Bilan: Ted Kennedy, mort / Obama, grièvement blessé

Il n’y a aucune illusion à se faire. La défaite démocrate, hier, au Massachusetts, est catastrophique.

Sur le plan symbolique: Ted Kennedy, qui a oeuvré toute sa vie pour un régime universel de santé dans son pays, fut remplacé par un homme qui a promis de dérailler ce train alors même qu’il entrait en gare.

Sur le plan politique: Obama avait remporté cet État avec 25 points d’avance lors de la présidentielle il y a 14 mois.  Les démocrates ont donc chuté de 30 points, pour perdre avec 5 points d’écart, dans leur forteresse. C’est comme si un démocrate était élu sénateur du Texas.

Sur le plan pratique: Obama perd sa super-majorité de 60 sièges (sur 100) au Sénat. C’est le nombre requis pour empêcher les Républicains d’enclencher un filibuster, donc de traîner indéfiniment en longueur les débats et d’empêcher la tenue d’un vote (pour une illustration pratique, voir Mr Smith Goes to Washington, de Frank Capra). La capacité de faire revoter par le Sénat la version modifiée du projet de réforme de la santé est donc compromise. (Il faudrait voter avant l’arrivée du nouveau sénateur républicain, ou alors délayer suffisamment le projet pour convaincre la républicaine modérée du Maine, Olympia Snowe, de s’y rallier. Deux voies improbables.)

Sur le plan électoral: Des démocrates modérés du Sénat et ceux de la Chambre des représentants, devant affronter l’électorat lors du scrutin de mi-mandat de novembre prochain, sont tétanisés par le résultat de l’élection d’hier. Ils seront plus hésitants que jamais à appuyer des politiques progressistes d’Obama qui gêneraient leurs électeurs. Leurs sièges, leur emploi, en dépendent.

Sur le plan des politiques publiques: le commentateur modéré David Gergen, ancien conseiller de Bush père et de Clinton, affirmait hier soir sur CNN: «Nous avons probablement lu la notice nécrologique, ce soir, du régime universel de santé, un rêve démocrate depuis plus de 70 ans […].  Le projet de loi sur les changements climatiques sera extrêmement difficile à réaliser,  la réforme de l’immigration est probablement morte pour cette année, le projet de réforme des marchés financiers va probablement être très adouci.»

Le choix d’Obama: Le président doit tenir son discours sur l’État de l’union dans une semaine. Il doit choisir entre la contrition et le repli, ou la contrition et la contre-attaque.  Un recul sur la santé, à ce stade, serait  le Waterloo que les Républicains souhaitent lui infliger depuis un an.  Il n’a de choix que de foncer.  D’autant que les sondages sur ce point sont trompeurs, puisque l’opposition, majoritaire, est formée de l’addition des mécontents qui croient que la réforme va trop loin (le tiers) et de ceux qui croient que la réforme ne va pas assez loin (un autre tiers). Le défi d’Obama est de convaincre sa courte majorité démocrate à la Chambre d’adopter, tel quel, le projet déjà voté par le Sénat, ce qui mettrait un terme à la procédure parlementaire et lui permettrait de signer ce texte historique. Sa capacité de rassembler au sein de son propre parti est donc en jeu, à l’heure ou déjà, hier soir, certains représentants démocrates sonnaient la retraite devant les micros.

L’espoir est ténu pour un projet conséquent sur l’écologie, car l’opinion n’est malheureusement pas à ce rendez-vous. Obama pourra contourner le Congrès pour faire réduire les émissions de gaz à effet de serre par l’Environmental Protection Agency, mais l’impact systémique sera moins grand. Il s’agit d’une perte pour le momentum planétaire dans ce dossier crucial.

Cependant la décision d’Obama de hausser le ton contre les banques et leurs bonus dorés ces dernières semaines devrait ouvrir une période plus offensive sur ce terrain, à la fois politiquement populiste et économiquement indispensable, où la colère de l’opinion est mobilisable.

Obama pourrait, en novembre prochain, perdre ses majorités à la chambre et au sénat. L’élection du Massachusetts aura été la bande annonce de ce film catastrophe. La capacité du président d’être une force de progrès souffrira, beaucoup, de ces mouvements de l’électorat.

Mais s’il ne fouette pas ses troupes pour user de ces majorités pendant qu’il les a encore, à quoi auront-elles, à quoi aura-t-il, servi ?

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44 commentaires
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La Candidate Démocrate était une «Sarah Palin»… elle méritait donc de perdre. Le nombre de conneries qu’elle a dit dans sa courte campagne lui a mérité la défaite qu’elle a eue.

Le vote n’était pas pour ou contre Obama, mais contre la candidate qui était sur le bulletin de vote… C’est un peu comme lorsqu’on nous a offert André Boisclair et maintenant Pauline Marois. Merci, mais non merci. Meilleure chance la prochaine fois. N’y avait-il réellement personne de mieux pour remplir le siège qu’avait occupé Kennedy pendant toutes ces années? Personne qui était en ligne pour prendre sa place? Semble bien que non, ils ont mis une bureaucrate… et elle a creusée sa propre tombe. Elle aurait gagné facilement, mais elle a attaqué autant les catholiques (notre petite descendance, c’est le Québec qui a fait perdre les démocrates) que les valeurs culturelles fondamentales de son État, qu’elle ne connait pas assez bien.

