Avis de décès: le rêve de Pierre Trudeau

75%

Proportion de Canadiens hors-Québec qui jugent qu’il n’est « pas important » de parler personnellement l’autre langue officielle, donc le français.

Le quotidien La Presse annonce ce matin, en filigrane, (mais nous sommes là pour surligner en rouge), le décès du rêve trudeauiste d’un pays bilingue. Pendant les années 70, les Canadiens de la « génération Trudeau » trouvaient important que leurs enfants parlent les deux langues officielles. Ensuite, l’appui de principe à l’idée du bilinguisme a continué à surnager.

Mais la question posée par Angus Reid pour La Presse prend la véritable température de l’eau, en demandant aux Québécois et aux Canadiens s’il est important « pour vous personnellement » de parler à la fois le français et l’anglais.

Le chiffre qui tue est celui ci: des 75% des Canadiens hors Québec qui jugent qu’il n’est « pas important » de parler l’autre langue officielle, 41% décrètent que ce n’est « pas important du tout ». (Mes calculs pour isoler les résultats du ROC.)

Le contrepoint se trouve évidemment au Québec, ou seulement 15% trouvent « pas important » de parler les deux langues du Canada — et seulement 5 % « pas important du tout ». 84% estiment, au contraire, qu’il faut maîtriser les deux langues. (Ce qui est très dur pour notre réputation de nombrilistes repliés sur soi.)

Le décès du rêve trudeauiste est particulièrement observable dans l’ouest: 75% en Colombie-Britannique, autour de 90% en Alberta et dans les Prairies. Dans le coeur du pays, l’Ontario, c’est encore 69% et 67% dans les Maritimes.

La mort du rêve trudeauiste laisse dans le deuil une grande partie de la famille fédéraliste québécoise et les membres bilingues restants du Parti libéral du Canada. Toutes nos condoléances à la famille Trudeau et aux proches du rêve trudeauiste. Les dons doivent être acheminés à la Fondation Trudeau qui, au vu de ces résultats, en aura bien besoin.

Les commentaires sont fermés.

Il faut certainement regarder ces données au deuxième degré.

Ils n’ont plus besoin de nous traiter de nombrilistes dites-vous. en effet puisque nous sommes collectivement en voie d’assimilation. Pensez-y un peu.

Une majorité de francophones québécois, jugent plus important d’être bilingue, que de maîtriser leur propre langue. Mieux, «84% estiment, au contraire, qu’il faut maîtriser les deux langues.»

Mais qui peut prétendre maîtriser les deux langues? Maîtriser une langue ça va bien au-delà de l’utilisation utilitaire d’une langue.

Dur pour notre réputation de nombriliste ? Sans doute, mais cela révèle aussi q’une majorité de francophones québécois ne voient absolument pas la dimension politique, je veux dire le fait que le bilinguisme intégral n’est qu’une étape vers la Louisianisation, c’est-à-dire la disparition effective de ce par quoi les Québécois se distinguent.

En fait cela annonce, d’une manière soft mais bien réelle, l’Irlandisation du Québec, ou la langue nationale n’est aujourd’hui maîtrisée que par unem,inorité de la population, et où son usage est devenu purement folklorique.

Et si en plus il fallait que des gens comme Rozon accèdent à la mairie de Montréal, vous feriez bien de tenir vos tuques les amis.

Pour en revenir aux anglo canadiens on peut dire conséquemment qu’ils n’ont même pas besoin d’avoir envie de parler «l’autre langue», puisque les québécois se précipitent à pas accéléré dans leur lit.

J’en conclus Jean-François, que comme d’habitude votre analyse est aux couleurs du jovialisme.

Le faux rêve trudeauiste d’un Canada bilingue était en fait un deuxième rapport Durham revu, recorrigé et adapté au Canada moderne… Bilinguisme ou assimilation déguisée? Telle est la question.

Et c’est sans compter que parmi ces Canadiens hors Québec, il y a 1 million de francophones, pour lesquels on peut supposer qu’ils ont surtout répondu qu’il était important de parler l’autre langue. Alors si on isole les résultats des anglophones du reste du Canada, ces pourcentages seraient encore plus marqués en défaveur du bilinguisme.

Ce que certains appellent le ‘rêve de Trudeau’ tient plutôt de leurs hallucinations.

Le but de la Loi sur les langues officielles n’est pas de faire des Canadiens des individus bilingues mais plutôt de s’assurer que le gouvernement et les citoyens peuvent communiquer ensemble dans la langue officielle que choisit le citoyen.

Loin de vouloir rendre les individus bilingues, la loi cherchait précisémmentle contraire, c’est à dire s’assurer que le citoyen n’ait pas à apprendre l’autre langue officielle pour communiquer avec le gouvernement. J’ai toujours communiqué avec le gouvernement canadien en français, quand je vivais en Alberta, ici en Ontario et au Québec, sans problème. Certains me diront que ce ne sont pas tous les employés des bureaux de postes au pays qui parlent les deux langues, ce qui est vrai, mais si je leur demande un fascicule ou un formulaire, ils sont toujours disponibles en français.

Ajoutez le multiculturalisme qu’on enterre partout en Europe et que 66% des Québécois rejettent, pis vous vous demandez pourquoi ils en ont fait The greatest Canadian of the Century?

Aors pourquoi faudrait-il être bilingue pour travailler à Montréal ?

Le PQ doit refaire une nouvelle mouture de la loi 101.

Et seule l’indépendance pure et simple corrigera cette injustice.

Parfaitement normal que 84% des Québécois estiment qu’il faut parler les deux langues. La majeure partie des Québécois est bilingue et la presque totalité peut se débrouiller dans un milieu anglophone.

Le bilinguisme à PET n’a jamais été plus qu’un rêve malgré ce qu’en disent les fédéralistes.

Le bilinguisme, hors Québec, est une farce pour endormir ce qui reste des Québécois trompés encore amants du Canada.

Sur 26 millions de personnes hors Québec il y en a moins d’un million qui disent avoir le français comme langue maternelle.

De ce million, une bonne partie ne l’utilisent plus ou presque pas.

De ce million, personne ou presque ne travaille en français.

Autrement dit il y avait 4% de francophones au Canada et probablement que c’est un peu plus de 2% aujourd’hui avec un accent anglophone prononcé.

En fait si ma mémoire est bonne, le pourcentage de francophone aux États Unis d’Amérique est de 5% ce qui est plus élevé que dans le Rest Of Canada.

Ce n’est pas parce que le ROC ne trouve pas important le fait de parler l’autre langue officielle qu’il faut faire une nouvelle mouture de la loi 101; nous prouverions notre nombrilisme. Non.

C’est plutôt pour pouvoir mieux intégrer les immigrants à notre vrai pays, le Québec! Nuance…

Il ne faut pas négliger le fait que la langue de prestige est actuellement l’anglais. C’est la raison pour laquelle il nous faut une Loi 101 qui retrouve son mordant afin d’assurer que le français soit la langue commune au Québec. Sans quoi, il en va de notre assimilation à la vitesse grand V.

Posséder à fond sa langue maternelle (le français,pour nous), c’est comme posséder son pays: une base solide, un but que chacun de nous devrait viser.

