Au sujet d’une éventuelle coalition PLC-NPD

Michael Ignatieff avait ceci à dire dans le cadre d’une entrevue accordée au Devoir vendredi:

«Je ne suis pas contre des arrangements politiques entre partis pour faire fonctionner un Parlement minoritaire. Je suis prêt à négocier avec les autres partis pour faire avancer les projets législatifs. Mais, attention, j’ai toujours parlé d’arrangements, pas de coalition.»

Michael Ignatieff avait ceci à dire dans le cadre d’une entrevue accordée au Devoir vendredi:

«Je ne suis pas contre des arrangements politiques entre partis pour faire fonctionner un Parlement minoritaire. Je suis prêt à négocier avec les autres partis pour faire avancer les projets législatifs. Mais, attention, j’ai toujours parlé d’arrangements, pas de coalition.»

Question: quelle est la différence entre des arrangements et une coalition ?

Réponse:

Modèle 1: Le projet négocié l’an dernier par Stéphane Dion et Jack Layton aurait vu le NPD accéder au pouvoir aux côtés des libéraux, notamment par le biais de la nomination de quelques néo-démocrates au cabinet. Il s’agissait d’une proposition de coalition.

Modèle 2: En 1985, le NPD ontarien a assuré le gouvernement minoritaire libéral de David Peterson de son appui pour deux ans en échange d’un engagement à réaliser un certain nombre d’initiatives convenues entre les deux formations. Il s’agissait d’un  arrangement formel entre les deux formations.

Il y a beaucoup de variations sur le thème d’éventuels arrangements. La négociation par le gouvernement de Paul Martin d’un budget avec le NPD de Jack Layton au printemps de 2 005 en est un autre exemple.

Sur la foi des déclarations récentes et passées de Michael Ignatieff, on peut non seulement exclure l’hypothèse qu’il tente de négocier une coalition en règle avec le NPD mais également celle qu’il cherche à faire des arrangements à long terme avec le Bloc québécois.

Par contre, le chef libéral laisse la porte ouverte à une éventuelle entente PLC-NPD, calquée sur le modèle ontarien, laquelle permettrait à un gouvernement libéral minoritaire de fonctionner pendant un certain temps dans un climat de relative stabilité.

Dans l’éventualité d’une victoire serrée des conservateurs, on peut même se demander si Michael Ignatieff et Jack Layton ne seraient pas enclins à unir leurs forces pour installer un gouvernement libéral au pouvoir. (À condition, bien sûr, que le nombre total d’élus de ces deux formations fassent le compte.)

En 1985, en Ontario, les libéraux de David Peterson avaient remporté moins de sièges que les conservateurs.  Leur entente avec le NPD leur avait quand même permis de s’installer aux commandes à Queen’s Park.

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