Pour ma part, je trouve que ce Scott Brown est intéressant dans son genre. C’est avant tout un modéré et peut-être est-ce que c’est ce que le Parti Républicain a besoin de. Out Michael Steele, In Scott Brown. Plusieurs prédisent déjà qu’il pourrait potentiellement être l’adversaire d’Obama en 2012. On peut le souhaiter. Personne ne croit que ce sera Michael Steele et tout le monde craint que ce soit Sarah Palin. Donc, dans un Parti sans leadership solide, il arrive juste à point. Cette victoire là lui ouvre la même fenêtre d’opportunité que le discours d’Obama en 2004, qui le mènera vers la présidence quelques années plus tard. Donc, oui, je prédis dès aujourd’hui que Brown sera le candidat Républicain pour la présidentielle de 2012.

Enfin: une bonne nouvelle pour les américains! Le gros bon sens va finir par prévaloir. Saint-Barack devra revenir sur Terre.

C’est le commencement de la fin pour la gauche américaine et c’est un prélude à ce qui arrivera très…très bientôt au Canada et plus particulièrement au Québec, endroit le plus endetté, le plus taxé, le plus étatisé et le plus mal géré en Amérique du Nord.

Nous avons la « chance » d’avoir un système de santé public au Canada avec une carte de crédit sans limite et on voit où ça nous a menés et les américains le voient itou. Pas fous, ils appliquent les freins AVANT de denenir un autre « Cuba du nord » comme le Canada.

BRAVO aux américains et puisse votre clairvoyante lucidité atteigne nos gauchistes canadiens et québécois aveuglés par leur doctrine primaire.

Cette candidate des Démocrates n’était tout simplement pas le bon choix, de plus elle a fait une campagne pépère selon les médias consultés. Obama se rend compte finalement que le parti Démocrate est une version moins conservatrice que l’autre parti (Républicain) mais soumis aux mêmes pressions des grands lobbies qui sont les vrais maitre de ce pays. Dans notre vocabulaire médiatique on confond toujours et de plus en plus, processus électoral et vrai démocratie par le peuple et pour le peuple. Obama vient de gouter amèrement à cette médecine.Sa carrière politique vient de prendre fin, le reste de son mandat sera dicter par le parti Républicain qui sortira gagnant aux prochains scrutins en lui rappellant ses nombreux échecs qu’ils auront eux-mêmes orchestrés avec la lacheté de son propre parti qui l’aura politiquement assassiné .
Vive la démocratie ; la vraie!

Soyons un peu moins dramatiques: Texas a eu ses démocrates (LBJ, Lloyd Bentsen) et Massachusetts ses républicains (Mitch Romney). Cela dit, pour Obama, le timing de cette perte du siège de Ted Kennedy ne pourrait pas être pire.

Comment expliquer le malaise populaire/populiste derrière la montée de Brown? Obama est sans aucun doute le président américain le plus intelligent depuis Clinton (et ne semble non plus avoir les failles morales de ce dernier). Et il n’a rien d’un radical–toutes ses propositions sont bien conçues, pragmatiques, et cherche à « rejoindre le centre. » L’économie explique un peu–un taux de chômage de 10% crée inévitablement de l’opposition. Plus inquiétant, à mes yeux, est le fait que les mensonges et les médisances de l’ancienne-extrême-droite-devenue-la-voix-des-républicains » semblent avoir trouvé leur cible. Comment peut-on vraiment croire qu’Obama est socialiste voire communiste, que le gouvernement va vraiment établir des « death panels » pour hâter la fin des jours de grandmaman??? Ce sont les fruits d’une guerre de « misinformation », menée avec acharnement et intelligence par les Républicains depuis l’ère Clinton par les gens comme Karl Rove, qui disent et font n’importe quoi pour gagner, au dépens de la vérité, de l’honneur, et d’une véritable discussion politique. Une honte, et à craindre.

Après sa période « main de velours », Obama doit maintenant passer à la « main de fer ».

On se plaint souvent du régime parlementaire britannique qu’on a eu en héritage,mais le système présidentiel américain a montré ses failles cette année encore.
On a un président élu avec une majorité des voix qui est appuyé par un Congrès à majorité démocrate et un Sénat aussi à majorité démocrate.
Un des grands thèmes de sa campagne électorale présidentielle était sa volonté d’instaurer un système universel de santé.
Après un an de travail, il ne peut passer sa loi même diluée parce qu’il y a des traitres dans ses propres troupes et il suffit d’une élection partielle pour tout remettre en question.
Vraiment pas fort!
Pendant ce temps le ministère de la « défense » sous-contracte la morts de civils partout dans le monde en donnant des centaines de millions à une milice civile ,Blackwater, qui gère les attaques de drones au Pakistan et les massacres de civils en Irak sans que le système politique ne s’interroge sur les sommes qui lui sont versées.
Fascinant de voir cette « démocratie » en marche!