« Certains me diront que ce ne sont pas tous les employés des bureaux de postes au pays qui parlent les deux langues, ce qui est vrai, mais si je leur demande un fascicule ou un formulaire, ils sont toujours disponibles en français. » (Loraine King)

Bien oui les formulaires. Quand il y en a.

C’est justement ça, le bilinguisme des formulaires ou quelques mots incompréhensibles de la part des fonctionnaires dont plusieurs ne connaissent même pas un mot d’une deuxième langue. Une farce d’Ottawa.

Le bilinguisme n’existe pas dans le ROC, c’est un canular de PET et des libéraux pour amadouer les Québécois.

C’est quand même surtout au Québec qu’on arrive à faire des produits culturels que nous avons envie de consommer: 1- au Québec (cf: toute notre télé et pas mal de cinéma) 2- parfois (même si ce n’est pas encore toujours évident) dans le reste du Canada (cf: Bon Cop, Bad Cop; Incendies) 3- Ailleurs dans le monde (cf: Arcade Fire, Incendies, les films de Denys Arcand…+ « the usual suspects », à savoir Céline Dion, Le Cirque du Soleil, Robert Lepage…)

Pourquoi ne commencerait-on pas à se dire qu’on est pê super-bien placés pour contribuer à – et tirer parti de – la réalité canadienne a 21ième siècle ?

voir ici:

http://marieclaudeducas.infopresse.com/2011/02/14/arcade-fire-le-bilinguisme-montreal-et-la-fierte-de-notre-heritage-bordelique/

et ici, en rebondissant sur le film Funkytown (que j’ai bien aimé, moi…):
http://marieclaudeducas.infopresse.com/2011/02/02/le-grand-coming-out-de-funkytown-eh-bien-oui-montreal-est-bilingue/

Merci, Mme King, de remettre les choses à leur place et dans leur contexte. Merci, en somme, de remplacer les »hallucinations » par la réalité; de remplacer l’homme de paille par le vrai homme.

Dans le soi-disant New Brunswick bilingue, seulement 16% des Anglophones étaient bilingues…Mieux encore: 10% des Francophones étaient assimilés. Elle est tenace cette pub d’un New Brunswick, soi-disant bilingue. La seule province où le bilinguisme est une réalité de tous les jours:le Québec « ostracisant » sa minorité anglophone :)))))

Taux de bilinguisme chez les Anglophones,hors Québec, au recensement 2006:

Newfoundland 4,3%; IPE 9,2%; NE 7,1%; New Brunswick 16%;; Ontario 8,4%
Manitoba 6,5%; Sask. 3,7%; Alberta 5,4%; BC 6,6%; Yukon 8,0%; TNO 7,7%, Nunavut 7,9%

http://www12.statcan.ca/census-recensement/2006/as-sa/97-555/figures/c4-fra.cfm

http://www12.statcan.ca/census-recensement/2006/as-sa/97-555/p13-fra.cfm

Le bilinguisme au Canada = 40 ans de désillusion.

Ces chiffres ne m’étonnent nullement. Il suffit d’avoir voyagé ou vécu à travers notre « plus meilleur pays du monde » pour s’en rendre compte.

Plus ça va changer, plus ça va être pareil!!!

Le RoC n’en a rien à cirer de la langue française. Comme ils disent si bien: it’s just like a pain in a neck. C’est une épine dans le pied qu’ils voudraient bien leurs voir retirer.

Bien d’accord avec vous Gilles de NDH, penser maîtriser les deux langues, c’est un pas de plus vers l’assimilation, et à moins d’être éduquer de façon égale et strict dans les deux langues, il est illusoire de penser maîtriser les deux.

Personnellement, je maîtrise très bien la langue française, j’ai une excellente connaissance de la langue anglaise et je baragouine l’allemand et l’espagnol.

Apprendre d’autres langues est un atout et on voit que contrairement aux canadiens-anglais, les québécois sont véritablement ouverts à l’idée (Loi 101 ou pas). Mais avant tout, l’État se doit faire en sorte que le système d’éducation soit en mesure d’enseigner la langue française afin que ses citoyens soient capable de la maîtriser. Ce qui n’est nullement le cas avec les taux d’échecs aux examens de français par les futurs enseignants dans les université et la qualité de la langue écrite à la sortie du secondaire.

Médiocrité et nivellement pas le bas oblige, il n’y a que dans le sport que l’excellence soit motivée.

On fait vraiment pitié…

Comme on sait, qu’il n’y a aucun avantage réel à parler français pour la majorité des gens hors Québec. Ce n’est pas « important » pour le commun des mortels.

Yves Boisvert Cyberpresse 14 février 2011

La loi sur les langues officielles de Trudeau avait pour objectif d’apaiser l’insécurité linguistique des francophones au Canada et stimuler le sentiment d’appartenance des Québécois à ce pays. Par la bande, on allait avec le temps angliciser tout ce qu’il y a de francophone hors Québec, la langue de travail étant inévitablement l’anglais. Aujourd’hui, on commence à remettre en question cette loi au Canada et certains se questionnent sur la pertinence de la loi 101 au Québec! Le plan est en place. Le voyez-vous?

Ce qui me semble ambigu dans tous ces «résultats», c’est la signification du concept de MULTICULTURALISME.

Je pense que si on prend le terme dans un sens plutôt descriptif, tous vont admettre qu’il y a, au Québec et à Montréal, des personnes venues de divers AILLEURS géographiques, historiques et culturels.

Mais si le concept de multiculturalisme désigne le Canada (et le Québec) organisé selon une logique «trudeauiste» ou britannique, alors là il ne s’agit plus de la même réalité. La mosaïque dont rêvait Trudeau est un crime culturel et sociologique. La cohabitation des cultures sans un effort minimal d’intégration et de convergence est une horreur sans nom.

Personnellement je suis ravi de vivre dans un pays d’immigration mais il n’est pas question pour moi d’accepter la route trudeauiste ou britannique. Cette route est celle du suicide!

JSB, sociologue

@ Loraine King
Vous recevez vos fascicules et formulaires en français en Alberta, en Ontario et au Kwibek dites-vous ? Félicitations pour votre beau programme !!! Que le gouvernement du ROC soit reconnaissant des $50 milliards qu’il prélève en taxes et impôts bon an mal an de sa colonie, cela m’émeut terriblement. Arrêtez, la cour est pleine…

En bon fédéraliste, André Pratte avec ses lunettes rose trouvera bien une réponse appropriée à votre mise en valeur de cette nouvelle.

Les services bilingues dans les bureaux fédéraux hors-Québec se résument à ceci: un formulaire (s’il y en a) ou on vous met en attente.

Et ça peut durer longtemps-longtemps.

Personnellement, je trouve un peu cocasse l’assertion selon laquelle tous les Québécois parlent anglais ou peuvent se débrouiller dans un milieu anglophone. C’est peut-être le cas dans la région de Montréal, d’où je suis originaire, mais on est loin du compte dès qu’on s’en éloigne. Je poursuis mes études universitaires à Québec depuis 4 ans et je peux vous assurer que la capacité à parler un anglais que je qualifierais à peine de « fonctionnel » est chose rare, même chez les jeunes. On observe plutôt le phénomène inverse: ce sont les anglophones de Québec qui se tournent vers l’apprentissage de la deuxième langue officielle.

