Lettre à Philippe Couillard, d’un citoyen consterné

Ce qui est indéniable, c’est que votre formation est la seule à refuser toute interdiction des signes religieux ostentatoires. C’est cette position de votre parti que vous qualifiez de «rassembleuse»?

Monsieur le chef du Parti libéral du Québec,

C’est avec une grande attention que j’ai lu la lettre ouverte que vous avez publiée sur le site du Huffington Post à propos du projet de loi du gouvernement sur la charte des valeurs. Vous vous adressez à la première ministre, mais je soupçonne qu’en publiant cette lettre, vous vous adressez en fait à tous les Québécois, moi compris.

Je dois dire que j’ai apprécié le ton raisonnable et empreint de civilité de votre missive, qui nous change agréablement de celui employé par les élus de votre parti à l’Assemblée nationale. Vivement que vous preniez votre place dans cette enceinte pour y ramener un peu de décorum.

Sur le fond, je connaissais déjà votre position depuis plusieurs semaines, mais il était bon de nous la rappeler.

Vous débutez en affirmant, et je vous cite:

«Il est indéniable que plusieurs éléments proposés par les partis d’opposition, dont le Parti libéral du Québec, représentent l’essence même de ce qui devrait constituer l’approche législative en la matière.»

Cette affirmation est tout sauf indéniable. Il existe deux partis d’opposition à l’Assemblée nationale, votre parti et la CAQ de M. Legault. Sur les signes religieux, tout oppose vos deux formations. La CAQ propose par exemple d’interdire aux enseignants, aux juges et aux policiers le port de signes religieux ostentatoires.

Si on inclut les deux députés de Québec solidaire dans «les partis d’opposition», on doit constater que ceux-ci proposent d’interdire le port de signes religieux ostentatoires aux juges, aux procureurs, aux policiers, aux gardiens de prison ou «d’une autre personne qui est autorisée à exercer de la coercition au nom de l’État.»

De votre côté, vous avez affirmé qu’il faudrait vous «passer sur le corps» avant d’interdire le port de signes religieux, ce que vous assimilez à «la discrimination à l’emploi». Vous rejetez donc catégoriquement la position des autres groupes d’opposition.

Ce qui est indéniable, c’est que votre formation est la seule à refuser toute interdiction des signes religieux ostentatoires. C’est cette position de votre parti que vous qualifiez de «rassembleuse»?

Disons que vous avez le rassemblement restreint.

Vous poursuivez en exposant longuement et en détail – ce qui vous honore – la position de votre parti politique sur la question. Je laisserai le lecteur en juger par lui-même.

Mais je l’invite à lire attentivement ce passage de votre lettre:

«Quand nous avons des consensus dans une société civile bâtie sur la neutralité de l’État, la laïcité ouverte, le respect de nos chartes des droits et libertés ainsi que de la Charte de la langue française, nous sommes plus forts et plus unis.»

Il s’agit d’une fort belle phrase, mais où avez-vous été cherché que nous avions un consensus sur ce que vous appelez la «laïcité ouverte»?

Et sur quelle base pouvez-vous affirmer qu’il y a un consensus sur le respect de «nos chartes des droits et liberté», alors que la Charte canadienne fut imposée au Québec contre son consentement?

La partie la plus intéressante de cette phrase, M. Couillard, c’est celle sur la Charte de la langue française.

Vous n’ignorez sans doute pas que la loi 101, qui fait maintenant consensus au Québec, fut combattue avec les derniers excès par vos prédécesseurs libéraux. Certains élus de votre parti avaient été jusqu’à qualifier la loi 101 de «totalitaire», rien de moins.

Aussi, j’ai sursauté quand j’ai lu, et je vous cite:

«Dans une matière aussi délicate, seule une loi adoptée à l’unanimité des membres de l’Assemblée nationale aura la légitimité et la pérennité compatible avec la gravité de son objet.»

Vous rendez-vous compte qu’avec cette exigence d’unanimité que vous avancez, jamais la loi 101 n’aurait pu être adoptée?

