Stéphane Bédard est élu à l’unanimité chef intérimaire du Parti québécois

QUÉBEC – L’ancien leader parlementaire du gouvernement Marois et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, a été choisi jeudi soir par ses collègues pour occuper la fonction de chef parlementaire intérimaire du Parti québécois.

M. Bédard deviendra par le fait même chef de l’opposition officielle, lors de la reprise des travaux parlementaires.

En point de presse, en soirée, au terme d’un caucus qui aura duré deux heures, M. Bédard, s’est présenté entouré des autres membres de l’équipe pour affirmer qu’il voulait diriger une opposition «constructive».

Il était, avec le député d’Abitibi-Ouest et doyen de l’Assemblée nationale, François Gendron, et la députée de Taschereau, l’ex-ministre Agnès Maltais, l’un des trois députés péquistes qui avaient démontré de l’intérêt pour le poste.

Mais les 30 députés péquistes élus ou réélus lundi voulaient présenter un front uni dans la défaite, et il n’y a finalement pas eu de vote pour désigner un vainqueur. M. Bédard s’est retrouvé seul sur les rangs.

Les députés ont donc choisi à l’unanimité de se ranger derrière M. Bédard, au terme du caucus.

En se portant candidat pour la fonction de chef intérimaire, M. Bédard devait s’engager à ne pas être candidat à la succession de Pauline Marois et à demeurer neutre durant la course au leadership.

«On va faire cela dans l’ordre», a promis M. Bédard, à propos de la suite des choses.

«C’est la règle de base, c’est la neutralité. C’est clair que je vais être neutre», a-t-il assuré.

Le moment choisi de la course au leadership et les modalités n’ont pas encore été fixés par l’exécutif du parti.

Rappelons que la chef péquiste, défaite dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, n’est plus députée et qu’elle a annoncé sa démission comme chef du parti, lundi soir, après la défaite de son gouvernement.

Le nouveau chef parlementaire devra assurer l’intérim, jusqu’à ce que les membres du parti aient élu celui ou celle qui succédera à Pauline Marois et qui se sera fait élire à l’Assemblée nationale.

M. Bédard se donne pour mission de «redonner le goût aux Québécois de s’intéresser à la politique».

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Re-positionnement….

Combat identitaire biaisé par: Les notions dénaturées d’Ouverture sur le monde, de Libertés individuelles sacralisées et d’ un certain » snobisme » historique de colonisés. ( dans toutes les sociétés, le snobisme existe. Ici il est devenu, aussi, politique…) favorisant la dénigration facile et acceptable par nos médias de certaines valeurs dites populaires qui appellent même à la dissolution d’un parti qui représente tout même plus en terme de % qu’un Québec Solidaire !!!!

Rôle de l’État décrié par: Les notions de Mondialisation (source salvatrice de profits !) , d’ Ouverture des marchés ( dit: libres.. ) et de l’attrait incommensurable de diminutions de taxes et impôts, visant surtout à affaiblir ses capacités à règlementer, au niveau économique, la voracités de certains prédateurs internationaux…

Enfin, une Vague libertarienne inéluctable venant du Sud pourrait être plus facilement appréhendé ici, au Québec plus qu’au Canada, à cause d’une influence intellectuelle venant l’Europe et de notre connaissance du contexte nord-américain.

Historiquement certains se croient protégé par le parapluie USA ( ce qui est bon pour eux sera bon pour nous…) mais il nous faut comprendre qu’aujourd’hui, la direction prise par la démocratie américaine sert beaucoup plus les intérêts d’une classe restreinte ultra-riche et de leurs organisations internationales, au détriment d’une classe moyenne qui disparait de plus en plus… Ce pays ou naquit une véritable Démocratie pour le peuple et par le peuple ne protège plus AUCUNE population…. ( C’est WARREN BUFFET qui disait: Une guerre de classe est en cours depuis 20 ans… et c’est ma classe qui a gagné !!! )

Pouvons-nous voir, avant qu’il ne soit trop tard, cet enjeu fondammental pour notre démocratie, au-delà de la polarisation Fédéraliste-Souverainiste… ?

Est-ce que le caractère distinct de la Société Québecoise peut nous protéger de cette mentalité à la mode et largement diffusée par ce qui est devenu beaucoup plus qu’un MURMURE MARCHAND….

Y-a-t-il moyen de traduire ces préoccupations dans un discours accessible à l’ensemble des Québécois, toute allégeance confondue… et de toutes classes sociales ?

Est-ce certains intellectuels ( parmi nos journalistes éclairés ), se qualifiant de lucides, d’ouverts sur le monde et de réalistes du point de vue économique, auront le COURAGE intellectuel de lire et de DISCUTER d’ouvrages économiques et sociologiques tels que: LES MILLIARDAIRES: Comment les ultra-riches nuisent à l’économie. Par Linda McQuaid et Neil Brook. ( Canada )

Et: LE PRIX DE L’INÉGALITÉ » par Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie ( USA et mondiale )

Je me permets d’insister car je crois fermenment que ce sont là des enjeux extrêmement important pour notre Démocratie, que des « guéguerres » intestines nous distraient de reconnaitre….

Pour les amateurs d’étiquettes, ce ne sont pas des propos de gauches ou anti-droites… Ce sont préoccupations de dérives potentielles que plusieurs voient déjà s’installer..

Certaines sociétés ( scandinaves entre autres ) riches et moins riches réussissent à amoindrir le choc de cette vague… Seront nous de celles-là…