À la table des stratèges : qui est en position de force à Ottawa ? Qui doit démissionner ?

Nos quatre stratèges discutent de la nouvelle configuration de la Chambre des communes et des conséquences sur les partis et les chefs en poste.

C’est fait ! Après un marathon de 41 jours, le résultat des élections fédérales est connu. L’avènement d’un gouvernement minoritaire reconfigure la Chambre des communes et modifie les rapports de force. À quel point ? Qui en profitera ? Quel chef doit partir ?

Je me suis assis avec nos quatre stratèges pour une dernière fois (à moins que…) pour en discuter.

Avant de plonger, je rappelle que Dominic Vallières a travaillé avec cinq chefs souverainistes ; Karl Bélanger a été conseiller et confident de Jack Layton et Thomas Mulcair ; Mylène Dupéré a travaillé avec Justin Trudeau ; et Carl Vallée a été l’ombre et le conseiller de Stephen Harper pendant des années. Leurs biographies se retrouvent à la fin de l’article.

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Alec Castonguay : Quel parti va le mieux tirer profit de la nouvelle configuration de la Chambre des communes ?

Dominic Vallières : Chaque parti pourra se faire valoir, le temps venu. J’ai l’impression que c’est l’axe entre le Parti libéral du Canada (PLC) et le Nouveau parti démocratique (NPD) qui verra le plus d’action. En refusant d’entrer dans une coalition formelle, Justin Trudeau va offrir la possibilité à Jagmeet Singh de faire des gains, avec comme conséquence immédiate que le NPD pourra affirmer qu’il tire le gouvernement vers la gauche et donc qu’il est le vrai parti de gauche. Les conservateurs pourront dire que ce tandem est en train d’endetter les enfants de nos enfants. Justin Trudeau aura un gros travail d’équilibriste à jouer, tant pour la formation de son cabinet qu’en Chambre, dans les comités et dans ses communications.

Karl Bélanger : Le Parti libéral demeure au gouvernement et contrôle donc la suite des choses. Il peut se tourner vers n’importe lequel des trois grands partis d’opposition pour faire adopter ses lois et ses mesures. Justin Trudeau sait très bien que ni le NPD ni le Bloc québécois ne peuvent se permettre une élection rapide. Avec 157 sièges, même si le NPD s’abstenait, le Parti libéral a quand même plus de sièges que les bloquistes et les conservateurs réunis ! Et ce n’est pas Elizabeth May qui fera tomber le gouvernement. Donc, il a les coudées plutôt franches pour le moment. Pas surprenant donc que Justin Trudeau s’apprête à gouverner seul, sans coalition et sans accord de gouvernance ou entente formelle avec un autre parti. Un bémol : le gouvernement libéral a perdu le plein contrôle des comités, ce qui pourrait lui compliquer drôlement la tâche sans grand risque pour l’opposition !

Mylène Dupéré : Malgré la pauvre représentation du NPD à la Chambre des communes, leur nombre est suffisant pour obtenir la balance du pouvoir. Ceci leur sera sans aucun doute très utile dans certaines circonstances.

Carl Vallée : Malgré une réduction de son nombre de sièges, le NPD exercera plus d’influence qu’il n’en a eue depuis le gouvernement minoritaire de Paul Martin en 2004-2006. C’est ironique parce qu’il a vu ses appuis diminuer de façon constante depuis la « vague orange » de 2011.

Même si le Bloc québécois et le Parti conservateur du Canada (PCC) ont techniquement aussi la balance du pouvoir, le NPD demeure le partenaire idéal pour faire survivre ce gouvernement libéral. D’une part parce que Justin Trudeau, ce grand et bienveillant Canadien, ne voudra pas qu’on dise de lui au Canada anglais qu’il couche avec les séparatistes du Bloc. D’autre part, il a dit vouloir diriger un gouvernement progressiste. Cela élimine, pratiquement et sauf exception, une collaboration avec le PCC d’Andrew Scheer.

De toute façon, le NPD n’a tout simplement pas les moyens financiers de faire une autre campagne. Ce parti est lourdement endetté et aura donc intérêt à appuyer le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau pendant un certain temps.

