À la défense de Maxime Bernier!

D’abord un aveu: je connais un peu Maxime Bernier et je crois qu’il mérite le respect. Oui, le respect. Voilà quelqu’un qui a des idées et qui a le courage de les exprimer, contre la ligne de son parti, contre le consensus général, contre les vents dominants.

Maxime : éduquez vous en anglais, pourquoi pas ?
Maxime : éduquez vous en anglais, pourquoi pas ?

Je ne dis pas qu’elles sont bonnes, ses idées. Non. Mes lecteurs réguliers le savent, Maxime et moi sommes sur plusieurs sujets aux antipodes. Mais prenez sa dernière déclaration, sur la loi 101. Un bout de phrase, jeté dans une entrevue en anglais, affirmant que les Québécois devraient avoir le libre choix de leur langue d’enseignement.

Une phrase qui lui vaut, c’était prévisible, un tonnerre de huées. Que fait-il ? Affirmer qu’il est membre du club des mal cités ? Prétendre que sa langue a fourché ? Enterrer sa déclaration sous un amas de nuances ?

Non. Il persiste et signe. Sur son blogue, il détaille, argumente. Certes, selon moi, il a tort. Mais non seulement use-t-il de son droit fondamental d’avoir tort, il a le courage de se tenir debout dans la tempête qu’il a déclenchée.

Un libertarien conséquent

Pratiquant parfois les libertariens, je sais que leur principe moteur est la liberté de choix des individus. Cette liberté doit s’appliquer en santé, en économie, dans les choix sexuels ou moraux et… dans les choix linguistiques. L’effet du cumul de ces choix sur le groupe (assimilation, appauvrissement des perdants, etc) est généralement nié ou occulté.

Bref, Maxime est cohérent. Comparé à qui ? Aux deux porte-paroles libertariens de Liberté-Québec, mon ami Éric Duhaime et Joanne Marcotte.

Les libertariens Duhaime et Marcotte à TLMEP: "Touche pas à la loi 101!" Vraiment ?
Les libertariens Duhaime et Marcotte à TLMEP l'automne dernier: "Touche pas à la loi 101!" Vraiment ?

Lors de leur passage à l’émission Tout le monde en parle, à l’automne, ils ont été très clairs sur la loi 101:  il ne faut pas y toucher ! Le débat est clos.

Cela m’a semblé intéressant, d’autant qu’Éric s’était déjà clairement prononcé pour l’abolition des dispositions de la loi concernant le choix de la langue de l’éducation. Je me suis dit: il a reculé sur ce point. Tant mieux pour la loi 101 !

Dans son blogue réagissant à la controverse Bernier, Joanne Marcotte ouvre le jeu libertarien. Elle explique d’abord tout le mal qu’elle pense de la loi 101:  « Comment protéger le fait français au Québec tout en formant des Québécois bilingues »demande-t-elle ?

Pour moi, la réponse à cette question ne réside pas dans une Loi, mais bien dans nos institutions d’enseignement. À l’UQAM, où on offre huit baccalauréats en enseignement, le taux de réussite à l’examen de français n’est que de 52 %… après deux tentatives!!! […]

La réponse à cette question ne réside pas non plus dans l’application uniforme de mesures dont l’objectif est essentiellement d’assurer l’intégration des immigrants à la société francophone québécoise. En effet, pourquoi brimer la liberté de choix de la majorité francophone résidant en région quand le problème est un problème montréalais? […]

Enfin, pour bien faire, il faudrait également s’interroger sur les effets pervers d’une telle loi, particulièrement à son caractère régressif. L’acquisition de l’anglais n’est pas et ne sera jamais un problème pour les plus nantis d’entre nous.

Voilà des explications que le million de téléspectateurs de TLMEP auraient bien aimé entendre. Et c’est ce qu’ils auraient entendu si Maxime Bernier avait été présent. Le couple Duhaime-Marcotte a plutôt choisi de feindre leur adhésion à la loi 101. Pourquoi ? Joanne Marcotte offre la réponse:

Dans le débat public, il faut choisir ses batailles. À mon avis, vouloir abolir la Loi 101 serait contre-productif

Contre-productif pour quoi ? Elle ne le dit pas. Elle voulait peut-être dire pour qui ? Pour les libertariens, bien sûr, dont l’obsession du choix individuel, sur la question linguistique, pour une minorité de 2% sur un continent anglo-américain, est de toute évidence une insulte à l’intelligence. Ce serait contre-productif pour leur crédibilité, comme Maxime est en train de le prouver.

Les effets du libre-choix linguistique

Il est temps de citer, dans ce débat, le grand maître. Voici ce qu’il écrit:

Les lois québécoises qui visent à promouvoir l’usage et l’excellence du français, ou l’enseignement de cette langue aux immigrants, ou encore à rendre plus accessibles aux nouveaux venus les écoles de langue française, toutes ces lois sont bonnes.

Mais quand on s’avise ensuite de recourir à la contrainte en retirant aux citoyens le droit de choisir librement, alors on fait de la loi un usage abusif.

À mon avis, la meilleure façon de promouvoir une langue, c’est d’inciter à l’excellence ceux qui en font usage. Sans doute le français est-il menacé, chez nous comme ailleurs, par le dynamisme de l’anglais, surtout dans le domaine de la culture populaire télévisée. Mais la questi0n que cela pose est la suivante: doit-on défendre sa langue par la contrainte et en fermant des portes ou au contraire en faisant de cette langue une source d’excellence ?

Vous l’avez reconnu ? C’est Pierre Trudeau, expliquant dans ses Mémoires pourquoi il s’était battu contre la loi 22 et la loi 101. Il a plutôt, dans sa politique linguistique pan-canadienne, promu le libre choix et l’excellence. Il voulait, a-t-il déclaré lors d’un discours historique à Washington, « faire en sorte que la fédération canadienne soit vue par les six millions et demi de Canadiens parlant français comme le rempart le plus solide contre la submersion par les 220 millions de Nord-Américains anglophones. »

Nous avons les résultats de cette expérience de libre-choix, débutée par Pierre Trudeau en 1968. Nous avons des statistiques sur plus d’un demi-siècle sur l’évolution du fait-français dans le reste du Canada. Les voici:

Cherchez l'effet Trudeau... (Cliquez pour agrandir.)
Cherchez l'effet Trudeau... (Cliquez pour agrandir.)

Il est intéressant de noter que Trudeau affirme qu’au moment de son entrée en politique, en 1965, il jugeait qu’il « existait une situation d’urgence, dans le domaine linguistique » et que cette situation d’urgence a motivé toute son action politique.

Or s’il y avait urgence lorsque les francophones hors-Québec formaient 6,6% de la population, que dire de la situation actuelle, alors qu’ils ne sont plus que 4,1% ?

Pierre Trudeau était un libertarien de la langue. Chacun de ses arguments est repris aujourd’hui par les libertariens québécois. Sa politique a été un échec cuisant pour les francophones hors-Québec, dont le taux d’assimilation est désormais de 50% par génération.

Regardant ce tableau, et sachant les efforts réels, non-contraignants, déployés par les trudeauistes pour protéger les droits des francophones, on ne peut tirer, en étant généreux, qu’une conclusion: sans eux, c’eut peut-être été pire. Mais leur politique de libre choix a fait le lit de l’assimilation, de la « submersion » anglophone.

Heureusement qu’au Québec, avec René Lévesque et Camille Laurin, les libertariens de la langue ont été mis en minorité. Heureusement qu’ils le restent.

Certains de ces libertariens ont, malgré tout, le courage de leurs convictions. Et cela mérite, au moins, le respect. D’autres, non.

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Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, le québec est et seras toujours une société distinte etc………

Contre-productif pourquoi? Regardez toute la merde que la déclaration de Bernier a provoqué. Vaut mieux reculer d’un pas pour en avancer de deux.

Le problème, c’est que l’être humain va toujours choisir le chemin le plus court pour atteindre un but (logique).

Un immigrant sait que s’il parle anglais ou français, il va se débrouiller ici. Alors il va choisir la langue la plus facile à apprendre : l’anglais.

Le concept de libre choix est très beau, tant qu’il reste du domaine de la théorie. En pratique, si on ne légifère pas quelque part, les francophones finiront par disparaître et la tendance est déjà marquée en ce sens.

Ça serait bien que l’effort du bilinguisme viennent des anglophones qui apprennent le français aussi et pas uniquement des francophones qui apprennent l’anglais. *SOUPIR* I have a dream(!)

Maxime Bernier a le courage d’exprimer ses idées, contre la ligne de son parti?

Vous me permettrez d’en douter. C’est en fait la deuxième fois qu’il agit ainsi. La dernière fois il avait lancé, et je suis d’accord, que le Québec devrait avoir une augmentation des champs de compétence. Ceci avait également valu un « no comment » de la part de ses collègues et grand patron.

L’attitude de Bernier ne cadre pas du tout avec les règles en vigueur sous Harper. Tout le monde doit valider et avoir le sceau d’approbation de Dimitri Soudas avant de dire quoi que ce soit aux média. À preuve, des ministres Québécois comme Blackburn qui a été réduit au silence depuis que ces factures pour ces fréquents vols ont été mises à jour et José Verner qui a perdue sa langue depuis le triste épisode des coupures dans la culture lors de la dernière campagne.

