Au sujet de Saint-René, pourfendeur de «Rhodésiens»

Je ne rêvais pas, c’était bien écrit «Rhodésiens». Le mot désignait les Anglo-montréalais et était utilisé par René Lévesque dans un discours écrit — écrit ! — circa 1973. Conseiller de Lucien Bouchard 25 ans plus tard, j’avais fait monter des archives plusieurs discours du fondateur du Parti Québécois. Je voulais m’en inspirer pour souligner le quart de siècle des parlementaires péquistes élus en 1973.

Lévesque, souvent accusé d'intolérance (Photo D Cameron, archives)
Lévesque, souvent accusé d'intolérance (Photo D Cameron, archives)

Je tentais de trouver, page après page, la belle phrase, la citation porteuse qui, défiant le temps, ferait le pont entre lui et nous.

Certes, j’en ai trouvé. Mais le ton combatif de René Lévesque contre la minorité anglophone m’a frappé comme une tonne de briques. (Et contre les patrons ! Wow ! Il frappait fort !) Jamais Lucien Bouchard n’utiliserait ces mots, cette approche. Bernard Landry ou Pauline Marois non plus, d’ailleurs. Ces propos appartenaient à une époque de collision frontale entre francophones et anglophones. Aujourd’hui, c’est le français qu’on défend contre l’anglais — cela fait toute la différence.

Je signale évidemment cette anecdote car M. Bouchard affirmait cette semaine ne pas retrouver dans le PQ d’aujourd’hui celui de René Lévesque, plus ouvert, selon lui, aux immigrants:

«Je pense à René Lévesque. René Lévesque, c’était l’homme de la générosité. Il ne se posait pas de questions comme ça. Il n’avait pas peur de voir arriver les immigrants»

Il y a ici illusion d’optique. Certes, René Lévesque était un homme moderne et il voulait sa nation accueillante. Une de ses plus grandes peines fut d’être traité d’antisémite dans la presse américaine par les bons soins, entre autres, de Mordecaï Richler.

Justement, il fut accusé à l’époque d’être fermé aux immigrants, comme en est accusé le PQ d’aujourd’hui, très exactement. Chacun sait que la Charte de la langue française, adoptée en 1977, fut moins mordante parce que Lévesque en avait limé deux ou trois canines. N’empêche, la loi 101 qu’il défendit ensuite fut considérée par le Parti libéral du Québec, plusieurs grands penseurs de l’époque (Claude Ryan, en tête), les éditorialistes et le monde patronal, sans compter les organisations de défense des communautés culturelles, comme une intolérable agression contre l’autre, l’immigrant, l’étranger.  Les accusations de nazisme et de racisme pleuvaient et un grand journaliste canadien, Peter C. Newman, accusa Lévesque, à l’occasion de son discours à New York, de n’être qu’un «singe dans un smoking loué».

Qu’avait fait René Lévesque pour mériter un tel traitement ? Il avait choisi comme titre du premier chapitre de son manifeste Option Québec les mots «Nous autres». Pendant la crise linguistique de Saint-Léonard, lui et son parti avaient combattu le droit, invoqué par les Italo-montréalais, de choisir la langue de leur école, ce qui leur a valu moult accusations de fermeture et d’intolérance. Conséquent, Lévesque a introduit avec la loi 101 un changement contraignant, créant deux classes de citoyens au Québec: ceux qui avaient le droit d’aller à l’école anglaise et tous ceux qui, arrivés après 1977, donc tous les futurs immigrants, n’y auraient pas droit.  Avant que la Cour suprême ne s’en mêle, il prévoyait même empêcher les citoyens canadiens déménageant du Rest of Canada vers le Québec d’envoyer leurs enfants dans les écoles de ceux qu’il appelait les «Rhodésiens».

Beaucoup de grands noms du patronat montréalais, dont le futur premier ministre Daniel Johnson, dénoncèrent cette loi dans une pétition célèbre où ils y allaient de cette prédiction: la loi 101 fera des Québécois des «analphabètes fonctionnels».

Parlant de «Nous autres» et assurant par des lois audacieuses et structurantes l’intégration des nouveaux arrivants au sein de la majorité francophone, René Lévesque valait beaucoup mieux que les procès d’intolérance qu’on lui faisait. La preuve: sa loi fit en sorte de rendre le Québec à la fois plus français et plus pluriel que jamais.

Parlant de Nous et voulant affirmer par des lois audacieuses et structurantes une meilleure intégration encore des nouveaux arrivants au sein de la majorité francophone, le Parti Québécois d’aujourd’hui vaut beaucoup mieux que les procès d’intolérance qu’on lui fait. Ses projets (transparence totale: j’ai participé à leur élaboration) rendraient le Québec à la fois plus français et plus pluriel que jamais.

Les chefs successifs du Parti Québécois devraient le savoir mieux que quiconque.

