Bilinguisme malmené à Via Rail

Chaque année, Air Canada fait figure de cancre en matière de services dans les deux langues officielles. Faudra-t-il y ajouter Via Rail ? La question se pose à la suite d’un incident survenu dimanche soir dans un train faisant la liaison Toronto-Ottawa. Un feu a éclaté dans la locomotive et les passagers ont dû être évacués. Il y a eu beaucoup de confusion, les gens ont dû marcher avant de rejoindre des autobus et les francophones ont eu de la difficulté à se faire aider en français.

Bon prince, le passager et journaliste du Droit, Charles Dubé, attribuait l’insuffisance de services en français à la situation de crise. Il écrit ce matin que son opinion a vite changé après avoir reçu une lettre d’excuses uniquement en anglais et avoir entendu le porte-parole de Via Rail dire à la télé de Radio-Canada qu’il fallait « comprendre que c’était une liaison entre Toronto et Ottawa, donc pas nécessairement au Québec». Une réponse surprenante de la part d’une entreprise qui récolte normalement de bonnes notes dans le bulletin de rendement du Commissaire aux langues officielles.

Entre-temps, personne, du côté du gouvernement, n’a cru bon rappeler à l’ordre la société d’État. Le ministre des Transports, John Baird, est pourtant de la région d’Ottawa. Il aurait pu faire remarquer que la ville est la capitale d’un pays officiellement bilingue et que la grande majorité des 600 000 Franco-Ontariens vivent dans l’est de la province et à Toronto. Les défenseurs des francophones, eux, ne se sont pas gênés.

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Vous soulignez un parfait exemple du manque de leadership de Stephen Harper.

Depuis l’arrivée l’arrivée des Conservateurs au gouvernement je remarque souvent l’absence de version française des textes sur le site du gouvernement du Canada. Je l’ai mentionné plusieurs fois sur ce blogue. Les Conservateurs se sont vite empressés de peindre le site du gouvernement en bleu, les couleurs partisannes de leur parti, même si ce sont des Conservateurs qui il y a longtemps ont choisit le rouge et le blanc comme couleurs officielles du Canada.

Le gouvernement de l’Ontario fait un meilleur travail, s’étant même mérité un prix des Nations Unies pour l’excellence du français dans la fonction publique.

http://www.ofa.gov.on.ca/fr/annonces-090623.html

Effectivement, lors du reportage télévisé, la représentante de Via Rail a dit: « Écoutez, cela se passait entre Toronto et Ottawa » et puisqu’elle n’a pas complété, et son silence portant à interprétation, j’ai conclus qu’elle exposait le mépris convenu de la nation canadienne envers la nation québécoise.
Mépris, arrogance et surprise de la question comme s’il était normal qu’en dehors du Québec, il n’y a pas lieu de demander un service comme francophone et surtout de quoi vous plaignez-vous.

Alors, il y aura toujours les contents conquis en compléments des cocus contents qui monteront aux barricades pour défendre la mentalité de la nation canadienne.

Et donc l’exemple de la fille des relations publiques de Via Rail est probant du paragraphe précédent. D’autres exemples suivront mais toujours en tant que conquis contents.

Voilà qui prouve la place un peu égoïste que nous prenons, les québécois, dans notre défense du français. Le reste du Canada oublie trop facilement les communautés canadiennes-françaises des autres provinces devant notre image de séparatistes sur les dents. C’est une image véhiculée dans le Canada anglophone comme la presse d’ici qui ne nous montres que les phrases ambigue, les blagues déplacées.
Nous prenons tellement de place avec nos batailles que la représentante de Via Rail n’a jamais pensé aux autres communautés francophones du Canada. Il n’y avait ni mépris, ni arrogance dans son affirmation seulement l’incompréhension de la majorité pour la minorité. Il faudrait seulement leur faire comprendre que la minorité est plus nombreuse et dispersée qu’ils le pensent. Pourquoi, par exemple, le Bloc québécois, au lieu de défendre uniquement le Québec et d’envoyer un message séparatiste plutôt insultant au reste du Canada ne ferait pas cause commune avec les canadiens-français de tout le pays? Ce message serait surement plus écouté et le français mieux protégé.

