Appui à la souveraineté: si la contingence se maintient

Les projections annonçant l’avènement ou la fin de la souveraineté sont peu fiables pour la simple et bonne raison qu’elles reposent sur un raisonnement fautif, lequel consiste à confondre la cause et les effets. 

Quebec Premier Jacques Parizeau smiles as he leave
Photo: André Pichette/AFP/Getty Images

PolitiqueDepuis la défaite péquiste d’avril dernier, les mauvais augures se multiplient pour le Parti québécois. C’est le cas en particulier avec un sondage CROP fait au début du mois de juin. On y apprenait que la souveraineté ne recueillait plus l’appui que de 31% des jeunes, tandis que seulement 16% d’entre eux voteraient pour le PQ en cas d’élections.

Notons d’abord que ces résultats sont à prendre avec précaution. Les souverainistes n’ont pas de chef et viennent tout juste de perdre. Il est normal que leurs résultats dans les enquêtes d’opinion soient au plus bas. On est cependant loin d’une nouvelle consultation électorale, sans parler d’un référendum, dont la tenue semble plus hypothétique que jamais. Il faudra voir qui sera le prochain leader et quel sera son plan de match pour mieux mesurer l’appui au Parti québécois et à son option.

La lecture prudente qu’invite cette situation n’a pas empêché François Legault de prédire la fin du PQ il y a quelques semaines. Boudé par la jeunesse, celui-ci s’achemine vers une marginalisation certaine, disait-il. Le 28 juin dernier, Justin Trudeau y allait d’une analyse semblable. Les jeunes ne s’intéressent plus à la souveraineté, disait-il. La chose est si frappante qu’on n’a même pas besoin de regarder les sondages pour s’en rendre compte. Ce genre de prédiction a été repris par les universitaires et commentateurs. Lors d’un colloque tenu le printemps dernier par exemple, le politologue Jean-Herman Guay affirmait qu’il y avait une clairement une tendance lourde défavorable au PQ et à son option.

Si la tendance s’était maintenue

En somme, la souveraineté n’a plus aucun avenir. Ce genre de prédiction, basée sur la tendance décelée dans les résultats électoraux et les sondages, n’est pas nouveau. À la fin de l’été 95, des universitaires incluant le même Jean-Herman Guay signaient un texte invitant Jacques Parizeau à ne pas tenir son référendum. Pourquoi? La tendance était claire et nette. Elle indiquait que le « oui » ne pourrait jamais franchir une barrière qui se situait entre 40 et 45%. Dans La Presse, Alain Dubuc avait été plus cinglant encore, prédisant que le référendum serait une « bataille du 40% ». Le ciment était pris. Le seul enjeu consistait à savoir si le « oui » franchirait ou pas ce score. On connaît la suite. Le camp du « oui » a terminé à 49.4%.

Dans les mois qui ont suivi ce résultat, politiciens et analystes ont cherché à expliquer la courte victoire du non. Pour plusieurs, la raison de ce revirement ne pouvait être expliquée que par l’arrivée d’une nouvelle tendance, tout aussi claire, nette et inéluctable que celle qui, à peine quelques mois plus tôt, devait mener à une victoire écrasante du « non ». Le politologue Richard Nadeau avait d’ailleurs fait une recherche au titre évocateur : « si la tendance se maintient ».

Ce dernier avait comparé l’appui au oui en 1980 et en 1995 selon les groupes d’âge. Lors du deuxième référendum, les jeunes de 18-35 ans, la plupart n’ayant pas voté en 80, avaient appuyé la souveraineté en plus grand nombre que ceux qui avaient leur âge lors du premier référendum. Venaient ensuite les 35-60. Ceux-ci avaient voté davantage pour le oui que ceux du même âge en 1980. De plus, les 35-60 avaient appuyé davantage le oui qu’ils l’avaient fait en 1980 alors qu’ils étaient plus jeunes.

Restaient les 60 ans et plus. Ceux-ci étaient demeurés largement réfractaires à la souveraineté, tant en 80 qu’en 95. Sauf que la tendance était là, bien visible. Le renouvellement des générations jouait en faveur des souverainistes. Jamais à court de lyrisme et invoquant précisément ce facteur, Bernard Landry, alors ministre des Finances, s’était mis à clamer que l’indépendance était inéluctable. Il en était tellement convaincu qu’il avait baissé sa garde. Jean Charest en avait profité pour décocher un puissant jab en l’accusant de souhaiter la mort des personnes âgées!

La contingence dans l’histoire

Évidemment, ces projections annonçant l’avènement ou la fin de la souveraineté ne se sont pas avérées. Pour la simple et bonne raison qu’elles reposaient sur un raisonnement fautif, lequel consiste à confondre la cause et les effets. La tendance telle qu’elle apparaît parfois dans les sondages et le score des partis aux élections, est le résultat de la conjoncture, des événements qui se produisent, des circonstances changeantes, bref de ce qu’il est convenu d’appeler la contingence dans l’histoire.

Le choix du chef, par exemple, constitue l’élément par excellence de ce phénomène. Prenons Québec solidaire, qui avait 3,75 % d’appui en 2008. L’élection d’un député a permis à François David, en 2012, de participer au débat des chefs. Son style modéré et sa personnalité sympathique lui ont permis de se faire élire et d’obtenir 6 % d’appui pour son parti. Suite à une autre bonne campagne de sa part, son parti a obtenu 8 % au printemps dernier.

Nous voici donc en présence d’une belle tendance à la hausse, n’est-ce pas? Sauf que Françoise David ne se représentera pas à la prochaine élection. Si les Solidaires sont dirigés par Amir Khadir en 2018, qui n’est jamais à court de déclarations controversées, ce sera probablement la fin de la tendance à la hausse pour cette formation politique.

La contingence relève aussi des aléas d’une campagne électorale. Deux semaines avant le déclenchement des élections, le PQ faisait 40 % dans les sondages et s’acheminait vers un gouvernement majoritaire. Sauf que les péquistes, mal dirigés par Pauline Marois, ont fait une campagne pitoyable.

Quand elle apparaît, la tendance reflète surtout la contingence en somme. Pour plusieurs, cette réalité est difficile à accepter. Cela revient à admettre que des événements imprévus, petits ou grands, peuvent avoir un impact très grand sur notre vie. Au niveau individuel, plusieurs personnes préfèrent croire au destin et se convainquent parfois que « rien n’arrive pour rien ».

En ce qui a trait à la politique, il est également difficile d’admettre l’importance de la contingence. Cela signifie que l’on doive renoncer aux grandes explications totalisantes et aux lois de l’histoire. Cela veut dire aussi qu’une simple pelure de banane au mauvais moment et tout peut déraper de façon dramatique.

L’ancien premier ministre Harold Wilson aimait répéter qu’une semaine c’est long en politique, voulant dire par là que tout peut changer en un court laps de temps. À mon sens, il s’agit là d’une donnée permanente de la politique. Si la contingence se maintient, la seule certitude est qu’il n’y a jamais rien de complètement certain.

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« les péquistes, mal dirigés par Pauline Marois, ont fait une campagne pitoyable. »

Voilà qui est dit. Pitoyable d’ailleurs n’est pas trop fort. Parce que partir de 40 et finir à 25, c’est du rarement vu au Québec.

Une des raisons pour le succès relatif du Oui en 1995 fut le libellé de la question qui a fait croire à certains que les « accords du 12 juin » avaient été conclus entre le Canada et le futur Québec indépendant. Cette astuce ne pourrait jamais être répétée.

Moi j’aime les gens qui prennent les Québécois pour du monde ignare de dire que le monde on voté oui a cause du libellé de la question La division du vote est pour beaucoup dans ce résulta La seul chose qui explique ça c’est que la chef de cette époque manquait de conviction. Comment vendre un produit si vous n’y croyez pas. Sans chef avec assez de pogne le troupeau se disperse

Pourtant bon nombre de sondages ont démontré clairement qu’une proportion significative des Québécois croyait que les « ententes du 12 juin » faisait référence à une entente entre le Québec et le Canada sur les conditions à suivre un OUI. Le camp du OUI a délibérément maintenu le flou sur cela afin de maximiser ses chances. Prétendre le contraire est se moquer de ses concitoyens. Vous répondez comme si le libellé n’avait aucune importance, comme si la question se résumait à OUI ou NON et que tout le monde comprendrait ce que signifie la réponse.