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39 commentaires
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Je me demande ce qu’il dirait s’il entendait les commentateurs de V clairement avoir pour favori les amaricains plutôt que les canadiens, j’pas sur qu’il aimerait ça… à quoi bon chercher les traitres ailleurs quand ils sont dans nos rends, prennent notre argent en tentent de nous faire croire qu’il sont des notres. Faujetons

C’est la première fois que j’entend parler de cette « célèbre pétition ». Normal, j’allais naître un peu moins de dix ans plus tard…

Maintenant à l’université, je constate, presque autant dans mon entourage estudiantin qu’à l’extérieur du monde universitaire, que la qualité du français chez les jeunes est en baisse dramatique et constante. La loi 101 a définitivement protégé le français au Québec. Malheureusement, la piètre qualité du programme d’enseignement de notre si belle langue fait en sorte que beaucoup de jeunes québécois sont aujourd’hui des « analphabètes fonctionnels ». Ce n’est pas la loi 101 qui a fait ça. C’est le Ministère de l’Éducation (merci Pauline pour la belle réforme qu’on est sur le point de laisser tomber).

Malheureusement.

Il ne faut pas tendre le cou si loin, pas besoin de génuflexion non plus, Normand Lester utilise toujours ce terme de «Rhodésiens» pour parler de la petite minorité anglaise réactionnaire qui s’ennuie du bon vieux temps. René Lévesque n’est pas Robert Mugabé, on n’a pas d’excuse à donner. Pauline Marois, je l’ai déjà dit souvent, est seulement trop simple pour avoir des opinions sérieuses sur quoi que ce soit. Elle m’endort autant dans les discours que Jean Charest.

Sérieusement, comparer l’immigration des années 70 avec celle d’aujourd’hui, c’est un peu n’importe quoi. Le problème migratoire n’est pas québécois, il est Occidental. C’est un beau rêve, mais ça ne fonctionne pas. Vous voulez qu’on se retrouve comme en Belgique, comme en Angleterre, comme en France, comme en Allemagne, comme en Suède, comme en Italie, comme aux Pays-Bas, il n’y a plus personne d’assez naïf pour se croire raciste parce qu’il est suffisamment lucide pour constater que l’immigration des pays hyper-réactionnaires et disfonctionnels vers des démocraties laïques, ça ne mène nul part. Ça prend encore combien de Ayaan Hirsi Ali pour vous le dire? Même à gauche si vous le voulez, combien de Salman Rushdie encore? On a accusé combien de fois Pierre Falardeau d’être un raciste pour oser dire que les québécois, c’était une ethnie. On crache sur le multiculturalisme depuis les années 70, notre option est trop faible, on ne convainc personne. Ça va si on est à Singapour, ça peut marcher, un pays hyper-riche avec autant d’Athées que de Musulmans. Ouais, c’était une cible pour Al-Qaida avant qu’ils attaquent Bali, parce que c’était plus facile. Mais malgré qu’eux soient entourés de pays-problèmes, ils n’en ont jamais, parce qu’ils imposent leur système, c’est plus policier. Singapour est un des pays les plus sécuritaires au monde, même si plusieurs aimeraient bien faire sauter cet allié décadent des Occidentaux. On apprend aujourd’hui qu’on retrouve un autre terroriste ici, mais qu’importe, tout va bien au pays de Sa Majesté. Les Algériens sont de bons québécois. Dans leur beau pays, avoir une Bible sur soi est un crime. Bravo, oui, j’oubliais, c’est juste nous qui sommes tolérant. Tolérant des islamofascistes et de leurs belles mosquées où l’on gueule qu’on devrait tuer tous les juifs, pendre toutes les gais, que les infidèles sont des êtres inférieurs. Ah ouais, ça on le tolère, c’est leur culture monsieur!

Tiens, j’ai un truc pour exemplifier ce problème par l’absurde. Une amie à moi, qui vient tout juste d’immigrer ici il y a deux ans de Roumanie, m’affirme qu’elle est maintenant raciste. Elle ne l’était pas là-bas. Bon, elle était un peu aigre envers les Russes et les Hongrois, comme tout bon Roumain. Aujourd’hui, elle arrive ici, avec son MBA et elle commence au bas de l’échelle, comme bien des immigrantes. Elle est serveuse dans un restaurant, avec un propriétaire Tunisien, fréquenté par plusieurs musulmans. De cette expérience, elle me raconte quelques anecdotes et franchement, désolé, je m’excuse de le dire, mais ce n’est plus des préjugés, c’est des expériences qu’elle a vécues. Si on se ferme les yeux bien durs et qu’on vit dans sa bulle, on peut se dire que c’est juste les petits québécois bornés. Mais je vous parle ici d’une nouvelle immigrante qui s’est fait traiter comme de la merde par des clients musulmans, surtout parce qu’elle est une femme et une infidèle en plus. Donc, oui, dites ce que vous voulez, mais tolérer l’intolérance, c’est quoi au juste? J’en ai vu moi des barbus et je leurs ai parlé, des Imams même. Je ne vis pas dans ma grotte fermée du monde, à les juger, j’ai même été colocataire avec un musulman pendant près de deux ans. J’essais de les défendre contre ceux que je trouve aveuglément raciste. Mais en même temps, je ne crois certainement pas qu’on doit être aveuglément tolérant. Ne pas être pris comme la Norvège avec un Mullah Krekar, un fanatique qu’ils sont trop gentils pour déporter, parce qu’ils appliquent leur belle tolérance. Si vous l’avez manqué, il y a eu des citoyens norvégiens qui ont ouvert un compte Facebook pour accumuler de l’argent pour financer son assassinat. Maintenant, il y a quelques semaines, on a essayé de le tuer. Ce n’était pas des Norvégiens, ils sont comme les Québécois, bien trop gentil… c’était des siens, des Kurdes.

