Bilan 2012 – une année de transition

Au Québec, l’année politique 2012 aura débuté en lion sur un mouvement étudiant, puis citoyen, d’une ampleur sans précédent ici.

Pour la première fois en des lustres, des Québécois furent nombreux à prendre «la rue». En 2012, ils l’ont fait de surcroît pendant des mois et à tous les soirs.

Après de longues années d’apathie et de désengagement, à l’étonnement total de la classe politique, des milliers de Québécois reprenaient tout à coup, ensemble et toutes générations confondues, leur droit de parole publique.

Lors des plus grandes manifestations, dont celle du 22 mars, ils furent des centaines de milliers à le faire pendant que les médias internationaux découvraient, eux aussi, le plus vaste mouvement de protestation de masse de ce début de siècle sur le continent nord-américain.

Lancées en opposition à la hausse des frais de scolarité et à la «marchandisation» de l’éducation, les manifs ont ensuite braqué les projecteurs sur des citoyens fatigués du gouvernement Charest, de son étiquette corrompue par des années d’allégations et l’impression générale qui s’en dégageait d’une dilapidation nonchalante du bien commun et de l’argent des contribuables.

Caricature: Garnotte, Le Devoir, 10 déc. 2012

Bref, sur plusieurs plans, le printemps québécois aura été un formidable révélateur du fossé qui se creuse de plus en plus entre la population et ses élites politiques et économiques.

Cherchant à se servir du conflit pour mousser ses appuis auprès de sa base, le gouvernement Charest a tout fait pour alimenter un sentiment de peur envers ce mouvement qu’il associait sur toutes les tribunes à la «violence et l’intimidation».

Médias et commentateurs populistes prenaient plaisir à dépeindre ces étudiants comme de dangereux anarchistes, des communistes, des paresseux, des enfants-roi, et pire encore. On fit même croire à la population que la «désobéissance civile» – pourtant pacifique par définition -, posait une menace potentiellement violente à l’ordre public.

Même en régions, les policiers débarquèrent en masse sur les campus. Les blessés firent la «une» des journaux, puis furent oubliés.

À Montréal, un professeur enfilait un costume de panda et se joignait aux manifs étudiantes. Loin de faire la «mascotte», son geste devint un symbole d’opposition à la répression policière. S’interpellant pacifiquement lorsque nécessaire et distribuant ses «câlins» à des policiers médusés, Anarchopanda fit oeuvre d’éducation politique. Et ce, jusque dans les médias internationaux.

À Québec, les policiers poussèrent l’absurde jusqu’à placer sous arrestation la fameuse «Banane rebelle» présente, elle aussi, à toutes les manifs.

Qualifiant de «boycott» ce qui était en fait une grève étudiante, le gouvernement a également encouragé une judiciarisation chronique de celle-ci, laquelle marquera, c’est certain, les prochaines fois.

Puis vint la «loi spéciale». Pour la première fois depuis 1970, on tentait de limiter la liberté d’expression des Québécois par voie législative. La récolte en fut des soirées après soirées de «casseroles» que des citoyens, nombreux, des grands-parents aux enfants, frappaient en guise de protestation.

Ah, oui. J’oubliais. Tout, tout, tout ça, s’est déroulé en l’espace d’à peine quatre mois…

Qu’un tel mouvement ait débouché sur une élection aux résultats mi-figue, mi-raisin aura montré à quel point les Québécois sont encore à la recherche d’autre chose.

Puis, ce fut au tour des audiences automnales de la commission Charbonneau de venir confirmer les pires soupçons quant à la facilité avec laquelle le trésor public se faisait détrousser depuis longtemps – incluant même par la mafia, qui s’en remplissait les chaussettes au café Consenza!

Les maires de Montréal et de Laval furent les premiers élus à tomber.

Alors que le gouvernement Charest avait augmenté une flopée de tarifs, dont les frais de scolarité, pour faire payer à la classe moyenne, disait-il, sa «juste part», les Québécois voyaient défiler entrepreneurs et fonctionnaires venus raconter comment ils se «gâtaient» les uns, les autres, à même les fonds publics. Question aussi de remplir les chaussettes de mafieux et les coffres de certains partis politiques.

Comme si ça ne suffisait pas, les contribuables terminent cette année 2012 en découvrant un gouffre financier de plus de 100 millions de dollars au Centre universitaire de santé McGill (CUSM)!

Ce nouvel épisode de dilapidation extrême de fonds publics comprenant une gestion incompétente au sommet, une supervision déficiente à l’Agence de santé de Montréal, de même qu’un ex-patron du CUSM au passé trouble et aux réseaux d’influence politique tentaculaires au Québec, au fédéral et à l’international. Un ex-patron parti depuis en exil aux Bahamas et sous enquête policière, entre autres, pour une obscure histoire de méga pots-de-vin.

Comme quoi, le problème de fond – soit l’usage par certains des fonds publics comme d’une immense jarre à biscuits – est loin de se limiter au seul domaine de la construction.

Bref, lorsque la réalité dépasse la fiction, ça donne l’année 2012 au Québec…

Les trois piliers de l’année

C’est en cela que le Printemps érable, l’élection du 4 septembre et la commission Charbonneau sont à mon avis, les trois événements les plus marquants de l’année au Québec.

Profondément inter-reliés, ils furent au centre d’une dynamique politique et sociale que je qualifierais de «transition».

Mais une transition vers quoi? Voilà la grande question à laquelle on ne saurait répondre pour le moment.  Les résultats de l’élection en furent d’ailleurs la preuve la plus éclatante.

Même après trois mandats et neuf ans d’un gouvernement libéral fortement soupçonné de corruption, un électorat francophone fractionné en trois blocs presque égaux – PQ, PLQ, CAQ – n’aura trouvé aucun de ses derniers suffisamment inspirant pour lui donner un gouvernement majoritaire.

Le message à la classe politique était clair, mais l’aura-t-elle seulement entendu? L’année 2013 saura peut-être nous le dire.

En attendant, le nouveau parti Option nationale fut invité par les électeurs à patienter dans la salle d’attente pendant que Québec solidaire doublait sa députation avec Françoise David venue rejoindre Amir Khadir à l’Assemblée nationale.

Un gouvernement minoritaire et aux repères flous

Le 4 septembre demeurera une date historique par l’élection au Québec d’une première femme première ministre. La route est donc enfin ouverte à d’autres pour l’avenir. Il était temps. Grand temps.

Cette date marquera aussi l’histoire pour une raison nettement plus sombre – celle de la mort tragique au Métropolis du technicien Denis Blanchette suite à l’éruption derrière le théâtre d’un Richard Henry Bain armé jusqu’aux dents.

Quant au gouvernement Marois, une fois bien installé en selle, si les mots «recul» et «improvisation» lui ont collé à la peau, hormis quelques exceptions, il aura surtout pris des airs étonnants d’incohérence dans plusieurs dossiers importants.

Se justifiant à répétition par son statut minoritaire, cette «ligne» est devenue un prétexte passe-partout qui ne suffit plus à expliquer le manque de direction claire à sa tête.

Croyant pouvoir récolter une majorité la prochaine fois en cherchant à plaire au milieu des affaires et une partie de l’électorat caquiste, la première ministre livra un budget faisant fi de plusieurs engagements du PQ.

Le budget étant présenté en début de mandat, il était pourtant impossible aux partis d’opposition de renverser le gouvernement. Le PQ aurait donc pu se permettre de respecter une part plus substantielle de sa plate forme.

Montrant patte blanche à un milieu des affaires criant au loup dès l’élection, le gouvernement sacrifia sans ménagement son ministre de l’Environnement jugé trop «militant» par les industries minières, gazières et pétrolières. Le tout, sous le prétexte qu’il n’avait pas payé son loyer il y a de cela plusieurs années.

Le sacrifié et le sacrifice

L’effet de contraste fut donc puissant lorsque, quelques semaines plus tard, on apprenait qu’André Boisclair, quant à lui, avait hérité d’une double nomination dont le communiqué de presse originel ne faisait aucune mention.

Nommé Délégué général du Québec à New York – un privilège que M. Boisclair fit passer pour un «sacrifice personnel» -, on apprenait qu’il avait en même temps été gracié d’une permanence à vie dans la haute fonction publique dès son retour de New York. Le parfum d’une récompense politique généreuse pour l’ex-chef péquiste était incontournable.

Et c’est ainsi que le «sacrifié» Daniel Breton et le supposé «sacrifice» de M. Boisclair devinrent le symbole conjoint d’un gouvernement aux repères encore flous sur le plan de la transparence et de la cohérence politique.

Du côté des libéraux, sauvés de leurs eaux boueuses par leurs 50 sièges et une part presque égale à celle du PQ due vote populaire, aucun acte de contrition politique n’a suivi l’élection. Pour la suite des choses, l’audace du changement en profondeur se fait tout aussi absente. Aucun choc ne leur ayant été asséné le 4 septembre, aucune remise en question réelle ne se profile à l’horizon.

