Bilan d’un demi-mandat

Deux ans après son accession à la mairie de Québec, Régis Labeaume est plus populaire que jamais. Bilan de ce qu’il a entrepris pour sa ville.

Photo : Michel Loiselle
Photo : Michel Loiselle

Labeaume a convaincu la ministre des Affaires municipales­, Nathalie Normandeau, de modifier la charte de la Ville de façon à faire passer le nombre de conseillers municipaux et d’arrondissements de 37 à 27. La Ville économisera ainsi plus de deux millions de dollars par année.

 

NÉGOCIATIONS AVEC LES EMPLOYÉS MUNICIPAUX

Au terme de négociations particulièrement acrimonieus­es, qui ont été menées de décembre 2007 à janvier dernier, le conseil municipal a renouvelé les contrats de travail de la majorité des employés de la Ville (4 800 sur 6 500). Ceux des policiers et des pompie­rs sont encore en arbitrage. Tous les contrats seront échus en 2010.

AFFICHAGE COMMERCIAL

Le maire a innové en proposant de retirer les 158 panneaux-réclames du paysage de Québec. Il a cependant dû reculer cet été à la suite d’un jugement défavorable de la Commissio­n municipale, selon laquelle la Ville de Québec enfreignait ainsi son propre plan d’urbanisme.

CULTURE ET TOURISME

Régis Labeaume a conclu une entente de cinq ans avec Ex Machina pour la prolongation du Moulin à images, et avec le Cirque du Soleil pour la présentation des Chemins invisibles.

TGV

Malgré les cuisants échecs de ses prédécesseurs, Jean Pelletier et Jean-Paul L’Allier, dans le dossier du train à grande vitesse (TGV), le maire a relancé le projet d’une ligne entre Québec et Windsor. À défaut d’avoir l’appui du gouvernement conservateur, il a obtenu le soutien des trois chefs de l’opposition et celui des maires des villes de Montréal, Laval, London, Toronto et Windsor, situées sur le trajet.

CHANTIERS

En deux ans, le conseil municipal de Labeaume a lancé un nombre impressionnant de chantiers dans tous les secteurs. Du comité sur la mobilité durable à la consultation sur l’immigratio­n en passant par le projet Saint-Roch Technoculture, qui attirerait les plus grands talents dans les domaines de la culture et du multimédia, les plans ambitieux ne manquent pas.

HOCKEY

D’abord prudent à l’idée de ramener une équipe de la LNH à Québe­c, le maire a été vite gagné par l’enthousiasm­e du groupe de promoteurs de la coalition « J’ai ma place », lorsque le premier ministre Jean Charest s’est engagé, en novembre 2008, à investir 50 millions de dollars dans un nouvel aréna. Le maire presse maintenant le gouvernemen­t de doubler sa mise.

TÉLÉVISION

Pour s’assurer que la série policière de Télé-Québec Chabotte et fille sera tournée dans la capitale, le maire a créé un précédent en consentant à cette série une subvention d’un million de dollars sur trois ans.