Amir Attaran et les conditions gagnantes de la souveraineté

La controverse suscitée par Amir Attaran sera-t-elle l’étincelle qui rallumera la flamme souverainiste des Québécois ? Le point de vue de l’analyste politique Karl Bélanger.

Adrian Wyld / La Presse Canadienne / Montage L'actualité

Une tempête politique majeure a traversé le Québec ces dernières semaines : la rhétorique exagérée d’un professeur de l’Université d’Ottawa, Amir Attaran, sur le racisme au Québec. Mais ce texte ne porte pas sur Amir Attaran. Pour les lecteurs qui, d’aventure, n’ont pas été exposés aux propos de ce professeur, rappelons qu’il a utilisé son compte Twitter pour qualifier le Québec de « nation défaillante » et « d’Alabama du Nord ». Il a dit que le premier ministre François Legault était un « suprémaciste blanc ». Il a précisé que lorsqu’il était personnellement en butte au racisme, le plus souvent, cela commençait par « bonjour ». Quand il est remis en question, Attaran n’en démord pas, il renchérit plutôt. Il ne fait pas de prisonniers et ne fait jamais dans la dentelle pour défendre son point de vue et se faire remarquer. 

Des litres d’encre ont été utilisés pour parler d’Attaran au cours des 10 derniers jours. C’est vrai surtout au Québec, où il est presque devenu l’ennemi public numéro un. Les chroniques, textes d’opinion et lettres de lecteurs accusant Attaran d’être francophobe, québécophobe et même raciste pleuvent. Chaque média a couvert la controverse et ses conséquences. L’unanimité était frappante, même chez les politiciens québécois, qui évidemment se sont emparés de la question.

De toute évidence, Attaran a touché un nerf à vif : toute cette surenchère autour de ses propos démontre surtout que le Québec est sur une trajectoire qui pourrait l’amener à percuter le mur de l’incompréhension canadienne. 

Il existe un fossé grandissant entre le multiculturalisme canadien et sa version québécoise, souvent appelée « interculturalisme ». Les deux partagent des valeurs communes, telles la liberté, l’égalité, la solidarité et la tolérance. Mais ils semblent conduire à des conclusions très différentes. Le débat sur le voile en est l’exemple parfait, les uns voulant interdire un vêtement au nom du féminisme, les autres voulant interdire l’interdiction, au nom du féminisme.

On peut expliquer cela par des différences culturelles, certes. Mais au-delà de cette analyse, trop souvent les définitions conceptuelles et la portée de ces définitions n’ont pas la même signification. Par exemple, la définition de « racism » en anglais est beaucoup plus précisément liée à la couleur de la peau, alors qu’en français, à la fois le Robert et le Larousse sont beaucoup plus vagues dans leur définition du « racisme ». Du coup, on ne parle pas de la même chose.

Cela conduit nécessairement à une incompréhension, à des malentendus et à une absence complète de dialogue. C’était évident lors du passage à Tout le monde en parle du chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, et du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, dimanche dernier. Ils étaient ensemble, mais ils ne se parlaient pas. Pas de débat, pas de conversation. Ils auraient tout aussi bien pu être sur des planètes différentes que cela n’aurait rien changé.

Ce qui est clair, c’est que lorsque des individus décident de s’en prendre grossièrement à l’ensemble de la société québécoise, les Québécois réagissent fortement. À l’unisson. Même Québec solidaire, malgré un fort courant antiraciste et anticolonialiste, a appuyé une motion unanime de l’Assemblée nationale qui dénonçait « les fréquentes attaques haineuses, discriminatoires et francophobes dont fait l’objet la nation québécoise au sein du Canada, notamment à la lumière des récents événements survenus à l’Université d’Ottawa ».

Cela dit, on peut dénoncer le fait que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) refuse de reconnaître le concept même de racisme systémique. La Loi sur la laïcité de l’État (projet de loi 21) visant à interdire les symboles religieux fait également face à des contestations judiciaires. À juste titre. Pourtant, elle bénéficie de l’appui de 65 % des Québécois. Si, malgré l’utilisation préventive de la disposition de dérogation par le gouvernement Legault, cette loi est invalidée par les tribunaux, les choses pourraient débouler rapidement. L’affaire Attaran démontre que la peau des Québécois n’est plus très épaisse.

Cela laisse beaucoup de marge de manœuvre à la CAQ.

Québec solidaire divise le vote souverainiste avec le Parti québécois, réduit à un tiers parti. Le Parti libéral, formation fédéraliste traditionnelle, est dans un creux historique, retranché dans ses bastions du West Island et de l’Outaouais. Les appuis à la souveraineté du Québec sont si faibles et les perspectives d’un référendum sont si éloignées que les sondeurs ont cessé de les mesurer régulièrement. 

