Bellemare-Charest : pourquoi je ne les crois pas !

Nous avions tout faux. C’est ce que je tire comme conclusion des premiers jours d’audience de la Commission Bastarache.

Pas content. Pas crédible. (Photo PC)
Pas content. Pas crédible. (Photo PC)

Tout faux, lorsque nous pensions qu’il faudrait — qu’il suffirait — de déterminer si Jean Charest ou si Marc Bellemare disait vrai.

Or, à les entendre, j’ai acquis la conviction qu’ils cachent tous les deux la vérité. Pourquoi ? L’instinct. Et la pratique du journalisme et de la politique.

Versant Bellemare

Vous voyez, en journalisme, on cherche toujours la phrase-choc. Or il est rare que l’on trouve une citation parfaite. Des mots qui tuent ou plutôt qui, lorsque prononcés en privé par un personnage important, l’incriminent absolument.

C’est pourquoi j’ai d’abord tiqué, mardi, lorsque M. Bellemare a affirmé avoir entendu de la part de Jean Charest les mots:

«Franco Fava est un ami personnel, c’est un collecteur influent du parti, on a besoin de ces gars-là, il faut les écouter, c’est un professionnel du financement. S’il te dit de nommer Bisson et Simard, nomme-les.»

En admettant que les faits soient vrais, la conversation sonne faux. Voici un premier ministre expérimenté devant gérer un ministre inexpérimenté et qu’on soupçonne déjà un peu incontrôlable. Admettons qu’il ait voulu le convaincre de procéder aux nominations voulues par Fava. Après tout, on connaît le résultat: les nominations ont été faites.

À moins d’être un idiot — ce qu’il n’est pas — Charest aurait dit:

«Écoute Marc, c’est toi qui décide, c’est toi le ministre. Maintenant, Bisson et Simard sont compétents, c’est entendu. C’est peut-être vrai que c’est leur tour, après tout. Ce ne sont pas les péquistes qui les auraient nommés, depuis neuf ans, malgré leur compétence, non ? Tes candidats aussi sont compétents, c’est sûr. Mais il y aura d’autres nominations, plus tard. Alors, moi, je me fie à ton jugement. Je pense que tu peux voir toutes les facettes du problème. Réfléchis encore.»

Voilà une citation crédible. Un message qui passe, mais avec des gants blancs.

Mercredi, Marc Bellemare a enfoncé le clou avec une seconde citation, qu’un Jean Charest imprudent comme un puceau aurait émise le jour de la démission de celui qui, c’était maintenant certain, était incontrôlable:

«Tu sais que tu as un serment ministériel. Fava, Rondeau, les juges, l’argent… cela n’existe pas. Tu n’as pas le droit de parler de ça.»

L’ex-ministre veut nous faire croire que le Premier ministre a pris la peine, en le quittant, de lui faire la liste de tout ce qui pouvait lui nuire. C’est politiquement incroyable. Une version crédible est que Charest ne lui ait rien dit et lui fasse savoir par un non-élu — le secrétaire général du gouvernement — l’importance du serment ministériel. Puis, au maximum, lui fasse savoir par un conseiller l’importance de garder le linge sale, pour peu qu’il y en ait, dans la famille libérale.

Versant Charest

Lorsque vous êtes empêtré dans une situation embarrassante et que le respect de la vérité n’est pas votre vertu cardinale, la meilleure défense est de nier en bloc. D’affirmer n’avoir jamais été dans l’endroit en question et n’avoir jamais été empêtré.

Ce mensonge est plus gros mais surtout plus lisse, donne moins prise aux questions, qu’une vérité complexe.

La défense de Jean Charest tient en ces mots:

«M. Bellemare n’a pas soulevé avec moi la question d’influences indues dans la nomination des juges. J’ai encore moins dit à M. Bellemare d’accepter une nomination parce qu’il était sous pression de qui que ce soit»

Je l’ai dit, je crois que Bellemare embellit le dialogue avec le PM. Mais je serais surpris qu’il invente du tout au tout. Il est plus probable qu’il ait en effet discuté de la question avec Charest (surtout qu’il avait son propre candidat en remplacement du juge Simard). Qu’a répondu Charest ? On ne le sait pas. Mais on connaît, je l’ai dit, le résultat: les nominations ont eu lieu.

Je pose l’hypothèse que la discussion a eu lieu, mais que les propos qu’a effectivement tenus le Premier ministre étaient, disons, ambigus. Suffisamment pour que M. Charest les estime difficile à défendre. Mieux valait choisir la négation totale de l’existence de la conversation. Ainsi, il n’y a rien à expliquer.

Cela ne veut pas dire qu’il soit crédible et cru (je ne suis pas des 13% de Québécois qui le croient). Mais cela est plus facile à gérer avec la presse, et devant la commission. Puisque, dans cette version, l’événement n’a pas eu lieu, il y a peu à dire.

Cela dit, cher commissaire Bastarache, je vous souhaite une excellente journée.

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La corruption en politique est comme un morceau de chocolat qui traîne sur la table. Tant qu’on y touche pas, tout va bien. Mais lorsqu’on le tripote un peu, eh bien… ça salit toujours un peu les doigts.

Mais – parce qu’il y a toujours un mais – il y a des moyens d’éloigner ce morceau de chocolat, D’encadrer les mains baladeuses (trop nombreuses dans certains partis).

Le problème se trouve dans la dépendance des partis envers leurs donateurs. Et dans la faible vertu des politiciens de profession. Qui ment, qui dit vrai? Cela n’a plus vraiment d’importance.

Une commission comme celle de Bastarache ou une plus hypothétique sur la construction devraient se pencher sur les structures favorisant les prêtes-noms, pot-de-vins et autres retours d’ascensceurs. Mais les journalistes cherchent celui qui a le moins de vertu. Bien entendu, je ne donnerai pas grande valeur de l’honnêteté de Charest; pas plus que je définirai Bellemare de défenseur des bonnes moeurs politiques.

Cependant, les commissions d’enquête sont vitales pour améliorer les pratiques politiques. Mon plus grand regret est que la commission Bastarache est bien plus un exercice de chasse à la vertu sur fond de partisanerie crasse qu’un véritable forum sur notre système politique. Il n’en sortira rien, sinon des carrières écorchées (même si les protagonistes auront rien d’autre que ce qu’ils méritent).

L. Johnson

Je suis entièrement d’accord avec vos commentaires Monsieur Lisée.

En entendant les deux hommes, je me suis fait exactement les mêmes réflexions.

Je crois que vous oublier un peu vite l’obsession du contôle que manifeste Jean Charest. Ce ne serait pas la première fois qu’il donne des ordres sans s’embarasser de subtilités. Ce n’est pas pour rien que certains de ses ministres les plus importants et les plus expérimentés ont quittés la politique surtout lors de son premier mandat.

Si Charest en campagne électorale n’a pas hésité une seconde à attribuer faussement et en public des propos à Monsieur Pariseau que ce dernier n’avait pas prononcé comme Charest l’a rapporté, je serais bien surpris moi que ce Charest ait hésité derrière des portes closes, à dire exactement ce que Bellemare prétend qu’il a dit…

Un boomerang, c’est ça.

Je sais que ce que vous dites à propos du langage politique est vrai.

Toutefois, n’est-il pas possible que Jean Charest pogne les nerfs ou soit dans une journée moins « politiquement correcte »?

Je me souviens d’avoir entendu un patron oû je travaille dire à un subordonné: « Ecoute, tu dis que les employés sont au bout du rouleau…. Tu connais ça un citron… Ben, presse encore! »

Evidemment, ce patron ne savait pas que j’étais de l’autre côté du paravent et que j’entendais tout.

Ou encore un des directeurs du bureau sortir, rouge comme une tomate d’une réunion houleuse, et dire en marchant vite: « Criss que j’ai hâte qu’y en a qui prennent leur retraite. »

Alors, l’être humain étant ce qu’il est, je pense que peut-être Charest a eu des réponses humaines.

Mais vous avez côtoyé les politiciens… peut-être sont-ils « inhumains »? (sourire jaune).

Question: Sachant que Charest est un politicien d’expérience, si il y avait vraiment matière à incrimination, aurait-il, lever le secret ministériel pour que M. Bellemare déballe son sac, j’en doute fortement, on peut prétendre que Charest N’est pas intelligent, mais nous savon stous que c’est un politicien d’expérience et doué et je doute vraiment que si il y avait matière à l’incriminer dans quoi que ce soit, il n’aurait jamais lever les secret ministériel.