Effet de ressac. Obama aura été élu en marge du mécontentement à l’égard de Bush. Et pour ce qui est de l’appui à ses réformes, on voit l’Amérique devenir ce qu’elle n’aura jamais cessé d’être : individualiste, opportuniste et capitaliste. Obama devra compter dorénavant sur le terrorisme ou autres catastrophes pour voir sa côte monter suffisamment pour aller de l’avant avec des politiques édulcorées, sur un échéancier à long terme. Mais pour les forces progressistes et les idéalistes, c’est la fin des haricots.

À moins que les démocrates mous ne se mobilisent et deviennent, sur le plan idéologique, ce qu’ils prétendaient être, avant que le vent conservateur ne vienne souffler la première bougie.

Pour son élection comme président des USA, Barack « Yes week-end » Obama a profité d’une conjoncture très favorable.
Cette conjoncture existe encore pour le président qui replacera ce pays comme première force économique ainsi que sa domination planétaire.
La seule domination des USA est milkitaire présentement.
La mondialisation a permis aux corporations de s’établir en Asie pour son développement et le résultat réel fut des pertes d’emploi au pays US.
C’est mission impossible pour redevenir dominant.
Même pour les républicains.

Je suis porté à penser que vous avez raison quand vous dites que Obama est grièvement blessé, et cela contrairement à l’avis exprimé par John Parisella chez Homier Roy plus tôt ce matin.

Son plan majeur de réforme du système de santé ne reçoit même pas l’appui de la majorité des siens, et il est clairement dans le colimateur des Républicains.

Et finalement je pense que le lapin qui va sortir de ce chapeau va être une espèce d’ornithorynque, dont on ne sait pas si c’est une loutre avec un bec de canard et qui de toutes façona a en plus une queue de castor (http://ornithobleu.free.fr/expose/carteidentitee.htm).

Une inconnnue demeure aussi qui a peut-être son poid : quelle est la part du racisme latent des WASP dans ces résultats ?

Préparons nous à 2012….. Sarah is coming.

Les Américains sont comme les Québecois:
une majorité a peur du risque:
Les élections pour remplacer Ted Kennedy et bâtir le système de santé
le referendum de 1995 et bâtir notre pays.
Vox populi vox dei

Bilan: Ted Kennedy, mort; Obama, grièvement blessé et la fin annoncée de l’empire américain. Encore un beau rêve qui s’envole sous l’action du pouvoir de l’argent des plus riches, des plus puissants, de tous de ceux qui aliènent la population pour détourner la démocratie à leurs propres intérêts. Une guerre menée avec des armes chirurgicales contre tous les pauvres de ce pays en déclin. C’est la fin du rêve des pères fondateurs.

Vu d’ici on a de la difficulté à comprendre les États-Uniens.
J’ai l’impression que les vrais perdants dans ce que vit Obama aujourd’hui ce sont les Américains moyens. Les vrais gagnants, les requins de Wall Street les grandes banques et les grandes institutions financières avec leurs cortèges de spéculateurs cupides.

«Le déclin de l’empire américain», finalement c’est peut-être vrai.

si les voeux du grand François 1er se réalisent, Harper obtient la majorité, Mario revient et devient PM du Québec, Mme Palin dirige la puissance mondiale, appelée USA et Stéphane Gendron est élu maire de Montréal…Pourquoi pas Jeff Filion comme maire de Québec…

À part les mots l’obamisme n’a jamais levé .
Car les forces vives des USA sont ceux qui n’ont pas votés pour lui
Obama est populaire hors des USA mais pas aux USA ou il n’est qu’une erreur de parcours rendue possible par le 50% des minoritaires noirs, latinos, pauvres, prisonniers, bidovilliens , anarchistes , gauchistes , les contre les guerres , les avorteuses , etc….

C’est la plus grande démocratie au monde. Et le peuple a encore une fois parlé.

Et je dois admettre sincèrement que plus le temps passe, et moins je comprend ce peuple. J’avais cru les comprendre un peu plus après l’élection d’Obama, mais finalement, non je ne comprend pas, mais alors là pas du tout.

Du zèle, c’est tout, Martha (‘s vineyard) Coakley a voulu se rapprocher trop vite du domaine Kennedy de Nantucket. Il y avait de l’eau entre les îles et elle ne sait pas nager dans l’intelligence politique. (les conseillers d’Obama pour le Massachussetts, non plus, d’ailleurs).La réponse vient du coup de pied de l’âne démocrate. Une jaquasserie sournoise. En fait, Mme Coakley s’est rapprochée de la croupe ânière et du trou d’évacuation de la scène politique. Comme dt-on trou d’âne en anglais, déjà? Trou d’âne Coakley, sa sonne bien.

Oui, le president Obama est blesse mais pas encore grievement ( on le saura vraiment s il l est aux elections de la mi-novembre ).

L erreur majeure des Democrates cela a ete de se reposer sur leurs lauriers et de n avoir pas choisi un Kennedy , en l occurrence CAROLINE KENNEDY, pour continuer la dynastie dans cet Etat.