Donc, oui, absolument, c’est l’heure aujourd’hui de fixer des paramètres. Les accommodements religieux, c’est une vraie farce dans une société laïque, ça devrait être absolument et complètement hors de question, point final. Il n’y a pas de juste milieu, on est au Québec, c’est une nation avec ses lois, ses valeurs, son ethnie dominante, on est crissement intolérant… surtout de l’intolérance. Si vous nous trouvez décadent, si vous pensez que «nos femmes» sont tous des putes, d’accord. Vous ne passez pas le test de citoyenneté, pourquoi cela devrait-il être si compliqué? On n’est pas de la merde, est-ce qu’on va échanger nos vieux Rhodésiens par de nouveaux islamistes qui nous détestent autant, encore une fois parce qu’on est une majorité embêtante, comme les Torontois. Qui est réactionnaire, ce n’est pas un peu la gauche multiculturaliste qui tolère toute l’intolérance du monde, parce que c’est «leur culture».

Pour en revenir à mon amie roumaine. Elle est venue ici, de son pays exploité par les minières canadiennes qui détruisent son environnement. Elle aime bien le Canada, le Québec, les Montréalais. Mais voilà, elle est raciste après deux ans… Tout le monde ici le traite bien, comme une égale, sauf pour sa clientèle algérienne, marocaine, tunisienne, etc. Il faut vraiment l’entendre de la bouche d’une immigrante pour mettre le tout en perspective quand même. Elle est très mal à l’aise de l’affirmer et j’ai même essayé de lui dire qu’elle généralisait, mais après quelques anecdotes, je remarque qu’elle généralise ce qui est, en effet, une généralité. Je ne peux le voir avec son œil moi, je suis un homme. Le seul problème, c’est que les grandes féministes comme Françoise David vivent dans leur tour de Babel, alors que les vraies femmes qui sont réellement confronter à ce genre de situation… et bien, elles deviennent fort justement, intolérante de l’intolérance… et je ne peux les en accuser.

On est Québécois, c’est plus facile à digérer pour un Haïtien et un Roumain que pour un Algérien. Désolé, mais c’est vrai… et si on a un discours sur l’identité, ce sera comme partout ailleurs, une tentative de se définir, en résistance à l’immigration musulmane… qui nous déteste. Les Rhodésiens, on s’en crisse, ils gueuleront toujours. Même si les terres de John McGill, c’est encore le College MacDonald mister. On vous les laisse toutes, John Molson aussi, on sait apprécier notre passé anglais, mais foutez nous la paix. Si vous voulez vous libérer de notre intolérance, vous savez comment prendre la Transcanadienne. On n’a rien contre les anglais, c’est la même chose avec les musulmans, on déteste seulement ceux qui démontrent déjà qu’ils nous détestent. On a abandonné la doctrine du «tend l’autre joue».

tout comme René Lévesque, je ne compte plus le nombre de fois que l’on me traita de nazi, de raciste et d’arriéré depuis les années 70, en raison de mes croyances souverainistes. Certains en me voyant me font même le salut nazi…

Tout ce texte aurait pu être écrit dans deux paragraphes…pas capable…..
J’aime beaucoup mieux le sondage de ce matin..
C’est clair..ont est écoeuré de vos chicannes de balcons…

Arrêter de vous servir de M.Levesques…C’est quand même le PQ qu’il a cr..dehors du Parti…
ÇÀ ÉVIDEMMENT..TOUS LES BONS PÉQUISTES L’ONT OUBLIÉ.

Notre Lucien national aurait intérêt a éviter de prendre le modèle de René Lévesque pour démontrer quelques une de ses lubies . Quant René Lévesque qualifiait les Rhodésiens de Wesmount , il agissait avec raisons suite a leur comportement de ces richards qui se servaient de leur fortune pour exercer une influence indue sur le pouvoir et l’opinion publique ! Je ne crois pas que René Lévesque serait en porte a faux avec l’opinion publique dont 75% trouve les libéraux trop accomodants car il avait un sens de probité qui lui permettrait de voir les injustices ….

J’aimerais tellement assister à une rencontre( confrontation ?) avec- d’un côté- JF Lisée et Michel David et- de l’autre -Lucien , accompagné de son aviseur A. Pratte pour discuter – tout simplement de la position de Lucien :
Mon cher Lucien, es-tu- oui ou non – Souverainiste?
Ensuite- on discutera et on se confrontera,s’il le faut .
Lucien ? Es-tu devenu Clovis: brûle ce que tu as adoré..adore ce que tu as brûlé

Merci de cette leçon d’histoire et de rappel des faits. Je crois que dans le débat sur la langue – comme dans tous les autres d’ailleurs – il est important de situer les positions, et les gestes surtout, en contexte. L’état des relations et rapports de force linguistiques au Québec en 1960 n’était pas le même qu’en 2010. Vues sous cet angle, les mêmes déclarations n’ont plus le même sens.