J’avais 11 ans en 95 et j’ai compris la question. Mes amis aussi (étant francophone dans une école anglophone ça c’est discuté pas mal!). Surtout que la question était connu presque 2 mois avant le référendum et qu’on en a assez parlé! Ceux qui on rien compris, voulais rien comprendre.

Des sondages ont été réalisés pendant et rapidement après le référendum de 1995 et jusqu’à 30% des répondants au oui croyaient que le Québec allaient continuer d’envoyer des députés à Ottawa et à payer des impôts au fedéral. Pas pour rien que la Loi sur la clarté a été voté et pas pour rien que l’Angleterre et l’Écosse ont convenu d’une question claire pour éviter le neverendum.

Pour reprendre la conjoncture, la campagne référendaire de 1995 à durée quatre semaines, après deux semaines le camp du oui se dirigeait vers une défaite à 40% comme en 1980. À ce moment, Jacques Parizeau décide de céder sa place à Lucien Bouchard que l’on présente comme le négociateur en chef. Le négociateur de quoi? On ne le sait pas trop, ce qui explique les pourcentages évoqués plus haut. Mais le but du camps du oui était de gagné, une fois dans la cage, le homard ne peut en sortir…

Vous avez absolument raison et merci de remettre les pendules à l’heure.

Je me souviens également que le clan séparatiste avait dû promettre de garder le dollar Canadien, le passeport canadien, les institutions Canadiennes, les frontières Canadiennes et les fonctionnaires Canadiens pour tenter de faire entrer le peuple québécois dans leur cage à homards.

lol…. je ne l’avais pas encore entendu celle-là!
J’avais entendu que la question était trop longue, que les Québécois ne l’avaient pas compris, qu’on ne pouvait demander la séparation puis l’association, mais celle-là sur le 12 juin, c’est vraiment de l’inédit

Dites-moi alors pourquoi la question faisait référence aux « accords du 12 juin » d’abord ?

Manifestement, vous ne savez rien sur le contenu de cette entente. L’entente portait sur l’accession du Québec à la souveraineté, accompagnée d’une offre au Canada de conclure un traité de partenariat économique. Le texte mentionnait aussi que la proposition de partenariat devait être incluse dans la question avec celle de l’accession à la souveraineté. C’est pour cela que dans la question, on évoque l’entente.

Cette entente faisait partie du feuillet sur le projet de loi sur l’avenir du Québec qui a été distribué dans tous les foyers. Seuls les c… ne pouvaient savoir l’objet de l’entente.

Bien oui, M. Ladak, les Québécois sont des imbéciles incapables de comprendre une question.

Et vous allez-nous dire, vous qui êtes si brillant, que les Québécois ont voté OUI en plus grand nombre en 1995 parce que la question était plus courte?

Riez pas! Des niaiseries de même, j’en ai lu sur les forums. Et votre remarque, M. Ladak, s’ajoute au nombre.

Et si c’était vous qui n’êtes pas assez brillant pour comprendre qu’en politique, on peut avoir des positions intelligibles et intelligentes différentes, sans pour autant que personne soit dans l’erreur?. C’est ça la politique M. Ladak

Alors pourquoi faire référence aux « accords du 12 juin » si ce n’est que pour embrouiller et tenter de convaincre plus de gens à voter OUI ?
Dites-moi aussi comment des gens qui ne sont pas du tout friands de politique, qui ne suivent pas de près , comme les blogueurs par exemple, comprendraient d’office la signification des « accords du 12 juin » ? Encore moins négocier les conditions de sécession selon les bases de cet accord ? Vous voulez rire de qui au juste en vous moquant aussi ouvertement de ceux qui ne sont pas politicologues mais qui ont le même droit de vote ?

Correction. On s’est fait « voler » notre pays à cause des magouilles fédéralistes. Faut être méprisant pour croire que les québécois n’avaient pas compris la question.

Ce n’est pas du mépris que de constater que la question de 1995 était alambiquée, n’importe quel observateur neutre vous le confirmera. Mais continuez d’y voir du mépris car cela semble vous conforter dans votre attitude de supériorité morale condescendante, attitude que les Québécois ont rejetés très majoritairement d’ailleurs.

Alambiqué pour le camp du non. Les autres, c’est-à-dire la majorité de la population, connaissaient l’enjeu après avoir connu les commissions sur l’avenir du Québec, les médias qui en parlaient à tous les jours avec, en plus, la propagande des deux camps.

Le bulletin aurait pu contenir seulement les cases « oui » et « non » sans question, tout le monde savait en mettant sa croix dans l’une des cases la signification du Oui ou du Non.

Tout à fait d’accord avec vous! On entend pas souvent les fédéralistes parler de ce vol.Honnêtement,je crois qu’ils n’hésiteraient pas à refaire la même chose!Et pourquoi s’en empêcheraient-ils puisqu’il n’y a pas vraiment vraiment de punitions!

Une des astuces du camps du NON a été de payer le transport de milliers de personnes en fin de campagne pour faire croire que le Canada est prêt à faire une place au Québec.
En ce qui concerne des accords avec le Canada… je vous rebluff Monsieur. Il y en aura. Il y en aura encore. L’Alberta veut transporter son pétrole à l’Est de l’Ontario? Il y aura des accords. L’Ontario veut transporter ses déchets nucléaires au NB? Il y aura des accords…

Plusieurs sondages ont démontré que le gigantesque rally aurait eu un effet bénéfique pour le OUI et non pour le NON.

Une des raisons qui explique la très très courte victoire du NONi en 1995 fut la tricherie à grande échelle que le camp du NON à utiliser à tour de bras. Ces méthodes illégales , déloyales et totalement intolérables ne pourront jamais être répétées. Le dernier référendum sera gagné…

Bof, si la question était si claire que vous le prétendez, pourquoi cette aversion à poser une question comme celle que propose l’Écosse ?

Réponse, parce que les sondages ont toujours démontré qu’une question courte et claire donnerait une réponse encore plus forte pour le NON. Alors les péquistes se plient en quatre pour tenter « l’astuce » d’une question alambiquée. Prétendre que la question de 1995 était « neutre » et que les Québécois ont unanimement compris c’est aussi ridicule que les « études » de Richard Le Hir.

Question du référendum de 1995: Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995 ?

Projet de loi sur l’avenir du Québec: http://biblio.republiquelibre.org/Loi_sur_l'avenir_du_Qu%C3%A9bec

Entente du 12 juin 1995: http://www.vigile.net/Entente-du-12-juin-1995

Les faits étant ce qu’ils étaient, il n’est pas question de mépriser qui que ce soit quand Ladak dit que pour un grand nombre de québécois, la question était non seulement ambigüe mais faisait référence à deux textes qui pour la moitié des québécois (http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe) pouvait être rébarbatifs et très difficiles à comprendre.

Pour pouvoir réellement mesurer l’évolution de l’option souverainiste dans la population québécoise, il faudrait pouvoir faire référence à une question constante du genre: êtes-vous d’accord pour le Québec se sépare du Canada et deviennent un pays indépendant?

C’est souvent sur une question semblable que les sondages s’appuient pour dire que l’option souverainiste flotte quelque part entre 30 et 40% depuis toujours. Quand on ajoute des nuances, des conditions, qu’on fait référence à des textes politiques complexes que peu de gens iront lire de toute façon, on vient clairement influencer le résultat, ce qui a été le cas en 1995.

J’aimerais bien qu’on fasse un dernier référendum avec une question claire comme en Écosse, qu’on règle la question une fois pour toute et que les souverainistes comprennent enfin que la majorité des québécois n’en veulent pas de la séparation… Et que la définition d’un québécois est un résident du Québec, pas seulement ceux qui sont de souches française, blancs et catholiques…

La question de l’accord de Charlottetown se lisait ainsi : « Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992 ? »

Allez-vous faire les mêmes reproches ? On demande l’acceptation du renouvellement de la constitution, sur la base d’une entente à force constitutionnelle, qui n’a pas dû être rébarbative et difficile à comprendre – un texte constitutionnel, ça doit sans doute se lire comme une bande dessinée, pas besoin d’explication, on a juste qu’à regarder le texte pour comprendre.