C’est assez hilarant de voir toute la classe politique et médiatique québécoise, du fédéraliste rouge brique au souverainiste bleu foncé, serrer les rangs derrière un premier ministre qu’il vouaient au gémonies pas plus tard qu’hier.

Il ne manque plus que les dirigeants syndicaux dans ce concert de mines outragées et de doigts sentencieusement levés, mais il ne m’étonnerait pas trop que le enquêtes en cours sur la FTQ « stallent » opportunément afin d’éviter d’ajouter un instrument de plus à cet orchestre de faux-culs.

Oui monsieur Lisée, on comprend bien que tout le monde mange au même ratelier, et que si les partis politiques ne peuvent plus se financer sur le marché noir, l’avenir professionnel de gens comme vous est fortement compromis. Mais tout de même, un peu de décence ne nuirait pas: allez vous lire la crédibilité de Bellemare dans la couleur de ses crottes de nez pour votre prochaine chronique?

Mon cher Lisée, vous êtes habituellement beaucoup plus perspicace.

« Voici un premier ministre expérimenté devant gérer un ministre inexpérimenté et qu’on soupçonne déjà un peu incontrôlable. »

Vous oubliez que pour l’expérience, lesdites conversations ont eu lieu à peine quelques mois après l’élection de JC. Et que dire des gaffes « monumentales » que furent la centrale au gaz, le mont Orford, le changement de vocation de la Caisse de Dépôts et Placements, les nombreuses tergiversations autour du CHUM, des PPP, de la réingénierie de l’état, autant d’échecs lamentables et extrêmement coûteux pour notre société et qui amenèrent le premier gouvernement minoritaire au Québec depuis des générations. Malgré ce bloc immuable de 25% d’anglos, d’allos et de « teints rouges », d’un leader du PQ fortement hypothéqué et d’une ADQ juvénile.

Que dire des autres ministres « incontrôlables » que furent Yves Séguin, Thomas Mulcair, Pierre Paradis… Tony Tomassi… David Whissell… L’ex-maire de Rivière-du-Loup Jean d’Amour…

Expérimenté, JC? Accepter des contributions « occultes » de plusieurs milliers de dollars d’un personnage aussi trouble et vraiment INCONTRÖLABLE, et j’ai nommé Karlheinz Schreiber…

Téléphoner à un juge alors qu’il est ministre des sports dans le cabinet Mulroney, mais surtout alors qu’il est lui-même AVOCAT… Mais cela démontre autant sa superbe, l’assurance prétentieuse du parvenu, du favori des financiers manipulateurs et POWERful. Et il n’était qu’un ministre junior. Imaginer l’enflure de la tête, l’assurance que tout lui est permit une fois devenu Premier Ministre.

Et mentionnons, pour l’Histoire, sa participation hyperactive à la grande fraude fédéraliste du référendum de 1995.

Un chef d’état qui se fait payer clandestinement un salaire par son parti et qui ne peut empêcher un autre « incontrôlable » (Jean d’Amour) de divulguer la chose à la presse. EXPÉRIENCE, PRUDENCE, dîtes-vous mon cher Lisée.

« L’ex-ministre veut nous faire croire que le Premier ministre a pris la peine, en le quittant, de lui faire la liste de tout ce qui pouvait lui nuire. C’est politiquement incroyable. Une version crédible est que Charest ne lui ait rien dit et lui fasse savoir par un non-élu — le secrétaire général du gouvernement — l’importance du serment ministériel. Puis, au maximum, lui fasse savoir par un conseiller l’importance de garder le linge sale, pour peu qu’il y en ait, dans la famille libérale. »

Justement, les types comme JC, qui mentent à gauche et à droite, qui n’ont aucune espèce d’éthique (je pourrais noircir plein de paragraphes sur lui et je n’ai pas fait « la pratique du journalisme et de la politique », mais je suis assidûment tout ça depuis tellement d’années et de l’instinct, j’en ai) établissent des rapports différents avec différentes personnes et promettent n’importe quoi à n’importe qui, n’importe quand, pour atteindre leurs buts qui sont rarement nobles. Et ils se sentent bien finfinauds de mentir différemment à l’un et à l’autre et même d’entretenir l’un contre l’autre.

Qui dit vrai n’a plus beaucoup d’importance. Personnellement, je donne 70% de crédibilité à Marc Bellemarre et 30% à JC. Mais pour les retombées politiques de cette Bastarache, je crois que la sagesse des écrits bibliques redeviennent utiles : « Qui a vécu par l’épée, périra par l’épée ». Si on applique ce principe à JC, cela devient : « Qui a vécu par le mensonge, périra par le mensonge. »

Sachez que j’ai pour vous une immense admiration et que je trouve presque toujours votre argumentation impeccable. Mais cette fois-ci, vous me décevez. J’espère que vous ne cherchez pas comme les éditorialistes et chroniqueurs du Devoir, à devenir trop « OBJECTIF » pour masquer votre allégeance souverainiste. Non, je sais que vous êtes trop intègre pour agir ainsi, mais ça m’a permis de lancer une flèche au timide Devoir.

Saluons bien bas l’habileté de Jean Charest qui a su distraire l’opinion publique de la nécessité d’une enquête publique sur l’ensemble des allégations liées à l’industrie de la construction, sur l’octroi des contrats gouvernementaux, ainsi que sur le financement des partis politiques.

‎Pourquoi ? … Hum, parce que ce sont 2 libéraux 😉
Corruption, copinage, favoritisme, népotisme, mensoge, duperie, fraude, contrats sans soumissions, amoralité, abscence d’éthique et pillage de fonds publics… toutes des valeurs libérales démontrées lors de la commission Gomery 😉

Les politiciens ne mentent pas…
Ils entretiennent nos illusions !

C’est depuis qu’il est au pouvoir que Charest essaie de nous faire avaler des couleuvres, qu’il fait des promesses qui jamais n’auront été tenues.

Voilà pourquoi je ne le crois pas. Alors quand Bellemare lance ses accusations, il lance une balle rapide contre un Charest qui a déjà 2 prises …

Et si j’étais membre du PLQ ou un de leurs députés j’essaierais de trouver un moyen de me débarrasser de ce chef qui est un boulet de plus en plus lourd.

Avez-vous oublié la fameuse phrase de Jean Charest à la députée (dont j’oublie le nom) qui avait « osé » attaqué Michou? (« Esti de Chienne »)????

Pour un politicien en parfaite maîtrise de lui-même, avouez qu’il lui arrive de perdre les pédales un ti peu hein?

Bonne journée.

M. Lisée, il est certain qu’une discussion d’une heure et demi résumée en 6 phrases est « arrondie ».

Y’a un exercice de psychologie du témoin (j’invente le terme) où, lors d’un cours magistral devant 30 élèves, le prof est subitement apostrophé par un acteur qui entre dans la classe, l’engueule 1 minute et repart. Une fois parti, on demande aux élèves de décrire l’intrus, de citer ce qu’il a dit.

On sait que les élèves sont neutres (ils n’ont pas été apostrophés eux-mêmes) et que les détails physiques sont plus ou moins précis/incorrects dans leurs descriptions. Mais en plus, les citations ont tendance à être plus « agressives » que la réalité. On imagine que ces citations auraient été autrement plus « précises » et « agressives » si les témoins auraient été eux-mêmes apostrophés.

Donc, c’est évident que les clips de Bellemare ne sont pas des transcriptions de la conversation. Il est même probable que les citations sont des amalgames qui proviennent de plusieurs évènements.

Mais, grosso modo, ce qu’il a dit est très probablement l’idée générale de ce qui s’est dit.
Donc, il dit très probablement 90% de la vérité.

Et charest, en niant tout en bloc, ment à 90%, de peur de s’empêtrer dans ses mensonges.

Mais qui donc veux la connaître « la Vérité »?

Pourtant, elle est assez simple. On s’offre un système électoral qui permet des dizaines de millions de dollars de dépenses aux partis et on leur dit de se trouver du financement parce que l’état ne peux les subventionner en totalité.
À partir de là, peut-on vraiment s’étonner que ceux qui financent ces élections à coup de dizaines de milliers de dollars s’attendent à un certain retour d’assenceur? Et peut-on s’étonner que les politiciens qui leur doivent leur élection soient sensibles à leur bonheur?