Il en va ainsi de l’examen d’une cérémonie d’ouverture de Jeux olympiques. Elle doit représenter qui, quoi et pour qui? Une ville hôtesse? Une province? Un pays? Le monde?

Essayons d’imaginer la cérémonie d’ouverture aux Jeux d’hiver de Québec, en 20??. Entendrons-nous du Blue Rodeo, et même du Leonard Cohen? Et quelle sera la maîtrise des langues officielles et officieuses des bénévoles?

Personnellement, j’en ai marre qu’on voit comme de la haine la réalité linguistique des autres… C’est pas facile apprendre une langue, disait le sage Cajun Zachary Richard.

Merci.
C’est ce que l’on appelle mettre les pendules à l’heure.
À bon entendeur salut!

J’ai le sentiment très net que monsieur Lévesque savait faire la différence entre accueillir l’Autre et s’effacer devant l’Autre. Il semble que monsieur Bouchard, aveuglé (?) par une colère mal contrôllée ne parvient pas à faire cette distinction élémentaire.

Rappelons nous le jour où monsieur Bouchard a interprété la déclaration de monsieur Michaud, la déclarant antisémite, alors que la vraie déclaration de monsieur Michaud, le vrai texte de sa déclaration ne pouvait en aucune manière tomber dans cette catégorie.

Il répète la même chose aujourd’hui, mettant dans la bouche de madame Marois des propos dont elle n’est pas l’auteur, dont ce n’est pas la substance, et dont l’intention n’était pas non plus, référant à l’entrevue, ce que monsieur Bouchard prétend qu’elle est.

J’entendais Michel C Auger hier dire à la télé commment monsieur Bouchard est en «phase» (monsieur Auger ignore sans doute le mot syntonie…) avec le peuple.

Or un sondage ce matin semble montrer que les Québécois sont fortement opposé à la manière dont le gouvernement Charest coule comme une brique dans l’eau dans l’accomodisme…

Foutaise que cette polémique. Et ce qui reste le plus obscur, c’est le jeu auquel se livre monsieur Bouchard. C’est quoi au juste son intérêt à mettre le feu dans la cabane comme ça gratuitement?

Ça me ramène une fois de plus à Bernard blier et au titre de l’un de ses films parmi les plus désoplants que j’aie vu : «C’est pas parce qu’on a rien dire qu’il faut fermer sa gueule» n’est-ce pas?

Je crois que Lucien Bouchard vient de nous montrer une face cachée de son problème émotif et il renie tous ses gestes passés qui invitaient le peuple a être souverainistes. Sur son lit d’hôpital, il avait écrit qu’il fallait continuer le combat. Ce combat se doit de continuer mais il a changé son fusil d’épaule influencé. par la haute finance qui lui apporte des rémunérations intéressantes, lui qui aime l’argent…

Le fondateur du Bloc québecois vient de donner un dur coup au mouvement souverainiste qui saura survivre.

Monsieur Lisée, hier j’ai regardé TJ de Radio-Can, une fois n’est pas coutume, mais je voulais voir/entendre les réactions aux propos de L. Bouchard. Et vous y avez eu cette remarque: «Il aurait pu ajouter aussi, pour faire bonne mesure, la corruption» (je cite de mémoire). Oui! en effet… Très juste.

Et ce n’est pas d’hier que ce genre de chose s’est établi. Mais érigé en système comme maintenant, du moins à ce qu’on peut en voir (la pointe de l’iceberg), c’est plutôt récent je crois.

On en trouve partout! Et il me semble que le scandale de notre mauvaise éducation est couplé (dû?) au scandale des notes soufflées. Personne ne veut d’emmerdes (comme on m’a dit souvent alors que j’étais prof actif), et on achète la paix en soufflant les notes, la paix avec les gestionnaires, avec les parents, avec les étudiants eux-mêmes. Ce qui est érigé en système là aussi, comme j’ai pu le constater.

Comme si l’éducation (du latin ‘sortir de’, de l’enfance entre autres), n’était pas avoir des emmerdes, car c’est difficile comme tâche. Quand on la pratique vraiment.

Par ailleurs, et pour conclure, L. Bouchard a fait un joli raccourci quand il a égalé ‘ne pas vouloir de burqa (au fait, s’écrit comment?), et une attitude anti-immigration, ce dont les québécois sont aux antipodes. Il faudrait rappeler à ce monsieur, que les immigrants n’ont pas que des droits, ils ont aussi des devoirs, dont le premier, à mon sens, serait de s’intégrer à notre société. Pas de vouloir refaire la leur ailleurs.

L. Bouchard aurait pu penser avant de déclarer! Ressentiment, vieillissement? Agenda caché?

Diversion?
La sortie de Lucien Bouchard avec ses pétards a la farines en plein scandale de la place faite au français, la lanque on s’entend, au jeux olimpipique, semble un moyen de diversion pour sauver la face des fédéralistes libéreaux moumouneaulinguistique qui dirigent le québec.
Sans commentaire.