Je doute fortement que, pour les Québécois évoluant dans des milieux majoritairement francophones, l’apprentissage de l’anglais apparaisse comme une « nécessité ». En cela, les chiffres émanant du RoC ne me surprennent pas. C’est plutôt l’inverse qui m’étonne, soit les chiffres issus du Québec, puisqu’il semble y avoir une forte dichotomie entre ces chiffres et ce qui s’observe sur le terrain à force de sillonner le Québec du Nord au Sud et d’Est en Ouest!

Je suis loin d’être une fan de PET ou de ses politiques, et mon propos actuel ne cherche même pas à nier ou confirmer l’utilité du programme précédemment expliqué. Mon commentaire se veut plutôt une réaction à ce que certains ont publié sur ce fil de commentaire. Donc, voici l’essentiel de mon propos: la linguiste que je suis commence à en avoir marre de cette insécurité linguistique qui caractérise la population francophone québécoise. Il serait temps qu’on cesse d’écouter les quidams qui martèlent à coeur de jour que le français au Québec n’est plus ce qu’il était, qu’il est bourré d’anglicismes ou encore qu’il se détériore. Au contraire. Elle se complexifie, elle s’enrichit de néologismes qui sont par la suite adoptés outre-mer, etc.

Je finirais en ajoutant que, en toute honnêteté, je me fiche bien de la langue que parle M. Alberta dans son salon ou même encore s’il prend le temps d’apprendre le français. Sérieusement. Et je ne m’inquiète pas outre mesure du sort du français dans nos salons. Comme tous les commentaires le prouvent ici, la population francophone que nous formons est déjà si sensible à la question de la langue que c’en est presque une garantie de longévité.

Nous l’aimons notre langue, avec force, avec fierté. Et c’est, pardonnez mon romantisme, tout ce qu’il faut pour qu’elle reste vivante.

Bonne Saint-Valentin! 🙂

Je comprends difficilement les réactions exprimées ici, mais sais quelles reflètent bien une vision assez généralisée de cette situation.

Ces chiffres ne font que montrer une évidence: vivant dans un ilôt anglophone, les Québécois sentent le besoin de parler anglais, alors que les anglophones ne sentent pas la nécessité de parler français. Est-ce vraiment surprenant?

Je fais partie de ceux qui croient que le bilinguisme au Québec est une manière de renforcer notre province. Pas un bilinguisme au dépend du français: un vrai bilinguisme où les deux langues sont maitrisées parfaitement, apprises dès un jeune âge et dont l’importance est mise de l’avant.

Beaucoup se plaignent des anglophones au Québec, mais souvent leur niveau d’apprentissage du français est de très loin supérieur au niveau en anglais des Québécois. Un Québécois bilingue reste un Québécois, mais qui s’offre des outils pour faire briller le Québec sur la scène mondiale. C’est de ça que la province a besoin, pas de rester enfermer dans nos petits idéaux dépassés! Si on veut faire de la province un pays, il faut qu’on montre notre capacité de s’ouvrir sur le monde et de s’y adapter.

On a eu un bel exemple avec Arcade Fire, hier, qui a su parler de Montreal sur l’une des plus grandes plateformes.

« Il ne faut pas négliger le fait que la langue de prestige est actuellement l’anglais. »

Très bonne observation de Mme Diane Leclerc.

Il faut aussi prendre en compte que la mode et les tendances changent, souvent très rapidement.

J’aimerais ajouter suite à l’analyse des tableaux joints ci-dessus qu’il semble devenir impossible de généraliser le Canada dans ce fameux ROC. Les statistiques montrent clairement une grande distinction entre les Prairies et les autres provinces hors-Québec. Qu’est-ce qui explique une si grande différence?

Trudeau n’a pas connu l’échec avec le bilinguisme.

C’est une réussite totale dans le ROC.

Si vous comprenez, bien entendu.

Je ne crois pas que Trudeau ait jamais été assez stupide pour croire qu’il pouvait rendre ce pays bilingue.

Sa politique ressemblait plus à une affaire de marketing. La Loi 101 se plaçait dans le chemin de l’assimilation des Québécois et le fait de prétendre au bilinguisme dans le ROC tablait sur la mentalité de colonisés des Québécois qui ont toujours peur de trop s’affirmer et détestent mal paraître, même lorsqu’ils ont parfaitement raison. Cette fois, cela n’a pas marché et c’est la Cour de Pise qui a dû se charger de faire la job sale, consistant à émasculer autant que possible ladite loi 101.

Le bilinguisme n’a jamais existé que pour une infime minorité d’anglophones et il était pratiqué par la minorité francophone et l’immigration venue de pays francophones. C’était toutefois une bonne aubaine pour les fonctionnaires, car cette politique s’incarnait, d’abord et avant tout, dans la fonction publique. Un fonctionnaire anglophone qui baragouinait trois mots de français devenait, pour les besoins de la cause, un fonctionnaire bilingue et touchait sa prime au bilinguisme. Je me souviens que, lors de mon séjour en CB, la seule fonctionnaire bilingue au bureau de l’AC, était une francophone, les autres regardaient comme un extraterrestre la personne qui s’adressait à eux en français et s’empressaient d’aller chercher la frenchie de service.

Ce qui est intéressant et qui traduit l’habileté et la rouerie de Trudeau, c’est l’entreprise parallèle qui consistait à faire avaler aux Québécois que le ROC était bilingue, parce qu’on y dispensait parfois des services en français.

Il ne faut pas perdre de vue que Trudeau était un centralisateur convaincu. Il concevait le Canada comme un pays from coast to coast et son époque a connu un durcissement au niveau de l’interprétation des pouvoirs provinciaux reconnus par la constitution, avec un Bora Laskin par exemple.

Pour Trudeau, les besoins différents des Québécois, leur désir de s’identifier et de vivre en français n’étaient que des prétentions sans fondement. Ce n’est pas qu’il détestait les Québécois, c’est qu’il ne comprenait pas qu’on puisse être Québécois, avant d’être Canadien. Dans la vision de Trudeau, les provinces n’étaient pas autre chose que ce que sont les départements pour le gouvernement français.

Dans un tel contexte, il était évident qu’il fallait gommer le plus possible les différences et la meilleure façon de le faire, consistait à prétendre qu’elles n’existaient pas, de là le ROC bilingue et que toutes les cultures étaient égales au Canada, de là le multiculturalisme, dont l’intention était de promouvoir les diverses cultures existant au pays, et qui s’y intégraient, c’est-à-dire s’intégraient à celle de la majorité anglophone. Alors pourquoi le Québec prétendrait-il à autre chose, comme un statut particulier ? Voyons, le Canada protège ses minorités culturelles, les Québécois devraient le comprendre. Et voilà le travail. Faites comme les autres, vous aurez droit à des festivals subventionnés et vous serez enfin comme les autres.

