Bloc ou NPD ? L’embarras (du choix) d’Amir Khadir

L’homme politique québécois le plus populaire, Amir Khadir, a une consigne à donner aux électeurs québécois qui sont, comme lui, progressistes et indépendantistes. Le 2 mai, Bloc ou NPD ? Il répond, en un mot: choisissez !

Le mot d'ordre de QS: Tirez ! Dans plusieurs directions !
Le mot d'ordre de QS: Tirez ! Dans plusieurs directions !

Sa consigne de vote ne fait toutefois pas l’unanimité au sein des troupes de Québec solidaire dont deux importantes signatures affirment que :

Une défaite impor­tante pour le Bloc serait une vic­toire non seule­ment pour Harper mais pour l’ensemble des dom­i­nants au Canada.

J’y reviens un peu plus bas. Mais en entrevue ce jeudi avec votre blogueur favori, Amir Khadir précise sa pensée:

* Si vous avez un député libéral ou conservateur: votez pour le candidat bloquiste ou NPD le mieux placé pour le battre. Et allez ici pour savoir de qui il s’agit. Il appelle en particulier à voter pour les bloquistes Viviane Barbot dans Papineau pour battre Justin Trudeau et Michel Létourneau dans Limoilou pour battre la conservatrice Sylvie Boucher.

* Si vous avez un député bloquiste: votez pour lui ou pour le candidat NPD, selon votre choix. Par exemple, Khadir souhaite la réélection de Maria Mourani dans Ahuntsic, mais voterait pour le NPD Alexandre Boulerice « souverainiste et progressiste », note-t-il, dans Rosemont-La-Petite-Patrie, même s’il « adore » le bloquiste Bernard Bigras.

Même s’il sait que les députés NPD ont voté, à Ottawa, pour la Constitution de 1982, se sont prononcés, en 1989, contre l’accord du lac Meech et ont voté, en 2000, pour la loi sur la Clarté de Stéphane Dion, Amir Khadir prête foi aux déclarations de Layton selon lesquelles il respecterait un choix référendaire du Québec. (Même si Layton a laissé son chef de campagne du NPD, Brad Lavigne, affirmer cette semaine que le parti appliquerait la loi Dion sur la clarté).

Il appelle donc les progressistes et indépendantistes à passer de la stratégie bloquiste (« c’était le bon choix », dit-il) à une stratégie de la « diversification ».

Dans un courriel envoyé après l’entrevue, il précise:

C’est pas à Layton de faire l’indépendance du Québec. C’est à nous! Et une fois que notre peuple en aura décidé, nous avons intérêt à ce que le Canada avec lequel nous devrons négocier les termes de cette nouvelle réalité, qui ne va pas sans de nouvelles collaborations et ententes, soit sous le leadership de gens comme Jack Layton: un homme de principe, généreux et ouvert – qui de surcroit s’est engagé à respecter notre droit à l’autodetermination. Il est temps de créer au Québec les conditions gagnantes pour le NPD au Canada. C’est le meilleur service qu’on peut rendre aux aspirations du peuple Québécois, y compris son indépendance.

C’est, à mon avis, investir beaucoup d’espoir en un seul homme en oblitérant le poids des forces pro-Canadiennes qui se sont exprimées dans le NPD au moment de la constitution, de Meech et de la loi sur la Clarté et s’expriment chez Layton lui-même dans son refus d’un réel asymétrisme en ce qui concerne l’application de la loi 101 pour 100 000 salariés québécois sous juridiction fédérale.

« On n’a pas besoin de 50 sièges pour avoir un Bloc fort », dit encore Amir Khadir. Une trentaine suffisent. Mais si c’était moins de 10, comme le prévoient certaines projections ? Il refuse d’y croire. Il prévoit environ 40 sièges au Bloc et un maximum de 10 au NPD. Suite lundi soir.

Des voix dissidentes à QS

À Québec Solidaire, tous ne sont pas du même avis que le porte-parole Khadir. François Cyr, l’ex-président de l’Union des forces progressistes qui s’est fondu dans QS, et Pierre Beaudet, longtemps l’animateur d’Alternatives, signent un texte en forme de mise en garde:

Au Québec dans la grande majorité des comp­tés, un vote pour le Bloc est cepen­dant ce qui peut empêcher Stephen Harper de con­stituer un gouverne­ment majori­taire et de procéder à sa « révo­lu­tion » de droite.

Le vote stratégique NPD peut-être indiqué dans certains cas, écrivent-ils:

Voter NPD peut s’inscrire dans une approche stratégique qui vise à affaib­lir la droite et même à empêcher Harper de con­stituer un gou­verne­ment majori­taire.

Il ne fait pas de doute dans nos esprits qu’il faille voter pour Thomas Mul­cair dans Out­remont et pour la syn­di­cal­iste Nycole Turmel dans Aylmer par exem­ple.

Mais Cyr et Beaudet soulèvent de sérieux doutes sur le réel caractère « de gauche » du NPD, ce qui est une chose, et indiquent de plus qu’une future fusion NPD/Parti libéral, plus probable que jamais, n’annonce rien de réjouissant pour la gauche:

Il est d’ailleurs pens­able, surtout si le PLC subit une dure défaite aux élec­tions, qu’il se pro­duise un « rap­proche­ment », pour ne pas dire une fusion entre un PLC affaibli et un NPD ragail­lardi, autour d’un pro­gramme cen­triste très édul­coré, pour la défense d’un « Canada fort », hos­tile aux Con­ser­va­teurs sur un cer­tain nom­bre de fon­da­men­taux, mais surtout inca­pable de représen­ter une réelle alter­na­tive (cela serait le « mod­èle » états-unien où les électeurs ont le « choix » entre l’ultra droite –les Républicains- et la droite –les Démocrates).

Ils en concluent:

Une défaite impor­tante pour le Bloc serait une vic­toire non seule­ment pour Harper mais pour l’ensemble des dom­i­nants au Canada.

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Quand on sait que le vote pour QS en décembre 2008 a fait passer cinq libéraux (et, donc, permis au frisé d’obtenir sa majorité, avec toutes les conséquences désastreuses qui ont suivi pour le Québec), je me méfie des propos de l’émir Khadir.

Le dernier sondage Harris Decima annonce un raz-de-marée NDP au Québec. Tant mieux si ça nous évite un gouvernement conservateur, mais un Bloc réduit à sa plus simple expression n’annonce rien de bon pour la suite.