Christian Paradis est le lieutenant des conservateurs au Québec, et il devrait normalement être de tous les débats comme les Gagliano, Lapierre, Coderre, Mulcaire, Fortier l’ont fait avec brio de leur temps pour leur parti respectifs. Comment se fait il qu’il soit réduit à réciter les « lignes » du parti à quelques rares occasion? Et Maxime Bernier lui aurait carte blanche pour ses visions et ses rêves pour le Québec? Je n’y crois pas.

Ma théorie est que Stephen Harper contrôle le ministre des gâteaux Vachon. Quand Bernier annonce subitement que la loi 101 brime la liberté de ceux qui ne veulent pas la parler, il agit comme modérateur d’un grand « focus group » qui donnera de l’information très valable pour savoir qui pense quoi à la veille d’une élection. Quoi de mieux avant le déclenchement que de tester la solidité d’une institution comme la loi 101?

De plus, il ne faut pas se le cacher, les déclarations de Bernier ont surtout plu aux Anglophones du West-Island qui revendiquaient cette liberté d’expression bien avant les beaux jours de Howard Galganov. Curieusement, le nouveau candidat conservateur de Pierrefond-Dollard est Agop Everlekian, membre de la filière Housakos-Soudas-Harper tandis que la circonscription voisine, Lac St-Louis, sera représentée par nul autre que Larry Smith, un autre nouveau venu qui a la sympathie du PM.

Est-ce que Bernier a aidé ces deux candidats en s’ouvrant à un journaliste « contre la ligne de son parti »?

Est-ce que la campagne électorale 2011 est débutée?

Comme dirait l’autre, poser la question s’est y répondre.

Voltaire ne disait-il pas à juste raison <>
Bravo Monsieur J.F.Lisée de le rappeler aux concitoyens québécois.Le français est une langue vivante et forte. Elle n’as pas à avoir peur de la concurrence.Mieux vaut la plurilinguisme que l’unilinguisme.Abondance de bien ne nuit jamais.
Rappel : C’est toujours un plaisir de consulter ce blog qui est une mine d’informations. ce qui m’a d’ailleurs poussé à m’abonner en test au journal l’Actualité.

Voltaire ne disait-il pas à juste raison :<>.
Bravo Monsieur J.F.Lisée de le rappeler aux concitoyens québécois.Le français est une langue vivante et forte. Elle n’as pas à avoir peur de la concurrence.Mieux vaut le plurilinguisme que l’unilinguisme.Abondance de bien ne nuit jamais.
Rappel : C’est toujours un plaisir de consulter ce blog qui est une mine d’informations. ce qui m’a d’ailleurs poussé à m’abonner en test au journal l’Actualité, même si l’ère numérique est en vogue.

Une petite question au sujet de votre tableau Monsieur Lisée: sachant que vous êtes ouvertement un sépartiste, en quoi la séparation du Québec aidera-t-elle la situation du Français dans le reste du Canada?

Je n’ai jamais compris pourquoi une province qui a l’oportunite de posseder un systeme d’enseignement primaire et secondaire ou chaque eleve pourrait apres avoir complete ses etudes posseder pleinement le Francais et l »Anglais s ‘acharne a limiter cette chance.
Meme les pays les plus intellectuellement repressifs au nom de la religion s’efforcent a enseigner l’Anglais nonobstant la haine et la peur que les elites religieuses de ces pays ont face a la culture Anglo-Saxonne.Dans la belle province on a trois systemes. Un pour les fortunes qui vont au prive avec totale liberte de choix , un pour le Anglophones moins fortunes avec egalement totale liberte de choix et enfin un pour les Francophones moins fortunes sans liberte ! Plus cela change plus c’est pareil !

6%? 4%? 50% de quoi?
Ne jouez pas malhonnêtement de la statitique. Si vous choisissez un argumentaire rationnel, demeurez quartesien et ne faites pas de la démag.
En nombres absolus, la population totale des francophones a-t-elle diminué? Non !
Que se passe-t-il? Au Canada(ROC), c’est 200.000 immigrants presque tous anglophones qui s’ajoutent à la population tous les ans. Aux USA, savez vous combien ils y sont les non-francophones? Au Quebec, c’est seulement 40-45.000 immigrants par an, dont combien de francophones? Moins du tiers! Allez-y comprendre. Il est alors évident que la loi 101 est un mauvais médicament pris de la mauvaise façon pour traiter une maladie mal diagnostiquée.
Le problème est que ce genre de débat nourrit des gens qui n’oseront pas renoncer à leurs mode et niveau de vie, pour gagner autrement le pain quotidien. Et le peuple laboureur est ignorant, ne pouvant rien comprendre des ébats linguistiques.

Je ne peeux dfendre MB qui se fait élire par des québecois beaucerons et après crache sur eux. Notre langue est en péril et il faut au contraire une lois 101 encore plus forte. En Californie, on a aussi une loi 101 pour contrer l’espagnol.
Fox a boycotté Harpeur lors de sa conférence de presse qui commençais en français. Les jeux de Vancouver sont un autre exemple.

Vous ne devez pas défendre cet homme qui sème le désordre.

Je trouve exaspérant que ne soyant pas parfait bilingue comme il l’est exigé dans la plupart des emplois qui m’intéresse ma candidature ne puisse pas passer.
Je paie l’éducation privé pour mes enfants car c,est une valeur très haute dans mes prioirtés mais malgré celà je dois constater qu’ils ne sont pas bilingues au terme du secondaire et seront désavantagés sur le marché de l’emploi.
Mon père a occupé des fonctions de supervision mais sans le salaire et le titre parce qu’il n’était pas parfait bilingue. Mais diablement suffisament pour se faire comprendre et bien faire son travail.
Quand j’étais a Ottawa j’ai du changé de domaine car je n’étais pas assez bilingue pour occuper les fonctions de ma profession.
De retour ici on a refusé malgré un certificat fait ici de reconnaitre mon expérience et mes compétences dans l’autre domaine (plus de 7ans).
Ayant suivi d,autres formation dans un autre domaine je ne peut occupper un emploi a cause de mon niveau de bilinguisme.
Comme si ça ne suffisait pas, je me suis inscrite a un cours d’anglais financé par le gouvernement pour pouvoir travailler. On a refusé prétextant malgré les résultats de mes test que je serais peut-être un peu trop avancé pour le groupe. Faux je suis niveau B tel qu’il est demandé. J’avais passé des tests en Ontario il y a bien des années c’était b 9intermédiaire), j’ai ensuite passé le test pour les cours du gouvernement et obtenu un niveau B. J’ai été refusé pour un emploi dans cette même période a cause de mon niveau B. J’ai donc contesté la décision on m’a dit que je serais admise au prochain cours. Foutaise j’ai on m’a refait passé le test et prétendu que j,avais obtenu un c. Moins je pratique plus je m’améliore a ce qu’il parait. J’ai donc accepté un emploi de vendeuse pour apprendre mon anglais, je me suis senti ridicule a bien des reprise, ai travaillé comme un folle et finalement en ai eu plein le cult voyant que je n’améliorait pas plus mon anglais. Non je n’ai pas fait de demande de chomage j’en ai aussi plein le cult des fonctionnaire.

Oui, le respect de tous ceux même qui ont des idées différentes ! La langue est importante mais nous sommes plus qu’une langue ! Cessons de nous diviser et regarder de haut pour des questions d’orthographes. Il y a place à l’amélioration et les causes sont pas toujours relatives à l’individu à 100 %. Nous sommes responsables de nous-même mais il y a des forces occultes qui sabottent notre système d’éducation. Si vous ne voyez pas l’invisible, je ne vous blàme pas, mais les effets vous les voyez et ce que vous pouvez voir au moins jetter un coup d’oeil. Sinon c’est tant pis pour vous !

Et aux états ils ont les mèmes problèmes de frontières, c’est plus qu’une question de langue. Voyez :http://www.vigile.net/L-accord-secret-du-4-fevrier-2011

Bernier est certainement très candide dans sa position, mais le cynique en moi ne peut s’empêcher d’y voir une récupération du dossier linguistique québécois à des fins électorals. On le sait, le conservateurs ne prennent publiquement aucune position qu’y n’ai d’abord été approuvé par le bureau du premier ministre. Comment compter des points chez les francophones des régions et les anglo-québécois? En cassant du sucre sur le dos de la loi 101, pourquoi pas! Et s’est sans aucun risque, puisque Bernier n’as aucun engagement ferme à prendre, la loi 101 étant de juridiction provincial.

Au risque de sonner montréalocentrique, Bernier vient d’une région 100% francophone qui ne vit aucune tension linguistique. Pas étonnant que la pertinence de la loi 101 lui échappe un peu.

M. Bernier n’est pas le seul à croire que les Québécois devraient être libres de choisir la langue d’enseignement de leurs enfants, un sondage maison sur Cyberpresse montre que 32 % de Québécois le voudraient aussi. Même M. René Lévesque ne voulait pas de ça. M. Laurin a été obligé de le pousser solidement pour qu’il accepte, à la fin.

La langue d’enseignement n’est pas la seule disposition de la loi 101. Est-ce que M. Bernier a souhaité que cette loi disparaisse au complet ?