Toute cette politique de bilinguisme ne visait donc qu’à tenter de faire semblant, il fallait un ROC prétendument soucieux du français et de sa pérennité (alors qu’il ne l’a jamais été une seule seconde), un ROC qui comprenait les Québécois, sans toutefois leur accorder de statut particulier, parce qu’il n’en avait nul besoin, le bon Canada se portait « garant » de sa protection, comme il le faisait pour toutes ses minorités culturelles. Comme le Web n’existait pas à l’époque, il était plus facile de bourrer le monde. Les fédéralistes québécois se sont chargés de faire la promotion de ce qui n’était finalement qu’un mythe urbain. Nous savons aujourd’hui ce qui a toujours été vrai, le ROC se fiche du français comme d’une guigne.

Quant à ceux qui tentent aujourd’hui, le ballon de baudruche étant crevé, de réduire la politique de bilinguisme de Trudeau à des fascicules en français, admettons qu’il y a comme des maudites limites à affirmer n’importe quoi. On va même plus loin et la politique de Trudeau est maintenant interprétée comme une entreprise de non-bilinguisme, il faut le faire. La mauvaise foi ne connaît aucune limite chez les fédéralistes et tous les arguments sont bons pour tenter de justifier a posteriori des politiques qui n’avaient absolument rien que d’intentionnel.

Revue Franc-Contact du CVFA(Conseil de Vie française en Amérique) dans le no 4 du volume 5 (décembre 1997), page 3…par Ernest Paquette qui
a vécu très longtemps dans l’Ouest:

« Pourtant l’histoire démontrera que l’enjeu fondamental, tel qu’exprimé dans le mandat de la Commission royale d’enquête Laurendeau-Dunton
sur le bilinguisme et le biculturalisme, se lisait ainsi:«recommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se
développe d’après le principe de l’égalité entre les deux peuples fondateurs».

On se rappellera que les recommandations de la Commission Laurendeau-Dunton auront été à peu près ignorées par un gouvernement
pourtant dominé par des Québécois francophones. Obnubilés par des préjugés anti-nationalistes, ces derniers ont condamné la notion de
peuples fondateurs, inventé le multiculturalisme et le bilinguisme, comme si un pays pouvait se morceler à la fois en enclaves culturelleset véhiculer deux langues sans en préciser les bases communautaires.

Ignorant la notion de communauté qui était fondamentale dans un processus de développement des agglomérations francophones, on s’est
contenté d’une loi des langues officielles accompagnée d’une notion de services dans la langue minoritaire par les institutions relevant du fédéral.

Près de trente ans plus tard, très peu de francophones hors Québec ont encore du temps à perdre à réclamer des services en français quand ils se présentent dans un bureau local des services fédéraux ou frontaliers ailleurs qu’au Québec et dans la péninsule acadienne du
Nouveau-Brunswick… »…

Nous avons plusieurs batailles à livrer. Territoires, langue, taxes, sabotage de nos institutions mais avant tout une guerre sur notre conscience par la fabrication de nos comportement par les effets des propagandes et armes psychologiques. Sans oublier et non la moindre de vaincre la bataille contre les opérations d’épandages d’aérosols sur nos têtes. La bonne nouvelle est que le même ennemi est en cause sauf que nous avons de la misère à l’identifier ! C’est pourtant bien simple mais nous ne voulons pas tous voir. L’identification se fera en plusieurs étapes, il faut d’abord concevoir que pour le moment nous sommes notre propre ennemi car nous restons aveuglés par je ne sais quel effet psychologique !

Je vous renvoie maintenant à Marc Labelle, un ex Franco-Ontarien:
http://www.imperatiffrancais/archives/colonial2.html

« Le mandat et les travaux de la Commission BB(Laurendeau Dunton) sont pervertis par son successeur Pierre Trudeau — nouveau
colonisé-colonisateur –, qui remplace le biculturalisme par le multiculturalisme et sabote par le fait même la reconnaissance de la
nation franco-canadienne ou québécoise. Le gouvernement fédéral est artificiellement consacré « arbitre d’une mosaïque de cultures » et « sauveur des minorités linguistiques ». La recommandation de la Commission BB d’intégrer les immigrants à chacune des deux nations
écartée, la continuation de l’absorption systématique des immigrants par la nation anglo-canadienne au détriment de la nation franco-canadienne se poursuit allègrement. La communauté française hors Québec en subit
immédiatement la conséquence, puisqu’elle se voit contestée sa participation au statut de peuple fondateur par les immigrants, ce qui
facilite le refus des provinces anglaises d’assumer leurs responsabilités civiques vis-à-vis leurs minorités françaises.
Le dogme de l’égalité des provinces propagé par Trudeau ravale le Québec à une simple entité administrative et l’oblige à lutter seul contre
neuf entités anglaises dont chacune lui est égale et contre une entité anglaise supérieure.

La Loi sur les langues officielles, adoptée par le gouvernement Trudeau en 1969, prétend régler définitivement la revendication classique des
Canadiens français quant au respect de leur langue….. La Loi sur les langues officielles, dont un des objectifs prétendus fut
d’arrêter le mouvement de disparition des Français hors Québec, s’est avérée lamentablement inefficace. En revanche, elle procure une
façade bilingue au gouvernement fédéral qui le fait apparaître comme le sauveur
des communautés françaises hors Québec, lui qui a fait la guerre avec son armée et sa police montée aux Métis et « légalement » assassiné
leur chef Louis Riel à la fin du dernier siècle afin de faire place nette à l’occupation anglo-saxonne de l’Ouest canadien. »

Il est toujours plus facile de démolir que de construire, plus facile de chialer que d’imaginer que la réalité est drôlement plus complexe qu’il n’y parait!
Le Québec est le foyer de la langue française et ailleurs l’anglais est prédominant partout! So what? Qu’est ce que la souveraineté du Québec y changera? Nous continuerons de parler français et la majorité du reste du Canada parlera anglais. Mais pensez-y Monsieur Lisée, après la souveraineté, vous ne pourrez plus chialer contre eux et être la victime innocente de leur complot!!! Vers qui vous tournez-vous ensuite pour la piètre langue parlé au Québec? Sans doute les méchants anglophones demeurés au Québec et les immigrants? Comme Parizeau et le vote ethnique? vous étiez son conseiller à ce moment-là si j’ai bonne mémoire? Une chance que la jeunesse du Québec est ailleurs, elle va vers les autres et elle n’a pas peur et elle n’est plus victime! Il faut parler en anglais ailleurs qu’au Québec c’est une réalité. Et alors? c’est quoi le problème? Notre jeunesse n’y voit pas de problème, elle y voit une source de nouveauté et d’échange. Elle a décidé que c’est elle qui écrirait son avenir et qu’elle en serait une fois pour toute responsable. Elle n’a pas peur des anglophones car elle a sur eux l’avantage de parler deux langues!

J’ai déjà écrit à La Presse, il y a belle lurette, que de deux choses l’une: ou P.E. Trudeau n’avait pas l’intelligence que d’aucuns lui prête, ou l’opportunisme le faisait mentir sans aucune gène.

N’est-ce pas René Lévesque qui aurait dit des francophones hors-Québec qu’ils étaient des « dead ducks » pour la francophonie? La formule n’était peut-être pas élégante, mais elle avait le mérite d’exprimer une vérité.