La fédération canadienne existe depuis maintenant presque 150 ans et il y a plein de québécois qui ne sont pas conscients des règles de jeux qui encadrent les gouvernements provinciaux et fédéral, des empiètements des politiques d’un palier de gouvernement sur l’autre ni comment tout ça affecte leurs vies.

Alors lorsqu’on propose une option comme l’indépendance du Québec qui est aussi différente du statu quo, pour que les gens comprennent bien de quoi il est question il faut prendre le temps de leur expliquer, de bien mettre en parallèle les avantages et inconvénients des deux options. C’est faire un affront à l’intelligence des gens de se limiter à leur demander : « voulez-vous, oui ou non, vous séparer du plus meilleur pays du monde » en les laissant essayer de découvrir ce que ça veut dire en se basant sur ce qu’ils en entendent dire par les radios poubelle et les clichés des deux camps.

Le plus grand reproche qu’on peut faire au camp des fédéralistes c’est de ne pas vouloir faire la réflexion de fond, de tout faire pour l’éviter.

Cela veut dire aussi qu’une simple pelure de banane au mauvais moment et tout peut déraper de façon dramatique.
Plus que les sondages … il y a les tendances…
• 1965, 15% pour la souveraineté (Trudeau arrive à Ottawa pour sauver le Canada!)
• 1980 référendum, 40% pour la souveraineté!
• 1995 référendum volé, près de 50% pour la souveraineté!
…….. 2011 60%?????

La décanadianisation du Québec s’accélère

http://www.vigile.net/La-decanadianisation-du-Quebec-s

http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-decanadianisation-du-quebec-saccelere/7024/
Alors, commente Jack Jedwab, “ce qui m’inquiète est que la totalité des groupes de moins de 65 ans se sentent très détachés du Canada”. Jack est, comme chacun le sait, un fédéraliste convaincu. Il a de bonnes raisons d’être inquiet.

Monsieur Bastien, si la théorie de la « contingence dans l’histoire » est vraie, ça voudrait dire que le mouvement indépendantiste devra se donner un organe médiatique au moins aussi puissant que Gesca ou Radio-Canada. En effet, la démonstration de la partialité de ces deux médias en faveur du fédéralisme n’est plus à faire et on sait que leur direction éditoriale excelle pour placer les têtes d’affiche du mouvement indépendantiste (PQ et BQ particulièrement) dans l’embarras, que ce soit en les plaçant en contradiction avec des déclarations passées souvent citées hors contexte, sinon en répandant de fausses rumeurs quand ce n’est pas de la diffamation crasse.

Malgré tout le mal qu’on peut attribuer à ces médias pour le moins biaisés ou tendancieux, leur désinformation influence tellement de grands segments de l’opinion publique (gens peu scolarisés et très peu politisés particulièrement) que le reste de la population finit par prendre le mensonge pour la vérité, particulièrement chez les francophones. Car on sait que l’immense majorité des anglophones et des allophones qui s’y intègrent appuie massivement le PLC, le PLQ et le statu quo fédéraliste, au point de préférer des candidat(e)s aux mœurs pour le moins douteuses à d’autres infiniment plus qualifié(e)s qui auraient le malheur de s’être compromis en faveur de l’indépendance du Québec, du respect du français ou d’un parti ou organisme associé de près ou de loin au mouvement indépendantiste.

D’ailleurs, je n’ai jamais compris que Quebecor, Vidéotron, TVA ou LCN n’aient jamais été utilisés pour faire au moins de l’éducation politique, sinon pour faire la promotion de l’indépendance, si Pierre-Karl Péladeau était véritablement indépendantiste. Tant qu’à avoir perdu de son prestige auprès de ses adversaires depuis son « Coming Out » en faveur du PQ, j’ose espérer qu’il aura la cohérence et le courage de mettre son empire au service de la cause indépendantiste!

Heureux de l’entendre.
Enfin un gai ultra bien nanti qui fait son «coming out».
Ultra bien nanti, il n’y a pas de doute, mais cela ne veut pas dire qu’il soit bien pourvu pour autant!

Les raccourcis intellectuels changent rien à la réalité québécoise.. Ils ne servent finalement qu’à souffler sur la flamme souverainiste vacillante. Il est trop facile pour le camp adverse d’occulter les méthodes pas très orthodoxes utilisées aussi par le PQ lors du référendum 1995..

Les Écossais n’auront d’autres choix que de se soumettre à une question claire et un échéancier lors du référendum en septembre prochain.

J’invite ceux qui pourfendent les fédéralistes canadiens de suivre ce qui se passe en ce moment en Europe. Les Anglais préviennent les Écossais qu’ils ne pourront utiliser la devise anglaise, l’Union Européenne avise également l’Écosse qu’elle ne sera pas admise dans l’Union européenne..

Oui de la pression est faite sur l’Écosse.. comme c’est le cas pour le Québec… Briser une structure démocratique qui a fait ses preuves n’est pas sans conséquences.

Après l’échec référendaire de 1995, qu’est-ce qui a amené Lucien Bouchard à se retirer? C’est qu’il considérait cet échec comme le sien.. Il ne blâmait aucunement les Québécois. Il assumait de n’avoir pas réussi à les convaincre de la pertinence de la souveraineté.

Le fait que les Québécois, malgré la loi sur la clarté de Stéphane Dion, ait voté pour le PLC majoritaire en 1997 était pour lui une évidence. Les Québécois ne voulait pas de la souveraineté.

Et aujourd’hui en 2014, dans un monde en pleine évolution, il faut vraiment être dans le déni pour supposer que la cause souverainiste rejoindrait une majorité de Québécois.

Les séparatistes n’acceptent pas une question claire et un échéancier parce qu’ils savent qu’il en sera fini de leur beau rêve.

Ce sont les stratèges dans l’entourage de Pauline Marois qui ont fait avorter l’élection. Les Bock Côté, Éric Bédard, Beauchemin et PKP. Il faut vraiment vivre sur une autre planète pour ne pas voir combien Québecor avaient été la courroie de transmission du message péquiste..

La campagne de peur fonctionnait. C’est ce qui a fait que le PQ a déclenché les élections. C’est le saut en politique de PKP et le poids en l’air de PKP en route vers la république qui a fait chavirer la campagne.

Et ce sont les mêmes stratèges conservateurs qui s’activent encore et toujours pour tenter de rentrer dans le ciboulot des Québécois une idéologie nationaliste identitaire ethnique dans laquelle ils ne se retrouvent pas. Un front national conservateur Québécois? Non merci!

Vous savez peut-être comme moi Mme Beaulieu que notre langue et notre culture n’a aucune chance de survivre en demeurant dans cette fédération, et voilà la première et principale raison qui motive l’indépendance du Québec, bien sûr pour ceux et celles pour qui ça a de la valeur.

D’un point de vue strictement économique, même des ultrafédéralistes (Robert Bourassa, Jean Charest et d’autres..) ont reconnu qu’un Québec indépendant est viable économiquement, et venant d’eux c’est déjà beaucoup dire, les indépendantistes convaincus et compétents en la matière (Jacques Parizeau et Bernard Landry pour ne nommer que ceux-là) voient l’avenir économique d’un Québec hors confédération bien plus prospère que pouvaient l’envisager Bourassa et Charest (bien sûr on ne pouvais compter sur eux pour le dire… et pourquoi on peut se poser la question).

Je ne vous apprendrai pas non plus que le ROC se porterait beaucoup mieux sans le Québec, d’ailleurs depuis 2003 il nous a démontré à plusieurs reprises qu’il peut déjà très bien manoeuvrer en nous ignorant le Québec ayant perdu tout rapport de force avec le Fédéral. Je ne connais personne qui n’admet aujourd’hui que les valeurs des Québécois et ses façons de faire sont aux antipodes de celles du ROC (les résultats de multiples sondages d’opinions dans les deux groupes nous le rappellent fréquemment). Un Québec indépendant s’en porterait bien mieux aussi.

