À la défense (des droits) de Tony Tomassi

Le député de Mercier, Amir Khadir, est formel. Les accusations criminelles portées contre l’ex-ministre libéral Tony Tomassi devraient entraîner sa démission immédiate car, dit le cochef de Québec Solidaire, Tomassi est « au banc des accusés ».

Même Tomassi a droit à la présomption d'innocence !

Il est rare qu’Amir Khadir me fasse penser à Nicolas Sarkozy. Mais cette fois, oui. Il y a un an, le président français déclarait ce qui suit à propos de son ennemi politique Dominique de Villepin, lui aussi au banc des accusés:

«Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel.»

Or Villepin n’était nullement « coupable », il était ce qu’on appellerait ici un « accusé » et ce que la France, plus sensible à la présomption d’innocence, appelle un « prévenu ». Villepin a d’ailleurs été lavé de tout soupçon.

Quel rapport avec Tomassi ? C’est précisément que, pour l’instant, Tomassi n’est coupable de rien.  Le député Khadir affirmait hier au Soleil qu’il allait déclencher le processus de destitution du député si ce dernier refusait de démissionner illico, donc avant d’avoir reconnu sa culpabilité ou d’être trouvé coupable.

L’attitude d’Amir Khadir est troublante, venant d’un législateur, donc d’un gardien de nos libertés. Surtout d’un législateur de gauche.

Certes, la chose se complique un peu du fait que le Premier ministre a affirmé, le 6 mai 2010 que « M. Tomassi a confirmé qu’il a utilisé cette carte [de crédit] pendant une certaine période de temps, aux frais de l’entreprise BCIA. »

« Il n’a jamais nié », affirme Amir, qui se transforme en procureur. Oui, mais il n’a pas admis non plus. Nous n’avons pour l’instant que la parole de Jean Charest qui, d’habitude, n’est pas suffisante pour emporter la conviction du député. C’est du oui-dire.

Pas mon politicien favori

Tony Tomassi n’est pas mon politicien favori. Mais la présomption d’innocence est un de mes principes favoris. Tomassi exerce ses droits de citoyen. Jusqu’à hier, il n’était encore accusé de rien. Le 14 novembre, devant un juge, il plaidera coupable ou non coupable.

S’il plaide coupable alors, oui, il devra démissionner. Et s’il ne le fait pas, l’Assemblée nationale pourra le destituer car il aura admis s’être placé « dans une situation de conflit d’intérêts ».

S’il plaide non-coupable, il appartiendra au pouvoir public de faire, devant le juge ou devant un jury, la preuve hors de tout doute raisonnable qu’il a commis un crime. Il y a des raisons pour lesquelles notre droit ne prend pas à la légère la décision de retirer à un citoyen sa liberté… et son gagne pain. C’est son bien le plus cher.

Selon Amir Khadir, puisqu’il est accusé, Tony Tomassi est nécessairement coupable. Donc doit nécessairement démissionner. Sa culpabilité est-elle vraisemblable ? Certes. Est-elle démontrée ? Non. As-t-on seulement sa version des faits ? Pas encore.

Il a perdu son poste de ministre et fut expulsé du caucus libéral. La décision de l’inclure ou de l’exclure n’appartenait qu’au Premier ministre. C’est le fait du Prince. L’inclusion dans un conseil des ministres n’est pas un droit. Dans notre système, il appartient au Premier ministre de poser un jugement sur le caractère irréprochable de ses ministres — comme d’ailleurs sur leur compétence.

Mais demander, comme le fait Amir Khadir, à un député de démissionner alors qu’aucun juge ne s’est encore prononcé sur une accusation qui vient d’être portée serait, ni plus ni moins, qu’un déni de justice.

Et on n’est réellement attachés aux droits et libertés que lorsqu’on les défend à propos de personnes qui nous paraissent détestables.

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Voilà qui est du plus élémentaire respect des droits individuels dans une société démocratique.

Vous avez raison d’en faire le rappel.

Juste une petite précision qui, à mon sens, vient se porter à l’encontre de votre argumentation.