Le Québec doit « vendre » son réseau d’écoles françaises aux immigrants et aux anglophones, il peut le faire avec le bâton d’une loi ou la carotte d’un bien meilleur enseignement des langues française et anglaise afin de ne pas continuer à produire des étudiants « poches» en français et en anglais.

Le secret ultime est d’obliger la francisation des entreprises québécoises de 10 à 49 employés comme celles de 50 employés et plus qui le sont déjà.

Quand le français va être essentiel pour aller décrocher un emploi, notre réseau scolaire « amélioré » en langues, serait devenu tellement attrayant, que la loi 101 ne serait plus nécessaire pour restreindre le choix des Québécois…francophones ou non.

Bonjour,
N’étant surtout pas un Conservateur mais plutôt un fier libéral sur la scène Fédérale, Monsieur Maxime Bernier a entièrement raison. Mais ici, tout pensée dissonante n’est jamais bienvenue. N’importe où sur la Planète, la Loi 101 serait perçu comme une loi de pays totalitaire, une loi que l’on peut facilement qualifier d’extrême-droite. Pour la plupart des nationalistes québécois, la Loi 101 est un dogme et les dogmes, ça ne se discute pas ! Dire que l’ONU a déjà déclaré dans un jugement la Loi 101 discriminatoire pour certains habitants du Québec est un euphémisme.
Finalement, et pour une fois afin de se regarder dans son propre miroir, pourquoi nos nationalistes québécois ne se donneraient pas la peine de lire ce magnifique bouquin de Louis Hémon soit : Maria Chaplelaine. Tout est là ! Et tant qu’à faire en complément, pourquoi pas de Germaine Guévremont : Le Survenant ! Afin de constater que sur pleins de points précis, le nationalisme québécois n’a pas évolué d’une semelle depuis la nuit des temps. Et plus cela change et plus c’est pareil, comme disait cet autre ! Monsieur Maxime Bernier a lancé un pavé dans la mare et croyez-en vos yeux et vos oreilles, il n’y en aura pas de débats là-dessus dans cette société qui se croit distincte. Il est plus qu’urgent de ramener la lecture obligatoire dans le curriculum de Maria Chapdelaine, de préférence au niveau du CEGEP. Afin de se regarder dans un miroir….. Au plaisir, John Bull.

Entièrement d’accord avec votre texte Jean-François. Même si je ne partage pas l’avis des blogueurs ou personalités publiques libertariennes, je respecte aussi d’avantage ceux qui préfèrent casser des oeufs plutot que de marcher sur des oeufs. Ceux qui ont le courage de leur intégrité, qui préfèrent dire le fond de leur pensée plutot que d’utiliser une langue de bois pour se défiler.

Ce que je trouve dommage dans le discours libertarien « publique » actuel, c’est qu’on entend beaucoup le mot « liberté », mais on met rarement une définition sur ces mots. Dans le cas de la langue, c’est simple, c’est la liberté de choisir sa langue d’enseignement, la liberté d’affichage dans la langue qu’on veut, la liberté de diffuser autant de radio en anglais qu’on veut, la liberté de travailler dans la langue qu’on veut. Dans un contexte comme celui la, ça ne serait pas long avant qu’on ait une métropole anglicisée. Les stations de radios contourne déjà la loi, même lorsqu’elle est en application!

Cette liberté, elle a des ramiffications dans tous les domaines de la vie. Pourquoi est-ce qu’on ouvrirait la porte dans un domaine (éducation) et pas dans un autre? Ultimement, les libertariens devraient avoir le courage d’assumer leur discours, et dire clairement que la loi 101 devrait être abolie dans tous les domaines.

Mais le plus drole dans tout ça, c’est qu’on voit une concentration de la droite québécoise dans la région de Québec, et je ne pense pas que cette région serait très ouvert à un abandon de la loi 101. C’est probablement pour cette raison qu’on assiste à un double discours, qu’on assiste à un détournement de la question en un simple fait de liberté d’éducation, alors que selon la pensée libertarienne, c’est toute la loi 101 qui devrait sauter.

*****Une idéologie presque totalitaire, basée sur le laisser-faire*****

Je pense que les conservateurs «harper-riens» sont extrêmement idéologiques et que pour la plupart d’entre eux la clé universelle pour régler les problèmes, tous les problèmes, c’est le laisser-faire et le laisser-aller. Toutes les réglementations (surtout si elles sont plus ou moins «socialisantes») leur apparaissent comme étant communistes, socialistes et même «fascistes».

Ces gens-là ne sont pas vraiment des libertaires. Personnellement je suis un socialiste libertaire un individualiste socialiste. Les esprits habituellement bornés, comme l’est Maxime Bernier, sont plutôt des «libertarians». C’est ce qui fait que, dans l’esprit de Maxime Bernier (Harper n’est pas nécessairement d’accord avec Bernier pour des raisons surtout «pragmatiques») une loi comme la loi 101 est autoritaire, non-libertarienne et «pécheresse».

Je pense qu’il faut vraiment ne pas connaître Montréal et une région comme l’Outaouais (pour ne nommer que celle-là) pour penser que la loi 101 n’est pas vraiment nécessaire et que la question linguistique va se régler automatiquement, magiquement et sans crier gare.

Comme il y a toujours trop d’État, il faut rapetisser l’État et ses institutions. Mais n’empêche: l’État se doit quand même d’intervenir lorsqu’il s’agit d’aider les entreprises et les plus riches, lorsqu’il s’agit de faire la guerre, lorsqu’il s’agit de mettre en place une société basée sur la surveillance généralisée et sur la répression.

Maxime Bernier est, à mon humble avis, un politicien toxique et délétère! Je combattrai vigoureusement les idées étroites de ce politicien plutôt nul.

JSB

La louisianisation du Québec rapporterait à qui ? La liberté est ce concept élastique et reluisant qui aura pété au visage des gens des radios-poubelles de Québec où l’on écrivait sur les pare-chocs automobiles : Libarté !

Quel est le jeu de Maxime Bernier et de ses électeurs beaucerons qui sont peu nombreux à parler l’anglais et encore moins à se sentir menacés par la loi 101 ? Bien paraître auprès des électeurs du ROC ? Ce qui aurait pour effet d’attirer des votes au parti Conservateur. Mais ce calcul était sans compter sur la perte des votes au Québec.

Quand on ne comprends pas tout de suite les fondements d’une prise de position, on se demande si l’idéologie ne serait pas à la base de certains choix apparemment illogiques.

Poser ici la question serait y répondre ?

Libéré ou aliéné ?

Vous osez appeler cela du courage ! Pour moi faire preuve de courage c’est surmonter ses peurs dans une situation difficile lorsque, par exemple, sa propre vie est en danger.

Maxime Bernier, à mon avis, ne fait absolument pas preuve de courage. Peut-il est-il soucieux de cohérence dans l’espoir d’être crédible, mais en ce qui concerne la loi 101, il fait plutôt preuve de bêtise par ignorance et par ambition.

Ce qui l’intéresse c’est le pouvoir ce n’est pas la défense des intérêts de ses compatriotes.

Il n’en a manifestement rien à foutre de ses compatriotes.

J’ai ma réponse, M. Maxime Bernier souhaite la disparition de la loi 101 au complet. Ça parait qu’il n’a pas connu Montréal avant les années 60. Il erre complètement s’il désire protéger le français au Québec, sans aucune restriction.

À part exciter les libertaires (libres au point de modifier l’orthographe = libertaires libertariens), je ne vois pas de raisons valables de commenter les élucubrations de Maxime bernier. Ni de lui donner l’importance qui est à mon avis l’objet de sa démarche.

N’importe qui a le droit de décider que le Javanais est sa langue d’usage, même à St-Philémon. C’est un choix personnel et personne n’est contre ça.

Si je vous dis pipi caca, allez-vous faire une chronique avec cette déclaration ?

Le respect ça s’inspire. C’est le meilleur type de respect que je connaisse.

Le rêve de Trudeau que le français allait s’imposer parce qu’il est source d’excellence est un rêve de naïf (ou machiavélique? on peut choisir). Les statistiques prouvent que la loi 101 est et demeure nécessaire comme sont nécessaires les règles régissant nos comportements sociaux. Les libertariens admettent bien qu’il faut s’arrêter à un feu rouge. Pour ce qui est du maintien du français et de sa qualité dans notre société, tous les indicateurs sont au rouge.

M. Bernier, comme cela s’est dit ailleurs, a plutôt fait le choix d’une carrière fédérale en choisissant le camp de la liberté individuelle (et non l’engagement collectif). Le « bashing » anti-Québec est un vieux truc pratiqué de longue date par des politiciens anglophones (Filmon, Wells, Williams, etc.). C’est par ailleurs moins connu chez les politiciens francophones. Bernier ouvre peut-être une nouvelle voie…

Les deux autres (Duhaime et Marcotte) sont des électrons libres qui ont besoin d’une attention médiatique, phénomène inévitable dans une société démocratiques.

En fait, la notion « libertaire », c’est le vieux piège à Trudeau qui continue à « pogner ». En opposant le concept d’ « individualité » (la tendance de la majorité anglophone) au concept du « collectif » (la traditionnelle réaction d’une minorité, celle en particulier des Québécois sur la scène canadienne), Trudeau avait inventé une manière brillante de continuer l’assimilation de masse de la minorité francophone au pays tout en s’assurant le vote anglophone.

