Aide à mourir: l’héritage Marois?

Tous les premiers ministres souhaitent laisser leur marque dans l’Histoire.

Ce n’est pas une préoccupation de tous les instants, mais ils y pensent. L’exaltation du pouvoir n’est pas suffisante. Ils ont souvent trimé dur pour se rendre en haut de la pyramide, joué du coude en montant, essuyé des critiques acerbes et font des sacrifices importants sur le plan personnel une fois au sommet.

Au milieu des gaffes, des bons coups, des hésitations et de la simple gestion de l’épicerie gouvernementale, ils veulent laisser un héritage durable, une signature.

Généralement, les premiers ministres laissent leur marque dans un domaine qui représente leur force, là où ils se sentent à l’aise et peuvent convaincre de les suivre.

Des exemples:

Lorsque la poussière sera retombée, l’ouverture au développement du Nord fera probablement partie de l’héritage de Jean Charest, tout comme la poussée du Québec sur la scène internationale, avec la reconnaissance de la main d’oeuvre avec la France et l’Ontario, puis l’élan décisif vers l’accord de libre-échange avec l’Europe. On peut y ajouter le Conseil de la fédération.

Bernard Landry a signé la Paix des braves, qui a ouvert la voie à une nouvelle relation avec les Premières nations au Québec.

Lucien Bouchard a mis en place les garderies à 5 $, l’assurance-médicament et une conscience d’avoir des finances publiques saines.

Jacques Parizeau est passé à un cheveux de réaliser le grand rêve des souverainistes lors du référendum de 1995.

Robert Bourassa a lancé le développement intensif de l’hydroélectricité, moteur de richesse collective, et a presque fait signer la Constitution au Québec (Accord du Lac Meech), volonté des fédéralistes.

Inutile d’élaborer sur Jean Lesage et René-Lévesque, devenus des figures mythiques de la politique québécoise. Leurs héritages sont immenses.

Ainsi de suite.

On peut ajouter que ces premiers ministres n’ont pas fait que des bons coups, évidemment.

Mais avec le temps, on retient surtout leur contribution positive. Leur marque distinctive. Outre la place du Québec dans le Canada (un sujet déchirant), ce sont des projets, des visions, des réalisations qui s’accrochent au temps, qui deviennent assez consensuelles pour que les gouvernements suivants poursuivent dans la même voie.

Et Pauline Marois?

La question peut sembler prématurée, puisqu’elle vient à peine d’arriver en poste. La longévité à la tête du Québec aide à forger un héritage.

Et la tâche est plus ardue à la tête d’un gouvernement minoritaire, qui affiche une date d’expiration plus rapide que les gouvernements majoritaires. Mais ce n’est pas impossible pour autant.

Déjà, une fenêtre vient de s’ouvrir pour la première ministre, avec le dépôt de l’avis juridique sur l’aide médicale à mourir, il y a une semaine.

Pauline Marois a le consensus social pour aller de l’avant  — ça ne veut pas dire l’unanimité. Une forte majorité de Québécois (entre 65 et 80 %, selon les sondages) sont favorables à une réforme des soins en fin de vie qui inclut l’aide à mourir. Le milieu médical et les associations de patients y sont réceptifs.

Les appuis politiques sont aussi au rendez-vous, le débat ayant été amorcé par le gouvernement libéral précédent. Le rapport Mourir dans la dignité incarne l’exemple d’un travail non partisan, bien fait, de la part de politiciens de tous les horizons.

Un projet de loi pourrait être déposé avant l’été, sinon à l’automne.

Si cette réforme complexe est bien pilotée, elle pourrait marquer un virage important pour la société québécoise. Une société qui vieillit et qui s’inquiète des soins en fin de vie.

Une réforme qui par définition — la mort ne faisant aucune discrimination — pourrait toucher tous les Québécois un jour ou l’autre.

Il faudra toutefois s’assurer que l’aide à mourir est bien balisée et qu’on ne brûle aucune étape dans son application.

