À quels seins se vouer?

Octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein. Avant qu’il ne se termine ce mercredi, j’irais, si vous le permettez, de quelques observations.

Ayant eu moi-même un cancer du sein agressif à l’âge de 35 ans, je vous avouerai que les dernières semaines ont suscité chez-moi quelque chose comme une bonne montée de lait… métaphoriquement parlant, bien entendu.

Donner ou non le sein, that is not the question

Le tout a commencé avec la controverse entourant la fameuse publicité pour l’allaitement où l’ont voit une magnifique Mahée Paiement, toute radieuse, en robe de soirée, grand décolleté et talons hauts, donner le sein à son enfant.

Et comme toute bonne controverse au Québec, celle-ci est allée faire son petit tour à l’émission Tout le monde en parle.

La publicité en question est venue courtoisie de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.

Le slogan n’est pas passé inaperçu, non plus : «Moi aussi j’allaite… Allaiter, c’est GLAMOUR». Le tout, avec les lettres AMOUR en rouge. Ce qui envoie plus ou moins le message à double tranchant qu’allaiter, c’est aimer son enfant.

N’ayant pas eu le bonheur moi-même d’avoir eu des enfants, j’hésiterais un tantinet à trop entrer dans le débat allaitement contre biberon.

Mais ayant vu des amies subir de grandes pressions pour allaiter, nonobstant leurs circonstances ou choix personnels – autant par le personnel de l’hôpital que leur entourage –, il est tout au moins difficile de nier le risque de voir ce genre de publicité s’ajouter à ce même type de pressions.

D’autant qu’elles ne tiennent pas seulement de l’anecdote. Loin de là.  Cet article d’Anabelle Nicoud en fait d’ailleurs l’analyse – une femme y allant même jusqu’à parler d’une «omerta sur le biberon et le lait en poudre». Et ce, même si, selon les propres chiffres de l’Agence de santé, 88 % des mères à Montréal allaitent leur bébé à la naissance.

On en fait, bien sûr, une question de santé pour les enfants. Soit.

Or, à cette hauteur, difficile de conclure qu’il y ait «tabou» de l’allaitement. Au contraire, puisque les pressions pour allaiter sont réelles.

Dans son documentaire Seins à louer, la journaliste Karina Marceau fait même état du phénomène grandissant des «nourrices du 21e siècle», du lait maternel vendu sur Internet et de «banques» de lait maternel.

Le tout, à son tour, ne va pas sans soulever un certain paradoxe. Dans les années 50 et 60, alors que la majorité des femmes ne travaillaient pas à l’extérieur de la maison, les mères subissaient la pression contraire à ne pas allaiter. Aujourd’hui, alors que la majorité des femmes ont un emploi, bien des mères se font dire d’allaiter, coûte que coûte.

Au point d’ailleurs où, lorsqu’elles ne peuvent pas ou ne veulent pas le faire, plusieurs ressentent un profond sentiment de culpabilité.

Ce débat allaitement vs biberon est une chose, mais ce qui a également créé la controverse est l’image même projetée par la photo de la publicité.

Cette publicité avec Mahée Paiement – version glamour, sexy et moderne – s’inscrit certes, à sa manière, dans le grand thème classique de la Madone.

Or, si le grand art est le grand art, la publicité pro-allaitement version glamour offre aujourd’hui une image de la maternité et de l’allaitement qui, pour la plupart des femmes, ne colle en rien à la réalité.

(En passant, cette critique ne remet aucunement en question les meilleures intentions de Mahée Paiement elle-même, réputée pour être une personne particulièrement terre-à-terre. Et qui, nul ne peut en douter, a fait cette publicité avec tout son coeur.)

En réponse à cette critique, certains ont avancé que la publicité, de toute manière et par définition, n’est jamais réaliste. Très vrai.

Mais l’allaitement n’est tout de même pas un «produit» que l’on cherche à vendre…

Alors, pourquoi y aller pour la totale – décolleté plongeant, talons hauts et full glamour?

