À chaque assassin sa corde: le sénateur Boisvenu

Le sénateur Pierre-Hughes Boisvenu fait à nouveau parler de lui pour des propos très controversés sur la peine de mort. Je vous laisse le soin de juger sa déclaration initiale dans laquelle il suggère de fournir une corde et, ainsi, le choix de se suicider à chaque assassin incarcéré. Il a aussitôt déclenché une tempête et suscité la désapprobation de l’opposition et d’au moins un collègue sénateur, Jacques Demers. Désireux de calmer le jeu, le sénateur Boisvenu se préparerait, a-t-on annoncé, à faire une nouvelle déclaration, écrite celle-là, pour rectifier le tir. Je vous en fais part dès qu’elle est émise.

MISE À JOUR: M. Boisvenu aurait déclaré à une chaîne de télévision qu’il regrettait ses propos, qu’il était allé trop loin et qu’il n’aurait pas dû faire ces commentaires en public. (Faut-il comprendre que c’est quand même le fond de sa pensée? Et est-ce l’ensemble de ses propos qu’il regrette ou seulement une partie?)

MISE À JOUR (BIS): Voici le texte du communiqué du sénateur Boisvenu par lequel il souhaite retirer une partie de ses commentaires:

Ce matin, lors d’un point de presse impromptu accordé à des médias de la Colline parlementaire, répondant à une question au sujet d’un projet de loi privé sur l’avortement, le sénateur Boisvenu a affirmé que le gouvernement n’avait pas l’intention d’ouvrir un débat sur ce sujet pas plus que sur la peine de mort.

Répondant à une question d’une journaliste à savoir s’il était en faveur de la peine de mort pour les criminels en série, le sénateur a tenu à confirmer qu’il était contre cette dernière et que la position du gouvernement est aussi la sienne. Cependant, dans une discussion à bâtons rompus, le sénateur a émis publiquement un commentaire, qu’un proche d’une victime assassinée lui avait déjà fait, au sujet du sort souhaité aux tueurs en série Pickton, Olson et Bernardo.

Le sénateur trouve son commentaire inapproprié. Il regrette ne pas avoir pu clarifier l’idée qu’il voulait exprimer sur les criminels en série. Il désire retirer publiquement cette déclaration. De plus, si son commentaire a blessé les proches de personnes s’étant suicidées, il tient à s’en excuser.

Le sénateur tient à réitérer qu’il croit dans la réhabilitation et qu’il travaille activement à améliorer les programmes fédéraux qui sont offerts aux criminels incarcérés dans les pénitenciers canadiens, et ce, pour le bien des victimes d’actes criminels.

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Est-ce que le sénateur parles d’en fournir aussi à tous les politiciens qui ont un pied dans la bouche et le cerveau à la maison?

À première vue, les propos du sénateur choquent. Mais en y réfléchissant, la tendance de la société va dans le sens d’appuyer les grands malades incurables qui réclament le suicide assisté et l’avortement est légal. Alors pourquoi un criminel assassin condamné à vie et qui n’est plus capable de vivre avec ses remords ne pourrait-il pas avoir aussi le droit d’abréger sa vie et peut-être sa souffrance? Où est la différence?
Les propos du sénateur n’ont rien à voir avec la campagne antisuicide chez les non-criminels. Il ne faut pas mêler les choses.

Malgré ses excuses, je crois que sa déclaration reflète bien ses convictions profondes.

Je ne suis pas en total désaccord avec lui. Des cas comme Pickton et Olson ne sont pas réhabilitables, et je ne vois pas l’intérêt de leur payer chambre et pension pour le restants de leurs jours.

Lors de l’entrevue qu’il a accordé à Céline Galipeau, ce soir à Radio-Canada, le sénateur a précisé qu’il regrettait la métaphore de la corde, mais il n’a pas renié le fond de l’affaire, à savoir qu’il est pour la peine de mort pour certains. Être pour la peine de mort dans certains cas, c’est être pour la peine de mort, point. De plus, l’évaluation économiste de la chose est tout simplement ignoble.

Pas mal « phony » comme regrets. Il allume un feu et ensuite, comme d’habitude, une firme de relations publiques (la nationale, peut-être) essaie de limiter les dommages…

Voici ma réponse au Sénateur Boivenu:

« Ce sont en soit des paroles meurtrières, doit-on en croire que vous auriez droit à la votre ? »

Ce n’est pas la phrase qui est le plus importante dans ce cas, c’est la première partie : « Moi je dis toujours dans le fond (…) », le moi marque l’affirmation, le toujours marque la permanence et le fond marque la profondeur du personnage ou plutôt dans ce cas sa superficialité.

