Au service de qui?

Nouvelle ahurissante dans le National Post, ce matin. Selon le British Medical Journal, le Canada ferait partie d’un petit groupe de pays – puissants – qui s’opposent à ce que la déclaration finale d’un sommet des Nations Unies sur les maladies non transmissibles «reconnaisse que les ressources consacrées à la lutte contre les maladies non transmissibles ne sont pas proportionnels à l’ampleur du problème». On parle ici de problèmes cardiaques et respiratoires, de diabètes et de cancer.

Or, parmi les facteurs de risque bien connus, on note la mauvaise alimentation, le tabagisme, le manque d’exercice et l’usage abusif d’alcool. Le Canada serait particulièrement combatif, résisterait à l’inclusion de directives précises en matière d’alcool, refuserait toute référence à des taxes accrues sur le tabac. Les intérêts des entreprises auraient-ils préséance sur ceux des citoyens?

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Justement, c’est dans l’intérêt des citoyens de bien s’alimenter, de ne pas boire, de faire de l’activité physique, de ne pas fumer et de ne pas manger 10 Big Mac par semaine. Le gouvernement n’a pas à s’en mêler.

Je ne vois pas pourquoi je devrais ENCORE payer plus cher pour boire une bière de temps en temps à cause d’irresponsables.

Il faut toujours que ce soit les autres les méchants, jamais le pauvre citoyen trop imbécile pour être responsable. Plus les gens sont déresponsabilisés, plus ils sont irresponsables.

Avec l’augmentation des prix sur les aliments recommandés par le guide de santé canadien, ces dernières années versus la malbouffe qui reste encore relativement accessible pour arrondir les fins de mois qui durent 3 semaines… On est en droit de soupçonner des gens qui ont des intérêts dans l’industrie du cancer et des maladie du coeur.

Je gagerais une livre de beurre sans gras que la privatisation des hôpitaux va revenir à l’ordre du jour promptement.

Vite dit, la santé n’est plus accessible pour tout le monde, loin de là, ici même.

@ Étienne

Si l’impact de l’abus ne concernait que les individus, vous auriez raison, mais un individu qui se détruit petit à petit coûte cher au système, en baisse de productivité, en absentéisme, réduction des investissement dans des domaines créateur de richesse comme l’éducation.

Je laisse volontairement de côté la question des coûts de santé qui ne sont qu’un choix de société. Par contre, le coût sur la productivité n’a rien à voir avec un choix de société, c’est un fait.

Un peu comme les lois sont faites pour assurer un fonctionnement optimal des sociétés (lois qui régissent aussi les produits dangereux), une réglementation des substances nuisible sert aussi à assurer un fonctionnement optimal de la société.

Et si vous n’êtes pas convaincu que les lois favorisent la productivité, un petit tour dans certaines républiques de bananes d’Afrique devrait vous convaincre.