À la table des stratèges : peut-on gagner les élections sur l’environnement ?

La marche pour le climat, la montée du Bloc québécois, le blackface de Justin Trudeau… Nos quatre stratèges analysent cette deuxième semaine de campagne électorale.

La campagne électorale arrive tranquillement à mi-parcours. Dès la semaine prochaine, nous entrerons dans le cycle des débats télévisés. Mais avant, nous avons convié nos quatre stratèges à une discussion sur la deuxième semaine de la campagne, où l’enjeu de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques a retenu l’attention.

Bref rappel : Dominic Vallières a travaillé avec cinq chefs souverainistes ; Karl Bélanger a été conseiller et confident de Jack Layton et Thomas Mulcair ; Mylène Dupéré a travaillé avec Justin Trudeau et Carl Vallée a été l’ombre et le conseiller de Stephen Harper pendant des années. Leurs biographies complètes sont à la fin de l’article.

Sans plus tarder, voici notre troisième rendez-vous à la table des stratèges.

***

Alec Castonguay : Peut-on gagner des élections sur l’enjeu de l’environnement ?

Dominic Vallières : Pas encore ! Les choses changent, les électeurs plus jeunes formeront de plus en plus le groupe dominant d’électeurs au Canada. Sauf qu’ils ne votent pas autant que leurs aînés qui, eux, se soucient d’autres enjeux : finances publiques, pouvoir d’achat, etc. L’enjeu environnemental progresse, mais ce n’est pas l’élection de 2019 qui constitue le point de bascule pour en faire LA question de la campagne.

Karl Bélanger : Difficilement. Oui, l’environnement a pris du galon dans les préoccupations des électeurs au cours des dernières élections, mais l’enjeu n’est pas encore devenu LA question de l’urne pour la majorité des électeurs, peu importe le nombre de marcheurs. Selon un sondage Ipsos publié jeudi, le climat est le troisième enjeu le plus important de la campagne, derrière la santé et le coût de la vie, tout juste devant l’économie et les impôts. Mais le sondage révèle par ailleurs que la moitié des Canadiens ne veulent pas dépenser plus d’argent pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques, que ce soit en augmentant les impôts ou en achetant des biens ou des services plus écologiques, mais plus coûteux. Cependant, l’échec des différents gouvernements à mettre en place des plans d’action pour atteindre les diverses cibles établies au fil des accords mondiaux commence à irriter une tranche de plus en plus grande d’électeurs. Cela donne, entre autres, la montée du Parti vert partout dans le monde. Mais pas de victoire sur cette seule base.

Mylène Dupéré : Bien que le dossier environnemental soit de plus en plus important, je ne crois pas que ce soit l’unique facteur que les électeurs prendront en compte au moment de voter. C’est d’ailleurs ce que le sondage Léger confirme. Je crois que ce qui est différent lors de cette élection, c’est le message que les jeunes disent tout haut aux candidats : la ligne est tracée, agissez maintenant. Comme un crescendo, ils sont de plus en plus nombreux à le dire et le message est de plus en plus fort. Je serais curieuse de voir la réponse à cette même question après la marche pour le climat.

Carl Vallée : Répondons simplement : non. Malgré l’ambiance actuelle et les discours apocalyptiques qu’on entend un peu partout, la priorité numéro un des électeurs demeure l’économie et les finances publiques. D’ailleurs, un sondage Léger cette semaine vient confirmer cette thèse. La priorité pour 43 % des électeurs était l’économie et les taxes. L’environnement n’a recueilli que 16 %. En 2018, le parti politique qui a fait de l’environnement son principal cheval de bataille pendant l’élection québécoise, Québec solidaire, a terminé en quatrième position.

A.C : Peut-on perdre une campagne électorale sur l’environnement ?