Est-ce que vous réalisez, M. Couillard, que la Constitution et cette Charte canadiennes qui régissent nos vies, loin d’avoir été adoptées à l’unanimité, ont été imposées à tout un peuple contre sa volonté?

Dois-je vous rappeler que c’est ce peuple québécois que vous vous proposez de représenter en tant que premier ministre?

Bien à vous,

Un citoyen consterné.

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Excellente réplique à M.Couillard, M.Gobeil.

Moi ce que je retiens de ces propos du chef du PLQ c’est la tactique qu’il semble utiliser en les amenant : » Lancer des affirmations, les répéter (et les faire répéter par ses troupes) en espérant qu’à la longue les citoyens finiront par y croire. « . Le précédent chef du PLQ lui utilisait souvent les sophismes pour endormir les citoyens et lui aussi espérait qu’en le répétant… Y’a vraiment rien dans ces façons de faire pour inspirer la confiance des citoyens et pour faire avancer notre société dans la bonne direction.

J’ai toujours aimé la citation de Churchill qui, je crois, disais que durant une guerre, la grande perdante, c’est la vérité…Je regarde ce débat, pas toujours joli, pas toujours civilisé, et je me demande M. Lafontaine qui a une tactique ici. Un gouvernement qui invente une crise et gratte le bobo des québécois qui ne savent pas prendre leur place est pour moi la pire tactique, le fameux « wedge politic » de Bush. Vous parlez de sophisme , mais n’est-ce pas M. Drainville qui cite que « les gens que je rencontre expriment un malaise » ? Et si ces même gens expriment un malaise pour deux hommes qui s’embrassent, va-t-on trouver une charte aussi ? On compare souvent la situation actuelle à la Loi 101. C’est pas une tactique ça pour faire croire aux gens à la légitimité du projet de charte ? La Loi 101 protégeait une minorité qui était menacée et la preuve reposait sur une série d’études. On pouvait y lire le bassin d’anglophones nord-américain et le déclin potentiel d’un petit village de gaulois irréductibles. Certes, les libéraux jouaient la politique pour protéger une base électorale anglophone, mais au moins, le projet se défendait car on ne le basait pas sur des perceptions qui sont multipliées par les médias sociaux.

Maintenant, on a une majorité qui se sent menacé par une minorité et qui désire restreindre encore plus cette minorité . Les églises se vident et même parmi les autres religions, on perd des joueurs, mais malgré tout, on se sent menacé…Mieux que ça, on veut , précédent assez incroyable, prioriser les droits fondamentaux . Encore une fois, ça sent l’astuce…Tout le monde aime le gâteau au chocolat mais pas le pudding au riz… Le citoyen de toute façon, est souvent trop étouffé par le cynisme pour prendre du recul.

Comme les spins doctors le disaient : Wag the dog… allez voir le film, « Des hommes d’influence » . Politique minable cette charte. Pas la charte, la politique qui l’entoure car la charte a certains bons éléments.

M. Gobeil,

Comment pouvez-vous signer cette entrée de blogue d’une telle manière? Dans ce dossier, vous n’êtes pas que ‘un simple citoyen! Vous étiez à l’emploi du cabinet de Mme Marois lorsque les discussions sur la Charte ont eu lieues! Un peu de rigueur SVP!

Avec cette politique, le PLQ devient plus fort chez tous les Québécois autres que francophones et le PQ plus fort chez les francophones. Un clivage plus net encore.

Il pourrait peut-être consulter ses membres, parce que moi, presque toutes les personnes que je connais sont pour la Charte… On l’a prouvé par la manif des Janettes et il n’y avait pas que des Péquistes. Mais il est vrai que les libéraux mênent par la tête… le haut et non pas par la base.

« Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. » — Montesquieu (Extrait de : L’Esprit des lois)

Merci d’abord pour ce lien vers le « Huffington Post », comme je n’en lis que rarement le contenu. Je trouve que cette lettre ouverte de monsieur Couillard adressée à madame Marois est bien rédigée et son point de vue est bien exposé. Pour dire les choses honnêtement, je suis en accord avec l’essentiel de ce que j’y aie lu.