Ainsi nous avons le vrai Pierre-Hughes Boisvenu. Il a été nommé pour occuper ce poste prestigieux par monsieur Harper qui est en faveur de la peine de mort dans certains cas.

Hélas, de tels propos ne se contentent pas réveiller le débat sur la peine de mort, ils font l’apologie du suicide, ce qui est très inapproprié. Monsieur Boisvenu devrait savoir que d’inciter par des mots une personne (même abstraite) à commettre le suicide et suggérer dans le milieu carcéral qu’on fournisse à qui que ce soit des outils pour parvenir à de telles fins est un délit qui relève aussi du code criminel lequel est passible de plusieurs années d’emprisonnement.

Je comprends qu’on puisse ne pas avoir d’empathie pour certains crimes et certains criminels, si ce n’est que vous ne pouvez pas venir en aide aux victimes d’actes criminels si vous n’aimez pas vraiment les gens. D’autre part, certaines personnes peuvent aussi être accusées à tort et se trouver avoir été condamnées à tort. Par conséquent les propos du sénateur Boisvenu mettent en doute la justice puisqu’ils incitent à faire justice soi-même par personnes ou par objets interposés, peu avant ou peu après que justice soit faite. – Devrait-on dans ce cas, parler à tout le moins d’amoralité ?

@ gaston de Gatineau: savez-vous que la peine de mort nous coûterait plus cher en tant que sociéét que leur donner « chambre et pension » pour le restant de leurs jours? Et comment décideriez-vous qu’un homme est « irrécupérable »? Par une prise de sang? Trop souvent, ce sont les arguments économiques qui priment (qui sont en plus totalement faux) et non la dignitié humaine. On est dans une société de droit, pas de vengeance.

Le plus dramatique c’est que ce triste personnage, ennobli du titre de sénateur », est le porte parole du Gouvernement relativement au projet de loi C-10.

Ce Monsieur ne semble pas comprendre qu’il est législateur.

Encore aujourd’hui, il récidive en montrant, avec fierté, les appuis de 500-600 personnes.

Tempête dans un verre d’eau pour le plus grand plaisir de tous les scribouilleux et tous les gauchistes…

Quand les sénateurs ne foutent rien, on les roule dans le goudron et les plumes. Quand l’UN d’entre-eux sort du mutisme, on le roule dans le goudron et les plumes.

Faudrait savoir…

Personnellement, j’appuie les propos (qui ont été ignominieusement déformés par la go-goche!) du sénateur à 110%. Chaque assassin récidiviste devrait avoir le droit d’être assisté dans son suicide s’il le désire.

Quelqu’un ici pleurerait si Turcotte, ou Pickton se suicideraient?

Merci. C’est ce que je pensais…

@Stéphanie B:
« Trop souvent, ce sont les arguments économiques qui priment (qui sont en plus totalement faux) et non la dignité humaine »

Vous devez avoir une vision 20/20 pour déceler de la dignité humaine dans des monstres comme Olson et Pickton.

D’enfermer un homme toute sa vie dans une cage est aussi une atteinte à la dignité humaine. Certains pensent même que c’est cruel.

Dans un mini-sondage web fait par Le Droit d’Ottawa, 62% des répondants se sont dits d’accord à M. Boisvenu. M. Harper en a surement pris note.

Dans la vie il y à ce qu’on dit et ce qu’on veut dire..L’image de la corde était de trop
mais sur le fond il y à matière a discussion..Parce que ce droit d’en finir avec une vie qui n’en finit plus de nous faire souffrir appartient a chacun de nous. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui prétendent que le suicide n’est jamais une solution. Elle ne
l’est pas pour moi actuellement mais qu’en sera-t-il dans quelques années que j’espère le plus loin possible, au moment d’atteindre un point de non retour dans le déclin d’une vie rendu a sa limite du supportable..Paul Laplante à lui même rendu la sentence de son crime présumé..et probablement a-t-il eu raison, incapable d’accepter l’horreur de ce crime, en admettant qu’il soit le vrai coupable…
Léopold Dion à écrit en prison : comment ces deux mains ont-elles pu commettre de telles énormités. Il aurait été préférable qu’il eu le choix plutôt que la fin atroce qu’il
à connu.

Fernand Turbide

oui a ceux qui continue leur crime apres une rehabilatation une chance tous le monde on le droit mais pas en abusee tros c’est tros

@Franços 1er:
« j’appuie les propos (qui ont été ignominieusement déformés par la go-goche!) »

Pensée binaire, pour ne pas dire primaire!