Je suis tout à fait d’accord avec votre propos général sur la présomption d’innoncence, mais il me semble nécessaire de préciser que M. Khadir n’en dit pas autrement. Lors de son point de presse (ou déclaration) il mentionne très explicitement que sa demande de démission de M. Tomassi n’est pas basé sur son jugement de sa culpabilité, et lui reconnait le droit à la présomption d’innoncence. Son argumentaire en faveur de sa démission se fait sur des raisons politiques, sur la question de l’apparence de conflit d’intérêts, et non sur le plan criminel…

Ce sont ces excès de zèle de tous politiciens confondus que le cynisme est à son paroxisme actuel.
Quand ce n’est pas Marois , c’est Legault ou Fournier ou Drainville

Tous de la même couleur…beige

P.S. Moi aussi je ne suis pas un fan de Tomassi

Dans les faits et pour être d’une moralité irréprochable, vous avez entièrement raison, monsieur Lisée. Mais dans le cas ce petit monsieur Tomassi, les faits sont assez éloquents pour lui demander de ce retirer, à mon avis.

Les Québécois en ont assez de ce genre de petit politicien profiteur et corrompu. Vous ne verrez pas grand monde se lever demain matin pour aller manifester pour la défense les droits de ce petit bonhomme. On a déjà de la misère à en avoir pour réclamer une commission d’enquête sur la construction!

En passant, Jean Charest s’est dit SENSIBLE à la mise sur pied de cette foutue commission d’enquête publique. Mais, IL SE FOUT DE NOTRE GUEULE ce Charest? Il nous croit pour des imbéciles. Son attitude est ni plus ni moins que de la provocation. Cela n’augure rien de bon, à mon avis!

Si Jean Charest pense que la population du Québec va abandonner sa demande d’une commission d’enquête publique. Il se trompe. Il ne fait que retarder sa fin comme politicien et celle de son parti, le parti libéral du Québec.

L’Histoire retiendra de lui que Jean Charest aura été le chef du parti le plus corrompu du Québec moderne.

Bonjour M. Lisée,
Bien d’accord avec la présomption d’innocence. Par contre. dans le cas d’un député qui a des démêlés judiciaires, qui sera le représentant à l’Assemblée Nationale pour les gens de son conté? Un député mis en accusation criminelle peut-il faire son travail en toute quiétude? On doit tenir compte des citoyens qui perdent leur représentativité à l’Assemblée Nationale… Pas simple.

Christian

Vous ne me convainquez pas, sans avoir tort vous n’avez simplement pas la même opinion que moi sur le sujet.

Dans une période de cynisme incroyable où les citoyens associent tous les politiciens automatiquement à des êtres corrompus, je crois qu’il serait la moindre des choses qu’il démissionne pour pas alimenter le climat de méfiance à l’égard de la politique qui s’alimente déjà tout seul.

Pour moi, il a la présomption d’innocence en tant que citoyen, en tant que politicien ça fait longtemps qu’il est placé en conflit d’intérêts, d’autant plus qu’il ne sert plus à grand chose comme député dans la situation où il est depuis un bout, à part récolter sa paie! Même reconnu non-coupable, je trouverais ça spécial qu’il s’accroche à son siège…

La culture de réseau d’intérêts parfois criminel se fait au détriment du bien public. Ce qu’au pire on détermine comme la mafia.

Donc. Selon toutes les apparences, tous les éléments de conflits d’intérêts en considération du statut de député de représentant du peuple. l’obligation de démissionner de T.Tomassi me semble sans équivoque. Sur le plan judiciaire, présumé innocent pas sur le plan de la représentation populaire. Un député est redevable d’un comportement supérieur puisque représentant populaire. Ce député en outre s’affichant par un absentéisme virulent par cette raison supplémentaire devrait quitter immédiatement ses fonctions.

A.Khadir a raison sur ce point. Cet individu n’a plus d’affaire au parlement.

Bien sûr, le gouvernement peut se servir de Tomassi comme bouc émissaire, rejeter l’une de ses brebis du troupeau pour mieux assurer la fermeté du groupe des moutons noirs libéraux devant la collusion. Si cette observation est juste.

Il n’empêche qu’il apparaît que l’individu Tomassi est devenu le symbole criant du politicien les mains dans l’assiette au beurre ce qui alimente le cynisme.

Mais ce commentaire est finalement partagé à cause de la notion de bouc émissaire revenue à ma mémoire. Il y a un danger exact de trop cibler T.Tomassi devant un Charest responsable en chef qui est volontairement complaisant devant sa propre incurie. Toutefois, la notion judiciaire de présomption d’innocence est plus faible que l’on ne croit.

