-on s’attaquer aux autres problèmes dont celui des équilibres budgétaires. Encore ce matin une dépense 10 milliards fédéraux, dont 2,5 de nos poches, dans l’achat d’hélicoptères. Si la dette vous préoccupe à ce point, vous devriez être souverainiste.

Parizeau et Bouchard en ce mois d’Octobre 95 et les stratèges du oui dont faisait partie Mr.Lisée,nous auraient fait rentrer par la grande porte dans le concert des nations.

Plus le temps passe et plus j’ai de l’admiration pour Jacques Parizeau ,c’était un chef-d’état ,un vrai qui croyait au Québec et en nous. Imaginez, il nous aurait délivrer pour toujours des magouilleurs fédéralistes!

En tout cas je ne me lasse jamais de l’écouter,de plus il est drôle ..Bravo mr.Parizeau et l’histoire vous donne aujourd’hui raison.Un jour les Québécois complèteront votre oeuvre…

1995 c’était hier et aujourd’hui en est tributaire. Je me souviens que les fédéralistes trichent de toutes manières. Vraiment pas de quoi être fiers.

C’est un référendum que je suggère pour corriger l’imposture d’hier et celle d’avant-hier.

Pas un oui ou un non car nous nous avons un non tatoué sur le front. Ce non est soumission, démission, dépossession, trahison, à l’ère de la désinformation.

Je suggère un choix entre deux pays, une croix à côté du nôtre, une voie, notre voix, à nous-autres.

Le Québec, notre pays, cochez ici.

Le Québec, province du Canada, cochez ici.

Pas de oui ni de non, sortons de cette prison!

Province: « Territoire conquis pour les vaincus. »

Pas de oui ni de non, finie la grande ilusion!

Gens du pays, à l’unisson!

Clairement Monsieur Bull vous aimez pas les souverainistes.

Mais vous faites preuve de la même mauvaise foi que vous leur reprochez.

Les souverainistes voulaient et veulent toujours faire la souveraineté parce-qu’ils ne se reconnaisent pas dans ce monstre dysfonctionnel qu’est le Canada.

Le Canada c’est le royaume du régionalisme. Soit les partis sont des courte-pointe (comme l’ont été longtemps le parti Libéral ou le Parti Progressiste Conservateur) ou le juste milieu est atteint à l’interne. Soit on se retrouve avec des partis représentant une seule réalité et aucun concensus.

Vous, vous trouvez que les Québecois on quelque chose pour se reconnaitre dans le Canada?

Je pense que le Canada est réformable, je pense que personne en a la volonté politique.

Dans ce contexte vous en voulez vraiment aux Québecois souverainistes d’avoir des aspirations en dehors de ce marasme?

Moi pas.

Bonjour Jean-François Lisée,
Pour revenir sur de l’effet du référendum sur le huard, pourrais tu stp aborder le sujet de l’emprunt court-terme de C$(un demi milliard C$, si je ne m’abuse) que M.Parizeau avait commandé ou planifié la veille du référendum, pour soutenir le C$ si le Oui l’emportait?

Il faudra bien recommencer tout ce travail et le terminer en retirant des leçons des deux premiers référendums. À tous les John Bull qui ont peur de leur ombre, Falardeau disait que l’atteinte de l’indépendance ne se fait pas avec des lâches.

Bonsoir,
Mais quelle est cette manie nationale de vouloir empêcher quelqu’un avec une opinion divergente de l’exprimer, Monsieur le Montréalais ? Et si je vous relançais la balle en vous disant que vous n’aimez pas les Canadiens ! Absurde serait mon attitude car je ne fais que critiquer une option politique qui est la vôtre mais je ne vous critique pas de voir les choses comme bon vous semble. Vous amenez le point d’un Canada qui ne peut fonctionner à cause de ses régionalismes et provincialismes en étant dysfonctionnel . Mais qu’en est-il des disparités régionales du Québec profond versus Montréal ? Qu’arrive t’il pour qu’il y ait conflit entre Québec et Montréal, entre la Beauce et le reste du Québec et de la Gaspésie qui hurle contre les pleureuses du Plateau Mont Royal et de Hochalaga Maisonneuve ? Faut il démembrer le Québec pour autant alors que les québécois ne s’entendent même pas entre eux autres. Et oui, le reste du Canada s’entend mieux entre ses parties que les québécois s’entendent entre eux…..Au plaisir, John Bull.

OUI le Canada est réformable et personne, À CE JOUR, n’en a encore eu la volonté politique.

Et ça peut se faire rapidement, j’y crois fermement :

1) dès qu’un gouvernement du Québec aura la ferme volonté d’exiger, SANS RELÂCHE ET JUSQU’À CE QU’IL OBTIENNE GAIN DE CAUSE, d’un gouvernement fédéral canadien qu’il respecte intégralement la constitution canadienne et QU’IL LUI LAISSE, comme y a fait récemment allusion le député conservateur Maxime Bernier, LES POUVOIRS EXCLUSIFS DE DÉPENSER, dans tous les champs de juridiction provinciale avec tous les points d’impôts correspondants.

2) que le gouvernement du Québec exige de se voir confirmer, et accorder, en sus des droits qu’il détient déjà et des ententes existantes, la propriété exclusive des sols, sous-sols et fonds marins, non privés, de son territoire et les droits exclusifs d’exploration et d’exploitation, incluant les droits exclusifs de taxation, de l’ensemble des ressources ou richesses naturelles que recèlent les sols, sous-sols et fonds marins, de son territoire.

