Avec des «si», on mettrait la corruption en bouteille…

Photo: Ryan Remiorz / La Presse Canadienne
Photo: Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

C’est fait. Moins de huit mois après la démission de Gérald Tremblay et huit jours après l’arrestation de Michael Applebaum par l’UPAC, Laurent Blanchard hérite de la mairie de Montréal.

Pour les Montréalais, c’est leur deuxième maire en moins d’un an coopté par le conseil municipal. Avec Michael Applebaum, Laurent Blanchard devient le second maire consécutif à ne pas être élu au suffrage universel.

Heureusement, cette fois-ci, ce ne sera que pour quatre mois.

Sur ce, au lendemain d’une Fête nationale où, dans la foulée de la commission Charbonneau, bien des Québécois étaient en mode réflexion, permettez-moi d’élargir la perspective un tantinet au-delà de la seule question des malheurs de Montréal.

Il est vrai, comme le dit un vieil adage, qu’«avec des «si», on mettrait Paris en bouteille». Or, il arrive également qu’avec des «si», on finisse par mieux comprendre certains phénomènes politiques complexes.

Ou encore, qu’ils aident à saisir à quel point certains moments charnières dans la vie politique d’un État peuvent aussi débouler à l’encontre de la volonté même de ses élites politiques…

***

Et si…

Faisons l’exercice et voyons ce que ça donne sur le sujet de la corruption et de la collusion au Québec:

Si les médias écrits et électroniques n’avaient pas multiplié ces dernières années les enquêtes journalistiques sur la gestion des fonds publics, notamment, mais pas exclusivement, dans l’octroi de contrats publics à l’industrie de la construction, l’infiltration du crime organisé et le financement occulte des partis politiques;

Si, au printemps 2009, la députée adéquiste Sylvie Roy n’avait pas lancé la première une demande d’enquête publique au gouvernement Charest sur l’industrie de la construction;

Si de multiples voix, partisanes, citoyennes et médiatiques – en fait, la presque totalité du Québec (!)- , n’avaient pas porté par la suite cette même demande sur toutes les tribunes possibles au cours des années suivantes;

Si, en février 2010, pour apaiser cette même opinion publique en colère, le gouvernement Charest – cherchant à poser des «gestes» sans avoir à créer pour autant une commission d’enquête qu’il craignait comme la peste -, n’avait pas nommé Jacques Duchesneau à la tête d’une «Unité anticollusion»;

Si, toujours pour la même raison, le gouvernement Charest n’avait pas créé l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en février 2011 en s’exclamant qu’il voulait voir les bandits en prison et non pas à la télévision;

Si, en septembre 2011, Jacques Duchesneau – de par son propre aveu éventuel – n’avait pas coulé lui-même aux médias son propre rapport dévastateur sur l’industrie de la construction et le financement des partis où il faisait même référence à l’«enrichissement personnel» d’élus;

Si la sortie fracassante du rapport Duchesneau n’avait pas soulevé une indignation aussi forte que généralisée dans la population capable de forcer le premier ministre Jean Charest, en octobre 2011, à annoncer à son corps défendant la création d’une commission d’enquête présidée par la juge France Charbonneau, mais sans le moindre pouvoir de contrainte;

Si, en novembre 2011, la montagne de critiques publiques contre le mandat édenté de la commission Charbonneau n’avait pas obligé Jean Charest à lui donner, in extremis, les pleins pouvoirs d’une vraie commission d’enquête publique et indépendante…

Eh bien, sans cette chaîne spectaculaire de «si», la plupart des 106 personnes arrêtées à date par l’UPAC seraient encore en poste comme si de rien n’était et leurs mains gloutonnes seraient encore plongées jusqu’aux coudes dans la jarre à biscuits des fonds publics.

Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt seraient sûrement encore maires des deux plus grandes villes du Québec. Union Montréal et le parti Pro des Lavallois continueraient d’engranger sans inquiétude des millions dans leurs coffres.

L’usage illégal et coutumier de prête-noms par les partis politiques, tous paliers confondus, serait toujours un sport national.

Sans enquêtes journalistiques et policières, Arthur Porter serait encore le grand patron du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Les Montréalais paieraient encore un bon 20 à 30% en trop pour leurs infrastructures.

La mafia s’en mettrait encore plein les bas avec notre argent.

Tony Accurso recevrait encore le «gratin» des profiteurs, toutes catégories confondues, sur son yacht.

