Assurance-emploi: la ministre Finley admet le problème, mais offre une solution tordue

Admettre qu’on s’est trompé n’est pas dans les habitudes du gouvernement Harper, mais c’est ce qu’a fait la ministre des Ressources humaines et du développement des compétences, Diane Finley, a fait vendredi dernier. C’était en toute fin d’après-midi, c’est vrai, alors que tout le monde se préparait pour le long weekend, mais le geste doit être souligné.

Mme Finley a annoncé des changements à la nouvelle mouture du programme Travail pendant une période de prestations de l’assurance-emploi, dont je vous ai parlé à quelques reprises. «Certaines préoccupations ont été soulevées relativement au nouveau projet  pilote Travail pendant une période de prestations de l’assurance-emploi. Nous avons écouté ces préoccupations, et j’annonce  aujourd’hui notre intention d’apporter des ajustements au nouveau projet  pilote», indique son communiqué.

On ne peut qu’applaudir. Du moins jusqu’à ce qu’on lise les ajustements en question.

Pour mémoire, le nouveau programme permet aux prestataires qui travaillent de conserver 50 % de leurs revenus de travail. Ce qui veut dire que les revenus de travail est amputé de moitié dès le premier dollar gagné.

L’ancienne version du programme permettait en revanche aux prestataires de conserver la totalité du plus élevé des montants suivants : 75 $ ou une somme équivalent à 40 % de leurs prestations hebdomadaires. Tout ce qui était gagné en sus était déduit des prestations. Pour ceux qui travaillaient peu d’heures, ce système était plus avantageux (comme je l’expliquais ici).

Ce fut donc le tollé et l’opposition n’a cessé de talonner la ministre pour lui faire admettre que de nombreux prestataires perdraient au change. Libéraux et néo-démocrates n’ont toutefois suggéré aucune solution de rechange.

La ministre a donc offerte la sienne et elle est si tarabiscotée qu’on n’est pas trop sûr de bien comprendre. Jacques Beaudoin travaille depuis longtemps au Mouvement Action Chômage Montréal. Avocat de formation, il connaît tous les méandres de l’assurance-emploi. Il avoue qu’il a dû lire et relire le communiqué de la ministre pour décoder ses intentions. Ses collègues ont eu autant de mal que lui.

Ce que j’en comprends, avec son aide, est que les ajustements apportés ne visent que les personnes qui ont travaillé tout en recevant des prestations entre le 7 août 2011 et le 4 août 2012. Ces personnes, et seulement elles, pourront choisir entre l’ancien programme et le nouveau.

Jusque-là, c’est assez simple. Mais ces personnes devront attendre janvier prochain pour faire connaître leur choix qui s’appliquera de façon rétroactive (au 5 août 2012, date d’entrée en vigueur de la formule du 50 %).

Les prestataires «admissibles» qui choisiront la nouvelle formule ne pourront plus retourner en arrière. Ceux qui opteront pour l’ancienne formule y seront soumis jusqu’à la fin de leur période de prestations. S’ils font une autre demande de prestations avant le 1er août 2015 et souhaitent encore être soumis à l’ancienne formule de calcul, ils pourront l’être. Mais ils devront en faire la demande.

Cette solution laisse en plan tous les futurs chômeurs et ceux qui le sont devenus depuis le mois d’août. Et elle est compliquée pour rien. Si la ministre veut, comme elle dit, inciter les chômeurs à accepter du travail à temps partiel, elle peut tout simplement combiner les deux formules, note Jacques Beaudoin.

Un prestataire conserverait la totalité du plus élevé des montants suivants : 75 $ ou une somme équivalent à 40 % de ses prestations hebdomadaires. Au-delà de cette somme, il conserverait la moitié de ses revenus, au lieu de tout perdre. Voilà qui encouragerait vraiment les gens à accepter du boulot, le meilleur tremplin vers une réintégration complète du marché du travail.

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bonjour mme finley……ses beau et facile pour toi de changer le programme d,assurance emploi mes as-tu penser a nous le n.b la péninsule acadienne sur quoi tu pense quand va vivre de l,eau et du pain si on est chanceux .car ici dans la péninsule acadienne ses du travaille saisonnier partous au n,b .ses pas nous qui son saisonnier mes tous les industrie mes ceux qui travaille pour le gouvernement lete comme l,hivers .laisser nous donc vivre en paix et arrêter de stresser tous le monde avec cette loi c38 car la population ne sait plus ou se donner la tete pour réussir a faire leur timbre car les emploie saisonnier ses pas mal fini il reste que les couronne de noël pour environs 4 a 5 semaine et ensuite on va faire quoi ses très facile de changer les chose lorsqu’on vit pas dans la misère ,,prener au moin le temps de lire ma lettre et repondez moi ,moi je représente le comité d’action assurance emploi pour les travailleurs et travailleuse saisonnier .arreter cette loi c38 et laisser vivre ses gens qui travaille pour des industrie saisonniere merci j,attant une reponse de vous aussi vite que possible merci ‘