Pour le moment, ses trois candidats à la chefferie – Philippe Couillard, Raymond Bachand et Pierre Moreau -, font penser à une reprise d’une vieille télésérie diffusée en fin de soirée sur le câble. Mis à part ce nouveau pavé dans la mare lancé par Pierre Moreau…

Côté CAQ, avec son co-fondateur, le multimillionnaire et ex-recruteur libéral Charles Sirois disparu des écrans, son chef François Legault a pris toute la place.  Comme l’ADQ de Mario Dumont, avalée depuis par la CAQ, les caquistes tentent surtout de se démarquer de ce qu’ils appellent les deux «vieux partis». Et ce, même si la CAQ est elle-même en partie le rejeton politique du même PQ et du même PLQ.

Dès le début de la campagne électorale, leur candidat-surprise Jacques Duchesneau – ex-patron de police et auteur d’un rapport dévastateur sur tout ce qui sent mauvais dans la gouvernance au Québec – donna à la CAQ sa nouvelle carte de visite : la lutte à la corruption.

Or, 2013 étant tout probablement une année pré-électorale, les caquistes ne pourront se contenter de compter éternellement sur l’«effet» Duchesneau pour convaincre l’électorat de sa pertinence.

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Voilà pour les grandes lignes de mon bilan «Québec 2012».  N’hésitez surtout pas à partager le vôtre sur ce blogue. Bien hâte de vous y lire.

En «extra» – un mot devenu très à la mode cette année -, voici maintenant mon palmarès «Québec 2012».

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Palmarès Québec 2012

Les objets de l’année :

– Les ziplocs remplis d’argent comptant cachés chez des hauts fonctionnaires véreux.

– Les dollars qu’on «flushent» à Laval dans certaines toilettes pour les faire disparaître.

– Les chaussettes mafieuses remplies de notre argent par des entrepreneurs en construction. L’expression «bas de laine» prenant tout à coup un tout nouveau sens.

– Les photos de hauts-fonctionnaires de la Ville de Montréal se prélassant sur des plages dorées aux frais d’entrepreneurs et des mêmes mafieux.

Les personnalités les plus marquantes :

– Lino Zambito pour ses révélations à la commission Charbonneau.

– Comme distribution d’ensemble : les très corruptibles ex-fonctionnaires de la Ville de Montréal témoignant devant la juge Charbonneau de la nonchalance avec laquelle ils ont amplement profité de leurs postes pour s’enrichir personnellement.

Catégorie «animaux politiques :

– Le dauphin : autant à Montréal qu’à Laval, une fois débarrassés de leurs maires, les électeurs se firent imposer des maires par intérim qui, dans les faits, furent chacun le «dauphin» des maires déchus.

– Le panda: voir Anarchopanda.

– Le caribou : vieux cliché sur les indépendantistes «purs et durs» déterré pendant la campagne électorale par François Legault, chef caquiste et lui-même, un ex-ministre péquiste aux tendances «caribous» à l’époque.

La couleur de l’année :

Rouge, pour le mouvement étudiant et ses carrés du même nom.

Le retour passé le plus inaperçu :

– Marcel Tremblay, l’inoubliable frère de l’ex-maire Gérald Tremblay. Connu pour son invitation insultante faite aux Montréalais de s’acheter des «crampons» pour cause de déneigement déficient lorsqu’il travaillait pour son frère à l’hôtel de Ville, après qu’il ait quitté, le voilà tout récemment de retour, embauché cette fois-ci à l’arrondissement NDG à la suggestion d’un certain maire Michael Applebaum.

L’explosion la plus spectaculaire :

– L’«équipe verte» du gouvernement Marois suite à la démission de son ministre de l’Environnement, Daniel Breton.

Le blocage le plus prévisible :

– Les libéraux refusant de comprendre pourquoi ils ont perdu le pouvoir.

Catégorie «le monde à l’envers» :

– Le budget Marceau défendant l’investissement privé comme principal créateur de richesse pendant que l’opposition libérale prônait les investissements publics.

Le lobbyiste le plus influent :

– L’ancien premier ministre Lucien Bouchard. Également président de l’Association pétrolière et gazière du Québec.

Vidéo de l’année (prix décerné ex-aequo) :

– La vidéo rendue publique par Anonymous d’un week-end somptueux passé à Sagard où les riches et puissants côtoyaient avec aise certains de nos politiciens et ex-politiciens, dont le premier ministre Jean Charest.

– La vidéo de la policière Stéphanie Trudeau – «Matricule 728» -, devenue légendaire pendant la grève étudiante pour ses abus de pouvoir répétés. Dans cette vidéo, on la voyait retenir de force des artistes qu’elle traitait d’«ostie de carrés rouges», de «rats», de «mangeux de marde», de «gratteux de guitare», et j’en passe. Ce qui fit découvrir aux Québécois un tout nouveau concept pour eux : le profilage politique.

Le film de l’année :

– «Chacun cherche son chef». En vedette : le PLQ et le PLC.

Les chiffres les plus inoubliables :

– «728», pour le numéro de matricule de la même policière Stéphanie Trudeau.

– «357», pour le nom du Club357c. Un club luxueux situé dans le Vieux-Montréal. Un magnifique club sélect et très privé où les élites québécoises et canadiennes, toutes catégories confondues, incluant celles du monde politique, aiment s’y rencontrer discrètement loin des yeux et des oreilles des citoyens plus «ordinaires».

– «2,5%», pour les «pizzo» payés à la mafia par des entrepreneurs en construction qui puisent ces sommes directement dans l’argent public qu’ils reçoivent pour leurs contrats. Comme disait le poète: tout est dans tout…

– «3%» pour «Monsieur 3%», ex-responsable du financement du parti de l’ex-maire Gérald Tremblay soupçonné d’avoir imposé à des entrepreneurs une «ristourne» de 3% destinée aux coffres du parti. Elle aussi, puisée à même les fonds publics.

Les artistes de l’année :

Tous ceux et celles qui, de leurs plumes et pinceaux allumés, ont su illustrer avec brio ce moment charnière dans la vie politique du Québec que fut la grève étudiante. Voir, entre autres, l’École de la Montagne rouge et Clément de Gaulejac.

Les arrestations les plus attendues :

– Frank Zampino, ex-bras droit de Gérald Tremblay.

– Bernard Trépanier – «Monsieur 3%».

– Martial Fillion – ex-président de la Société d’habitation de Montréal.

– Paolo Catania – magnat de la construction.

– Tony Accurso – super magnat de la construction.

La démission la plus attendue :

– Tony Tomassi, l’ex-ministre libéral de la Famille accusé de fraude en… 2011.

Le retour le moins attendu :

– Les valeurs social-démocrates sorties du placard pendant le Printemps érable.

Le nom le plus difficile à prononcer (sans le regretter…) :

– Celui de Jean Tremblay», le maire de Saguenay, lequel peinait à prononcer le nom de l’intellectuelle et ex-candidate péquiste «Djemila Benhabib», d’origine non pas saguenéenne, mais algérienne…

La grande inconnue :

– La vraie politique du gouvernement Marois sur les ressources naturelles.

Les grands disparus (politiques) de 2012 :

– Jean Charest: était premier ministre du Québec depuis 2003.

– Gérald Tremblay: était maire de Montréal depuis 2001.

– Gilles Vaillancourt: était maire de Laval depuis 1778, ou presque…

– Richard Marcotte: le très gênant maire de Mascouche depuis trop longtemps.

– Line Beauchamp: ex-vice première ministre et ministre de l’Éducation tombée au combat de la grève étudiante et d’un petit-déjeuner de levée de fonds embarrassant.

– Michèle Courchesne: ex-ministre de la Famille et de l’Éducation. Fut sage de ne pas se représenter.

– Daniel Breton: étoile filante du gouvernement Marois sacrifié sur l’autel fort fréquenté de la petite politique.

– Sylvie Roy: la députée caquiste et anciennement adéquiste, toujours à l’Assemblée nationale, mais qui semble malheureusement avoir été éclipsée.

– La politique fédérale au Québec: l’année politique fut d’une effervescence telle ici que ce qui passe à Ottawa en est presque passé inaperçu. Incluant la chasse acharnée que mène le gouvernement Harper aux syndicats et aux chômeurs.

Les réincarnations les plus réussies :

– Sur la question des rapports Québec-Canada : Justin Trudeau se faisant l’écho parfait de la pensée anachronique de son père.

– Sur la loi 101 et la question constitutionnelle : Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand, lesquels, quant à eux, se font l’écho presque parfait de Jean Charest.

Le prix citron :

– Jean-Marc Fournier, chef intérimaire du PLQ, pour son imitation fort réussie d’un «Angryphone» typique lorsqu’il a parlé  de la création par le gouvernement Marois d’une «police politique de la langue».

Les révélations de l’année :

– Sylvain Gaudreault, ministre des Affaires municipales ET des Transports, deux dossiers névralgiques en pleine commission Charbonneau.

– Jacques Duchesneau, l’ex-chef de l’Unité anticollusion s’est avéré un député fort efficace.

– Bernard Drainville, contre toute attente, le ministre des Institutions démocratiques a réussi à pondre un début intéressant de réforme du financement des partis politiques avec la collaboration de l’opposition

– Réjean Hébert, connnu pour son intégrité, ce ministre de la Santé semble muni d’une langue contenant moins d’échardes de bois que celles de ses prédécesseurs.