Avant le « mensonge trudeauiste » le bilinguisme était un mot peu connu au Canada. Dans les années 40, mon père nous disait que nous devions parler l’anglais si nous voulions avoir un bon emploi. Quoi de plus normal dans une colonie anglaise. Mais, René Lévesque est allé convaincre plusieurs d’entre nous que nous étions un peuple…

Quant au multiculturalisme, c’est une traduction sournoise de la culture américaine du melting pot.

Salutations cordiales

Il y a bien longtemps qu’il est mort, ce mythe de bilinguisme officiel. Vous n’avez qu’à relire 40 ans de rapports des commissaires aux langues offcielles qui se sont succédés au fil des ans dans la capitale canadienne.

Il y a sans doute eu des efforts sincères, mais la tendance lourde ne va pas dans le sens de ce que PET faisait miroiter aux Québécois, dans les années 70.

Mme King peut bien trouver des formulaires d’impôt et des demandes de passeport dans son bureau de poste de l’Ontario, mais elle doit demander un timbre en anglais. Ben c’est ça le bilinguisme au Canada, c’est bilingue dans les services fédéraux du Québec, au Nouveau-Brunswick (quoique…) et à Ottawa et en anglais ailleurs.

Le bilinguisme n’est donc pas un argument en faveur du fédéralisme canadien; il est plutôt une illustration du mépris de la majorité à l’égard des francophones.

M. Lisée,
Que pensiez-vous que la menace mille fois répétée d’une séparation éventuelle du Québec, et la détestation toujours entretenue des anglophones et du chiffon rouge allaient créer comme réaction chez des gens normaux…?

Dites…quelqu’un a les stats de la situation du Français dans le ROC avant l’ère Trudeau – VS – aujourd’hui?

« Bouched :Mon mari, un Irlandais anglophone, a toujours demandé un timbre en français lorsque nous vivions au Québec. Qu’y trouvez-vous de mal? Dans ma vie quotidienne je parle anglais dans les magasins, aved le chauffeur d’autobus, etc., mais je communique avec mes gouvernements provincial ontarien et fédéral en français, uniquement et toujours. Je n’aurais pu écrire ceci il y a trente ans. C’est un fait, que cela corresponde à votre vision ou non.

De toute évidence, la partie n’est pas encore jouée. Admettons que nous sommes au quatrième quart.

La prochaine fois que nous prendrons le ballon, faudra pas l’échapper…

Nous devons prendre conscience que les salauds qui tirent les ficelles sont capables de tout!

Vive le Québec libre! Vive la francophonie d’Amérique!

On a toujours chercher à banaliser le Québec. Le Québec veut un droit de véto, tout le monde aura un droit de véto.

On a jamais voulu faire une reconnaissance formelle du caractère spécifique du Québec.
Harper a ajouté l’injure suprême: le Québec forme une nation. Une nation comme les autochtones!

Quel mépris pour l’autre peuple fondateur.

C’est Bourassa qui n’a pas fait son travail avec la loi 150: obligation de résultat. Je m’en souviendrai toujours de celle là.

Bonjour,
Encore une belle preuve d’hypocrisie de nos nationalistes québécois ! Étant un fier libéral qui vote ainsi à Ottawa depuis 1968, ayant suivi tout le parcours de cet incomparable Monsieur Pierre Elliot Trudeau dans Cité Libre où il hachait menu et réduisait en bouillie tout le pseudo argumentaire des nationalistes québécois jusque dans le milieu des années 1990, Monsieur Pierre Elliot Trudeau voulait un Canada bilingue dans ses institutions afin que chaque québécois puisse se faire servir et répondre en français dans tout le Canada au niveau institutionnel Canadien. Non pas que chaque Canadien doive être bilingue, tout de même ! Le Canada est officiellement bilingue dans toutes ses institutions d’Un Océan à l’Autre et n’a surtout pas de remontrances à subir de nos nationalistes québécois car si ceux ci ne grognent pas sur cet alibi, ils grogneront sur d’autres choses bien évidemment….
Finalement, qu’arriverait t’il si dans l’Assemblée Législative du Québec, celle que par anticipation et frustration nos nationalistes ont nommé Assemblée Nationale en mettant la charrue devant les boeufs en jouant au pays inexistant, et oui, qu’arriverait t’il si des députés anglophones du parti libéral parlaient constamment en anglais lors des débats ? Poser la question, c’est d’y répondre ! Dans ce Québec unilingue à l’os, dans ce Québec où des lois qui seraient qualifiées d’extrême-droite ailleurs qu’ici, on impose une langue par une loi et des mesures coercitives aux citoyens qui sont considérés de second niveau en les obligeant à se soumettre aux diktats de sa Majesté la Langue Française qui est bafouée par le joual du pays, et bien, ici, on ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis en voulant exiger le bilinguisme intégral du reste du Canada tout en se gargarisant de son unilinguisme par la Loi 101 ! Faut le faire car heureusement qu’ici, le ridicule ne tue pas….. Au plaisir, John Bull.

Étrange tout de même que 84% de québécois (toutes origine confondues?), trouvent important de parler les deux langues.

Mais, dans la réalité pour combien de francophones l’anglais est-il d’une quelconque utilité dans la vie quotidienne? Très peu quand on y pense. Ce qui est tout à fait le cas dans tous les pays.

La vie quotidienne se passe dans une seule langue pour la très vaste majorité. Bien sûr quand on en sort, de la vie quotidienne, en voyage par exemple, la connaissance, même rudimentaire, d’une autre langue est commode.

Quand on fait du commerce international aussi, c’est évident, mais cela n’est le fait que de très peu de gens.

On nous bassine avec cette question du bilinguisme pour en fait nous signifier que le français, après tout, n’est qu’une sorte de handicap, une frontière artificielle avec le vrai monde, qu’on est des inférieurs quand on est unilingue.

Cette idée est très bien ancrée chez nous.

@ CB # 23

40% des Québécois sont bilingues et 20% d’autres se débrouillent en anglais.

Nommez-nous les pays qui font mieux.

Madame Hart devrait appuyer ses dires sur des citations – alors sortez-nous une citation de Trudeau voulant que la loi sur les langues officielle ait comme but de forcer les citoyens canadiens à parler deux langues. Sinon, je devrai conclure que vous ne raisonnez pas, vous méprisez l’opinion des autres sans fondement.

Les fascicules en français ne nous informent pas que nous sommes beaux, plaisants et gentils. Nous avons en Ontario des programmes que nous n’avions tout simplement pas avant la Loi canadienne sur les langues officielles. Je ne peux ignorer les faits. La Loi ontarienne sur les services en français de 1986 – n’existait tout simplement pas avant 1986. C’est plus que recevoir des fascicules. J’inclus le texte de loi, bien que je doute que cela vous intéresse :

http://www.e-laws.gov.on.ca/html/statutes/french/elaws_statutes_90f32_f.htm

J’aimerais bien vous faire plaisir et vous écrire que mon gouvernement ontarien refuse de me servir en français et qu’il me torture en m’enlevant les ongles d’orteils en m’injuriant en anglais. Ce n’est tout simplement pas le cas. Le statut du français en Ontario s’est grandement amélioré par rapport à ce qu’il était au début des années soixante.