Sommes nous vraiment sérieux quand on dit chercher la vérité?

Bonjour,
J’ai trouvé votre compromis entre la vérité et le mensonge intéressant et j’oserais dire souhaitable. Mais ce compromis ne correspond pas, selon moi, nécessairement à la réalité.
Ce qui m’inspire, c’est que les « amis du parti » (ceci inclus Radio-Canada) ont mis de l’avant l’hypothèse de faire passer un test de polygraphe aux deux opposants. Ils misent sur l’idée que leur champion à l’art de mentir, monsieur Charest, ne suera même pas lorsque les questions les plus incriminantes lui seront posées. Le pire à mon avis c’est qu’ils ont probablement raison.

Autre point qui retient mon attention: le cas évident d’outrage au tribunal de monsieur Charest qui est passé presque sous silence. Son argument voulant qu’il ne répète que ce qu’il a déjà dit ne tiens pas la route. Il y a une différence fondamentale: maintenant ce sujet est devant les tribunaux.

Denis Carrier
Notre-Dame-du-Nord au Témiscamingue

Je ferai une correction que je considère importante monsieur Lisée a l’effet que Jean Charest en 2003 n’était pas un premier ministre EXPÉRIMENTÉ car il accédait a ce poste pour la première fois et ses propos sont selon moi tout a fait plausibles . Cela change la base de votre analyse et qui me convaint que le bon peuple ne se trompe pas dans son jugement et qui est réflétée dans les sondages ….

Cher Lisée
Vous avez encore tout faux !
1- l’intérêt et la question ne sont pas de savoir qui dit la vérité ou qui croire le moins, plutôt d’analyser et éclairer l’état général des gangrènes sociétales dont le présent drame est un symptôme, à mon avis le plus grave et le plus cynique sur une bien longue liste en passe de passer aux oubliettes.

2- Marc joue sur le terrain de l’ignorance populaire et mise sur la maladie pour ne pas dire le manque de capacités lumineuses chez les gens des Medias. Il sait que le peuple ne peut rien comprendre des engrenages de la gouvernance et de l’éthique politique, et il sait par dessus tout ce que le peuple comprend et retient dune dialectique de type David et Goliath. Les Medias québecois font hélas partie de ce peuple. Ils sont malades!

3- Charest ne nie pas tout. Il nuance et joue sur la peéouse du temps. Il sait que dans le court terme l’émotionnel a le dessus et que les Medias populistes le vendront pour un Goliath. Il sait par ailleurs qu’à terme le fond du problème remontera à l’ordre du jour pour être examiné avec des loupes de la rationnalité. Ainsi, il ne nie pas avoir rencontré Marc sur la question des nominations. C’est après tout une de ses responsabilités et prérogatives. Un jour ceci lui sera reconnu. Il ne nie pas non plus avoir suggéré ou proposé des noms ou donné des directives. Après tout s’il nomme un ministre’ c’est pour que ce dernier soit son bras dans le ministère concerné. Ce qu’il nie, c’est d’Avoir entendu une quelconque plainte de la part de son ministre en rapport avec de supposées influences indues. Il ne nie pas que Marc en aurait subi, il nie l’avoir entendue s’en pleindre, et indirectement il nierait alors en avoir été au courrant.

4- nous savons comment Ca fonctionne. Le problème est que nous sommes bêtement emmené à passer au cash pour des conflits d’individus sans assurance que cela serve à soigner notre société. Mais c’est de même que les peuples aveugles dignorances se gouvernent.

La rectitude au parti libéral (lire ici Fédéral et Provincial)est une rareté, car les vases sont communiquants.

Moi, ce qui me fait pencher vers la version Bellemare, c’est que j’ai travaillé en politique durant de nombreuses années et une collègue s’est fait dire, lorsque son député n’a pas renouvelé son contrat après plusieurs années de fidèles et loyaux services c’est : n’oublie pas que tout ce qui s’est passé ici doit rester ici! Et on sait pourquoi !

À mon commentaire précédent, j’aimerais ajouter que si vous avez bien regardé le témoignage de M. Bellemare, celui-ci ne manifestait aucune nervosité, parlait sans tics, en regardant les gens droit dans les yeux. Un homme qui m’apparaît comme n’avoir rien à cacher. De plus, celui-ci est avocat et son épouse également, il n’ignorait sûrement pas dans quoi il s’embarquait. Quant à Charest, il a l’air au bord de la panique, de même que tous ses ministres qui fuient les caméras comme la peste. Je crois que Charest est enlisé dans les sables mouvants pour sentir l’urgence de nier les faits avant son témoignage devant la Commission Bastarache. Charest a l’air de tout, sauf d’un homme honnête et intègre. Il a plutôt l’air pitoyable. Il s’est peinturé dans le coin !

Jean-François Lisée

Ne serait-il pas possible que vous sachiez des choses cachées depuis un certain temps concernant le fonctionnement des partis politiques en coulisses ???

Toute cette affaire Bellemare n’est qu’un épiphénomène dans un paradigme de corruption globale dans le financement des partis politiques.

C’est ce paradigme pourri qu’il faut changer, et non pas s’attarder à savoir en quels termes l’une ou l’autre des anicroches se sont produites. À moins d’avoir des enregistrements certifiés des conversations, quelqu’un pourra toujours affirmer qu’il n’a pas dit (sous-entendu « exactement ») telle phrase. Et on sait que les politiciens (et les jésuites) sont experts dans l’art de la restriction mentale et des demi-vérités. (Ainsi, saura-t-on jamais si M Charest n’a reçu “que” 75 000 $ par année du PLQ?)

Que faire?
Il faut changer le système de financemment des partis politiques: soit avoir un finacement privé limité à 300 $ par personne , soit par un financement public par l’État, soit un mélange des deux.

D’autre part, pour limiter les besoins financiers des partis politiques, il faudrait se pencher sur la durée trop longue des campagnes électorales et le placardage abusif sur tous les poteaux pendant ces campagnes.

Les campagnes électorales durent de 36 à 55 jours. Elles devraient être écourtées. On n’est plus au 18e siècle alors que les nouvelles se transportaient à cheval. De nos jours l’information circule instantanément dans tous les foyers par la radio et la télévision.

De plus, les pancartes électorales devraient être interdites. Quelle pollution visuelle! Il y a la télévision et la radio qui devraient être requisitionnées pour diffuser l’information fournie par les partis politiques.

Enfin, il devrait être interdit aux partis politiques de verser un salaire à toute personne élue député.

Je ne suis pas d’accord avec vous sur deux points.

Vous parlez d’abord de Jean Charest et de Marc Bellemare comme étant « un premier ministre expérimenté devant gérer un ministre inexpérimenté ». Jean Charest est devenu premier ministre en 2003 et Marc Bellemare ministre dans les semaines suivantes. Dans les postes respectifs qu’ils occupaient ils étaient aussi inexpérimentés l’un que l’autre. Compte tenu des énormes gaucheries que Jean Charest commet encore 7 ans et demi après le début de son règne, il est fort possible qu’il ait dit à Marc Bellemare ce que celui-ci prétend qu’il lui ait dit il y a 6 ans et demi. Marc Bellemare semble d’ailleurs apprendre infiniment plus vite que Jean Charest.

Vous dites ensuite « À moins d’être un idiot — ce qu’il n’est pas — Charest aurait dit… ». Comment pouvez-vous en arriver, aussi facilement, à dire que Jean Charest n’est pas un idiot? J’ai entendu dire le contraire de la part de quelques collègues du CEGEP l’ayant très bien connu dans sa jeunesse. J’ai également entendu des histoires de la part d’un avocat « collègue » de Jean Charest, dans ses premières années de pratique, démontrant hors de tout doute que si celui-ci n’était pas un idiot (comme vous le prétendez) il n’en était certainement pas loin.

Dans les deux cas ces affirmations m’ont été faites longtemps avant que Jean Charest devienne simple chef du PLQ. Ça devient agaçant d’entendre des journalistes et des analystes inventer des qualités à Jean Charest, des qualités qu’il n’a pas et qu’il n’a jamais eu. Aucun observateur sérieux ne s’est visiblement jamais donné la peine de fouiller le passé de Jean Charest pour comprendre à qui il avait affaire. Même en observant que les gaffes monumentales commises par Jean Charest depuis qu’il est en politique il est pourtant facile de comprendre que celui-ci n’a pas inventé les boutons à quatre trous.

