La méthode Bolduc

La déclaration d’Yves Bolduc à l’effet qu’«il n’y a pas un enfant qui va mourir» des compressions budgétaires étonne, mais elle permet aussi de découvrir le schéma décisionnel qui guide les choix du ministre.

PolitiqueJeudi, Le Devoir nous apprenait que des commissions scolaires coupent dans l’achat de livres pour leurs bibliothèques. Vendredi matin, le ministre Bolduc réagissait ainsi :

«Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]. (…) J’aime mieux qu’elles achètent moins de livres. Nos bibliothèques sont déjà bien équipées. […] Va dans les écoles, des livres, il y en a, et en passant, les livres ont été achetés l’an passé, il y a 2 ans, ou 20 ans.»

Il aurait également ajouté que, comme plusieurs livres ont plus de 300 pages et qu’il n’y a qu’une trentaine d’élèves par classe, « faites le calcul, ça en fait assez pour tout le monde ».

La déclaration étonne, mais elle permet aussi de découvrir le schéma décisionnel qui guide les choix du ministère de l’Éducation sous l’égide d’Yves Bolduc. Voyez ci-dessous la «méthode Bolduc», appliquée à quelques situations :

biblio

mathématiques lions

Un enfant risque-t-il de mourir si Yves Bolduc demeure ministre de l’Éducation ? Non, pas directement, mais…


* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web et chroniqueur musique à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. Il collabore au webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.

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19 commentaires
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J’aime bien imaginer la réunion du conseil des ministres: «Bon, là j’aimerais qu’on discute de la proposition de remplacer les professeurs par des lions du zoo de Granby…»

Est-ce que les coupures budgétaires vont affecter un enfant? non! Est-ce qu’elles vont affecté le milieu des arts et lettres (surtout combiné au 20% de baisse dans les subventions annoncé le mois passé)? Fort probablement. Mais ça, on en parle jamais…

Exact. Les grands défenseurs de la cause du moment veulent SURTOUT conserver leurs jobs et leurs privilèges (gros salaires, permanence, vacances, congés de maladie et pension dorée).

Sérieusement, le ministre n’a pas dit cette affirmation sur les bouquins de 300 pages. Parce que c’est drôle en ta si c’est inventé. Parce que sinon c’est drôlement troublant.

NOTE DE L’AUTEUR : Non, c’est pour ça que la phrase est au conditionnel et à l’extérieur de la citation du Devoir. Merci du compliment, donc ! – Mathieu Charlebois

Mais si les lions ont été domestiqués? Est-ce qu’on peut les engager comme professeurs dans les écoles?

Euh… j’espère que le truc d’abolir les mathématiques est juste une blague… parce que si c’est vrai… le ministère est vraiment stupide… Et le truc des livres c’est pas le truc le plus intelligent du monde. Nous n’avons pas tous fini d’évoluer, et le monde regorge encore d’énormément de connaissances. Et en faisant ça, ils vont empêcher les nouvelles connaissances de rentrer dans leur bibliothèque, ce qui est en une part, très stupide. Les mathématiques, j’espère que c’est une blague. parce que je vois pas les comptables, créateur de jeu, commis-compatable et j’en passe, devoir commencer de la maternelle leur math tout simplement à cause que le ministère a eu l’intelligence de les abolir… Que des problèmes, et les maths aident dans le quotidien de tous les jours. Mais moi il y a une question que je me pose. Vous prenez tant de décision déraisonnable, mais réfléchissez vous vraiment aux conséquences?

J’espère aussi que c’est juste une blague, l’histoire de remplacer les professeurs par des lions. Parce qu’on dit pas assez souvent que c’est important de pas avoir de lions qui enseignent aux enfants. Non, mais qu’est-ce qu’on va faire si on a des lions qui enseignent dans les écoles?

Si les lions enseignaient dans les écoles, ils ne se passeraient rien, puisque les lions, comme tous les félins, dorment les trois-quarts du temps. Nos enfants apprendraient surtout à faire la sieste.

Un enfant ne risque pas d’en mourir. C’est très vrai. Il est tout aussi vrai que la langue française risque d’en mourir à force de politiques Libérales-Conservatrices inacceptables.