Pour ce qui est de la loi 101 celle-ci à été violée par la cour suprême of Canada et les fédéralistes à au moins 101 reprises et à été vraiment détruite dans sa substance .
René Lévesque est parti de loin en pronant son option de décolonisation avec association d’égal à égal, de nation à nation et dans les années 1960 et 1970 les menaces de violences contre les indépendantistes mous ou pas mou pleuvaient de toutes parts .
Demander de parler français dans un commerce pouvait et peut encore sûrement vous valoir une arrestation pour trouble dans un endroit public . Les jeunes et les vieux qui ne se sont jamais décolonisés peuvent difficilement concevoir le courage incroyable que nous a transmis René Levesque pour décoloniser la nation Québecoise .
1960 = moins de 5% de décolonisés
1970= moins de 10% de décolonisés
1776= moins de 40% de décolonisés
1980 = 40% de décolonisés
1995= Plus de 50% de décolonisés
2010= près de 60% de décolonisés PQ, QS, PI, et certains ADQ indépendantistes mous .
Avant de libérer une nation politiquement économiquement et diplomatiquement il faut une décolonisation psychologique et dans ce domaine René lévesque fut un Maître Queue
Cette semence lévesquoise portera fruit sans relâches étant honnête vivante et incontournable, tandis que les semences mensongères des fédéralistes meurent et mourront toutes en terre étant de la pourriture pour détruire la nation Québecoise et pas du tout pour construire le Canada qu’ils dirigent dans des options nationaliste impérialiste royaliste militariste sans le respect de la Nation Québecoise .
Une bonne semence bien arrosée est indestructible et multiplie à l’infini ses fruits
Merci à René Levesque

Toutes les nations sont, semble-t-il, autoriser à utiliser le nous: Nous les Américains, Nous les Italiens, Nous les Français, etc, etc.

Mais si nous entendons quelqu’un dire : «Nous les Québécois», alors une horde de geignards nostalgiques et anciens colonisés s’empressent de monter aux barricades accusant à qui mieux mieux de tous les maux ces intolérants (Nous) qui refusent ceux qui ne font pas parti du Nous.

Ceux qui dénoncent l’utilisation du Nous reconnaissent implicitement qu’il y en a d’autres qui refusent d’appartenir à ce Nous.

Historiquement, on a vanté le «melting pot» américain dont la principale vertu était de fondre les différents éléments constitutifs de la société américaine pour en faire un tout homogène: un Américain. Pour réussir, cette opération nécessite une marmite commune où les éléments hétérogènes acceptent de sauter pour y constituer le plat commun qui en résultera. Il y a donc chez celui ou celle qui accepte de sauter dans la marmite une perte d’identité au profit d’une autre plus englobante qui prend un peu du goût et de la couleur de l’entité qui vient d’y sauter.

La société québécoise n’a jamais refusé d’être un «Melting Pot». Mais combien ont refusé de sauter dans la marmite ? Combien ont continué à refuser de s’y mélanger (to melt) même une fois rendu dans la marmite, c’est à dire rendu au Québec ?

Souvent, pour réussir le mélange on doit augmenter le feu sous la marmite et après avoir bien brassé on doit filtrer grossièrement le mélange pour ne garder que le mélange approprié où on peut continuer à reconnaître, dans le bouillon, les constituantes.

Pourquoi le Québec ne devrait-il pas être un «melting pot» différent du «Rest of Canada» et des USA ?

Merci M. Lisée de remettre les pendules à l’heure à propos de Monsieur René Lévesque. Il faudrait redonner un nouveau dentier à la loi 101 pour l’étendre à tous les secteurs d’activités sur le territoire québécois, mais ce n’est pas avec ce gouvernement libéral corrompu,pleutre et mollasson qu’on va l’obtenir. En attendant, rédigeons notre constitution, défendons notre langue et notre culture d’égalité, de laïcité et de francité du mieux que nous pouvons. « Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage! »
Le joyeux retraité de la Perle du Pacifique

Le Multiculturalisme à la trudeau, et maintenant à la Bouchard, me semble un phénomène plus pernicieux que l’approche d’intégration des immigrants.

Seule l’intégration culturelle peut véritablement mener à l’intégration économique.

Seule l’intégration culturelle peut nous préserver des situations frustrante menant au racisme et à la xénophobie.

Et ce racisme qui me m’apparaît inhérent au multicultralisme n’est pas l’apanage de la communauté d’accueil.

Il ne peut y avoir de « Nous » constructif dans le contexte du multiculturalisme, mais seulement un « Ça » privé d’existence propre.

René Lévesque le comprenait.

Les propos de Lucien Bouchard n’avait rien à voir avec la pensée de René Lévesque. Il s’agissait d’une vengeance, ça transparaissait, contre les supposées insultes de Pauline Marois envers son frère.

Or, ce qui est hilarant, c’est que Pauline Marois n’a jamais traité son frère d’Elvis Gratton comme il le prétendait. Ici, on nage dans la méprise monumentale. On nage dans le petit.

Pendant ce temps là, on stigmatise les souverainistes en les traitant de racistes.

Personnellement, j’ai rarement vu, au Québec, un exercice d’intolérance plus flagrant que celui de l’affaire Michaud. Et Monsieur Bouchard était aux premières loges parmis les inquisiteurs.