Dominic Vallières : Oui, si une tragédie devait subvenir en campagne. Rupture de pipeline, déversement, accident industriel… Dans un tel cas de figure que nous ne souhaitons pas, c’est la capacité du gouvernement sortant à gérer la crise, dans un premier temps, puis la réponse politique de l’ensemble des partis qui serait jugée par les électeurs. Hormis cette hypothèse, je réfère nos lecteurs à ma réponse précédente. Je sens que l’angoisse des jeunes est réelle, profonde et ne disparaîtra pas avec l’échéance électorale. Reste que tous les partis ont maintenant une plateforme environnementale, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années à peine.

Karl Bélanger : Ça, ce n’est pas impossible. C’est ce qui explique à mon avis qu’Andrew Scheer ait déposé un plan environnemental de 60 pages en juin dernier, avec plusieurs mesures plus ou moins détaillées. Andrew Scheer s’engage d’ailleurs à respecter les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, c’est-à-dire les mêmes que Justin Trudeau… et que Stephen Harper ! En agissant de la sorte, les conservateurs jouaient à la défense de manière préventive afin de pouvoir répondre aux attaques de leurs adversaires avec des politiques précises allant plus loin que la seule abolition de la taxe sur le carbone, et ainsi garder une certaine crédibilité auprès des électeurs qui hésitent entre le Parti libéral et le Parti conservateur. La base conservatrice dure, elle, n’en a cure: toujours selon Ipsos, seulement 17 % des électeurs conservateurs pensent que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter immédiatement contre le changement climatique, même si cela ralentit l’économie et entraîne des pertes d’emplois.

Mylène Dupéré : On ne peut pas gagner une campagne uniquement sur l’environnement, mais un parti qui ne prend pas cet enjeu au sérieux se met dans une position précaire auprès de l’électorat. Cet enjeu est une priorité pour une majorité de Canadiens et plus particulièrement où il y a plus de sièges comme en Ontario et au Québec.

Carl Vallée : Cela reste à démontrer. Il n’y a pas de précédent. Par exemple, la CAQ a été élue l’an passé sans prioriser l’environnement. Cela dit, je crois que les partis « économiques » ont la responsabilité d’avoir un plan crédible, si ce n’est que pour s’en servir comme bouclier. L’électeur moyen ne fait peut-être pas de l’environnement sa principale priorité, mais il s’attend à ce que les gouvernements aient une position étoffée sur le sujet.

A.C : Justin Trudeau a décidé de participer à la grande marche sur le climat à Montréal. Comme stratège, comme évaluez-vous cette décision ? Est-ce que le danger est plus grand en y participant, avec le risque qu’il se fasse apostropher, ou est-ce que le risque politique est plus grand en y participant, avec l’impression négative que ça pourrait laisse r? Tough call, comme disent nos amis anglophones.

Dominic Vallières : Justin Trudeau aime les foules. Il est de beaucoup de marches et de parades. Ne pas y aller relèverait de l’anticasting et génèrerait beaucoup plus de commentaires que d’y aller. Cela fera de belles images, remplies de jeunes et les chefs de partis, M. Trudeau en tête, auront beaucoup de visibilité médiatique. Il devra probablement répondre à des questions venant de la foule mais, comme le disent aussi nos amis anglophones, high risk, high reward.

Karl Bélanger : Il y a un risque, évidemment. Mais il aurait été très mal vu pour le député de Papineau de ne pas participer à cet évènement, surtout quelques jours après avoir lancé sa plateforme verte et après avoir peinturé son logo en vert ! Mais les militants à la base de la grève contre le climat sont sceptiques. Plus tôt cette semaine, la ministre de l’Environnement s’est fait apostropher vertement (oui, oui !) sur les réseaux sociaux alors qu’elle chantait les louanges de Greta Thunberg et moussait le plan libéral en matière de changements climatiques. On reproche au Parti libéral de ne pas avoir de véritable plan détaillé et, surtout, d’avoir acheté un pipeline. Autrement dit, de faire exactement ce que Greta Thunberg dénonçait cette semaine : des paroles creuses, vidées de sens par la priorité mise sur la croissance économique.