Cela dit, je ne suis pas sûr que monsieur Couillard ait lu attentivement le projet 13-60, ce que moi j’ai fait. Ainsi lorsqu’il écrit : « Le terme « ostentatoire » est éminemment subjectif et nous promet des débats juridiques interminables. S’agit-il de la taille ? De la couleur ? Selon quels critères ? » ; il a raison sur le principe et c’est pour cette raison justement que les législateurs qui ont rédigé ce projet de loi n’ont pas utilisé ce mot une seule fois.

Je constate d’ailleurs monsieur Gobeil, puisque vous reprenez les mêmes arguments que monsieur Couillard pour le contrer, c’est que vous non plus, vous n’avez pas lu le projet de loi dans son intégralité. Dans ce cas, sur quoi concrètement repose ce débat ?

Précisément ce qui me dérange dans ce projet. Un certain nombre de principes qui s’y trouvent énoncés, font consensus dans la société, lorsque les applications de la loi telles que proposées, font en la nature complètement défaut. En ce sens, une fois de plus on va légiférer pour rien, quand c’est dans la pratique de tous les jours qu’il faut agir.

J’aimerais qu’on m’explique, pour ne prendre qu’un seul exemple, comment on s’y prend pour établir qu’un (…) je cite : « bijou ou une autre parure, marquant ostensiblement, par son caractère démonstratif, une appartenance religieuse » doit être prohibé au sein du service public, quand c’est seul le gouvernement qui dispose de la prérogative dans ce cas de déterminer ce qui est ostensible ou bien ne l’est pas (voir l’article 36 du projet de loi).

Ici pour ne pas alourdir mon commentaire, je me contenterai de ce seul exemple, je dois préciser pour information que j’avais compilé dans mes notes une dizaine d’autres confusions de ce genre. Si nous souhaitons vivre, nous épanouir, évoluer dans une démocratie ouverte, ouverte notamment sur le monde, une démocratie inclusive qui offre à toutes et à tous une véritable égalité des chances et qui nous unies…

… Mon avis très humblement, c’est qu’on pourrait faire beaucoup mieux. Personnellement, j’attends de mon gouvernement qu’il fasse mieux. J’espère de notre Première ministre qu’elle tienne les engagements pour lesquels nous l’avons élu. Je souhaite qu’on en finisse avec ces querelles intestines incessantes qui ne font en rien du Québec un endroit où il fait bon vivre.

Cette charte est nécessaire et comme c’est arrivé avec l’application de la loi 101 en particulier les débats sur la langue d’affichage (taille des caractères… vous vous rappelez ?) il va y avoir une période de transition durant laquelle ceux et celles qui voudront absolument se prendre les pieds dans les fleurs du tapis (oublier l’esprit de la charte et tergiverser sur la taille des signes ostentatoires) s’amuseront à le faire et les médias en feront leurs choux gras mais ce sera passager, c’est malheureux mais inévitable, très souvent lorsqu’une société fait un pas en avant dans la bonne direction et il a ce genre de réaction, il serait misérable de ne pas faire ces pas en avant pour le seul motif d’éviter ces réactions.

@ Claude Lafontaine :

Dans la pratique, je n’habitais pas encore au Québec lors de la promulgation de la « Charte de la langue française » — loi 101 ; mais bien sûr j’ai entendu parler de Camille Laurin. Sauf erreur de ma part, corrigez-moi si je me trompe, vous faites référence au différent qu’il y eût, relatif à la taille de l’affichage des caractères suivant qu’ils soient en anglais ou en français.

Pour en revenir au sujet actuel, soyez assuré que je ne veux pas vous contredire pour le plaisir de vous contredire, je ne suis néanmoins pas certain que ce projet de loi rejoigne la portée d’une loi comme la loi 101. Tout comme, je pense qu’il y a des approches différentes en matière de laïcité. Le concept comme tel a évolué dans plusieurs pays, y compris en France lorsque je constate que le Québec s’est engagé sur une voie de laïcité d’apparence et non pas sur une laïcité de principes sur lesquels s’enracine sa conception.