Devant toutes les apparences et les allégations dans une situation de crime plausible, le système judiciaire dans ses objectifs se défend pleinement à sa source que par la réalité du bouc émissaire, le danger d’en faire un usage politique ou social.
Puisque le bouc émissaire jeté à la foule peut nourrir sa rage, le jeu du coupable exclusif quoi.

Alors Khadir a raison sur le point parlementaire néanmoins il ne doit pas perdre de vue la grosse tâche qui est celle du PLQ et de sa machine. Que Tomassi en fin de compte n’est qu’un élément finalement d’une horloge encrassée celle du Parti Libéral et d’un certain milieu politique et affairiste.

Bel exemple d’un commentaire -Work in progress-!

Ps:Quant à A.Khadir, je n’oublie pas qu’il n’échappe pas à son propre agenda politique partisan et que l’objectivité pure ne le transperce pas de part en part. Khadir n’est pas dénué d’impureté et de calculs. L’invitation a mettre dans le coin le Bloc au fédéral au profit d’un parti fédéraliste pur comme le NPD le 2 mai ça ne s’oublie pas non plus pour un souverainiste!

La présomption d’innocence doit être appliquée en tout temps. C’est effectivement une question de droit et relève du fonctionnement de la justice dans notre société de droit.

Mais il faut apporter une nuance importante dans le cas présent. On ne parle pas ici d’un individu qui occupe des fonctions banales. On parle ici d’un député, qui fut ministre il n’y a pas si longtemps, qui est membre de l’Assemblée Nationale, lieu où les lois sont votées.

Un législateur de par sa nature, un député ne peut être considéré de façon ordinaire faire à des accusations criminelles.

Un policier, un juge ou tout autre représentant du système judiciaire qui fait l’objet d’accusations criminelles peut-il continuer à exercer ses fonctions durant le procès? La réponse est non.

Il devrait en être de même avec un député.

M. Tomassi devrait à tout le moins quitter son poste, sans solde, jusqu’à ce que le verdict tombe.

Pour l’instant, il conserve son siège de député avec tous les émoluments qui y sont attachés.

Nous devrons également payés les avocats pour assurer sa défense.

Si jamais il est reconnu coupable, aurons-nous le droit de lui réclamer toutes les sommes qui lui auront été versées?

Également, devrons-nous lui payer une prime de départ et/ou une pension?

Tant qu’à être cocu, allons-y gaiement!

Me semble que 18 mois pour une enquête sur une carte de crédit… y a quelqu’un qui s’est pogné le beigne!

Khadir devrait aussi démissionner à chaque fois qu’il dit ou fait une bêtise. Ça libérerait le peuble!

Quant à l’ex-ministre de la famille dont la compétence était d’avoir des enfants comme le disait John James Charest lors de l’assermentation, il ne dira rien, sera reconnu coupable et il partira comme il est venu.

M. Lisée, vous avez raison sur la forme. Mais j’estime que Khadir a raison sur le fond. Faites bien attention de ne pas devenir plus catho que le pape.

Comme le principe que vous défendez est fondamentalement valable, je ne peux vous en vouloir.

Mais je ne peux en vouloir à Khadir non plus qui ne fait pas dans la langue bois. Bon, un brin populiste sur celle-là, mais dans les faits il n’y a pas là de quoi fouetter un chat.

Une citation pour vous :

«Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature.»
[Emmanuel Kant]

Une autre pour la situation en général :

«Les gens sont trop bien élevés, les méchants peuvent s’en donner à coeur joie.»
[Dan Powell]

Tomassi pourrait être suspendu le temps que la cause se règle. Vu la gravité des accusations et qu’il va être appelé à voter des lois, il pourrait aussi bien rester chez lui (ce qu’il fait très bien d’ailleurs), quitte à récupérer son poste et son salaire en cas d’innocence.
Disons-le: le voir se pointer une fois à l’Assemblée nationale pour voter dans un vote serré avec ses amis libéraux était pour le moins gênant.

On a rappelé à la radio qu’il était ministre de la famille. « Famille », je ne sais pas pourquoi, ça m’a fait sourire.

Capiche?

C’est différent. Le lien de confiance avec la population est brisé. Son statut de député lui donne des obligations plus grandes que le citoyen ordinaire.

Quand le chef de police de la ville de Lévis a été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies, on a pas attendu son procès pour le destituer de ses fonctions et c’est tout à fait normal. La preuve, ou plutôt le doute, était amplement suffisant pour justifier un tel geste. C’est à mon avis également le cas pour Tomassi.