Obama traine le boulet laisse par Bush fils ( la guerre d Afghanistan impossible a gagner parce qu il n y a pas une armee classique en face comme dans le cas de l Irak).

Les Democrates devront recentrer leurs forces politiques et economiques pour gagner les elections de mi-novembre en frappant DUREMENT avec des mesures populistes ( contre les bonus des banquiers, reduire le taux de chomage en innovant dans la construction de vehicules populaires et en permettant aux ouvriers non chomeurs de garder leur maison pourvu qu ils puissent payer les interets hypothecaires).

Cela exigera d Obama et des Democrates un leader qui les discipline et leur redonne confiance en eux memes grace a des mesures innovatrices , POPULISTES.

@François 1
Vous parlez à travers votre chapeau.
Le gouvernement américain dépense beaucoup plus par citoyen pour la santé qu’au Canada, et ce, même si le sixième n’est pas couvert, le 2/6 est mal couvert, le 2/6 est couvert au minimum et seulement 1/6 est bien couvert.
De plus, une bonne partie des assurances maladies « étaient » couvert par l’employeur, ce qui est de moins en moins vrai puisse que la charge est maintenant trop lourd pour les employeurs. (Équivaux dans certains cas au taux horaire de l’employé!)
De plus, je serais malaisé que mon médecin fasse que le pronostique et que le traitement soit dicté par l’assureur!!!
Les républicains parlaient des tribunaux de la mort mais pourtant, ils existent déjà et se sont les assureurs qui en sont les juges!!!

C’est le pouvoir de l’argent et non du citoyen!
Je voudrais bien connaître le taux de participation de cet élection….

Francois 1er,

« Nous avons la “chance” d’avoir un système de santé public au Canada avec une carte de crédit sans limite et on voit »

Ressors nous donc une couple de statistique sur le cout reel des soins de santé? La réalité c’est que dans les faits les couts sont comparables, mais qu’au Canada, personne ne se fait refuser de soins.

Si il est vrai que notre régime iniversel perfrectible. Il est aussi vrai qu’il est totalement méprisable de s’opposer à l’universalité pour des question de virgules.

On laisse pas les gens sans moyens crever pour faute de moyens. Ca c’est universel.

Avarice quand tu nous tiens.

Bill Maher, le gars de Real Time sur HBO, a dit il y a quelques mois, la phrase qui résume le mieux ce que doit être un président et ce qui manque à Obama : « What we need, Mr President, is an asshole, not a pussycat ». C’était asséné crument, à la manière de Maher, mais c’était absolument exact. Les américains aiment les chefs, ceux qui s’imposent, pas ceux qui attendent d’être invités. La principale qualité d’Obama, c’est sa maîtrise oratoire, il a fait rêver les américains, mais il n’a pas livré la marchandise car, pour que le rêve devienne réalité, il fallait un « asshole » qui écrase ses ennemis, pas un « pussycat » qui leur tend la main. Obama ne fera qu’un mandat et en 2012, les Républicains reviendront à la présidence et seront majoritaires au Congrès. Cela achèvera la débandade économique et sociale du pays et accélérera la chute de son empire. Obama nous a donné l’impression d’être l’homme des circonstances, ce n’était malheureusement qu’une impression.

@François Premier #2

“BRAVO aux américains et puisse votre clairvoyante lucidité atteigne nos gauchistes canadiens et québécois aveuglés par leur doctrine primaire. »

Le doctrinaire primaire n’est pas celui qui propose un régime plus humain et plus universel; c’est celui qui s’y oppose.

» C’est le commencement de la fin pour la gauche américaine et c’est un prélude à ce qui arrivera très…très bientôt au Canada et plus particulièrement au Québec, endroit le plus endetté »

Le plan Obama n’est pas un programme très à gauche. Même Johnny Boy Charest, ci-devant chef du Parti Progressiste-Conservateur du Canada, se situe plus à gauche. Même Sarkozy, que les vrais gauchistes Européens qualifient de chacal droitiste!

= = = = =

@Roger Lapointe #3

Vous avez entièrement raison : Démocrates et Républicains sont deux partis qui se situent à la droite du Centre, du moins dans l’optique européenne.

Les Démocrates de Barrack Obama et le NPD de Jack Layton n’ont en commun que le mot DÉMOCRATE.

Obama est loin d’être un socialiste; peut-être a-t-il compris, lui, que la faillite de GM et de Chrysler peut en bonne partie être attribuée au fardeau très lourd que représentait pour GM, notamment, l’assumation des frais médicaux non seulement de ses employés actifs, mais de ses employés retraités.

Je perçois Obama davantage comme un visionnaire qui cherche à éviter la faillite du modèle capitaliste que comme un cheval de Troie qui cherche à imposer la mainmise de l’Amérique par les bolchéviques.

À ce jour, Obama aura d’ailleurs fait bien plus pour sauver les institutions phares du capitalisme (banques, GM, Chrysler) que pour empêcher « John Smith » ou « Jane Doe » de sombrer dans la misère absolue.