La CAQ a réussi à attirer les gens d’affaires francophones, les nationalistes mous, la classe moyenne des banlieues et j’en passe. Malgré un bilan pandémique épouvantable, le pire au Canada, François Legault demeure très populaire. Ses niveaux d’approbation personnelle, au sommet depuis un an, font rougir d’envie ses collègues des autres provinces. Les intentions de vote démontrent que le gouvernement Legault se dirige vers une autre majorité, encore plus forte. La coalition électorale de la CAQ est solide — et elle a de l’espace pour croître. Et pour amener le Québec ailleurs.

Dans l’entourage de Legault, on n’est pas mécontent des dérapages comme ceux d’Amir Attaran — ou du soutien qu’il a reçu en provenance de nombreux coins du ROC, à gauche comme à droite. Politiquement, « tout ce qui attise le nationalisme des Québécois semble bon [pour l’équipe Legault] », m’a-t-on dit. Le calcul est que la CAQ en récoltera les fruits. L’antagonisme demeure payant.

Voilà sans doute pourquoi Justin Trudeau, contrairement à son habitude, n’a pas tardé à réagir avec vigueur et à demander la fin du Québec-bashing. Quand Justin Trudeau se range du côté de François Legault et du Parti québécois sur les questions d’identité québécoise, vous savez que les choses sont devenues sérieuses.

Sérieuses au point où François Legault est dans une situation unique. L’étincelle des derniers jours a un potentiel explosif : aucun autre politicien depuis que Jacques Parizeau a amené le Québec à des poussières d’un Oui en 1995, ou même depuis le Robert Bourassa de l’après-Meech, alors que le soutien à la souveraineté était supérieur à 70 %, n’a été mieux placé que François Legault pour convaincre une majorité de Québécois que le Québec, en tant que nation et en tant que société, a tout essayé pour s’épanouir au sein du Canada et qu’il a atteint un point de non-retour.

À une autre époque, on aurait appelé ça les conditions gagnantes.


Karl Bélanger a travaillé pendant près de 20 ans sur la colline parlementaire à Ottawa, notamment à titre d’attaché de presse principal de Jack Layton et de secrétaire principal de Thomas Mulcair. Il a ensuite agi comme directeur national du NPD avant de mettre fin à sa carrière politique à l’automne 2016. En plus d’agir en tant que commentateur et analyste politique à la télé, à la radio et sur le web, Karl est président de la Fondation Douglas-Coldwell et président de Traxxion Stratégies.

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Le Québec bashing existe et le bashing en provenance des Québécois existe aussi et il est tellement omniprésent que la plupart ne le voient plus.

Comme si les Québécois se levaient chaque matin pour haïr le rest of Canada. La peau des Québécois n’est plus aussi épaisse et à l’ère des réseaux sociaux, le retour de bâton n’est jamais très loin. J’me rappellerai toujours des réactions de Québécois sur Twitter lors de l’adoption de la loi 21, les doigts d’honneurs virtuels envoyés aux Premiers ministres des autres provinces qui avaient parlés contre le Québec.

Répondez à mon interrogation. C’est quoi du bashing? C’ un terme anglophone, je crois , indigne de L’ACTUALITÉ.

En quoi la souveraineté du Québec stopperait n’importe qui que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde de critiquer le Québec ou les Québécois ?
S’il faut faire l’indépendance, faites la pour les bonnes raisons, pas parce qu’un imbécile vous a insulté.

S’il n’y avait ¨qu’un imbécile¨ (et ce mot est très doux) qui nous avait insultés, on pourrait dire ¨boff¨ , y a rien là. Mais il y a eu des Don Cherry, des Howard Stern, et même des ¨Canadians pure wool¨ dont PET, et bien d’autres québécois qui ne se sont pas gênés pour nous gifler en plein visage.
Je déplore, que dis-je, je pleure le fait que le peuple québécois actuel n’ait même plus les couilles de se révolter et de tourner le dos à cette mascarade d’hypocrisie qu’est le Canada. Il aime mieux continuer à se faire pisser dessus et à en redemander.
Je ne veux pas voir mes futurs arrières-petite-enfants qui risquent fort de me parler en anglais dans dix ou quinze ans comme c’est parti là.
Québec, réveille toi, soulève toi, c’est ta vie qui mise en joue par ces infâmes fielleux.

Les bonnes raisons de faire l’indépendance, sous forme d’association avec le Canada,
sont la capacité de faire nos propres lois, à tous les niveaux, de nous représenter nous-même sur la scène internationale et de protéger notre langue et notre culture dans cette mer anglo-saxone nord-américaine. Le Canada restera notre allié le plus précieux, peu importe vos critiques perceptuelles. Je ne voudrais pas devenir le 51èm État USA.
Comme prof d’université, M. Attaran doit faire de la recherche? À propos du Québec, j’observe qu’il n’en a pas fait bcp pour le comprendre.