Ce que je constate en outre, c’est la défaite annoncée du PLC dans ses châteaux-forts du Montréal anglophone, au profit du NPD.

Comme chacun sait, les circonscriptions anglophones de Montréal constituent d’infaillibles baromètres.

En effet, le parti que ces circonscriptions élisent est toujours le plus acharné contre les intérêts de la majorité francophone du Québec.

Or, de voir les Anglos de Montréal passer subitement du PLC au NPD devrait, il me semble, sonner l’alarme chez les Francophones qui s’apprêtent à recouvrir tout le Québec de peinture orange.

Comme candidat de l’UFP en 2003 (Chutes-de-la-Chaudière) et comme candidat du NPD en 2004 (Lotbinière-Chutes-de-la Chaudière), je prends bonne note de toutes ces considérations. Mais dans mon cas, le choix est clair: les candidats bloquistes du comté ont toujours été des gens de droite, affirmés. En 2011, c’est un ancien député libéral qui défend les couleurs bloquistes, et avant lui, deux députés bloquistes se sont ensuite ralliés aux Conservateurs (Jean Landry, Odina Desrochers), le premier comme candidat conservateur en 2004 et le second comme organisateur politique du député conservateur (droite radicale) Jacques Gourde élu en 2006. Je vote NPD mais je ne souhaite pas pour autant que le Bloc disparaisse. Choisissons dans chaque comté le candidat le plus progressiste.

«Des voix dissidentes à QS»

Dissidentes ? Ils disent aussi de voter Bloc à certains endroits et NPD à d’autres…

J’ai voté NPD au vote par anticipation. Je voterais oui au référendum. Je ne crois tellement pas aux fédéralistes que je suis sûr que tous les partis fédéraux, sans le bloc, ont le potentiel de commettre un impair énorme et fatale: un nouveau meech.
J’en suis rendu a croire que la présence du bloc empêche le fédéral de faire des conneries. Sans scandale national, la souveraineté ne peut dépasser les 50%. Votre livre Bourrassa le Tricheur et le Menteur le prouve.
Je ne culpabiliserai pas si le bloc perd 10-15 sièges. Je ne crois plus à cette politique. Depuis 20 ans, chaque années avec les vieilles stratégies de Ducceppe et Marois nous nous éloignons de la souveraineté. Je veux un nouveau Meech, un nouveau Charletown et je sais que le fédérale peut se tirer dans le pied tout seul.

Texte brillant qui avertit que cette élection se transformera en roulette russe.

Extrait du dernier sondage Harris au Québec.

(…)

Le Québec serait d’ailleurs le théâtre d’un raz-de-marée orange, si l’on en croit le sondage: pas moins de 42 pour cent des Québécois auraient l’intention de voter pour le NPD. Le Bloc québécois voit quant à lui ses appuis fondre de façon importante, recueillant seulement 22 pour cent des voix si le scrutin avait lieu maintenant.

(…)

Cela exprimé, le BQ pourrait ne faire élire que 6 ou 7 députés face à au moins 55 candidats poteaux ou actifs NPD élus, il resterait 13 sièges pour les conservateurs et libéraux. Le système uninominal à un tour procure une couronne au vainqueur même s’il remporte moins de 50% des suffrages. D’après les sondages comme Nekos, le compté de G.Duceppe dans Laurier pourrait devenir NPD.

Si je dis cela et ce n’est pas théorie du complot que de le constater. Il existe une sorte de triangle qu’encourage Khadir et d’autres entre Projet Montréal de Bergeron, Québec solidaire et le NPD afin de créer une force de gauche qui ne s’embarrasse pas trop du statut linguistique et national des Québécois dans le Canada et en Amérique. L’ironie de la situation étant que ce triangle est proprement formé entre P.MTL, Q.S et un NPD-Québec c’est à dire que l’entente implicite encore brouillonne entre les trois partis accorde un vote de confiance au NPD-Canada qui lui ne l’entend pas de la même façon.

A.Khadir se comporte en politicien du même type qu’un Charest prêt à élaborer stratégies et tactiques tout comme le P.M afin de propulser QS comme premier parti éventuel au Québec et quelle est la stratégie pour prendre pied sérieusement à Québec? Cette stratégie consiste à transformer dans l’imaginaire populaire le PQ et le BQ en vieux partis pourtant les deux partis souverainistes n’ont pas 50 ans ni l’un ni l’autre, le BQ 20 ans seulement.

À travers une victoire du NPD au Québec le jeu consiste à ouvrir le chemin pour Khadir et David à une tentative de remplacement du PQ au centre gauche par QS permettant un affrontement avec les libéraux ou avec les adéquistes d’un François Legault. Et comme Pauline Marois dégage un charisme indescriptible, la clique du Plateau est prête à jeter comme un fruit pourri Gilles Duceppe lui même pourtant identifié à la gauche syndicale. C’est à gauche, la vraie, la pure que l’on trouve la plus féroce des ingratitudes.
Celle ancienne du SPQ libre de Pierre Dubuc n’est pas capable d’un tel niveau de bassesse ou de cynisme électoral indescriptible!

Le sujet est passionnant, J.F.Lisée et démontre que si la politique au Québec se recompose c’est pour mieux décomposer le Québec dans l’illusion de la gauche fédéraliste après sa décomposition dans la droite fédéraliste.

Tout ceci me rend malade. Est-ce que le message ne devrait pas être : votez pour qui vous voulez en autant que vous sachiez pourquoi?

Le Canada, je le répète, n’est pas un pays viable dans sa forme actuelle à moins que le pouvoir central cesse de « centraliser » et agisse en confédération. Et non, ça ne signifie pas « réduire la taille de l’état » et encore moins la droite.

Bon sang de bonsoir, je ne suis pas toute seule à voir qu’on nage en plein délire dans cette élection où la même journée on a le Bloc en avance à 10h, le PCC à midi et finalement oups le NPD à 4h!?!!??

C’est tout simple : si le Bloc est faible, le Québec va manger de la misère parce que les autres partis sont fédéralistes (même si Boulerice s’est dit indépendantiste; il est un candidat, pas le parti au complet).