Des hauts-fonctionnaires filous se feraient encore «récompenser» grassement par des entrepreneurs reconnaissants pour les contrats offerts en échange.

De grandes firmes d’ingénierie et de construction parmi les plus prestigieuses se diviseraient encore les territoires – et notre argent – entre elles.

Le ministère des Transports ne tremblerait pas à la pensée de voir la commission Charbonneau se pencher éventuellement sur son cas.

Des élus des deux paliers continueraient à accepter des cadeaux d’entrepreneurs sans trop se poser de questions.

Les puissants collecteurs de fonds des partis feraient encore la pluie et le beau temps. Et certains, jusqu’au bureau du premier ministre.

Avouons que ça glace le sang…

***

Bref, pensons-y bien, sans cette enfilade de «si» – et j’en oublie sûrement quelques uns -, tout ce beau monde dormirait encore confortablement sur leurs deux oreilles.

Comme quoi, avec des «si», on peut parfois mettre la corruption en bouteille… et certains de ses instigateurs les plus efficaces, en accusation.

Comme dirait l’autre, c’est déjà ça de pris.

Or, la radiographie détaillée de ce système tentaculaire de corruption et de collusion est loin d’être encore complétée à la commission Charbonneau. Côté UPAC, les enquêtes s’ajoutent les unes aux autres, les perquisitions se multiplient et d’autres arrestations sont de toute évidence à prévoir.

Quant au «ménage», le vrai, il reste encore à faire. Surtout au municipal. Au provincial, il est enclenché, mais beaucoup reste encore à faire.

Les Montréalais, les Lavallois et les contribuables québécois en général ne payent peut-être plus de 20 à 30% en trop pour leurs infrastructures et les projets de construction, mais le font-ils encore avec des «extras», disons, moins élevés?

Et que dire des milliards de dollars en fonds publics prévus pour les méga hôpitaux, dont ceux du CUSM et du CHUM, montés en mode «PPP» – partenariat public-privé -, un mode pourtant connu pour ses risques de corruption et de collusion? Ou encore, du Plan Nord et de la vente à rabais des ressources naturelles?

La mafia, quant à elle, fidèle à sa nature, est sûrement en attente d’un nouveau mécanisme d’«adaptation». L’immense tarte de l’industrie de la construction est trop appétissante pour la délaisser de manière définitive.

Et la collusion? Et les dépassements de coûts? Et le favoritisme? Comment s’assurer que pour les contrats publics, ils ne se pratiqueront plus, et pour longtemps, dans la construction, l’immobilier, les infrastructures, voire même l’informatique – trop souvent une machine à brûler l’argent des contribuables?

***

La bonne nouvelle est que la tumeur de la corruption est au moins diagnostiquée et qu’elle foisonne au sommet des appareils de pouvoir. C’est là qu’on la retrouve, et non pas dans LA société québécoise dans son ensemble.

Il reste maintenant à savoir si, ici comme ailleurs, cette tumeur est vraiment opérable.

Et si oui, qui en seront à terme les principaux chirurgiens?

La seule chose de certaine est qu’en 2015, le rapport final et les recommandations de la commission Charbonneau leur offriront toute une kyrielle d’instruments chirurgicaux pour le faire. La volonté politique sera-t-elle encore au rendez-vous? Les Québécois, eux, l’exigeront.

 

 

 

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Sans Transparences et Conséquences rien, mais A-BSO-LU-MENT rien ne changera.

À preuve, la loi sur l’intégrité était même pas encore passé que déjà elle était complètement bafoué. C’est risible. Des exceptions, des contrats no-bids de plusieurs milliards, Bernie Ecclestone etc.

La solution est hyper simple, mais ne sera jamais imposée car ceux qui peuvent réformer le système…sont les politiciens criminels qui profitent grassement du système.

Mais bon la voici.

1-Élections 100% financées publiquement.

2-Transparance données ouverts de tous les contrats, appels d’offres et dépenses du Gouv en temps réel.