Exact, elle se précipitera vers sa disparition au moins au même rythme qu’elle le fait depuis le 13 septembre 1759, en plus des accélérations meurtrières du 10 février 1763, février 1839, du 1er juillet 1867, et du 17 avril 1982. On peut donc prédire sans crainte de se tromper que d’ici tout au plus 4 milliards d’années, lorsqu’ayant fusionné tout son hydrogène et commencé à fusionner l’hélium notre Soleil se sera transformé en géante rouge dont la surface débordera de l’orbite terrestre, il ne se parlera presque plus de français au Québec… et vraisemblablement alors avec un accent de la Beauce (comme une patate ‘haude dans bou’he!)

Cette approche me rappelle l’abandon des investissements pour entretenir le réseau routier afin d’atteindre l’équilibre budgétaire à la fin des années ’90. Aujourd’hui on doit mettre les bouchées doubles pour rattraper notre retard. L’éducation est la clé de l’économie du savoir. Est-ce qu’un livre de sciences ou sur l’informatique est encore d’actualité après 5 ans?

Bravo M. Charlebois pour votre humour décapant et à s’en taper les cuisses. Votre commentaire rend tellement bien le ridicule absolu de cette déclaration.

Philippe Couillard a commis plusieurs erreurs de distribution de rôles dans sa pièce de théâtre intitulée « Comment gouverner à la sauce néolibérale », lancée en avril dernier. Une des plus conséquentes sera sans nul doute la nomination de Yves Bolduc au Ministère de l’Éducation. Cette nomination représentait en quelque sorte un prix de
consolation pour le docteur Bolduc, qui rêvait de récupérer le Ministère de la Santé. Or, cet homme n’a ni les compétences, ni « l’intelligence » de la fonction et il ne cesse de décevoir à chaque fois qu’il ouvre la bouche. De plus, la la façon dont il s’est discrédité alors qu’il était député, en abusant financièrement du système de santé, lui a fait perdre toute crédibilité. Comment peut-il avoir le culot de suggérer aux intervenants du milieu de l’Éducation de couper dans le budget « livres », alors que ceux-ci sont des outils indispensables au développement des compétences des élèves? Lui-même ne connaissait-il pas l’état désastreux des finances publiques quand il a décidé de profiter du système dont il
a détourné les objectifs à son profit personnel ? Yves Bolduc n’a plus la confiance nécessaire pour accomplir la tâche qu’on lui a attribuée pour les mauvaises raisons. Il faut que le P.M. le remplace avant qu’il n’ait accumulé trop de bourdes.

Au plus vite qu’on arrête de tergiverser et que les libéraux mettent leurs véritables plans d’actions restés cachés jusqu’à maintenant en oeuvre.

1-La première en tête de liste est conforme au ballon lancé lors du sommet des jeunes libéraux: soit rendre l’enseignement en fonction des besoins de l’industrie et ainsi lui donner enfin une vraie utilité rentable tout azimt, en formant ainsi les jeunes pour devenir les plus cons pétants pour gagner leur vie au plus sacrant!
Ainsi et dans ce sens, il est évident que les livres qui pourraient être achetés par le ministère et les école ne seront plus utiles. Les seules lectures nécessaires étant les livrets d’instructions pour les appareils des compagnies et la documentation des séminaires pour l’apprentissage des méthodes de fonctionnement de l’industrie. Ainsi, les organisations industrielles de la province pourraient à l’avenir être les seules à fournir à nos étudiants la seule littérature nécessaire à leurs apprentissages, à leurs développements et à leurs épanouissements dans notre société moderne.