Quel est le public-cible de cette pub? À qui veut-on parler? Qui veut-on convaincre dans le but évident de faire encore augmenter le taux d’allaitement et/ou d’en prolonger la durée pour les mères?

Est-ce vraiment aux femmes que l’on s’adresse avec cette pub?

Et ces femmes de milieux plus défavorisés dont l’allaitement, lorsque possible, serait sûrement bénéfique pour la santé de leurs enfants, cette photo leur parle-t-elle vraiment?

Est-ce plutôt aux hommes que l’on s’adresse?

Est-ce à ceux et parfois, elles aussi, que la vue d’une femme allaitant en public dérange?

Est-ce à ceux qui, parmi les hommes, du moins selon ce qu’on entend dire dans certains milieux pro-allaitement, auraient tendance à décourager leur blonde ou leur femme de continuer d’allaiter après six mois parce qu’ils ne trouvent plus ça très sexy pour eux-mêmes?

Et surtout, pourquoi ce réflexe, encore et toujours, de choisir une image qui, veut, veut pas, ne colle pas à la réalité dont on tente pourtant ici d’augmenter la pratique encore plus?

Cachez ce sein…

Comme par hasard, la semaine mondiale de l’allaitement du 1er au 7 octobre coïncide avec le début du mois de sensibilisation au cancer du sein.

C’est là, aussi par hasard, que se rencontrent cancer et canaux galactophores. Du moins, dans un type de cancer du sein qui se développe, quant à lui, dans ces mêmes canaux de lactation qui servent à transporter le lait jusqu’au mamelon.

Et c’est là que se rencontrent les deux faces – réelle et fantasmée – de ce puissant symbole de la féminité, de sexualité et de la maternité des femmes que sont leurs seins.

C’est aussi là, autant pour l’allaitement que le cancer du sein, que l’on observe parfois la même tendance à «embellir» visuellement une réalité qui, pourtant, même montrée sous un jour nettement plus proche de ce qu’elle est dans la vraie vie, serait tout aussi belle, quoi que, pas dans le sens glamour de la chose…

Bien sûr, dans cette opération plus large d’embellissement, il y a ce qu’on appelle l’«industrie» quasi mondiale du ruban rose, dont la cinéaste Léa Pool a fait le documentaire Pink Ribbons Inc..(Marie-Claude Ducas et Josée Blanchette en ont chacune tiré leur analyse ici et ici.)

Ce qui pose problème, toutefois, ce n’est pas le ruban rose en soi.  Du moins, pas lorsqu’il aide VRAIMENT à lever de VRAIS fonds pour de la VRAIE recherche sur le cancer, et non pour mieux vendre les produits d’une compagnie.

Ce qui pose problème, socialement, est plutôt cette image omniprésente en Occident de la «bonne humeur» comme gage de guérison et dans le cas du cancer du sein, de cette «guerrière» toujours prête à «combattre» son cancer avec le sourire. Le film de Léa Pool en parle d’ailleurs.

Cela pose problème parce que cette «image» est également éloignée de la réalité que vit toute personne ayant le cancer. Incluant les femmes atteintes du cancer du sein.

Pour ce qui est de ce dernier, par contre, cette idée de l’«image» de la belle guerrière à l’attitude positive 24 heures sur 24 a pris une place disproportionnée dans les campagnes de sensibilisation et de levée de fonds.

Cette image – comme pour celle de la campagne sur l’allaitement – n’est pas celle que vivent la plupart des femmes. Que ce soit avec l’allaitement ou une maladie comme le cancer du sein, la réalité, si elle comprend aussi de la beauté et des sourires, est surtout nettement plus complexe. Ce n’est vraiment pas jojo tous les jours…

En cela, il arrive souvent – pas toujours, mais souvent -, que les porte-parole choisies pour les campagnes de sensibilisation et de levées de fonds pour le cancer du sein en fassent, qu’elles le veuillent ou non, la démonstration contraire.

 

Que ce soit le mannequin britannique Elizabeth Hurley pour la campagne internationale de la compagnie Estée Lauder contre le cancer du sein. Ou, au Québec, Mitsou, porte-parole depuis plusieurs années pour la Fondation du cancer du sein du Québec.