Il ne faudrait pas dire « Les Canadiens pensent que… » ou « Les Québécois pensent que… » et surtout pas « Les résidents du Manitoba pensent que… » (étant donné le nombre). Il s’agit d’un échantillon de volontaires, rien d’autre et toujours le même échantillon d’ailleurs. Bref, peut-être que ca reflète la population,… peut-être pas. On ne le sait pas.
Par ailleurs, il est très évident qu’en Amérique du Nord, il est plus important/utile pour un non Anglophone de connaître l’anglais que pour un Anglophone (même gentil Canadien) de connaître le français. Ca coule de source…
Au plaisir

@François 1 – On vous sortira certainement des stats sur la diminution en pourcentage du nombre de francophones par rapport aux anglophoned Canadiens. Mais puisque la Loi sur les langues officielles avait comme but de forcer le gouvernement fédéral à offrir des services aux citoyens dans la langue officielle choisie par le citoyen et de mettre fin à la discrimination dans l’emploi dans la fonction publique fédérale, ce sont sur ces prémices que l’on doit juger de sa valeur.

Ainsi, selon l’article de Wiki :

« À cette époque (1963), seulement 9% des emplois de la fonction publique fédérale étaient occupés par des francophones.4, bien qu’ils formaient un quart de la population. Cette proportion de postes désignés bilingues est passée à 14% de tous les postes en 1978 et à 25% en 2004.5


L’appui de la population au bilinguisme au Canada a fortement progressé entre 1963 et la fin des années 1970. Dans un sondage mené en 1965, seulement 17% des Canadiens de l’extérieur du Québec favorisaient le financement d’écoles françaises. Cette proportion passait à 77% en 1977, en réponse, il est vrai, à une question légèrement différente (« Appui aux provinces offrant des services d’enseignement en français quand cela est possible »)

Certains préfèrent ignorer ces faits, et les changements aux lois provinciales qui s’ensuivirent.

Je vous invite à la lire la Loi et si vous trouvez l’article stipulant cette loi aurait comme objectif de faire des Canadiens des personnes bilingues, laissez-le moi savoir. Je viens moi-même de lire le texte de loi et je n’ai pas trouvé de tel article. Je ne suis pas Québécoise comme Linda Hart ou Jean-Pierre Gascon ; de ce fait je dois donc accepter que l’on me traite en imbécile que l’on se complaît à injurier.

http://lois.justice.gc.ca/fra/O-3.01/TexteComplet.html

Non mais qu’est-ce qu’on s’en fout du bilinguisme dans le Canada!Quand je traverse de Gatineau à Ottawa je ne m’attends nullement à ce qu’on me serve en français. Mais chez moi, de mon côté de la rivière,je tiens à l’affichage dans ma langue,aux services dans ma langue, à somme toute une vie quotidienne dans ma langue, celle de mon pays le Québec! Je baragouine l’anglais et c’est suffisant outre frontière. Que les canadiens baragouinent le français quand ils viennent nous visiter ne me dérange pas non plus. Le Canada est un pays anglophone et le Québec est un pays francophone. Y a-t-il un problème avec ça? Nous n’avons d’ailleurs jamais signé leur constitution. C’est pas un bail qu’on veut mais un acte de propriété. Que des canadiens ne comprennent pas ça peut s’expliquer…Mais je ne comprendrai jamais que des québécois refusent l’indépendance.

Il est à se demander quelles étaient les convictions réelles de Pierre Trudeau.

Je veux dire, quelle était la part de conviction réelle de Trudeau dans l’hypothèse du multiculturalisme, et quelle fut la part de volonté de sabotage du nationalisme québécois.

Il était assez intelligent pour voir la différence de nature, entre le nationalisme de Duplessis et celui de Lévesque et d’André D’Allemagne.

Était-ce vraiment un rêve ou un pur sabotage de semi-colonisé. Quelle était la part de l’un et de l’autre.

MAIS, dans la réalité de l’application, le ROC est anglais, et le Québec…de moins en moins français, comme nous le démontre les études statistiques de Charles Castonguay et Marc Termote ( entre autres).

( Monsieur Lisée, seriez-vous « John Bull » par hasard?).

Raphaël Erkoréka,
Débardeur,
Port de Montréal.

En passant, plusieurs ici, et peut-être Monsieur Lisée, mélangent Pierre Trudeau et Brian Mulroney.

En 1988, le gouvernement Mulroney adopte une nouvelle Loi sur les langues officielles. « Elle reprend, en les précisant, les obligations de la Charte (1982) en matière d’utilisation des deux langues dans les services gouvernementaux et au sein des institutions fédérales. Ses trois objectifs principaux sont :

assurer le respect du français et de l’anglais à titre de langues officielles du Canada, leur égalité de statut et l’égalité de droits et privilèges quant à leur usage dans les institutions fédérales;
favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones et appuyer leur développement;
promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne. »

Ceci n’est pas le bilinguisme ‘à la Trudeau’ mais le bilinguisme ‘à la Mulroney’. Trudeau ne prévoyait aucunement la promotion et l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne.

http://www.pch.gc.ca/pgm/lo-ol/bllng/hist-fra.cfm

De même pour le multiculturalisme qu’au Québec on dit être ‘à la Trudeau ». Trudeau avait reconnu dans la Constitution l’importance de maintenir et de valoriser le patrimoine multiculturel des Canada. Mais c’est le gouvernement de Brian Mulroney qui en 1985 a fait adopter la première Loi sur le multiculturalisme.

http://laws.justice.gc.ca/fra/C-18.7/TexteComplet.html

Rendons à César ce qui revient à Cécar : on devrait parler de multiculturalisme à la Mulroney, pas à la Trudeau, et de bilinguisme à la Mulroney.

Oui et il y a pas si longtemps certains décrivaient la société québécoise comme tribale
fermée et repliée sur elle-même et qu’elle devrait s’ouvrir sur le monde,je me demande laquelle des deux nations du Canada est fermés sur elle-même.

Bonjour,
Oublions Montréal et sortons un peu dans le Québec des régions, dans ce Québec profond excepté toute la périphérie montréalaise et sa banlieue…. Essayez d’aller jaser en anglais ou bien demander quelques renseignements à un nationaliste québécois qui a peur pour sa culture avec le drapeau fleurdelisé planté juste à côté de la grange et vous aurez votre réponse pour ceux qui pensent que les québécois parlent les deux langues officielles du Canada et vous les nationalistes québécois, vous constaterez que vous allez vous ennuyez de la rue Sainte Catherine ! Au plaisir, John Bull.

@ Loraine King

« Trudeau avait reconnu dans la Constitution l’importance de maintenir et de valoriser le patrimoine multiculturel des Canada. Mais c’est le gouvernement de Brian Mulroney qui en 1985 a fait adopter la première Loi sur le multiculturalisme. » (Loraine King)

Du pareil au même.

Les Torontois d’origine ancestrale canadienne commencent à en avoir raz le bol du multiculturalisme de la constitution.

Ils sont aujourd’hui minoritaires dans leur coin de pays.
==============

Le bilinguisme n’existe pas au Canada. Le Canada hors Québec est un pays unilingue anglophone. UNILINGUE.

En 2006 les personnes dont la langue maternelle est le français sont moins d’un million. Aujourd’hui ils sont encore moins nombreux.