@François Premier (bis)

Le filet social n’existe aux USA que pour les PDG de multinationales menacées de faillite. C’est ça, la gauche?

Ce ne sont plus des oeillères idéologiques que vous portez. C’est un bandeau de 5 cm d’épaisseur!

@j.c.virgil #7
“On se plaint souvent du régime parlementaire britannique qu’on a eu en héritage,mais le système présidentiel américain a montré ses failles cette année encore.

Après un an de travail, il ne peut passer sa loi même diluée parce qu’il y a des traitres dans ses propres troupes et il suffit d’une élection partielle pour tout remettre en question. »

= = =

Comme vous, je pose le constat.

Mais j’en tire des conclusions différentes.
La séparation des pouvoirs entre les pouvoirs législatif et exécutif est beaucoup plus étanche aux USA qu’au Canada.

Aux USA, on peut élire un Représentant Carré (le pouvoir législatif) et un Président Triangulaire (le pouvoir exécutif); au Canada, quand on veut mettre un PM Carré à la tête du pays, on doit élire un député du parti Carré tout en souhaitant que les électeurs fassent de même ailleurs.

Le problème, c’est qu’au Canada, on vote de moins en moins pour le candidat, et de plus en plus pour le Parti et donc pour un Premier Ministre – dans les faits, j’entends.

Nos candidats locaux, on ne sait pas ce qu’ils pensent et quand viendra le temps de voter sur tel ou tel projet de loi, notre député n’aura pas le droit de penser; il va devoir suivre la ligne du Parti.

= = =

Le régime américain montre ici ses limites. Mais à tout prendre, je le préfère sous cet aspect au régime parlementaire canadien à la sauce Harper, où un PM pour lequel nous ne sommes pas (en droit) appelés à voter décide en toute impunité de museler les parlementaires (pour lesquels nous avons voté).

= = =

Voilà qui échappe à notre ineffable François Premier, dont l’idole idéologique Elgrably ne saurait l’entretenir, car cela échappe à son champ de compétence…

@ Montréalais:

Vous colportez des mythes au sujet du système de santé américain qui n’ont de réalité que dans les cercles utopistes de la go-goche caviar.

Je vous invite cordialement à lire ce petit exposé de M. Jean-Luc Mingué qui compare justement notre système de santé canadien à celui des Américains et qui démystifie la mythologie gauchiste sur le sujet. En voici un très court extrait:

« Le fait est qu’aucun Américain, pas plus ceux d’entre eux qui n’ont pas d’assurance, n’est privé des soins de santé nécessaires. Quatre-vingt-un pour cent des non assurés ont vu un médecin dans les trois dernières années. »

Voici la référence:
http://www.quebecoislibre.org/010901-10.htm

Bonne lecture…

@MichelG

Votre commentaire est ridicule et n’illustre que vos préjugés. En 2000, GWB a obtenu 47,9 % des voix et Gore 48,4 %, en 2004, GWB a obtenu 50,8 % et Kerry, 48,3 %, en 2008, Obama a obtenu 52,92 % des voix et McCain, 45,66 %. Obama a donc battu McCain par plus de 7 % des votes et il a amélioré le score des Démocrates par plus de 4 %. Les USA sont divisés presque également en deux clans et vous prétendez que 53 % d’une population qui compte 307 millions d’individus, c’est-à-dire 162,5 millions d’individus sont des « marginaux » ?

Analysons un peu vos élucubrations : les afro-américains forment 12,85 % de la population et les hispaniques, 15,1 %, ce qui nous donne 27,95 %. Il manque 25 % pour en arriver au score d’Obama. Je présume que dans votre délire, les asiatiques et les autochtones sont aussi des « marginaux », les asiatiques forment 4,43 % de la population et les autochtones 1,15 %. Si nous les donnons à Obama, il manque encore 20 % qu’il faut donc aller chercher chez les blancs qui forment 64,86 % de la population. Vous affirmez donc que 40 millions de blancs sont « des pauvres, prisonniers, bidonvilliens , anarchistes , gauchistes , contre les guerres et avorteuses ».

Si nous nous éloignons un peu de vos généralisations outrancières et que nous répartissons les votes des « marginaux » de manière plus réaliste, les afro-américains votant à 90 % démocrate, admettons la même chose pour les autochtones, donnons aux démocrates 75 % du vote hispanique et 50 % du vote asiatique. Le nombre des blancs « pauvres, prisonniers, bidonvilliens , anarchistes , gauchistes , contre les guerres et avorteuses » augmente en proportion et on se retrouve avec environ 62 millions de blancs dans cette catégorie. Donc, selon vous, plus de 30 % des blancs américains sont des « marginaux ».

Votre position ne tient pas la route, comme n’importe quelle opinion basée uniquement sur des préjugés. Par exemple, au sein de la Bible Belt et des zones rurales américaines, les républicains récoltent toujours ou presque la majorité des votes et les gens pauvres y sont en grand nombre. Il est aussi démontré que l’électeur républicain moyen est moins éduqué et donc qu’il y a plus de chances qu’il soit pauvre que l’électeur démocrate.