Ici, j’aimerais préciser très clairement que cette observation ne constitue en rien une critique de ces personnes, ni ne porte jugement sur leurs intentions et leur dévouement, lesquels sont des plus nobles.

Ce dont il est question dépasse de très loin les personnes et les personnalités. C’est plutôt d’un phénomène social et commercial dont il est question.

Et comme pour le cas de cette publicité de l’allaitement, ça ne va pas sans soulever certaines questions.

Lorsque dans la lutte au cancer du sein, on présente comme porte-parole des femmes glamour, très sexy, au décolleté plongeant et aux robes moulantes, à qui s’adresse-t-on vraiment?

Quel est le ou les publics-cible?

À qui parle-t-on lorsqu’on leur présente des porte-parole qui, nonobstant tout leur dévouement sincère, ont aussi la chance de ne pas avoir eu cette maladie? Donc, de ne pas pouvoir parler, avec une connaissance directe, de ce qu’est un cancer du sein lorsqu’on le vit?

Parle-t-on aux femmes en santé que l’on veut sensibiliser à faire leur auto-examen? Toujours une bonne chose en soi, bien évidemment.

Parle-t-on aux donateurs corporatifs plus sensibles à la notoriété et au glamour?

Parle-t-on aux femmes qui ont ou ont eu un cancer pour les encourager à donner aux levées de fonds?

Parle-t-on aux hommes pour les encourager, eux aussi, à donner, mais en leur disant quelque chose comme : regardez comme le cancer du sein n’entame en rien l’image parfaite et rêvée de la femme?

Ici, encore, le constat est que l’image fantasmée de la femme prend le dessus sur la réalité. Et de beaucoup.

Qui a peur de la vraie vie?

Et pourtant. Et pourtant…

Comme pour l’allaitement, la vraie vie, ça peut être beau, aussi. Très beau.

Bien sûr, non pas dans son sens «commercial» et rêvé, mais dans son sens humain, voire dans son sens humaniste.

C’est pourquoi la sortie toute chaude du livre Breast Stories. Cancer Survivors Speak Out tombe à point.

Ce livre aussi magnifique qu’inspirant et émouvant, est signé par le photographe montréalais Phil Carpenter.

Mes collègues Marie-Claude Lortie de La Presse et Monique Polak de The Gazette, en ont fait de lumineux compte-rendus ici et ici.

Phil Carprenter a fait le choix de la beauté, mais de la vraie beauté.

Après avoir photographié une de ses collègues à sa demande avant et après sa chirurgie pour un cancer du sein, Phil Carpenter y est allé dans The Gazette, d’une série de six photos de femmes qui avaient eu une mastectomie.

Une de ses femmes était Louise Desjardins. Elle fut son inspiration pour aller encore plus loin avec un livre. Lorsque Louise est décédée en 2008, il dit avoir compris à ce moment-là toute l’importance d’un tel projet.

Il a donc fait le tour du pays et a photographié une cinquantaine de femmes, jeunes et moins jeunes, avec ou sans enfants. Toutes ont eu un cancer du sein et toutes ont subi une chirurgie.

Certaines ont perdu un sein, d’autres, les deux. La plupart ont choisi de ne pas avoir une chirurgie de «reconstruction».

Chaque photo est accompagnée de l’histoire et des observations de chaque femme qu’il a photographiée.

Ah oui… J’oubliais, Elles ont aussi accepté de dénuder leurs seins.

Chacune de ses femmes est unique, chaque cicatrice, chaque vie.

Elles y parlent, en toute franchise, sans dentelle, de LEUR réalité – différente et semblable en même temps pour chacune.

Elles parlent avec coeur et candeur de ce qu’elles ont vécu le moment où elles se sont vues, pour la première fois, après une chirurgie dont leur corps et leur âme sortiraient transformés pour toujours. De l’extérieur et de l’intérieur.