En fait les indépendantistes, sont à la fois réalistes et optimistes et ont confiances en eux et voient dans ce changement de statut du Québec comme 1) le seul moyen d’assurer le futur de leur langue et leur culture et 2) un moyen d’améliorer son sort économiquement parlant bien plus efficace que le statu quo surtout dans le contexte de mondialisation actuel. Les fédéralistes d’ici eux semblent ne pas avoir confiance en eux, ils préfèrent le statu quo (i.e: accroché au pi Fédéral) que de prendre le risque accroché au changement… encore que probablement que s’ils étaient mieux informés (moins désinformés) plusieurs changeraient de position. C’est à suivre, et vous pouvez compter là-dessus il y aura une suite.

Les non-souverainistes (je préfère ce terme à fédéralistes car il est plus près de la réalité) sont en fait ceux qui se sont débarassés de leur complexe d’infériorité face à la mer d’anglophones qui nous entoure – le ROC est le États-Unis. Quand on lit les commentaires des souverainistes, ici ou sur d’autres blogues, combien de fois accusent-ils les non-souverainistes d’être colonisés, d’être à genoux, de perpétuer le fait que le Québec est né pour un petit pain, etc. En fait il s’agit là du phénomène de projectipon (http://fr.wikipedia.org/wiki/Projection_(psychanalyse)) qu’on observe depuis 40 ans. Les non-souverainistes ont plutôt compris que l’avenir du Québec n’est pas contraint par sa présence dans le Canada (par exemple, la loi 101 a bien été votée même si nous sommes au Canada et un Québec indépendant ne pourrait aller beaucoup plus loin de toute façon sans brimer les droits et libertés de sa population, ce qui serait certainement débattu en cour).

Il est plus que temps de se sortir de ce débat fédéraliste-souverainiste et de se concentrer sur les enjeux réels auxquels nous faisons face, sachant que le statut constitutionnel du Québec n’aurait que très peu d’impact sur ces enjeux.

Erreur. Sur le statut du Québec il y a 2 options ou est pour et dans la fédération ou bien on désire être indépendant et se donner un pays, on est soit d’un bord ou de l’autre, on ne peut être entre les deux et les citoyens qui optent pour une ou l’autre de ces 2 options sont soit fédéralistes, soit indépendantistes, il faut appeler un chat un chat. Vos non-souverainistes sont des fédéralistes.

Vous avez une vision bien étroite de notre société pour limiter à un supposé complexe d’infériorité des francophones face aux anglophones votre perception de ce qui cloche entre la majorité des québécois et la majorité des autres canadiens, c’est oublier totalement tous les résultats de sondages qui nous rappellent très fréquemment comment et jusqu’à quel point nos valeurs respectives sont presque à l’opposée et ça depuis le début de l’existence de la fédération.

Contrairement à ce que vous prétendez un changement de statut du Québec (un Québec indépendant) ferait toute la différence parce que les règles de la fédération qui nous freinent à chaque fois que nous cherchons à aller dans une direction à laquelle le ROC s’oppose, ne seraient plus là, le Québec pourrait enfin se modeler selon ses propres valeurs, pourrait beaucoup mieux protéger sa langue et sa culture tout en continuant à s’ouvrir sur le monde.

Vous avez tout a fait raison. Un Québec indépendant saurait se prendre en main. On cesserait de gaspiller notre argent pour les sables bitumineux, pour les f-35, pour que GM demenage de Montréal à Toronto. Le Quebec est assez mature pour se diriger lui-même.

1) Les Québécois n’ont pas voté majoritaire pour le PLC depuis au moins 30 ans. (je parle en termes de %)
2) Ou est-ce que l’UE a dit que l’Écosse ne pouvait pas faire partie de l’UE?
Vous fabulez fort

Malheureusement pour nous, vous décrivez très bien la réalité dans vos deux premiers paragraphes, le troisième cependant montre un chemin à prendre que les indépendantistes n’ont pas voulu emprunter et juste à l’idée que la possibilité existe excite les fédéralistes pour qui et depuis toujours tous les moyens sont bons pour parvenir à leurs fins.

C’est une réalité, en plus de l’inégalité des moyens les indépendantistes doivent composer avec des adversaires qui ne jouent pas franc jeu, et n’hésitent pas à miser sur des actions carrément illégales / des coups bas lorsque la soupe est chaude et le risque de perdre vraiment là, c’est ce qui est survenu en 1995 pour ceux qui ont le moindrement de mémoire. Mais comme disait Abraham Lincoln : « On peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde. » Un jour malgré ces inégalités dans les moyens, nos concitoyens feront la part des choses.

Quand le sujet du blogue est la séparation ou souveraineté -c’est selon!-, j’aime autant lire les commentaires que le blogue lui-même. Parfois c’est comme un débat animé et les différents points de vue sont vraiment intéressants.

je travaille pour le firme de recherche Crop depuis très longtemps et effectivement plusieurs personnes ne comprenaient pas une partie de la question référendaire de 1995 car ils pensaient vraiment que le Québec avait une entente avec le Canada. On ne peut nier ce fait car j`en ai fait l`expérience à plusieurs reprises . Voila, si ça peut aider certains dans leurs analyses…..

Pourtant la question était celle-ci:
« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec, et de l’entente signée le 12 juin 1995, oui ou non? »

Et il faut se remettre dans le contexte quant à ce qui peut poser question aujourd’hui (l’entente du 12 juin) avait largement été publicisée
« L’entente du 12 juin 1995 sur la tenue du référendum avait été discutée et acceptée par le Parti québécois, le Bloc québécois et l’Action démocratique du Québec. Le texte de l’entente avait été envoyé aux électeurs par la poste durant la campagne référendaire. La loi référendaire indiquait que les négociations avec le Canada et les autres provinces ne devaient pas durer au-delà du 30 octobre 1996, sauf décision de l’Assemblée nationale du Québec. »

C’est certain que Jean Chrétien aurait préférer une question comme : « Voulez-vous, oui ou non, vous séparer à tout jamais du plus meilleur pays du monde? », à laquelle j’aurais tout de même répondu OUI.

Une question à la Jean Chrétien, ferait sans aucun doute dire aux libéraux (entre autres): on vous l’avait dit que le PQ ne voulait que la séparation, mais n’a jamais voulu en parler….et le bon peuple…une majorité de francophones qui pourraient faire la différence pour le peuple auquel ils appartiennent, entonnerait en choeur: le PQ n’est pas clair, il nous ont toujours caché des choses, les états-uniens vont nous envahir car jamais ils ne nous laisseront faire, les ti-vieux comme moi vont dire que le Québec n’aura plus les moyens de leur verser leurs maigres pensions, les madames de wesmount diront qu’ils ne pourront plus voir les rocheuses qu’ils n’ont jamais eu aucune intention de visiter de toute façon…la même rengaine…!!!
Et ça ressemble à quoi, ce que je viens de décrire?
À la dernière élection…qui n’était pas une élection référendaire mais que tant de politiciens, de journalistes, de radio et de télévision, de fédéralistes, du Québec et du canada se sont acharné comme si ils devaient en mourir si le PQ avait été élu.

Le peuple a décidé, qu’aux erreurs du PQ et de sa séparation qu’il cachait et dont il ne voulait pas parler, peu importe le bras de PKP ou la réalité des gestes et des mots, il était plus sûr de ramener les libéraux au pouvoir malgré l’auréole de toutes les apparences de malversations, de copinages et de malhonnêteté qui lui planaient et qui lui planent toujours sur la tête…pour ne parler que de ça. Mais comme aussi entre autres: 3 docteurs au guidons du pouvoir suprême à la place de soigner des patients et des financiers nous promettant notre mort économique certaine si on ne faisait pas tout pour protéger les richesses des riches à la place d’être comme d’autres du même domaine mais ayant des philosophie diversifiées pour conseiller les élus voulant les consulter.