De plus, cette réforme devrait s’accompagner d’une amélioration des soins palliatifs, notamment des soins à domicile ou dans des centres spécialisés.

Les Québécois veulent avoir leur mot à dire sur leur qualité de vie, et le moment de leur mort lorsque la vie n’a plus de qualité.

Ils veulent décéder à la maison, ne pas souffrir, et éviter d’être un poids pour leur famille. Ce volet ne doit pas être oublié au profit d’une aide médicale à mourir. Le suicide assisté ne doit pas devenir une façon de contourner l’amélioration des soins palliatifs.

Pauline Marois a certainement la sensibilité nécessaire pour orienter une telle réforme délicate. Elle a été ministre de la Santé, ce qui ne nuit pas. Et elle est associée au domaine social, sa grande préoccupation de toujours. C’est dans son ADN.

La première ministre a confié ce dossier à une députée talentueuse, la ministre Véronique Hivon. J’étais de ceux qui trouvaient, lors de la formation du conseil des ministres, en septembre, que Véronique Hivon avait hérité d’un bien petit rôle comme simple ministre déléguée. Elle a maintenant tout le temps nécessaire pour piloter ce virage. Elle devra notamment ouvrir le dialogue avec Ottawa (responsable du code criminel) et s’assurer de bien faire comprendre la position du Québec.

Si le gouvernement poursuit le travail non partisan, reste à l’écoute des autres partis politiques et des experts, joue bien ses cartes avec le fédéral et balise adéquatement la réforme, tous les éléments sont en place pour en faire un succès.

Et commencer concrètement à bâtir l’héritage de la première ministre Marois.

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@ François 1 #1
LOL… Trop bonne!
Comme vous le dites si bien, vite qu’on ramène le PLQ au pouvoir pour son bien.

Mme Hivon est certainement une personne qui peut mener à bien ce dossier extrêmement important pour les raisons évoquées par M. Castonguay.

Bon, mis à part les hurluberlus qui n’auront jamais la capacité d’être positifs, nous devons envisager que d’autres, ceux-là capables de réfléchir, s’opposeront toujours à octroyer le droit à un être humain d’intervenir sur son propre décès et ce quelques soient les circonstances. Pour ces personnes agir à ce niveau est un crime, point à la ligne.

Mais ce peut-il que la motivation première de Mme Marois d’agir dans le dossier d’aide à la mort soit strictement son humanisme et que l’idée de passer ainsi à l’histoire ne soit qu’un résultat incident et secondaire ?

Je trouve assez réducteur d’analyser la volonté d’agir en ce domaine uniquement qu’à travers le prisme politique.

J’ai connu des personnes qui ont agonisé pendant des mois et des mois. Elles ont prié Dieu et tous les médecins de la terre de les aider à mettre fin, une fois pour toute, à leur calvaire physique et moral. Mais, liée par la moralité chrétienne et par les lois qui en sont issues, aucune oreille n’aura entendu leurs cris de détresse. J’y voyais là un affreux exemple concret de sadisme.

Pourrait-on, plutôt que de ramener la réflexion à de l’opportunisme politique visant à laisser sa marque dans l’histoire, reconnaître que les responsables de ce dossier puissent être animées par l’empathie envers les personnes en fin de vie et qu’elles ont, elles, le courage de piloter ce dossier plutôt que de se cacher derrière une moralité segmentée et toujours discutable.

«La religion est la maladie honteuse de l’humanité. La politique en est le cancer.»
[Henry de Montherlant]

Et pour celui qui ramène toujours tout à sa même guéguerre politique j’offre ces paroles :

«La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n’en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.»
[André Pronovost]

RÉPONSE

Bonjour M. Drouin,

Merci pour votre commentaire. Je tiens seulement à préciser que je ne considère pas l’héritage des premiers ministres comme de l’opportunisme politique. Au contraire, je ne vois rien de mal à l’idée qu’un politicien veuille marquer le Québec avec une réforme, un projet ou des réalisations importantes qui font avancer le Québec. À mon sens, il n’y a rien de péjoratif à l’idée que les soins en fin de vie puissent faire partie de l’héritage de Pauline Marois.