Cette approche, bien entendu, a eu un net avantage, globalement, sur la politique du bilinguisme qui, elle, se limitait aux postes de fonctionnaires fédéraux (et à des normes relativement aux écoles visant des groupes minoritaires), autre mythique malentendu dans la politique canadienne.

Si M. Parizeau a eu le malheur d’échapper une expression comme « panier de crabes » à l’occasion du dernier référendum, Trudeau a eu l’audace d’invention le « piège canadien » de l’assimilation de masse. Malheureusement, les grands médias n’en parlent pas.

L’accusation contre le libre-choix linguistique et ses prétendus fondements trudeauistes me semble un peu courte. Comme souvent dans le débat linguistique on noie un poisson qui m’apparaît trop énorme pour être ignoré, surtout si on veut faire de cette problématique une question de choix personnels: pour qu’une langue vive dans une société donnée, il faut des locuteurs qui la parlent, l’enseignent et la diffusent, c’est l’évidence même. À ma connaissance personne ne s’est interrogé jusqu’ici sur l’incidence qu’a eue sur le fait français au Québec le faible taux de natalité de nos chers babyboomers qui nous font la morale aujourd’hui… La réflexion s’applique aussi aux générations suivantes de franco-québécois. Il est évidemment préférable de brandir la menace l’épouvantail Anglais pour ensuite jouer au Sauveur du Peuple…

Que Duhaime et Marcotte sont des pleutres, soit, mais il est où le courage de Maxime Bernier?

Celui-ci est allé se chercher des applaudissements faciles à Halifax en crachant sur la loi 101 et revenu au Québec que fait-il?

Il se cache derrière son blogue et refuse de donner des entrevues pour répondre aux questions.

Et vous appelez ça du courage?

La famille libertarienne en contradiction , voila ce qui mérite d’etre exposé car certains patinent sur la bottine et ont l’air de joyeux hypocrites . Tandis que le grand niais est conséquent avec lui-même mais a perdu tout le respect des Québécois .

Vous faites bien d’intervenir, car l’effarante densité d’insultes et de commentaires orduriers proférées envers Maxime Bernier par les souverainistes—lisez un échantillon des 700 quelques commentaires sur les blogs Marissal et Bernier pour vous en convaincre— font bien mal paraitre cette mouvance politique.

Elle la fait paraitre noyautée par des intolérants caractériels qui ne peuvent souffrir quiconque dont l’opinion diverge de plus de 45 degrés de la leur ou qui remet en question certaines mythologies. Pas très édifiant pour l’esprit démocratique… surtout quand on lit le vide argumentaire qui anime ces insulteurs publics.

Lorsque, dans la vie, la seule chose qui compte c’est « me, myself and I », les yeux rivés sur son nombril et son profit, les enjeux liés à la collectivité passent toujours au second plan. Le bien de l’ensemble, on s’en occupe seulement s’il peut servir à ses fins individuelles. « Moi en premier, les autres après. »

Pourtant, le bon sens suffit à montrer que l’État (comme un bon père de famille) doit tenter de protéger les droits individuels tout en tenant compte du bien de l’ensemble, quitte à imposer des contraintes au besoin.

Or, sur le plan linguistique, il n’est plus question de tergiverser : la survie du français est en jeu au Québec (et même au Canada si l’on se fie au tableau ci-dessus).

Certains Anglais l’ont d’ailleurs compris, comme Mulcair qui a fait une motion afin d’imposer l’apprentissage du français « d’abord et avant tout » aux immigrants. De même, Jason Kenney, notre ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration a affirmé : « Le français, c’est la langue du Québec. Il faut que les immigrants apprennent une des langues officielles du Canada. AU QUÉBEC, C’EST LA LANGUE FRANÇAISE ».

Ainsi, le gouvernement fédéral, en bon père de famille, devrait modifier sa loi sur la citoyenneté pour assurer la pérennité du français au Québec, notre langue commune. Le Québec pourrait alors rafistoler en toute quiétude sa loi 101 : terminé les écoles passerelles, obligatoire le français au cégep pour les francophones et allophones et obligatoire aussi le français pour les entreprises de compétence fédérale au Québec.

Les deux citations précédentes sont tirées du dernier ouvrage de Charles Castonguay : « Le français dégringole ». Un petit 20 $ bien investi pour trouver des arguments solides contre les libertariens de tout acabit.

Même la très conciliante Christine St-Pierre, même Lawrence Cannon décrient les propos bizarres de Bernier.

Le problème, c’est que cela va encourager le “Québec bashing” hors Québec.Il n’est pas rare de lire, même de la part de certains Francophones hors Québec, des propos à l’effet que le Québec ostracise les droits de la “minorité” anglo-québécoise.

Le 17 avril 1998, sous le titre “Distorsion”, le journal Le Droit d’Ottawa publiait les résultats d’un sondage en Ontario:”Plus de 70% des Ontariens ignorent l’existence de l’ACFO(association qui défend les Franco-Ontariens)…seulement 13.5% des Ontariens savent que la minorité anglo-québecoise est beaucoup mieux traitée que les Franco-Ontariens « .

Alors les propos de ce triste sire sont condamnables!

« Contre-productif pourquoi? Regardez toute la merde que la déclaration de Bernier a provoqué. Vaut mieux reculer d’un pas pour en avancer de deux. »

Ça fait un peu hypocrite de chercher à grignoter des appuis en cachant l’ensemble de son idéologie. Encore, s’ils avaient dit quelque chose comme: « Il faudrait abolir la loi 101, mais ce n’est pas pour tout de suite parce qu’on a d’autres priorités. » ça serait plus honnête. Mais « Lors de leur passage à l’émission Tout le monde en parle, à l’automne, ils ont été très clairs sur la loi 101: il ne faut pas y toucher ! »

Après cela, ils osent parler des soit-disant « agendas cachés » de leurs détracteurs.

Le français est en périle et l’anglais demeure LA langue pour s’ouvrir sur le monde (nécessaire aux affaires du moins).

Alors que faire ? Comment les Allemands réussissent à conserver leur langue et être si prospère économiquement ? Un employé nouvellement embauché sera accueilli gentiment en anglais. Mais vous devez vous mettre à l’allemand très rapidement car ils cesseront rapidement…

Serions-nous soumis ? Notre situation géographique est-elle, à elle seule, la cause du problème ?

C’est vrai que Maxime Bernier a été rapidement envoyé au tapis après ses déclarations, et on lui a franchement manqué de respect.

Toutefois, de l’autre côté du ring, il y a aussi le respect de l’intelligence du citoyen qui fait défaut dans le discours libertarien sur la langue. Il suffisait donc d’encourager l’excellence pour que le français se maintienne ? Ben ça alors, on aurait dû y penser plus tôt!

Cette tendance à proposer des solutions simples, relevant du gros bon sens, à des problèmes complexes, elle ne fait rien avancer du tout, sauf le capital politique de certains.

Simple question. Pourquoi, lorsque des personnages public évoquent des idées frôlant l’extrême-droite (surtout dans un cadre économique) tout va bien mais lorsque que des gens comme Khadir et même Layton mettent de l’avant des idées «de gauche» on les traite de rétrogrades, de communistes, de bolchéviques, de stalinistes, etc. etc. D’où provient ce préjugé positif d’emblée pour la droite ?

En examinant le graphique vraiment très parlant (il faut féliciter ici, encore une fois, notre gazettier –sic, pour «blogueur», ou chroniqueur, mieux peut-être?– de la qualité de son information!), il m’apparaît que les pourcentages des «peuvent soutenir une conversation assez longue sur divers sujets en français» proviendrait d’une auto-évaluation…

Alors que les deux autres colonnes seraient plutôt factuelles. Tout en étant bien des auto-déclarations…

Quant au pauvre Bernier… respectable peut-être, mais inepte sûrement!

Personne ne lui a manqué de respect, c’est plutôt lui qui nous a manqué de respect en dénigrant notre loi 101 et en se faisant du capital politique sur notre dos dans une autre province. Diviser pour mieux régner ce n’est pas très honorable!…

Si le Canada n’avait pas été aussi efficace (« efficient » dans la langue de Shakespeare) dans ses politiques d’assimilation (seconde moitié du 19e siècle à 1982) à l’égard des canadiens-français et des autochtones, notre poids démographique serait totalement différent aujourd’hui.

L’effet Trudeau que vous illustrez avec tant d’éloquence en est la preuve. Ce qui me fait dire que le Canada est la meilleure garantie pour l’assimilation des canadiens-français.

M. Bernier essaie de se générer du capital politique dans le RoC en tenant des propos fallacieux à l’endroit du Québec et des québécois.

Lui donner de la visibilité dans ces circonstances est égale à accorder une certaine crédibilité à ses élucubrations.

Maxime Bernier nous a très bien démontré, son immaturité chronique, son manque de jugement flagrant et la hauteur de sa faiblesse d’esprit tout au long de son passage au conseil des ministres de notre bon gouvernement conservateur-réformiste.

Son argumentation ne tient pas la route en regard de toutes les études qui ont été effectuées sur le sujet (survit de la langue française au Québec).

À cet égard je vous réfère à une excellente lettre ouverte publiée ce matin dans le journal Le Soleil de Québec sous la plume de M. Louis Bernard: http://www.cyberpresse.ca/opinions/201102/08/01-4368238-renforcons-la-loi-101.php

Les principes de la liberté permettent à tout un chacun de dire tout ce qu’il veut, y compris des conneries.