Bonjour! F.Munyabagisha et aux personnes du
Blogue JFL/26août-10. Et 2e Ronde pour le PM J. Charest et le Ministre de la Justice M. Bellemare.
L’engin Charest,le Goliath philistin, s’emballe
déjà dès le premier soir. Quelle aubaine pour le David Bellemare! Sa fronde a touché au premier jet l’arsenal gouvernemental. Elle fait déraillée l’agenda du Commissaire Bastarache, remis au 30 août sous la pression des gens de la poursuite, désorientée complètement.
Le long congé ne sera pas de trop pour la meute du Gouvernement déjà aux abois. Puisqu’un témoin de la Commission, un sous-ministre adjoint de M. Bellemare, a livré aux médias – à l’instar du PM Charest – un 1er et solide appui aux dires que vivait son Minstre, nu de preuves jusqu’ici.

À mon avis, il ne s’agit pas d’ignorance de la gent québécoise mais bien de la patience d’une démocratie électorale, renouvellée une 3e fois.
Du jamais vu, depuis la Révolution tranquille de 1960, initiée par Jean-Lesage – qui doit bien se demander ce qui se passe au Danemark québécois?

Je suis étonné de la rapidité du dénouement = PM Charest > et Marc Bellemare < .- À la prochaine!

Je suis étonné de la rapidité du dénouement =

Et si Bastarache était le Perrin de la fable…

– – – – – —

L’Huître et les Plaideurs (La Fontaine)

Un jour deux Pèlerins sur le sable rencontrent
Une Huître que le flot y venait d’apporter :
Ils l’avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;
A l’égard de la dent il fallut contester.
L’un se baissait déjà pour amasser la proie ;
L’autre le pousse, et dit : Il est bon de savoir
Qui de nous en aura la joie.
Celui qui le premier a pu l’apercevoir
En sera le gobeur ; l’autre le verra faire.
– Si par là on juge l’affaire,
Reprit son compagnon, j’ai l’oeil bon, Dieu merci.
– Je ne l’ai pas mauvais aussi,
Dit l’autre, et je l’ai vue avant vous, sur ma vie.
– Eh bien ! vous l’avez vue, et moi je l’ai sentie.
Pendant tout ce bel incident,
Perrin Dandin arrive : ils le prennent pour juge.
Perrin fort gravement ouvre l’Huître, et la gruge,
Nos deux Messieurs le regardant.
Ce repas fait, il dit d’un ton de Président :
Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille
Sans dépens, et qu’en paix chacun chez soi s’en aille.
Mettez ce qu’il en coûte à plaider aujourd’hui ;
Comptez ce qu’il en reste à beaucoup de familles ;
Vous verrez que Perrin tire l’argent à lui,
Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles.

Ce que je n’arrive pas à me mettre dans la tête, c’est très simple: Aussi solitaire, mais pourquoi diantre mentirait-il??? Pourquoi ferait-il un Lucky Luke de lui même?

Désolée, mais vous n’êtes pas en mesure d’évaluer ce qui s’est dit en privé, ni en mesure de déterminer qui dit vrai.

La seule chose que nous pouvons faire en ce moment pour séparer le bon grain de l’ivraie, c’est de se fier sur ce qu’on connaît des deux personnages.

L’un nous a déjà menti à plusieurs reprises sur ses politiques appliquées (Charest) et l’autre n’as pas commis de faute durant son court mandat et il a été assez intelligent pour démissionner s’il n’approuvait pas les politiques de son chef.

Finalement c’est à peu près ce sur quoi on doit se baser pour dire qui dit vrai et pour se faire une opinion personnelle de la chose. Moi je penche toujours vers ceux ou celles qui ne me manipulent pas en pleine face et j’accorde le bénéfice du doute à ceux ou celles qui veulent changer les choses pour le mieux.

On peut se fier aussi à la majorité de la population qui majoritairement pense à peu près la même chose, sans s’être consulté auparavent. Il y a aussi des signes qui ne trompent pas et d’autres qui sont subjectifs, ils nous restent à faire la part des choses par nous-mêmes selon ce que l’on voit ou entend.

Et surtout ne vous y trompez pas la ligne de parti et la carrière des députés du parti est plus forte que le bon sens, ce qui fait que d’autres dans le parti ne dénoncent pas et ce parti là n’a plus de valeur ni d’intégrité et n’a plus ma confiance quelque soit le dénouement de la Commission. La population n’est pas aussi bête que vous le pensez!…

Il est évident que l’un des deux cache une verite!
Malheureusement une qui ne sera pas dans l’actualite!

On peut se fier aussi à la majorité de la population qui majoritairement pense à peu près la même chose, sans s’être consulté auparavent. Il y a aussi des signes qui ne trompent pas et d’autres qui sont subjectifs, ils nous restent à faire la part des choses par nous-mêmes selon ce que l’on voit ou entend (Maude Levasseur)
—————————

C’est le message que Pauline essaye de faire passer par le canal des journalistes de son allégeance politique.

Les sondages font état des sondages effectués auprès des francophones seulement, dont 9% n’adhère pas à la version de Bellemarre; alors, on est loin de ladite majorité que vous prônez; c’est sans doute le même pourcentage que lors du dernier référendum et il a été perdu par les francophones pkiss.

Voilà pour la question de la supposée majorité que l’on essaye de nous faire avaler à tour de bras.

Cher commissaire Bastarach, je vous souhaite….
Pourquoi, cher? vous connaissez déjà le coût total de cette commission, Allons, combien?

Bonjour monsieur Lisée,

Le premier jour de la commission Bastarache, Jean Charest devait fait un point de presse vers 16h45 (15 minutes après l’ajournement de la commission). Pourtant il n’est pas arrivée devant les journaliste avant (environ) 17h10… Simplement pour dire quelques phrases qu’il répète depuis plusieurs semaines/mois. C’est totalement absurde.

Je serais vraiment intéressé d’avoir votre opinion à ce sujet (le délais, le contenus, etc). Serait-il possible qu’il désirait faire une déclaration toute autre avant de se faire rabrouer par ses conseillés, des ministres impliqués ou encore ses collecteurs de fonds?

«Fava, Rondeau, les juges, l’argent… cela n’existe pas»

Cette phrase-là va coller à Charest jusqu’à sa mort. Et bien au-delà…

Elle est déjà sur le canevas des auteurs du ByeBye.

Marc Bisson, fils de l’organisateur libéral Guy Bisson, devait, une première fois, accéder à la Cour du Québec en 1996, soit tout juste quelques années de plus que le minimum de 10 années de pratique du droit requis pour devenir juge; Marc Bisson a été admis au Barreau en 1983. Sa nomination a toutefois été aqnnulée par l’élection du PQ de Lucien Bouchard, en 1996. Il aura donc dû attendre le retour des Libéraux au pouvoir…

Voilà pour la petite histoire.

Vous trouvez qu’on a pas assez de La Presse pour faire le travail de démolition de Bellemare?

Et bien si, ces phrases pourraient fort bien avoir été prononcées. Je ne dis pas qu’ils ne mentent pas, seulement qu’ils ont fort bien pu parler ainsi. Les policiers qui font des écoutes sont parfois stupéfaits par ce qu’ils entendent, des gens qui parlent de 10 kilos de blé, un langage codé qui parle plus que s’il ne l’était pas. Encore plus, entre politiques d’un même clan, la cohésion imposée est parfois si forte que les paroles finissent par devenir triviales que la simple prudence ne semble plus nécessaire. D’ailleurs, les actes n’ont-ils pas suivi la même logique ?

qui est le menteur ??? J’estime que « John » Charest en a fait la preuve ..au fédéral et au provincial…JE ME SOUVIENS…Quant à Bellemarre(?),l’histoire ne démontre pas plus ses mensonges que sa compétence !!!

Aimerais lire la liste des demi vérités et des mensonges de CHarest depuis son arrivée au pouvoir au Québec…un journaliste l’a déjà fait pour Jean Chrétien, au fédéral, dans La Presse…
(Il n’avait pas du demender la permission à Paul Desmarais…) S.V.P. une recherche M. Lisée…
Pour obtenir et conserver le pouvoir…certains politiciens …deviennent « consciemment » crosseurs !!! Espérons que cette fois les Québécois-es n’auront pas la mémoire courte…

Michel Simard, nommé juge adjoint à la Cour du Québec avait dépassé l’âge requis(70ans) pour être admis au concours mais ils ont changé la loi pour qu’il soit promu car il était nommé pour 7 ans et il aurait eu plus de 70 ans en novembre 2010.