Et Monsieur Khadir, Ottawa nous met des bâtons dans les roues avec sa loi C-20 alors c’est faux que l’indépendance se fait exclusivement à Québec. Et si on était un coût pour le Canada (argument des fédéralistes par excellence avec la péréquation), il n’aurait pas voté la loi C-20 pour nous empêcher de partir.

Personnellement, je crois que le fait que le NPD soit tout d’un coup si populaire s’explique ainsi :

1- D’abord le branding « libéral » n’a plus aucune valeur. En fait, la majorité des gens qui disent être fédéraliste ne veulent tout simplement pas voter pour le parti libéral. Après les élections, ce parti devrait changer de nom au lieu de changer de chef, il aurait plus de chance d’améliorer son sort le prochain coup…

2- Le bloc n’est plus perçu comme une force positive. Peut-être par les souverainistes convaincus, mais en tout cas, pas pour les souverainistes mous ou les fédéralistes, qui constituent encore la majorité au Québec. Les « ça donne rien », « oui mais ensuite on fait quoi? », « c’est facile de s’opposer quand tu ne décides jamais rien » sont le genre de commentaires les plus fréquents à propos du Bloc. Au bout du compte, les québécois, comme les habitants du ROC sont pragmatiques, ils ont l’impression de ne plus en avoir pour leur argent. Le Bloc, dans sa logique d’opposition, s’est enfermé dans une camisole de force et s’est peinturé dans le coin. Les gens veulent participer aux décisions, pas subir celles des autres.

3- Les conservateurs mènent véritablement une campagne désastreuse. Malgré cela, la faiblesse de leurs adversaires leur a presque permis de l’emporter haut la main. Harpeur est invisible, il préfère des photo-ops avec des vaches et des monuments plutôt qu’avec des personnes. À terme, l’image qu’il laisse est celle d’un homme distant, froid, intelligent certes, mais malhabile avec les gens. Ce genre de trucs a enfin fini par le rattraper. Sauf évidemment dans l’ouest ou un cochon pourrait se faire élire député conservateur – ne disait-on pas la même chose dans certains comtés jugés libéraux ou bloquistes à l’os jusqu’à tout récemment?

4- Le Québec est-il vraiment sur une lame de fond gauchiste/progressiste? Je crois que non. Les fédéralistes cherchent une voix autre que celle des conservateurs, les souverainstes/autonomistes mou veulent une solution plus pragmatique. Les libéraux ne sont plus dans le portrait. Reste le NPD et le tour de force de Jack Layton aura été de réussir à s’établir comme une alternative sérieuse…

Beaucoup trop de Québécois ne comprennent pas l’importance de concentrer nos votes, pour se donner une position de force face à Ottawa. Une telle position de force est tellement utile lorsque vient le temps de négocier le rapatriement de certains pouvoirs, et gagner collectivement quelques batailles. Trop de Québécois ne comprennent pas non plus la puissance de nos adversaires, capable de créer instantanément un effet médiatique, destiné à déprimer quiconque appuie le Bloc. Il y a 4 ans, c’était Mario Dumont, aujourd’hui c’est Jack Layton, soudainement devenu plus près des valeurs profondes des Québécois que ne l’est Gilles Duceppe.
Jack Layton est une vaste tromperie, grandement facilitée par notre propre « fatigue culturelle », comme le prédisait Hubert Aquin il y a 50 ans déjà. Sommes-nous capable de nous ressaisir ? Sommes-nous récupérables ?

Mais pourquoi donc faire un blog à ce sujet à quelques heures du vote?

En quoi la position de Khadir et le débat démocratique au sein de QS à propos des partis fédéraux relève d’une importance suffisante pour y consacrez un énième blog de votre part?

Pourquoi ne pas avoir mentionné que Duceppe, a plus d’une reprise, à clairement dit qu’il mettrait toute sa machine (où ce qu’il en restera) derrière l’élection du PQ?

Serait-ce, justement, que 2012 arrive et que la vraie «game» implique de désamorcer, dès maintenant, cette menace envers le PQ qui lui vient du champ gauche, j’ai nommé Québec solidaire…

Je viens de transmettre ce qui suit à M. Khadir,

Je suis consterné… par ce que publie Jean-François Lisée dans son blogue quant à ce que vous lui auriez déclarer concernant votre appel à la division du vote souverainiste.

« C’est pas à Layton de faire l’indépendance du Québec. C’est à nous! Et une fois que notre peuple en aura décidé, nous avons intérêt à ce que le Canada avec lequel nous devrons négocier les termes de cette nouvelle réalité, qui ne va pas sans de nouvelles collaborations et ententes, soit sous le leadership de gens comme Jack Layton: un homme de principe, généreux et ouvert – qui de surcroit s’est engagé à respecter notre droit à l’autodetermination. Il est temps de créer au Québec les conditions gagnantes pour le NPD au Canada. C’est le meilleur service qu’on peut rendre aux aspirations du peuple Québécois, y compris son indépendance. » Blogue de Jean-François Lisée-Bloc ou NPD ? L’embarras (du choix) d’Amir Khadir-28 avril 2011 – http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/04/17/001-duceppe-allocution-congres-pq.shtml

Absurde à sa face même. Si ce n’est pas à Layton de faire l’indépendance, ce n’est pas aux Québécois,es, ni à vous, de choisir pour les canadians quel sera l’éventuel interlocuteur de la République démocratique du peuple souverain du Québec. Un interlocuteur qui DOIT être celui que les canadians choisiront. Et si nous faisons élire Layton sous prétexte qu’il serait plus démocrate, c’est préjuger que les canadians ne le sont pas. Or ils le sont, et nous le sommes. Le peuple est SOUVERAIN.

Si nous faisons élire Layton grâce à vos absurdes consignes, et que cela ne convient pas aux Canadians, ce sera peine perdue, d’autant, puisque nous aurons omis d’élire une députation majoritairement souverainiste. Ce qui compromet la primauté de la souveraineté de ce peuple dans un État qui NIE sa suprématie puisqu’il s’impose sans avoir jamais NI sollicité NI obtenu le OUI de la démocratie québécoise. Ce qui compromet l’effectivité autant de la souveraineté du peuple que la souveraineté de l’État.

Je suis consterné que vous suscitiez ainsi la division de nos forces en la justifiant de manière aussi absurde.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la Victoire de l’UNION de nos forces sous la bannière du Chevalier de Lévis ce 28 avril 1760…

OBJECTIF 101 ! Une majorité souverainiste dès le 2 mai pour mettre au pouvoir au sommet de l’État, le peuple souverain du Québec.