Les mêmes principes de la liberté permettent également de dénoncer les conneries qui se disent à un moment donné ou l’autre.

Personnellement, l’auteur d’une connerie ne mérite pas d’être féliciter pour sa connerie. D’autant plus s’il est un personnage publique ambitieux qui peut avoir une influence sur d’autres.

«Le temps ne fait rien à l’affaire ; quand on est con, on est con.»
[Georges Brassens]

Le déclin de la proportion de francophones « de souche » au Canada Anglais est un phénomène plutôt démographique (plus faible taux de natalité, beaucoup plus d’immigrants « allophones » etc.). On pourrait facilement le comparer avec le déclin de la population québécoise comme proportion de la population canadienne. La proportion de francophones au Québéc est plutôt une conséquence indirecte de la loi 101; la pénurie d’immigrants, et l’éxode des Anglophones après 1976.

Réal Caouette, Jean Chrétien, Denis Coderre, Maxime Bernier. Vous avez remarqué que nos plus grands comiques font toujours de la politique fédérale? Rarement de la politique provinciale.

Personnellement, je vais tout faire pour m’assurer que mes enfants auront une l’occasion d’apprendre « correctement » une 2ème et une 3ème langue. À quand les écoles passerelle pour tous?

J’espère que M. Bernier a pris soin de tâter le pouls de sa circonscription électorale relativement à la question linguistique.

Je crois qu’il a été assez intelligent pour mesurer à l’avance la réaction de ses commettants, faute de quoi on pourrait dire qu’il va perdre son siège aux prochaines élections.

Est-il possible que dans ce coin de pays, les gens se foutent de leur avenir linguistique???

L’adhésion de Maxime Bernier au libertarisme, une philosophie incohérente, n’excuse pas tout. Dans l’absolu, selon le credo libertarien, n’importe qui devrait pouvoir s’éduquer dans la langue qui lui convient. S’éduquer en anglais parce qu’on croit que les possibilités d’emploi y sont plus vastes est une idée qui n’est peut-être pas sans fondement mais c’est d’abord et avant tout une mode et un piège propagandiste. Je ne connais pas autour de moi 2% des travailleurs qui aient absolument besoin de connaître l’anglais. Au Québec on peut facilement travailler et vivre toute une vie sans jamais avoir à utiliser l’anglais mais beaucoup d’individus semblent croire le contraire. Ils croient que ce n’est pas possible alors que la plupart d’entre eux ont fait leur vie sans jamais utiliser l’anglais. Je suis contre le droit de fréquenter un CEGEP anglophone quand on est considéré comme francophone et selon moi la loi 101 pourrait même s’étendre à l’université, sauf dans les cas où les programmes visés ne sont pas offerts par des universités francophones.

Je comprends toutefois qu’un libertarien ne puisse pas comprendre cela. Dans l’absolu chaque individu devrait pouvoir étudier en anglais, en espagnol, en mandarin, en portugais, en hébreu ou en extraterrestre si ça lui chante. Cependant un État officiellement francophone n’a pas à offrir ces possibilités à chacun. Ce n’est pas son rôle. Voilà un bel exemple de terrain disponible pour l’entreprise privée. L’apprentissage de l’anglais devrait être banni partout dans la sphère éducative publique. Ce n’est pas à l’État d’offrir cet apprentissage à tous au niveau primaire ou secondaire, pas plus que l’État se doit d’imposer l’apprentissage de la menuiserie ou de la mécanique à tous les jeunes des niveaux scolaires inférieurs. Pourquoi l’anglais et pas le cantonnais? Parce qu’on baigne dans une mer anglophone? Ça n’a pas de sens. Le Québec est une mer francophone. Et puis qui nous dit que nos enfants ne choisiront pas d’aller travailler dans des pays arabes, africains, asiatiques où la langue de travail ne sera ni l’anglais ni le français.

C’est comme pour cette folie des écoles passerelles. Trois années d’apprentissage dans ces écoles coûtent 32,000.00$. Un tel montant est un investissement déraisonnable simplement pour apprendre l’anglais. Et puis en plus c’est une perte. Une perte de trois années et plus d’apprentissage du français. Où est le gain? J’ai toujours pensé que l’anglais n’avait pas sa place dans le milieu éducatif. Il y a tellement d’autres lieux et façons d’apprendre l’anglais que ceux qui tiennent vraiment à l’apprendre n’ont pas besoin de l’école pour le faire. Pourquoi ne pas s’imposer quelques heures d’écoute de la télé anglophone chaque semaine? Pourquoi ne pas offrir des cours privés d’anglais à ses enfants comme on le fait pour des cours de piano ou de patinage? Pourquoi ne pas les inscrire dans des camps de vacances anglophones? Et ainsi de suite. Si quelqu’un peut payer trois années d’école passerelle à ses enfants il peut facilement leur payer un apprentissage de l’anglais équivalent à moindre coût tout en ne les privant pas de l’apprentissage gratuit du français. Pour rien (en écoutant la télé en anglais, par exemple) ou pour beaucoup moins de 32,000$ une personne peut apprendre l’anglais avec autant d’efficacité sans pour autant se priver de l’apprentissage du français. On est toujours plus riche et les possibilités d’emplois sont toujours plus grandes quand on maîtrise plus d’une langue mais cela ce n’est pas à l’État d’offrir cette possibilité quand il existe des centaines d’autres façons de parvenir aux mêmes résultats.

Pourquoi l’État québécois devrait-il se tirer dans les pieds? Vous en connaissez beaucoup des pays qui dépensent des fortunes pour s’assimiler eux-mêmes à d’autres cultures ou d’autres langues et ainsi lentement se suicider collectivement? Le recul ou le déclin du français au Québec est déjà assez rapide sans que l’État québécois y contribue lui-même. L’environnement joue déjà très bien ce rôle.

Imagine…

Plus de frontières, une seule langue comprise de tous, une seule grande culture mondiale uniforme. Quelle platitude. Rien de différent à découvrir nulle part. Une seule forêt formée que de sapins et habitée que par des loups. Il faut absolument protéger la diversité humaine, y compris la nôtre, et cela ne peut se faire parfois qu’avec des lois solides en raison de la nature souvent irréfléchie de l’esprit humain, généralement plus rêveur que réaliste, comme l’esprit libertarien.

« […]des intolérants caractériels qui ne peuvent souffrir quiconque dont l’opinion diverge de plus de 45 degrés de la leur[…]. »

Il y en a de l’intolérance, beaucoup… mais des deux côtés de la clôture. Les commentaires pro- « droite décomplexée qui se plaît à rentrer dans l’immobilisme des Québécois » ne sont pas plus reluisants dans les blogues.

Au fait: tout en défendant la Charte, je me plais quand même à penser que cette « excellence » dont parle MB serait la bienvenue. Pourrions-nous ne pas défendre que la place du français, mais aussi sa qualité ? Cette fierté-là, nouvelle, me réconcilierait un peu avec le nationalisme québécois.

C’est ce qui explique pourquoi je suis ce blogue. Pas seulement votre jugement légendaire mais l’honnêteté qui le sous-tend.

Vous attaquez le message, non le messager, et ça c’est du travail ! Vous étayez vos propos en ne ménageant aucun détail, aucune statistique, et ça c’est du travail (Le travail … de Lucien Bouchard !)

On est loin de l’expéditif, si tentant à notre ère où on consomme en quantité plutôt qu’en qualité.

On en veut d’autres comme vous. Beaucoup d’autres.

@rod – l’ami Bernier a commencé sa carrière politique dans l’entourage de Bernard Landry. Il agit comme un péquiste et il a, comme un péquiste, un raisonnement douteux.

La loi 101 est antidémocratique et irrespectueuse de la liberté des individus. Je suis libérale (petit ‘L’), je suis contre cette loi.

Par contre, tant que le Québec sera une province canadienne et aura l’obligation, tel que lui impose la Constitution, d’offrir l’anglais dans ses institutions, comme à l’Assemblée nationale et dans les cours, la loi 101 demeure, selon moi, dans les limites qui « sont raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique. »

Si le Québec devient un pays, il faudra vite se débarasser de cette loi.

3 mythes courants, et tous aussi invraisemblables, au Québec:

1) l’immaculée conception.
2) l’assomption.
3) l’inhérente perfection et inviolabilité de la loi 101.

Sortez le catholique crédule du souverainiste moyen, et sa crédulité revient au galop via son culte aveugle et sectaire de l’inviolabilité de la loi 101.

Depuis le temps que la loi 101 a été affaiblie, charcutée, édentée et méprisée par des Québécois àplatventristes sur l’autel du fédéralisme assimilateur, Bernier n’est pas si loin de la vérité.

« Personnellement, je vais tout faire pour m’assurer que mes enfants auront une l’occasion d’apprendre “correctement” une 2ème et une 3ème langue. À quand les écoles passerelle pour tous? » (Rémy Gauthier)

60% des Québécois sont bilingues.

Pas besoin d’effort particuliers pour être bilingue au Québec.

Je demeure en supposée région et mon fils n’est pas allé à l’école passerelle. Il est allé comme tous à l’école francophone et pourtant il est bilingue et travaille comme intervenant dans un milieux public plutôt anglophone à 24 ans.