D’ailleurs, ça fait déjà un an qu’on lui paie son gras salaire de député alors qu’il ne siège plus en chambre et est invisible sur le terrain. Et on devrait encore tolérer cette situation jusqu’à la fin de son mandat? (les procédures devraient durer quelques années s’il plaide non-coupable)

Un député ne doit jamais être en conflit d’intérêts…ou en apparences de conflit d’intérêts.

C’est une règle éthique qui est même appliqué dans le milieu journalistique.

Tomassi est clairement en apparence de conflit d’intérêts et perd donc toute légitimité, car il y a doute. Même si la Cour juge qu’il n’y a pas eu de conflits d’intérêt malgré qu’il ait utilisé une carte de crédit d’un client du gouvernement, il n’aura pas plus la légitimité d’être député.

De toutes façons, Tomassi ne se présente plus à l’Assemblée nationale, mais continue d’encaisser son chèque de paie. Juste pour cela, il mérite la destitution.

Selon moi, un politicien, tout comme une police (cas de Lévis), doit être blanc comme neige. Ils possèdent des pouvoirs privilégiés et doit en être imputable. Vous savez quoi, certains enseignant ont presque été imputable de la réussite de leurs élèves. Pourquoi les politiciens et les policiers ne le seraient pas? Pour tout les deux, je n’aurais aucune pitié, et, au pire, s’ils sont non coupable, ils poursuivront le gouvernement. Mais mon petit doigt me dit…

Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais j’imagine que tous vont dans le même sens. Trop de présomptions (de culpabilité) font, à un moment donné, qu’on ne peut peut plus avoir confiance en notre élu (Tomassi n’est pas mon député, ceci dit). Je crois à la présomption d’innocence, bien sûr, mais pour moi, comme pour bien d’autres, cet ex-ministre est déjà jugé: coupable. Platte de même. Comme l’ancien chef de la police de Montréal. Comme l’ancien ministre Dupuis. Comme le premier ministre. Comme le parti Libéral, comme le PQ…
Bête de même…

M Tomasi ayant reconnu des faits délictueux, je ne vois pas très bien en quoi la présomption d’innocence s’applique.

Deux petits commentaires sur la France-moralement-supérieure:

1) Franchement, il faut vraiment être un québécois pour sous-entendre cela en matière de justice!

http://www.maitre-eolas.fr/category/Droit-des-etrangers
http://www.maitre-eolas.fr/category/Commensaux

2) « prévenu » est un terme récent en France. Avant on disait « inculpé ». Le terme n’a changé que suite à une vague d’inculpation… de politiciens. ^^

Ahhhhh quel fin joueur ce John James Charest!
Si je comprends bien M. Lisée dans son texte lorsqu’il dit: »C’est le fait du Prince » j’ai l’impression qu’il fait allusion aux écrits de Nicolas Machiavel: Le Prince, l’art du pouvoir.

Moi ce que je comprends dans toute la situation actuelle c’est que Charest a gardé Tomassi dans sa manche. Après que l’ensemble du caucus de la machine libérale l’ait ovationné en chambre(quelle honte!) Charest l’expulse du caucus pour garder une APPARENCE d’honnêteté. Il poursuit son chemin en se refusant à toute commission d’enquête publique car il sait que trop de têtes libérales tomberaient (p-être incluant la sienne). Et maintenant que la pression devient trop forte dans la marmite, les accusations contre Tomassi viennent à merveille calmer un peu l’opinion publique, comme une soupape. John Machiavel James Charest pourra dire au peuple: Vous voyez, les enquêtes policières fonctionnent.

Dites-moi… quelle est la différence entre la mafia, qui demande un pizzo aux commerçants et entrepreneurs pour pouvoir opérer et la Machine Libérale qui réclame des dons pour donner des contrats, postes de juge, garderies,etc….? Pour moi aucune.