Me semble qu’on aurait pu en choisir un plus jeune au lieu de changer la loi spécifiquement pour lui. C’était une des raisons pour laquelle il n’était pas le choix de Mr Bellemarre.

Avec Charest, rien ne m’étonne!
On parle d’un gars qui a traité une députée d’esti d’chienne en pleine chambre! Allez savoir ce qu’il peut se permettre en privé!

Bonsoir,
C’est malheureux de constater que l’intelligence populaire n’existe pas au Québec ! Monsieur Marc Bellemare après avoir été bien cuisiné tout l’avant midi par le procureur de la Couronne avait perdu son panache de la veille car son body language était chancelant en rougissant souvent, se grattant et ajustant tout le temps ses lunettes. Monsieur Marc Bellemare se devait de jouer à quitte ou double et de frapper un grand coup et advienne que pourra ! Et il le fit en faisant une déclaration fracassante qui voue aux gémonies son témoignage antérieur. Et si cette intelligence populaire existait un tant soit peu dans la Belle Province, nul doute qu’il n’aurait jamais osé se mettre le pied dans la bouche de cette triste façon. A t’il quelqu’un d’assez naïf pour croire que le Premier Ministre Monsieur Jean Charest qui est un politicien de carrière et avocat en plus aurait averti son Ministre de la Justice connaissant le droit, politicien et avocat de surcroit qu’il fallait respecter son serment d’office et de ne pas révéler à qui que ce soit ce qui s’est passé ! Coudon, ce monsieur a spéculé sur la naïveté légendaire des pures laines qui s’abreuvent au Journal de Montréal et sa convergence pour s’informer. Pour avaler les propos de Monsieur Marc Bellemare, il faut tout à fait d’être d’une naïveté sans bornes ou bien être un péquiste, cela va de soi…Bien à vous, John Bull.

Quand il y a deux personnes il est rare que les deux tiennent la même version du même événement. Ne serais-ce que pour cette raison cette commission n’éclairera personne.

C’est un bide! Et c’est voulu.

Le type de personnalité que dégage J.J.Charest du genre arrogant, suffisant et impulsif du genre à rouler des yeux et à pointer du doigt est conforme à ces citations en gros faites par M.Bellemare.

«Franco Fava est un ami personnel, c’est un collecteur influent du parti, on a besoin de ces gars-là, il faut les écouter, c’est un professionnel du financement. S’il te dit de nommer Bisson et Simard, nomme-les.»

ou ceci: «Tu sais que tu as un serment ministériel. Fava, Rondeau, les juges, l’argent… cela n’existe pas. Tu n’as pas le droit de parler de ça.»

J.F.Lisée, vous errez, votre interprétation aurait collé au réservé et politicien en contrôle et spécialiste de communications à plusieurs étages qu’à été un R.Bourassa.

R.Bourassa aurait dit cette chose ci: «Écoute Marc, c’est toi qui décide, c’est toi le ministre. Maintenant, Bisson et Simard sont compétents, c’est entendu. C’est peut-être vrai que c’est leur tour, après tout. Ce ne sont pas les péquistes qui les auraient nommés, depuis neuf ans, malgré leur compétence, non ? Tes candidats aussi sont compétents, c’est sûr. Mais il y aura d’autres nominations, plus tard. Alors, moi, je me fie à ton jugement. Je pense que tu peux voir toutes les facettes du problème. Réfléchis encore.»

Jeu d’autruches. Dans une organisation… famille, comité, entreprise, qui est-ce qui contrôle? Celui qui contrôle la piasse. Pourquoi? Parce qu’il vous laissera dormir et manger tranquille. Si vous voulez faire à votre t^te il menacera de vous couper les vivres, votre liberté ou pire encore votre sécurité. Alors cessez un peu de croire aux comptes de fées, de vous imaginer que la vie c,est comme une belle histoire qui fini bien et réveillez-vous. Le contrôle est toujours en place il n’a pas été mis en veilleuse et vous assitez à une belle mise en scène pour redorer la crédibilité autant des acteurs de premières loges (Charest, Bellemare et les autres politicien que le monde politique gouvernements fédéraux, provinciaux, municioaux et organisations internationales de contole » protection » des citoyens et de la paix: rappelons le tous régis de la même manière et supporté par les mêmes fonds). Quand les gens se réveillente rien comprendre et commencent à remettre en question l’ordre établit il devient prioritaire de rassurer le bon petit peuple. N’oubliez pas les dénonciations qui fusaient de toutes parts entre les partis politiques, la corruption des organisations, gouvernementales, politiques, syndicales, légales alors comment pouvez-vous dormir au point de prétendre ne pas y voir clair. On dit que quand la vérité nous dépasse qu’on ne l’accepte pas on l’ignore. L’autruche est un rôle facile a endosser qui permet peut=être de mieux dormir et de continuer sa petite vie dans la sécurité des règles établits. La sécurité n’a pas de prix? Ça dépend qui tient le volant. Tôt ou tard on fini par frapper un mur et si on a pas gardé l’oeil ouvert on risque d’y laisser, sa peau.
La conclusion est écrite dans le ciel. On trouvera moyen de nous faire croire qu’on doit avoir confiance au système, en nos politiciens que tout ces gens sont honnêtes et de bonne fois et que ce n’était qu’un malheureux malentendu tout a fait anodin. Après tout si M Bellemenar avait réellement foi en sa requête n’aurait-il pas refusé d’y participé puisque la commission est présidé par un juge nommé selon les règles qu’il dit contester? Pourquoi se prêter a une telle mascarade si vraiment il comptait prouver l’illigitimité de ces nominations? Allo? Allo? Quel serait les chances de M. Bellemare de travailler au Québec si réellement il pouvait prouver que le système politique est pourri et qu’on lui donne la liberté de le dénoncer publiquement dans une enquête crédible qui vérifierait ces dires? Et comment sa famille serait protégées s’il comptait mettre sur la place public les faits qui prouve l’implication des donnateurs dans les décisions politiques???

Monsieur Lisée ,

Drôle , pour moi , quand Bellemare disait ces phrases , j’entendais Jean Charest … Quasi le même timbre de voix.

Pas d’accord avec vous M. Lisée .
Avez-vous vu le regard de Jean Charest ?

NORMAN au commentaire # 8 a dit tout ce que je pense et ce que j’aurais dit moi-même alors inutile de le réécrire… mais je vais rajouter une chose en rapport direct avec VOTRE pensée, Monsieur Lisée.

Vous parlez de votre « instinct » et de votre grande expérience du journalisme et de la politique pour affirmer que vous ne croyez pas ni l’un ni l’autre des protagonistes. Eh bien, si vous croyez avoir de « l’instinct » permettez-moi de dire que selon moi, vous manquez cruellement d’« intuition », fort utile dans le métier que vous pratiquez. Moi je pense que John James Charest est tout à fait capable d’avoir fait et dit tout ce dont parle Monsieur Bellemarre et même plus…

Il nous l’a bien démontré au fil des années et surtout cette dernière année politique, avec quel mépris et cynisme, vulgarité et grande colère à peine contenue il s’adresse à ceux qui ont le malheur de lui déplaire et qui lui résiste. De plus, il ne tolère que ceux qu’il ressent ou pensent « au-dessous » de lui ; ceux qu’il perçoit comme potentiellement supérieur, il s’en débarrasse d’une façon ou d’une autre pour ne pas se faire prendre sa place, ou que l’on remarque trop son insignifiance: [Séguin, Mulcair, Bellemarre, Paradis, Couillard, Dupuis, et ils quittent pour « raisons familiales »… et quelques autres dont il vaut mieux ne pas parler]. Ainsi le «peuple» perd les meilleurs et il ne reste que les « béni-oui-oui » à son service.

