Après Le Tricheur et Le Naufrageur… L’Échangeur?

La blague n’est pas de moi. Je vous jure, j’essaie d’arrêter. Elle est d’un internaute commentant sur le site de La Presse le billet de l’éditorialiste Ariane Krol au sujet de la proposition d’un fan de l’ex-premier ministre de baptiser Échangeur Robert-Bourassa le futur et revampé échangeur Turcot.

Turcot: Assez sinueux pour symboliser Bourassa?
Turcot: Assez sinueux pour symboliser Bourassa?

Ariane Krol apporte son soutien à la proposition:

Pour un homme politique aussi sinueux, c’est le grand ouvrage idéal. Même ses détracteurs devraient être d’accord avec cet argument.

Excellente remarque. C’est le grand Jean V. Dufresne qui avait le mieux décrit le processus argumentaire de Robert Bourassa en parlant de: l’arabesque luxuriante du pretzel. C’est pourquoi je ne m’oppose pas à ce qu’on baptise un pretzel au nom de l’ex-PM.

Mais sur le fond, ma position est inchangée. Je ne m’oppose pas qu’il y ait des lieux publics qui portent le nom d’un homme qui fut élu quatre fois premier ministre par les Québécois — il y a déjà LG2, une autoroute à Québec, une bibliothèque à Outremont (ils m’ont laissé être membre!).

Je ne pose qu’une condition. Comme Robert Bourassa fut le seul chef de gouvernement élu, en Occident dans la seconde moitié du 20e siècle, à avoir emprisonné cinq poètes pour délit d’opinion — pendant la crise d’Octobre et en toute connaissance de cause — je demande simplement que le futur Échangeur Robert Bourassa dispose d’une sortie, ou d’une bretelle, ou d’un cul-de-sac, dit des « poètes emprisonnés ».

Affaire conclue?

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Tous des lieux que nous devrons débaptiser lorsque le Québec sera un pays car alors nous n’accepterons plus que nos lieux publics présentent des noms des ennemis de notre Nation et surtout pas de totalitaires à mesures de guerres abusives( Cf 1970 et 1990) .
Toutes leurs affiches pourront alors être exposées dans un musée des horreurs historiques

D’accord pour une sortie avec une fresque représentant les poètes emprisonnés. Mais j’aimerais voir Trudeau représenté en démon avec une fourche les poussant dans leur geôle sous le regard de Bourassa.

Le Pretzel Robert Bourassa serait le nom idéal pour le nouvel échangeur Turcot . Ce serait en souvenir de ses zizags , ses reculs et ses mensonges pour la période de Meech , l’après Meech et Charlottetown .
Les éditorialistes de La Presse ont le secret pour se signaler pour leur insignifiances et les béni-oui-oui envers Pratte ……
En souvenir de Jean Charest , on devrait baptiser Turcot : le parcours des enveloppes brunes …..

À Québec, l’autoroute Du Vallon a changé de nom pour autoroute Robert-Bourassa, et c’est justement l’autoroute dans la région de la Capitale la plus sinueuse.

Brillant commentaire. Je suis d’accord.
Cependant, je souhaiterais lire une étude comparative des 10-12 différents PM du Québec, et ce sur une base objective (en fonction de critères prédéfinis quoique pouvant être évolutif en quantité et définition mais applicables et appliqués à tous).

Peut-être qu’un simple tableau comparatif serait un bon début. Pourquoi pas le faire ensemble? C-à-d tous ceux et celles qui participent par leurs commentaires au débat voire à l’enrichissement des sujets que vous proposez par vos billets.

Merci de votre si bonne contribution à notre vie collective. RM

Robert Bourassa, ce leader québécois si peu charismatique, semble susciter encore aujourd’hui beaucoup d’admiration. Voilà qui est étonnant. Comment expliquer cette fascination, somme toute assez inquiétante ? La triste vérité, c’est que beaucoup de Québécois d’aujourd’hui se reconnaissent encore en lui, de la même façon que ceux d’hier voyaient en Duplessis une image rassurante d’eux-mêmes.

Souvenez-vous de « l’écrasement » de Robert Bourassa à Charlottetown, en 1992; plus précisément, la décision de ce dernier, prise in extremis, d’aller négocier à Ottawa, tout en sachant pertinemment qu’à peu près tout, déjà, était décidé et que la cause était perdue d’avance; ensuite, les efforts déployés par celui-ci pour présenter cette humiliation comme « une grande victoire pour le peuple québécois »; puis enfin, ce triste aveu de sa part : « C’est mieux que rien »…

Robert Bourassa, s’il avait voulu, aurait pu mener son peuple à l’indépendance, et ainsi passé à l’Histoire (avec un grand « H »). Il a plutôt choisi la minorisation : « Que voulez-vous, quand on est né pour un petit pain… ». Ce qui fait qu’aujourd’hui, il ne peut même pas recueillir l’appui populaire suffisant pour voir une rue nommer en son honneur. Sur les blogues, on le compare plutôt à cette pâtisserie tordue, d’origine suisse romande, nommée « bretzel »…

…et pourquoi ne pas changer le nom de la rue Parthenais, lieu d’emprisonnement des dissidents en octobre 1970, en »rue Robert-Bourassa »?