Une Constituante bicamérale majoritairement souverainiste peur INVALIDER l’État Illégitime du Canada qui n’a jamais NI sollicité NI obtenu le OUI de la démocratie québécoise.

http://www.jesignequebec.com/detail-proposition.php?id=69

J’espère qu’on se souviendra des prises de position ambiguës de Québec solidaire lors des prochaines élections québécoises dans deux ans. À Québec solidaire, on en est encore à proclamer l’union des forces prolétariennes du Canada et à croire que le nationalisme québécois divise la classe ouvrière canadienne.

Voilà qui est clair et cet article devrait être envoyé au » Lac St-Jean », journal qui a diffusé l’article sur Amir. Il faut que les gens du lac retrouve le sentierdu message souverainiste.

Je suis d’accord avec le commentaire de Alexandre Leduc. La réaction de plusieurs péquistes/bloquistes laisse entrevoir une ligne de communications très claire pour la prochaine campagne québécoise: QS n’est pas un authentique parti indépendantiste et qui plus est, ne serait pas aussi progressiste qu’il le laisse croire puisqu’il a contribué à la division du vote qui a fait entrer Harper.

Québec Solidaire est avant tout progressiste et en deuxième temps souverainiste.
C’est pourquoi ils ont mon vote.
L’inverse me serait inacceptable.

Je ne comprends pas les gens de QS qui reprochent à Jean-François Lisée de parler de la prise de position de Khadir – «à quelques heures du vote», comme le dit l’un d’eux on peut plus sérieusement…

Écoutez, pourquoi le chef de QS se donne la peine d’envoyer une consigne si on ne doit pas en parler?

Et pour ce qui est de diviser le vote, oui, Québec solidaire et le NPD divisent le vote progressiste et souverainiste. Dans l’absolu c’est la faute du mode de scrutin. Dans les faits c’est la faute de leur naïveté politique.

Qui trop embrasse mal étreint… Et se retrouve avec Harper à Ottawa et Charest à Québec!

Pour ma part, si je vivais ailleurs qu’au Québec, j’étudierais davantage l’Option de la coalition des parti rhinocéros et du parti vert qu’on n’a censuré dans le débats. Il parle de démilitarisation et de l’environnement et contre les abris fiscaux.

Ensuite, j’étudierais l’Option du NPD mais comme je vis au Québec, Il est certain que je considère que pour défendre les valeurs et les intérêts du Québec mon choix se porte vers le Bloc québécois.

Dans le cadre de cette élection, il est plus clair que jamais qu’il tente de diminuer les forces et l’impact de l’équipe du Bloc Québécois et de celui qui véhicule le message Gilles Duceppe.

Depuis plus de vingt ans, qu’ils représentent les québécoises et les québécois. Donc plus nous aurons de députés à Ottawa et plus nous serons en bonne posture pour être vigilant face aux politiques canadiennes qui se font en défaveur du Québec.

@Guy

Vous n’avez pas tort. La disparition du Bloc amènerait le RoC a nous négliger comme c’était le cas jusqu’en 1993. Ce serait un plus pour l’option souverainiste.

Le problème est que le Bloc ne peut perdre d’appui. Une diminution des votes du Bloc seraient un arguments puissants pour les fédéralismes et laisseraient faussement croire que l’option souverainiste disparaît.

Le Bloc ne peut disparaître que de deux manières: après la souveraineté ou en se sabordant. Le seul moyen pour le Bloc de quitter la scène fédérale est de dire aux prochaines élections québécoises: « Si vous ne votez pas à 50% pour le PQ, on quitte. » (Faisant comprendre que c’est fini l’époque où l’on s’asseyait entre deux chaises ou le Bloc réconfortait les souverainistes mous) Étant donné que le PQ est pratiquement assuré de prendre le pouvoir, la souveraineté est gagnante. Soit le PQ a 50% des voix, légitimant ainsi la souveraineté du Québec et le Bloc reste, soit le PQ prend le pouvoir sans 50% des voix, mais étant donné qu’il est pouvoir, la souveraineté garde tout de même sa légitimité. Du même coup, on laisse le fédéral se tirer dans le pied.(Surtout avec la série de demande que souhaite faire Marois au fédéral).

Vous avez raison, M. Guy, mais le Bloc ne peut quitter comme vous le voyez. Ce serait une grave erreur stratégique.

L’espoir du séparatisme est pratiquement mort au Québec avec la perte du référendum de 1995 qui ne portait que sur la souveraineté-partenariat, une version « soft » de la séparation, avec parlement élu à Ottawa, avec le pouvoir prioritaire, dans les provinces.

La venue de 50 000 immigrants au Québec, à chaque année, qui sont largement fédéralistes et le désintérêt majoritaire de notre jeunesse à sortir le Canada du Québec « nouvelle option du PQ depuis qu’ils ont enlevé le partenariat à la souveraineté », semble avoir cloué le dernier clou du Québec, pays séparé du Canada.

En tenant compte de ce qui précède, Québec solidaire peut bien ne pas savoir quoi suggérer au point de vue constitutionnel, tant qu’une nouvelle solution, entre la fédération actuelle et la simple séparation, genre véritable confédération, ne sera pas trouvée et soumise aux Québécois qui pourraient l’accepter de façon solidement majoritaire à plus de 60 % afin de la mieux négocier avec le ROC.

Le succès actuel, dans les sondages, d’un parti fédéraliste, comme le NPD chez les souverainistes du Québec, indique la faiblesse de la foi des tenants de cette option constitutionnelle minoritaire, actuellement, prise dans le ciment.

Enfin, M. Khadir s’est prononcé. L’homme qui lance son soulier, l’homme qui boycotte un petit commerce qui vend trois souliers israëliens, voilà qu’il nous dit comment voter. Grand merci. Mais je vais me décider par moi-même.