Lucien Bouchard n’est pas l’exemple type de la tolérance. S’il l’était, d’ailleurs, il se préoccuperait la question de l’égalité entre les hommes et les femmes.

S’il voulait être conséquent, il aurait critiqué le gouvernement actuel pour sa responsabilité dans les problèmes actuels de l’état, plutôt que de jeter des pierres à l’opposition.

Lucien Bouchard est prompt à l’insulte. Et cela passe, pour certains, pour de la grandeur.

« Pauline Marois trop simple pour avoir une idée sérieuse sur quoi que ce soit!? ».

Madame Marois a dirrigé plusieurs ministères-clés dans le gouvernement du Québec. Avec monsieur René Lévesque depuis les touts débuts, elle a toujours voulu notre indépendance. Nous les accompagnerons, elle et son équipe, dans la réalisation de notre objectif.

La révolution tranquille fut initiée au début des années ’60. Cinquante ans dans l’histoire d’un peuple, c’est très peu! Notre pays il est déjà là, ne nous reste plus qu’à le reconnaître. Notre destin est entre nos mains.

Je m’en souviens comme si c’était hier. The Gazette déchaînée, tous les Pratte et les Gagnon de l’époque et leurs sombres «inquiétudes», les milieux d’affaire et la haute finance… Ne m’en parlez pas, j’en ai encore des haut-le-cœur.

Je me rappelle de Réné Lévesque tenant courageusement la barre en expliquant patiemment que le but n’était pas d’exclure mais d’inclure.

Je me souviens du regretté Fernand Dumont qui arguait qu’aucune société ne peut fonctionner harmonieusement sans une langue commune et un minimum de valeurs partagées.

On le voit aujourd’hui, l’argumentaire fédéraliste n’a pas changé d’un iota. Mais je n’oublierai jamais René Lévesque, droit comme un chêne, faisant face à toute cette pression, à toutes ces insultes et ces insinuations. Pas certain que Lucien Bouchard aurait résisté.

Rhodésiens? Non mais vous avez vu ce qu’est devenue la Rhodésie? Parlez-en aux millions de Zimbabwéens qui ont dû fuir leur pays.
Ouais bravo la loi 101. Étudions en français, décrochons en français. Taux de décrochage anglophone c’est quoi? 5%? Sûrement pas 40%! Un Québécois sur 10 a assez de vocabulaire pour vous lire M. Lisée! Toutes pareilles les élites Québécoises! Faudra bien en trouver qui savent lire et écrire dans un Québec indépendant hein? Parce que vous pensez que le ROC et les É-U vont négocier en français hahaha? Bouchard a raison. Pas foutus de gérer des caisses de dépôt, ou même des écoles et des hôpitaux, ça veut mener le monde! Vous vous prenez pour qui au juste? Des Robert Mugabe???

Les propos de monsieur Lisée sont tout à fait appropriés.

J’ajouterai, concernant la loi 101, que d’autres états ou pays s’en sont inspirés depuis comme la Californie avec sa loi intitulée Education Code dont en voici un extrait.

Article 1 intitulé Findings and Declarations du chapitre 3 intitulé English language education for immigrant children.

300. The People of California find and declare as follows:
(a) Whereas, The English language is the national public language
of the United States of America and of the State of California, is
spoken by the vast majority of California residents, and is also the
leading world language for science, technology, and international
business, thereby being the language of economic opportunity; and
(b) Whereas, Immigrant parents are eager to have their children
acquire a good knowledge of English, thereby allowing them to fully
participate in the American Dream of economic and social advancement;
and
(c) Whereas, The government and the public schools of California
have a moral obligation and a constitutional duty to provide all of
California’s children, regardless of their ethnicity or national
origins, with the skills necessary to become productive members of
our society, and of these skills, literacy in the English language is
among the most important; and
(d) Whereas, The public schools of California currently do a poor
job of educating immigrant children, wasting financial resources on
costly experimental language programs whose failure over the past two
decades is demonstrated by the current high drop-out rates and low
English literacy levels of many immigrant children; and
(e) Whereas, Young immigrant children can easily acquire full
fluency in a new language, such as English, if they are heavily
exposed to that language in the classroom at an early age.
(f) Therefore, It is resolved that: all children in California
public schools shall be taught English as rapidly and effectively as
possible.

Voilà donc un sondage, ce matin, démontrant que 75% des Québécois désirent que l’on balise l’utilisation de signes religieux dans la fonction publique.

Cela valait bien la peine d’avoir une commission pour se faire dire qu’on est juste pas assez tolérants. Balayer le problème sous le tapis, voilà ce qu’on a pour toute réponse.

L’identité québécoise et les tentatives des Québécois de se donner une culture commune sont toujours reléguées, ridiculisées et méprisées.

Et les intellectuels de la commission n’ont pas su faire la part des choses et se sont contentés d’émettre leurs opinions personnelles.

Pourquoi toujours vouloir ignorer la question identitaire? Pour répondre aux critiques de Lucien Bouchard, jaimerais lui dire qu’ignorer la question identitaire est propre à créer cette radicalisation qu’il redoute tant.

D’ailleurs n’est-ce pas radical d’élever le multiculturalisme « non intégrationnel » au rang de dogme.