Tout à fait d’accord!
Merci pour la citation de Jean V. Dufresne, un homme d’une rare qualité!

@ Daniel McGowm,
J’aimerais savoir ce qui vous fait affirmer que Robert Bourassa « semble susciter encore aujourd’hui beaucoup d’admiration » parmi tant de Québécois… ? et vous parlez même de fascination qui serait inquiétante…!

Je n’ai pour ma part jamais eu cette impression… ce serait plutôt le contraire [mais je fais peut-être erreur de perception…]. Je suis toutefois en parfait accord avec votre commentaire M. McGowm. Ceci étant dit, je ne me sens pas aussi magnanime que M. Lisée : je n’offrirais plus à celui que je comparerais à un invertébré, une quatrième occasion de l’honorer en donnant son nom à quoi que ce soit d’autre. Il en a assez, et nous en avons trop. Je ne dirai pas tout ce que je pense de négatif sur cet homme et son œuvre !!!

Toutefois, j’ai le goût de rajouter un mot sur le commentaire de « JEAN » à propos de l’Autoroute Du Vallon à Québec, la si bien-nommée, qui a perdu son nom au bénéfice de cette personne. Je regrette que les gens de Québec, d’où je suis, se soient laissé passer ça entre les dents, sans réagir d’aucune façon. Je persiste à nommer cette Autoroute de son nom d’origine qui lui va si bien, et je félicite les gens de Montréal d’avoir su se tenir debout pour empêcher que la « rue du Parc », la si bien-nommée elle aussi, ne soit défigurée… [dénommée] à son tour. J’aurais aimé qu’à Québec nous fassions comme à Montréal. Bravo à vous !

Bonjour,
Ce que les nationalistes québécois ont toujours reproché inconsciemment à Monsieur Robert Bourassa, c’est le simple fait qu’il a osé aller jouer dans leur carré de sable en s’affichant NATIONALISTE, ce que personne autre que le Parti Québécois depuis 1976 n’avait le droit de faire ! Et bravo à ce merveilleux politicien que fut Monsieur Robert Bourassa, car il les a TOUS MÉDUSÉS ET LES A TOUS EU DANS LE DÉTOUR. Comme on dit dans le jargon ! Et oui, certains n’en sont même pas revenus encore. Et comme dirait cet autre, tu veux jouer à ça ! Just wacht me ! Et oui, à nationalisme; nationalisme et DEMI ! Au plaisir, John Bull.

Pas sûr que Robert Bourassa lui-même apprécierait voir accoler son nom à cet échangeur brinquebalant
La toponymie appelle toutes sortes d’initiatives des plus étonnantes, comme cette suggestion de donner à la rue Saint-Urbain le nom de Mordicai Richler. J’y apposerais plutôt celui de Philis Lambert, qui évoque une image un peu plus constructive que l’autre. Quant à l’Échangeur, le nom de Jean Charest me paraîtrait plus pertinent

à Jean Boule
je suis d’accord avec vous: en jouant le nationaliste Bourassa nous a bien eux. Il a triché comme vous semblez le dire. En effet, nos adversaires sont non seulement puissants, mais tricheurs en plus.
et oui, je suis d’accord avec vous

Le taureau est un animal qui n’a de valeur que par sa semence. Quant à sa tête, elle ne sert, de toute évidence, qu’à soutenir ses cornes. C’est donc un animal plutôt misérable qui s’agite pour tout et pour rien en attendant d’être mené à l’abattoir. Car finalement, tel est son destin : se faire bouffer.

Quelle malhonnêteté intellectuelle que d’imputer à un premier ministre la responsabilité d’avoir emprisonné des innocents.

Philippe :
décembre 7, 2010 à 15:13

»Quelle malhonnêteté intellectuelle que d’imputer à un premier ministre la responsabilité d’avoir emprisonné des innocents »

Croyez vous sérieusement que Saddam HUSSEIN se promenait dans les rues à tuer et à torturer des opposants à son régime dictatorial ? Bien sûr que non, mais à titre de chef d’État il devient légalement le responsable des atrocités commises dans son pays et on l’a même pendu pour ces crimes.

De la même manière, Jean CHAREST, premier ministre du Québec est responsable des fraudes qui se commettent à la CSST et à l’intérieur de son gouvernement.

Le »système » et les lois sont ainsi fait !

Jean GODBOUT
Victime d’un crime d’État

Je suis en accord total de nommer le nouvel échangeur Turcot »Robert-Bourassa ». On tourne beaucoup en rond dans un échangeur…

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