2-La deuxième étant la création d’un commissaire spécial à l’instruction de haut niveau supérieur en la personne du très célèbre et réputé docteur Porter. Sa tâche étant de mettre sur pied la faculté de l’enrichissement personnel à tout prix, sans limite et par tout les moyens. L’enrichissement devant être prit ici que dans le sens financier, le seul véritablement important pour tous et à jamais, puisque l’argent seul peut nous ouvrir toutes les portes, y compris celui d’une meilleure santé. Enfin l’accès aux meilleurs médecins du privé, qui eux aussi en mettant leurs expériences dans ce secteur savent par expérience de quoi ils parlent et sont les mieux à pouvoir nous conseiller. Le cancer si on était presque certain de l’attraper, plus certain que de gagner à la loterie en tout cas, à cause de la malbouffe, des additifs, des OGM mis sur le marché à très grande échelle, dans toute la chaîne alimentaire sans les études nécessaires et habituelles, de la pollution et de tout le reste que l’on contrôle de moins en moins à cause des mêmes objectifs: s’enrichir en dollars sonnants. Au moins auront nous l’argent pour consulter les meilleurs pour nous soigner….s’il n’est pas malgré tout trop tard!
Prévenir ou guérir?
On ne pourra plus savoir lequel est préférable, les livres pour l’apprendre auront disparus ou s’ils n’ont pas été brûlés… (re.: allemands, film, etc…) seront désuets, plusieurs non seulement sur ce sujet, sur les étagères de nos écoles sont d’une autre époque.
Tant qu’à la littérature? Du gaspillage! Qu’encouragement à l’oisiveté!
Le travail à la Toyota voilà un exemple à suivre!
Demandez au docteur Toyota lui-même de vous l’expliquer!

Doit-on se surprendre qu’au parti liberoule, comme chez les associations de gangsters, le fric seul fasse foi et loi. Aucune valeur liée au développement de l’intellect et de la culture générale chez le cheptel humain ne viendra influer la décision du minustre homoérectus de l’éducation, Yves Bolduc, sa décision de ne plus acquérir de livres dans les écoles du Québec entre dans le cadre des «vraies affaires» des Tizamis de son parti. Qu’on se le tienne pour dit, en régime républico-bananier liberoule nos écoles doivent n’être qu’au service des entreprises, qu’à répondre aux besoins de ces dernières en ressources dites “humaines”.

Et si le ministre Bolduc démissionnait comme ministre?
Il y a-t-il des risques que quelqu’un en meurt?
À part madame Beaulieu et françois 1, non!

Et si le député Bolduc démissionnait comme député?
Il y a-t-il des risques que quelqu’un en meurt?
À part madame Beaulieu et françois 1, non!

Et si le docteur Bolduc retournait à la médecine active et à plein temps et seulement que ça?
Il y a-t-il des risques que quelqu’un en meurt?
À part madame Beaulieu et françois 1, non!

Et si le docteur Bolduc ne retournait pas à la médecine active et à plein temps?
Il y a-t-il des risques que quelqu’un en meurt?
À part madame Beaulieu et françois 1, oui, c’est une possibilité qui a raisonnablement des chances d’arrivée! Et entre autres parmi ceux qu’il a pris en charge lorsqu’il était député et qu’il a laissé tomber comme des moins que rien, comme une vieille chaussette qui n’est plus utile et qu’après avoir ouvert son couvercle on laisse tomber…bang…au fond de la poubelle!

Attention, attention, j’écoute une nouvelle importante de dernière minute sur RDI, à l’effet qu’un drame vient de se produire.
Il semblerait que le ministre de l’éducation, médecin en pause de clientèle même ceux qu’il avaient pris en charge comme médecin de famille il y a peu, ex-directeur important d’une ligne de production du type TOYOTA dans un hôpital important de la province de Québec, qui deviendra bientôt un pays, Yves « TOYOTA » Bolduc, est décédé tragiquement à sa résidence privée, juste après avoir laisser tomber…bang…une vieille chaussette dans sa poubelle extérieure, alors qu’il a été…crunch, a crunch, a crunch, par un lion embauché récemment au ministère de l’éducation.
Selon des renseignements obtenus, le lion qui ne savait pas bien lire, avait répondu par l’affirmative à la question lui demandant s’il était apprivoisé dans le questionnaire d’embauche!
Les services des parcs et de la faune ainsi que de spa sont sur les lieux…pour tenter de récupérer l’animal dans les conditions le plus humaines que possible!
Les représentants du zoo de Granby ne veulent pas commenter pour le moment.