Bonjour M. Lisée

J’aimerais, si vous le voulez bien, considérer avec vous une option que personne n’a songé auparavant, semble-t-il.
Personnellement, je ne crois pas que les conservateurs doivent l’emporter avec un gouvernement majoritaire puisque je crains fortement ce virage à droite prononcé annoncé par les couleurs de ce parti.
Mais je me demande si ça ne serait pas une bonne chose pour le Québec d’avoir à jongler avec un gouvernement de droite qui ne correspond pas aux valeurs de ce que représente notre province?
Entendons-nous bien : je suis d’avis que la province de Québec correspond à une gauche centralisée affirmée. Le fait que, précédemment, les gouvernements libéraux de gauche ont luttés depuis des années avec les instances séparatistes et souverainistes du Québec ont peut-être apporté un vent de relâchement et de négligence dans ce « combat ».
Un gouvernement majoritaire de droite et les réformes qui s’ensuivraient pourraient symboliser le renouveau de la volonté québécoise pour une séparation, surtout considérant que ce gouvernement va visiblement privilégier les valeurs et les acquis de l’Alberta tout en ignorant les besoins du Québec. Encore une fois, je tiens à dire que c’est une question de valeurs, et non pas un jugement puisque le Canada a besoin quand même des sables bitumineux, mais les efforts déployés seraient une excellente occasion pour le Québec de « démoniser » le pouvoir obtenu et de resserrer des rangs autrement dispersés et dissous par des années de passage à Ottawa sans volonté concrète.
Qu’en pensez-vous? Je crois qu’il y a ici une piste de réflexion intéressante à explorer.

Désormais,

Québec Solidaire rimera avec Québec Suicidaire.

Quelle navrante incongruité! N’est-ce pas?

Regardez en 2007, quand le Québec a porté l’ADQ aux portes du pouvoir?

C’est un test. Un coup de sonde. C’est pour montrer que le Québec est encore un gros joueur.

Je crois que c’est la perspective d’un mandat majoritaire sans le Québec qui a changé la donne. C’est ce que les chroniqueurs répétaient sans arrêt et qui a probablement égratigné le plus les électeurs québécois.

Par contre, je dirais que le Bloc est loin d’être dépassé par les évènements, même s’il devait remporter 15 sièges seulement au profit du NPD. Il est comme la tanière du dragon!! L’électorat québécois vient de donner un sacré coup de poing dans la face de tous les chroniqueurs et politiciens anti-bloc qui disaient que le Québec se discartait lui-même de la scène fédérale. Le Québec est devenu LE point chaud de cette élection. Il fait la pluie et le beau temps.

L’électorat du Québec est capable de dompter tous les autres partis, le Bloc y compris. Si les néo-démocrates ne font plus l’affaire, les québécois pourront redonner leurs sièges au bloc à l’élection suivante, (comme ils ont retiré leurs votes à l’ADQ) et toute la scène fédérale restera sonnée par le réveil du « dragon ».

Entièrement d’accord avec Cyr et Beaudet. L’establishment libéral va tout tenter pour investir le parti néo démocrate où tenter de se fusionner avec ce qui sera la nouvelle opposition officielle aux communes.

Et c’est à partir de ce moment que les Québécois qui auront fait confiance au NPD vont se faire avoir.

Je ne comprends pas qu’une personne aussi brillante que Khadir ne puisse percevoir ce qui risque d’arriver.

Le Canada s’est toujours bâti de cette façon profiter de ce qui va bien ailleurs.

C’est la façon de faire des Britanniques et le NPD est dans la mire de Bay street.

Au Québec nous devons faire confiance qu’à nous comme tout autre peuple normal…

Harper a gagné. Il a réussi à diviser pour régner.

Il n’a eu qu’à taper à répétition et plus fort sur le même clou que les libéraux et npdistes (diaboliser les séparatistes et créer le doute sur la pertinence du Bloc) pour que même les souverainistes se laissent désormais contaminer par le virus.

Revenons au plus simple: tout autre vote que pour le Bloc c’est voter pour la loi de la clarté, contre les concensus de l’Assemblée nationale du Québec, c’est se préparer à fêter avec masochisme le bientôt trentième anniversaire du rapatriement unilatéral de la constitution, c’est accepter de payer en partie les projets électriques de T-N, c’est voter pour l’ingérence continue du fédéral dans nos compétences, c’est voter contre le français non seulement ici mais partout dans le pays, c’est « s’auto-québec-bashingner » ce qui est bien pire que « s’auto-pelure-de-bananiser »

L’heure est grave; Harper a déjà gagné. Arrêtons de tergiverser à propos des stratégies et idéologies car cela le fait rire dans sa barbe, et revenons au plus simple et efficace: voter pour nous c’est voter en bloc pour le Bloc.

Maude Tremblay, métisse.

L’Indépendance se révèle aujourd’hui de plus un idéal montréalais et boomer. Une conséquence de cet ancien complexe d’infériorité canadien-français. Un complexe dont on s’est progressivement soigné depuis les années 60 en prenant notre place au sein du Canada et sur la planète. Et à mesure que la jeunesse se dépolitise, son indifférence croit de plus en plus vis-à-vis les idéaux souverainistes puisqu’ils n’entretiennent pas non plus cette vielle [haine?] méfiance de l’anglais. En fait, les craintes du Québecois moyen sont plus tournées vers les immigrants que les canadiens anglais, peuple qui s’assimile de lui-même dans le flot immigrant qui le submerge.
J’ai voté OUI en 95. J’ai voté Bloc et PQ. J’ai une haute estime de Parizeau et Landry. Mais je ne m’identifie plus du tout au bloquisme bloquiste ni péquiste. Je me sens orphelin politique puisque ni l’étatisation de l’égoïsme ADQuiste, ni le parti castré par son leader vire-capot opportuniste Libéral ne me plaisent.

Le Bloc peut parfaitement remplir son rôle avec la moitié de sa délégation actuelle à Ottawa puisqu’il ne sert qu’à japper «Québec».
Nous sommes encore canadien jusqu’à preuve du contraire et je suis fatigué d’être marginalisé par un parti complètement régional. Remarquez, je considère le parti Conservateur comme un «Bloc» Albertain.

Mon vote ce lundi n’est pas encore fixé. Mais il ne sera ni en faveur du Bloc, et encore moins de se refuge créationniste qu’est le parti Conservateur.

« Crosseur », c’est du langage populaire. Ça vient de l’anglais « double-cross » qui veut dire « fourrer » quelqu’un ou si vous voulez, le tromper, l’induire en erreur. Après le vol du référendum de 1995, avec Option Canada et le scandale des commandites les fédéralistes sont des crosseurs professionnels. Bien dit monsieur Larose ! Vous n’avez pas à vous en excuser.

