Avortement : la motion est défaite, mais le débat n’est pas mort

Le député Stephen Woodworth n’a pas réussi à faire adopter sa motion en faveur d’un comité étudiant la définition du début de la vie humaine, mais il a obtenu l’appui de 90 de ses collègues, dont 10 ministres, y compris celle de la Condition féminine (!), Rona Ambrose. (J’y reviens dès ce soir dans un autre billet.)

Un coup de fouet qui l’a aussitôt mené à annoncer, par voie de communiqué (unilingue anglais), qu’il poursuivrait sa bataille. Voici le texte de son communiqué (la traduction est la mienne) publié après le vote. Ça dit tout.

Acknowledging that the defeat of Motion 312 will disappoint the thousands of Canadians who took time to express their support, Stephen Woodworth vowed to fight on against the denial of the worth and dignity of every human found in subsection 223(1) of the Criminal Code.

“I will be there to encourage and to speak out in defence of the Canadian values championed by Motion 312” he said.  “If possible, I’ll travel the country to talk about the very, very grave importance of enshrining in Canadian law the equal worth and dignity of every human being”.

Woodworth called on Canadians to redouble their efforts to promote the view that democratic institutions, honest laws and every human being are more important than preoccupation with abortion or any other agenda or ideology.

Traduction:

Reconnaissant que la défaite de la motion 312 décevra des milliers de Canadiens qui ont pris le temps d’exprimer leur appui, Stephen Woodworth fait le vœu de se battre contre le déni de la valeur et de la dignité de tout humain que représente la sous-section 223(1) du Code criminel.

«Je serai là pour encourager et parler en défense des valeurs canadiennes mises de l’avant dans la motion 312», a-t-il dit. «Si possible, je voyagerai à travers le pays pour parler de la très, très grande importance d’enchâsser dans la loi canadienne [les principes de] valeur égale et de dignité de tout être humain.»

Woodworth en appelle aux Canadiens pour qu’ils redoublent d’efforts afin de promouvoir l’idée que des institutions démocratiques, des lois honnêtes et tout être humain sont plus importants que des préoccupations à l’égard de l’avortement ou de tout autre programme ou idéologie.»

Il ne baisse donc pas les bras et on peut aisément soupçonner que son succès d’estime encouragera certains de ses collègues à aller de l’avant avec leurs propres projets en matière de morale religieuse. Je vous invite d’ailleurs à écouter l’entretien qu’a accordé la journaliste Brigitte Bureau à l’émission du matin à la radio de Radio-Canada, en ce jeudi 27 septembre.

 

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