– Jean-Martin Aussant, même s’il a perdu son comté, le chef d’Option nationale a su s’imposer par la clarté et la modernité de son discours sur l’indépendance et par son intention de tenter à nouveau sa chance à la prochaine élection.

– Françoise David pour sa performance au débat des chefs.

– Stéphane Bergeron, le ministre de la Sécurité publique. Refusant une enquête publique sur la répression policière du printemps, il aura néanmoins annoncé la création d’un Bureau indépendant d’enquête sur la police.

– Lise Thériault, l’ex-ministre libérale du Travail maintenant passée à l’opposition sait défendre ses dossiers avec détermination et intelligence. Plusieurs la voyaient d’ailleurs candidate à la chefferie de son parti. Sa décision de ne pas y aller est une perte pour le PLQ.

Les cachotteries-boomerang :

– La double nomination d’André Boisclair.

– La double rémunération de l’omniprésent ministre Jean-François Lisée.

Le défi de 2013 :

– Le sommet sur l’éducation supérieure sous la direction du ministre Pierre Duchesne. En espérant qu’il mettra de côté la quête impossible de «consensus» pour se concentrer sur une réflexion de fond sur ce que doit être l’éducation supérieure au Québec dans les prochaines années.

La promesse de 2012 :

La politisation, la mobilisation et la conscientisation sociale croissante chez de nombreux jeunes Québécois – des germes tout de même prometteurs pour l’avenir. Comme quoi, on peut et l’on doit s’intéresser en même temps à ce qui passe chez-soi et sur le reste de la planète.

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Maintenant, c’est à votre tour….

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Un petit congé

Vous me permettrez de prendre congé de blogue pour la période de Noël et du Nouvel an.

Vous remerciant de votre fidélité et de vos commentaires aussi intéressants que nourris, je vous souhaite de passer de très belles Fêtes et pour la nouvelle année, je vous souhaite de la santé, de la santé et de la santé. Celle du corps, du coeur et de l’esprit.

Puissions-nous prendre un peu de repos dans ce monde de fou. Nous en aurons grandement besoin pour 2013!

Au Québec, ça risque de déménager politiquement pas mal plus encore qu’on ne le pense…

 

 

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Vous venez, d’un coup sec, de consoler M. Aussant qui, en plus de ne pas avoir atteint 2 % des votes, aux dernières électiuons provinciales, a même perdu son propre comté.

Selon moi, Fred Pellerin est l’homme de l’année 2012.

Félix du meilleur album folk

Spectacle De peigne et de misère

En DVD. Comme une odeur de muscles, L’Arracheuse de Temps, spectacle enregistré au Théâtre du Vieux Terrebonne et au Centre culturel de Drummondville, Babine.

Concert de Noël avec l’Orchestre symphonique de MontréaL : Noël conté par Fred Pellerin sur Radio-Canada, 16 janvier 2012.

Sortie de son film : Ésimésac.

Fred Pellerin “qui portait le carré rouge” décline l’invitation de l’Ordre national du Québec », le 8 juin 2012 qu’il recevra aujourd’hui, 19 décembre 2012.

La femme de l’année, pas de doute, c’est Mme Pauline Marois qui a commencé en lionne, en attaquant des problèmes délicats de front comme le dangereux et dispendieux secteur nucléaire.

J’ajouterais au palmarès, le spectacle de l’année 2012 : Loco Locass aux Francofolies le 15 juin 2012.

Des dizaines de millier de spectateurs sur la place des festivals. Carrés rouges et casseroles. Les leaders étudiants sur scène pour la chanson Libérez-nous des libéraux. Une présentation des chansons de leur excellent album Le Québec est mort, vive le Québec! Une ambiance électrisante.

La plus récente collaboration de Loco Locass avec Paul Piché (reprise rap d’Heureux d’un printemps) établit bien la similitude entre les mouvements sociaux des années 1960-70 et celui de 2012.

La leçon de l’année: ne jamais voter stratégique. Je plains tous ceux qui ont voté avec leur tête pour le PQ, mais qui dans leur coeur sont du côté de Québec solidaire. Les fausses promesses électorales sont pour moi des péchés mortels, car ils peuvent donner l’impression à des gens bien intentionnés de s’être trahis eux-même en votant pour un parti qui était supposé les représenter en tout ou en partie, mais qui dans la pratique fait tout le contraire de ce pour quoi on l’a élu. Imaginez: vous êtes du côté de QS et vous vous apercevez que vous avez participé à l’équivalent de réélire les libéraux. Quelle horreur! Honte à vous, madame Marois!

À mon avis, l’arrivée d’Option nationale et surtout de son chef Jean-Martin Aussant sur la scène politique constitue dans une perspective à moyen terme l’évènement politique de l’année 2012.

Le fait que ce jeune politicien presq

Oui, je vote aussi pour Fred Pellerin, mais il ne faudrait pas oublier non plus le metteur en scène Dominic Champagne, qui avait mis en scène la grande manif du Jour de la Terre, le 22 avril, qui avait réuni autant sinon plus de monde que celle du 22 mars. Et les enjeux environnementaux, de développement durable et de gestion des ressources naturelles seront au coeur de l’action gouvernementale au cours de l’année 2013. On verra alors le vrai visage vert (ou non) de Mme Marois et de sa principale conseillère en la matière, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Daniel Breton n’aura servi qu’à arracher un comté à QS et des votes de gauche au PV, à QS et à ON. On s’en est débarrassé rapidement et habilement, avec un bon coup de pouce de Québécor, mais il n’est pas mort et saura bien faire du bruit encore en 2013, avec l’appui de certains groupes verts. Une année chaude à l’heure du réchauffement climatique, quoi…

un gouvernement aveugle et destructeur de santé
1 – les cigarettes indiennes prix d’un un carton a $10 au lieu de $70 dans les dépanneurs.
2 – ruiner les familles avec les casinos et loterie vidéo dans toute le Québec.
3 – une politique avec des ministères corrompus
4 – trop de dirigeant dans une petite province
5 – des québécois sans conviction en politique comme élire des gens sans leurs présences.
6 – système juridique pourri
7 – des hôpitaux avec du personnel sans manière qui nous prennent pour du bétail.
8 – continuer de prendre des gens de l’étranger sans s’occuper des gens actuel dans notre province.
9 – des routes et des ponts en ruine.
10 – trop de syndicat et de comité de toute sorte.
11 autres

en bref un Québec malade versus les autres province.

j’étais fière d’être québécois maintenant pas sure ………

Le nom le plus difficile à prononcer (sans le regretter…

Il y a quelques semaines, Catherine Perrin recevait les comédiennes qui jouent dans les monologues voilés. Beaucoup de noms difficiles à prononcer pour la p’tite fille de Québec. Elle a trébuché, trébuché et trébuché encore sur les noms de Hassiba Halabi, Jamila Drissi, Hoonaz Ghojallu et Morgiane El Boubsi.

Mais voilà, la belle Catherine fait partie de la gang du Plateau. Personne ne l’a plantée, personne ne s’est moqué de son incapacité à prononcer des noms difficiles pour un Québécois

http://www.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2011-2012/chronique.asp?idChronique=261347

L’année 2012 aura aussi été celle de la triste confirmation que le politique est soumis inexorablement à la tyrannie des flux monétaires. Visiblement, le Québec pourrait élire n’importe qui et se retrouver avec les mêmes politiques d’austérité. Devant ce constat navrant….que faire? Souhait pour le Québec en 2013: faire comme l’Islande et se débarrasser des banques!!! On peut rêver non ?

La grosse surprise de l’année 2012?

L’excellente performance du Parti Libéral du Québec lors des dernières élections québécoises où il est venu à un cheveu (moins de 1/2%) de d’emporter le suffrage pour une quatrième fois et ce, après le « printemps érable » et surtout après toutes les calomnies proférées contre lui par les péquistes.

La risée de l’année 2012?

Le « moon walk » du parti québécois depuis son élection…

@ Gilles Bousquet (# 2):

« La femme de l’année, pas de doute, c’est Mme Pauline Marois qui a commencé en lionne, en attaquant des problèmes délicats de front comme le dangereux et dispendieux secteur nucléaire. » (sic)

Vous faites partie de l’équipe du Bye-Bye Gilles?

D’accord François 1, vaut mieux l’humour pour bien illustrer les choses sérieuses comme le nucléaire. Les Japonais l’ont compris depuis le tsunami.

Une autre affaire sérieuse : L’amélioration du financement des partis politiques. Financement qui était l’affaire des bénéficiaires qui en profitaient largement avec des faveurs de toutes sortes. Les ministres ne seront plus obligés de collecteur chacun 100 000 $ de sources pas souvent recommandables, qui s’attendaient à des retours juteux…au centuple.

Pas besoin d’être séparatiste pour reconnaître les mérites de notre “Première” qui ne se laisse pas décourager facilement devant l’adversité, même devant les durs combats contre les lobbies achalant.

Joyeux Noël aux séparatistes espérants et aux fédéralistes craintifs devant la perspective de la séparation du Québec du Canada mais, malgré tout, nous sommes tous des Québécois francophones ou des Canadiens-français à côté des Anglophones canadiens, québécois ou canadiens dont la majorité souhaite un Québec souverain dans le Canada.