A.C : Quel message de la part des électeurs Justin Trudeau doit-il décoder ?

Dominic Vallières : C’est le gouvernement minoritaire le plus fort de l’histoire ! Reste qu’il n’a pas eu les résultats escomptés au Québec, même s’il a mieux fait que le prévoyaient les sondages. Certaines questions restent à être réglées : loi 21, Trans Mountain… Si j’étais conseiller de Justin Trudeau, je résumerais ma pensée ainsi : au premier mandat, tu étais un leader mondial populaire, maintenant, tu dois enfiler tes habits de chef d’État et t’occuper de politique intérieure. On ne désamorce pas les craintes des provinces par des slogans lancés avec conviction.

Karl Bélanger : Les voies ensoleillées, c’est terminé. Les électeurs ne le croient plus. Justin Trudeau doit son gouvernement d’abord et avant tout à la faiblesse du NPD et à la médiocre campagne d’Andrew Scheer. Il doit absolument changer sa façon de gérer les choses, ce qui signifie faire un grand ménage dans son entourage. Lorsqu’on lui a demandé un exemple de compromis qu’il avait fait envers un autre parti, Justin Trudeau a été incapable d’en nommer un seul ! Rétablir les ponts avec les provinces est primordial : il ne peut pas faire des premiers ministres dûment élus des épouvantails à brandir devant les progressistes. Bref, les électeurs veulent que le premier ministre Trudeau prenne le dessus sur le chef libéral, en campagne permanente depuis son accession au pouvoir.

Mylène Dupéré : Les électeurs souhaitent que Justin Trudeau travaille avec les autres partis dans la réalisation de son programme politique. Il doit devenir le premier ministre de tous les Canadiens et s’assurer d’obtenir l’appui de l’un des partis pour faire avancer ces projets. C’est un peu comme si les Canadiens avaient lu le livre de Justin Trudeau, « Terrain d’entente », et lui avaient dit : mets en pratique ce que tu prêches.

Carl Vallée : Je pourrais vous dire que son gouvernement est illégitime parce qu’il a reçu moins de votes que le Parti conservateur, mais je ne ferai pas ça. Je ne suis pas un partisan d’une réforme du mode de scrutin et mon opinion à ce sujet n’est pas à géométrie variable. Justin Trudeau a remporté le plus de sièges, il est donc parfaitement légitime qu’il gouverne.

Cela dit, il gouverne un pays profondément fracturé et il doit recevoir les résultats comme un sévère avertissement. Jamais un gouvernement n’a été élu avec un aussi faible pourcentage du vote dans l’histoire du pays (33 %).

La colère populaire dans l’ouest est réelle et palpable. Il doit également tenir compte de la renaissance du Bloc québécois au Québec. Quelque chose ne tourne pas rond dans ce pays et Justin Trudeau doit en prendre la responsabilité et s’ajuster. Dans son discours lundi soir, il n’a fait aucun acte de contrition et n’a pas donné l’impression d’avoir compris le message. Espérons que ça change.

A.C : Est-ce que le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau sera stable ou irons-nous en élections dans 18 mois ?

Dominic Vallières : Stable. Le NPD n’a pas d’argent et Jagmeet Singh a tout à gagner à être mis en lumière tous les jours en Chambre. Le Bloc québécois doit se reconstituer un parti et une machine électorale, alors que les conservateurs doivent être une opposition constructive tout en préparant un Congrès et un vote de confiance qui sera un événement majeur des prochains mois. Bref, distractions, distractions et distractions pour les autres chefs de partis.

Karl Bélanger : Il sera stable pour 19 mois !

Mylène Dupéré : Je suis convaincue que Justin Trudeau sera en mesure de gouverner avec stabilité dans ce contexte. Cependant, certains éléments seront importants pour y arriver. D’abord, lui et son équipe devront aborder ce défi avec humilité, ouverture et rigueur. Ensuite, une solution devra être présentée aux Canadiens de l’Ouest afin que leurs voix soient représentées au sein du conseil des ministres. Finalement, je partage l’avis de Chantal Hébert, sur les ondes de Radio-Canada : il sera important que des acteurs d’expériences dans un contexte minoritaire joignent la garde rapprochée de Justin Trudeau. Lorsque nous prônons la diversité dans nos politiques, il est important que les bottines suivent les babines. Ainsi plus de diversité au sein de son équipe serait bénéfique tant pour la pérennité de son gouvernement que pour les Canadiens.