Le projet de loi que je me suis permis d’étudier en détail. J’ai passé plusieurs heures pas plus tard qu’hier sur ce document. Tout cela me conforte en mes positions. Je comprends bien que vous puissiez voir les choses tout autrement, si ce n’est que je relève aussi que lorsque vous écrivez : « oublier l’esprit de la charte et tergiverser sur la taille des signes ostentatoires » ; vous commettez la même erreur que messieurs Couillard et Gobeil qui parlent aussi d’objets ostentatoires, lorsque le texte de loi soumis à l’Assemblée nationale ne comporte en aucun mots sur quelqu’article que ce soit le mot : « ostentatoire » ; de telle sorte que la question n’est plus de savoir si un objet est ostentatoire mais plus de savoir si dans le comportement de l’employé du secteur public, il y a des références vestimentaires qui portent la transmissions aux usagers des préceptes religieux.

Ce n’est donc plus une question d’objets et de taille, c’est avant tout une question au niveau de l’interprétation de ce qui est susceptible de porter une connotation religieuse et de ce qui relève de l’intention de l’employé de transmettre ces préceptes dans l’exercice de sa profession.

Au niveau des CPE, c’est encore mieux puisque cela ne touche pas seulement le vestimentaire, cela touche tout incluant l’alimentation des enfants. Voici ce qu’on peut lire à ce sujet dans le paragraphe 3 de l’article 30 du projet de loi : « (…) qu’une activité ou une pratique répétée qui tire son origine d’un précepte religieux, notamment en matière alimentaire, ne peut être autorisée si elle a pour but, par des propos ou des gestes, d’amener l’enfant à faire l’apprentissage de ce précepte. » Ainsi oubliez les œufs décorés, les petites friandises et les dragées pour Pâques puisqu’il s’agit bel et bien de l’apprentissage d’un précepte à connotation religieuse.

Si pensez vraiment qu’avec ce type de fixation malsaine sur la religion, nous prenons la bonne voie de la laïcité et que nous faisons un grand pas en avant. Cela va bien sûr de vôtre privilège. Si ce n’est que quant à moi, je vais choisir ostentatoirement plutôt de persister à tirer de l’arrière dans ce cas. Les premiers sont toujours les derniers. Alors bonne chance et bonne soirée 🙂

Si vous avez lu le projet de loi 60, vous n’avez pas compris grand chose à ce que je constate. Qu’un objet soit ostensible ou ostentatoire (ce qui sera défini dans les règlements), du point de vue de la loi, cela a la même conséquence. Lorsque Stéphane Gobeil utilise le mot ostentatoire au lieu de ostensible, il se met au même niveau que ses interlocuteurs et votre intervention n’apporte rien sur le fond de ce billet. La confusion c’est vous qui la créer.

@ Marc Sauvageau,

« Il y a une espèce de voleur que les lois ne recherchent pas, et qui dérobe ce que les hommes ont de plus précieux : le temps. » — Napoléon

Le projet de loi 13-60 ne fait pas usage du mot « ostentatoire » et non plus usage du mot « ostensible » comme vous le déclarez. Il est fait usage de l’adverbe : « ostensiblement », qu’on retrouve trois fois :

1_En note explicative : « (…) un devoir de réserve en matière religieuse se traduisant notamment par une restriction relative au port d’un objet marquant ostensiblement une appartenance religieuse. »

2_Article 5 : « Un membre du personnel d’un organisme public ne doit pas porter, dans l’exercice de ses fonctions, un objet, tel un couvre-chef, un vêtement, un bijou ou une autre parure, marquant ostensiblement, par son caractère démonstratif, une appartenance religieuse. »

3_Article 36 : « Le gouvernement peut adopter des règlements pour faciliter la mise en œuvre de la présente Charte, y compris pour définir les termes et expressions qui y sont utilisés ou en préciser la portée, notamment en déterminant les cas, conditions et circonstances suivant lesquels un objet marque ostensiblement, par son caractère démonstratif, une appartenance religieuse.