À M. François 1 qui souhaitait la réélection du PLQ Charest afin d’éloigner la calice de la séparation de lui, je tiens à le rassurer ici : LA SÉPARATION DU QUÉBEC DU CANADA NE SE FERA PAS.

Repeat after me : La séparation du Québec du Canada ne se fera pas.

Pourquoi ? Parce qu’il manque de séparatistes solides. Ils ne sont que 12,5 %, les autres 27,5 % veulent un Québec souverain…canadien plus 60 %, comme vous, de solides fédéralistes qui aiment ça comme c’est là, jusqu’à l’extinction du français en Amérique.

Un grand merci, Mme Josée Legault, pour cette rétrospective évidemment fort intéressante. Ceci devra servir pour références futures. C’est une véritable pièce d’anthologie.
J’aime beaucoup lire votre blog.
Continuez à nous informer et passez une heureuse période des Fêtes et du Nouvel An.

Bonsoir,

Sans coup férir et tout à fait sans hésiter, l’année 2012 me fit de grands cadeaux en me gratifiant de cette cohésion estudiantine. Le débrayage des étudiants avec la multitude des coloris apportés furent tout un cadeau avec l’espérance de voir enfin un Québec nouveau émerger de ses vieux sentiers, de ses vieilles ornières dont les balises trop prévisibles croulaient sous le poids de l’insignifiance totale.

Quel vent nouveau advint avec une bande d’étudiants articulés comme jamais nous fûmes dans les années 1960 et 1970. Tout en ayant une bonne pensée et en disant un sincère merci pour la force langagière et la cohésion intellectuelle de Madame Martine Desjardins, cette femme dont personne n’avait à rougir nulle part sur la Planète avec son articulation et son bagout qui démontraient toute l’envergure intellectuelle de cette doctorante en psychologie, de cette étudiante du troisième Cycle qui tranchait de par sa forte présence. Ainsi que du côté rebelle de Monsieur Nadeau Dubois.

Finalement, il faisait bon de ne pas avoir honte des cris de gorge, ces cris gutturaux vociférant des tabarnaks à la pelle tout en ayant un sombre côté nationaliste. Et pour une fois, la marche du 1er de Mai nous fit honneur en ayant pas trop de nationalisme mêlé à cet évènement annuel et planétaire. Enfin, nous pouvions chanter l’Internationale à poings levé sans se faire déranger par des nationalistes québécois qui essayent toujours de récupérer cet évènement en essayant de faire flèche de tout bois mais avec le bois des Autres.

Il n’est point de Sauveur Suprême,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons nous nous mêmes,
Et décrétons le Bien Commun…..

En conclusion, cette deuxième strophe de l’Internationale sonnait donc faux avec des nationalistes dans le marche avec des drapeaux Fleurdelisé pour récupérer le sens de cette marche pour travailleurs avec les mains grandies par l’outrage et avec plein de corne dans les mains. 2012 posa les jalons avec son lot d’étudiants plus politisés qui ne profanaient pas l’Internationale du 1er de Mai en allant chanter à gorge déployée du « NATIONAL » le 24 de Juin en s’enveloppant d’un drapeau. Merci aux étudiants québécois d’avoir eu cette grandeur d’éviter un tel spectacle honteux. Bien à vous, John Bull.

Votre bilan québécois 2012 est un peu à l’image de ce qu’a été l’année 2012 au Québec à travers les médias.

Nous avons été bombardé de conflit étudiant, de Charest et de Marois, de Montréal et de Laval, de Charbonneau et compagnie… et pendant ce temps, Harper a fait à peu près ce qu’il a voulu sans que l’on s’y attarde trop, comme si ce qui se décidait à Ottawa ne nous regardait pas et ne nous influençait pas, nous et toute notre société.

Pour moi, 2012 est une année très triste pour le Québec. Très centré sur lui-même, voire replié, il est grugé de l’intérieur par la corruption, il se fait la guerre par des affrontements « idéologiques » (sic) entre souverainistes et fédéralistes et entre la gauche et la droite, et il se fait démolir de l’extérieur sans trop rien dire.

Harper doit se frotter les mains de satisfaction de toutes ces guerres intestinales.

Pourtant, 85% des Québécois seraient capable de s’entendre, de s’unir, de se défendre et de retrouver un peu de fierté en faisant goûter au Parti conservateur du Canada la sauce du « printemps érable »… Ottawa est si près de nous, et très majoritairement: on n’a pas voté pour ça!

@ Gilles Bousquet (# 12):

Une des seules choses dont je suis prêt à accorder un certain mérite aux péquistes est la récente sortie de Drainville au sujet de l’abolition des primes de départ des députés qui démissionnent en cours de mandat et encore… Ça ne faisait même pas partie du programme péquiste des dernières élections qui dtent de moins de 100 jours et toute la population du Québec, et plus particulièrement la droite, le réclame depuis quelques années. Alors…

Le reste de leur performance (taponnage de casseroles, carrés rouges à l’Assemblée nationale, « double dipping », « moon walk » à répétition, nominations purement politiques, etc…) est une caricature des choses à ne pas faire en politique et fera sans doute partie des pièces d’anthologie examinées par les futurs étudiants en sciences molles à l’UQUÀM.

Avec le 1/3 d’appui d’électeurs, comment le PQ pouvait-il « démocratiquement » livrer un budget faisant fi de plusieurs engagements sous prétexte, comme vous le dites, qu’il était pourtant impossible aux partis d’opposition de renverser le gouvernement ? C’est quoi la « démocratie » ?

À François premier,

Vaut mieux, pour un gouvernement ou vous et moi, s’adapter aux circonstances changeantes, que se cramponner à des idées fixes comme la séparation du Québec du Canada, malgré les sondages qui montrent clairement que les Québécois n’en veulent pas.

Mme Marois est la championne de l’adaptation et de la résistance à l’adversité, après tout ce qu’elle a passé, elle me semble en forme, de très bonne humeur et possède mieux son anglais.

Comme le roseau, elle peut plier mais ne s’est pas cassée…encore.

Elle négocie avec l’opposition majoritaire en comprenant que la séparation du Québec, ce n’est l’affaire que d’une petite minorité de Québécois dont il faut entretenir la foi en attendant des temps plus favorables, ce qui pourrait arriver si les Conservateurs de M. Harper continuent de diriger le Canada religieux, pollueur, guerrier et favorable « sans nuances » à 100 % à Israël qui continue ses implantations de colons en territoire palestiniens malgré la très forte condamnation de l’ONU et de la grande majorité des pays européens.

J’en ai gros sur le coeur contre le gouvernement péquiste. Eh oui! Moi aussi. 🙁

Ce que je digère mal c’est le budget Marceau où l’on insiste pour régler le déficit dans les plus brefs délais. Pourtant, ces criminels des maisons de notation n’en demandaient pas tant. Ils avaient même recommandé à Ottawa d’y aller doucement avec cette obsession. Ottawa à écouté. Québec non. 🙁

On peut facilement retarder de deux ans l’objectif du déficit zéro. Notre note de crédit est excellente. Il n’y avait pas péril en la demeure. Mais quand on est obsédé on commet des erreurs de jugements. Ça s’en était une. Et à nos frais.

Puisse le gouvernement faire, une fois de plus pour notre plus grand bien, machine arrière. Si non un cadeau de Noël, au moins un cadeau du Jour de l’An.

Amen!

Juste vous souhaitez de bonnes petites vacances et un bon temps des Fêtes ! …et vous dire que vos articles sont toujours fort intéressants et instructifs …merci pour ce travail consciencieux et honnête grandement apprécié !

J’ai bien de la misère a m’expliquer pourquoi Mr Duschenaux a tant de popularité ! Est ce parceque aux yeux de la population, c’est un ancien directeur de police et que ça le rendrait plus crédible face a son travail a l’UPAC ? Si c’est le cas , j’me dis que la population est crédule d’aduler un type qui a le verbe facile mais qui ds les faits ça le rend moins transparent dans ses discours !

@ Gilles Bousquet (# 19):

Les circonstances n’ont absolument pas changé entre septembre (moment de la dernière élection où le Parti québécois a été élu avec 32% des voix avec un programme très à gauche) et décembre sauf le fait que les péquistes ont maintenant minoritaires (Dieu merci).

Bref, ils « flashent » à gauche et ils tournent à droite!

Par contre, ce qui a changé, c’est le fait que ces derniers doivent maintenant être responsables et faire face à la musique car ils dirigent la province et ils n’ont d’autre choix que d’admettre, en catimini bien sûr, que leur programme électoral n’était en fait qu’une vaste supercherie fabriqué pour leurrer les gauchistes et qu’ils sont finalement des Libéraux déguisés en séparatistes mous.

Un des seuls engagements qu’ils ont tenu fut la transmission de cadeaux onéreux aux étudiants déjà les plus choyés en Amérique par les cotoyens déjà les plus taxés en Amérique. Et ça n’a réglé aucun problème.

De plus, je trouve étrange que vous sembliez défendre la thèse selon laquelle la séparation du Québec dépende de l’attitude d’Ottawa en des circonstances bien précises et que l’on doive attendre sagement qu’elles apparaissent.

Qu’arriverait-il si ces « circonstances bien précises » venaient à disparaître? On redeviendrait Canadiens?