Plusieurs personnes se plaignent de la langue de bois des politiciens… cependant, quand un politicient parle franchement, les mêmes hypocrites le plantent assidument avec le prétexte qu’ils ne sont pas d’accord.

Les mêmes se prétendent « ouvert » d’esprit.

Véritablement, on a l’état et les politiciens qu’on méritent…

Bravo à M. Boisvenu de parler franchement. Il est une personne intègre… ce qui fait cruellement défaut en politique.

Bien que le drame vécu par Boivenu soit horrible, cela ne l’immunise clairement pas contre la l’absurdité et l’étroitesse d’esprit.

La haine est bien mauvaise conseillère surtout lorsqu’elle empêche de distinguer l’homme de l’animal.

La vengeance quant à elle n’a jamais réussie à ressusciter une personne décédée.

Mon impression ? Si on offrait un tel choix à Picton ou à Bernardo, ils refuseraient la corde. Sait-on, des gens condamnés par erreur, découragés, seraient peut-être plus enclins à se pendre.

La société a le droit d’enlever la liberté de choix à des assassins. Si on veut le retour de la peine capitale, c’est le rôle des candidats d’en parler lors des campagnes électorales.

Un sénateur occupe un poste privilégié dans notre société. En retour il a le devoir d’écouter d’un esprit ouvert les citoyens qui se présentent aux comités pour faire valoir leurs opinions sur les projets de loi.

Aujourd’hui, le gouvernement de par la bouche des ministres, confirme que M. Boisvenu est inapte à siéger à la chambre de réflexion sereine (house of sober second-thought). Le Sénateur doit se récuser de son travail au sein du comité permanent sur les affaires juridiques et constitutionnelles. De son propre aveu, et c’est l’opinion du gouvernement, il n’a pas la sérénité requiste pour faire sa travail de manière professionnelle.

Grandi, Abraham Lincoln, Martin Luther King, P.E. Trudeau, R. Levesque qu’est qui fait le lien entre ces hommes ? Ils ont fait avancer leur société en matière de justice. Après eux c’est plus pareil! On ne peut pas dire que ce sont des gauchistes!

L’enjeu des propos du Sénateur Boisvenu est sa crédibilité et sa légitimité en matière de justice. La presse n’a jamais fait le procès de l’homme la plupart du temps il a reçu beaucoup d’empathie dont la mienne.

Comme vous dites il n’a pas seulement dit une connerie, mais elle fût écrite dans son livre Survivre à l’innommable et reprendre du pouvoir sur sa vie avant d’être nommée sénateur. Le sénateur a aussi divagué sur le coût économique du procès Shafia dans le même élan suggérant le retour des accusés dans leurs pays d’origine. Est-ce que les shafia sont pleinement canadiennes ou pas ?

Les victimes de la polytechnique pour passé à travers leurs drames comme M. Boisvenu ont mis en place un groupe de pression. . Lui a fait un groupe de pression pour faire avancer les droits aux victimes d’actes criminels. Le groupe qui représente les femmes assassinées l’on fait aussi pour traverse leur deuil par la réglementation des armes à feu.

Le sénateur devrait être avec les victimes de la polytechnique! Lui victime aussi comme ces femmes? Non, il défend l’abolition du registre des armes à feu malgré que plusieurs corps policiers appui le registre des armes à feu que cela semble faire aussi consensus au Québec.

Le Canada n’en veut pas du registre. Le Québec veut le maintenir et le ministre de la Justice demande au moins de sauvegarder les données du registre d’armes à feu pour que le Québec l’administre. Là encore le Sénateur monte à la barricade et refuse de donner la partie québécoise des données. Les données vont être effacées. Voici 5 milliards pour rien. On ne peut pas le recycler pour la police québécoise ? Ce registre ne peut pas être un instrument pour la prévention du crime ?

Le C-10 va à l’encontre du modèle de réhabilitation de la jeunesse que le Québec a mis en place depuis plusieurs années. Il n’est pas parfait, mais il fait encore consensus dans la communauté concernée. Le ministre de la justice
Jean-Marc Fournier qui n’est pas un gauchiste fait une rare sortie au parlement fédéral pour qu’on protège l’approche spécifique en matière de justice du Québec.