Carl Vallée : Il s’agit d’une forte minorité avec deux partis d’opposition (le NPD et le BQ) qui n’ont pas intérêt à retourner en élection rapidement. Le NPD parce qu’il n’a pas les reins solides financièrement et le Bloc québécois parce qu’il doit se réorganiser dans la province après huit ans de quasi-disparition. Je crois que ce Parlement va durer plus longtemps qu’on peut le croire, à moins que Justin Trudeau ne décide de le dissoudre lui-même pour aller se chercher une majorité, s’il constate que l’opinion publique est derrière lui (pendant une récession par exemple).

A.C : Est-ce que le chef conservateur Andrew Scheer devrait démissionner ?

Dominic Vallières : Oui. J’ai travaillé pour des chefs qui se sont accrochés et qui niaient l’évidence… c’est un climat difficile à supporter. Chaque rencontre locale ou régionale se transforme en référendum sur la dernière campagne, les lettres anonymes circulent, c’est délétère. Oui, Andrew Scheer a gagné le vote populaire. Oui, il a fait élire plus de députés qu’en 2015. Non, il ne se transformera pas en meilleur campaigner. Et il n’aura plus d’os aussi important à gruger que le voyage en Inde ou SNC-Lavalin. C’est ingrat pour Andrew Scheer, mais il a raté sa meilleure chance.

Karl Bélanger : Ce serait une erreur. Le parti a encore beaucoup d’argent dans les coffres et n’a pas besoin d’aller en reconstruction. Malgré une campagne cahoteuse, voire chaotique, Andrew Scheer a su motiver sa base. Il a gagné des sièges supplémentaires et il a remporté le vote populaire. Encore plus important : il a appris beaucoup pendant cette campagne. Cette expérience sera utile pour la prochaine campagne. Pourquoi repartir à zéro après le premier essai ? C’est la décision qu’a prise le NPD avec Thomas Mulcair, ce qui n’a clairement pas porté ses fruits.

Mylène Dupéré : En ne démissionnant pas, Andrew Scheer fait un cadeau à Justin Trudeau. Le mécontentement qui gronde au sein du parti conservateur sur la piètre performance de leur chef en campagne électorale le déconcentrera et aura pour effet de diluer ses attaques contre Trudeau. L’équipe libérale le sait. Plusieurs se rappellent le conflit entre Jean Chrétien et Paul Martin qui a causé d’irréparables blessures. L’équipe libérale n’aura pas à lever le petit doigt pour alimenter cette division, les membres conservateurs s’en chargeront eux-mêmes. Ça s’appelle compter dans son propre but.

Carl Vallée : Prenons une grande respiration. Andrew Scheer a réduit le PLC à une minorité. Il y a deux ans, personne n’aurait cru cela possible et tout le monde donnait Trudeau gagnant haut la main et facilement. Il a remporté le vote populaire, une donnée qu’on ne peut pas ignorer. Il a augmenté le nombre de sièges conservateurs (22 de plus). Changer de chefs dans un parlement minoritaire est difficile, étant donné l’instabilité.

Cela dit, une analyse sérieuse devra être faite au sujet de la contre-performance en Ontario et au Québec. Andrew Scheer devra faire la démonstration qu’il a compris le message et devra poser des gestes concrets pour convaincre les militants qu’il est leur homme pour le prochain cycle électoral. Le prochain congrès conservateur est en avril 2020.

Au Québec, je dois admettre avoir été impressionné par la résilience de la base conservatrice. Malgré une campagne décevante, la grande région de Québec est demeurée bleue. Cela veut dire que le PCC s’est enraciné de façon durable dans ce coin du pays. Cela n’est pas anodin. Pendant le 20e siècle, les conservateurs ne gagnaient des sièges au Québec que lorsqu’ils gagnaient l’élection générale. Le PCC peut donc compter sur une base d’appuis solides qui est géographiquement identifiable, et ce, même lorsque la campagne ne remplit pas les attentes.