Bonjour,

Avec une année de transition qui coiffe ce billet, si nous ajoutions en plus une année charnière pour le Québec que cette année 2012. Car en plus de cette longue revendication estudiantine, longtemps après bien des provinces Canadiennes, le Québec qui traîna si longtemps de la patte parvient de peine et de misère à élire une Femme comme Cheffe de son Gouvernement et ce n’est pas peu dire. Car il était plus que temps dans ce Québec pourtant tout à fait MATRIARCAL depuis des siècles où les femmes d’ici ont toujours portées les culottes dans cette expression consacrée.

En effet, il était plus que temps que le Québec se mette au diapason des autres provinces Canadiennes. Car ce triste retard se justifiait très mal dans cette société matriarcale qu’est le Québec. Et surtout rendons à César ce qui lui appartient et à la Dame de Béton ce qui lui revenait de plein droit.

En effet, quel grand Jour pour la province de Québec que ce 2 de Septembre 2012. Comme bien des Canadiens dans mon entourage, nous avons voté pour le Parti Québécois en Septembre dernier. Et en l’avouant humblement, je votais pour la paire de mains et d’avant bras de cette femme forte qu’est cette fantastique Dame de Béton. Dans ce Québec matriarcal de toujours, cette honnête dame eut le cran, la pogne et le torque requis il y a plus de deux ans pour passer au batte toute la gang des Purs et des Durs son parti en plus de toute la gang qui faisait dur. Et sans oublier au passage toute la bande des belles mères attitrées qui se firent fermer le clapet ainsi que Monsieur Gilles Duceppe qui retraita vite fait au fond de son trou comme une vilaine souris blanche.

En outre, en jasant avec des habitants aux alentours de Lauzon, surtout avec des péquistes du Premier Lit, nous constatons bien vite que « la Fille à Grégoire » mérite ce qu’elle devint. Car Notre Dame de Béton en tant que fille de garagiste ne l’a pas eu facile dans son jeune temps en gagnant une grande partie de ses études supérieures avec une deuxième cycle. Et en jasant avec de fiers péquistes des alentours, un d’entre eux affirma dans un élan du coeur et plein de fierté : La fille à Grégoire, Anna changé des flats sur les tailleurs des chars pis aussi sur les tailleurs des trucks. Et Anna faite d’la rotation de tires d’hiver pour ceux d’été. Anna même changé ceusse sur des des gros pick up disait ce fier défenseur de la langue française dans le boutte de Québec comme y disent.

Par ailleurs, afin de relever et de souligner cette grande victoire de Notre Dame de Béton, nous comprenons enfin dans cette année charnière pour le Québec qu’est cet An de Grâce 2012 le pourquoi nos amis les nationalistes québécois nommèrent Monsieur Jacques Parizeau du sobriquet de Monsieur. Tout simplement par que Monsieur en bon aristocrate à la British aimait les péquistes d’assez loin et dire de loin n’est pas un euphémisme. Car Monsieur n’en avait que faire des débordements affectifs des militants péquistes, surtout ceux des Fils Manqués par le rôle inadéquat des Pères Manquants de cette société québécoise matriarcale. Imaginons nous une gang de péquistes qui dans une assemblée accourt vers Monsieur en rêvant depuis toujours de se faire donner l’accolade du combattant et de se faire prendre dans les bras de Monsieur. Voilà une piste exploratoire d’un certain inconscient collectif qui s’ignore parfois. Bien beau de faire des HOG à des militants, voire à des dizaines qui ne sentent pas tous la Rose mais certains avec de fortes odeurs de swing qui restent collées aux trois pièces légendaires de Monsieur.

Finalement, Notre Dame de Béton à nous tous est de la taille de ces Grandes Bâtisseuses qui façonnèrent notre Canada actuel. Puisse la Dame de Béton continue contre vents et marées de faire le grand ménage qui s’imposait à l’intérieur du Parti Québécois avec toute la gang des Purs et des Durs du Premier Lit, soit les Caribous de la première mouture. Qu’il était bon d’apercevoir la Dame de Béton en compagnie de ses collègues des autres provinces Canadiennes en étant tout Feu et toute flamme dehors envers ceux ci dans une cohésion presque parfaite, quitte pour celle ci d’en avoir eu les yeux dans la graisse de binnes pour plusieurs jours consécutifs…. Et bonne Année 2013 à tous et surtout de la Santé, le plus grand de tous les cadeaux ainsi qu’à Madame Josée Legault. Et sur ce, bien à vous tous, John Bull.

À François 1 ( 23 )

Grâce au PQ de M. Lévesque, la situation des Québécois francophones s’est énormément améliorée, passant de nègres-blancs à chances égales pour tous les Canadiens, français ou pas.

Fait que, si le fédéral ne nous pousse pas à l’extérieur, le Québec continuera à faire partie du Canada dont les symboles viennent directement de nous comme :

L’Ô Canada devenu l’hymne national du Canada. La musique par Calixa Lavallée et les paroles par sir Adolphe-Basile Routhier. Il a été chanté pour la première fois le 24 juin 1880 lors d’une célébration de la Saint-Jean-Baptiste pendant le Congrès national des Canadiens Français, dans la ville de Québec, Il est devenu l’hymne national du Canada, au complet, le 1er juillet 1980.

La feuille d’érable a été considérée un emblème de nos ancêtres Canadiens-français dès 1700. Elle a été placée sur le drapeau canadien, pour tout le Canada, seulement en 1965 mais de couleur rouge, pour plaire à l’Angleterre.

Il nous reste le drapeau fleurdelisé “ Aucune parenté avec M. le ministre Jean-François Lisée” avec croix, symbole plus français et religieux que québécois et/ou canadien. C’était la contre-partie au Red Ensign qui a été remplacé comme drapeau canadien.

Beau témoignage de M. John Bull en faveur de Mme Marois.

Ça fait du bien de lire autre chose que des critiques perpétuelles. Du positif, oui !

La gaffe de l’année : L’entêtement systématique de la famille péquiste a garder Pauline Marois comme chef avant les dernières élections . Une politicienne fort impopulaire et gaffeuse comme dix . Avec un chef aimé de la population nous aurions un gouvernement péquiste majoritaire aujourd’hui et le budget n’aurait pas subi les manipulations de la chef pour plaire aux bien nantis et aux Lulu Bouchard de ce monde .

La chance de l’année :

Le résutat du PLQ a la dernière élection .
Résultat contaminé par une performance médiocre de Pauline Marois dans les débats télévisés et la manipulation médiatique contre la grève étudiante qui a assez bien fonctionnée malgré tout .

Le PQ avait ses advesaires dans les cables ENCORE une fois et je dirais même encore » plus » cette fois-ci mais cet entêtement d’aller à la guerre avec Pauline Marois aura coûté la majorité et probablement une vie de courte durée au Parlement .

M. Asselin affirme qu’un autre chef du PQ aurait mieux fait que Mme Marois aux dernières élections.

Qui aurait mieux fait s.v.p., selon vous ?

Le problème du PQ n’est pas Mme Marois mais un manque de séparatistes purs et durs comme vous, les caribous du genre de Messieurs Parizeau, Michaud et Aussant qui croient convaincre rapidement une majorité de Québécois de séparer le Québec du Canada. Avec ça, M. Aussant a ramassé son ON avec moins de 2 %.

Malgré cet inconvénient majeur, Mme Marois, dont le PQ est siphonné par Québec solidaire et M. Aussant qui a abandonné le navire, au pire de la crise du leadership, a réussit à faire élire le PQ au pouvoir, même si minoritaire, ce qui donne déjà des résultats tangibles.

Joyeuses fêtes quand même !

La crise du politique se poursuit à travers un nouveau gouvernement lié à l’ordre économique des agences de notation, un monde qui sous prétexte de la créativité surestimée des grandes entreprises permet l’évasion fiscale idem pour les supposés grands acteurs comme G.Dépardieu qui font la même chose.

L’augmentation des tarifs pour les non fortunés (la majorité des gens) en est la conséquence. Si le capitalisme détruit la classe moyenne sur une période de 50 ans commencé en 1980 il mordra la consommation de masse qui le nourrit tout en alimentant une crise environnementale majeure par le développement de la Chine et de l’Inde par l’effet du mimétisme.

Le système politique s’en tient à l’abondance d’objets produits et aux taxes obtenues tout en oubliant que l’appauvrissement tarifaire est synonyme de crise économique régulière.

Le gouvernement péquiste ne fait pas rêver dans ce cadre de la -pénurie pour la croissance- du système financier actuel.

Malgré les manifestations étudiantes du printemps, la sensibilité d’une démobilisation politique subsiste.

Déception.

Merci Mme Boileau pour votre analyse si juste de l’année 2012.
Pour moi cette année a été l’année des médias. Je sais qu’ils sont conscients du pouvoir qu’ils ont.
Et souvent je déteste ce qu’ils en font. Les gens sont tellement crédules et manipulables que les médias ont tout le loisir d’orienter l’opinion publique à leur guise. Il y a aussi le fait que les gens ne réfléchissent pas, plus facile de tout gober. Je suis ravie de l’élection de Mme Marois et beaucoup de ministres sont un vent de fraicheur pour moi par rapport à l’ancien gouvernement libéral. Mais je suis quand même passablement déçue de constater qu’ils subissent et se plient aux pressions et changent leur ligne à qui mieux mieux. Ceci dit, l’avenir nous dira s’ils font des choix judicieux pour le meilleur avenir du Québec ou s’ils se sont laisser balotter par tout un chacun.