3-Nouvelles pénalités criminelles massives pour la corruption et collusion INCLUANT saisies TOTALE de tous les biens. On fait ça pour les caïds de la drogue on devrait faire pareil pour les bandits à cravates. Sinon, la corruption est trop payante. Vol des milliards, paient des centaines de piasses d’amendes

4-Écritures transparentes des lois et débat publique À L’AVANCE et PENDANT l’écriture des lois. Présentement elle sont dictées textos par les Corpos. Googlé ALEC exposed, c’est vomitif et pareil au Québec Canada. Suivez les carrières multi-millionnaires des ex chefs de cabinets de Premiers Ministres pour comprendre l’étendue de cette gammique corrompue odieuse. Le Chef de cabinet de Justin Trudeau c’est un lobbyiste pétrolier. D’après vous pourquoi yé là, à ce poste névralgique? Par son désir altruiste de servir le bien commun? Get the fuck out of here 😉

5-Interdiction de travailler comme lobbyiste une fois qu’on quitte le Gouvernment.

6-Exigeance d’avoir des réponses aux questions légitimes subito presto. C’est hallucinant qu’un Gouv peut refuser des mois, voir des années, les questions légitimes des citoyens et journalistes. Les députés (ou du moins leurs bureaux) devraient être aussi disponible et responsifs qu’un pharmacien.

Toutes des solutions simples et logiques. Donc, vouées à l’échec. Ainsi dans 10 ans on aura EXACTEMENT les mêmes crisses de scandales, c’est juste les noms qui auront changés. C’est pas pour rien qu’on vit texto exactement les mêmes scandales depuis littéralement 100 ans. Et cinématiquement depuis Réjeanne Padovani en 1973

Votre sixième point est tout à fait intéressant. Nous devons exiger la réécriture des lois sur l’accès à l’information quiu obligerait effectivement la divulgation rapide des informations. Il y a trop d’exceptions et les délais permettent de noyer le poisson tellement facilement que ces lois ont perdu beaucoup de leur sens.

«Tout ce qui anesthésie les masses fait l’affaire des gouvernements» [Jean Dutourd]

Votre billet est bien de nature à susciter une profonde indignation et une sainte colère. Mais est-il possible d’imaginer mettre en place des protocoles, des mesures ou des chiens de garde qui pourraient mieux nous protéger des ces criminels.

Évidemment, la société doit être sans merci contre toutes ces personnes qui nous ont usurpés sans doute des milliards de dollars. Par exemple nous devrions nous inspirer de l’Italie avec sa/ses loi(s) anti mafia. J’ai entendu un expert italien de cette lutte déclarer ne pas comprendre que de telles lois n’étaient pas présentes ici. Il évoquait particulièrement la saisi des biens ayant été acquis par ces criminels mafieux.

Ces derniers jours on a entendu parler d’une firme d’ingénierie accusée suite aux enquêtes de l’UPAC. On mentionnait qu’il était pratiquement impossible de lui réclamer tout l’argent qu’elle nous a volés sans créer un réel danger de la poussée vers la faillite. On soulignait tous ses honnêtes et compétents employés qui se retrouveraient au chômage. Sans compter la perte d’une réelle expertise. On évoquait alors la nécessité de trouver un mécanisme de réconciliation, voire même d’amnistie. Ce dont je suis complètement contre.

Nous devrions nationaliser de telles entreprises qui seraient alors gérées par des équipes de gestionnaires professionnels qualifiés nommés par le gouvernement ou les tribunaux. Les activités professionnelles licites de ces entreprises coupables pourraient donc se poursuivre même si leurs anciens propriétaires sont exclus de leur gestion. Les employés ne perdraient pas leurs emplois. Mais après une certaine période de temps servant à s’assurer de leur saine gestion, ces entreprises nationalisées seraient remises entre les mains d’une organisation issue des employés eux-mêmes ; une coopérative de travailleurs. Ainsi tout comme en Italie les criminels se verraient sévèrement punis par la perte de leurs anciens biens.

Sans doute, pour diminuer toute cette criminalité, faudrait-il adopter de nouvelles lois ou modifier les modalités d’application des lois actuelles. Comme les lois criminelles sont du ressort du fédéral, si le Québec voulait aller dans ce sens, il lui faudrait aller le quémander à Ottawa. Or comme les autre provinces canadiennes ne sembles pas très intéressées à faire les enquêtes journalistiques comme celles qui se sont faites ici, il serait surprenant que le Québec aie d’Ottawa une oreille attentive.

En terminant, avant de trop s’aventurer dans des pronostiques nous serions sans doute bien avisés d’attendre la suite des travaux de la commission Charbonneau. J’ai comme l’impression que nous sommes loin d’avoir tout entendu. Peut-être comprendrons-nous plus clairement pourquoi Charest a été si réticent à mettre en place une réelle commission d’enquête.