Un cour en immersion ou un cour intensif en anglais pas les soirs sont suffisant pour être parfaitement bilingue au Québec, milieux très anglo.

De plus on ne maîtrise jamais une deuxième langue sans maîtriser son français.

Tout le reste n’est qu’un complexe d’infériorité de colonisé.

Votre intervention, monsieur JF Lisée illustre à nouveau un certain manque de jugement de votre part qui n’est pas sans rappeler le curieux max bernier.
Je m’étonne de ce que des journalistes rapportent les propos de Max. bernier en dépits du peu de crédibilité: recensement tronqué,casser du sucre sur le dos des Francophones, … ou malette de documents secrets oubliés, …ce petit député fait honte. On a l’impression qu’il vendrait sa mère pour gagner en réputation. Ce n’est pas un libertaire, mais un opportuniste. Il y a beaucoup de gens honnêtes et intéressants en politique, tant de dossiers importants qui requièrent compétence et bon jugement, alors messieurs les journalistes, sachez porter votre attention à ce qui est crédible.

Sur le seul sujet de la langue: le français dégringole depuis 2002/2003, tant au Québec qu’au Canada. L’immigration anglophone ou anglotrope est trop élevée et ressemble à un plan d’assimilation et de marginalisation des communautés francophones à travers le Canada, la clause éducation en français là ou`le nombre le justifie de la Charte canadienne sert à créer une injustice envers les Canadiens-français du ROC, etc…

Gagnez en sens commun et en sens pratique Monsieur JF Lisée et qui sait vous deviendrez peut-être utile. Vos opinionssur tous les sujets sont des vents disgracieux et nuisibles à la cohérence..

Michel P.

Monsieur JF Lisée

Votre analyse sous le titre « les effets du libre choix linguistique au Canada » est juste et utile dans tout débat ultérieur. Cette analyse fondamentale est inconnue au Canada-anglais, et le Bloc québécois ne la met pas en évidence dans ses argumentations.

Bien votre
Michel P.

Croyez-vous vraiment, M Lisée, que Pierre E. Trudeau soit arrivé en politique parce qu’il y avait « …une situation d’urgence dans le domaine linguistique »…?

Que je me souvienne, la langue française n’avait que la revanche des berceaux pour assurer sa survie avant 1960.

À cette époque, P.E. Trudeau était peut-être connu dans son milieu dit « d’intellos », mais en dehors, au mieux, un loose cannon, bien moins connu que Maxime Bernier.

Je crois que la « situation d’urgence » est surtout apparue au Québec lors de la nationalisation des compagnies d’électricité. L’arrogance des dirigeants anglophones, surtout de la Shawinigan Water and Power, envers le gouvernement du Québec, avait fait scandale et avait été sentie comme un coup de pied au derrière par beaucoup de francophones. Il y a eu d’autres cas. Serait-ce de ce réveil que P.E.T. a conclu à une « situation d’urgence »? Et à propos de quelle langue?

Si j’ai bonne mémoire, il était aussi, contre la nationalisation de ces compagnies. Qui sait, au fond… il y voyait peut-être une première forme « d’insurrection appréhendée. »

Salutations cordiales

Si je ne m’abuse, il y a déjà 8 provinces canadiennes OFFICIELLEMENT unilingues anglophones et personne n’en fait tout un plat.

Pourquoi faut-il faire un drame de la loi 101 alors???

Être bilingue c,est bien relatif a ce que vous faites dans la vie. Si votre travail demande assez d’élocution, de soutenir des points de vue d,arguementer voir d,écrire des rapports qui seront publiés, on est loin de commander sa vinaigrette on the side.
Tant qu’on a pas a s,en servir comme tel juste de comprendre. ..
N’empêche que c’est pas drôle au québec de ne pas pouvoir recevoir une éducation même si tu paie le prix qui satisfasse nos besoins en langues étrangères, en sciences, en math… même au privé, même après les classes on régimente qui peut ou ne peut pas suivre tel ou tel cours. On appel ça de la liberté. Il me semble qu’on doivent avoir des droits individuels qui nous permettent un minimum de liberté. On attaque la vie de personne. Si c’était le cas on pourrait comme les ailes d,angèle réclamer la fin des procédures? C’est tu une joke? On parle d’accusations de meurtre au criminelle et peut-être qu’ils vont s’en sortir haut la main. Tandis qu’on a même pas la liberté de choisir les d’étudier l’anglais enrichie, les maths les sciences et d,accéder a des programmes d’études en n’importe quoi. Si on a un nom québécois on est faites comme des rats.

Pourquoi on est faites comme des rats parce qu’ils savent qu’on est moutons. On ne va pas entamer des procédures judiciaires, les dénoncers dans les journaux, réclamer les droits de la personne parce que même si on sait qu’ils ont tord qu’on suis toutes les procédures au finald on va respecter leurs décisions même si elles sont injustes. On ira pas faire sauter la baraque. J’ai une cause contre des mafieux ça veut dire quoi en claire. Que le ministère de la justice reporte aux calandres grecs espérant que je rentre dans mon trous. Que tout ce que je transige avec le gouvernement ça vire en merde, qu’on m’envoie des lettres pour me réclamer des montants (même si mon comptable est un ancien fonctionnaire d’impôt… on s,entend tu qu’on est au minimum dans les dépenses. Pourquoi parce j,aime travailler, que l’argent ça n’est pas la chose la plus importante dans ma vie et que même si on m,en doit a gauche et a droite je n’investie pas grand énergie dans ça. Les mafieux vous l’aurez compris c’est plus une question de principes. Il y a des limites a ce qui est acceptable.Quand la cour n’inscrit même pas ta cause malgré un dossier complété depuis 9ans…

M. Lisée, ce qui m’étonne chez Maxime c’est cette propension à ne pas respecter les efforts que nous avons du faire pour arriver à nous protéger quelque peu. Et ce que nous avons construit, est attaqué continuellement de toute part. Ce Monsieur, fils d’un ancien député qui a construit son château-fort, dans la Beauce a profité de ces assises pour prendre la place son père. Cette Beauce, où je suis confiné, souvent, de par mes obligations de survie, étant auteur-compositeur et devant faire des animations de cabane à sucre pour m’auto-subventionner. Je ne connais pas un restaurant où endroit public où la musique de fond est en français. Ayant déjà été propriétaire d’une boîte à chanson, qui se dédiait aux compositeurs-interprètes vivants, je connais bien les problématiques rencontrées par ceux-ci dans ce petit marché francophone géré par un CRTC canadien. La canadienne pensée de Maxime, à base d’une américanisation rêvée qui fut la force de la ¨Silicone valley » en bordure des lignes, maintenant attaquée par la ¨Chineese valley¨ irrite au maximum un natif du Lac St-Jean, que je suis. Je n’ouvrirais pas une boîte à chanson dans ce coin du Québec , avalé par le country américain, le Johnny Cash répétitif et le Hard Rock qui les habitent. Alors, partir d’une mentalité comme ça pour donner sa libertarienne idée, NON. Parler des fourberies et fraudes des Afghans, alors qu’il fait partie d’un tel type de gouvernement, NON. Donc je questionne votre politesse de salon, ou de respect d’un individu fréquenté dans les coulisses du pouvoir. Vous perdez du temps à faire de la politesse, alors que les enjeux en cours, qui nous échappent des mains parce que gérés par d’autres, des gens qui jouent avec nos institutions mettent en avant ce type d’opportuniste, qui en plus, comme on dit, ne l’a pas. Sinon, la jobine de député que son père lui a donnée.

Maxime Bernier n’a pas beaucoup d’importance. Je suspecte l’ambition, qui sera sans doute récompensée lorsqu’il décidera de mettre un terme à sa carrière politique. Comme l’ont souligné d’autres commentateurs, c’est surtout la réponse (ou l’absence de réponse) de Stephen Harper. Qui ne dit mot consent.

Comme l’a déjà écrit Josée Legault, Harper joue la « wedge politics », telle qu’on la pratique aux États-Unis et on peut constater le contraste saisissant entre les opinions publiques du Québec et du Canada qui se sont exprimées sur le sujet au cours des derniers jours.

Hier c’était la loi 101; avant c’était le Colisée, les changements climatiques, le financement des partis politiques, les jérémiades au sujet de la péréquation, le poids du Québec à la Chambre des Communes, le français aux olympiques de Vancouver ou le financement de la culture.

Harper se prépare à aller se chercher une majorité sur le dos du Québec et j’ai l’impression que nous devrons titer les conclusions qui s’imposeront plus tôt qu’on pense.

À mon sens, par cette intervention, M. Bernier a surtout voulu faire parler de lui; force est de constater que c’est réussi! M. Bernier est manifestement ambitieux et cherche peut-être, comme un certain Iznogoud, à « devenir calife à la place du calife ».