Labelle pose la question:

« Pourquoi le Québec ne devrait-il pas être un «melting pot» différent du «Rest of Canada» et des USA ? »

J’aimerais lui rappeler que le reste du Canada n’est pas un «melting pot».

Dans le multiculturalisme, je vois se profiler le spectre de la ghettoisation. Comment peut-on prétendre que cette avenue est préférable à l’intégration?

Je suis déçu de nos intellectuels. Je suis déçus des lucides et des Bouchard Taylor. Je suis déçu des coups bas et que l’on instrumentalise la pensée de René Lévesque. Je suis déçu que le gouvernement actuel récupère les propos de Lusien Bouchard pour tenter ridiculement de capitaliser là dessus. Je suis déçu des débats qui ne s’épanouissent pas. Déçu que l’on ramasse la poussière honteuse de l’identité.

Et on se demande pourquoi la population se désintéresse de la politique, et forcément, de leur propre sort.

Les Lucien Bouchard de ce monde sont comme de vieux patriaches tenant la foule dans crainte. Ne parlez pas, ne soyez pas, retranchez vous dans le miniature et l’exigu de votre identité de né pour un petit pain. Et surtout, n’aspirez à rien!

Et croyez-vous que la génération des I-Pod et des va reprendre le débat?

Croyez-vous que nos garçons décrocheurs seront des citoyens épanouis dans leur âme eet leur identité?

Vous assistez au derniers soubressaut d’une culture. Profitez-en.

Votre discours est dépassé. Colonisé, décolonisé, Rhodésien, Lévesque aurait fait ceci, Bouchard cela.

Écoutez, Landry ex PM se fait aller la babines à toutes les semaines depuis qu’il a quitté la politique. Bouchard s’est montré beaucoup plus circonspect, vous n’aimez pas son message, ok répondez au message, mais cette démolition du messager vous ridiculise.

« 2010= près de 60% de décolonisés PQ, QS, PI, et certains ADQ » – MichelG

Elections provinciale de 2008

– PLC = 42%
– ADQ = 16/2%
Total 50% a tendance federaliste

– PQ = 35%
– QS = 4%
– ADQ 50% = 16/2%
Total = 47% a tendance souverainiste

Comment vous arrivez a 60%?

@Marc Bourdeau

Ce que vous affirmez est fort juste. La paresse systémique est aussi une déclaration de Lucien Bouchard, vous l’exemplifiez par votre discours. J’appelle cela les petites crosses qui justifient les grosses crosses. La débilisation d’un peuple toujours plus éduqué, mais recevant des diplômes pour lesquels les connaissances requises fondent à vue d’œil. Qui n’ont plus grand mérite, sinon que de nous rendre égal à ce qui déjà ne s’élève pas tellement haut.

L’enfance, mais surtout cette nouvelle invention, l’adolescence, sont des constantes sociétaires. On n’en sort plus, jamais, c’est l’idéal l’adolescence, tout ce qui a 18-19 ans est beau et mérite qu’on y prête attention… et puis après, même à 30 ans, on veut encore croire qu’on a 18-19 ans. On met les mêmes vêtements qu’eux, on écoute la même musique. Ça fait depuis les années 60 que ça dure et ça ne va qu’en s’amplifiant avec toute la pornographie de la mode, la pornographie de la musique pop, la pornographie du cinéma populaire, la pornographie qui est vraiment de la pornographie.

Des enfants qui ne vieillissent plus, des familles qui ne se forment plus, des jeunes qui ne sortent plus du cocon parental… L’adolescence n’existait pas au début du XXe Siècle. Il y avait l’enfance et vers 14-15, on devenait un jeune homme, une jeune femme. Le problème maintenant, c’est que l’âge adulte a été purgé, parce qu’on a vraiment trop aimé le concept de l’adolescence, la perte de toutes les responsabilités, à vie. La procrastination triomphante et tranquille, nous ne sommes plus ce peuple qui avant-hier défrichait et hier construisait des barrages. On a découvert le 9 à 5, le marketing, le crédit et les assurances. Société qui, comme un adolescent éternel, n’est jamais d’accord avec rien, donc on ne fait rien. On vide les régions en attendant, depuis longtemps. Pour que toutes les petits reviennent dans le confort du foyer urbain. Où le travail n’est plus utile, où l’on a qu’à planifier ses vacances à l’année… et compter ses journées de maladie!

Dans les années 60-70, René Lévesque, lors d’un passage à Rouyn-Noranda, avait fustigé la cie minière Noranda Mines Limited pour son comportement Rhodésien vis-à vis ses employés mineurs qui étaient traités comme des quasi esclaves par une entreprise qui avaient copiées ses méthodes de travail en grande partie de l’Afrique du Sud d’où venait d’ailleurs ses premiers géologues.Plusieurs se souviennent de ROSCOE chez les premiers mineurs qui étaient en grande partie originaires des pays de l’Est,nom que Richard Desjardins mentionne dans une de ses protest songs.

Croyez-vous M. Lisée que M. Bouchard a suffisamment de probité intellectuelle pour vous lire ? Et oserais-je dire : faire son mea culpa ?

