Assurance-emploi: première (?) victime, la suite

Le sort de la jeune femme de l’Île-du-Prince-Édouard, qui s’est fait retirer ses prestations d’assurance-emploi après avoir refusé un emploi parce qu’elle n’avait aucun moyen de transport pour s’y rendre, a semé l’émoi dans sa province et au-delà. Le quotidien qui a éventé l’affaire, The Guardian, rapportait mardi avoir eu plus de 40 000 visites sur la page de son site Internet consacrée à cette nouvelle.

Quant à Marlene Geirsdorf – c’est son nom – elle a vu les appuis, les offres d’aide et les gestes de réconfort se multiplier. Des Ontariens ont même lancé une campagne pour lui offrir une voiture et ainsi améliorer ses chances de trouver un emploi, y compris à Charlottetown, à 60 km de chez elle, rapporte The Guardian.

En attendant que son appel soit entendu, la jeune femme continue de manifester devant les bureaux de Service Canada à Montague, où elle habite. Elle est particulièrement choquée qu’un fonctionnaire lui ait suggéré de se tourner vers l’aide sociale alors qu’elle a légalement droit à l’assurance-emploi.

Selon The Guardian, la sympathie du public à son endroit l’emporte sur les critiques qui n’ont pas manqué, elles aussi, d’apparaître dans la section réservée aux commentaires des journaux.

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Une autre façon de faire du gouvernement pour se débarrassé des pauvres voila une autre façon de faire du capitaliste sauvage.

Ce qui m’enrage dans tout ce débat c’est l’indignation des employés saisonniers qui veulent que pendant toute leur vie, ils soient financés par l’AE pour ne travailler qu’une partie de l’année. Le gouvernement veut détruire notre »mode de vie » clament-ils.

Moi si je veux faire du ski-doo tout l’hiver je dois m’assurer de gagner assez durant la belle saison pour me le permettre.

Soutenir un mode de vie n’est pas le but d’une »assurance ». Si votre maison passe au feu à chaque année, qui va vous l’assurer, sinon les primes seront à la hauteur de la valeur de la maison. Si vous avez des accidents d’auto à répétition la même chose s’appliquera. Cette »assurance » se trouve à être une taxe déguisée sur les entreprises et les travailleurs d’industries non-saisonnières ou encore si vous préférez une subvention cachée aux entreprises et travailleurs saisonniers. Ce n’est pas de l’assurance.

Merci Mme Cornellier pour cet autre billet éclairant et nuancé. Je souhaiterais toutefois apporter un petit éclairage. Nous voyons donc ces jours-ci des élus en région dénoncent les nouvelles règles à l’assurance-emploi. Mais au même moment, ces mêmes élus passent des mesures empêchant une éventuelle exploitation pétrolière sur leur territoire (voir des municipalités en Gaspésie qui veulent interdire les forages sur son territoire – notons que l’industrie pétrolière est créateur d’emplois bien rémunérés et annuels). Prenons pour hypothèse que c’est parfait de souhaiter vivre dans son milieu, mais bon sang, il faudrait peut-être que les élus créent des conditions à la création d’emploi, car sans emploi, ce n’est de l’assurance-chômage que ces gens vont avoir besoin mais du B.S. Et dans tout cela, c’est triste, ce ne sera pas la faute du gouvernement Harper

On est jamais en position de force quand on vit d’assistance.

C’est bien comme ça.

Aider temporairement c’est bien, mais il faut à tout prix éviter de créer et entretenir des dépendances qui deviennent vite chroniques.

Excusez, mais se qui est du travail en région, est très difficile à avoir, car en général c’est du saisonnier. Par contre se qui est du projet concernant le pétrole, il ne faut pas confondre avec les innus qui protège leur terre et non les saisonniers qui aimeraient travailler plus. Je suis saisonnière moi-même et j’ai fait plusieurs application dans mon village sans résultat. Les employeurs nous disent que ca roule pas assé pour engager d’autre monde. Je n’ai pas de voiture et je me suis vue dans l’obligation d’aller d’abord suivre mon cours de conduite. J’aurai probablement une voiture à l’automne 2013. En attendant je suis sur la corde raide et me demande si je vais arriver au bout du compte avec mes 2 enfants. Avis à ceux qui ne vivent pas en région, sortez donc de chez vous pour voir se qui en ai vraiment avant de juger notre position que vous appellez faire du hamac!! Notre salaire on ne l’a pas volé , on l’a gagné! Et on la gagné durement à coup de 65 heures et plus par semaine sans vacance ni congé pour la majeur partie de nous autres. merci de nous appuyer