Dans notre système, le peuple qui décide, dans cette élection-ci représente + ou – 30% de la population. Y paraîtrait que ça, c’est la démocratie qui a parlé!

Pour le pays du Québec, ce n’est pas les rocheuses qu’ils nous faut monter, mais l’Everest en devant vaincre des hordes de briguants à tout les tournants!

Mais pourquoi donc une question-fleuve aussi alambiquée?

« Voulez-vous oui ou non vous séparer du Canada? ». Voilà qui est clair, concis et qui ne porte à aucune confusion.

Plusieurs personnes, ce n’est pas une majorité, même que statistiquement parlant c’est insignifiant. Pour l’analyse ceci veut dire que ça vaut pas la peine d’y mettre de l’importance.

A peine deux ans après le référendum de 1995, le gouvernement Chrétien a été élu majoritaire.. Les Québécois lui ont donné 26 sièges, représentant 36,7%.. Comment ne pas voir dans un tel pourcentage une signification certaine de l’état d’âme des Québécois.

Si après l’échec de Meech, la colère des Québécois s’était essoufflée au point qu’un aussi grand nombre d’entre eux réélisent le PLC, n’y aurait-il pas une autre interprétation de cette page de notre histoire qui a été récupérée par le camp nationaliste?

Il prendra quelques années de recul pour que l’Histoire nous dévoile les erreurs commises pour expliquer cet échec. J’ai été témoin de cette époque. La mauvaise foi était palpable aussi dans le camp souverainiste.. voie sur laquelle aucun historien nationaliste québécois n’a osé s’aventurer. L’introspection, non merci!

Ainsi c’est avec déception que le camp fédéraliste québécois a accueilli cet échec convaincu que la faute n’était pas imputable « exclusivement » aux méchants anglais.

Les fédéralistes, nous croyons profondément que notre langue et notre culture a plus de chances de survivre dans la structure fédérale actuelle. Encore plus aujourd’hui dans notre monde en mutation.

Le Québec est mieux protégé pour traverser la période de turbulence mondiale qui menace la civilisation « occidentale » en faisant partie du grand ensemble canadien.. Il en va ainsi pour les pays de l’Union européenne et pour les États-Unis..

Les provinces canadiennes se distinguent les unes des autres comme c’est le cas pour les États unis d’Amérique. Le ciment de la fédération canadienne c’est la démocratie et la charte des droits et liberté, fondement des valeurs partagées par les citoyens canadiens et qui font de ce pays un endroit de paix et de liberté reconnu par le monde entier..

Le Québec s’est lui-même distancer du reste du Canada aux dernières élections. La classe médiatique s’était lancée dans une campagne anti-Harpeur… Comme si vivre au Canada depuis l’avènement des Conservateurs était devenu suffocant. C’est oublier que le Canada a traversé la crise financière mondiale de 2008 de façon exemplaire.. le Québec en a bénéficié.

L’Alberta maintenant, « ces pollueurs décriés » mais dont l’argent sert à la péréquation.. Plus de 15,000 Québécois francophones ont quitté le Québec ces dernières années pour l’Alberta.. Au recensement de 2011, c’est l’Alberta qui avait reçu le plus grand nombre d’immigrants francophones.

L’Ontario compte plus de 600,000 francophones de souche et quelques 2 millions de locuteurs francophones, le Nouveau Brunswick compte 240 mille francophones de souche, la seule province officiellement bilingue du Canada..

Tout cela pour dire, que la pluie de vos injures n’atteint pas le parapluie de l’indifférence des fédéralistes.

Les indépendantistes devraient s’inspirer du respect évident de Lucien Bouchard envers les Québécois. Si la Cause ne passe pas « il en assume la responsabilité ». C’est que ses arguments n’arrivent pas à convaincre. Point à la ligne..

Le Québec n’est ni l’Écosse, ni la Catalogne. L’autonomie du Québec à l’intérieur de la fédération canadienne n’est en rien comparable aux revendications de ces Européens.. Le dirigeant de la Catalogne n’avait pas prisé la comparaison faite avec le Québec par Bernard Landry.

Et si le PM indépendantiste de l’Écosse avait refusé de rencontrer Pauline Marois lors de sa dernière visite à titre de Première Ministre, ne serait-ce pas en raison de la tiédeur du mouvement souverainiste qui stagne au Québec et qui n’apporte rien de concret dans le débat des indépendantistes écossais?

Nous vivons en démocratie. Le débat souverainiste continuera à stagner pour encore de nombreuses années.. pourquoi? parce que l’ennemi à abattre c’est « un grand pays démocratique » « qui nous a réussi ».. Une formule gagnante ne pourra que résister aux caprices de citoyens d’un pays pacifique qui ont tout le loisir de rêver à la Terre promise par Lionel Groulx dans leur petit confort canadien.

Pouvez-vous svp nous donner quelques exemples qui nous démontreraient ce que vous avez raison de dire :
» Les fédéralistes, nous croyons profondément que notre langue et notre culture a plus de chances de survivre dans la structure fédérale actuelle. Encore plus aujourd’hui dans notre monde en mutation. » et prenez une grande période de temps, les 50-60 dernières années.

Les indépendantistes ne cherchent pas à abattre un ennemi, ils cherchent plutôt à convaincre leurs concitoyens qu’ils seraient en meilleure posture en contrôlant tous leurs leviers de développement qu’en en laissant une grande partie sous le contrôle d’un partenaire avec qui nous avons si peu de valeurs communes. Les fédéralistes avec les moyens dont ils disposent font tout en leur pouvoir (et le font toujours) pour que les débats de fond nécessaires pour que les québécois « se fassent une tête » n’aient pas lieu, pour faire diversion, pour brouiller les pistes : Bourassa a fait ça après Meech et la Commission Bélanger-Campeau en refusant de lancer un référendum qui aurait été gagnant, le scandale des commandites pour contrer le référendum de 1995, Charest amené du Fed au Prov avec une mission qu’il a réussie sournoisement sur le dos des québécois (réduire à zéro le rapport de force du Québec face à Ottawa) etc.. Le statu quo n’est pas une option pour les indépendantistes.

« Les indépendantistes ne cherchent pas à abattre un ennemi, ils cherchent plutôt à convaincre leurs concitoyens qu’ils seraient en meilleure posture en contrôlant tous leurs leviers de développement qu’en en laissant une grande partie sous le contrôle d’un partenaire avec qui nous avons si peu de valeurs communes. » (sic)

1- René Lévesque, Jacques Parizeau, Camille Laurin, Claude Charron, J.-F. Lisée, Pauline Marois, presque tous les journalistes et tous les z’artistes du Québec ont TOUS tenté de « conviancre leurs concitoyens du bien fondé de la séparation » et ils ont tous échoué. SVP faites-nous qui serait meilleur communicateur qu’eux…

2- À voir la corruption endémique qui mine le Québec et la façon dont nos différents gouvernements ont administré les fonds publics et les ministères qui sont de compétence strictement provinciales (éducation, santé, transports, aînés, etc…), je remercie personnellement Dieu à tous les jours qu’ils n’aient pas plus de responsabilités et que notre gouvernement fédéral puisse encore leur servir de garde-fou.

3- Faites-nous également savoir comment, avec $16.4 Milliards de $ en MOINS PAR ANNÉE (péréquation canadienne plus dépenses fédérales au Québec en supplément de ce que nous envoyons à Ottawa!) nous « contrôlerions mieux notre développement ».

4- J’aimerais vous rappeler q

4- J’aimerais vous rappeler que le Parti québécois était également CONTRE Meech et était ainsi en osmose avec Pierre-Elliott Trudeau et Jean Chrétien.

Le PQ en osmose avec les deux plus grands traîtres du Québec, vous aurez bien tout essayé.

L’entende de Meech était inacceptable aux yeux des indépendantistes et elle le serait encore, tandis que ce qu’elle offrait au Québec allait beaucoup trop loin aux yeux de Trudeau et de son soldat Chrétien qui ont fait jouer leurs influences au point de tuer Meech dans l’oeuf (leur intervention a amené les premiers ministres des autres provinces ont carrément renier leur parole au grand désespoir de Mulroney).