Je suis en accord avec vos propos, cela dit je suis suffisamment âgé pour vous dire que la question d’identité et de référendum etc à presque toujours été le résultat d’ une série d’insultes de la part d’un tiers. Nous n’avons qu’à nous rappeler l’épisode du drapeau brulé pour constater la réaction épidermique de bon nombre de Québécois..IL est grandement temps que nous prenions en mains notre destinées. C’est sur que c’est pas avec la PCU un espèce de cordon ombilical même s’il avait raison d’exister que nous allons convaincre les Québécois qu’il est plus que temps de se lever et marcher ( pour demeurer en période biblique). Nous avons des outils économiques extraordinaires nous avons un savoir faire enviable. Nous avons un pouvoir de développer pensons
à l’intelligence artificielle, les jeux électroniques, la signalisations routières, les centres d’entrainements pour les pilotes de lignes etc etc.
Nous ne devrions plus avoir des craintes, ne pas le reconnaitre c’est de l’aveuglement volontaire.

@ JulesB. :
Je ne suis pas d’accord avec votre principe ¨d’association avec le Canada¨ tel que vous l’entendez. Même votre toute première phrase résume TOUT ce que nous ne POUVONS PAS faire avec votre ¨association canadienne¨. À preuve, la déconstruction graduelle de la loi 101 depuis qu’elle a été appliquée. La loi 21 sur la ¨laïcité¨ n’est même pas encore confirmée que tous les vautours du multiculturalisme s’acharnent déjà à la mettre en pièce avec l’aide d’organisations religieuses ¨subventionnées ¨ à même nos propres impôts (et de fonds étrangers…)
Il n’y a pas que le Canada qui soit un ¨allié précieux¨. Bien des états frontaliers américains le sont sans que ceux-ci ne mettent en danger notre existence dans leurs rapports avec nous.
Des traités intercontinentaux sont très réalisables avec le Québec sans qu’on ait le devoir de passer par le gouvernement centralisateur canadien. Il ne faut pas oublier non plus que le Québec est la voie d’entrée orientale du reste du pays.
Alors, négocier d’égal à égal avec le ROC, c’est dans la nature des choses, mais, fini la soumission politique, idéologique et économique avec cette monarchie éculée qu’est le Canada.

« La peau des Québécois n’est plus très épaisse ».. « L’oppression dont les Québécois font l’objet au Canada ».. « Tout a été essayé pour voir le Québec s’épanouir en tant que Nation au sein du Canada, on a atteint un point de non-retour »..
Tout dans cet article vise à imprégner dans la psyché des Québécois un sentiment d’éternelles victimes.
L’idéologie séparatiste ne repose en rien sur la noblesse de ceux qui la propagent.
Et pendant ce temps, dans ce Québec opprimé, l’indice du bonheur atteint 75% avec une légère baisse en raison de la pandémie. Qui plus est, alors qu’en pleine pandémie et que grâce au soutien du fédéral, le Québec s’en sort économiquement sans trop de dégats, faire miroiter le moment propice pour la souveraineté c’est vraiment avisé?? Le PLQ est dans un creux historique mais en 2014 il était aussi dans un haut historique. Autre fait non ngligeable.. 30% des élcteurs de la CAQ selon un récent sondage voteraient pour Justin Trudeau au fédéral..

La «générosité» du fédéral vient de notre poche. N’oublions pas qu’on envoie la moitié de nos impôts à Ottawa.

Un titre approprier. Amir attaran : ‘ Un « boy » avec un cerveau conformation du septième siècle.’

Le traitement inégal qui a été accordé aux 2 professeurs de l’Université d’Ottawa fait aussi partie de l’équation dans la colère que l’on peut ressentir comme Québécois face aux propos haineux de Attaran. L’abandon du projet GNL au Québec et projets du genre que l’Ouest canadien voudrait bien nous rentrer dans la gorge et qui ne passe pas ici joue aussi dans ce ressentiment à l »égard du Québec. Le PM Legault a reconnu qu’il y avait du racisme et le débat sur l’adjectif systémique n’est que de la sémantique pour encore une fois pointé du doigt les Québécois. De la désinformation certes. Et beaucoup d’incompréhension. Pour l’appui à la Loi 21 cela me semble plus élevé que ce que vous mentionnez dans votre article. J’espère de tout coeur que nous puissions comme Québécois décider par nous même de la société dans laquelle nous souhaitons vivre et que ce ne soit pas une poignée de juges nommés pas Ottawa qui en décide.