Bonjour madame Legault,
C’est toujours un grand plaisir de vous lire.
Au sujet du PLQ: beaucoup de Québecois ont voté libéral pour éviter que le PQ devienne majoritaire en sachant que la CAQ
ne prendrait pas le pouvoir. Donc, cette bande d’arrogants ne devraientt pas se péter les bretelles. La seule personne qui aurait pu, à mon avis, réhaniliter ce parti, est Mme lise Thériault. Très dommage qu’elle ait renoncé a la course à la chefferie

J’espère que la commission Charbonneau sera pour le PLQ
ce qu’a été la commission Gomery pour le le PLC: la descente aux enfers.

Mme Legault

Je suis surprise de lire que vous parliez de la double rémunération de Lisée…Du salaire provenant d’un contrat pour un travail réalisé et antérieur à sa nomination de ministre…

Je vous lis et vous aime mais soyez honnête dans vos propos!Vous l’êtes habituellement mais là, vous m’avez déçue.

En désaccord avec les débuts du gouvernement péquistes. Ce gouvernement a pris les bonnes décisons et il a tenu compte du fait qu’il était minoritaire. En fin, la face à Charest est disparue de notre vue. Il était temps…
En moins de quatre mois, ce gouvernement nous a servi un menu constructif. Il a tenu compte des opinions du peuple et il a ajusté son tir. Madame Legault est sévère dans son jugement. Elle semble vouloir régler ses comptes avec le PQ.
Madame Marois nous a montré sa force de gouverner avec pondération mais où la décision était présente. Avec son équipe, nous pouvons espérer que l’avenir sera prometteur.

La partisanerie a des limites . Pauline Marois n’ est certainement pas aussi performante que certaines personnes sur ce blogue voudraient bien nous faire avaler .

Je suis souverainiste et je vote pour le PQ mais force est d’admettre que la performance en dents de scie de Pauline Marois dans les débats télévisés lors de la dernière campagne n’ont certes pas aidé le PQ a gagner sa majorité . Et que dire des débuts très difficiles de l’ équipe Marois dans ce nouveau gouvernement . Le statut de gouvernement minoritaire ne devrait pas tout excuser quand même .

C’ est la deuxième élection que le PQ échappe devant des adversaires dans les cables . La victoire du PQ ne dit pas tout . Le PLQ miné par trois mandats exécrables et trainant des odeurs nauséabondes infectes a presque réussi a sortir gagant de cette élection !

C’est tout dire !

@ jeanne Caron (# 33):

C’est absolument et parfaitement normal que J.-F. Lisée obtienne une double rémunération: il tient un double discours.

Voilà!

M. Asselin souligne : « la performance en dents de scie de Pauline Marois »

Très bine, avec ça elle a scié ses adversaires.

Il ajoute : « Le PLQ miné par trois mandats exécrables et trainant des odeurs nauséabondes infectes a presque réussi a sortir gagnant de cette élection ! »

M. Asselin, le PLQ est clairement fédéraliste et les Québécois sont majoritairement fédéralistes, Un fédéraliste qui a peur des séparatistes va préférer voter pour un parti pourri fédéraliste, n’importe quand. Quelques fédéralistes ont voté pour la CAQ, dirigé par un ex-séparatiste, en prenant une chance, en se bouchant le nez.

Est-ce assez clair ?

Il faut être clair le gouvernement Marois a eu un début ce mandat complètement manqué et surtout le manque de candidat économique pour LE PQ est flagrant. Que dire du ministre des finances s’est lamentable de le voir et surtout l’écouter essayer de nous vendre son budget. Le cas Breton n’est pas un erreur Madame Marois ne pouvait pas ne pas savoir s’est antécédent et ses problèmes du passer car les enquêtes faites par la SQ sur les futurs ministres sont faites de façon très sérieuse. Je crois plutôt que Madame Marois a nommé M.Breton croyant que son passé ne serait pas sur la place publique. Et que dire de la nomination de M. Boisclair n’est pas une erreur il a été récompenser pour le soutien qu’il a donné à Madame Marois dans sa période difficile et elle lui devait un retour d’ascenseur. (En plus il aura droit à son pension d’ancien député !) Comment avec un taux d’insatisfaction élevé le PLC a eu 50 sièges ? Je crois que l’année 2013 sera une année d’élection au Québec avec le retour du PLC au pouvoir et la CAQ comme opposition officielle et un retour au PQ avec un congrès au leadership et bye bye Madame Marois…

Depuis quelques années, nous assistons à une radicalisation de l’information et des opinions de
beaucoup de journalistes médias ,dont vous Madame qui avez décider de faire de la politique au lieu d’informer les gens de façon honnête et avec une intégrité journalistique irréprochable .C’est vraiment malheureux et malhonnête . Madame Boileau
vous êtes Péquistes, c’est votre droit , mais vous n’avez pas le droit d’accepter d’être une porte parole pour un parti politique ,lorsque que vous agissez comme journaliste.Vous devez être au dessus de cela et bien informer les gens concernant chaque partis politiques et cela sans partis pris . Vous avez le privilège Madame d’avoir une tribune pour vous adresser au gens
régulièrement ,SVP ne trafiqué pas ce droit.
Nous citoyens sommes assez intelligents pour faire la part des choses lorsque nous sommes bien informés.
Si vous voulez faire de la politique , faites comme certains autres ex confrères et consoeurs présentez vous comme candidate ……si non
faites votre travail de journaliste avec une intégrité professionnelle et journalistique
irréprochable .
p.s. Ma conjointe et moi ne sommes pas memmbre d’aucun partis politique et avons toujours voté après avoir bien analysé les différentes informations sur les candidats .
Merci

La vraie vedette 2012….

La dette du Québec qui augmente de 22 millions de $ par jour….c’est pas sexy…mais bientôt ceci pourrait devenir notre seule préoccupation…

L’année 2013…bof…toujours la même chose et le dernier budget propose plus de dépenses…et le vent de fraicheur (!!!) du gouvernement Marois pourrait bien n’être qu’un vent glacé…

« Lors des plus grandes manifestations, dont celle du 22 mars, ils furent des centaines de milliers à le faire pendant que les médias internationaux découvraient, eux aussi, le plus vaste mouvement de protestation de masse de ce début de siècle sur le continent nord-américain. »

Mme Legault, ce n’est pas parce qu’on répète un mensonge des centaines de fois que cela deviendra une réalité.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/08/22/002-manifestation-comptage-foule.shtml

Et d’où vient le fameux chiffre de 200,000? Même pas des organisateurs, mais d’une foule qui crie (selon Le Devoir)

http://m.ledevoir.com/societe/education/345676/journee-de-grande-manifestation-etudiante-une-premiere-action-cible-le-port-de-montreal

Voilà
CDFD

Bonjour,

L’année 2012 nous a apporté de bonnes et de moins bonnes choses.

Les Québécois ont réussi à se débarrasser d’un gouvernement qui refusait obstinément de combattre la collusion et la corruption. Je ne doute pas que la commission Charbonneau nous mettra sous les yeux les raisons profondes qui faisaient que Charest et tous ses sbires ont mis tant d’embûches à sa mise en place.

Un gouvernement péquiste minoritaire est certainement une déception pour moi. Ce fait issu de la volonté populaire nous montre les limites d’un gouvernement minoritaire mais aussi les points faibles du Parti Québécois. Mais ce dernier avec Mme Marois à sa tête a tout de même mieux fait à date que que le précédent gouvernement libéral au cours de ses 3 mandats. Malgré les maladresses péquistes, jamais je me suis ennuyé des Libéraux de Charest.

Un autre côté sombre de 2012 c’est bien l’avènement du gouvernement Harper majoritaire qui a décidé de gouverner carrément sans le Québec malgré qu’il se dise le gouvernement de tous les Canadiens. Ce gouvernement fédéral est en train de prouver, noir sur blanc, que le Québec peut très bien se passer du fédéral qui de fait écoute encore moins le Québec que lors de tous les précédents mandats de tous les précédents gouvernements fédéraux. On voit très bien que les fédéralistes québécois sont des personnes qui aiment bien vivre au crochet du ROC et des sirènes de la péréquation. Ils sont tellement incapables de se voir autrement que sous le joug fédéraliste qu’ils ne tarissent pas d’insultes grossières envers les Québécois qui, à leurs yeux, osent se lever et se tenir debout devant une Nation étrangère qui refuse toute ouverture pouvant les satisfaire dans leur quête d’autonomie et d’indépendance.

Et Bonne Année 2013

D.D.

@ Jonathan Cote (# 42):

Votre premier lien fait référence à la foule du 22 août et non du 22 mars; cependant, je me souviens très bien que La Presse, lors de la manif du 22 mars en question avait fait appel à une firme d’évaluation de foule et le résultat était qu’il y avait, au plus fort de la manif, un peu plus de 100,000 personnes. Pas plus. Ça, c’est la réalité.