La péquisterie est une espèce en voie de disparition et c’est tant mieux pour le Québec qui a gaspillé beaucoup…beaucoup de temps, d’énergie et d’argent sur cette utopie mythologique uniquement pour satisfaire les rêvasseries d’une bande de vieux soixante huitards qui ont les pieds bien ancrés dans les plaines du XVIIIe siècle.

Nous sentons ENFIN un vent de renouveau au Québec qui dépoussiérera les pensées jurassiques de ces dinosaures antédiluviens et fera entrer résolument le Québec dans le présent siècle rempli de promesses et d’ouverture envers le reste du monde.

Michel Hébert, chroniqueur réputé pour sa rigueur, avait écrit une chronique suivant défaite péquiste du 7 avril dernier intitulé « Les Cons ». Il invitait les journalistes à cesser de prendre les Québécois pour des cons. Il a dû retirer sa chronique.

Dans une société éduquée et instruite c’est faire insulte à l’intelligence citoyenne que de travestir l’information aux fins partisanes. Cette méthode se retrouve vite démasquée, dans un camp comme dans l’autre..

Pauline Marois, lors d’un récent voyage à Monaco en tant que PM du Québec, vantait avec justesse les mérites et performances du Québec.. Question posée par un journaliste: Pourquoi alors vouloir détruire le Canada?

Il est là le cœur du problème. Les Québécois « ressentent » les bénéfices de l’appartenance à une grande fédération. L’indice du bonheur au Québec et au Canada est parmi les plus élevé au monde. Combien d’humains sur la planète ont ce privilège?

En ce qui concerne la culture et la langue française, nous possédons au Québec toute la latitude pour les faire rayonner…et pas juste au Québec mais aussi sur la francophonie canadienne. Et ce n’est à coups de lois supplémentaires.. C’est en la rendant attirante et ce, en cessant de la massacrer.

L’enseignement de la langue française a été déficient pendant de trop nombreuses années au Québec. Il n’est pas normal que les Québécois en 2014 ne maîtrise pas davantage la langue française. La menace qui pèse sur la pérennité de la langue française c’est là qu’elle se trouve et non pas sur le bilinguisme.

Bienvenue en l’ère numérique et technologique..Le Québec a évolué et le tissu social québécois n’est plus le même que celui des années 1970 et 1990.. L’anglais est devenu l’outil planétaire indispensable.

Il a été prouvé que le bilinguisme non seulement ne menace pas une langue première mais la renforce. Jacques Parizeau avait qualifié « d’infirmité » le fait de ne pas comprendre la langue anglaise en tant que minorité entourée d’anglophones.

Comme ce fut le cas pour le million et plus de canadiens français, qui avaient émigré dans le Vermont au début du 20ème siècle faute de travail et qui ont été assimilés dans le « melting-pot américain », c’est le sort qui pourrait être réservé « aux francophones canadiens » advenant une brisure du Canada.

Les années de turbulence générées par la reconstruction des structures et du Canada et du Québec pourraient plongé dans une instabilité économique sans précédent le Canada ce grand pays membre du G8.

Le professeur Henri Brun aura beau simplifier à outrance le partage des frontières, des eaux, de la reconnaissance internationale, il ne fait que semer le doute sur l’inutilité d’un risque ainsi grossièrement calculé.. L’avenir des jeunes générations joué de façon aussi téméraire relève d’une irresponsabilité indécente.

Par la désagrégation du Canada, c’est le territoire américain qui pourrait gagner en superficie par l’annexion graduelle des provinces canadiennes..

Et le Québec francophone cette terre promise isolée dans son dernier retranchement dans le nord de l’Amérique deviendrait une source d’inspiration pour la Planète entière??? Voilà l’ultime fantasme qui porte les indépendantistes québécois. La pensée magique!

Les Québécois de 2014 qui se sont frottés avec succès au monde moderne ne sont plus le terreau fertile des années Groulx à la pédagogie des nouveaux réactionnaires .. ils finiront bien par devoir l’admettre.

Je remercie la vie, le hasard en quelque sorte, de m’avoir fait naître en cette terre canadienne, québécoise, francophone, pacifique, tolérante, démocratique et d’avoir eu le privilège d’être descendante d’ancêtres francophones.

Cette langue magnifique qui est la mienne je l’ai transmise à mes enfants et à mes petits-enfants qui la parlent fièrement tout en étant bilingues. Ce sont eux les porteurs les plus crédibles du flambeau francophone en Amérique du Nord.

EH! oui je suis une méchante fédéraliste.. Personne n’est parfait!

Je suis pleinement d’accord avec vous lorsque vous dites: « Dans une société éduquée et instruite c’est faire insulte à l’intelligence citoyenne que de travestir l’information aux fins partisanes. Cette méthode se retrouve vite démasquée, dans un camp comme dans l’autre.. »

Revenons maintenant sur les indicateurs de vitalité de notre langue et culture française et surtout sur leurs tendances, avec mes yeux d’indépendantiste la tendance n’est pas de bon augure et c’est le moins qu’on puisse dire, lorsque je me braque sur la grande région de Montréal et ça semble irréversible, les immigrants pour toutes sortes de raisons s’intègrent massivement au milieu anglophone, et aux yeux des politiciens fédéralistes du Québec y’a pas lieu de s’inquiéter ni besoin d’intervenir d’aucune façon, ils laissent aller parce que cette clientèle leur est acquise de tout temps et indispensable pour prendre ou se maintenait au pouvoir, c’est la réalité, c’est ce genre de partisanerie qui nous braque.

La principale raison qui motive l’indépendance du Québec, suffisante à elle seule, étant la protection de notre langue et notre culture nous pourrions arrêter le débat ici quant à moi. Nous avons déjà un gros problème interne pour assurer leur protection, les fédéralistes ne veulent rien faire qui leur ferait perdre les votes du noyau dur qui leur permet de prendre le pouvoir (sans eux ils n’y arriveraient pas) et ces fédéralistes surtout depuis le règne de J.Charest et maintenant avec Couillard cherchent pas tous les moyens à comme ils le disent eux-mêmes » aligner le Québec sur les façons de faire et les valeurs canadiennes » rien de bien rassurant à-dedans.

Que le « plus meilleur pays du monde » décide de se saborder et de se vendre par morceau aux USA après le départ du Québec, serait très surprenant s’il y a un peu de vérité dans les démonstrations de fierté des canadiens pour leurs valeurs, leur économie, leur statut de puissance internationale, mais si ça devait arriver je ne vois pas comment on pourrait comme vous semblez le faire en mettre la responsabilité sur le dos du Québec, le Québec est bien plus un emmerdement pour le ROC aujourd’hui et depuis longtemps qu’un bon partenaire et nous savons pourquoi : nous sommes trop différents sur trop de plans pour en arriver à un partenariat efficace pour les deux parties ( juste le fait que le Québec n’ait jamais accepté la constitution de 1982… y’ a 32 ans de ça ! dit tout ).

Si l’indice de bonheur est très élevé au Québec ce n’est certainement pas dû à l’efficacité du partenariat QuébecROC, c’est plutôt dû à ce que le Québec réussit à faire qui lui est particulier malgré toutes les embûches et pertes de temps que lui impose sa présence dans la fédération… imaginez ce que deviendrait notre indice de bonheur sans ces contraintes là !

Les années de turbulence qui suivraient le divorce vous fatigue, regardez les virages à 90 degrés qui se sont fait et se font encore à l’international (réunification Allemagne de l’est avec l’Ouest par ex.) lorsque la volonté et/ou le courage politique sont là tout est possible, personne n’a alors intérêt à faire trainer les choses, ont trouve les moyens d’aller rondement de l’avant. Moi j’accepte d’avance la période d’ajustement convaincu que je suis que nous serons mieux après qu’avant.

Je ne me fais pas d’illusion, comme francophones en Amérique les québécois devront toujours travailler fort pour assurer la survie de leur langue et de leur culture, mais nous avons beaucoup plus de chance d’y arriver contrôlant tous les moyens à notre disposition pour le faire qu’en en laissant une bonne partie à des partenaires dont l’objectif annoncé est de nous noyer lentement mais sûrement dans la masse multiculturelle canadienne.