Sylvie P.
les Escoumins

On ne devrait pas trouver de problèmes dans le fait que certaines personnes occupent des postes saisonniers et qu’ils bénéficient d’une assurance lorsqu’ils se retrouvent sans-emploi. On choisit de développer des secteurs de l’économie qui ne fonctionnent pas toute l’année, alors on vit avec en tant que collectivité.
Et je pense que les travailleurs saisonniers sont de loin les premiers qui aimeraient travailler parce qu’être en chômage, c’est faire 55% du salaire de l’emploi occupé précédemment, alors pour dire que ces gens profitent du système, il faut le faire.
Ce qui est le plus indignant, c’est qu’un gouvernement vienne dire quoi faire et comment faire aux chômeurs alors qu’il ne met plus un sous dans la caisse depuis 1990…

@ pas de dentier …

« Ce qui m’enrage dans tout ce débat c’est l’indignation des employés saisonniers qui veulent que pendant toute leur vie, ils soient financés par l’AE pour ne travailler qu’une partie de l’année. Le gouvernement veut détruire notre ”mode de vie” clament-ils.. »
QUI VEULENT.???
Belle compréhension du Québec et du travail!
Un chômeur au salaire minimum et c’est la plupart du temps le cas en « régions » n’a pas les moyens de s’acheter une motoneige s’il passe 4 mois sur AE.
Souvent 6.
Souvent, pas d’auto… Calculez-moi les revenus d’un travailleur saisonnier… Et ne me parlez pas des 20$ l’heure. Ça n’existe pratiquement pas, sauf dans quelques secteurs.
Et eux, souvent, ils n’ont vraiment pas de dentiers… Informez-vous des prix chez le dentiste.
Gaëtan Pelletier
Région de Kamouraska

@pas de dentier

Non seulement tu sais pas de quoi tu parles quand tu parles d’assurance-emploi mais tu sais pas non plus de quoi tu parles quand tu parles de motoneige. Pour faire du ski-doo toute l’hiver, faut travailler à temps plein sinon t’arriveras pas.

@ Gaëtan Pelletier (# 8):

Suggestions pour vos « victimes » du système:

1- Trouver un autre travail.
2- Suivre des cours de rattrappage et/ou de spécialisation dans un autre métier.
3- Déménager là où il y a du travail à l’année.

@Yann et Gaëtan Pelletier,

OK OK je m’excuse, je ne vis pas en région et je n’ai jamais fait de Ski-Doo. Je me suis mal exprimé.

Mais ceux qui se plaignent des coupures veulent que les autres travailleurs et industries, c’eux qui n’ont pas recours systématiquement à l’AE pour subventionner leur mode de vie, paient pour eux. Ce à quoi je réponds pourquoi ? Vous n’êtes pas obligés de vivre comme ça, personne ne vous force à demeurer là ou il n’y a pas assez de travail. Personne ne vous empêche de vous recycler. Continuer à vous subventionner ne règle rien et ne fait que perpétuer le problème. Oui je sais la vie est tellement cruelle.

Des travailleurs saisonniers c’est un mal nécessaire pour une société. Lorsque le besoin se fait sentir, où l’employeur trouvera-t-il ces travailleurs spécialisés.

Les travailleurs saisonniers sont déjà formés. Ils peuvent fonctionner à 100 % dès le premier jour. Former un ignorant, un incompétent prend du temps et coûte des sous.

De plus, quel employeur à temps plein s’aventurera à former un nouvel employé s’il soupçonne que le nouveau mettra les voiles lors de la saison où il exerce son métier habituel? Que ce soit la forêt, la mer où l’hôtellerie, le tourisme?

Les travailleurs saisonniers sont comme un frein à main ou frein de secours dans une automobile. On en pas besoin normalement, mais lorsque le besoin se fait sentir…

Le parti Conservateur a peu de sympathie pour les hors castes. Pourtant, ils sont essentiels.

Il faut de tout pour faire un monde et les travailleurs saisonniers sont essentiels à la bonne marche des affaires. Noël n’est pas tous les jours, pourtant on apprécie tous Noël. Les travailleurs saisonniers sont des Noël pour la société. Chaque chose en son temps.

Moi qui apprécie les homards je dis merci aux pêcheurs de homards. Je ne leur cracherai jamais aux visages parce qu’il n’y a pas de travail 365 jours par année dans leur coin de pays.

Dans la vie, il y a plus que l’argent.

On parle des travailleurs saisonniers mais il y a aussi toute une gamme de travailleurs pigistes qui vont de contrats en contrats et oui ont besoin de chômage entre deux contrats. Les entreprises offrent de plus en plus de boulot sans sécurité d’emploi. Et la majorité des critiqueux de première seraient incapables de vivre dans cette instabilité et cette insécurité de revenus qui en découlent. L’employeur ne donne pas de 2 à 4 semaines de vacances, de maladie et autres avantages sociaux. Le chômage auquel les travailleurs pigistes contribuent comme tout le monde, n’est qu’un filet de sécurité pour être capable de vivre (en fait assurer le minimum serait plus juste) en attendant que le prochain contrat arrive.