Les gauchistes dont Madame Legault fait partie entretiennent des mythes et fabulent sur des illusions car sans ces derniers, ils perdent leur fonds de commerce. Comme tous les organisateurs d’évènements, ils doublent et même certaines fois quadruplent le nombre de personnes qui sont supposées avoir assisté à leur évènement. Ça leur donne droit dans certains cas à plus de subventions et/ou plus de poids dans les médias et ça entretient la fournaise.

Les carrés rouges aiment bien nous rappeller qu’ils étaient plus de 200,000 « en grève » le printemps dernier alors qu’en réalité 75% d’entre eux étaient sagement en classe et qu’ils n’étaient en moyenne qu’environ 15,000 aux manifs. Où étaient les 185,000 autres???

Et on passe ici sous silence la « démocratie et la transparence » des associations étudiantes…

M. Denys Giguère # 40 se désole que Mme Legault ait une opinion politique. Or il me semble assez clair que sur ce blogue, Mme Legault ne se donne pas comme mission de faire connaître la nouvelle comme le font les journalistes d’enquêtes par exemple. Chez ceux-ci, l’objectivité et la neutralité sont des exigences incontournables.

Mais pour ce qui est des écrits éditoriaux et les billets d’opinion,je ne m’attends pas à une neutralité aseptisée. Je m’attends à retrouver un raisonnement sain qui évite les sophismes, les lieux communs et la malhonnêteté intellectuelle. Je trouve que Mme Legault, de ce côté-là ne peut pas être blâmée.

Ceci étant dit, je ne suis pas inconditionnellement d’accord avec tout ce qu’écrit Mme Legault. Ainsi, par exemple son acharnement à clouer au pilori M. Lisée à cause de ses entrées de fonds liées aux conditions de travail négociées il y a plusieurs années avec son ex-employeur, me laisse songeur et je ne peux l’appuyer dans cette campagne de dénigrement. Je dirais même que l’attitude de Mme Legault dans ce dossier a des relents de vendetta.

Alors j’espère que Mme Legault continuera à nous faire part de ses opinions sociales et politiques pendant encore de nombreuses années. Quant à l’information nécessaire pour me faire une opinion je vais continuer d’aller la chercher auprès des journalistes d’enquêtes et de l’information, pas auprès des éditorialistes et des «commentateurs».

«Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peut faire.»
[Friedrich Nietzsche]

• Le « printemps érable » a été l’événement le plus marquant en 2012 selon un sondage mené par l’Agence QMI auprès des responsables de l’information des médias de Québécor. Source : Journal de Montréal du 30 décembre 2012. J’avais essuyé bien des critiques lors d’un de mes commentaires précédents non pas sur cette page mais dans plusieurs autres médias. Je crois que cet événement a marqué le Québec plus en PROFONDEUR que certains autres . On n’à qu’à penser à la Commission Charbonneau et l’élection du Parti Québécois qui ont été aussi des événements non négligeables. Vous m’excuserez de me répéter mais j’ai bien droit à quelques fleurs , d’érable ou pas…en cette nouvelle année. Alors voici ce que j’écrivais : Somme toute 2012 aura été une année assez positive pour l’ensemble des Québécois. 2013 sera peut-être la résultante d’un certain éveil social au Québec. Je crois que la crise étudiante a été l’élément déclencheur qui a bousculé beaucoup de citoyens vers une prise de conscience élargie. Souvenons-nous de l’apathie qui régnait au Québec avant cet événement. Le bruit des casseroles a été le symbole de ce réveil et ce, nous le devons beaucoup à cette jeunesse qui a osé se soulever contre ce fatalisme ambiant. Le véritable alignement des planètes a eu lieu en ce printemps 2012 pour marquer non pas la fin du monde mais la fin d’une certaine léthargie. Cet alignement nous a permis de découvrir trois porte-parole étudiants catapultés sur la scène publique. Nous leur devons beaucoup de même qu’à tous ceux dans l’ombre qui n’en étaient pas moins actifs. Pour les Mayas le 21 décembre 2012 n’est pas la fin du monde mais la fin d’un cycle, espérons que pour le Québec ce sera le début d’un temps nouveau. Sur ce bonne année à tous ! Et pourquoi pas un peu d’humour en cette fin d’année 2012 et la nouvelle 2013 !
http://retrait1.cybercartes.com/retrait/24fddaa7972fc67f46eb/1/203

Bonjour,

Bien sûr, en regardant l’année 2012 comme une année de transition, nous nous rendons compte effectivement que sous la houlette de Notre Dame de Béton, nos amis les péquistes sont tous devenus mollassons avec la Cause Nationale. Jamais au grand jamais un chef péquiste n’a eu autant de pouvoir sur ses disciples. La Dame de Béton fait la démonstration sans équivoque que le Québec restera toujours une société matriarcale si nos amis les nationalistes québécois ne commencent pas des maintenant à se mettre du plomb dans la tête et d’assumer la réalité face à la Cause Nationale.

En outre, nos amis les nationalistes québécois qui restent devront un jour ou l’autre revenir sur le plancher des vaches et réaliser que la pseudo souveraineté-association dans la semaine des quatre jeudis ne fut qu’un show de boucane du Fondateur aidé de ses épaisses volutes de fumée pour y mettre toute la nébulosité nécessaire par la grosse boucane. Bien de nos amis nationalistes, surtout les péquistes du Premier Lit sont encore abasourdis et mystifiés par les effets secondaires des Players Light de notre Ti Poil national.

Finalement, nos amis les nationalistes québécois devraient à tout le moins en 2013 démystifier aussi la « balloune du 50 % plus UN ». Comment construire un pays avec seulement la moitié de ses habitants contre l’Autre Moitié ? Nos amis les péquistes devront bien réaliser le jour que ceux ci cesseront de « planer » au plafond de s’être fait enfirouaper jusqu’au trognon, quitte à se marcher sur le cordon du coeur…. Miserere Seigneur, prends pitié ! Bien à vous, John Bull.

Mme Marois = Détermination, résistance, adaptabilité aux circonstances, main de fer “ou de ciment” dans un gant de velours ou de soie, réalisme pratique pour faire les pas requis vers la souveraineté du Québec, au rythme, principalement, des Québécois dont une majorité désirent un Québec souverain…canadien, ce qui devrait guider le PQ dans son option constitutionnelle, à réviser.

@francois #44
Même si l’article est écrit concernant le 22 aout, ils parlent d’une évaluation qu’ils avaient faite pour le 22 mars également (d’où mon lien vers cet article)
A part cela, je partage votre impression qu’un certain mouvement se plait à embellir la réalité du Printemps afin que L’histoire s’en souvienne comme d’une énorme fête, troublée seulement par le machiavelisme du SPVM et le PLQ.
La réalité fut beaucoup plus complexe, et l’angélisme de Mme Legault envers le mouvement étudiant ne fait pas honneur à l’histoire ni à l’intelligence de ses lecteurs.

Alors que quelques uns entretiennent une guerre de chiffres concernant les effectifs ayant participé aux différentes manifs du printemps 2012, il n’en reste pas moins que ce mouvement a eu un impact certain mais que seul le temps nous permettra de mesurer avec une certaine précision.

Mais on peut déjà noter que pour la droite et ses adhérents, on tentera toujours d’en minimiser et l’ampleur et l’impact. Tandis-que c’est exactement le contraire pour la gauche. Mais pour l’avoir vu moi-même certains soirs beaucoup de quartier de Mtl voyaient défiler des citoyens de tous les âges, pas seulement des étudiants, avec leurs casseroles. C’était évident que ces personnes se rendaient à des points de rassemblement.

Un autre aspect qu’il ne faudrait pas passer sous silence dans ce dossier c’est que Charest et son gouvernement ont volontairement, planifié,créé et alimenté cette crise étudiante pour des fins purement électoralistes. Maintenant que la poussière est retombée, on voit bien que ce fut pour tous ces libéraux vindicatifs un cuisant échec. Ils ont nui grandement aux étudiants. Ils ont embrasé dans une certaine mesure un mouvement de contestation qu’ils n’ont pas été capable de contrôler, mais que les lois spéciales qu’ils ont fait adopter ont été dénoncées à travers le monde sans qu’elles aient ici aucun des effets vicieux que les libéraux recherchaient.

Alors cette guerre de chiffre est encore une autre tactique de la droite pour ne pas parler des choses les plus importantes.

«Les chiens aboient. La caravane passe.»

@ Denis Drouin (# 59):

Petite suggestion pour vous pour une résolution de la nouvelle année: honnêteté intellectuelle. Ça ferait changement de vos interventions partiales, voire fanatiques, habituelles et ça élèverait le débat un tantinet.

Les manifs étudiantes où seulement une portion dérisoire des étudiants participaient VRAIMENT (15,000 sur 400,000!!!) ont eu un tel impact que 70% des Québécois ont voté CONTRE le parti politique qui les a appuyés et représentés et dont la cheffe tapochait gaiement les casseroles…

De plus, le parti politique qui exerçait le pouvoir à ce moment-là et qui avait déjà 9 ans de « métier » et qui représentait tout ce que vos manifestants révolutionnaires avaient en aversion ont fini les élections avec 1/2% de votes de moins que votre parti dit « révolutionnaire qui voulait faire de la politique autrement »!!! Sans la CAQ, le Parti québécois moisirait toujours dans l’opposition. D’ailleurs, le parti « révolutionnaire » qui semble tant vous fasciner n’en finit plus de faire du « moon walking »… C’en est devenu ridicule.