Elles parlent de leurs amours, des hommes et des femmes dans leurs vies, de leurs enfants lorsqu’elles en ont, de leur image d’elles-mêmes, de leur féminité et de leur sexualité.

À quels seins se vouer?

Entre ceux trop parfaits d’une Elizabeth Hurley et ceux des femmes qui savent, dans leur corps et leur âme, ce qu’est, vraiment, le cancer, le choix ne devrait pourtant pas être bien difficile…

Qu’ils allaitent ou non, qu’ils soient amputés ou non par une mastectomie radicale ou partielle, qu’ils soient reconstruits ou non, on peine à sortir de notre imaginaire collectif forgé de l’extérieur, cette image de nos seins aussi parfaite que fantasmée.

C’est pourquoi le livre de Phil Carpenter est si important.

Photographiées avec art, amour, respect et parfois même, avec humour, ces femmes nous sortent de ce combat perpétuel entre l’image rêvée officielle des seins des femmes et celle, froidement clinique et inquiétante, des manuels médicaux.

Ce livre redonne aux femmes et à ceux et celles qui les aiment, leur essence véritable, leur vraie beauté. Celle de faire partie des femmes dont la chance est d’être encore en vie pour en parler.

Ce faisant, ces femmes qui ont eu le courage et l’audace de poser pour ces photos redonnent à leur tour leur essence et leur beauté à toutes celles qui en sont mortes. Jeunes et moins jeunes.

Ce livre, je le garde précieusement pour moi, en souvenir de ce cancer qui, à 35 ans, m’a changée profondément de l’extérieur et de l’intérieur.

Je l’offrirai aussi à ma grande amie d’enfance, Murielle, qui, tout au long de mes traitements après ma chirurgie, m’accompagnait et prenait soin de moi avec amour, patience, compassion et humour.

Je le ferai voir à mon amoureux – celui qui, quelques années après la chirurgie et les traitements – avait su me faire sentir belle et désirable à un moment où je n’y croyais plus.

Enfin, je le relirai en mémoire de Sophie, ma grande amie rencontrée à l’hôpital dans la salle de chimio. La belle Sophie, dont le cancer du sein n’avait pas été détecté à temps par un premier médecin négligent.

Jeune maman d’une petite fille à l’intelligence exceptionnelle de coeur et d’esprit, Sophie est  morte à 32 ans alors qu’elle avait toute sa vie devant elle.

Elle habitera pour moi chaque page de ce livre.

Pour tout dire, j’aurais vraiment, vraiment, vraiment aimé avoir eu un livre comme celui-là lorsque, moi aussi, je me suis vue dans le miroir pour la première fois après ma chirurgie…

Je crois que le livre de Phil Carpenter aidera de nombreuses femmes à mieux voir, par elles-mêmes, que la beauté peut aussi transcender tous les décolletés plongeants du monde. Ce qui, en passant, n’enlève rien aux charmes de ces derniers.

Comme l’écrit si bien Chantale Carignan au moment où, attendant sa chirurgie pour un cancer, elle disait «rêver» à ses seins :

Je suis une femme. Je ne suis pas une maladie.

 

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C’est dur de lire quand on a les yeux pleins de larmes. Surtout pour Sophie.

Ça arrive quand même assez (trop) souvent. Les spécialistes incompétents/paresseux/??? continuent de pratiquer, ils ne sont pas plus étroitement surveillés. Le Collège des médecins a littéralement des morts (évitables) sur la conscience.

J’avais lu tout ces textes que vous mentionnez.

J’ai eu toutes sortes d’ennuis avec mes seins (socialement, entre autres). Je n’ai pas pu allaiter.

Et j’ai eu le cancer du sein deux fois. Trois en tout, et tous différents. Il ne faudrait pas que j’en aie un autre car on ne saurait plus comment me soigner.

Je suis encore là.

Je pense que votre grande sagesse (car vous êtes une sage)vient en partie de cette dure épreuve que vous avez vécue. Je vais vous aimer encore plus ce soir.

Les entreprises qui engraissent leur profit en profitant du cancer du sein me…. mmmm.