Depuis le début de QS que je le dis: ce parti est avant tout «solidaire», et souverainiste juste du bout des lèvres, pour s’attirer les nationalistes déçus du PQ. Les preuves s’accumulent tranquillement. Que les vrais souverainistes se le tiennent pour dit.

Les souverainistes sont, depuis 1995, 50% de ce peuple et on sait que même si certain disent qu’une portion de ceux qui ont voté alors sont «plus mous», il reste toujours cette base de cette même population qui veux un pays….et on ne peut pas oublier ça sans déchirer le Québec en deux! Et moi ça ça me fait mal. Mais on est pas les seuls à ruer dans les brancards. L’Alberta avait déjà signifié qu’elle en avait marre de pinailler avec Ottawa et qu’elle était assez solide financièrement pour s’en allez de son bord. Et puis Dany Williams qui a fait obstruction à Harper pour les mêmes raisons. Et puis je me dis que ce serait un beau jour si Ottawa décidait de fédérer les provinces et territoires du nord pour devenir des états souverains avec gouvernement central, un peu comme au USA. La République canadienne. Chacun aurait plein pouvoir de voter ses lois sans que personne ne vienne leur dire quoi faire…..et c’est là que je me suis réveillée!!!
Mais on peut toujours rêver.

Je ne crois pas qu’il faille attacher trop d’importance à celui dont la spécialité est de lancer des souliers.
Sa prise de position ne changera pas grand chose.
Québec Solitaire est appelé à végéter comme parti politique avec des énergumènes du genre de Khadir.
Sa grande utilité est de diviser le vote.

Je suis très déçu par la position de Amir Khadir. L’indépendance est un projet toujours réalisable. Quand je lis que ce projet serait lié aux bommers, je me dis que ce type d’argument est tordu. Lire la société selon les catégories d’âge, c’est de la sociologie politique à l’américaine qui dans sa grande majorité, n’a jamais voulu interpréter la société à partir de la notion de classes sociale. Ce discours qui a pénétré toutes les couches de cette société en a fait une des nations les plus inégalitaires dans le monde.
L’indépendance du Québec est un projet populaire, qui rejoint encore les salariés plutôt syndiqués et, dans une moindre mesure,non-syndiqués. L’apport de la bourgeoisie nationale à ce projet est négligeable. L’indépendance est donc un changement véritable de la donne. Issu surtout au moment de la révolution tranquille, ce mouvement a au plus 55 ans d’âge. À l’aune des mouvements nationalistes qui a amené nombre de nations à devenir un pays, c’est très court. Il y a cependant un sentiment d’urgence à le faire à cause du déclin de la langue française à Montréal. L’arrivée massive d’immigrants dirigés surtout à Montréal, qui se retrouvent dans des milieux de travail anglophones, affaiblit d’autant plus la primauté de la langue française. Je ne veux pas combattre pour la naissance d’une sociale-démocratie qui se fera essentiellement en anglais.

N’en déplaise à Maude Tremblay, je crois plutôt que la division est simplement en train de changer d’angle.
Au lieu de Souverainiste/fédéralistes, ça se transforme progressivement en gauche/droite. Simplement.

Et je dois avouer que je ne comprends pas l’utilité de votre mention «métisse».
Je suis à demi huron et ça n’apporte rien à mon argument.

Moi je regrette mais depuis que Kadir a dit qu’il fallait aller se faire vacciner contre le H1N1 malgré que l’efficacité du vaccin (sans adjuvant) n’était pas démontrée. Non merci. Je n’irai pas me faire vacciner parqu’on dit qu’il le faut sans preuve concrète de l’efficacité. Les campagnes de peur ça ne marche pas avec moi.

On remet les choses en perspective. Trop de fausseté est rependue sur les blogues. Lors du dernier sondage, le 11 avril dernier, la souveraineté obtenait 43% d’appui de la population. Il faudrait arrêter de dire que la population n’en veut plus. En 1995 on avait commencé avec 38% et on a fini avec 49,8%.

C’est au Québec et par les Québécois que nous allons décider de l’avenir du Québec hors ou dans le Canada.Pendant combien d’années allons-nous envoyer des émissaires à Ottawa et pour revendiquer quoi?Sommes-nous plus avancer depuis que le Bloc est dans la capitale fédérale?
Toutes ces questions plus que pertinentes ne sont tout simplement pas débattues à part quelques cas isolés mais jamais d’une façon large et approfondie.
Le Bloc devait être là pour un ou deux mandats…
Sommes-nous en train de faire de ces députés des carriéristes?

Il était difficile de déterminer le sérieux de Québec Solidaire. Parti de gauche, oui, mais quelle importance accorde-t-il à l’indépendance du Québec ? On voit maintenant qu’à choisir entre le progrès et l’indépendance, QS a fait le choix du séparatisme, ce qui est tout à fait déplorable. Québec Solidaire vient encore de manquer une occasion d’être un vecteur de changement.

Il est tout de même assez ironique d’entendre des Bloquistes (souverainistes, donc séparatistes par définition) accuser Stephen Harper de vouloir diviser pour régner… Même Yvon Deschamps n’aurait pas pu penser quelque chose d’aussi ridicule sur le fond. Comme quoi la fin justifie les moyens. Et par la fin, je ne parle pas de réaliser la souveraineté, encore à des années-lumières d’être une possibilité, mais de se faire réélire. C’est ultimement tout ce qui compte pour les politiciens de carrière, même les Bloquistes. Dommage…

« Entièrement d’accord avec Cyr et Beaudet. L’establishment libéral va tout tenter pour investir le parti néo démocrate où tenter de se fusionner avec ce qui sera la nouvelle opposition officielle aux communes. »

J’aurais plutôt à penser le contraire.
D’abord le PLC est un parti de pouvoir. De longue date. Et l’establishment actuel (pratiquement le même que sous Chrétien) ne fait pas exception. Alors ces dirigeants accepteront-ils de jouer les seconds violons ou simplement de partager le pouvoir. Juste à voir comment dans les deux dernières années, ils ont refusé l’idée d’une coalition qu’ils auraient dominé, préférant appuyer Harper.
Et si le PLC mange une volée à cette élection, ils ne seront pas en position d’absorber le NPD ragaillardi.
(P.S. D’après les sondages, le PLC ne va pas subir un désastre, mais simplement continuer son lent et progressif déclin datant d’après le premier mandat de Chrétien. Peu de comtés vont changer de main hors du Québec (d’après les derniers sondages, une dizaine de comtés tout au plus)).