Au plaisir,

Alec Castonguay

Si madame Marois doit marquer l’histoire ce sera je pense pour sa feuille de route exceptionnelle, pour sa longévité en politique, pour son engagement de tous les instants, pour sa probité et sa fidélité envers ses valeurs ; ce que je trouve très respectable dans une époque où on change d’allégeance aussi souvent qu’on change de bobettes.

Et surtout, elle a d’ores et déjà marqué l’histoire en devenant la première Première ministre du Québec, ce qui est en soi superbe. J’espère que l’histoire retiendra par conséquent autres choses que ce projet de loi qui pourrait devenir une loi dans un débat qui d’ailleurs a été initié par les Libéraux de Jean Charest.

Vous voyez une évolution positive dans le suicide assisté, personnellement je n’y vois rien d’autre que l’échec de la société libérale avancée, une société qui a perdu tous sens moral et qui finira inéluctablement par s’autodétruire par la perte de toute spiritualité, ce qui selon moi est par le fait même le summum de l’indignité.

Faudra donc que Mme Marois accélère l’adoption de cette loi, afin que le PQ ne coure la chance de mourir aussi, dans la dignité, auparavant.

Que se soit le parti PQ au pouvoir qui continu un travail entamé par le gouvernement précédant, dont ont pourra peut être leur attribuer l’action d’avoir lancé les démarche de modifier les lois, après une génération, tous sera presque oublié, mes enfants ont a peine quelque idée du personnage de Bourassa et ce qu’il a développé, à moins de lire sa biographie sur internet. L’important c’est l’action et nous sommes rendu là, nous ne sommes pas les pionniers dans l’aventure, plusieurs pays d’Europe dont même aux États-Unis, tel que l’état de l’Oregon, ont des normes et de l’expérience dans les limites acceptable. Le gouvernement ne baissera pas non plus les efforts d’accompagnement pour des soins palliatifs à domicile ou centre spécialité. Chaque personne qui ne voudrons pas d’un décès respecté, pourront continuer leur soins palliatif, rien ne changera à ce niveau. Tout est une question de choix personnel, de ses valeurs, de sa religion, etc… Pour ceux qui auront ce choix, il faut se mettre dans leur situation, se seront des maladies incurables, souffrantes, dégénératives, dont la personne aura pleine conscience de sa décision, que personne ne pourra décidé elle, dont les médicaments ne réussiront pas à retardé la maladie ou maintenir une espérance de vie. Peut être avez vous, ou aurez vous une réserve de faire l’action parce que là vous vous sentez bien et en bonne santé, mais prenez le temps de vous sentir dans la peau du malade, tel le Parkinson, Huntington, Creutzfeldt-Jacob, l’Ataxie, Sclérose, juste dire ces mots font frémir.

Bonjour,

Bien évidemment, à tout le moins, Notre Dame de Béton devra au moins pouvoir s’affubler de « kuke chose » comme disent dans le dialecte national une bonne majorité de ces fiers défenseurs de la langue de Marianne et de Molière……

En effet, quoique Mourir pour des idées, mais de mort lente n’est pas si mal quoique à ce niveau, le Parti Québécois est mort depuis longtemps. Enfin, cette démarche entreprise par le Parti Libéral sied fort bien pour la Dame de Béton qui depuis le 8 de Décembre 2008 amène nos amis de la gang des péquistes à vivre un deuil quotidien. Un deuil par jour à qui suffit sa peine. Car nos péquistes à nous autres devaient passer par là, soit de « laisser mourir les rêves pour accéder à la réalité du plancher des vaches ». Afin de devenir « winners ».

