Bernier: pas besoin de faire quoi que ce soit pour se réconcilier avec le Québec

OTTAWA – Le ministre conservateur Maxime Bernier estime qu’Ottawa n’a rien d’autre à faire pour se réconcilier avec le Québec.

Dans une entrevue accordée à la publication Web C2C, un journal lié à la Fondation Manning, un groupe de réflexion conservateur, on a demandé au ministre si on devait ouvrir à nouveau le débat constitutionnel. C’est dans ce contexte que M. Bernier a avancé que le Québec fait partie de la Constitution.

Pourtant, le Québec n’a pas signé la Constitution lors du rapatriement de 1982. Et depuis, la question hante tous les dirigeants politiques du pays.

Le ministre Bernier, lui, fait une autre lecture de l’histoire. Selon lui, «Le Québec fait partie de la Constitution». «Nous n’avons pas à faire autre chose pour nous réconcilier avec le Québec», peut-on lire dans l’entrevue publiée mardi.

«Les Québécois ne veulent pas avoir des débats constitutionnels: ils sont heureux du fédéralisme d’ouverture qui leur est offert», est-il rapporté.

Le ministre, qui représente la Beauce, vante les gestes initiés par son gouvernement, comme l’adoption de la résolution reconnaissant la nation québécoise.

Pourtant, à la fois le Bloc québécois et le Parti québécois avaient dénoncé qu’une fois la motion adoptée, aucun contenu ou principe directeur ne lui avait été donné. Bref, qu’il s’agissait d’une «coquille vide».

M. Bernier juge d’ailleurs que le pays a «une très bonne Constitution» et qu’il suffit de la respecter en ne s’ingérant pas dans les compétences des provinces.

De cette façon, «tous les gouvernements seront heureux, en particulier le gouvernement du Québec. Si on intervient dans les champs de compétences provinciales, on n’aide pas la cause fédéraliste», est-il rapporté dans l’entrevue.

Le ministre en a apparemment profité pour décocher une flèche au chef libéral fédéral Justin Trudeau, qu’il accuse de vouloir s’immiscer en éducation, un champ de compétence provincial.

Lors de la dernière campagne électorale, en 2011, Stephen Harper avait d’ailleurs fait de ce respect des compétences des provinces l’un de ses arguments pour séduire l’électorat québécois.

Sur le Sénat, ce sera le statu quo, dit le ministre, car le processus à suivre pour l’abolir, tel qu’indiqué par la Cour suprême, «n’intéresse pas les conservateurs», dit-il.

«En tant que gouvernement ayant besoin de l’approbation de toutes les provinces, nous avons décidé de ne pas aller de l’avant. Nous voulons nous concentrer sur l’économie, pas sur un débat constitutionnel», est-il écrit.

Quant à savoir si la Cour suprême a trop de pouvoirs pour abolir les lois canadiennes, M. Bernier dit ne pas être inquiet. Il affirme respecter la Cour, mais souligne qu’il est avant tout un élu, envoyé à Ottawa pour écrire les lois.

«Donc si la cour interprète la loi contrairement à nos préférences, nous pouvons changer la loi», résume-t-il.

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Maxime Bernier nous éclaire encore une fois sur les valeurs qu’il défend. C’est à la base un gars qui a oeuvré dans des institutions financières et bancaires pour ensuite agir comme VP à l’Institut Économique de Montréal et entrer en politique au Fédéral avec le parti Conservateur.

Comme le rapporte cet article il se décrit comme un législateur qui écrit ou modifie les lois, sous – entendu dans le sens des valeurs qu’il défend. Ce qui le guide c’est clairement de minimiser les interventions de l’État dans l’économie, de réduire au minimum la réglementation dans tous les secteurs, dans son optique par exemple les entreprises ne devraient pas payer d’impôts puisque de toute façon les prix des produits et services qu’elles offrent intègrent l’impôt comme composante du prix; autrement dit dans sa vision des choses les entreprises ne devraient pas être tenues de contribuer aux coûts des services collectifs.

Qu’il se satisfasse de coquilles vides pour décrire ce que le Canada reconnait au Québec (autrement dit qu’on ne le fasse pas officiellement, qu’on l’écrive sur la glace) n’est pas surprenant non plus, ce qui est important pour lui c’est d’assurer le plus grand espace économique aux entreprises avec les mêmes règles minimales de jeux, tout le reste ne l’intéresse pas.

M.Bernier dit que ce qui est important c’est que le Gouv Fédéral respecte les compétences des provinces. À le voir aller je suis presque certain qu’il ne serait pas d’accord avec cette petite modification à ses dires: « Que le Gouv Fédéral respecte les provinces tout court », ça voudrait dire par exemple de reconnaitre que le déséquilibre Fiscal entre le Fédéral et les Provinces est une réalité et d’accepter de corriger la situation en acceptant de soutirer moins en taxes et impôts des provinces. Lui et le gouvernement conservateur dont il est membre préfère clairement le statu quo ce qui leur permet de conserver le pouvoir d’orienter l’économie du pays dans le sens de leurs valeurs / de leur vision, c.à.d soutenir au max les entreprises, réduire au max la réglementation, réduire au minimum l’implication / le financement des services à la collectivité par l’État, autrement dit au plus fort la poche, point.

Pas certain que tous ceux qui ont voté pour M.Bernier soit bien conscients de sa vision des choses.

Bonsoir, tout les pouvoirs appartients a la nation Quebecoise l’une des nations fondatrices du Canada et l’assemblee nationale est la place democratique pour prendre et rendre le choix que nous tous allons vouloir.
Alors bonne reflexion!!!! Ecris avec pointeur lazer alors pas d’accent.