Ensuite, s’il est vrai que les progressistes-conservateurs (l’autre parti de pouvoir traditionnel du Canada) ont disparu, absorbés par l’Alliance Canadienne (ex Reform Party), ce n’est qu’après une défaite incroyable (2 députés seulement), un déficit monstre et un effondrement du membership. Bref, ils étaient littéralement en faillite et leur logo a été « racheté » en fait par le Reform. Et c’est bien ce dernier groupe qui dirige le PCC et non les anciens du PPCC.

Bref, le scénario: NPD noyauté par le PLC me semble incroyable actuellement.

L’actuelle montée du NPD au Québec a des effets positifs comme négatifs (toute médaille a son revers).
Petite esquisse:

Bons côtés:
1) Le Bloc avait sérieusement besoin d’être secoué, comme en témoigne la campagne molle et sans conviction menée jusqu’à il y a quelques jours. Il semblait s’être « endormi » sur ses lauriers. Ce qui n’est jamais bon.

2) A moins d’une quasi-disparition du Bloc (ce que les sondages ne montrent pas* (sur http://threehundredeight.blogspot.com/ il est encore à 41 comtés probables), un Bloc affaibli temporairement n’est pas nécessairement mauvais. Le vieil argument sur la « pertinence » du Bloc pourrait effectivement perdre beaucoup de sa force dans ces circonstances (l’air et l’argent n’ont d’importance que quand on en manque, de même un parti « propre au Québec »).

*Si la campagne durait encore 2 ou 3 semaines de plus, peut-être serait-ce différent. Ou pas. Mais les élections sont quand même dans 3 jours.

3) Le PLC perd aussi des plumes. Les gens se concentrent sur le Bloc pour toutes sortes de raison, mais les pertes du PLC au Québec sont tout aussi lourdes (plus, même, en proportion) que celles du Bloc. Cela pourrait marquer une quasi-disparition du PLC au Québec (donc des éléments les plus traditionnellement anti-nationalistes et pro-establishment).

Côté « neutre » (parce qu’il ne marque aucun changement de la situation actuelle):
Le Bloc va conserver la balance du pouvoir. Donc son rôle de défenseur du Québec ne sera pas inutile dans les mois qui vont suivre.

Mauvais côtés:
1) Plusieurs comtés conservateurs du Québec auraient pu être pris par le Bloc (à part Josée Verner tous les députés de la région de Québec étaient menacés au début de la campagne). La montée du NPD a divisé le vote et rendu ce scénario caduc.
Consolation: André Arthur reste talonné par le Bloc et est maintenant dépassé par le NPD (exit: Arthur). Un autre comté conservateur semble aussi être emporté par la vague orange.

2) On ignore tout de la réaction du PLC le lendemain de l’élection. Si les sondages donnent un portrait relativement fidèle des résultats (ce qui n’est pas sûr, le vote doit encore « sortir »), les bonzes du PLC pourraient décider de ne pas vouloir partager le pouvoir avec le NPD (ce qui risquerait de renforcer la percée de ce parti et peut-être d’inaugurer un renversement en sa faveur) et de continuer à appuyer Harper (ou son successeur) comme il le fait depuis 2007.

Ce n’est bien sûr qu’une petite esquisse d’une analyse qui pourrait être plus étoffée (surtout à partir du 3 mai). Mais on voit que tout n’est pas noir, ni blanc.
Et qu’il faudra attendre quelques semaines pour bien mesurer les conséquences probables de ce qui se passe.

« “DES” voix dissidentes?

Z’en ont plus qu’une chez QS? » (François1)

Chez le Réform Party de l’Alberta, déguisés en parti conservateur canadien, les voix dissidentes sont enfermées dans un placard par Hard peur.

Je serais plus tente de croire qu`un Bloc Canadien qui representerait de facon plus realiste les aspirations social-democrates des canadiens concernes,et leur desirs de justice et de liberte en ce qui concerne notre projet,soit en mesure d`assure une periode de transition approprie.Le NPD se discalifie constament et va continuer de le faire.Je n`ai aucune confiance en M.Moustache…(pas plus qu`en sa canne…)

Les commentaires et votre article nous montrent bien le vrai rôle, rétrograde et étouffant, du nationalisme québécois: diviser la gauche et empêcher une victoire pan-canadienne du parti de centre-gauche qu’est le NPD.

Les nationalistes devront faire un choix:
1) ou bien vous être réactionnaires et nationalistes (les deux choses allant d’ailleurs généralement ensemble), et vous vénérez votre vieux fond ethnique qui exclu du « nous » les non-francophones

2)ou bien vous tirez les conséquences des 40 dernières années: l’oppression spécifique des francophones n’existe plus au Québec et le nationalisme est devenu réactionnaire, ce qui fait que les vrais dangers pour le monde se trouvent dans la montée du conservatisme, qui menace les programmes sociaux, les droits des femmes, l’environnement, etc, et ce tant au Québec qu’au Canada.

Quant à ces deux stratèges que sont Cyr et Beaudet, ils devraient plutôt oeuvrer, s’ils veulent barrer la route au conservateurs, à l’union de la gauche pan-canadienne, de sorte que le NDP sera réellement en mesure de barrer la route à la droite, qu’elle soit libérale ou conservatrice.
L’élection actuelle est le meilleur exemple de ce que j’avance: n’est-ce pas l’effondrement du bloc et le report des votes de gauche sur le NPD qui est en train de menacer la majorité de Harper ?

Nationaliste, encore un effort pour être républicains !
« les deux-tiers d’entre nous ont voté pour la souveraineté », disait Parizeau, dans son speech sur le fameux « vote ethnique ».

Les femmes blanches ne font pas assez d’enfants, nous disait ce conservateur réactionnaire, ancien négociateur patronal et huissier pour les bonnes soeurs, Lucien Bouchard, ex-chef du bloc, qui en cette qualité a certainement reçu les votes de nos grands amis les gauchistes/nationalistes, parce que voyez-vous, un blanc francophone pro-patrons, c’est toujours mieux qu’une tête carrée syndicaliste féministe comme Alexa McDonnah !