Ah l’image… Je me suis moi même battue contre ce crabe féroce il y a un an et demie…un sein en moins, refait à moitié et avec cette cicatrice qui rappelle le chemin parcouru, la douleur, la fragilité et aussi le combat gagné. Depuis j’ai aussi perdue une amie…
Moi aussi bien que je trouve louable les artistes qui se consacrent à une cause, je trouve que rien ne remplace la vraie histoire, derrière la vraie femme
On devrait l’écrire ce livre au Québec, j’avais d’ailleurs débuté le mien en réaction à ces images de beauté ( belle et bien dans sa peau) alors que la maladie nous détruit certes mais nous donne aussi une autres beauté, celle sans artifices, celle de la vie!
Je vais mieux, ménopausée à 39 ans, trois magnifiques enfants sortis grandis de cette épreuve, un Chum épuisé et soulagé, une mère encore fragile ! Et moi je vis, à cent pour cent !!!! Merci Josée c’est toi qui devrait être porte parole 😉

Quel beau texte et quelle pertinence dans vos propos. Aussi àtirer les larmes, surtout vers la fin. Félicitations.
J’ai eu un cancer du sein, il y a dix ans à l’âge de 39 ans. Il a été diagnostiqué par hasard et de façon très précoce. Malgré tout, j’ai subi l’ablation suivie d’une reconstruction immédiate, heureusement avec succès.
J’ignorais la publication de ce livre de Phil Carpenter, que je vais m’empresser de dénicher.
Portez-vous vous bien!

Difficile pour un homme de passer des commentaires sur un tel texte.

Mais j’ai eu en rafale quelques « flashs ».

-J’ai vu des femmes allaiter au centre d’achat et c’était beau.
-J’en ai vu le faire lors d’une réunion d’administrateurs et c’était beau.
-J’ai vu mon épouse allaiter en pleurant car ses seins étaient crevassés. J’ai pleuré avec elle …
-J’ai vu des jeunes femmes d’abord offrir leur poitrine et après se présenter; c’était triste.
-J’ai vu des hommes déshabiller des yeux des femmes qui aimaient bien ça; c’était très triste.
-J’ai eu une amie qui a prié le ciel de la laisser vivre quelques années de plus pour voir grandir un peu plus ses 2 jeunes enfants. Cinq ans plus tard lorsque son cancer du sein l’emporta, elle remercia le ciel pour ces années de cadeaux.
-J’ai ….

« Notre vie ici-bas, à quoi ressemble-t-elle ? À un vol de corbeaux qui, venant à poser leurs pattes sur la neige, parfois y laissent l’empreinte de leurs griffes.» [Su-Dong-Po] ( poète chinois,1037-1101)

Je n’avais pas d’affinité avec vous à cause de vos couleurs politiques. La lecture de votre article a tout changé. La phrase qui m’a frappé jusqu’aux larmes, parlant du libre de Phil Carpenter:
‘’Je le ferai voir à mon amoureux – celui qui, quelques années après la chirurgie et les traitements – avait su me faire sentir belle et désirable à un moment où je n’y croyais plus.’’

L’aspect pécuniaire des campagnes de financement pour tout type de cancer est très intrigant. On ne sait ou va vraiment tout cet argent. Et les pharmaceutiques qui en profitent…
Un survivant du cancer de la prostate.

Félicitations Josée pour ce beau texte et cette réflexion touchante. Vous avez parlé avec votre coeur. Vous avez mon admiration! Merci et bonne santé!

Madame Legault,
Vous êtes une très grande femme, une vraie intellectuelle qui sait poser les bonnes questions, celles qui dérangent parce qu’elles touchent au coeur, là où il n’y a souvent pas encore de réponses à soi. Ce que vous écrivez ici ne peut que rejoindre toutes les femmes, à quelque lieu ou un autre dans leur être, dans leur corps. « Parce que ma chair est mon âme » (Michel Onfray).
Votre pensée m’impressionnait déjà. Elle m’impressionne encore plus.
Je suis soufflée.