Belgique: une séparation au ralenti ?

Selon le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, les Flamands ont déjà mis en œuvre l’indépendance de facto de leur segment de Belgique. Ils sont patients, la réalité institutionnelle s’ajustera, le moment venu, à la réalité politique.

Dans le dernier Planète Terre, Quatremer avance avec aplomb sa lecture des événements passés et à venir.

Une version passionnante et passionnée de l'histoire Belge
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Intéressant! La séparation de facto dont il est question me fait un peu penser à la gouvernance souverainiste proposée par le PQ… »agir comme si » je me trompe?

@Luc Drouin,

Pauvre vous…Si on suit votre raisonnement, une personne qui demeure dans un même bloc à logement devra pouvoir demeurer au Canada si elle le désire. Si c’est le cas, il y a des gens du Nouveau-Brunswick ou dans le Nord de l’Ontarion qui vont pouvoir demander d’être annexé au Québec.

Vous êtes trop partisans et pour vous la démocratie, ça compte pas beaucoup….Donc, selon votre raisonnement, je devrais être dans le pays du Québec depuis 1995.

Vous êtes un mauvais perdant et vous n’avez même pas encore perdu..oups, oui, c’est vrai le référendum a été volée par des fédéralistes qui ont votés à plusieurs reprises.

Pourtant, c’était l’exemple par excellence que Trudeau nous servait lors de ses moments de gloire…. Pour nous vendre son rêve du beau Canada bilingue… d’une mare à l’autre!

Je vous souhaite un beau voyage en Belgique. La transition linguistique, lorsque vous traverserez de la région Wallonne à la région Flamande, est éloquente!!!!

Voir: « Avis de décès: le rêve de Pierre Trudeau »

http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/avis-de-deces-le-reve-de-pierre-trudeau/7610/?cp=7

75%
Proportion de Canadiens hors-Québec qui jugent qu’il n’est “pas important” de parler personnellement l’autre langue officielle, donc le français.

Nous ferions bien de suivre de près ce qui se passe en Belgique. Nous pourrions fort bien nous inspirer de leur expérience un jour ou l’autre.

Ce que je retiens également est l’idée que la Belgique est un pays artificiel créé pour des raisons politiques extérieures aux habitants eux-mêmes. Il y a une similarité avec la création du Canada pour des impératifs coloniaux britanniques et non pas pour répondre aux aspirations de ses habitants de l’époque.

Il semble que de telles entités artificielles en arrivent un jour ou l’autre à vouloir redéfinir leurs modalités de fonctionnement pour les aligner avec leurs réalités issues de l’histoire.

«Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
[ Winston Churchill ]

Si cela continue comme cela, il n’y aura que les Québécois qui n’auront pas eu le courage d’être autonomes… La province des Tangy !

@alain carré: votre texte n’a ni queue ni tête… et vous ne suivez nullement mon raisonnement.

La question du québec est différente car la culture canadienne anglaise est supérieure à la nôtre.

Nous avons tout intérêt à rester collé.

Tandis que Flamands vs wallong = culture équivalente, similaire.

Ils peuvent donc se séparer tout en restant dans la fédération européenne.

Et les québécois sont heureux d’être canadien.

Pourquoi changerait-on?

Maintenant au moins, c’est clair…. Je n’y comprends rien!

Vers 39 :00 « La France s’est donné une langue commune vers 1920-30. »
Donc le Québec était français avant la France! Au début de la colonie, nos ancêtres sont arrivés en Nouvelle-France avec leurs patois normand, breton, et autres. Ils ont du se donner une langue commune pour se comprendre… le Français! À ce moment, on ne parlait français qu’à la cours du roi, à l’Île-de-France (Paris). J’ai toujours cru qu’ils avaient un drôle d’accent ces français!

Vers 43 :00 « Les Flamands, la Flandre fait mieux! ». L’invité qualifie ce commentaire de raciste. C’est curieux. J’ai pensé à Jean Chrétien à la tête du « plus meilleur pays du monde ».

Les passages sur la création de la Belgique et sur le référendum à propos du retour du roi étaient forts intéressants.

J’ai cherché sur internet le slogan des Flamands (ou de la région flamande? ou de la Flandre?) « Ce que les flamands font, ils le font mieux ». Hors, je n’ai pas trouvé de source fiable qui confirme cette affirmation. Merci de m’en faire part si vous avez plus de chance que moi!

Suis-je le seul à trouver M. Quatremer biaisé en faveur des wallons dans son analyse? (45:00, 40:25, 43:44)

Certains affirment qu’il est faux de dire que la Wallonie vit sur le dos de la Flandre. (50:00)
http://www.vigile.net/L-argent-flamand-va-t-il-en

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@ papitibi®
L’Europe n’est pas une fédération, mais une union de pays souverains.

Une culture n’est pas meilleure ou moins bonnes qu’une autre. À un niveau personnel on peut en préférer certaines, mais on ne peut pas les classer en meilleures ou moins bonnes. D’ailleurs, le dernier livre que j’ai lu qui faisait une gradation des cultures était Mein kampf je crois…

Ce serait intéressant si vous pouviez étoffer un peu ce passage « Flamands vs wallong (sic) = culture équivalente, similaire ». Des sources ou des exemples pourraient nous éclairer…

Ça fait 40 ans (quarante ans!!!) que les séparatistes sévissent au Québec…

C’est pas assez « ralenti » pour vous Monsieur Lisée?