Finalement, il est étonnant que ce libre choix devant la mort semble accepté par certains nationalistes de par son aspect « le plus libéral» quoique Notre Dame de Béton semble en train de laisser « les vieux haillons du conservatisme nationaliste » pour épouser des idées libérales modernes. Sûrement des séquelles de son ouverture Canadienne quand finissant ses études de 2ème Cycle, elle partit fièrement pour Toronto sur Bay Street apprendre quelques années avec son conjoint le sens des affaires en travaillant pour Monsieur Robert Campeau, ce multimilliardaire de l’époque, ce Franco Ontarien qui était un des plus fiers membres du Parti Libéral du Canada….

En conclusion, la Dame de Béton ne coiffe pas le bonnet de l’âne en assumant ce rôle qui la fera entrer dans l’Histoire comme une fière libérale d’esprit….. Bien à vous, John Bull.

Quand la mort est proche mais se fait attendre.

C’est une unité de l’IRA qui tend une embuscade à une patrouille anglaise dans la campagne, du côté de Crossmaglen. Les Brits passent tous les jours à 17 heures. A 17 heures 10, toujours rien. Le capitaine Paddy regarde sa montre et dit : « Merde, j’espère qu’il ne leur est rien arrivé… »

Retour à Kellybegs. Sorj Chalandon. Roman

@ Alec Castonguay # 6

J’ai toujours beaucoup de plaisir à échanger intelligemment surtout sur un sujet aussi éminemment humain.

Je suis peut-être beaucoup idéaliste et même un peu naïf mais j’espère que ni Mme Marois et son équipe et ni aucun politicien n’arrive à une réunion de travail, un bon matin, en disant «aujourd’hui je veux passer à l’histoire. Proposez-moi 3 domaines où mes chances d’y arriver seraient bonnes. Je choisirai la meilleure …»

L’aide à mourir est un sujet qui devrait être abordé et analysé sans l’associer de près et de loin à la partisanerie politique surtout dans la première phase où on installe les bases, les fondements mêmes des échanges et des discussions.

Lors d’échanges interpersonnels, on se rend rapidement compte, même si c’est intuitivement, de l’authenticité des arguments présentés. Aussi, si Mme Marois, par exemple défendait l’aide à mourir afin de passer à l’histoire, il y a de très grandes chances qu’elle rate complètement son objectif.

Honnêtement, par exemple,je ne crois pas que Robert Bourrassa ait pris les décisions concernant «le développement intensif de l’hydroélectricité» pour « passer à l’histoire ».

Par contre, quand Mme Marois, comme tout tout autre politicien important, aura terminé sa carrière politique, nous aurons tout le loisir, voire même de l’intérêt à réfléchir sur son legs et à se demander en quoi elle passera à l’histoire.

Quand vous écrivez :«À mon sens, il n’y a rien de péjoratif à l’idée que les soins en fin de vie puissent faire partie de l’héritage de Pauline Marois.», premièrement je pense que ce n’est pas aider au débat que de vouloir installer ce sujet d’abord sur la scène politique. Deuxièmement, je vous soumets humblement que vous devriez attendre que Mme Marois ait terminé sa vie politique pour parler de son héritage. Sur ce deuxième aspect, vous auriez écrit : «Aide à mourir : un JALON pour le parcours Marois? » que j’aurais moins réagi.

Mais j’admets qu’un des objectifs de votre blogue est justement de faire réagir. Vu sous cet angle … ça va ! 😉

« Notre vie ici-bas, à quoi ressemble-t-elle ? À un vol de corbeaux qui, venant à poser leurs pattes sur la neige, parfois y laissent l’empreinte de leurs griffes.»
[Su-Dong-Po]

Pour ceux qui sont contre mourir dans la dignité, ne vous y trompez pas, vous n’empècheraient rien. la seul différence qu’impose votre position est pour ceux qui prenne cette décision le ferons dans la violence, mais ça votre bonne conscience en fera abstraction, après tout c’est leur décision et vous n’avez rien à y voir.

Pour nous consoler, nous pouvons dire que Mme Marois et sa gouvernance souverainiste nous aide à mourir sans trop de douleur comme peuple.

Ceux qui sont nés graçe à la procréation assistée et subventionnée auront-ils droit, en bonus, aux services de l’euthanasie payés par l’état?