Pour terminer, le NON-VERBAL, ça vous dit quelque chose ? *** Le spécialiste synergologue Philippe Turchet a été invité à écouter et à étudier les Bellemarre-Charest le mardi, ainsi que le mercredi matin, et son verdict a été tout à fait correct envers monsieur Bellemarre. Ce qu’il a « vu » de Bellemarre lui a fait dire que : « celui-ci ne mentait pas, qu’il disait la vérité sans se défiler et avec assurance etc. etc. et qu’aucun de ses gestes ne trahissaient quelques fourberies et mensonges que ce soient… et il s’est beaucoup retenu en parlant de John-James… mais rien de positif n’est venu… 🙁

Eh bien moi monsieur Lisée, cela me suffit. Le non-verbal parle bien plus fort que les mots entendus, et maintenant que l’on a corroboré l’intuition que j’ai que Marc Bellemarre ne ment pas, me laisse à conclure que c’est John James le menteur !!!

***Entendu à l’émission du midi à TVA mercredi le 25 août, vers 13h00.

Bellemarre vient de donner le coups de mort à Charest Meech Moins et à ses magouilles sans fin et si les médias n’étaient pas avec lui il aurait dèjà demissionné.

Cette commission n’en est qu’une que pour essayer de couvrir l’inertie de Jean Charest à vouloir convoquer une vraie commission d’enquête sur la construction et les dons faits au parti libéral. La commission Bastarache n’est qu’une mascarade à la Jean Charest car il est simple de constater que lorsqu’on convoque 40 témoins pour de simples discussions entre deux personnes sans témoins, il n’y a pas lieu que les 38 autres n’ont rien à dire sur les sujets que ces deux personnes ont discutés. Par contre, connaissant très bien le milieu politique, je suis convaincu que Marc Bellemare dit vrai et monsieur Lisée, vous avez assez d’expériences en politique et vous avez sans doute assisté déjà à de telles réunions dans le bureau du PM pour savoir comment les conversations privées se déroulent et j’imagine que vous connaissez assez bien Jean Charest pour savoir comment il traite lors de ces discussions. Je reste sur mes positions à être convaincu que Marc Bellemare dit vraiment ce qui s’est dit et surtout dans le même langage. Cependant, ces propos n’auraient pas dus prendre autant d’importance car ce serait plus intelligent de la part de Jean Charest de convoquer une commission d’enquête sur la construction et sur les dons au parti libéral.

Intéressante analyse M. Lisée mais à mon humble avis, John Charest n’est pas si subtile même s’il est fort probable que Bellemare ait voulu enjoliver l’histoire. De toute façon, cette commission est une dépense dont on aurait bien pu se passer. C’est du Charest tout craché : les gens réclament une commission d’enquête sur le financement des partis politiques et surtout sur l’industrie de la construction, il répond par une commission sur le néant; une histoire sans fin.

M. Lisée,
Au moment des faits en cause, notre PM arrivait au commande de la province, il ne pouvait tout gérer sans consulter des conseillers juniors de son milieu après plusieurs années dans l’opposition, même si le système prend soin d’enseigner le quotidien d’un PM, la réalité est très différente de la théorie et ceci s’applique aussi à Marc Bellemarre au début de son mandat de Ministre.

M. Lisée vous laissez vos lecteurs en appétit, puisque vous présumez qu’un autre scénario que celui entendu est plus que probable. Alors, quel serait le scénario plausible et quel sera l’impact sur chacun des deux principaux acteurs de ce show de marionnettes.
Car, le plus urgent au Québec actuellement ce n’est cette commission, mais de NOUS débarrasser des libéraux !

M. Lisée vous dites n’importe quoi!! Ni vous ni moi n’étions présents lors des discussions entre Charest et Bellemarre alors vos théories sont purement hypothétiques et fictives. M. Charest est au pouvoir et c est lui qui est premier ministre. A sa place, je songerais sérieusement a démissionner. Un sondage indique que 87% des gens ne croient pas Charest…

Bon ! Là ça commence à être intéressant.
Qui a raison…, qui a tort.
Il me semble que c’est plus simple que ça. Ou… différent en fait.
Si c’est vrai que des contributions occultes aient pu parvenir à JC ou plutôt au PLQ, et que ces contributions aient été versées par des gens plus qu’influants qui ont beaucoup plus à gagner que le PM (par ce qu’ici on parle de gros sous… la construction etc…), ne croyez-vous pas que le message envoyé à Jean Charest, sous la pression de l’opposition à déclancher une commission d’enquête sur la corruption et le financement des partis, ait pu ressembler à : « Arrange ça comme tu veux, JC. Noie le poisson s’il le faut. Fais-les regarder n’importe où ailleurs, mais pas de ce côté-ci. J’espère que t’es aussi subtile que M. lisée veut bien nous le faire croire et qu’on aura pas à utiliser un « dessisn » pour te faire comprendre ».
Et voilà comment on attérit chez Bastarache.

Je crois à l’embellissement des propos, en effet. Mais le fond, lui, demeure: faut-il donner au parti Libéral pour devenir juge? Ou pour être nommé à tout autre poste de la haute fonction publique? C’est l’essentiel des propos de Bellemarre, bien avant les propos de Jean Charest. M. Fava, selon m. Bellemarre, n’aimait pas sa réforme des tribunaux administratifs parce qu’elle réduisait le nombre de postes à nomination qui pouvaient être monnayés contre des dons au PLQ.
En fait, tout poste peut être monnayé. Ça transforme l’appareil gouvernemental en machine à imprimer de l’argent. Et ça dépasse le petit cadre des juges.

P.S.

Raymonde! J’ai un calcul pour vous. 91% d’électeurs *80% de francophones, ça donne 72.8%. Donc, quand vous écrivez « Les sondages font état des sondages effectués auprès des francophones seulement, dont 9% n’adhère pas à la version de Bellemarre; alors, on est loin de ladite majorité que vous prônez », vous manquez des notions de maths les plus élémentaires.

J’ai lu votre blogue attentivement, monsieur Lisée. Comme vous dites, vous avez combiné des extraits de témoignages, des suppositions et vos propres intuitions comme politocologue et conseiller. On ne voit pas des blogues comme ça tous les jours!
Je ne sais pas qui a raison et qui a tort dans cette affaire. J’attends de me faire une idée. Je constate seulement qu’il y a beaucoup de hargne, de mécontentement, de cynisme au Québec, à tel point que les citoyens (certains médias aidant) ne font plus de distinction entre des allégations spectaculaires et des preuves. On se précipite pour juger des situations et des personnes, sur la base de soupçons. Certains des commentateurs ici justifient leur hargne, en disant que l’opinion publique est de leur côté etc. Ce qui est une bien pauvre argument.
Ce qui m’amène à tirer deux conclusions.
(1) Nous sommes de plus en plus sous l’emprise des intérêts spéciaux, corporatifs, bailleurs de fonds etc. Voilà pourquoi la corruption nous choque tant. L’État c’est nous! Comme l’aurait dit Abraham Lincoln, les Québécois ont besoin d’un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Pas pour les bien nantis, les sans scrupules ou les ripoux.
(2) Le Parti Québécois a de bonnes chances de remporter la prochaine élection, mais la lune de miel pourrait être de courte durée: le PQ devra faire face autant que les libéraux à la hargne, au mécontentement, au cynisme.
Bien à vous, George Tombs

Laisez moi vous dire , je suis un retraité qui a travaillé dans les hautes sphères de la Bureaucracie et je peux vous affirmer que je me suis retrouvé plus d’une fois dans de ssituations similaires à celle de Monsieur Bellemare. Pas facile, quand un pépin se produit et que tes affirmations sont démentis par la personne avec qui tu était seul lors des événements. Comme on dis en Anglais…. » I know the feeling »

John Bull

Notre naïveté vous a pourtant si bien servie pour les deux référendums.

Je suis sidéré par un commentaire où l’on mentionne l’intelligence populaire n’existe pas ! et qui faut être « péquiste »… Au delà de la partisannerie, faut être un « imbécile né » pour avoir cette pensée si étroite. Je ne sais pas qui dit vrai, mais au delà de cette commission, remontons que d’une année, Tomassi et tous les autres lurons qui ont bougés sur des irrégularités, alors que le « populaire » sent bien que tout cela existe, il faut être fou ou autruche dans la tête dans le sable, pour pensée que rien n’existe de tout ca, corruption, échange de faveur entre « zamis » , ca toujours existé, et tout le monde le sait.