Vous auriez intérêt à consulter la carte de la distribution des États américains selon les partis. Les États démocrates se retrouvent surtout dans les zones urbaines plus densément peuplées de la côte est et ouest, les États républicains sont plus nombreux, mais moins densément peuplés et généralement moins urbanisés. La véritable fracture des USA est en partie là, dans cette opposition entre les zones urbaines et les zones rurales, entre cette partie du pays où on retrouve plus de multiculturalisme et de métissage et l’autre partie, plus blanche, plus conservatrice et plus religieuse. Tout cela n’est évidemment ni constant, ni absolu, mais on peut constater l’effet de l’urbanisation sur l’ouverture d’esprit avec l’élection à Houston, une ville texane au royaume de la peine de mort et de GWB, d’une mairesse ouvertement lesbienne. De même, le conservatisme fait des ravages dans certaines villes californiennes où on condamne le mariage gai.

Les USA sont le pays par excellence des contrastes. Il n’est absolument pas possible d’analyser le vote américain, en lui appliquant des balises aussi tranchées que les vôtres. Votre portrait n’est rien d’autre qu’une caricature et ne résiste pas à l’analyse.

@Linda Hart
C’est vrai qu’un président « asshole », ça aide à faire passer la pilule auprès des américains, le problème, c’est que cela conduit tout droit au « hole »!!!
Décidément, les américains n’ont pas fini de courir après leur queue, pardon, après leur carotte!!!

@Warren Pearce
Right!

@Montréalais

Il y en a qui se plaignent le ventre plein, mais des chialeux, il y en aura toujours et le plus bizarre, c’est que les plus violemment opposés sont souvent ceux qui y perdraient le plus, car ils n’auraient pas les moyens de se payer un régime privé qui leur permette ce que notre régime prévoit. Ce qui est encore plus imbécile, c’est que notre régime public performe mieux, notre espérance de vie est meilleure que celle des américains, notre taux de mortalité infantile et de mort de la mère sont inférieurs, nous dépensons moins par habitant et la santé occupe au Canada une plus faible part du PNB. De plus, nos entreprises ne sont pas, comme aux USA, lourdement hypothéquées par les dépenses de santé. Je ne comprends pas comment on peut être assez nul en calcul pour ne pas voir les avantages d’un système public de santé et comment on peut être assez stupide pour penser que la maladie ne nous affectera jamais, car c’est le postulat de base des opposants, ils ne le disent pas, mais il est évident qu’ils envisagent la question du strict point de vue de celui qui paie, mais n’utilise pas et sans imaginer ne serait-ce qu’une minute qu’ils pourraient devenir utilisateurs. Ils semblent aussi ignorer que l’économie québécoise est très axée sur la PME et que celle-ci ne pourrait supporter des coûts de santé et que ceux-ci affecteraient de manière très importante sa compétitivité. Mais on ne peut demander aux préjugés et à la courte vue d’avoir du jugement et de savoir compter. Quand on ne pense qu’à son porte-feuille à très court terme et qu’on envisage la vie que dans l’immédiat, on est généralement un danger public et il est heureux que la majorité soit plus sage et sache compter.

Depuis que je m’intéresse aux blogue il y a un thème récurent de la « gau-gauche-caviar » qui est mise en opposition avec la « bonne vielle droite » …

Je trouve particulièrement ironique de constater que les supporteurs « gaugauchistes » sont généralement éduqué et aisés alors que les tenants de la bonne vielle droite sont généralement pauvre et superstitieux. Les citoyens ordinaires pourfendeurs de la gau-gauche sont ceux qui, généralement, le plus des avancées de la gau-gauche, alors que les théories de la bonne vielle droite profitent, elles, aux personnes bien pourvues, socialement et monétairement.

@François 1

Votre M. Mingué est un fichu menteur ou il ne sait pas compter. Son affirmation selon laquelle :

« .. la population américaine de plus de 64 ans est de 1,2% plus nombreuse et explique ainsi 5,3% de la différence de coûts globaux. »

est complètement erronée et est contredite par les statistiques de la CIA que vous retrouverez sur le site CIA World Factbook.

Aux USA, 12,8 % de la population est âgée de 65 ans et plus. Sur une population de 307 millions, cela nous donne 16 901 232 hommes et 22 571 696 femmes. L’âge médian des américains est de 36,7 ans.

Au Canada, 15,2 % de la population est âgée de 65 ans et plus. Sur une population de 33,4 millions, cela nous donne 2 220 189 hommes et 2 862 787 femmes. L’âge médian est de 40,4 ans.

Le Canada a donc un plus lourd fardeau car sa population âgée est plus importante. De plus, d’où M. Mingué sort-il ce 1,2 % plus nombreuse ? De son chapeau? Qu’est-ce qu’il compare ? Nous avons à peu près 5 millions de gens âgés de plus de 65 ans et ils en ont à peu près 39 millions. Ils sont toutefois dix fois plus nombreux que nous et leur âge médian leur donne un avantage de presque quatre ans. Où M. Mingué va-t-il pêcher ce 5,3 % de différence des coûts globaux ? Encore dans son chapeau ?