Bonjour,
Cette incartade de Monsieur Amir Khadir ne me surprend guère car ce supposé activiste de gauche verse dans le Gros Populisme afin d’être un récupérateur sans foi ni loi de nos amis les péquistes de droite qui se cherchent depuis toujours une boussole. Monsieur Amir Khadir en bon populiste est un homme de droite qui s’ignore afin de courtiser la fange nationaliste québécoise qui ignore totalement et ce, depuis toujours, que nous vivons ici au Canada dans une société de droits où la présomption d’innocence existe heureusement. En constatant toute cette vision du Moyen Âge de certains nationalistes, nous ne pouvons pas nous étonner que Monsieur Amir Khadir surfe sur le côté infiniment grégaire de beaucoup de Blue Necks québécois qui font rougir de honte les conservateurs de la trempe de nos Red Necks.
En conclusion, rien de nouveau sous le Soleil. N’est ce pas le héros par défaut de nos amis les nationalistes québécois, soit le famélique Monsieur Gilles Duceppe et son Bloc Québécois qui proposèrent il y a quelques années à la Chambre des Communes d’Ottawa rien de moins que le RENVERSEMENT DU FARDEAU DE LA PREUVE face à certains citoyens sous les regards médusés des plus conservateurs d’Ottawa. Aussi, cette même bande d’hurluberlus proposèrent un projet de Loi où un simple citoyen devient CRIMINEL par ASSOCIATION, faisant ainsi rougir de honte le Moyen Âge.
En terminant, nous sommes au Canada ici et heureusement ! Afin de ne pas être à la merci de certains Sans Chemises qui se permettraient de guillotiner tous les prévenus sur la place publique devant une foule qui veut du sang et rien de moins…… Au plaisir, John Bull.

Quand on est accusé d’un crime, on est habituellement suspendu de ses fonction sans solde jusqu’à ce que le procès ait eu lieu. Si c’est bon pour les professeurs, ce devrait l’être aussi pour les politiciens.

À Monsieur »Jean Bulle » ‘ haye , ce cher Khadir , lâche -le c’est le meilleur allié de ton cher J.James Charest , quand est-ce vous l’avez entendu parler de souveraineté?C’est un bon Canadien NPD . Quand à Tomassi , je suis d’accord avec monsieur Lisée , faut attendre , les frais de défense (avocat etc.) devraient être à la charge du prévenu , avec possibilité de remboursement si Tomassi est trouvé non-coupable

Je suis en complet désaccord avec vous concernant l’affaire Tomassi. À force d’agir comme des moumounes et de tolérer toutes les magouilles et autres singeries de nos élus, plutôt que de leur imposer un code d’éthique qui soit de nature à faire détaler tous les indésirables, nous leur avons plutôt ouvert toute grande la porte.

Il y a une dignité et une grandeur qui devraient normalement venir avec la fonction d’élu. Un député est celui à qui la population de sa circonscription a fait confiance pour la représenter. Représenter les citoyens, être le porte-parole qu’ils ont choisi est un grand honneur et un privilège qui doivent être mérités, la confiance des gens ne peut être foulée aux pieds par une personne qui se complaît dans la gadoue et le magouillage.

L’Assemblée Nationale n’est pas un tribunal et selon moi, le député contre lequel pèse un faisceau de présomptions qu’il est incapable de nier, en vient à perdre toute crédibilité et toute légitimité à représenter dignement et efficacement ceux qui l’ont élu.

La présomption d’innocence jouera pour Tomassi comme pour n’importe quel accusé, elle jouera devant le tribunal. Nous savons toutefois qu’il y a de fortes chances que tout son magouillage au niveau des garderies ne sera jamais abordé. On se contentera de l’histoire de BCIA, il plaidera fort probablement coupable et écopera de 27 heures de travaux communautaires.

Si l’Assemblée Nationale veut redevenir un lieu où se discute et se décide l’avenir d’un peuple, si elle veut perdre ses allures de poulailler et son odeur d’écurie, il faut impérativement en faire sortir tous ceux qui n’ont pas les qualités morales pour agir en toute chose et à tout moment comme des gens intègres. L’intégrité n’a rien à voir avec le Code criminel et tout à voir avec le service public. Elle ne permet pas de mettre le pied dans le ruisseau ou le doigt dans un quelconque engrenage occulte.

Les règles et la procédure pénales imposent un fardeau de preuve beaucoup trop onéreux pour qu’elles soient seules applicables à la conduite d’un député.

Tomassi n’a pas que commis des infractions au Code criminel, il déshonore la fonction même de député, comme il a déshonoré celle de ministre et à ce titre, il devrait être contraint à démissionner et s’il ne le fait pas, une procédure de destitution devrait être entreprise.

Tomassi, monsieur, n’est pas un simple citoyen, il a brigué les suffrages dans Lafontaine et il a été élu. Une fois cela fait, il s’est servi de sa position pour avantager indument des amis du PLQ. Il fait partie de ceux qui participent activement par leur piètre moralité, à discréditer l’ensemble de la classe politique québécoise. C’est un chef d’accusation plus que suffisant pour demander sa démission.