Ceci dit, pour Andrew Scheer, le risque aurait été encore plus grand. Sa présence aurait été un paratonnerre pour Justin Trudeau. Vaut mieux laisser passer la parade et voir si l’orage frappera le chef libéral que d’y montrer le bout du nez pour attirer la foudre sur soi-même !

Mylène Dupéré : J’ai beaucoup réfléchi à ça cette semaine. La marche a pour but de lancer un message aux dirigeants de notre pays en leur demandant d’agir. En y participant, à titre de premier ministre, Justin Trudeau accepte qu’il y ait encore beaucoup de pain sur la planche et que le travail fait précédemment n’était pas suffisant. Il se fera apostropher au sujet de l’achat de l’oléoduc Trans Mountain qui vient en contradiction avec les efforts environnementaux de son gouvernement au cours des quatre dernières années. Malgré tout, je lui aurais fait la recommandation d’y participer. Il est un politicien qui n’a pas peur des contestataires et il n’a surtout pas peur d’avoir une bonne discussion sur la protection de l’environnement. Il a toujours été allumé par ces échanges. Je me rappelle très bien des discussions qu’il a eu avec les jeunes sur le sujet en 2008, au moment où il a été choisi comme candidat libéral. Ces mêmes jeunes qui voteront pour une première fois en octobre. Le risque est bien calculé. C’est une bonne décision.

Carl Vallée : Il n’avait pas le choix d’y participer. La lutte contre les changements climatiques est l’un des éléments centraux de sa « trame narrative ». Trudeau utilise également l’environnement pour contraster son image avec celle de son principal adversaire, Andrew Scheer, qui ne sera pas de la marche.

Cela dit, Alec, tu as raison de noter qu’il existe un risque raisonnable que le chef libéral se fasse apostropher. Son équipe de tournée devra se préparer en conséquence pour l’atténuer. La campagne libérale peut compter sur un chef qui, malgré son manque de substance, jouit d’une intelligence émotive développée et qui a la capacité de composer avec des situations délicates.

A.C : L’épisode du blackface de Trudeau semble derrière nous. Ce fut la plus grosse controverse de la campagne jusqu’à présent. Qu’en retenir ?

Dominic Vallières : Que l’image du premier ministre est écornée. Difficile de se présenter comme un féministe après l’épisode de Jody Wilson-Raybould et Jane Philpot. Difficile de se présenter comme un environnementaliste après la pluie de subventions aux pétrolières et l’achat de TransMountain. Difficile de se présenter comme chantre de la tolérance après un blackface. Les conservateurs ont mis le doigt sur le bobo avec leur campagne Not as advertised, mais Andrew Scheer est plate comme un dimanche de pluie et ne sait pas fédérer les mécontents.

Karl Bélanger : Il est clair que la réputation de Justin Trudeau en a souffert et que sa campagne a déraillé. Les journalistes y reviendront tout au long de la campagne et chaque question, chaque réponse sur ce sujet ne l’est pas sur le message libéral. La campagne libérale a tenté de passer à autre chose pour parler des « vrais problèmes », mais les annonces manquent cruellement de détails : environnement, armes à feu, coût des cellulaires.

Avec le Parti libéral au coude-à-coude avec le Parti conservateur dans les intentions de votes, ça ne prend pas une grande proportion d’électeurs qui changent d’idée pour faire basculer le résultat. Même si les gens disent qu’ils en ont assez entendu sur les blackface de Justin Trudeau, il reste que les Canadiens le voient maintenant sous un jour différent.  Tout ce qu’il dit ou fait maintenant est dit ou fait après les révélations sur ses blackfaces : le prisme à travers lequel les électeurs le voient s’est assombri.

Ce qui ne veut pas dire qu’en bout de ligne, les électeurs ne choisiront pas de réélire le gouvernement Trudeau. Mais ils ne le feront pas avec l’enthousiasme de 2015, ce qui est en soi un risque devant la machine bien huilée du Parti conservateur.