En 2006 il y a plus de Chinois de langue maternelle dans le ROC (1 012 065) que de francophones de langue maternelle, environ 817 655.

En 2006 il y a plus de gens de langues maternelles non officielles au Canada que de francophones de langue maternelle au Québec.

Dans dix ou quinze ans les francophones du roc dont la langue maternelle est le Français auront disparus. DISPARUS.

http://www40.statcan.ca/l02/cst01/demo11a-fra.htm

Rêvez autant que vous le voulez Loraine King, mais n’essayez pas d’embarquer ou d’endormir les Québécois francophones dans votre barque.

C’est justement pour « célébrer la mort de ce rêve » que j’adhère au P.I. (pays) d’Éric Tremblay: Le QUÉBEC au Québécois. « Si vous n’êtes pas d’accord, DÉMÉNAGEZ ! » :-)) ailleurs… la Terre est grande et il y a d’autres Planètes à coloniser dans la Galaxie! Bonne St-Valentin !
Le joyeux retraité de MZT

Il faudrait nuancer Mr Lisée, car il y a aussi eu une grande immigration depuis les années 1970, et on ne peut s’attendre à ce que les immigrants aient cette préoccupation de biliguisme anglais-francais, comme les canadiens-anlais de souche. Donc il faudrait retrancher le % de population immigrante de ces % de «pas important» par région (et faire de même en 1970) pour comparer les % de »pas important» des canadiens-anglais uniquement, pour voir si cela a changé, nonobstant les variations de population immigrante.
La C-B a ey beaucoup d’immigrants de l’Asie, il me semble, donc ca pourrait expliquer la montée. Quant à l’Alberta, là ca doit être plus idéologique… Les maritimes n’ont pas changé vous dites? y’a eu moins d,immigration aussi…
Reste l’Ontario qui n,a pas changé, mais où il y a pourtant eu une grande immigration aussi… Peut-être dans ce cas la proximité les sensibilise toujours.

Quant aux % des Québécois plus portés sur la langue de l’autre, là on pourrait invoquer l’argument utilitaire pour apprendre la langue du reste du Canada, qui se trouve aussi être celle universelle de communication de nos jours. Alors que les canadiens-anglais n’ont pas cette motivation-là, le francais n,est pas aussi pratique à travers le monde. Ils n’ont que celle de «l’amour» pour nous… Et peut-on leur demander de nous aimer plus que nous les aimons?…

« En passant, plusieurs ici, et peut-être Monsieur Lisée, mélangent Pierre Trudeau et Brian Mulroney. »

Effectivement, vous avez raison. À ottawa, c’est toujours du pareil au même!!!!

Neuf oppressions au Canada, dont certains sont reconnus comme génocides, en deux siècles d’histoire commune!!!

Quitte à vous surprendre, Chuck Guitté exprimait la vérité et la perception d’Ottawa, lorsqu’il parlait des commandites, lors de la commission Gomery : « Nous étions en guerre! ».

Quand René Lévesque prit le pouvoir le 15 novembre 1976, Roméo Leblanc était ministre de Trudeau et il avait dit que face aux séparatistes que le Conseil des ministres du Canada devenait un »war room ».

Ottawa et les anglais ont toujours été en guerre contre la nation Québécoise!

1. En 1970, lors de la crise (sic) d’octobre;
2. En 1900-1920, lors de l’élimination des droits des francophones en Ontario, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, etc.…
3. Entre 1870 et 1930, l’exil de millions de Québécois aux États-Unis (13 millions en 1980);
4. En 1885, lors du massacre des Métis et la pendaison de Louis Riel;
5. En 1837-38, lors des patriotes;
6. En 1800, lors de l’occupation militaire;
7. En 1759, suite à la prise de Québec;
8. En 1755-1763, lors de la déportation des Acadiens.
9. la crise de la conscription en 1917 et 1944 (meurtres, emprisonnements).

Québec 475 ans en 15 minutes

http://www.dailymotion.com/video/xgm8li_quebec-475-ans-en-15-minutes_news

Si je me souviens bien,c’est pas Trudeau qui disait lors d’un discourt que voter non au referendum sur l’independance du Quebec c’était de voter pour le changement(constitution).Et bien il y avait un manque de volonté de sa part et on voit le resultat:l’assimilation a plus ou moins long terme.

Aujourd’hui c’est 75%. Soit !
=
Il serait intéressant de comparer cette même statistique pour les années 50. Parions que 99% des hors Québec trouvaient peu important de parler français.

Donc on aurait gagné 25%.

Rappeler vous ces années noires où l’anglais prédominait à l’ouest de la rue St-Laurent et dans nos institutions.

Nous avons progressé. Faut pas désespérer. Un jour toute l’Amérique parlera français…

(on peut rêver non ?)

=

J’ai vécu à l’étranger, et j’ai vu des langues disparaître…..Et moi-même ayant appris une autre langue,….je constate que la structure mentale d’une personne, change avec la langue que l’on apprend. On peut parler Français, Anglais, Espagnol….La langue dominante va structure toute la pensée et l’action qui s’en suit. Courage.

Bonjour,

Notre langue française fut à mon avis un cadeau empoisonné. Il aurait été si simple que tout le monde parle anglais sans faire exception pour une poignée de gens qui aujourd’hui se demandent encore s’ils doivent rester petits pains ou plonger et apprendre et faire apprendre l’anglais aux générations futures.
C’est mon avis,

Anne-Marie

Le Français est une langue économiquement morte.

Pourquoi les anglophones québécois ont-ils le DROIT d’envoyer LEURS enfants à l’école de LEUR choix alors que les frncophones Québécois, trop idiots pour prendre les bonnes décisions pour LEUR progéniture, doivent-ils s’astreindre à se limiter à l’école choisie par les fonctionnaires syndiqués étaatiques???

À John Bull,

Allez faire un petit tour en région et vous verrez beaucoup de Québécois frileux envers la souveraineté du Québec car ils ne se sentent pas du tout menacés par la langue anglaise. Ils sont loin de brandir le drapeau du Québec haut et fort. Et ils n’ont pas peur pour leur culture comme vous l’affirmer. Pourtant et par solidarité pour ceux qui habitent la région montréalaise et qui subissent l’envahissement de l’anglais ils devraient TOUS se ranger du côté du oui à un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec.

@Loraine King

Quelle demande ridicule ! Il me semble que mon texte dit ce qu’il a à dire. Donner l’impression que le ROC était bilingue n’allait pas faire l’objet d’une déclaration. La grande habileté était d’utiliser les médias, de développer le réseau français de RC from coast to coast, de promouvoir des activités culturelles par des groupes francophones en dehors du Québec, de faire oublier que ceux qui étaient bilingues étaient francophones. On pourrait continuer longtemps, mais vous savez cela aussi bien que moi.

Mais vous, quelles sont vos citations de Trudeau au soutien de votre position qui veut que la question du bilinguisme ne visait pas le bilinguisme, mais favorisait plutôt l’unilinguisme ?

À Anne-Marie Plourde,

Avec tout le respect que je vous dois, je ne peut demeurer silencieux à ce genre d’ineptie.