Ainsi, le Québec sera entiêrement autonome dans tous les champs de juridiction exclusivement provinciale, il sera UN PARTENAIRE ÉGAL dans tous les champs à juridiction partagée, il aura l’argent dont il a besoin pour bien gérer le Québec sans devoir s’endetter, il aura les moyens de rembourser assez rapidement, ou dans un délai raisonnable, l’ensemble de sa dette brute, et il ne dépendra plus de la péréquation fédérale.

ET TOUT ÇA SANS NÉCESSITER DE CHANGEMENT À LA CONSTITUTION CANADIENNE EXISTANTE.

Je me suis laissé dire que lLes sondages à 55%, qui ont donné le GO à monsieur Parizeau au printemps ou au début de l’été, répartissient les indécis à la proportionnelle, une bêtise. Plus tard vers septembre le même sondeur aurait changé sa méthode de répartition des indécis… Manque de sérieux, tant du sondeur que du client qui est incapable de lire la méthodologie. Quand on veut »casser » un pays du G8, ça prend un solide leadership, ce que nous avions, mais aussi une solide intendance, ce que nous n’avions et n’avons toujours pas. Dommage!

Je souhaite vivement qu’un MOUVEMENT DE VULGARISATION ÉCONOMIQUE ET D’ÉDUCATION POPULAIRE voie bientôt le jour au Québec,

et s’active, dans un premier temps, dans chaque comté électoral du Québec, via la formation de comités locaux d’éducation économique et politique,

pour possiblement ensuite, devenir un nouveau parti politique, si le besoin s’en fait sentir dans l’ensemble de la population du Québec, qui aurait été ainsi écoutée, aidée à s’organiser et invitée à participer à la reconstruction économique du Québec.

Une idée comme ça.

Claude Pelletier
Montréal-Rsmt

@ John Bull:

« Mais quelle est cette manie nationale de vouloir empêcher quelqu’un avec une opinion divergente de l’exprimer, Monsieur le Montréalais ? »

La réaction de Montréalais est typique des séparatistes québécois (les vrais!): si vous ne partagez pas notre lubie, taisez-vous! Sont exactement comme les inquisiteurs du Moyen-Âge…

Ils se butent depuis plus de 15 ans à l’entêtement des Québécois à vouloir demeurer au sein du beau et grand pays qu’est le Canada d’où leur frustration grandissante de voir leur château de sable de désagréger devant leurs yeux. Ils échouent à chacune de leurs tentatives de faire voter « oui » à un peuple qui veut voter « non »!

Heureusement, ces falardistes ne représentent plus qu’une misérable poignée d’incorrigibles cabochards qui tentent de s’accrocher à leurs illusions romantiques.

Avec leur pensée jurassique, ils ont les pieds solidement ancrés dans les Plaines d’Abraham pendant que le reste du Québec évolue dans un monde moderne, ouvert et épanoui.

LE CLUB DES POULES MOUILLÉES

après etre arrivé à quelques milliers de votes de la souveraineté ( 50-50 )

plusieurs « leaders » baissent les bras
et nous incitent à joindre
LE CLUB DES POULES MOUILLÉES

le vrai leader
» gets going, when the going gets tough »

où est-il ?
qu’il se lève !

pas un messie
un homme
un vrai !

«Avec leur pensée jurassique, ils ont les pieds solidement ancrés dans les Plaines d’Abraham pendant que le reste du Québec évolue dans un monde moderne, ouvert et épanoui.» >>François 1 – – – – – – – – – – – – – – – –

Pourtant , à lire ses plaintes constantes contre le Québec fédéraliste, ses appels désespérés à plus de « libaaaaartaé », ses jérémiades sur sa misère financière et son exploitation, on est étonné de ce soudain bonheur découvert de plaignard.

@robert myre

Il y des notions fondamentales qui échappent à ceux d’entre nous qui réclament avoir passé à quelques milliers de votes de la souveraineté:
(1) premièrement, est-ce la souveraineté ou la séparation ou quoi d’autre qui est convoitée?
(2) deuxièmement, il ne s’agissait que d’un référendum. Ce référendum mesurerait la volonté du peuple (ceux ayant le droit de vote au 30 octobre 1995 et pas leurs descendants ni leurs aïeux disparus) d’accorder au gouvernement le droit de négocier avec le gouvernement fédéral…pas de monter les postes frontaliers.
(2) troisièmement, la Cour Suprême, la plus haute cour possible, jugea qu’une question référendaire de cette envergure DOIT (et non ‘devrait’) être claire et DOIT (idem) obtenir une majorité absolue et non 50% +1 pour passer (sauf si le peuple en question est opprimé).

Si la définition d’un référendum de nous suffit pas, il fait tenter de la changer (futile) ou cesser de faire des référendums et changer le processus.

Si la plus haute cour possible au pays ne nous suffit pas, le dernier recours est aux Nations Unies et entendons-nous qu’il faudrait être culotté pour demander cette rencontre compte tenu de la qualité de vie, la liberté et la richesse dont nous bénéficions ici.

«Avec leur pensée jurassique, ils ont les pieds solidement ancrés dans les Plaines d’Abraham pendant que le reste du Québec évolue dans un monde moderne, ouvert et épanoui.» >>François 1

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Tiens !

François 1 nous apprend qu’il est heureux au Québec.

– – « Bonjour Jean-François Lisée,
Pour revenir sur de l’effet du référendum sur le huard, pourrais tu stp aborder le sujet de l’emprunt court-terme de C$(un demi milliard C$, si je ne m’abuse) que M.Parizeau avait commandé ou planifié la veille du référendum, pour soutenir le C$ si le Oui l’emportait? » – –

La Presse de ce matin aborde ce sujet.