C’est à se demande ce qui se passe dans la tête d’un gauchiste-marxiste. Parce que Amir Attaran est un gauchiste et parce qu’il est de la gauche et marxiste – Il est raciste ou simplement xénophobe – Par ailleurs Iran est classé parmi les pays les plus racistes de la planète. Le Québec tout comme L’Amérique des treize colonies – peuple distinct avec une croyance commune – la séparation de l’enfer monarchique européenne du 16 siècle à la transigeant d’une meilleure Égalité à la fois Philanthropique et Conservatrice.
Voir un petit mesquin qui n’a vu qu’un achèvement pour un 15 minutes de « fame » dans les coulisses d’Ottawa et les journaux en essayant d’ouvrir un débat entre cultures, mais qui n’aura point de venue. Mais ce que l’on peut détecte sur Amir c’est sa faiblesse avec les femmes forte d’Amérique.
Le problème québécois est avant tout un problème d’une Constitution inadéquate et déprimante pour eux, mais aussi bon nombre de citoyens des autres Provinces surtout l’Alberta et Saskatchewan. Chose certaine le Canada doit avoir une meilleure approche dans le domaine d’immigration – un « atta » devrait pas avoir une citoyenneté canadienne s’il n’a pas su s’épanouir dans la culture et nation canadienne.
Quant au projet de loi 21 pour un Québec laïque au Parlement. À court terme pas grand-chose va changer, mais voilà le Québec d’aujourd’hui doive avant tout agir aussi pour la famille québécoise de demain.
La mort éventuelle d’une culture et nation avec loi(s) sans fondation fonder par la sécularisation d’un gouvernement va finir comme les autres nations séculaires – Montueux et des lois futures établie contre le citoyen.
Afin de saisir la procession pour le futur. Québécois doit se souvenir de leur slogan : « Je Me Souviens ! » Avouer le passé pour un futur glorieux : « Nous n’oublions pas et n’oublierons jamais, notre ancienne lignée, nos traditions, nos adorations et nos souvenirs de tout le passé. »

D’abord, j’aimerais préciser que l’expression anglaise « Il ne fait pas de prisonniers » n’a pas sa place en français. Ensuite, je me demande pourquoi donner autant d’importance aux propos hystériques de M. Attaran? Il est évident que quelque chose ne tourne pas rond chez lui.

Il ya beaucoup d’anti-francophone au Québec

Chers francophones et francophiles, ne soyons pas trop susceptibles, ce professeur a bien dit les ‘Québecois’

C’est vrai qu’après tout il y a beaucoup de racisme au QB,
mais pas ceux qu’on voudrait bien nous faire croire,

Pensons à tous ces anti-francophones qui rognent la loi101 à chaque fois qu’ils le peuvent.
À ceux qui se foutent bien de l’affichage en Français d’abord,
à ceux qui dérogent de l’esprit de la loi 101 en faisant un doigt d’honneur au Québecois avec leurs Stop, leurs Bonjour / Hi, leurs musique américaine sur les haut-parleurs publics, les radio qui nous dégoulinent la musique américaine à longueur de journée,
et les média qui dégainent des anglicismes à la journée longue,
oui on se tire dans le pied, mais qui sont vraiment les racistes?

Et les KKK en capuchons sont des agro-saxons aux dernières nouvelles si je comprend bien leur idéologie.

Il est intéressant de voir M. Bélanger qui est proche du NPD vanter un tant soit peu le nationalisme québécois alors qu’un député de ce parti a approuvé les propos ineptes de ce Attaran et que leur chef ne l’a même pas désavoué… Quant à moi, le NPD est mort au Québec.

Si les Québécois ont la couenne dure, c’est qu’ils vivent dans une société toujours profondément colonialiste dans un pays colonialiste. On ne peut effacer l’histoire et le fait que les francophones se sont retrouvés des colonisés de la majorité anglaise suite à la cession du Canada par le traité de Paris en 1763. 250 ans de colonialisme ne s’effacent pas du jour au lendemain et plusieurs ont développé le syndrome de Stockholm au point à s’identifier au colonisateur. Les résultats de référendums de 1980 et 1995 reflètent encore ce colonialisme alors qu’entre ces deux dates, de plus en plus de francophones se sont sentis de moins en moins colonisés.

Le syndrome de Stockholm était tellement fort chez nous que nous avons adhéré avec enthousiasme au génocide planifié par les Britanniques puis par les Canadians pour tenter de faire disparaître les peuples autochtones, nos anciens alliés. Faut le faire!

Maintenant, ledit Attaran se sent beaucoup plus fort en attaquant une minorité au pays et se rangeant du côté d’une majorité anglo-américaine qui n’a rien à perdre de son identité puisque c’est leur hégémonie qui prévaut sur la planète occidentale. Cette majorité se sert de ce multiculturalisme pour renforcer sa domination dans le continent et que les Québécois en fassent les frais est le moindre de ses soucis.

Le Québec est une nation quoiqu’on en dise et il reste aux Québécois de décider de leur avenir, pas à des sinistres sires comme ce professeur de l’UofO…