Groulx de ce que j’en sais a propagé à l’occasion des demies vérités (romancé l’histoire à sa façon), c’est une façon de travestir la vérité qui, et vous avez raison, qu’on fini par découvrir et qui joue contre ce qu’il a voulu protéger (les gens ou les valeurs ou les deux). Nous sommes rendus beaucoup plus loin que ça, une bonne partie des québécois connaissent mieux leur histoire y compris les bouts qu’on leur a longtemps cachés et que certains voudraient encore qu’on fasse pas connaitre. Les québécois, depuis longtemps jouent le jeu de la mondialisation, et les indépendantistes du Québec ne sont pas repliés sur eux parce qu’ils tiennent se prendre complètement en main comme le laisse entendre l’argumentaire des fédéralistes .

J’ai eu l’occasion de côtoyer d’autres canadiens du ROC ceux que j’ai connu étaient rigoureux, efficaces, Je m’intéresse à la politique et à tous les impacts qu’ont les décisions politiques sur nos vies. J’ai appris mon histoire sur le tas. Lorsque je mets tout ça dans la balance elle penche toujours du même bord, il n’y a aucun doute dans mon esprit, à moins d’accepter l’assimilation à plus ou moins brève échéance, à moins de se satisfaire de la stagnation sur le plan économique (sécurité du statu quo vs nouveaux défis pour le Québec), à moins de manquer de fierté et de courage, il faut sortir au plus vite de cette fédération canadienne nous retrousser les manches et façonner notre avenir à notre façon et dans notre intérêt, si on se plante nous n’aurons que nous à blâmer mais et vous l’avez déjà entendu : avez-vous déjà vu un État devenu indépendant vouloir faire marche arrière ?

EH! oui je suis un méchant indépendantiste.. Vous voyez on peut toujours s’améliorer 😉

Les ouvertures sur le monde à la mode du PLQ nous avons vu ce que ça a donné avec le régime Charest et nous sommes pris pour en revivre un autre bout à la même sauce et avec les mêmes acteurs. Et l’ouverture sur le monde à la Harper, toute une ouverture aussi et j’oublie les régimes précédents des Trudeau et Chrétien et leurs impacts sur le Québec, vous voudriez bien gommer les résultats de leurs magouilles sur le Québec durant des décennies.

S’il y a des dinosaures dans la pièces cherchez les plutôt du coté des fédéralistes qui nient ces réalités, qui pratiquent l’aveuglement volontaire, qui se leurrent en pensant qu’une énième négociation avec le ROC pourrait aboutir à quelque chose d’équitable entre partenaire de la fédération alors que les messages venant de l’autre camp sont bien clairs ils ne veulent plus négocier, ils en ont souper du Québec, ils peuvent très bien vivre sans nous le gouvernement Harper nous en fait régulièrement la démonstration et le Québec lui a complètement perdu le peu du rapport de force qu’il avait face au ROC. Ha que l’avenir du Québec est rose avec votre statu quo. Une chance qu’il y a encore au Québec un bon noyau d’indépendantistes pour réveiller ces dinosaures fédéralistes avant que les pires de leur gang qui sont au pouvoir vendent l’âme des québécois et tout ce qu’ils possèdent pour un plat de lentilles… Vous n’êtes pas fatigué de défendre l’indéfendable mon ami ?

Vous avez raison, appartenir au Canada est indéfendable. Fin du débat. Votons donc ! Vous avez vu la réaction au poing en l’air de PKP avec son ´´on veut un pays ´´ ?

Faisons comme en Écosse, négocions le libellé de la question et fixons la date un an à l’avance.

Je n’ai jamais entendu un souverainiste réclamer une chose pareille. On préfère attendre le moment favorable et contrôler le libellé. Chicken !

Le jour où ils auront le courage de demander aux Québécois s’ils veulent sortir ou demeurer dans le Canada, on en reparlera. Lors de l’étude de la «question», à l’Assemblée nationale, Daniel Johnson a demandé qu’on remplace le mot «souverain» par «pays indépendant» le PLQ avait un sondage qui indiquait, qu’en changeant ces mots qui voulaient pourtant dire la même chose, l’appui au camp du «oui» baissait de 15%. Jacques Parizeau a refusé

Les derniers sondages de la campagne référendaire, montraient qu’au moins 30% de ceux qui s’apprêtaient à voter «oui», croyaient que dans un Québec souverain, ils continueraient à payer des impôts et à élire des députés à Ottawa. Le jour où les souverainistes auront le courage de poser une question claire, comme celle que le gouvernement écossais s’apprête à poser, on en reparlera. D’ici-là, essayer d’interpréter l’appui à la souveraineté à partir des résultats du référendum de 1995, équivaut à disserter sur le sexe des anges.

Le jour ou le débat de fond pourra avoir lieu sur la question nationale comme on l’appelle, que les pros de la désinformation se tiendront à l’écart, que toutes les informations, les opinions, les avenues possibles seront analysées, que les québécois pourront enfin faire un choix éclairé, pas seulement en se basant sur une question trop longue ou trop courte qui ne dit pas tout, vous serez surpris des résultats.

Après les travaux de la Commission Bélanger-Campeau (après Meech), après avoir analysé toutes les options sur toutes les coutures, une majorité de parlementaires et de québécois voyaient clairement l’indépendance du Québec comme LA solution, l’histoire nous a appris par la suite que Bourassa et ses proches conseillers ont tué cette option dans l’oeuf en décidant de ne pas lancer un référendum que tous les indicateurs donnait gagnant.

32 ans après la constitution de Trudeau qui tient toujours le Québec à la porte de la fédération, 19 ans après le dernier référendum, quel avancé a fait le partenariat Québec ROC ? L’espoir est nul de ce coté là au dire de tous les analystes sérieux et comme il n’y pas pas pire que la stagnation il est plus que temps qu’on en sorte et il n’y a qu’une façon de le faire : l’indépendance du Québec.

Répéter ad nauseam les slogans fédéralistes pour éviter ces débats de fond, cette découverte de vérité, c’est clairement une stratégie fédéraliste (malhonnête mais .. que voulez-vous..) j’ai toujours espoir que vous ne pourrez continuellement leurrer tout le monde.

Ça fait plus de cinquante ans (50!!!) que les séparatistes nous tiennent toujours le même discours.

Les Lévesque, Morin, Laurin, Charron, Parizeau, Lisée, Marois, la plupart des journalistes et des artistes québécois et tutti quanti ont tenté de nous convaincre d’entrer dans votre cage à homards et ils ont TOUS échoué. Et ce depuis les années ’70!!!

Dites-nous maintenant en quoi vous êtes meilleur qu’eux SVP.

Nous pourrions allonger la liste, les Landry, Garon, Payette et plusieurs autres ont cru en l’indépendance du Québec, ont fait des réformes qui allaient toujours dans le sens de l’intérêt collectif et fait avancer le Québec. Ils ont fait avancé la cause au point de presque remporter un référendum malgré les grands déséquilibres des forces en opposition et le fait que les indépendantistes peu importe ce qu’ils proposent partent toujours avec un sérieux handicap, plus du 1/4 des circonscriptions étant toujours acquises aux fédéralistes peu importe ce qu’ils ont à offrir, peu importe leur bilan, peu importe leur intégrité…, et c’est sans compter le non respect de la démocratie par le ROC lorsque le Québec est devant un référendum sur son avenir.

La relève des leaders indépendantistes peut difficilement être meilleure que les précédents, ils sont et seront différents, ils s’ajusteront au contexte nouveau, leur grand défi est de trouver de l’espace pour bien expliquer leur option aux québécois, à travers le bruit généré intentionnellement par leurs opposants et à la fin c’est toujours le citoyen qui tranche en mettant en balance les perceptions qu’il a des options qu’on lui offre.

Alors…ça vient actualité 13???

En quoi êtes-vous meilleur communicateur que les Lévesque, Morin, Landry, Charon, parizeau, Lisée et autres artistes et chantres de l’indépendance???