Bonjour,
Les flamands, cette droite nationaliste à la sauce belge sont à la Belgique ce que sont les nationalistes québécois au sein du Canada. Mais contrairement aux nationalistes québécois, les flamands ont les moyens de leurs ambitions et ne se crêpent pas le chignon entre eux autres en faisant des tests de pureté idéologique de la part des purs et des durs envers les impurs qui sont dans le Mou. Et surtout, les Flamands ont de l’argent contrairement aux nationalistes québécois qui tirent furieusement le diable par la queue à deux mains pour une grande majorité. En supposant un Oui avec 55 % et un NON avec 45 % avec tout le fric de son bord et le pouvoir des financiers, le Oui se transformerait vite en NON le lendemain avec un constat lucide…… Avec plaisir, John Bull.

La situation en Belgique est tout à fait opposée à celle du Québec: les Flamands veulent quitter la Belgique, parce qu’ils considèrent que les Wallons ne font pas leur part économiquement et fiscalement; autrement dit, les Flamands pensent qu’ils « font vivre » les Wallons.

Si vous invitiez un historien d’origine flamande vous auriez une version différente de l’histoire de la Flandre. Ayant séjourné longuement dans cette région, à Antwerpen, je connais BIEN l’animosité entre les deux groupes linguistiques. Malgré le respect que j’ai pour Monsieur Quatremer je ne peux m’empêcher de prendre ses propos avec un grain de sel.

De plus, on ne peut comparer le Canada à la Belgique, et contrairement à ce qu’un de vos lecteurs affirme ici, Pierre Trudeau n’avait aucunement l’intention de façonner le Canada sur le modèle belge. En fait c’est Steven Harper qui a proposé en 2004 d’adopter un modèle belge pour le Canada. Etonnement, je ne retrouve aucun article en français sur cette sortie de Harper visant à diviser l’autorité du gouvernement fédéral sur des bases linguistiques. Les propos de Harper ont longuement été discutés dans les média anglophones du pays. Avec ce qui se passe en Belgique depuis quelques années, évidemment qu’Harper n’en parle plus !

http://www.cbc.ca/news/canada/story/2004/10/20/harper041020.html

@François 1

Et ça fait 144 que les fédéralistes assiègent le Québec…

«C’est un iceberg, celui-là, [neuf] fois plus « con » que ce qu’on voit.»
[Jean-Marie Gourio]

@ Denis Drouin (# 15):

…et combien de Québécois comptez-vous convaincre de voter séparatiste avec cette mentalité « d’assiégé » Monsieur Drouin?

Votre pensée jurassique où seuls quelques Gérald Larose se reconnaîtraient facilement est totalement disjonctée et ne séduit qu’une poignée de bouillants fanatiques qui traînent inlassablement leur âme en peine, le chiffon des patriotes pendouillant derrière eux.

Le reste du Québec, LUI, est déjà passé au XXIe siècle depuis longtemps…

Votre cage à homards, on n’en veut pas au Québec Monsieur Drouin!

@ Eric (# 13):

Vous avez partiellement raison mais Monsieur Lisée semble (est?) désespéré. Il doit bien trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour subsister et les exemples ne pleuvent pas…

Il trouve son bonheur là où il le peut.

Je suis quand même surpris qu’il n’ait pas abordé le dossier du Soudan du Sud, dernier pays à avoir rejoint le « concert des nations »…quoique l’on comprenne son peu d’empressement à nous entretenir de ce sujet car le Sud-Soudan n’est pas exactement le genre d’exemple qu’il recherche pour nous convaincre de se séparer de notre pays, le Canada!