Ici, en aucun cas, le législateur ne fait usage du mot « ostensible » comme adjectif mais bien de l’adverbe « ostensiblement » qui est combiné avec le verbe : « marquer » ; par conséquent grammaticalement et légalement ce qui importe ce n’est pas l’objet mais bien ce qui marque le caractère démonstratif de toutes choses. C’est pour cette raison que le législateur précise dans l’article 5 qu’il peut s’agir d’un objet, d’un couvre-chef, d’un vêtement, d’un bijou ou de toute autre parure.

Je suis en principe capable de comprendre que messieurs Couillard, Gobeil et qui vous voudrez se mettent au : « (…) au même niveau que ses [leurs] interlocuteurs. » comme vous dites, « leurs » entre crochet, c’est moi qui le rajoute, si ce n’est que comme commentateur, je ne suis pas tenu de me mettre au niveau de qui que ce soit. D’autre part, je trouve que la nature même de vos propos est dédaigneuse envers les lecteurs de ce blogue. J’estime pareillement que vos propos à mon égard relèvent d’un caractère hautain qui n’est pas approprié dans un blogue d’opinions exprimées en toute convivialité.

— En liminaire vous écrivîtes : « vous n’avez pas compris grand chose à ce que je constate. », ce que vous portez par votre constatation, c’est un jugement sur moi. Je ne suis pas certain que vous soyez investi jusqu’à date d’une quelconque mission (en préfiguration de votre pouvoir de laïque peut-être) pour porter sur ma personne une quelconque sentence. Mes respects !

Monsieur Drouginsky, votre « babillage » entre ostensible et ostensiblement, c’est de l’enculage de mouche et lorsque le législateur déclare qu’un objet « marquant ostensiblement, par son caractère démonstratif, une appartenance religieuse », c’est la définition de ce qui est ostentatoire.

L’incompréhension vient de votre propre aveux, lorsque vous demandez une explication l’article 5 de la charte, qui serait, selon vous, confus, alors que cet article est limpide comme de l’eau de source ainsi que l’article 36, que vous-même mettez en référence, qui en précisera les détails par règlementation. À cela vous ajoutez avoir compilé « une dizaine d’autres confusions de ce genre ». Lorsqu’on voit de la confusion là où elle n’existe pas, on ne peut que constater votre incompréhension du texte de loi, qui s’est manifestée aussi par votre interprétation de l’article 30, où l’activité interdite d’un service de garde doit viser l’apprentissage d’un précepte religieux. Les symboles festifs comme les arbres de Noël, lapins et oeufs de Pâques ne sont pas touchés par la charte, en raison de leur signification festive et leur large acceptation par des non-religieux, dont témoigne leur utilisation commerciale. Vu cette acceptation, vu ces significations festives et commerciales, la présence d’un sapin de Noël ou d’un lapin de Pâques dans un C.P.E. ou une autre institution publique peut difficilement être interprétée comme une tentative d’imposer des croyances aux enfants ou aux administrés, ou comme colorant l’enseignement donné dans le C.P.E. d’une nature religieuse.

J’ai porté un jugement sur votre capacité à comprendre un texte juridique. Dire à quelqu’un qu’il ne comprend rien, n’est pas plus abusif que de lui dire qu’il raisonne tout croche ou que son jugement est faux.

@ Marc Sauvageau,

« La vérité attend. Seul le mensonge est pressé. » — Alexandru Vlahuta

J’aime mieux passer sur votre définition insouciante de ce qui relève de l’ostentatoire pour entrer dans le vif du sujet :

Vous déclarez : « L’incompréhension vient de votre propre aveux.» (sic)
1_Devrais-je comprendre que mes propos sur ce blogue relèvent d’une : « mise en examen » ? Parfait ! Mais de quoi m’accuse-t-on au juste ?
2_Devrais-je comprendre que vous êtes investi d’un pouvoir judiciaire, pour me juger comme vous le faites ? Parfait ! Mais de qui détenez-vous ces pouvoirs ? De quelle autorité ?