«Les hommes trébuchent parfois sur la vérité, mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin comme si rien ne leur était arrivé.» [Winston Churchill]

«Il reste maintenant à savoir si, ici comme ailleurs, cette tumeur est vraiment opérable.
Et si oui, qui en seront à terme les principaux chirurgiens?»
Nul doute que certains chrétiens ont déjà la réponse: «Que v’lez-vouuuus?» «Le plussse meilleur pays du monde» recèle des chirurgiens sachant très bien manier le scalpel dans les fonds publics tel l’ami personnel, conseiller spécial et supporteur du bon docteur Phil, Arthur le moribondocteur.

« Les Montréalais, les Lavallois et les contribuables québécois en général ne payent peut-être plus de 20 à 30% en trop pour leurs infrastructures et les projets de construction, mais le font-ils encore avec des «extras», disons, moins élevés? » (sic)

Le plus étrange est que depuis que les magouilles ont été mises à jour, mes taxes, elles, ont AUGMENTÉES!!! Super le système public…

« Et que dire des milliards de dollars en fonds publics prévus pour les méga hôpitaux, dont ceux du CUSM et du CHUM, montés en mode «PPP» – partenariat public-privé -, un mode pourtant connu pour ses risques de corruption et de collusion? Ou encore, du Plan Nord et de la vente à rabais des ressources naturelles? » (sic)

Deux (2) faussetés en une seule phrase:

Dois-je vous remémorer que les infrastructures qui tombent en morceaux ont TOUTES été construites en mode « PUBLIC »? Alors qu’il y avait une horde d’ingénieurs syndiqués au MDT!!! Et que la corruption qui nous gangrène a proliféré justement dans le système d’allocation de contrats PUBLICS? Et que le pont de l’autoroute 25 qui, LUI, a été construit en mode PPP a coûté MOINS cher que prévu et s’est terminé AVANT l’échéance?

Le Plan Nord qui présumément « donne à rabais nos ressources naturelles » a été revisité à satiété par les péquistes et devinez quoi? Ils ont apporté quelques petites modifications esthétiques pour faire semblant d’avoir respecté leurs engagements électoraux mais qui, au final ne changent rien. Et devinez pourquoi? Parce que contrairement à votre affirmation, on ne donne PAS nos ressources naturelles. On les VEND à un prix souvent supérieur de ce qui se pratique ailleurs dans le monde et justement, (autre révélation!) nous ne sommes pas seuls au monde à avoir des ressources naturelles. Nous devons être compétitifs et pratiquer des prix et des redevances raisonnables sinon, bye bye l’exploitation de ces ressources.

Votre raisonnement est bringuebalant. Prenons un exemple que vous pourrez suivre. Disons que sur les routes du Québec le nombre d’accidents mortels était de 479 en 2011 et de 481 en 2010. Alors pourrions-nous affirmer que l’agence de publicité responsable de la publicité pour la prudence routière a été moins efficace en 2010 comparativement à 2011 ? Il serait encore plus ridicule d’attribuer la responsabilité des accidents automobiles mortels à ceux qui ont octroyés les contrats de publicité.

Le sophisme de votre raisonnement saute aux yeux. Vous prenez simplement l’ombre pour la proie.

Quant à la vente des ressources naturelles, c’est évident que si on ne vend pas une ressource naturelle non renouvelable, elle restera là où elle est, attendant des jours meilleurs où la loi de l’offre et la demande jouera en faveur du propriétaire de la dite ressource, c’est-à-dire les citoyens. De plus votre raisonnement n’explique pas pourquoi, ailleurs sur la planète, des pays obtiennent beaucoup plus.

Vous raisonnez comme un colonisé qui s’écrase devant le pouvoir de l’argent. Mais ce pouvoir, c’est le colonisé lui-même qui le donne à l’exploiteur.

«Pour que le colonisateur soit complètement le maître, il ne suffit pas qu’il le soit objectivement, il faut encore qu’il croie à sa légitimité. Et pour que cette légitimité soit entière, il ne suffit pas que le colonisé soit objectivement esclave, il est nécessaire qu’il s’accepte comme tel. En somme le colonisateur doit être reconnu par le colonisé.»
[Albert Memmi]

« De plus votre raisonnement n’explique pas pourquoi, ailleurs sur la planète, des pays obtiennent beaucoup plus. » (sic)

DES exemples CRÉDIBLES SVP!!!