Quand DSK s’est fait ramasser à New York, il n’a pas attendu son procès pour démissionner comme DG du FMI. Il l’a fait immédiatement, on peut au moins lui donner cette dignité.

Il est plus que temps qu’on ramène l’honnêteté, la moralité, l’éthique, le sens de l’État et celui des valeurs chez nos politiciens. Autrement, nous continuerons à recruter tout ce que compte le Québec d’arrivistes à la petite semaine et de malotrus grossiers et plus ou moins corrompus et notre Assemblée Nationale ne sera qu’une risée publique.

Il ya plusieurs indices qui démontrent que Tomassi n’est pas aussi blanc que le pense le franc tireur qu’est l’auteur de ce blog. Tomassi a reconnu avoir utilisé la carte de crédit de l’entreprise en question. il a été jeté en dehors du cocus libéral. et maintenant c’est l’escouade marteau qui l’accuse. que rajouter de plus. Tomassi aurait normalement du démissionner il ya plusieurs mois. il a refusé de le faire pour bénéficier des avantages que lui confèrent son poste de députation. Autrement dit, apres avoir profité de l’argent mal acquis, de la corruption, il se goinfre de notre argent de nous autres pauvres contribuables. En plus il se permet des vacances en Italie (confirmation de son pére) (il est absent de son bureau et de sa fauteuil a l’assemblée alors qu’il devait être la en ce moment ci pour défendre ceux qui l’ont élu et a se défendre lui-même). Mais la, il a des défenseurs zélé qui font le boulot a sa place. Il est chanceux ce tomassy, tres chanceux…

J’ajoute ceci a M.Lisée. La justice peut bien innocenter Tomassy, comme elle l’a fait avec Guy Turcotte, mais on sait tous qu’il est coupable…

Des fois je ne comprends pas cette loi du deux poids, deux mesures… En effet, il y a quelques années, notre excellent député péquiste, Gilles Baril, fut forcé, sous la pression et le harcèlement médiatique, de démissionner en larmes devant les caméras pour de simples apparences de favoritisme, qui étaient somme toute sans fondement… Or, s’agissant de députés ultra corrompus du parti libéral, les médias conservent un profil bien bas et tout le monde tolère qu’ils restent en poste à l’Assemblée nationale, pensons à Tomassi, mais aussi à David Wissel… La culture de parti (et l’attitude des médias) est fort différente dans le cas du PQ et dans le cas du Parti libéral… à quoi attribuer cette différence notable???

@ 20 John Bull a écrit => «Monsieur Amir Khadir en bon populiste est un homme de droite qui s’ignore afin de courtiser la fange (sic) nationaliste québécoise qui ignore totalement et ce, depuis toujours, que nous vivons ici au Canada dans une société de droits où la présomption d’innocence existe heureusement.»

N’avez-vous jamais entendu parler des emprisonnements sauvages lors des Événements d’octobre???

Et puis votre coquille «fange» au lieu de «frange» me semble un lapsus inconscient (ou peut-être même conscient) de votre part… Quel mépris!

Bonjour Monsieur Lisée,
Je ne partage pas votre vision concernant l’affaire « Tony Tomassi » si le nouveau code d’éthique s’appliquait maintenant au lieu de prendre effet au 1er janvier 2012, monsieur Tomassi serait forcé de se retirer de son poste immédiatement. Ce personnage a profiter largement des avantages que lui procure son poste de ministre et maintenant il s’accroche à son poste de député, qu’il profite en plus des avantages de BCIA et qu’il admette sans gêne avoir utilisé une carte de crédit fournit par un tier sans aucun scrupule. Il n’a plus aucune crédibilité en tant que représentant du peuple. si il avait un peu de dignité, il se retirerait immédiatement, mais comme son ancien chef libéral il s’accroche désespérament, c’est pathétique.
Clément Marcotte, Ste-Marguerite.

Rârement je suis en désacord avec vos analyses mais là non.Le chef de police de Lévis a plaider non coupable pour avoir été pris saoul au volant d’une auto de police. La ville a mis le chef hors fonction immédiatement.Par la suite la justice a fait son travail.Aux USA c’est comme ca que ca marche.C’est comme cà que la justice est crédible. Il y a eu assez de preuves pour être accusé, donc il doit être mis hors d’état de nuire.Vous êtes mêlé M.Lisé.En plus vous mêlez les genres

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