Imaginez maintenant qu’un politicien tienne le discours suivant en public. (N’écoutez que la première minute, cela suffira amplement.)

http://www.dailymotion.com/video/x18408_rassemblement-ar%C3%A9na-maurice-richard

Et oui, il s’agit bien de René Lévesques qui traite de la question de l’immigration. Imaginez maintenant comment l’élite politique et médiatique se serait donner le plaisir de traîner dans la boue le politicien qui aurait tenu un discours semblable.

Mais que s’est-il donc passé en quelques années pour qu’aujourd’hui le millième de ce propos ne passe pas le test du politiquement correct ? Je répondrai à cela qu’on a fabriqué depuis 1995 un discours criminalisant, un discours qui associe la défense des intérêts nationaux du Québec et de l’identité québécoise au repli sur soi, à l’intolérance, à la xénophobie, voire au racisme.

Le clergé d’autrefois prêche dans une nouvelle église : les médias de masse. Le temps est venu de cesser d’y communier.

Monsieur Lisée, vous cherchez des poux. À l’époque, il y avait vraiment des rhodésiens dans le monde anglophone québécois, je les ai cotoyés. Ils vieillissent aujourd’hui tranquillement à Toronto, à Vancouver ou à Calgary. René Lévesque appelait un chat un chat, mais il était profondément démocratique et on le savait. Nous n’étions pas parvenus encore au jour ou le racisme homéopathique s’appelle « accommodement déraisonnable! » crié à tue-tête, la bouche en coeur, pour des vétilles. René Lévesque,je vous le souligne, n’a jamais par ailleurs abandonné le dialogue avec les anglophones, étant parfaitement bilingue, et il passait ses messages clairement et fermement. En général, les anglos en gardent un bon souvenir. Le véritable respect, c’est cela, se dire ses quatre vérités. Les chefs péquistes d’aujourd’hui ignorent les anglophones, ce qui est pire.

Je me souviens du jour de la démission de Lucien Bouchard alors que tous ces péquistes avaient la larme à l’oeil. Regardez ces même personnes aujourd’hui.

Selon Jacques Lacoursière, qui cite Le Devoir du 22 février 1967, René Lévesque a fait une déclaration qui assimilait les Anglo-Québécois aux Rhodésiens avant de quitter le Parti libéral qui venait de subir la défaite. Assez curieusement, il l’a fait lors d’un séjour à Vancouver. Ses paroles sont les suivantes : « La situation au Québec est la même qu’en Rhodésie. Une minorité privilégiée gouvernant une majorité arriérée. Si ce n’était de la couleur de notre peau, ce serait la même chose qu’en Rhodésie. » (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, 1960 à 1970, Québec, Septentrion, 2008, p. 211).

Lucien Bouchard l’émotif correspond exactement à la célèbre phrase: les canadiens-français n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des sentiments…de Lors Durham.

Comme il le dit, il n’y aura pas d’indépendance de mon vivant: on peut-tu avoir une date?

Peut-être est-ce pour bientôt….l’indépendance.

@Montréalais

Ils ne vous répondront pas, car quand les vrais chiffres sortent ils attaquent celui qui ose les citer.

Exemple: « on peut rien faire au Québec car Ottawa prend 50% de nos taxes »

Réponse d’un contribuable moyen que je suis: je paye 40% de plus en impôt québécois que fédéral, et ce depuis plusieurs années. La TVQ me prélève 58% DE PLUS que la TPS fédérale à CHAQUE achat . Personne du camp souverainiste ne répond, ils continuent à clamer qu’Ottawa s’accapare de la part du lion de nos taxes et impôts.

autre exemple: après la cuisante défaite électorale d’André Boisclair, alors que le PQ fut loin troisième, B. Landry n’arrêtait pas de radoter que les deux tiers des Québécois avaient voté pour des partis « non-fédéralistes ».

Bouchard dit tout haut ce que 75% des Québécois pensent et la minorité souverainiste le crucifie.

Je crois que leur discours ne mérite plus de réplique tellement ils sont incapables d’accepter que le problème c’est le produit et non pas les consommateurs que ne veulent pas du produit.

Monsieur Lemay,

Votre dernier commentaire sur la longévité de Monsieur Bouchard est indigne de la cause que vous défendez.

« je paye 40% de plus en impôt québécois que fédéral, et ce depuis plusieurs années »

Les souverainistes ne veulent pas payer d’impôt à Tawa, c’est simple à comprendre Pdd.

Pis en passant, tu tournes les coins ronds quand tu cite des chiffres. Ex, ton 75%.

M. R. Turcotte écrit : «Je me souviens du jour de la démission de Lucien Bouchard alors que tous ces péquistes avaient la larme à l’oeil. Regardez ces même personnes aujourd’hui »

Qui ça, où ça, la larme à l’œil, M. Bouchard venait d’organiser la blâme, à notre Assemblée nationale, contre M. Michaud qui était accusé injustement d’antisémitisme. Tous les péquistes savaient que c’était faux et M. Bouchard, se voyant renié pour cette injustice, a pris la fuite avant de se faire sacrer dehors par les membres insultés avec M. Michaud, un des meilleurs défenseurs de la langue française au Québec en plus d’être un grand démocrate.

Est-ce assez clair ?