J’ai écrit la chose suivante dans mes premiers commentaires : « J’aimerais qu’on m’explique, pour ne prendre qu’un seul exemple, comment on s’y prend pour établir qu’un (…) je cite : « bijou ou une autre parure, marquant ostensiblement, par son caractère démonstratif, une appartenance religieuse » ; sans préciser explicitement qu’il s’agit de l’article 5. Je n’ai pas déclaré que cet article était confus, j’ai déclaré que j’ai trouvé plusieurs confusions dans tout le texte. Effectivement je vous concède que le mot confusion était sans-doute mal choisi. Si ce n’est que pour moi comprendre est une chose importante. J’ai le droit comme citoyen d’exprimer des demandes.

J’aurais probablement dû exprimer à la place qu’il s’agissait d’un très beau gâchis ou j’aurais pu dire encore après lecture de vos mots que tout cela relève de la gabegie lorsqu’on dépense une fois de plus indûment le pécule durement gagné des contribuables.

Aussi je vous remercie de m’avoir offert l’opportunité de préciser ma pensée.

— Vous affirmez la chose suivante : « (…) cet article est limpide comme de l’eau de source », c’est votre opinion et je la respecte. Respectez la mienne !

— Vous ajoutez ceci : « Lorsqu’on voit de la confusion là où elle n’existe pas, on ne peut que constater votre incompréhension du texte de loi (…) » Parfait ! Donc je dois conclure que je ne comprends rien et que vous comprenez tout ?

Sans vouloir me montrer désobligeant envers votre « noble » ego, je note de votre part une grande animosité parfaitement injustifiée sur mon modeste personne ; ce qui relève à mon humble avis du domaine des désordres de l’esprit.

Quoiqu’il en soit, j’estime de mon propre chef et sans forfanterie que ma capacité de comprendre toutes choses complexes ne saurait être en rien inférieure à la vôtre. Selon moi, votre incapacité de lire avec esprit un texte de loi, atteste de votre absence totale de sens critique, lorsque pour ceux qui pourraient en douter votre position dans ce débat n’est pas neutre et porte l’étendard de la joute partisane.

En ce sens, vous choisissez bien mal vos adversaires puisque je ne suis absolument affilié à aucun autre parti que celui de la libre expression. Au plaisir Marc, d’échanger avec vous encore sur ce très beau sujet.

@ Serge Drouginsky

Vous avez été incapable de contredire mes arguments, tout ce que vous avez été capable de faire, c’est de vous plaindre. Vous ne cessez de vous lamenter comme une victime. Si vous êtes trop susceptible pour recevoir des commentaires négatifs, abstenez-vous de tout commentaire. Je ne suis pas votre lèche-bottes comme ce personnage de la légende anglaise qui scribouille sur les blogues de l’Actualité.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à votre « beau » commentaire du : 12 novembre 2013 à 13 h 47

— Je vous cite : « Si vous êtes trop susceptible pour recevoir des commentaires négatifs, abstenez-vous de tout commentaire. » (sic)

Enfin le chat vient de sortir du sac ; quelle illusion parfaite ! — The cat was in the bag indeed ! Et personne n’en avait la moindre idée… Euh ! Le tour est quand même un peu démodé.

Et bien sûr vous voudriez me faire taire. Bin voyons don’ ! Quand on veut détruire le message…. Vous connaissez la suite !

Si vous ne disposez pas de l’honnêteté intellectuelle pour produire quelque commentaire positif et constructif, depuis que nous vous lisons. Pourquoi plutôt ne pas alors vous abstenir de commenter mes propos ou lieu de me forcer à me taire ? — Illustrant de par le fait-même ce classique : « TOUÉ’ TAIS TOUÉ » tellement si cher des tenants du nationalisme québécois !

Quoiqu’il en soit, j’ignorais que vous attendiez de moi que je vous que je contredisse votre argumentation pourtant à mes yeux, si claire comme de l’eau bénite, laquelle auspicieusement n’engage que votre être.

Vous devriez savoir pourtant pertinemment qu’un gars qui ne comprend rien à rien comme c’est mon cas — puisque c’est vous qui l’affirmiez — ne saurait à moins d’être fou à lier, en aucune façon vous contrer. Vous êtes bin trop bin smart pour ne pas ne pas comprendre ça !