Bonjour,
Avec un profond respect, si nous pouvons essayer de regarder la Loi 101 par une autre fenêtre, et non pas celles qui certains veulent bien en orientant notre regard afin de nous convaincre des vertus de la Loi 101. La Loi 101 ne fut qu’un sparage, une grosse illusion afin de conforter la plupart des nationalistes québécois, surtout les purs et les durs. En votant cette loi en 1977, Monsieur René Lévesque était en désaccord avec le tout mais il a voulu calmer le jeu en se prêtant avec le Parti Québécois à voter cette loi inutile qui est sur le fond, un accroc à la démocratie en versant dans une forme de totalitarisme….. Et je m’explique….
En effet, dans toute l’histoire du Québec depuis la Confédération de 1867 jusqu’au début des années 1960, les villes de Montréal et de Québec étaient surtout habitées par des anglophones et quelques nouveaux arrivants et les nationalistes québécois étaient confinés au Québec profond et sa ruralité. Montréal était toute rouge libéral de temps de Feu Maurice Duplessis et les régions du Québec profond par leur nationalisme élisaient l’Union Nationale car les comptés ruraux étaient beaucoup plus nombreux que les circonscriptions citadines. Les curés encourageaient la terre et prévenait les nationalistes que les grandes villes étaient des lieux de perdition et de péché. Cultivez la terre, disaient-ils et faites de nombreux enfants afin de soutenir la Race….
En outre, dès 1959, Feu Maurice Duplessis refusa qu’Ottawa avec son propre argent prolonge la route transcanadienne de Montréal à Québec. Une seule voie était suffisante, de quatre à cinq heures pour faire le trajet, ce n’était pas grave et Ottawa essuya un refus catégorique, une fin de non recevoir où Ottawa se résigna d’attendre l’arrivée des libéraux de Monsieur Jean Lesage en 1960.
Par ailleurs, dans cette effervescence de l’arrivée des libéraux au pouvoir en 1960, la Révolution Tranquille prit son envol. Construction de la Transcanadienne Montréal-Québec à deux voies, construction du métro de Montréal, construction du Boulevard métropolitain et de l’autoroute des Laurentides en fonction du futur complexe de General Motors à Boisbriand et de ses milliers d’employés affairés à construire l’usine qui débuta en 1965 et toutes les infrastructures pour la construction d’Expo 1967…… Du pain sur la planche, disais-je !
Cependant, pendant ce temps dans le Québec profond des nationalistes, les gens séchaient littéralement debout pauvre comme la gale avec des familles d’une dizaine d’enfants….C’est alors que l’exode commença vers Montréal et toutes les régions du Québec se vidèrent pour venir gagner leur croûte à Montréal qui vivait un manque flagrant de main d’oeuvre. Et si quelqu’un voulait bien, il avait le choix entre plusieurs emplois bien rémunérés car la demande dépassait largement l’offre. Des villages fermaient dans le Québec profond car ses habitants avaient choisi de déserter pour la Métropole où à chaque quadrilatère, des constructions d’édifices avec des logements plus petits pour accommoder ce flux migratoire des nationalistes du Québec des régions désormais vidées de leur jeunesse.
Finalement, avec ce flux migratoire du Québec profond, Montréal était envahie par des francophones dès le début des années 1960 jusqu’après la construction pour les Olympiques de 1976. Ce qui donna ce faux semblant de la francophonie qui submergea la population anglophone et de loin. Dans ce contexte arriva la Loi 101 en 1977 pour calmer certaines ardeurs des purs et des durs du Parti Québécois. Mais ce n’était qu’une question de temps car, avec la Crise économique de 1979-1982, Montréal commença à se vider des francophones venus travailler dans la Métropole. Et beaucoup de nationalistes québécois ne pouvant plus composer avec le côté cosmopolite de Montréal fuyaient vers le 450, soit vers Laval au Nord, vers la Rive Sud et vers l’Est de Montréal et ses villes dortoirs de Repentigny, Lavaltrie etc….. Les nationalistes québécois désertaient Montréal dans toutes les directions exceptée vers l’Ouest de Montréal où les Anglais avaient leurs fiefs et étaient omniprésents. Ainsi, en se vidant de tous ses pures laines allergiques au côté cosmopolite de Montréal et de ses différentes ethnies qui la composent, Montréal redevient ce qu’elle a toujours été avant les années 1960, une ville qui redeviendra densément peuplée d’Anglophones qui eux, ne craignent pas la grande Ville et sa diversité…… La Loi 101 et ses bénéfices ne furent qu’un écran de fumée avec une conjoncture qui sembla lui donner un aura qu’elle n’a tout simplement jamais eue….. Au plaisir, John Bull.

M. Lisée, j’ai lu votre brillante démonstration dans votre livre « Sortie de secours », en 2000.Vous démontrez, noir sur blanc, que le Canada d’aujourd’hui est moins bilingue qu’avant l’adoption des lois trudeauistes.

D’autre part, je suis devenu souverainiste quand j’ai compris ceci:être fédéraliste, pour un Québécois, c’est reproduire le modèle des Francophones hors Québec. C’est-à-dire être toujours dans une situation de quêteux, de quémandeux. Qu’il suffise de rappeler que toutes les tentatives de réforme du fédéralisme, depuis 50 ans, ont TOUTES échoué.TOUTES. Mieux encore, le Québec est régi par une constitution imposée de force et aucun parti politique québécois ne reconnaît cette infâmie de 1982.

La constitution de 1982 est cadenassée:
autre « brillante » réussite de Trudeau et du PLC!
Faut-il rappeler qu’il y avait 74 députésd libéraux fédéraux(sur 75) en 1982?

Monsieur Lisee.
Ce dont les francophones hors Quebec ont a vivre en Colombie Britanique et les autre provinces: je ne le souhaite pas au Quebec. Monsieur Harper en transferant l’argent aux provinces a negliger les loies sur les langues officielle du Canada et en laissant Monsieur Bernier faire l’enfant gate il ne fait que prouver qu’il se fiche de nos droits et de la charte.

J.F. Lisée dans son volume « Sortie de secours », février 2000, consacre tout un chapitre(le chapitre 6) sur la question du bilinguisme.

A partir des données des recensements de 1951 à 1996, il démontre TRÈS CLAIREMENT que le Canada d’aujourd’hui est moins bilingue( au sens de francais-anglais) qu’avant l’arrivée de Trudeau en 1968. Il écrit:

« UN ÉTAT D’IMPLOSION APPRÉHENDÉE Le pays est moins bilingue qu’avant l’élection de Pierre Trudeau.Après plus d’un quart de siècle de
trudeauisme, le caractère francophone du Canada est en régression…..Malgré l’instauration de droits formels pour les
francophones depuis 25 ans, LE PAYS EST MOINS BILINGUE QU’AVANT L’ÉLECTION DE PIERRE TRUDEAU….. »

Il suffit d’entendre souvent parler anglais dans un Best Buy aux Galeries d’Anjou dans l’Est de Montréal pour comprendre la force de l’attraction de l’anglais dans la métropole du Québec. Lorsqu’on sait que St Léonard à côté d’Anjou a vu sa population d’origine italienne s’assimiler majoritairement à l’anglais entre 1950 et 1977. La loi 101 trouve sa source d’ailleurs dans le conflit linguistique de St Léonard en 1969-1977.

Voilà un commentaire de rappel guère attrayant qui tout au moins explique ce qui devrait être une évidence partagée par tous du pourquoi de la loi 101. Les libertariens n’en n’entendent rien, l’idéologie est aveugle et sourde.

Remarque pratique: nous voyons de plus en plus les Marcotte et Duhaime à TVA participer à des débats en trompe l’oeil chez Martineau. Probablement un hasard comme ça.

» sachez porter votre attention à ce qui est crédible. »

M. Bernier est un député plus écouté que l’on pense, et à ce titre il mérite qu’on s’arrête sur ses propos, qu’ils soient justifiés ou absurdes.

En passant, l’hôte a axé son article sur le respect de l’adversaire dans un débat, et ainsi il s’élève au-dessus d’une mêlée pleine de propos vitrioliques. Ça fait du bien.

Je ne prendrai pas la défence de Maxime Bernier, ni des deux comparses du mouvement libertaire; certainement pas. Ils ne le méritent pas!

@Jean-Serge Baribeau :
février 9, 2011 à 8:03

» Maxime Bernier est, à mon humble avis, un politicien toxique et délétère! »

Il semble que M. Bernier milite aujourd’hui pour le retour de l’étalon-or afin « d’ancrer la monnaie dans l’or ».

http://www.maximebernier.com/2010/01/ancrer-la-monnaie-dans-lor/

Il partage cette phobie monétariste avec l’extrême droite américaine, notamment celle de type » milicien-patriote ». Jared Lee Loughner, dit le tueur de l’Arizona, avait les mêmes délires.

» … le jeune homme fustigeait la « monnaie qui n’est pas adossée à l’or ou à l’argent », un thème très répandu au sein du mouvement des milices patriotiques et développé notamment dans le film conspirationniste Zeitgeist, de Peter Joseph. Un film dont Loughner était un véritable fan et qu’il se passait en boucle si l’on en croit ses anciens condisciples. »

http://www.conspiracywatch.info/Le-tueur-de-l-Arizona–obsede-par-la-theorie-du-complot_a617.html

Je ne sais pas si Maxime est de droite sans être timbré ou s’il est de droite et timbré, mais je lui conseille pour sa santé mentale d’arrêter les lectures toxiques.