Maintenant que se soit le parti que vous voulez, il est TEMPS que nos politiciens se regardent dans le miroir et AGISSENT pour un vrai futur de société, un visionnaire, le charisme, une base solide pour permettre d’avancer sans se faire « avoir ». Arrêtons de tout donner pour avoir son « bonbon » et pensons à ce que nous laissons à nos enfants.

Pour moi toute la classe politique, doit faire maintenant leur examen de conscience.

M. Lisée;
Je crois personnellement que monsieur Charest ment, qu’il est mal conseillé (mettre sur pied cette commission, faire une conférence de presse pour commenter des témoignages )et qu’il est somme toute à la fin d’une carrière de politicien qui n’a aucunement la stature d’un chef d’état mais plutôt celle d’un politicien à courte vue et dont l’obsession est le pouvoir et non pas l’avancement du Québec et une saine gestion. Merci Pierre Patenaude

À LIRE ABSOLUMENT: NORMAND, comm. #8 août 27, 2010 à 8:26

On aura JAMAIS de vérité de cette « commission ». On est uniquement dans une bataille de perception de l’opinion publique. Il sera ainsi intéressant de lire nos journalistes québécois…

De grâce M. Lisée, ne tombez pas dans le gouffre de l' »axe du mal » en « tentant » de dépeindre JJCharest comme un PM « expérimenté » et qui lave plus blanc que blanc.

@ George Tombs:

Que de sages paroles…

La commission n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Nous n’avons jusqu’à aujourd’hui entendu qu’UN SEUL témoin (sur une quarantaine…) et qui plus est, qui est lui-même directement et profondément impliqué dans l’affaire (ça lui a pris 7 ans…mais quelle mémoire tout de même!) et qui n’a même pas encore été contre-interrogé et voilà les grands inquisiteurs péquistes déjà prêts à exécuter Jean Charest sans même avoir vu ou entendu les autres témoins.

Pressés d’en finir et d’expédier ce procès avant que d’autres faits contredisent leur parade nébuleuse les péquistes? Ça, vous pouvez le dire…

Ça en dit très long sur la forme de justice qui nous attend dans un Québec séparé administré par leur parti politique…

Mon opinion M. Lisée est moins conciliante envers Charest. Le gars peut bien être bo, blond, frisé et très sympathique aux Dames, il est aussi très gaffeur, ce qui laisse supposer que ses réflexions ne sont pas très profondes et qu’il a un certain caractère frondeur, peut-être parce qu’il se pense supérieur, se prenant »lui-moême » pour un « english » !?!

Franchement, Charest a démontré à de trop nombreuses occasions telles celles du « je suis prêt/la réingénierie », du Suroît, de Orford, du CHUM, des « deux mains su’l’volant » et d’autres qu’il est PRÉTENTIEUX et frondeur-IMPRUDENT.

Enfin, quand Marc Bellemare décrit la ‘dernière scène’ lors de sa démission où John-James aurait montré beaucoup de nervosité, je pense qu’au contraire, cela complète bien la personnalité de notre très p’tit PM, ce personnage encore adolescent « se sentant coupable », son côté vulnérable.

Je ne peux m’empêcher de rappeler qu’au lendemain de sa première victoire en 2003, je dis bien le lendemain, rappelez-vous où est allé PARADER notre « Pinocchio », OÙ ?, sur les trottoirs de Wall Street à NYC (aux frais des contribuables). Comme comportement d’ADO, on fait pas mieux.

Une démission de ‘‘dJé-dJé’’ serait souhaitable. Je l’ai assez vu !!

LES JUGES ET LE JUGEMENT

les juges devraient être nommés selon leur jugement
ça prend le jugement des juges
et celui de celui qui en juge
que celui qui en doute, lance la première pierre !

l’allégeance politique est plus facile à juger

M. Lisée a entièrement raison.
À moins d’être un parfait imbécile, le PM ne peut avoir tenu les propos que Marc Bellemare lui prête. Je pense que l’expérience de M. Lisée lui permet de se faire une juste idée des échanges entre M. Charest et son ministre démissionnaire.
Il était temps que quelqu’un de crédible ait le courage de l’affirmer.
La vraisemblance est un facteur que la plupart des chroniqueurs semblent ignorer, depuis quelque temps. Sont-ils à ce point aveuglés par leur recherche du sensationnalisme?
Les pressions des donateurs existent et elles existaient bien avant 2003. Qu’y a-t-il de nouveau, là-dedans? Bien sûr, que les pourvoyeurs de fonds essaient d’influencer LES gouvernements (pas seulement celui de Charest). Ça se passe ainsi, partout dans le monde.
Ce sont les règles qu’il faut changer, pour éviter que cela continue à se produire. Et il est possible de le faire, sans attendre une « commission d’enquête publique » qui ne nous apprendrait rien de nouveau et ne ferait qu’accroître le cynisme des citoyens.

Je voudrais ajouter mon évaluation de la crédibilité des deux »larrons ».

Bellemare 110%, Charest -10%

Deux mentions spéciales : Bellemare n’a pas tout dit, en plus !!! Bastarache a l’air d’un CON dans son rôle, à jouer l’hypocrite. Ha! Ha! Ha!

Bonjour,
Ce n’est surtout pas le fait que 89% des québécois le veulent et bla, bla, bla….Encore une fois en se posant la question suivante : Quel est le quotient intellectuel d’une foule soit en liesse ou soit en colère ? Et quel est le quotient intellectuel de ce ti-peuple en colère ? La même chose car les émotions vives empêchent toute rationalité et l’intelligence populaire en est réduite à son dénominateur commun. En bons québécois qui font la vague…..Au plaisir, John Bull.

Monsieur Lisée
Mis à part votre expérience politique,cette fois -ci,selon moi vous errez.
Si vous suivez le cheminement de cet homme,(Charest)depuis son entrée en politique,j’ai mal à croire que quelqu’un puisse encore croire une parole de cet olibrius qui ment comme il marche.
En ce qui me concerne,sans être un partisan de Bellemarre,ne pas oublier qu’il était député de ce parti de magouilleur,on doit quand même de façon non équivoque croire tout ce qu’il dit,de plus,sa façon décontracté de le dire est convaincante.

@ John Bull

« Et quel est le quotient intellectuel de ce ti-peuple en colère ? »

Quel est le vôtre M. John Bull pour poser cette question à tout un peuple?

Intéressante opinion de votre part basé sur votre expérience et instinct. Ms je n’y croit pas. Premièrement parce que personne ne peut vraiment savoir le contenu des conversations cités :ns n’y étions pas ! C’est la parole de l’un contre l’autre. Mais il y a une chose qui fait que je ne croit pas M.Charest: son attitude depuis des mois face à cette crise. Il refuse une commission d’enquête élargie. Essait de noyer l’attention du publique en établissant une esquade marteau que même les policiers impliqués reconnaissent comme insuffisante. Nie tout lorsque les journalistes au pritemps sortent nom sur nom et évènements sur évênements sur le financement des parties politiques et sur la corruption ds la construction. Ne mentionnons même pas l’attribution des permis de garderie. Je pense que ce sont tous ces faits qui entachent la crédibilité de M. Charest. Je ne le croit plus et je ne suis pas le seul.

Je suis attristé de constater que certains croient que la population n’a pas les aptitudes nécessaires pour juger un évènement de nature politique de façon appropriée.

Comme j’ai été censuré précédemment, je tenterai de demeurer constructif.
Il est possible qu’une personne ait raison envers et contre tous. Et… contrairement à ce que certains peuvent penser, le quotient intellectuel de la population ou des foules n’a rien à y voir. Pourquoi? Parce que «avoir raison», en politique, ne signifie pas être le «plus intelligent». Cela signifie simplement que le prisme par lequel nous définissons notre société justifie nos opinions; et que parfois, nous sommes une minorité à avoir une dénomination commune de ce qui est juste ou vrai.

Cela dit, la population n’a pas un faible QI. Elle sait très bien que la politique est une joute partisane, où des politiciens peuvent être faibles devant l’appât du gain, tout comme ils peuvent être de bonne foi. La population conçoit que la corruption est présente et difficile à enrayer. Pourquoi sait-elle tout cela?

Parce que ce sont des évidences.

Là où la sagesse s’éteint, c’est lorsque la partisanerie s’efforce de nier ces évidences. Comme un souverainiste qui nie une incertitude économique après un référendum gagnant ou encore un fédéraliste qui croit que l’unité canadienne excuse les excès du pouvoir de son parti (comme la corruption).