Si l’on suit votre raisonnement: un coup partie, il serait tellement plus simple que toute la planète parle la même langue et que nous soyons tous basanés avec les cheveux bouclés.

Cette unicité ferait en sorte qu’il n’y aurait plus de racisme et d’incompréhension sur la planète. Pis tant qu’à y être, abolissons donc les fuseaux horaires et soyons tous à la même heure, mangeons et buvons tous la même chose.

Hé, que la vie deviendrait si simple avec ces solutions simplistes.

Je ne comprend pas pourquoi l’ONU n’a pas pensé à ça avant?

@ François 1

« Le français est une langue économiquement morte ». Vous vous basé sur quoi pour faire une telle affirmation?

À ce compte là, combien de langues sur la planète sont elles économiquement non viables?

Quelles sont les langues économiquement rentables?

L’univers entier devrait-il renoncer à leurs langues économiquement mortes pour en adopter une rentable?

A Gaston Grenon:

Mais on s’en fout des Montréalais!!!! S’ils veulent se séparer, qu’ils se séparent du Québec et laissent les autres en paix. « Par solidarité (…) » ?!?!?!?
Quelle solidarité? Et les Montréalais, eux, sont solidaires de qui???? Mais foutez-nous la paix enfin!!!!
Les Québécois ne sont pas solidaires des Montréalais parce qu’ils en ont marre de se faire dire comment penser. Quand ce n’est pas par le gouvernement, c’est par les Montréalais.

Il faut vraiment ne pas connaître la langue française, probablement par paresse, pour la dénigrer, peu importe la façon.

C’est comme ça de nos jours, ceux de la « cybernétique mobile » dans la population élargie, l’époque où les gens pensent qu’ils sont modernes parce qu’ils utilisent tous les gadgets mais où, entre les oreilles, on ne trouve plus beaucoup de culture s’inspirant de l’histoire et, surtout pas une réflexion digne d’un humain de la modernité, celle du monde bâti par Galilée, Newton, Copernic, Descartes et tous les autres jusqu’à nos jours. On ne parlera pas de littérature ni de philosophie, ni de nos origines grecques et romaines omniprésentes dans notre langue, pour ne pas être encore plus ridicule, plus incompris.

On connaît pourtant bien le nom d’Einstein, là ! Oui, oui, la bombe atomique, les trous de verre. (h.h.h.)

En fait, on ne comprend pas plus le monde que l’on ne comprend la vraie nature de la langue française, celle de la recherche de la beauté par sa sonorité diversifiée et bien centrée en bouche, ses liaisons et sa douceur à l’oreille, celle de la précision, de la logique, de la dénomination du monde naturel à travers la démarche scientifique, enfin, une langue issue des lieux de l’expression des Beaux Arts à la Renaissance, en appui avec l’Italie et les autres régions de l’univers de l’expression artistique sous toutes ses formes.

Il y a 1000 ans, les gens vivaient à l’ère de la Moronnerie du Moyen-âge, aujourd’hui, c’est à l’ère de la Moronnerie de la ‘‘cybernétique mobile’’ !

Que voulez-vous, les humains sont des bêtes avant tout et, il y en de nombreuses qui préfèrent la simplicité et la confusion de la langue anglaise, quitte à ne parler que de l’air du temps en prononçant comme s’ils avaient une patate chaude en bouche. (h.h.h.)

@ David (# 66):

Pas les Montréalais, David mais les Plateauïstes orthodoxes du couple Khadir-Duceppe!!!

Nuance.

François 1 Les politiques sur la langue ou autres sujets primordiaux ne viennent pas des fonctionnaires mais des élus ministériels.

Roger Loubert Faudrait commencer par Savoir que Pierre Elliot Trudeau , comme son nom Le suggere resulta d’Un Metissage Linguistique ..( A La Maniere du Pays!!!!)

c’est a dire de Comprendre la Profondeur de L’Experience Canada qui s’Ouvre a La Communication !!!! Donc de Boucler Notre Recit National par cette Realisation Collectif que nous vivons avant tout , Un Village Planetaire !!!!

Et de par Tout Les Moyens de Communications a Notre dispositions ;
( Comme il se fait avec Les Autres Langues
non officielles aux Pays ; voir La question en CB et La reaction d’Ottawa ; Nous nous derigeons envert une Conscience Collectif du Phenomene purement dites : COMMUNICATIONS!!!!!

La Questions d’Une Langue ou d’Une autres ce retrouve au service toujours a La Communication …ergo Creativiter / Innoations .. vehicule de La Dites Communications …( si necessaires a La Survie et Au Phenomene Identitaire d’Une Nation)..

Notre Canada est tres Jeune comme Pays et a fait DES PAS de GEANTS sur LA QUESTION des LANGUES et COMMUNICATIONS … et plutot que voir
La Dimention Global de Notre Grande Aventure Linguistique …, nous nous penchons sur ce que nous avons pas encore realiser!!!

Grand Temps de donner Un Regard sur Les Gains realiser a la Grandeur du Pays … Et faudrait savoir comment mesurer LES PAS DE GEANT Deja accompli!!!

Et ceci serait beaucoup plus Claire si l’on connaitrais Vraiment Notre Histoire CANADA!!!!

61 François 1 :
février 16, 2011 à 9:28

Le Français est une langue économiquement morte.
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Quels sont les critères « économiques » que vous utilisez pour écrire en français une telle aberration ?

État du Français au Manitaba!!!

Salut Laurent,

Hier, j’ai reçu confirmation que la clinique francophone de santé de Saint-Boniface (affiliée à l’hôpital de Saint-Boniface) n’a *pas* de docteurs!! Il n’y a que quelques infirmières. Les services de santé y sont donc extrêmement limitée. Essentiellement les infirmières sont là pour traduire quand des patients unilingues francophones ont besoin de consulter un docteur ou un spécialiste unilingue anglophone de l’hôpital. Puisque la très large majorité des francophones sont bilingues, ils ne vont pas perdre leur temps à chercher une infirmière de la clinique pour traduction. À mon avis, la clinique n’est là que pour donner l’impression que l’hôpital offre tous les services en français. L’hôpital est clairement solidement unilingue anglophone, cependant.

En plus, la clinique n’est pas « walk-in » ce qui veut dire que si je suis malade, je ne peut pas me faire soigner à la cette clinique francophone à moins que je suis déjà un patient de l’hôpital. D’ailleurs, c’est précisément ce qui m’est arrivé il y a 5 ans. Ceci supporte bien mon idée que la clinique n’est là que s’il y a un patient francophone qui ne sait pas l’anglais. Essentiellement, la clinique a pour but principale de traduction. Il y a deux langues officielles au Canada: l’anglais et sa traduction!

Je sais bien de quoi je parle car j’ai des problèmes de santé depuis 6 ans, et j’ai souvent eu besoin de me rendre à cet hôpital à l’urgence. C’est anglais. Si je veux une infirmière francophone, je devrai attendre. Mais quand c’est un cas d’urgence, je ne suis pas intéressé à attendre. J’accepte le service en anglais.

La politique du bilinguisme officielle du Canada est carrément une **fraude** qui ne favorise que les anglo-québécois.

Je t’encourage d’envoyer mon message à quiconque qui veut savoir la vérité.

Jean

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