Les manifs n’ont abusé personne au Québec sauf quelques âmes naïves.

De plus, aucun pseudo-problème de financement des universités n’a été réglé pour autant. Prétendre solutionner un problème de conflit en donnant à l’une des parties PLUS que ce qu’elle ne demandait ne fait que repousser les difficultés à plus tard. Bref, on pellete par en avant. On a financé des avantages à aux étudiants déjà les plus privilégiés en Amérique aux frais des contribuables déjà les plus taxés en Amérique…

De la « politique autrement » qu’elle disait?

Prétendre que Monsieur Charest aurait planifié les manifs où il a finalement dû déclencher des élections un (1) an AVANT la fin normale de son terme relève d’un monde des plus fantaisistes et des plus baroques dont vous semblez être l’un des indigènes les plus exaltés.

Bonne année!

Cher François 1,

Vous faites parti de ces fédéralistes incapables d’avoir un échange serein et respectueux avec les Québécois qui ne partagent pas vos vues sur la nature du pays qu’ils souhaiteraient habiter.

Vous parlez d’honnêteté intellectuelle alors que vous êtes complètement incapable de donner les raisons de votre propre adhésion à la confédération canadienne. Les seuls arguments qui sortent de votre plume comme de celle de quelques autres aussi, ne visent qu’à rabaisser voire même ridiculiser la pensée politique de vos adversaires.

Nous avons connu au Québec le même genre de discours à l’époque où Jean Lessage et René Lévesque ont réalisé la nationalisation de l’électricité. Leurs opposants, sous l’influence des grandes compagnies d’électricité ont tenté autant comme autant de faire croire aux Québécois qu’ils n’ont ni les compétences, ni les connaissances et ni les habiletés pour réaliser cette nationalisation et encore moins pour gérer l’entité qui en naitrait. L’histoire nous montre que les Québécois et René Lévesque en tête, avaient eu raison.

Nous pourrions également prendre l’exemple de la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec en 1965, alors que le Ministre fédéral André Ouellet, élu dans Papineau tenta traiteusement de présenter une loi pour empêcher sa création. Il s’efforça servilement en effet de démontrer que la création de la Caisse de dépôt et placement nuirait aux intérêts des Québécois. Les Québécois ne le croyant pas et même le percevant clairement comme l’outil du ROC pour nuire au Québec, Ottawa n’osa pas aller plus loin. Aujourd’hui personne ne peut honnêtement nier l’impact très positif et l’extrême importance de la Caisse de dépôt et placement.

Alors je vois comme faisant parti de la même tradition fédéraliste libérale votre acharnement à nier au Québec le droit et la pertinence de faire avancer la quête de la souveraineté. Mais jamais vous nous présenter des arguments positifs qui feraient adhérer les Québécois à l’idée fédéraliste. Comme dans les deux exemples plus haut, les seuls arguments que vous et vos semblables êtes à même de présenter tiennent à la faiblesse de la nature même que attribuez au peuple québécois. Et cela je le nomme racisme.

En définitive, votre crainte viscérale de la souveraineté tient sans doute à votre nature de parasite qui cherche à profiter de son hôte fédéral pour vivre à ses crochets. Vous êtes complètement incapable de vous voir autonome et investi des pouvoirs d’une nation libre et souveraine. En deux mots cher François 1, vous êtes un grand peureux !

Mais je vous souhaite une bonne année et j’espère qu’en 2013 vous saurez maitriser un peu vos frayeurs viscérales.

«Fais preuve de gentillesse envers tous ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tien.» [Platon]

«On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.»
Ainsi parlait Zarathoustra
[Nietzsche]

M. Charest a déclenché des élections par peur de la Commission d’enquête sur la construction et en espérant avoir choqué assez les étudiants pour les faire déraper afin de le montrer comme un sauveur des autres payeurs de taxes québécois. Pas difficile comprendre.

Bonne année 2013 aussi à vous Mme Legault

Que dire de cette année mouvementée et combien riche en stratégie politique.

Un début d’année difficile pour Mme Marois où M.Ducette pointait à l’horizon. Ensuite pour Jean Charest où voyant que rien ne semblait fonctionner pour lui, il tente le grand coup de la culpabilité et où lui agira comme un sauveur de la loi et de l’ordre. Il a presque réussit et ce n’est pas très glorieux pour le PQ.

Nous avons vu aussi la CAQ tenté de capitaliser sur la question de la corruption et où M. Duchesneau a pêché par excès de confiance quant à la nomination des ministres. Une CAQ qui s’est déglonflée devant l’improvisation du contenu de son programme politique.

Je pense que 2013 ne sera guère mieux que 2012 où le PQ continuera à naviguer sur des eaux tumultueuses, tantôt vacillant à droite, tantôt au centre.

Pour le PLQ c’est le règne de l’indifférence où la clé reste et restera toujours l’attrait du pouvoir, des belles récompenses et des pourboires. Pour la CAQ, faudra voir si elle se distinguera où qu’elle voudra se fondre dans l’indifférence. Elle pourrait certainement regarder son option politique et chercher à s’éloigner du discours linifiant qu’il ne faut pas parler du statut du Québec dans le Canada.

Je suis curieux de voir que fera le directeur général des élections quant à l’application concrète de la nouvelle loi sur le financement des partis politiques. Comment contrôler les entrées d’argent ? Voir s’il n’y a pas collusion dans la chaîne des contributeurs à 100.00$? Que la loi finalement ne s’attaque pas au fond du problème soit qu’aussi longtemps que politique est associé à contribution, rien ne changera au royaume du plus fort la poche. N’empêche que j’apprécie grandement le travail de M.Drainville.

Bon aller un peu d’optimisme et espérons que Mme Marois s’inspirera de l’attitude du deuxième mandat d’Obama de gouverner sans constamment regarder ses arrières. Allez un peu d’inspiration!!

Bonjour,

En y pensant bien, et surtout la tête bien reposée, l’année de transition qui coiffe ce billet de fin d’année 2012 peut sembler fort lourd pour le ciboulot d’un péquiste. Car l’élection de Septembre 2012 semble avoir dessiné ou bien marqué dans le Ciel Bleu des nationalistes québécois un gros nuage très bas que nous nommerons « plafond » pour la forme. Serait ce que le Parti Québécois vient de rencontrer son plafond de verre ? Que ce pauvre parti soutenu depuis toujours par des nationalistes québécois avec une belle poignée chromée dans le dos vient d’atteindre ses propres limites en attendant que ses congénères acceptent de devenir l’Union Nationale diluée des Années 2000 ? Où bien continuer de s’étioler tout comme la pauvre Cause Nationale devenue une vieille peau de chagrin ? Nobody knows !

En effet, tout péquiste dont le funeste regard sur les choses l’ont toujours fait prendre de sales vessies pour des lanternes avec sa poignée dans le bas du dos doit immédiatement « cesser de penser par les racines » et se servir d’un peu de logique de la matière grise du ciboulot.

En outre, ce pauvre parti politique existe depuis plus de 40 longues années en étant une « capote », soit le préservatif requis pour empêcher l’indépendance mythique de naître dont la mère porteuse qu’était le RIN s’est avortée sur le Tas en se faisant Hara Kiri pour laisser libre cour aux fumisteries péquistes à venir, ce puissant préservatif que fut le Parti Québécois dans la foulée de l’arrivée de la pilule anticonceptionnelle des années 1960. Une maudite chance que ce parti voué à faire avorter le RIN fut porté par du nationalisme aveugle jusqu’à nos jours avec de bons québécois crédules comme seuls des nationalistes peuvent faire, mystifiés étaient ils par un drapeau. Un drapeau qui amènerait la Terre Promise à ce petit peuple élu ou couleraient des rivières de lait et de miel tout en ayant des champs de trèfles à quatre feuilles jusqu’à la taille pour y batifoler gaiement.

Finalement, en cessant tout à fait de « penser par les racines » tout en faisant confiance à cette réalité froide de la matière grise, que feront nos amis les péquistes sans avoir l’impossible rêve ? Que cet impossible rêve se disloque devant les yeux avec cette année de transition que fut 2012, que feront les péquistes en cessant de planer comme ils font depuis plus de 40 ans en « ne voulant pas sawouère mais craire de simples marchants de bonheur et de rêves ? Seront ils assez veules pour passer à l’affirmation nationale comme semble se diriger résolument le Parti Québécois avec sa fantastique Dame de Béton qui, sous sa pogne fait de son parti un parti tout à fait Fédéraliste comme fut le défunt Bloc Québécois réduit à quatre pauvre DÉPITÉS faisant la Vigile sur la Colline en WATCHANT l’ennemi ? Bien à vous tous, John Bull.

Madame Legault,
J’adore lire vos analyses. Votre revue de l’année est fort juste. Je regrette toutefois de voir autant de fautes de français dans ce dernier texte.
Salutations cordiales.

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