Mylène Dupéré : Je suis assez surprise que cette histoire n’ait pas eu plus d’effet sur les intentions de vote au Canada anglais. Il semble que les gens très choqués par ces images n’allaient tout simplement pas voter pour les libéraux. Je trouve également curieux l’intérêt de certains journalistes anglophones à vouloir comparer les réactions du Québec au reste du pays. Bref ce qu’il faut en retenir…? Que l’intérêt médiatique tourne autour de l’image, et c’est bien pour cela que les stratèges mettent autant d’énergie sur l’image de leur chef !

Carl Vallée : Soyons sérieux : Justin Trudeau n’est pas raciste. La réaction au Canada anglais a été hystérique, mais je juge qu’elle a l’a été pour les mauvaises raisons. On a traité Trudeau comme s’il avait commis un crime contre l’humanité. Évidemment, les photos et les vidéos qui ont été rendues publiques sont embarrassantes. On peut dire que sa réputation internationale en a pris un coup.

Mais le véritable enjeu ici, c’est l’hypocrisie du chef libéral. Au cours des quatre dernières années, il a incarné la rectitude politique dans son expression la plus extrême. Il a posé un jugement sévère sur les gens qui ne partagent pas sa vision en les accusant eux-mêmes de racisme. Pas plus tard que la semaine passée, les libéraux déterraient des vieilles images et vidéos de candidats conservateurs pour les discréditer. Bref, Justin Trudeau a pilé sur les mines qu’il a lui-même plantées au cours des dernières années.

Justin Trudeau ne devrait pas perdre cette élection à cause de l’épisode blackface. Par contre, il devrait la perdre parce qu’il a mal géré le Canada au cours de son mandat. Parlons des déficits, parlons de son comportement honteux sur la scène internationale, parlons de son opposition idéologique à la laïcité québécoise. Parlons substance, donc.

A.C : Comment évaluez-vous la course au Québec, avec le Bloc québécois qui monte tranquillement dans les intentions de vote ? Est-ce temporaire ou durable ? Est-ce que ça va changer la dynamique ?

Dominic Vallières : Je sens une ouverture à voter pour le Bloc beaucoup plus qu’une adhésion massive au projet. Reste qu’Yves-François Blanchet est une belle valeur refuge pour les électeurs québécois qui sont déçus du premier ministre et qui n’ont pas envie d’un retour aux affaires d’une certaine droite morale. En ce sens, en attaquant les candidats conservateurs sur leurs déclarations passées, Justin Trudeau a fait le jeu du BQ. En défendant maladroitement ses candidats, Andrew Scheer a fait le jeu du BQ. Veut-on s’acoquiner avec des candidats qui ont tenu des propos homophobes, misogynes ou racistes et qui sont toujours dans la course ? Non.

Yves-François Blanchet sait aussi recevoir goulument toutes les passes sur la palette du premier ministre Legault. Tout cela l’aide à renforcer son message : le Québec, c’est nous.

Karl Bélanger : Les interventions de François Legault en début de campagne ont été très utiles au Bloc québécois. Difficile de savoir si c’est durable ou si le Bloc est devenu un espace de stationnement pratique pour les électeurs qui aspirent à autre chose des grands partis fédéraux. Il reste que la fatigue des électeurs envers le Bloc, qui a mené à la déroute de 2011 et l’échec de 2015, s’est estompée. Yves-François Blanchet aura la chance de se faire valoir dans les deux débats des chefs francophones. Il aura beaucoup de marge de manoeuvre pour amener les autres partis sur un terrain qu’ils veulent éviter à tout prix: celui de la laïcité. Les autres partis devront aussi passer à l’offensive contre le Bloc, sinon, Yves-François Blanchet continuera d’être seul sur la patinoire à marquer des buts faciles et à ne pas en payer le prix lorsqu’il commet des erreurs, comme tu les as si bien décrites dans ton bulletin de la semaine, Alec !