« Quant à la vente des ressources naturelles, c’est évident que si on ne vend pas une ressource naturelle non renouvelable, elle restera là où elle est, attendant des jours meilleurs où la loi de l’offre et la demande jouera en faveur du propriétaire de la dite ressource, c’est-à-dire les citoyens. » (sic)

Et vous venez me dire que J’AI « un raisonnement est bringuebalant »???

Eh ben…

Dites-nous comment, en laissant nos ressources naturelles (bois, mines, force hydraulique, gaz, etc…) dans la nature, vous allez AUJOURD’HUI payer tous les services (trop nombreux et mal foutus mais ça, c’est un autre dossier!!!) que vous exigez que l’État nous donne? Et comment allez-vous remplacer les innombrables emplois (directs ET indirects…) très bien rémunérés merci des dizaines de milliers de travailleurs qui œuvrent dans ces domaines?

J’ai bien hâte de lire votre plan de travail Denis…

Pour ce qui est du « pouvoir de l’argent et de ma mentalité de colonisé », dites-nous CLAIREMENT comment vous entendez changer notre système monétaire capitaliste actuel. Du troc? Du bénévolat? Autre chose???

Le système capitaliste libre et ouvert existe depuis la nuit des temps et jusqu’à aujourd’hui, personne n’a réussi à le remplacer. PERSONNE! Mais nous sommes ouverts à vos suggestions Denis…

@ françois 1

« Le plus étrange est que depuis que les magouilles ont été mises à jour, mes taxes, elles, ont AUGMENTÉES!!! Super le système public… »

Ha bon, vous refusez de parler des magouilles et des mafieux protégés par votre gouern « amant chéri », dont votre chef, Charest encore chéri par vous avant hier, a protégé jusqu’à la dernière limite du possible les mafieux et les bandits dont vous vous plaignez et qui ont fait augmenter vos impôts pendant toutes ces années où vous l’avez glorifié.

Votre problème, c’est qu’après que vous ayez glorifié et encore protégé bec et ongles ce gouvernement corrompu pendant des années, vous vous plaignez à mi enquête que vos taxes établies sous le budget de votre gouvern Amant chéri avant que l’enquête soit commencée, n’aient pas baissées. Pourquoi vous vous plaignez maintenant et pas avant ? Parce que le gouvernement a changé et que pour protéger votre Charest chéri vous voulez mettre la note sur le dos d’un autre gouvernement.
N’allez pas dire que c’est parce que je suis un amant du PQ comme vous êtes un amant de Charest et du PLQ, vous feriez erreur. Je suis séparatiste, mais contrairement à vous je ne suis pas fidèle à aucun parti.
++++++++++

Le plan Nord, le fâmeux plan nord de votre chouchou politicien, à qui vous avez souhaité bonne fête avant hier.

Cette fois vous approuvez le PQ sépratisse socialisse. C’est le monde à l’envers.

C’est fantastique comme la droite et les libertariens ne savent pas compter et accusent les autres qui ne sont pas de leur avis d’être des ignares de l’économie et des rêveurs.

Le plan nord et en incluant toutes les mines du Québec, même les mines d’amiantes, ne rapporte même pas 00.825% de l’impôt et des taxes que les Québécois payent. C’est quelques sous sur une paye de 500$ pour un travailleur qui trime dur.

Et les libertariens braillent, ils braillent pour les grosses entreprises qui vident leurs poches et pensent que ces riches vont partager leur richesse avec eux.

Pour le reste, votre commentaire n’est que fabulation et affirmation sans fondement.

Je ne refuse aucunement de parler des magouilles; d’ailleurs, j’ai clairement et à plusieurs reprises suggéré LA solution aux magouilles: réduire la taille de l’État obèse, inefficace, tentaculaire et en position de monopole.

Je répète dons ma question youlle: comment se fait-il que les factures d’infrastructures ayant DIMINUÉ de plus de 30% depuis 2 ou 3 ans, soit depuis que Monsieur Jean Charest se soit attaqué courageusement aux magouilles que refusait de voir VOTRE Jean-François Lisée, que mon compte de taxes n’ait PAS diminué dans les mêmes proportions et même pire, il a AUGMENTÉ???