Un mec qui a perdu son ministère fédéral parce qu’il a laissé des documents « top secret » chez sa maîtresse et lorsqu’elle voulue lui remettre lui a dit de les jetter….c’est pas particulièrement faire preuve de jugement….on dit qu’il a des opinions qu’il y a droit….ouais mais pas de jugement faut quand même le souligner.
Harper lui a comprit qu’il n’avait pas de jugement…il l’a limoger.
Qu’attendent les beaucerons pour faire en sorte qu’ils fassent preuves de jugement et mettre l’énergumène à la porte.

Là où vous voyez du courage, M. Lisé, je ne vois qu’opportunimse et désir de plaire au ROC.
J’ai toujours pensé que M.B. était un 2 de pic et je le pense encore.

Si M. Bernier a réussi à apprendre l’anglais c’est qu’en tant que Québécois, il est possible de le faire.

Il s’agit d’être motivé. Comme il existe deux langues officielles du Canada, l’apprentissage de ces deux langues devrait s’appliquer pour tous: francophones, anglophones et allophones.

Il faut cependant fortement insister qu’au Québec, c’est en français que ça se passe et pour ce faire, il faut garder la loi 101.

Des cours d’immersion en français et en anglais seront nécessaires au Secondaire et ceux qui désireront parfaire la qualité de la langue seconde étudiée, n’auront qu’à s’inscrire à des cours privés par la suite.

Par expérience, l’apprentissage d’une langue est comparable à l’apprentissage de la musique. On peut y être doué ou pas…tout dépend de son talent et de sa motivation.

Un politicien conséquent serait le regretté Jean-Robert Gauthier. Il disait qu’il refusait qu’on le compte pour qu’il obtienne un droit, qu’un droit c’est un droit que l’état ne peut décider d’accorder seulement lorsque le nombre le justifie.

Député libéral du caucus de Pierre Trudeau il eut le courage de voter contre la ligne de son parti et contre le rapatriement de la Constitution en 1982. Il a défendu ce principe jusqu’à sa mort.

Si M. Bernier croit vraiment que l’état n’a pas à dicter à un citoyen le choix de la langue d’enseignement de son enfant, Bernier devra s’engager à promouvoir un amendement à la section 23 de la la Loi constitutionnelle de 1982 afin d’abolir l’exigence « lorsque le nombre de ces enfants le justifie » pour l’accès à l’instruction dans la langue minoritaire.

Je ne retiendrai pas mon souffle.

Je crois avoir lu quelque part sur le Net que M. Bernier parle très laborieusement l’anglais et que son accent est à couper au couteau.

N’est-ce pas profondéement ironique???

Courageux ou bassement opportuniste???

Je crois que M. Lisée fait une analyse très intéressante et bien étayée sur le fait français. Je suis moi-même d’accord avec l’affirmation que la loi 101 est une loi positive. Toutefois, je tiens à faire remarquer que les chiffres de M. Lisée ne démontrent pas nécessairement que les libertariens ont tort (je n’inclus pas PET là-dedans); vous vous trompez simplement sur l’objectif que ces gens considèrent. Pour eux, l’exercice du libre choix est primordial. Donc, selon eux, les quelques centaines de milliers de francophones qui ont adopté l’anglais comme langue d’usage à la maison l’ont fait par choix, et ainsi doivent avoir considéré que c’était une décision optimale et qui augmentait leur bien-être. Si le gouvernement leur avait refusé cette possibilité, ils en auraient potentiellement souffert.

Je ne suis pas d’accord avec cette analyse (pour des raisons qui seraient longues à expliquer), mais tout ce que je veux dire c’est que les chiffres présentés par M. Lisée ne vont pas à l’encontre de la pensée libertarienne.

Que vous estimiez que monsieur Bernier soit presque brave d’être conséquent avec lui-même…soit…mais qu’il aide, par ses propos , à nourrir la vindicte des anglophones hors Québec contre la loi 101, ces derniers qui ne font pas toujours une analyse nuancée de notre problématique et qui savourent tous les propos qui visent à ébrécher notre sécurité linguistique nationale,…c’est là que je ne suis pas d’accord.

Je crois que tous les québécois devraient lire le commentaire de M. Youlle 51 qui résume très bien ma pensée. Tous les éléments s’y retrouvent: 1) Bien maîtriser sa langue aide à mieux apprendre les autres, 2) déjà plus de 50% de la population est bilingue au Québec, 3) Apprendre l’anglais au Québec n’est pas si difficile, il s’agit simplement de faire un effort personnel. Et surtout 4) Complexe d’infériorité que je remarque à chaque jour chez certains québécois.

M. Youlle a parfaitement raison. J’ai d’ailleurs gradué d’une école secondaire publique anglophone, les étudiants étaient bilingues, ils parlaient le FRANGLAIS et l’ANGLAIS (qui était parfois plus pauvre en vocabulaire que des étudiants provenant d’écoles francophones). C’est mon parcours à l’école anglaise qui m’a convaincu que la souveraineté était désirable pour le Québec (je conserve de très bonnes relations avec mes amis de ma promotion).

@ Raymond Campagna (# 50):

Et nous qui croyions que le Bloc québécois nous défendait à Ottawa…

À vous lire, il est clair que els bloquistes ont fait un très mauvais travail et qu’il est temps pour les Québécois de voter pour un parti politique susceptible de prendre le pouvoir.

Il faut DÉBLOQUER le Québec!!!

@François 1

Vous vous trompez dans les copier-coller de vos vieux billets.

La loi 101 est québécoise. Pas ottawaïenne, voyons !

🙂

@ Raymond Campagna (# 82):

Allez relire votre billet # 50 auquel je me référais…

Je répète: le Bloc québécois fait un travail misérable et pitoyable à Ottawa et le Québec serait beaucoup mieux servi s’il votait pour un parti susceptible de PRENDRE le pouvoir plutôt que de se résilier à jouer les éternels et inutiles gérants d’estrade.

Il y a des erreurs de jugements grossiers dans les raisonnements des libertariens. La liberté est un privilège pour les gens civilisés. Si quelqu’un en abuse, pour autant que je sache, on la lui retire. Sinon, il n’y aurait ni loi, ni prison.

Lorsque des milliers de gens arrivent au Québec et viennent renforcer massivement les rangs de l’anglais, qu’ils viennent dire brutalement «sorry I don’t speak french» ou «so, your one of thoses!», ignorant ainsi toute règle d’éthique élémentaire disant qu’on ne doive pas être une nuisance pour notre société d’accueil, je crois alors que les restrictions aux libertés individuelles deviennent plus que justifiables.

Ou sinon, alors ouvrons toutes nos prisons et abolissons toute loi.

Les lois, hélas, sont rarement parfaites, dans leur libellé autant que dans leur application. Mais celles-ci nous sont imposées par ceux qui les enfreignent justement, parce ceux-là ne reconnaissent que la leur propre. C’est encore plus triste quand en plus ils se mettent sous le couvert de la loi (fédérale) pour légaliser leur impolitesse.

Je crois que Maxime Bernier a tenu un discours qui l’a dépassé. J’ai communiqué avec lui sur son blog tout en lui disant qu’il n’avait pas complètement tort et il m’a « fluscher ». Il a probablement eu peur que j’aille plus loin que lui. Contrôle, Hoo Contrôle ! T’sé veu dir. Mes ancêtres venu de France sont ici depuis le milieu des années 1 600 et en 1953, j’ai été expulsé des écoles publiques française du Québec ; je n’étais pas Catholique. Il n’y avait pas d’écoles française au Québec, il n’y avait que des écoles religieuses. Il n’y a pas si longtemps, nous avons fait collectivement au Québec, la démonstration que nous étions vraiment très évolué ! Plus tard, je me suis rendu compte que les gens dans ma situation se comptait par milliers. Hors, pour moi et les miens, la loi 101, c’est un non-sens.

Si la loi 101 n’était qu’un outil obligatoire pour assurer la différence d’un territoire et des gens qui l’habitent … bien selon moi, il en vaut la peine de garder cet outil sur le dessus du coffre … ainsi il est visible en tout temps, prêt à l’emploi et facile d’accès …

Maxime Bernier a beau dire que Les Québecois devrait avoir libre choix de la langue d’enseigment, Il oublit que nous sommes (les québecois)dans un ensemble canadien dont le libre choix n’est pas offert parceque il n’existe pas, sauf pour une parti du Nouveau Bruswick.

La langue est un moyen de communication, la société est en droit de choisir ses moyens de communication dans ses rapports avec les citoyens, dans l’éducation, au travail et dans l’affichage. Elle a besoin de ce droit pour la cohésion sociale. Le droit individuel doit céder le pas dans ces dommaines au droit collectif et si M. Bernier mérite le respect pour l’affiramtion de ses convictions, nous nous devons d’énoncer sa très grande erreur qui menace notre société québécoise.

Je crois que vous jugez trop rapidement les francophones hors-québec. J’habite l’Ontario et vous avez tort de nous mettre tous dans un panier de crabes au dessus d’un chaudron bouillant.Votre analyse est méprisante. La colonne turquoise m’intéresse. Comment l’expliquer? Migrations québecoises au Canada? Phénomène de l’immersion? La loi 101 est valable et mérite d’être rafraîchie pour lui extraire des contraintes inutilement désagréables après trois décennies.

Ce Maxime Bernier « quelconque » est d’une insignifiance politique, d’une culture interrogative.. et dire que ce charmant Harper
en avait fait un…Ministre! Quelle farce!!!