Plusieurs pays en Europe sont rendus au même point que nous car la situation devient grave partout. Nous c’est pas le pays qui se déniaise C’EST LA PROVINCE!!!! Harper est trop couillon pour initier un projet semblable, mais regardez le bien aller si tout va bien, il va s’en servir, parce qu’on entend moins parler mais les autres provinces réclament également ce projet. Et quand les gens qui ne désire pas devenir laic immigreront dans ces autres provinces (c’est déjà commencé) Harper aura encore plus de pression. Lisez ce qui se passe dans le monde et vous verrez qu’on agit à temps avec cette charte et elle est essentielle.

La charte réaffirme le primat de l’exécutif gouvernemental du seul État maîtrisé par les francophones en Amérique du Nord qui consiste de ne pas laisser aux juges canadiens ou québécois sous influence de la constitution de P.Trudeau d’imposer un multiculturalisme qui cherche à faire des Québécois des -francophones-, une minorité canadienne parmi d’autres. Sans oublier que la modernisation des chartes des droits accordant préséance à l’égalité des sexes devrait prévaloir sur la liberté de religions. La liberté de conscience n’étant rien sans la raison articulée entre l’égalité et la liberté. La constitution chartiste de P.Trudeau est un archaïsme puisque le droit à l’égalité des femmes est réduit à la liberté individuelle non déterminée supplantée par la liberté de conscience et de religions.

Le projet statu quo de P.Couillard calqué sur celui des libéraux fédéraux et des néodémocrates libéraux de T.Mulclair est du même acabit. Le PLQ n’est que le parti de l’establishment fédéral et rien d’autre.

M. Gobeil, vous demandez sur quoi s’appuie le propos de M. Couillard. Sur les mêmes données sur lesquelles s’appuie le gouvernement pour justifier son projet de Charte.

Proverbe chinois : Le sage pointe la lune tandis que l’idiot regarde le doigt. Regrettablement, le PLQ auparavant porte-parole des aspirations de beaucoup plus de Québécois et qui ne parle que pour un certain pourcentage, veut que nous ne regardions que les signes religieux, source de débats, dans cette chartre qui a une portée plus large, plus rassembleuse, plus porteuse de valeurs communes quel que soit la religion.
M. Couillard beaucoup de Québécois aspirent à cette lune. Ils se souviennent du refus du PLQ de la loi 101 et plus récemment des efforts pour la mettre à jour, car l’anglais gagne du terrain, là où vous puisez vos votes.
Les valeurs ne se portent pas comme un manteau ou un chapeau. Elles sont visibles dans les gestes posés et les paroles rassembleuses dites. C’est à se demander si le PLQ représente des valeurs rassembleuses ou si ce parti ne veut prêcher que pour sa paroisse dans son temple plus vide que plein de ceux qu’auparavant étaient accrochés à leurs lèves.
Cette chartre distinguera le Québec, non parce qu’elle divise, mais parce qu’elle mène vers une plus grande inclusion des différences.
Pouvons-nous penser aux personnes qui attendent cette chartre pour avoir une raison valable de ne plus se promener avec un signe, peut-être, rarement, mais trop souvent imposé? Pouvons-nous penser aux personnes qui reçoivent des services, des soins qui sont gênés par les signes ostentatoires, mais qui n’ont pas le courage de s’exprimer? Pouvons-nous accepter que cette société plus distincte que perdue dans un multiculturalisme à la canadienne soit prête pour prendre un autre pas vers l’avant?
D’ici le vote sur cette loi, je suis certain qu’on va pointer du doigt cette partie de la chartre qui parle des signes religieux en voulant viser une défaite de celle-ci. Le PLQ en sera certainement le plus grand meneur de claque pour ceux qui souhaitent sa défaite.
Tous les Libéraux qui désirent cette chartre, vue comme rassembleuse, sont invités à se prononcer. C’est à espérer que leurs voix seront ajoutées à celles souhaitant aller de l’avant.