J’ai rencontré Jean Poirier lors d’une conférence qu’il donnait dans un de mes cours la session dernière et ce qu’il disait se confirme malheureusement: «Si la tendance se maintient, il ne restera plus de Franco-Ontarien en Ontario.» En effet, les jeunes semblent moins intéressés à protéger notre langue. Peuple Francos-Ontariens, je vous en supplie, ne laissez pas tomber le combat, c’est notre combat!

C’est juste une liaison entre la capitale nationale et la métropole du Canada!

Je me rappelle d’avoir fait une sainte colère contre le préposé d’Air Canada à New York qui ne parlait pas français. Un Japonais pouvait prendre l’avion en japonais avec la JAL, un Brésilien pouvait prendre l’avion en portugais avec Varig, mais moi, le Québécois, je ne pouvais pas prendre l’avion en français avec la cie nationale de Canada.
Au pays de Trudeau, rien n’a changé, rien ne changera jamais.

La dernière affaire, celle de Via Rail, c’est un film qu’on voit régulièrement, comment peut-on encore s’en étonner?

Une chose qui manque dans ce pays, c’est le minimum de lucidité qui consisterait à reconnaître que s’attendre à ce que le français soit intégralement respecté d’une mare à l’autre c’est une illusion.

Mais c’est un constat qu’il est impossible de faire parce que cela obligerait à revoir fondamentalement le rapport aux langues. Comme dans d’autres pays, les zones linguistiques sont le meilleur moyen qui a ététrouvé pour atteindre une paix linguistique durable.

Dans un tel contexte l’on reconnaitrait que les langues doivent être exclusivementle français au Québec, et l’anglais partout ailleurs.

C’est comme ça notamment en suisse. Les zones linguistiques sont claires et ça ne pose pas de problème. C’est comme ça en Belgique également.

Quoiqu’il en soit, la langue estun élément fondamental de la culture des peuples. Je n’en veux pas aux gens du Roc de ne pas s’intéreser au français. C’est normal.

Mais j’en veux au Canada par contre dans son ensemble, de continuer à pomper l’idée que le bilinguisme est un objectif atteignable, alors que nous savons tous que c’est une illusion.

Évidemment le commentaire 3 vient confirmer la mentalité de conquis des défenseurs d’abord des autres, et le sentiment de pas déranger les autres et de regarder par terre quoiqu’il arrive.
Effectivement la majorité de ces conquis contents nont qu’à se joindre à cette nation canadienne « personne ne s’y oppose » et d’aller s’exprimer ailleurs au Canada puisqu’ils s’y sentent si bien.
La nation québécoise n’a pas besoin de ces pleutres pour réussir…..allez on passe au prochain appel.

@ Joseph

Oubliez ça le Français en Ontario M. Joseph. J’arrive de l’Ontario. Je suis passé par Cornwall jusqu’à Niagara on de Lake. J’ai constaté que les rares francophones que j’ai rencontrés sur ce circuit ont de la misère à parler en français.

Le bilinguisme n’existe pas en Ontario à l’exception de quelques places touristiques dans l’Est où il est très mal parlé et quelques pancartes dans l’Est et sur les autoroutes dans l’environnement de Toronto, risque d’embouteillages obligeant.

La Nouvelle-Écosse fait extraordinairement mieux en français. Encore là ce sont les francophones qui ont de la misère en français. En Nouvelle-Écosse, il faut s’adresser à un jeune anglophone pour avoir affaire à une personne qui parle un bon Français et ils sont surprenants sur l’accent. Évidemment ce sont des Québécois qui leur enseigne. C’est la grosse mode pour les jeunes en NE.

@ Jacques Noel

Mon fils vient de passer l’année en Colombie-Britannique pour apprendre l’Anglais. Il est parti avec des grosses tendances fédéralistes et est revenu séparatiste ben raide.

Cela vous rappelle t-il des souvenirs?

@ Marie-Lou Cormier

Mme vous vous excusez d’être francophone qui prend de la place. Mme, il n’y a plus que 4% de francophones au ROC. De plus ils travaillent en Anglais et une bonne partie d’entre eux parlent avec un fort accent anglais.

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