Mylène Dupéré : C’est une tendance qui semble se maintenir. Les campagnes des libéraux et des conservateurs ne semblent pas assez convaincantes pour les Québécois. Étonnamment, Jagmeet Singh, qui fait une bonne campagne jusqu’à maintenant, n’arrive pas à attirer l’attention des électeurs sur son parti. Pendant ce temps, le Bloc se colle à François Legault, surfe sur sa popularité et gagne des points dans les intentions de vote. À moins que les autres partis prennent plus au sérieux l’électorat du Québec, le Bloc fera bien meilleure figure que je l’imaginais en début de campagne. Tout cela reste à voir, le même sondage Léger cité plus haut identifie que seulement 53 % des Québécois ont fait leur choix.

Carl Vallée : La course au Québec me semble assez ouverte. Le Parti libéral devrait s’inquiéter de la montée du Bloc québécois, car ce sont principalement des sièges libéraux (ou potentiellement libéraux) qui sont affectés par cette hausse légère. La base conservatrice à Québec et dans l’est de la province est solide. Yves-François Blanchet a beau jeu. Les attentes étaient tellement réduites après le passage désastreux de Martine Ouellet à la chefferie bloquiste qu’il n’avait qu’à faire quelques points de presse sans s’immoler pour impressionner.

Une fois que cela est dit, plus haut vous montez dans les sondages, plus vous êtes vulnérables. Attendez-vous à voir les autres partis attaquer le Bloc québécois dans les prochaines semaines et même pendant les débats télévisés. J’ai bien hâte de voir les angles d’attaques que les libéraux et les conservateurs utiliseront, mais parions que l’un d’entre eux sera l’incapacité du Bloc à mettre en œuvre les politiques qu’il met de l’avant étant donné qu’il n’aspire pas au pouvoir.

Dominic Vallières a œuvré dans l’opposition et au gouvernement pour cinq chefs indépendantistes au Québec. Depuis 2011, il a été tour à tour rédacteur de discours, attaché de presse, directeur des communications, porte-parole national puis stratège. Il intervient chaque semaine à la télé et à la radio et commente aussi la politique dans son auto ou sa cuisine. Vous pouvez aussi l’apercevoir au parc, avec son fils.

Karl Bélanger a travaillé pendant près de 20 ans sur la colline parlementaire à Ottawa, notamment à titre d’attaché de presse francophone d’Alexa McDonough, d’attaché de presse principal de Jack Layton et de secrétaire principal de Thomas Mulcair. Il a ensuite agi comme directeur national du NPD avant de mettre fin à sa carrière politique à l’automne 2016. En plus d’agir en tant que commentateur et analyste politique à la télé, à la radio et sur le web, Karl est président de la Fondation Douglas-Coldwell et président de Traxxion Stratégies.

Mylène Dupéré a occupé différents postes dans des cabinets politiques au sein des gouvernements de Jean Chrétien et de Paul Martin, ainsi que dans la fonction publique fédérale. Elle a été directrice des communications pour le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, entre 2013 et 2015. Elle a été l’une des stratèges qui ont mené au succès du PLC au Québec en 2015. Après avoir accroché ses « patins politiques » en 2016, Mylène offre maintenant ses conseils d’affaires publiques dans une entreprise de Montréal.

Carl Vallée s’implique en politique fédérale et provinciale depuis plus de 15 ans. Il a travaillé au sein du cabinet du premier ministre du Canada à titre d’attaché de presse, porte-parole et conseiller québécois pour Stephen Harper entre 2009 et 2015. En octobre 2018, il a participé à la transition du nouveau gouvernement caquiste du premier ministre François Legault. Il est actuellement associé au sein du cabinet d’affaires publiques HATLEY Stratégies, à Montréal.

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Carl Vallée parle de l’incapacité du Bloc à mettre en oeuvre les politiques qu’il avance…. Ben voyons donc, c’est exactement la même chose pour le NPD, le Parti Vert et le PPC qui n’ont aucun espoir de prendre le pouvoir. Le Bloc pourrait cependant devenir le parti qui pourrait détenir la balance du pouvoir s’il y avait un gouvernement minoritaire.( Il l’a déjà été). C’est avec le Bloc que les indécis pourraient se retrouver.

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