Comment pouvez-vous attribuer un iota de crédibilité à quelqu’un qui lance des pourcentages qui ne se rattachent à rien et qui sont contredits par la CIA elle-même. Quand on avance de telles énormités, la moindre des décence veut qu’on donne ses sources et qu’on explique clairement de quoi il s’agit.

Les études comparatives entre les coûts des soins de santé au Canada et aux USA, ne mentionnent pas le coût des poursuites judiciaires comme faisant partie des coûts de santé. Je ne crois donc pas que cet élément figure dans le calcul du pourcentage du PNB relatif aux coûts de la santé aux USA ou au Canada.

Pour ce qui regarde le coût de la recherche en santé, ils sont évidemment beaucoup plus important aux USA, mais il faut aussi prendre en considération les profits faramineux qui sont occasionnés par ladite recherche et qui sont moindres au Canada. La question des coûts de la recherche ne peut être traitée du seul point de vue de ce qu’elle coûte, il faut examiner aussi ce qu’elle rapporte. C’est bien joli de vouloir prouver son point, encore faut-il le faire avec un minimum d’objectivité et d’honnêteté, ce qui n’est pas le cas, avec les élucubrations de M. Mingué.

En terminant, je vous signale que le régime américain, qui fait peu de place à la médecine préventive, se retrouve aujourd’hui avec 10 % des coûts de santé reliés à l’obésité.

Il semble qu’il est très difficile d’être progressiste pour un président américain. C’est le moins qu’on puisse dire.

Mais on doit aussi remettre en question la pensée de Barack Obama. Peut-être est-il en train de faire la démonstration que le pragmatisme ne suffit pas en politique. Un homme politique peut être socio-démocrate ou conservateur. Il ne peut être les deux à la fois ou ni l’un ni l’autre. J’avoue ne pas très bien comprendre où se situe Obama. J’ai l’impression qu’il veut plaire à tout le monde et à son père. Il finira par ne plus plaire à personne.

«Yes, we can» disait-il. Mais quoi? Obama semble croire qu’il suffit d’un peu de bonne volonté pour que tout s’arrange. Il semble nier les idéologies. Les idéologies existent et il faut se positionner par rapport à elles ou en créer un nouvelle.

L’article de Mingué date de 2001.

Les données sont fausses depuis une certaine crise financière, cadeau du néolibéralisme de Wall Street et de leur complice, Bush

@François 1

L’obésité nous coûte cher ici aussi, mais, toute proportion gardée, pas mal moins qu’aux USA et nous investissons des sommes considérables dans la recherche sur l’obésité pour tenter de développer des programmes en mesure d’endiguer ce fléau.

« En 2001, les coûts liés à l’obésité ont représenté 4,3 milliards de dollars (ou 2,2 % du budget total du Canada pour la santé). » Extrait du site du Réseau canadien en obésité.

@François 1

En progression régulière depuis plus de quarante ans, le taux américain « surpondération + obésité » atteint 64,5 %, dont 30,5 % pour la seule obésité. Et en l’état actuel de la surpondération des enfants et adolescents, ce taux ne semble pas près de s’infléchir.

Au Canada, le taux de surpondération + obésité atteint 48 %, dont 14,8 % pour la seule obésité. Au Québec, le taux de surpondération + obésité atteint 46,9 %, dont 14 % pour la seule obésité. Le Québec et la Colombie-Britannique ont les plus faibles taux de surpondération et d’obésité au Canada.

@ Jean-François Lisée

Je suis heureux de voir que vous ayez tout compris, mais je n’en doutais pas. Je constate par les commentaires qu’ici comme aux USA la majorité des gens ne comprennent pas que cette date est historique: c’est la fin du dernier espoir des USA de pouvoir rallier l’Occident et de garder notre civilisation au volant… RIP.

http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/12/28/la-chine-eveillee/

Pierre JC Allard

@Raymond Campagna

J’ai vérifié les statistiques pour 2001. La population totale USA : 285 040 000, le pourcentage des 65 ans et plus : 12,356 %. La population totale Canada : 31 081 900, le pourcentage des 65 ans et plus : 12,707 %. Même en 2001, il était faux de prétendre qu’ils avaient 1,2 % plus de gens âgés de 65 ans et plus. Les chiffres de Mingué ne sont pas exacts et il n’explique pas où il va chercher ce 5,3 % de la différence des coûts globaux. Que ce texte date de 2001 n’est pas une excuse pour l’absence totale de justification des arguments qui y figurent.

Mais comment a-t’il pu déclarer …

Depuis des décennies, l’usage de la puissance des USA n’est pas pour soumettre les autres …

C’est le sens des propos tenus récemment par Barack Obama dans une déclaration le 15 janvier au magazine Newsweek, reprise dans Le Monde, au-sujet de l’intervention en Haïti.