Mais ce qui m’embête le plus, chez ces «partisans aveugles» (qui ressemblent plus à des fans de de personnalités sportives ou artistiques), c’est lorsqu’ils franchissent la limite entre l’entêtement et le dénigrement. Chacun a le droit d’être entêté; mais d’aucune façon cela donne le droit de réduire des adversaires politiques à «naïfs» ou «faibles de quotient intellectuel».

En fait, ces insultes en disent plus long sur celui qui les profère que sur ceux auxquelles est sont adressées.

La cooptation est une pratique répandue dans tous les domaines, dans tous les secteurs d’activité; on peut appeler ça du favoritisme ou du népotisme, mais c’est la réalité: tout le monde connaît quelqu’un qui, pour un emploi ou une promotion, s’est déjà fait pistonner, parrainer ou recommander. Ensuite, il me semble que cette affaire, la nomination de trois juges ayant peu ou prou des accointances avec des membres influents du Parti libéral, n’est qu’une pacotille, qu’un brimborion de scandale.

Jouer aux vierges effarouchées en invoquant l’éthique, la transparence, la probité et le respect de la séparation entre le judiciaire et l’exécutif, devant ce qui n’est au fond qu’une pure formalité, qu’un processus quasi normal, en tout cas coutumier, séculaire, habituel et courant, connu de tous, est digne du théâtre de boulevard. Celui par qui le scandale est arrivé, dit lui-même que les trois personnes nommées avaient les compétences et les aptitudes pour occuper ces fonctions, et qu’à ses yeux de néophyte, c’était peut-être irrégulier, mais certainement pas illégal: de plus, ni avant ni depuis leur nomination, ces trois personnes, inconnues du grand public, vivant presque dans l’anonymat total, n’ont été prises dans une malversation quelconque ou n’ont vu leurs noms être associés de près ou de loin avec quelques anicroches que ce soit dans leur vie privée ou dans l’exercice de leur fonction.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/295235/lettres-l-affaire-bellemare-charest-est-un-secret-de-polichinelle

Peut être avez vous raison Mr Lisé mais JEAN Charest ne semble pas suivre les conseils de qui que ce soit c’est pour ça qu’il est toujours dans le champs.Mr Le P.M n’a pas de jugement mais il croit qu’Il en a.

François ! a omis le paragraphe de conclusion de sa citation. Le voici :

«Finalement, cette commission Bastarache, mise sur pied par le premier ministre lui-même, m’apparaît être davantage une manoeuvre dilatoire pour éviter d’avoir à répondre, dans le forum approprié, des liens troubles et inavouables entre le financement du Parti libéral et certains entrepreneurs en construction, et, d’autre part, comme une tentative d’intimidation faite à tous ceux cette fois qui pourraient être tentés de divulguer des preuves accablantes de ces mêmes liens ou plus largement de la corruption institutionnalisée dans le milieu de la construction comme de l’apparence de concussion régnant au sein du gouvernement libéral de Jean Charest.»

Jean-François,
Notre problème socio-politique au Québec n’est pas si tu crois ou non ‘les dires de Bellemare’ ou si tu émuleras Charland, ‘le libéraliste en cachète de rue Frontenac’ qui a discrédité Bellemare de façon grossière et au niveau très bas.
Le problème réel est la manque de crédibilité du gouvernement Charest, son arrogance, son alliance avec la corruption dans toute l’administration publique non seulement municipale et aussi à l’intérieur de la justice qui se tourne permissible et, généreuse à l’endroit de l’impunité. L’autre problème c’est la manque de leadership dans l’opposition particulièrement dans le PQ et, souhaitablement dans la nouvelle génération, dans la jeunesse.

Je crois bien que cela résume bien l’affaire lorsqu’on affirme que la commission Bastarache n’est une « manoeuvre dilatoire »….

Bon en partant on peut dire que d’habitude c’est pas la morale qui guide les actions des avocats, et dans ce cas ci on a affaire a deux avocats politicien de surcroit cela nous ramène donc a la fameuse question..

Qui dis vraie ?

Mais dans le fond on a pas a subir un autre débat stérile sur fond de corruption générale pour savoir depuis lonptemps que la politique c’est un jeux de mains sale ca tout le monde le sait deja, pas besoin d’une septieme année pour comprendre ca.

Que ce soit charest ou Bellemare qui mente ca va nous donner quoi de savoir que le bonhomme Bastarache c’est pencher la dessus et qu’il a décréter que le menteur c’est celui la plutot que l’autre. Celui qui dis la vérité aujourd’hui pourrait bien devenir le menteur demain, avec tout les avocat qui trempe la dedans on sait jamais comment la loi va tourner.

Une chose est certaine le jour ou Jean Charest pis le gros Dupuis on dis en pleine télé »Si Bellemarre sait quelque chose qu’il le dise.. » ils auraient du fermer leurs gueule. Mon père disait » Si tu veut pas que ca sente la marde ben faut pas la brasser » Comme ca l’histoire serait morte au feuilleton ils auraient eu la paix et ils auraient pu continuer tranquille leurs petite magouille de politicien véreux.

Après tout comme le disait quelqu’ un » La politique c’est l’art d’enculer les mouches » et il avait parfaitement raison.

Les effluves nauséabonde de la rentré parlementaire commence déjà a nous parvenir ya comme une odeur de feuilles pourrie dans l’air.

Bonne fin de journée

waco

La crédibilité de Bellemarre commence déjà à se fissurer dangereusement et on en n’est qu’au premier contre-interrogatoire du premier témoin…

C’est amusant de sentir la frustration de l’avocate du gouvernement et de l’avocat de Charest devant les réponses d’un Bellemare qui restent toujours très crédibles.

On ergote sur les détails, mais le fonds avancé par Bellemare reste intact.

Dire que la session parlementaire commence près d’un mois avant que Charest aille témoigner…

Pourquoi les journalistes ne mentionnent jamais que ces sondages sont fait sur Internet? Ils ne sont pas fiables et vous le savez très bien.

Aujourd’hui, j’ai eu un haut le coeur, lorsque Maître Ryan, l’avocat de Jean Charest a mentionné les problèmes familiaux que Maître Bellemarre a connu il y a plusieurs années avec sa fille. Ce n’est pas une commission d’enquête, c’est une vendetta. Je suis encore choqué de cette inutile bassesse. Pourquoi, le juge Bastarache ne l’a t-il pas expulsé? Ça dérape.

Je ne peux prétendre que j’écoute assidûement la Commision Bastarache. Ce que je persiste à croire et que je retiens, c’est que l’un ment et l’autre ne dis pas toute la vérité. Jean Charest est convaincu de ne pas mentir « au sens juridique», la preuve légale,( Sa parole contre l’autre parole) ne pourra, à mon avis être démontré. Donc dans sa tête d’homme il ne ment pas. C’est SA VÉRITÉ!!!! D’autre part, Me. Bellemare a refusé d’être l’objet de pression de la part de MM. Fava et Rondeau et M. Charest. Les raisons? N’avait -il pas lui-même des personnes dans son viseur personnel qui auraient pu remplacés ceux imposés par Fava et Rondeau? Ne souhaitait-il pas lui aussi s’assurer de nommer SES juges? Un ministre ne demeure t-il pas en poste que le temps d’un remaniement ou d’une élection? Qu’il y avait dès lors un conflit (Power Trip) entre Charest et lui? Lequel des deux pisse le plus loin?

Dans un tout autre ordre d’idée le cas du dîner… des rencontres… du tournoi de golf… etc. etc. Si j’étais collecteur de fonds illicites pour un parti, je serais assez machiavélique pour être au même endroit, sur invitation ou pas, que celui qui risque d’étaler sur la place publique mes méthodes à recueillir des fonds illégalement seulement pour le compromettre, le mouillé, par la perception et l’interprétation de m’y avoir vu. N’est-ce pas cela qui va se produire? En tout cas ça marche.

La vérité de deux menteurs:ils sont convaincus de dire la vérité. Cela ressemble à de la mythomanie bien structurée.

Pourquoi Charest a t il commandé une comission d enquete sur le nomination des juges alors qu il dit qu il n y a pas de faille dans le systeme et que les juges ont été nommés selon la regle de l’art, il a sans doute vu une bonne occasion d’envoyer de la poudre aux yeux du monde afin de cacher ce qu il veut cacher