Comment se fait-il que tous les journalistes répètent ce mensonge du travail à une heure de chez-soi? Personne ne réalise que 100 kilomètres ne peut JAMAIS se faire en une heure aux vitesses légales. Surtout en campagne, en hiver. Donc, on demande aux chômeurs de passer par jour possiblement 3 heures dans leur « minoune », s’ils en possèdent une, opération éminemment non rentable si c’est pour un travail de quelques heures au salaire minimum.

On est tous au courant des manoeuvres de certain qui vont tout faire pour obtenir le maximum de chomage. Meme au point de demenager dans un endroit ou il y a une faible offre d’emplois. EGALEMENT, ceux qui previennent leurs patrons qu’ils vont travailler le temps minimum pour obtenir leurs »timbres » de chomage. ON A TOUS VU CA.

Il est temps que le gouvernement agisse et c’est ce qu’il fait.

F

Il était temps qu’il se passe quelque chose avec ce programme. C’était un véritable « bar open » pour tous les profiteurs qui ne se sont jamais cherché de travail pour plus de 14 semaines par an. Évidement, certaines personnes qui en avaient vraiment besoin se verront affectées par ces mesures et cela est bien malheureux. La quantité de gens qui bénéficient légitimement des prestations par rapport au nombre de profiteur était devenu ridicule et il fallait agir. Nous avons cependant tous été complice de cette débâcle en ne dénonçant pas les tricheurs qui utilisent le chômage par paresse et non par réel besoin. C’est sans compter ceux qui travaillent « au noir » durant leur supposée recherche d’emplois. Les employeurs le sont également coupable en indiquant religieusement « manque de travail » sur les cessations d’emplois même si ce n’est pas réellement le cas.
Cette réforme aura un effet bénéfique sur les employeurs que je qualifierais de profiteur. Par exemple les commissions scolaires qui ne se gênent pas de laisser des professeurs temporaire sur leur liste de rappel durant des décennies sans leur offrir d’horaire de travail sérieux. Je cite les commissions scolaires, mais le milieu de la santé, les pêcheries, la foresterie ainsi que toutes les grosses industries avec des conventions collectives en béton font partie du lot. Cet abus n’est possible que parce que l’assurance chaumage compense le laxisme de ces organisations. Ce sont tous les Québécois qui doivent payer pour cela. En coupant les prestations de ces travailleurs précaires qui sont des prestataires fréquents, ces derniers n’auront d’autre choix que de se réorienter. Ces organisations désorganisées auront de la difficulté à garder leur main d’œuvre précaire dont elles avaient besoin et donc, elles n’auront pas d’autre choix que de s’organiser plus efficacement. Ce sera tout à l’avantage des travailleurs.
Je suis convaincu que cette réforme sera bénéfique pour l’ensemble des Québécois malgré ce que rapporteront les médias. Elle bousculera des paresseux qui ne se gêneront pas pour chialer mais l’heure de la récréation est terminée. Je suis convaincu que ceux qui en avaient vraiment besoin seront épargnés.

N’y a-t’il que des commentaires qui s’inscrivent en faux sous ce blog, c’est à se demander si vous écoutez vraiment ce que les autres ont à dire: tout le monde se plaint d’avoir à payer pour tout le monde, n’est-ce p as le principe de l’assurance ? Lorsque vous êtes en santé réduit-on vos impôts du montant que vous payez pour l’assurance-maladie? Non , car demain matin vous pouvez très bien faire un infarctus du myocarde ou encore un AVC sérieux qui exigera une opération et une très longue hospitalisation…Heureusement que tout le monde paie pour tout le monde!

Ce qui est vrai pour l’assurance-maladie (santé) est aussi vrai pour l’assurance-emploi même si certaines personnes l’utilisent plus que d’autres (comme dans le système de santé)! De plus c’est facile de dire qu’ils n’ont qu’à déménager(qui paiera le déménagement: le gouvernement fédéral ?), que fait-on du conjoint, des enfants qui perdront leur école,leurs amis…Le pire est de croire que certains déménagent exprès dans les endroits où il n’y a pas de travail. Enfin,je le répète, si je ne l’ai pas dit clairement, la réforme de L’AE est la pire qu’on est eu jusqu’ici et j’espère de tout coeur que vous n’aurez pas besoin que la loi ne vous frappe de plein fouet pour comprendre à quel point elle cherche à appauvrir ceux qui sont déjà dans la précarité..