L’autre aspect que vous soulevez au sujet de Plan Nord de Monsieur Jean Charest est tout aussi mystérieux: en campagne électorale, vos péquistes nous ont promis que les redevances allaient DOUBLER. DOUBLER!!! Vous vous souvenez du gros truck qui déchargeait un petit morceau de métal?

Or, qu’est-il arrivé? Encore une autre fois, votre éléphant a accouché d’une pauvre minuscule souris. Le Parti québécois a TRAHI une AUTRE promesse électorale. En a-t-il tenu UNE seule???

Pour ce qui est de votre évaluation du Plan Nord de Monsieur Jean Charest qui NE représente supposément que des peccadilles, pourquoi diable votre Parti québécois s’acharne-t-il à le maintenir en vie? Pourquoi ne garde-t-il pas nos ressources naturelles dans notre sous-sol comme le préconise Denis Drouin?

Je vous suggère d’aller expliquer aux travailleurs et à leurs syndicats que, compte tenu du peu d’apport qu’ils nous donnent, que l’on n’a plus besoin d’eux et que l’on ferme leurs chantiers…

Vous affirmez n’importe quoi!!!!

Votre article « Avec des « si » nous donne une idée de la profondeur de la corruption au Québec. Le monde « ordinaire » est moins impliqué dans cette corruption mais il n’est pas absent.
Exemple: Les services rendus payés en argent et sans reçus. Ce n’est pas rien non plus.
Au plus fort la piastre, c’est dans l’ADN. Les pouvoir politiques, criminels et économiques ont bien compris ça.
C’est vrai que ça glace le sang car la corruption est généralisée et c’est pas fini.
On me persuadera pas que tout ça est arrêté.
Le jour où on nous annonçera que l’UPAC enquête sur Jean Charest, qui recevait Frank Fava dans son bureau et qui recevait un salaire caché d’au moins 750,000 dollars, plus de son salaire de premier ministre et en plus du supposé pont en or d’Ottawa à Québec, je commencerai à croire que le fond du baril a été aperçu.
Pour la suite des choses, il faudra peut-être penser que les mandats de tout élu et élue ( national, municipal et scolaire) ne devraient pas dépasser le nombre de 2.
Dans certains pays, les citoyens devraient être obligés d’aller voter. Pourrait-on faire une étude sur cette possibilité pour le Québec.
Enfin, en ce qui a trait aux mesures qui seront prises suite aux recommandations de la commission Charbonneau, il faudra s’assurer que les personnes qui les mettront en oeuvre ne soient pas en poste éternellement. C’est à la longue que la corruption s’infiltre.

@ Denis Drouin

» Comme les lois criminelles sont du ressort du fédéral, si le Québec voulait aller dans ce sens, il lui faudrait aller le quémander à Ottawa. »

Si ma mémoire est bonne, le Québec à déjà quémandé une loi pour saisir les biens et a essuyé un refus.

Et voilà !

« Un peuple qui a peur est un peuple qui est dominé. »
[Roch Carrier]

Au Canada, Fédéral, on aime beaucoup les criminels. Je l’ai déjà écrit et le répète. Saisir leur biens leur ferait un mal de chien. Cela se fait ailleurs, là où on hait les criminels. Les lessiver ne serait que justice, mais au Canada. Il ne faut pas trop peiner nos criminels.

Je me demande bien pourquoi (fausse naïveté)

Il n’y a pas qu’au Québec que ça sent mauvais. De l’autre côté de la rivière des Outaouais itou.

S’en prendre aux fonctionnaires se vend bien. S’en prendre aux criminels… On risque de blesser un ami.

Bonne fête du Canada. 🙁

@ Francois 1 le 26 juin

« Dois-je vous remémorer que les infrastructures qui tombent en morceaux ont TOUTES été construites en mode « PUBLIC »?

Tien tien les pont tombent aussi au royaume du privé de l’Alberta. C’est le pont de la rivière Bow dont les wagons du privé ont coulés dans le rivière. C’est pas grave pour les libertairiens. Si les wagons crèvent il y a juste les poissons qui vont mourir et les gens qui puisent l’eau du glacier Bow dans la rivière n’auront juste qu’à s’acheter de l’eau EN BOUTEILLE du glacier et évidemment à se creuser un puits pour se laver avec de l’eau propre.

Ainsi les gens encourageront l’initiative privée qui corrompu pour puiser et qui se fend le cul pour mettre de l’eau rafraîchissante dans des bouteilles en pétrole pour vider les poches des libertariens cocus.

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