A.C : Est-ce que la chef du Parti vert, Elizabeth May, a mené sa dernière campagne électorale à la tête de son parti ?

Dominic Vallières : C’est aussi une belle occasion ratée. Elizabeth May a commis beaucoup d’erreurs non provoquées en début de campagne, ce qui l’a disqualifiée dans la course qui l’opposait à Jagmeet Singh pour la troisième place. Chapeau pour son courage, chapeau pour son abnégation, chapeau pour son travail des dernières années, mais même elle ne répondait pas clairement à la question sur son avenir le soir de l’élection, ça en dit beaucoup…

Karl Bélanger : Le contexte n’aurait pas pu être plus favorable pour Elizabeth May que lors de cette élection, alors que l’environnement était au centre des préoccupations et que les marcheurs sortaient en grand nombre pour manifester contre les changements climatiques. Pour la première fois, les verts franchissent la barre du million de votes et font élire trois députés, un record ! Sauf qu’en début de campagne, on leur donnait le double d’appui. Un échec, donc. Les prises de position bizarres d’Elizabeth May (avortement, loi 21, SNC-Lavalin, etc.) ont grandement nui au parti. Après quatre élections, il est probablement temps de passer l’ampoule DEL à la génération suivante.

A.C : Ah, une blague nouveau genre de « bras meurtris qui tendent le flambeau ». Bien joué. J’avoue avoir eu besoin de quelques secondes pour comprendre ! 🙂

Mylène Dupéré : Elizabeth May avait tout pour faire des gains importants lors de cette campagne. Elle avait tous les regards sur elle, mais elle n’a pas su se sortir des situations difficiles. Comme quoi l’expérience de campagne n’est pas suffisante, il faut savoir piloter des dossiers difficiles et avoir réussi à s’en sortir pour mener une bonne campagne. Pour la pérennité de son parti dans un contexte très favorable pour eux, je crois qu’elle doit laisser sa place à quelqu’un d’autre.

Carl Vallée : Quelle élection décevante pour les verts ! Ils ont la marque de commerce la plus forte au pays en portant le mot « vert » et ils ont été incapables de convertir ça en sièges. Elizabeth May a fait son temps. Un chef de parti plus jeune et dynamique aurait pu faire des ravages.

A.C : L’aventure du NPD au Québec est-elle terminée pour de bon ou le parti peut-il renaître comme le Bloc vient de le faire ?

Dominic Vallières : Comme le chantait Black Sabbath : « Never say die ! ». L’année 2011 était un alignement particulier des planètes : un adversaire bien campé à droite avec le PCC, un PLC aucunement attractif et un Bloc qui devait encore défendre sa pertinence. Jack Layton, après toutes ses années en politique municipale à Toronto, puis comme élu fédéral, avait trouvé le bon ton, le bon message et il a reçu beaucoup de suffrages… et beaucoup d’amour.

C’est un peu la même chose en 2019, mais à plus petite échelle. Les électeurs étaient ambivalents vis-à-vis Justin Trudeau, ils ne se reconnaissaient pas dans les positions morales et sociales d’Andrew Scheer et le NPD était considéré hors course. Yves-François Blanchet était une belle valeur refuge, connue par les électeurs et qui incarnait un retour au message de base du Bloc : la défense des intérêts du Québec. Reste que pour Jagmeet Singh, la côte est abrupte : il faudra recruter ou remotiver des candidats avec un profil intéressant, comme Chu Anh Pham, et surtout, trouver le bon ton. Avec les qualités de Jagmeet Singh, rien n’est impossible.

Karl Bélanger : Ce sera difficile. La vague orange est maintenant la goutte orange ! Malgré cela, les néo-démocrates sont très heureux de la performance de Jagmeet Singh. Il sera donc vraisemblablement toujours à la tête du parti lors de la prochaine élection. En choisissant un chef portant avec panache un turban on ne peut plus ostentatoire, le NPD prenait un très grand risque. Jagmeet Singh est apparu sympathique aux Québécois, mais son turban demeure un obstacle pour au moins la moitié de l’électorat. Ce n’est pas le seul facteur qui explique la déconfiture du parti au Québec (et ailleurs !) : les coffres sont vides, l’organisation moribonde. L’avenir n’est pas rose-orange. Tout de même, avec Alexandre Boulerice, le NPD ne repart pas à zéro. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, non ?