Suite au jugement Lola, elle pourrait faire en sorte qu’il y ait plus de justice pour les monoparentaux, que le droit familial soit centré sur les enfants et non sur le statut des parents… Il n’y a pas d’ex-enfants, que des mesures d’exceptions soient ouvertes aux gens mariés comme aux conjoints de fait.
Jean Brunet

Dans ce dossier sensible, tout un chacun cherche une solution assortie d’une déresponsabilisation.
Il y a cependant un intervenant dont il serait intéressant d’entendre la position. L’assureur-vie. La majorité, sinon la totalité des polices d’assurances prévoient le non-paiement de l’indemnité prévue au contrat en cas de décès suite à un suicide. Cela sera certainement un facteur non-négligale.

Enfin, l’idée vient plutôt de Bernard Landry qui avait trouvé que les personnes âgées coûtaient trop cher à l’état, dans les soins de longue durée et qu’il faudrait penser à l’euthanasie, pour les aider à quitter ce monde.

J’ai 80 ans. Je suis à mon quatrième cancer et mes reins ne fonctionnent pas bien. J’espère que Mme Marois ne va pas trop tarder à prendre les mesures requis. J’ai fait mon testament médical. Personne ne m’a aidé à vivre. Je trouve un peu fort que des individus à cause de leurs convictions personnelles qui ne sont pas les miennes puissent se permettre de décider pour moi au moment de ma mort. S’ils préfèrent continuer à mener une vie de déchéance et de souffrances parce qu’ils ont tellement peur de mourir, c’est leur problème. Qu’ils ne se mêlent pas de ma mort. Nadine Magloire

L’Héritage Marois je n’y crois c’est sa gouvernance souverainiste qui nous aide à mourir,et certainement pas l’héritage de l’Écosse qui c’est avéré un échec.

C’est vrai que les personnes agées coutent cher
en soins, mais c’est aussi vrai que ce sont elles qui ont bäti et travaillées toute leur vie. Cela ne justifie pas l’envie de ce gouv. de se débarrasser des vieux le plus vite possible. Cette loi pourait etre très dangereuse.Combien pouraient mourir sans leur consentement plus vite que nécessaire et avant d’avoir eu le temps de régler des choses. Il ne faut pas encourager l’euthanasie

À propos de l’héritage de Robert Bourassa:

Vous avez oublié le « système de santé (c’est pas rien comme accomplissement) » et « La charte des droits et libertés »

Merci pour ton article du 24 janvier.
Unanimité.
En décembre 2009, création unanime et apolitique de la Commission sur le droit de mourir dans la dignité; quelques mois plus tard, le mot droit fut remplacé par question. À très raison.

Elle relève non de la Justice mais de MSSSS.
Énorme travail apolitique et fructueux lors de la Commission.

MERVEILLEUX Rapport. 24 recommandations unanimes.

Ce sera un grand héritage de notre ANQ, et une fierté pour le PQ.

Yvon Bureau
Travailleur social
Consultant bénévole pour un mourir digne et libre

http://www.yvonbureau.com

http://www.collectifmourirdigneetlibre.org

http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.php

J’espère que jamais ce sera accepté par les médecins d’aider les malades à mourir. Je pense à ma soeur qui souffre d’alzheimer, si on décidait qu’elle coûte trop cher et qu’on lui donnerait une piqure sans son consentement, ce serait un crime et le ou la responsable devrait en assumer le coût. Ce serait pour Pauline Marois un héritage de honte et qui ne fera pas avancer le Québec. Serait-elle prête à faire euthanasier sa mère ?

Alec Castonguay: Bonjour. Merci pour votre message. Je tiens seulement à préciser que les intentions actuelles du gouvernement (et des autres partis à l’Assemblée nationale) ne visent pas l’euthanasie. Personne ne va mourir sans son consentement. L’objectif n’est pas d’économiser, mais d’offrir à une personne consciente, mais malade, souffrante et en phase terminale, le choix de mourir.

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