Pour une politique linguistique au Québec.
Il importe de bien distinguer et séparer ces 2 concepts et leurs conséquences:
1º Individus: Liberté totale d’appendre, de lire et de parler AUTANT de langues que leur cervelle et leurs ambitions peuvent en assimiler – à leurs frais bien évidemment.
2º État/Institutions/Collectivité globale: Au Québec c’est en Français; au Nouveau Brunswick: Anglais-Français (bilinguisme institutionnel constamment menacé d’anglicisation); ROC & USA : anglais dominant et francophobie institutionnelle généralisée au Canada; aux U.S.A. : unilinguisme anglophone institutionnel et multilinguisme individuel
C’est ça la réalité canadienne en 2011 –
Et encore plus avec Harper majoritaire.
Immigrants: choisissez d’abord dans quel contexte politico-linguistique vous voulez vivre et déménagez si ça ne vous convient pas présentement.
Natifs du Québec: Que le gouvernement et TOUTES les institutions PUBLIQUES établies en territoire québécois soient francophones & francophiles… ce qui malheureusement n’est pas possible dans la fédération de CONS actuelle canadienne et surtout pas avec les gouvernements provinciaux mollassons que nous avons depuis 20-25 ans au Québec, notamment avec celui des derniers 8 ans de John James Charest.
L’histoire récente et ancienne démontre clairement la réduction constante et progressive des francophones au Canada (FRANCOPHONES : 60% en 1840 – Acte d’Union & Rapport Durham / environ 22% en 2011) et ça se passe actuellement au Québec malgré les lois linguistiques adoptées majoritairement à l’Assemblée Nationale du Québec, mais privées progressivement de leurs effets contraignants sur la MINORITÉ anglophone québécoise… laquelle voudrait bien profiter au maximum des « PRIVILÈGES » que leur donne le Québec comparativement à ceux consentis de mauvaise grâce aux francophones du ROC, incluant ceux du Nouveau-Brunswick. Là « C’est du bilinguisme d’apparat sans volonté politique affirmée et efficiente ». Les quelques anglo-québécois revendicateurs actuels se considèrent toujours comme les CONQUÉRANTS orangistes de 1759-60. Dommage pour eux!… en espérant qu’ils comprennent NOTRE position majoritaire, sinon ils n’ont qu’à DÉMÉNAGER ailleurs au Canada ou aux USA s’ils se croient « persécutés ou discriminés au Québec »… Ils l’ont bien cherché et mérité par leurs attitudes et leurs comportements francophobes depuis trop longtemps.
L’INDÉPENDANCE POLITIQUE du Québec est LA SEULE SOLUTION pour contrer la disparition génocidaire et sournoise de la NATION QUÉBÉCOISE FRANCOPHONE et ce, à plus ou moins longue échéance au Québec, au Canada et en Amérique du Nord.
NOTRE PAYS, NOUS L’AURONS! Et le plus tôt sera le mieux par l’UNION de toutes les FORCES souverainistes du Québec. Préparons-nous y MAINTENANT !

Toujours interessant de voir et d entendre l expose de Quatremer sur l etat actuel de la Belgique.

J ignorais le caractere plutot artificiel de naissance de la Belgique au debut du 19e siecle.

Ce nationalisme flamand qui renvoie a l opinion allemande que l Europe du Sud ( Grece, Portugal et Espagne) vit des largesses de l Allemagne nous mene egalement a l opinion assez generale en Alberta que le Quebec profite des largesses du reste du Canada.

Comment expliquer ces confrontations en Belgique alors que la Suisse semble s en tirer plutot bien de l existence de 4 groupes au sein de la Confederation helvetique.

Ma solution : Que chaque Quebecois ou Quebecoise francophone se prenne un conjoint anglophone pour vivre sous le meme toit.

J’ai essayé de montrer à quel point Jean Quatremer est à côté de la plaque tant pour les Wallons, que pour les Bruxellois et les Flamands. Il n’arrive finalement qu’à mépriser les trois groupes (les Flamands sont racistes, Bruxelles serait un trou à rats sans l’UE, les Wallons vivent de l’argent flamand et sont à 100 % pour la Belgique unitaire) : une vision erronée de la question belge sauf sur la grande souveraineté des trois Régions et la division des partis politiques selon la dualité linguistique.

http://www.vigile.net/Les-Francophones-se-meprisent-les

Et je regrette cette conversation entre deux francophones parlant d’un pays francophone (la Wallonie) comme d’un « il », un objet sans aucune bienveillance ni compréhension, mais les deux autres groupes belges sont traités de la même façon.

On aura remarqué aussi que tout en les méprisant Quatremer ne parle de la question belge qu’à partir du point de vue flamand comme si les Wallons n’existaient même pas. C’est exaspérant pour tout le monde. Injuste. Faux.

Les Wallons, Belges du bout du monde…
José FONTAINE

samedi 30 juillet 2011
http://www.vigile.net/Les-Wallons-Belges-du-bout-du
Les Québécois ont choisi à un moment donné, de donner la priorité non à la défense de l’ensemble des Canadiens français, mais à celle du Québec et des Québécois. En estimant d’ailleurs que la meilleure manière de défendre la langue française au Canada était d’obtenir l’indépendance du Québec.

Un engagement wallon sur le modèle québécois

Pour votre réflexion, d’une amie:

Cependant, l’histoire de la Belgique (étroitement liée à celle des Pays-Bas et comme à plusieurs de nos voisins pays) nous apprend que les flamands ont longtemps été soumis à divers occupants venus de partout l’Europe et que, jusqu’au début du siècle dernier, l’économie du pays était soutenue par les industries du sud du pays. Cependant, après la deuxième guerre mondiale le vent a tourné. Les mines, charbonnages, usines se sont mises à fermer et tout doucement, les flamands, n’ayant que peu de ressources naturelles, mais forts bons commerçants et développeurs et surtout, travailleurs acharnés, se sont mis à développer une économie forte…

On pourrait, en quelque sorte, comparer la situation des flamands entre 1830 et 1970 à celle des québécois…

Un clin d’oeil de l’histoire: on raconte que Charles Quint, dont l’empire était si grand que le soleil y luisait toujours en un endroit, parlait français pour les relations diplomatique, espagnol à la cour, italien pour faire la cour, l’allemand avec ses militaires et flamand avec … ses chevaux et servant(e)s…