« …ils s’ajusteront au contexte nouveau, leur grand défi est de trouver de l’espace pour bien expliquer leur option aux québécois, » (sic)

Si l’on inclue les années où le RIN était particulièrement actif (Bourgrault et autres Marcel Chaput), ça fait cinquante ans (50!!!) que les séparatistes tentent de nous faire entrer dans votre cage à homards et ils ont lamentablement échoué et vous blâmez le peuple québécois?

Quoi? En cinquante (50) ans, il n’a pas tout à fait saisi la portée de vos idées? Il n’a pas bien compris les tenants et les aboutissants de votre projet?

Soit vous prenez le peuple québécois pour un con et « dur de comprenure », soit vos idées ne l’intéressent pas.

Il n’y a pas d’autres possibilités.

Laquelle choisissez-vous?

Pauvre vous, une fois une simili majorité aurait voté OUI cela a duré quelques mois avant que les esprits se calment et qu’on reviennent à l’appui historique à la souveraineté, mais jamais à l’indépendance, mot qu’on cache de peur de baisser dans les sondages alors qu’on entretient le flou avec l’armée le passeport et la devise canadiens . La souveraineté est devenu une béquille pour les chialeux qui n’ont que des arguments boiteux pour dissoudre le Canada.

Voici une assertion du type que les journalistes ont utilisé pour créer la vague qui emporta le PQ aux dernières élections: « mal dirigés par Pauline Marois, les péquistes ont fait une campagne pitoyable ». S’il fallait prendre cette déclaration à la lettre, alors ma question serait: « quel parti peut se vanter d’avoir fait une campagne intéressante à un tel point qu’on dise que celle du PQ était pitoyable? Plusieurs observateurs ont plutôt parlé de règlements de comptes des médias. »

Pourquoi signer l’Actualité et non pas Frédérik Bastien… ça porte à confusion.. à moins que Frédérik Bastien représente la ligne directrice de l’Actualité, ce dont je doute.

Les deux solitudes.. l’élite nationaliste québécoise contre le reste du Québec.. Cette élite issue des sciences humaines de l’UQAM pérennise auprès des jeunes une vision réfractaire aux changements.

Mais pendant ce temps, le Québec poursuit son évolution.. Il est complètement démagogique d’accuser les fédéralistes de courir au suicide collectif.. masochiste? Voyons donc! L’instinct de survie n’est pas l’apanage des nationalistes indépendantistes.

C’est dans les moyens de survivre que la division idéologique se situe. Pas dans le désamour de soi!. On poursuit le même objectif!

Que vous soyez convaincu de votre vision grand bien vous en fasse. Mais personne ne peut se targuer d’être détenteur de la Vérité.

Il est là le problème avec les nationalistes, l’arrogance de celui qui sait…

Ce qui ressort de votre vision c’est un éternel complexe de persécution.. victime un jour victime toujours et beaucoup d’inconscience…

Le méchant c’est l’autre. On lui prête les pires desseins.. L’enfer est rouge! marqué au fer rouge.

Nous qui croyons en la survie de notre culture et de notre langue à l’intérieur de la fédération canadienne sommes traités par les nationalistes comme des incultes, des traîtres, des larbins…

L’Histoire a démontré que l’orgueil collectif a toujours dégénéré en conflits armés. Si les Nations avaient été partie prenante d’un plus grand ensemble peut-être y aurait-il eu moins de guerre. (Raymond Aron)

Je n’ai jamais exprimé que le Canada se saborderait.. La logique est pourtant facile à entrevoir. Après une brisure du Canade, il n’en prendrait pas long avant que certaines provinces canadiennes qui partagent une langue commune avec les USA voient leur intérêt dans une annexion avec les américains.

Une chose que je perçois, c’est qu’il faut vraiment n’avoir rien à perdre pour foncer tête baissée dans un projet aussi mal ficelé..et dont les conséquences pour les générations futures sont complètement occultées ou tournées en ridicule..

Les nationalistes maîtrisent à la perfection l’art de la projection.. Les fédéralistes refuseraient les débats d’idées, les divergences de point de vue?? Vraiment? Parlez-en à Jocelyn Létourneau, Yves Lavertu, Régine Robin, etc… Tous ceux qui sortent de la pensée unique nationaliste sont ostracisés ou diabolisés.. Elle est là la réalité.

Et c’est justement l’usage de ces raccourcis intellectuels et de la démagogie qui fait que la stagnation du débat souverainiste n’en a pas fini de finir. Les nationalistes n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils ne sont pas arrivés à mériter la confiance des Québécois.

Par leurs méthodes hypocrites (piège à homard, charte..) le doute qui s’installe c’est que la démocratie dans la république du Québec n’aurait plus la même saveur que celle dont nous jouissons dans la fédération canadienne.

D’abord je peux vous assurer que je ne suis pas Frédérik Bastien, j’ai choisi par hasard « actualité13 » comme surnom.

Cet échange me rassure et m’éclaire, je crois qu’entre indépendantistes et fédéralistes nous nous prêtons parfois des intentions et des vues que l’autre n’a pas, c’est un mauvais réflexe qui se pointe dès qu’un des interlocuteurs détecte que l’autre n’est pas du même camp et je crois que c’est principalement dû au fait que nous pouvons rarement débattre de nos options, sur les questions de fond et en prenant la peine d’écouter l’autre défendre son point de vue avec ses arguments.

« Les deux solitudes.. l’élite nationaliste québécoise contre le reste du Québec.. qui pérennise auprès des jeunes une vision réfractaire aux changements. » dites vous. Je ne me considère pas de cette élite, mais c’est clair que plusieurs des voix qui ont fait ou font encore la promotion de la souveraineté du Québec m’ont aidé à me faire une tête et à adopter l’option, je ne vois pas comment vous pouvez arriver à dire que cette option amène les jeunes à adopter une vision réfractaire au changement, je pense tout le contraire. Je sens que le changement auquel vous faites surtout référence c’est l’acceptation des autres, de leurs langues et cultures; l’ouverture des québécois n’est plus à démontrer et les souverainistes la préconisent toujours, nous pensons juste qu’il faut aussi penser à assurer la pérennité de la notre notre langue et notre culture, que le multiculturalisme favorisé par une majorité de fédéralistes les met trop à risque. Sur tous les autres plans je crois sincèrement que le statu quo dans ce fédéralisme s’apparente bien plus à un refus du changement que l’option de l’indépendance du Québec.

Je me soucis aussi de l’avenir de mes enfants et petits enfants, ils connaissent mes choix politiques et sont libres de choisir les leurs, en optant pour l’indépendance je n’ai pas l’impression de les envoyer tête baissée dans un mur, au contraire je suis convaincu que comme francophones en Amérique du nord leur avenir sera bien mieux assurée en dehors de la fédération que dedans. Vous percevez l’indépendance du Québec comme un projet mal ficelé, sa réalisation nécessite une foule d’actions inédites, comme tout projet il faudra y aller méthodiquement, étape par étape, d’autres sont passés par là avec succès, nous réussirons aussi. Ce projet était bien planifié en 1995, il le sera encore une fois au prochain référendum.

Vous percevez des raccourcis intellectuels dans les arguments pour l’indépendance du Québec, je ne doute pas de votre intelligence et de votre bonne foi vous devez alors avoir souvent le même genre de perception (j’ose espérer) lorsque vous entendez les arguments des plus grands défenseurs du fédéralisme pour le Québec ? La vérité est quelque part entre les deux, il faut faire abstraction des clichés, ne pas se faire piéger par les sophismes utilisés par ceux qui ne sont pas de bonne foi ou qui en ont rien à foutre de l’intérêt général.

Le Québec un coup devenu un pays ne sera pas moins démocratique qu’il l’est présentement, mais certainement plus efficace pour faire valoir ses valeurs et mettre en valeur son potentiel qu’en demeurant attaché à un partenaire qui le freine plus souvent qu’autrement et qui n’a aucun intérêt à ce qu’on développe pleinement notre propre culture alors que tout ce qu’il espère c’est notre assimilation au « canadian melting pot » (au multiculturalisme). Claf13

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