M. le sénateur Boisvenu ne veut rien savoir d’ajusté le C-10 pour le Québec et il conteste les statistiques avancées.

M. Boisvenu qui nous dit que sa démarche est guidée par un sentiment de plus de justice envers les victimes, mais se fait dire par Madame Sue O’Sullivan, l’ombudsman fédérale pour les victimes d’actes criminels que le projet de loi C-10 n’en fait pas assez ?
» Le Canada doit accorder davantage d’attention aux droits des victimes et moins aux contrevenants, et le projet C-10 sur la criminalité n’en fait pas suffisamment pour entreprendre ce virage, estime l’ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels. »

Est-ce qu’on prend vraiment on séreux les victimes d’actes criminelles dans tout cela ? Comment fait-on le lien entre le durcissement des peines dont les coûts de l’adoption de C-10 sont évalués à 19 milliards pour mettre en place les nouvelles règles de lois. Au Québec, on parle de 500 millions et en Ontario d’un milliard.
Nous n’avons jamais si peu parlé des victimes depuis longtemps.
M. Boisvenu, l’homme garde toujours mon empathie étant aussi victime d’acte criminel, mais le sénateur a perdu pour moi toute légitimité et de crédibilité et ne représente très mal le gouvernement du Canda pas le Gouvernement Harper comme tout gouvernement demeure même majoritaire que provisoirement au pouvoir ?

Je me demande si M. Boisvenu ne sert pas de paravent à ce gouvernement Harper

Est-ce qu’on pourrait demander que M. Boisvenu de revenir à sa passion première la défense des victimes ?

En fait, c’est pour sur sa hargne des assassins non retenue et compréhensible, que Boisvenu est porte parole des vues médiévales du gouvernement de la droite ultra religieuse de ROC.
Il est en chacun de nous un guerrier qui veut venger un crime, mais quand on laisse aller les choses à ce point, battre à mort un automobiliste qui par sa faute aurait blessé un cycliste deviendrait permis…
Il y a un seuil d’humanité à ne pas franchir quand on représente un gouvernement qui n’est pas dirigé à ce que je sache par des talibans…

Le problème du Sénateur est qu’il est toujours à la recherche d’une vengeance personnelle. Même si la comparaison est boîteuse, j’aime beaucoup mieux l’attitude des gens qui ont réagi positivement comme l’ont fait les fondateurs de cool-taxi.

Je pense comme Mme King, se ne sont pas les Bernardo et autres qui se suisideraient mais mais plutôt ceux découragé d’une société qui à condamné injustement.

La réaction juvénile des médias suite aux propos de Mr Boisvenu démontre le peu de jugement de nos batisseurs d’opinion.
Le fait que la réhabilitation au Québec ne marche pas fait consensus dans la population. Il y a plusieurs années, Mom Boucher, armé d’un révolver, a été accusé d’avoir assailli sexuellement une jeune fille de 16 ans. Quelques années plus tard il est devenu ce que tout le monde sait: chef d’une bande de criminels qui a terminé sa lucrative carrière québécoise en tuant 2 gardiens de prison.
Je doute que cette jeune fille violée, maintenant adulte, se soit choquée en entendant les propos du sénateur. Ce qui la choque c’est plutot l’acharnement inhumain que lui ont fait subir les journalistes et la gogauche, qui se croit très supérieur à la population. Celle-ci n’a pas la chance de vivre dans des quartiers huppés comme les avocats de la défense, psychologues et tous les autres, très présent dans les médias, qui profitent indirectement du crime par l’intermédiaire de la réhabilitation.
C’est facile d’etre pour la vertu lorsqu’on est peut susceptible d’etre victime de crimes.
Que des femmes s’en prennent à Mr Boisvenu stimule mon incompréhension et me donne mal au coeur.

Ce débat sur la justice et la peine de mort dérape tout le temps. Les commentaires vont d’un extrême à l’autre, sans « juste » milieu. Pourquoi la solution ultime se limiterait-elle à la peine de mort? Une solution serait de libérer les personnes qui ne posent pas de menace pour la société (donc ceux n’ayant PAS commis de meurtre ou de viol) et d’emprisonner À VIE les criminels et les fous comme Bernardo et Pickton. Moi je ne crois pas à la réhabilitation de ces personnes. Et c’est malheureux d’entendre parler d’un récidiviste dans les nouvelles. Ça veut dire qu’il aurait dû rester derrière les barreaux. Mais bon, tout le monde sait qu’en se déclarant coupable, le criminel bénéficie d’une peine réduite. Où est la notion de prévention et de protection civile là-dedans? Enfin, sachez que la vengeance est à la base de la justice. J’appuie entièrement M. Boisvenu, quoi qu’il pense.