À qui profite vraiment la baisse d’impôt des sociétés?

Le Congrès du travail du Canada n’est pas le premier à le dire, mais sa dernière étude a le mérite de nous rafraîchir la mémoire. La réduction marquée du taux d’imposition des sociétés canadiennes depuis le début des années 2000 n’a pas eu les effets promis par les promoteurs de ces allègements fiscaux. La hausse des profits après impôt qui en a résulté ne s’est pas traduite par une  hausse équivalente des investissements dans les équipements, la formation et tout ce qui favorise la productivité et l’emploi. Les dividendes versés aux actionnaires en revanche ont généreusement augmenté, tout comme les avoirs financiers, avoirs à long terme et placements des entreprises.

Or, malgré la récession, le Canada n’a pas ralenti le rythme en matière de réductions d’impôt des entreprises. La dernière baisse promise a eu lieu comme prévu le 1er janvier dernier, faisant du Canada le pays du G7 avec le plus bas taux d’imposition des sociétés. Mais ce cadeau fiscal survient alors que le pays est toujours en déficit. Son prix est donc encore plus élevé que les quelques milliards de revenus par année auxquels le gouvernement a renoncés. Il faut aussi prendre en considération le coût des emprunts qu’il est forcé de contracter pour combler son manque à gagner et boucler son budget d’ici 2015-16.

Et ce n’est pas tout. Ottawa a accordé deux baisses d’impôt aux entreprises au cours des 13 derniers mois. Au total, cela veut dire environ 4 milliards $ de revenus par année de moins dans les coffres de l’État  et l’obligation, pour effacer son déficit, de sabrer dans les dépenses de programmes. On connaîtra l’ampleur de ces compressions au moment du dévoilement du prochain budget, mais on sait déjà, le gouvernement l’a dit, qu’elles devront atteindre AU MOINS 4 milliards $ par année… Cela aussi s’ajoute au prix que nous devrons tous payer pour ces baisses d’impôt.

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C’est la manifestation évidente des effets pervers de l’idéologie de la droite Tea Party qui nous afflige de toutes les façons en rendant les riches de plus en plus riches au détriment d’une justice fiscale plus équilibrée sans apporter de retombées comme promis par tous les Harper de ce pays.

Depuis l’an 2000,c,est une quinzaine de milliards de dollard dont c’est privé le gouv. fédéral De la le déficit et bientot la perte de 60000 emplois.60000 familles qui vont perdre un revenu convenable et en plus 60000 jeunes qui ne pourront plus postulés pour ces emplois qui auront disparus.Et pour ceux qui penseraient que leurs impots vont diminuer,oubliez ca,les baisses d’inpot,c’est pour les entreprises,qu’elles fassent du profit ou non. michel lafrance

Mme Cornellier,

Vous affirmez que les baisses d’impôts des sociétés ont résulté en une augmentation des dividendes versés aux actionnaires plutôt qu’en réinvestissements.

Mais à quoi vous attendiez-vous?

Entre la théorie et la pratique, il y a toujours une marge. Et l’appât du gain est profondément ancré dans la nature humaine.

Croire que toute création de richesse sera redistribué automatiquement à la plèbe relève plus de la science fiction que de la réalité.

L’effet percolateur (percolation theory) n’est qu’une fumisterie. Bien que les libertariens la considère comme parole d’Évangile…

Ça fait longtemps que ce dogme tordu de la droite a été déconstruit. Il n’y qu’a entendre les morons qui se présentent à l’investiture républicaine. En fait c’est le discours de la droite auquel les Conservateurs et les Républicains s’accrochent comme si c’était parole d’Évangile de la cupidité. Comment pensez-vous que le fossé entre les plus riches et les plus pauves s’est élargie au point d’en devenir carrément indécent. C’est ce qu’il y a de plus immoral d à notre époque.

Et dire qu’il y a des gens pour nous dire qu’il ne faut pas quitter ce pays mal foutu et mal géré.
Vive le Québec libre!

Nos élus manquent à leur devoir de diligence le plus élémentaire en privant volontairement l’État et, par conséquent, les citoyens, de pareilles sommes. Imaginez la différence que ferait tout cet argent en santé, en éducation, dans nos fonds de retraite, etc. N’avons-nous donc aucun recours pour les forcer à travailler dans l’intérêt du plus grand nombre? La morale n’étant plus un aiguillon suffisant, peut-être que la crainte de la colère populaire leur donnera à réfléchir. Certains commencent à s’en inquiéter.

« au détriment d’une justice fiscale »

quelle est cette justice? quels sont les standards?

« De la le déficit et bientot la perte de 60000 emplois »

AUCUN déficit est causé par trop peu de revenus. Ils sont TOUJOURS causés par trop de dépenses, et le PCC a effectiviement trop dépensé depuis sont entrée au pouvoir

« Croire que toute création de richesse sera redistribué automatiquement à la plèbe relève plus de la science fiction que de la réalité. »

alors pourquoi le niveau de vie dans les pays communiste est si bas? Là, la richesse est très bien distribuée

« Comment pensez-vous que le fossé entre les plus riches et les plus pauves s’est élargie au point d’en devenir carrément indécent »

par l’intervention de l’État. Ce dernier empêche les plus pauvres de s’enrichir/de bien vivre avec plein de règlements stupides : salaire minimum, syndicalisation trop facile, contrôles des prix…

« Vive le Québec libre! »

De qui? de quoi?

« Nos élus manquent à leur devoir de diligence le plus élémentaire en privant volontairement l’État et, par conséquent, les citoyens, de pareilles sommes »

Donc, cet argent se volatilise et n’est dépensé/investi nul part?

« La morale n’étant plus un aiguillon suffisant »

il est donc moral de voler le fruit d’autrui?

S’il n’y avait pas eu ces baisses d’impôts, peut-être que la débâcle économique qui a frappé le monde sauf nous nous aurait frappé aussi.

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