Mylène Dupéré : Je suis surprise des résultats de Jagmeet Singh au Québec étant donné sa très bonne performance dans les débats. Cela m’attriste, mais je suis forcée de constater qu’il n’était pas le bon chef en 2019. Je suis intéressée et impliquée dans la chose politique depuis près de 20 ans, alors je crois qu’il ne faut pas prédire la mort d’un parti ni du NPD au Québec. Surtout dans un contexte où Québec solidaire a obtenu ses meilleurs résultats lors de la dernière campagne provinciale.

Carl Vallée : En 2011, le NPD a gagné 59 sièges au Québec. En 2015, c’était 16. En 2019, un seul. Ce parti n’a jamais su s’enraciner au Québec. Il va continuer à vivoter dans les marges avec leurs cousins de Québec solidaire, sans plus. Si vous êtes un progressiste multiculturaliste au Québec, vous pouvez voter libéral. Si vous êtes un progressiste nationaliste, vous pouvez voter pour le Bloc. Je ne vois tout simplement pas l’espace politique au Québec pour les néo-démocrates.

Karl Bélanger : Tu ne poses pas de question sur le Parti populaire de Maxime Bernier ?

A.C : Pas vraiment, non.

Karl Bélanger : Il faut croire qu’il n’avait de populaire que le nom !

A.C : C’est ça.

Dominic Vallières a œuvré dans l’opposition et au gouvernement pour cinq chefs indépendantistes au Québec. Depuis 2011, il a été tour à tour rédacteur de discours, attaché de presse, directeur des communications, porte-parole national puis stratège. Il intervient chaque semaine à la télé et à la radio et commente aussi la politique dans son auto ou sa cuisine. Vous pouvez aussi l’apercevoir au parc, avec son fils.

Karl Bélanger a travaillé pendant près de 20 ans sur la colline parlementaire à Ottawa, notamment à titre d’attaché de presse francophone d’Alexa McDonough, d’attaché de presse principal de Jack Layton et de secrétaire principal de Thomas Mulcair. Il a ensuite agi comme directeur national du NPD avant de mettre fin à sa carrière politique à l’automne 2016. En plus d’agir en tant que commentateur et analyste politique à la télé, à la radio et sur le web, Karl est président de la Fondation Douglas-Coldwell et président de Traxxion Stratégies.

Mylène Dupéré a occupé différents postes dans des cabinets politiques au sein des gouvernements de Jean Chrétien et de Paul Martin, ainsi que dans la fonction publique fédérale. Elle a été directrice des communications pour le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, entre 2013 et 2015. Elle a été l’une des stratèges qui ont mené au succès du PLC au Québec en 2015. Après avoir accroché ses « patins politiques » en 2016, Mylène offre maintenant ses conseils d’affaires publiques dans une entreprise de Montréal.

Carl Vallée s’implique en politique fédérale et provinciale depuis plus de 15 ans. Il a travaillé au sein du cabinet du premier ministre du Canada à titre d’attaché de presse, porte-parole et conseiller québécois pour Stephen Harper entre 2009 et 2015. En octobre 2018, il a participé à la transition du nouveau gouvernement caquiste du premier ministre François Legault. Il est actuellement associé au sein du cabinet d’affaires publiques HATLEY Stratégies, à Montréal.

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Certains commentateurs insistent que le PCC a remporté plus de votes. « Je pourrais vous dire que son gouvernement est illégitime parce qu’il a reçu moins de votes que le Parti conservateur. Il a remporté le vote populaire, une donnée qu’on ne peut pas ignorer. »

En Ontario et au Québec qui représentent 60% de ceux qui ont voté environ 39% du vote a été libéral contre 27% pour le PCC. Dans les Prairies qui représentent 20% des votes au Canada PCC a eu 55% du vote contre 14% pour les libéraux.

Si ce n’était pas du vote des Prairies le parti conservateur ne serait pas très fort.

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