Cf détails sur Pnyx: http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/502

C’est pas un peu too much, Mr Obama ? … faire comme s’il n’y avait jamais eu l’épisode irakien … Finalement, ce qui transparait clairement dans une sorte de volontarisme « nationaliste », c’est que sur la thématique du leadership des USA, Barack Obama saisit ce drame pour marquer l’autorité de sa présidence, qu’il a décidé de tourner la page de la repentance, certainement dans un objectif d’unification du peuple états-unien, mais sans doute aussi, à l’attention de l’ensemble de la planète: We are the Boss and, Yes, we can !

Pour ceux qui doutaient encore que ce président serait celui de la reconstruction de la puissance …

Cette réflexion n’enlève rien, bien-sûr, au fait que, dans sa dimension humanitaire, et pour le bénéfice du peuple haïtien qui en tant et si urgemment besoin, la vigueur de cet engagement est absolument formidable !

Les démocrates ont « échappé » le Massachusetts. En politique comme dans la vie, ne jamais rien prendre pour acquis. Comme par exemple la collaboration des républicains ou encore la compassion du « vempire » capitaliste!

Pour ma part, je suis déçu mais ne suis guère surpris.

Les Dems semblaient vouloir compter sur Caroline Kennedy mais après l’avoir vue, j’ai conclu qu’elle ne l’a pas pantoute. DMun Kennedy, on s’attend à du charisme. D’une avocate, on attend de l’éloquence. Or l’avocate Kennedy ne passait pas le test.

Les tergiversations et les controverses autour de ce choix n’auront pas aidé.

La candidate choisie finalement, Martha Coakley, ne faisait pas le poids. Et les Dems ont mis trop de temps à constater que la victoire ne leur était pas acquise de plein droit, comme ils le croyaient.

Ils ont sous-estimé les efforts que mettraient les Replublicans à arracher ce poste de Sénateur; l’enjeu que représente pour eux un 41e sénateur était primordial. Cet élu additionnel leur offre sur un plateau d’argent la possibilité de « brasser la m… », de faire avorter le projet d’assurance-santé et d’en blâmer ensuite Obama.

Et dire que le Think Tank démocrate n’a rien vu venir!

= = =

Quel affront à la mémoire du vieux Ted!

Voici que l’État le plus Démocrate et le plus progressiste du pays a élu un Sénateur Républicain pour occuper le siège qui avait appartenu aux kennedy depuis 1952 (D’abord à John, puis à Edward).
Le consensus chez les analystes (aucun exit poll n’a été fait) est que les électeurs indépendants, qui avaient voté massivement pour Obama en 2008, ont manifesté leur insatisfaction devant les politiques mises de l’avant par la Maison Blanche. Que quelqu’un m’aide à comprendre: les électeurs indépendants qui se retrouvent au centre du spectre politique reprochent quoi exactement à Obama ? D’être trop à droite ou trop à gauche ? Toute la présidence d’Obama n’a été jusqu’à maintenant qu’une longue route de compromis vers le centre.
D’autres prétendent que les électeurs du Massachusetts, qui jouissent déjà d’un régime d’assurance universel pour les soins de santé, n’ont pas voulu payer en plus pour le reste du pays. Pourtant, ils savaient, lorsqu’ils ont voté à 60% en sa faveur, que la santé était la priorité d’Obama.
Ne serait-il pas plus probable que la base libérale qui s’était mobilisé comme jamais lors des élections présidentielles, ait décidé de rester chez elle pour les élections au Massachusetts ? Serait-il possible que le message qui devrait être compris par ceux qui vivent dans la bulle (inside the beltway) de Washington serait plutôt que les progressistes de ce Pays n’ont pas voté pour une politique du centre mais pour un virage réel vers la gauche ?
Je crois pour ma part que si Obama veut avoir la moindre chance d’obtenir un second mandat, (on sait qu’il doit déjà son premier mandat à des circonstances exceptionnelles) il devra mobiliser sa base libérale et attaquer de front les conservateurs (régime universel d’assurance santé, départ des troupes d’Irak et d’Afghanistan, taxe sur l’essence, etc.). Il a peut-être perdu sa super majorité au Sénat, mais les Démocrates sont toujours majoritaires dans les deux chambres, et George W. a fait tout ce qu’il a voulu pendant 8 ans, incluant la mise en veilleuse de plusieurs articles de la constitution, sans jamais avoir 60 sièges républicains au Sénat.
Le prochain discours sur l’état de l’union nous en dira long sur l’avenir des Démocrates après 2010 et celui d’Obama après 2012.

@ Linda Hart

Merci pour ces précisions et votre travail.

Un menteur nous balance de la désinformation destructrice en 30 seconde et il faut une heure à deux heures pour rétablir les faits.

Pour François premier qui nous vante les bienfaits du système de santé des États Unis et il jubile de penser que sera un échec et que ce sera pour le plus grand bien des gens qui n’ont pas accès aux soins de santé.

De toutes façons cet échec s’il en est un ne peut être qu’un succès pour un proche avenir.

En effet les coûts de santé aux USA qui sont le double du Canada augmentent de DIX % par année, ce qui est insoutenable pour le PIB de ce pays.

Alors d’ici quelques années ce système présent sera lui même un échec lamentable.

D’échec en échec.