@ Alexandre Bilodeau #29

« Je me sens orphelin politique puisque ni l’étatisation de l’égoïsme ADQuiste, ni le parti castré par son leader vire-capot opportuniste Libéral ne me plaisent. »

Ce n’est pas de la politique dont vous êtes orphelin mais bien du Canada et de l’establishment canadien qui n’a jamais pu vous abandonner puisque vous n’êtes rien qu’un francophone Québécois pour eux.

C’est une erreur de se retourner contre les politicien d’ici qui nous semblent plate à mort à cause de l’immobilisme canadien envers les Québécois commandé par l’establishment du ROC.

Je viens de comparer deux pancartes. L’une dit parlons QC — l’autre «travaillons» ensemble. Calculés ou non, les mots ont un poids. Ceux qui ont plus envie de travailler que de parler réagiront en conséquence

L’extrême-droite d’Harper a fait pousser les gens vers la gauche, la souveraineté étant – pour l’instant – un enjeu moins important que la peur d’une dictature. Voilà – selon moi – l’explication de cette vague orange. C’est un mécanisme de défense de la part de la population afin de contrer une extrême-droite qui pourrait être très dangereuse pour l’avenir du Canada. Le peuple veut un retour à un équilibre des forces, d’où cet élan pour le NPD.

Dans l’isoloir, on est seul avec nous même. Personne n’a de consigne à donner à personne dans une démocratie.

Les gens peuvent donner leur préférence, informer, émettre une opinion, soit, mais une consigne?

Suffit, l’infantilisation qu’on observe depuis le début de cette campagne! Si les « experts » ont l’impression que les gens ne sont pas assez intelligents ou matures pour voter, ils n’ont qu’à se regarder dans le miroir. Car, cette infantilisation n’est autre qu’un aveu de tous ces analystes, chroniqueurs et experts de leur incompétence à bien politiser les citoyens.

Si on avait besoin de se faire donner la consigne pour qui voter, il n’y aurait pas d’isoloir.

Les sondages encore imprécis permettent de spéculer. Certains ont décidés qu’il resterait 40 sièges BQ. Or, plusieurs parlent qu’ils pourraient en rester 6 ou 9, scrutin uninominal oblige.

Democratic space hier en accordait 5 de sûrs sur 24 possibles au Bloc tout en accordant 16 de sûrs pour le NPD au Québec pour un maximun possible de 31. La balance allant aux éternels libéraux et conservateurs pas si affaiblis que cela au Québec selon toujours Democratic space malgré la vague orange annoncée.

Jouer avec le feu cela existe en politique c’est pourquoi qu’en toute logique, Khadir a montré ses vrais couleurs dans cette élection.

Bonjour,
Cela est tout simplement l’évidence que Monsieur Amir Khadir et Québec Solidaire sont de vrais gens de gauche, ayant longtemps hésité à s’afficher nationaliste. Afin de ratisser plus large dans le spectre politique, Québec Solidaire fit ce choix tout en étant conscient que le nationalisme québécois est carrément de droite et même avec beaucoup d’entre eux de l’extrême droite. Un coeur de nationaliste a des raisons que sa propre raison a toujours ignoré. Bien à vous, John Bull.

Pas un mot sur les deux dissidents bloquistes M.Lisée? pas beau ca.Trop réfléchir, c’est comme pas assez, laissons donc les gens utiliser leur propre jugement, leur conception des dernieres années et en particulier du dernier mois, ce qui est ironique dans tout ca, c’est que les politiciens nous supplient d’aller faire notre devoir d’aller voter, mais…mais pas pour X pour tels raisons par pour Y non plus, mais pour Z. En terminant, le comportement collectif des gens est tellement imprévisible, qui sait, un gouvernement Harper majoritaire pourrait’il nous faciliter le chemin vers la souvraineté??? Qui a prédit le printemps arable?

Il y a tant à dire sur ce texte. Je vais me limiter à ceci: Amir peut insinuer ce qu’il veut, mais Alexandre Boulerice a répondu noir sur blanc sur Twitter qu’il est pour le fédéralisme. Les écrits restent. Il n’est pas souverainiste. C’est son droit, mais pas celui d’Amir de dire n’importe quoi…

Quelle honte khadir .si il pense avoir le vote des nationalistes qui lui est primordial pour survivre ,il rêve en couleur orange.

@Émile
Quel petit sophiste vous faites. Votre prémisse est la suivante: les nationalistes sont des fascistes.

Bien sûr la récente histoire du Québec dicte carrément l’inverse, soit que le mouvement ouvrier et celui de la libération des femmes se sont tous les deux épanouis avec la montée du mouvement souverainiste.

De dire par ailleurs que l’idée de l’indépendance est caduque parce que les Québécois ne sont plus exploités par les anglos est aussi ridicule. Qui soutient encore de telles choses?

M’est avis que vous ne connaissez pas bien le Québec. M’est avis que vous devriez parler à des souverainistes de temps en temps; pas pour être convertis, non, seulement pour connaître leurs arguments, cesser de les diaboliser et par le fait même de passer pour un petit con.

Amir Khadir n’est pas souverainiste , indépendantiste, ou occuliste , il est un fidèle gauchiste , ayant quelques affinités avec le bloc , il est plutôt dans la mouvance des Michel Chatrand de ce monde, lui , qui aimait bien se définir comme un bon canadien-français pendant presque toute sa vie , à la fin , pour élargir sa »base gauchiste » il accepta , se pinçant le nez , de se décrire comme Québécois.Québec solidaire devrait recevoir de l’argent de l’ancienne »unité-Canada » car il est directement responsable avec la droite AdQ de l’effondrement des souverainistes au Québec en divisant le vote .

Une farce ou quoi !

Ce qui me dérange dans le slogan de JACK » Voter pour le changement « c’est que ce bon Jack sait très qu’aucun changement favorable au Québec n’est possible dans ce Canada, cependant il sème partout que tout sera possible avec une nouvelle approche, hélas, si un citoyen ordinaire comme je suis le sais très bien, pourquoi un politicien ce carrière comme Jack peut-il croire que j’avale son discours ?

Pour moi c’est une vraie farce son roman, il se prend pour l’acteur vedette dans une pièce de théâtre de rue .

Le passé et le temps ont grisonné ma chevelure, ce qui m’a fait perdre toutes mes illusions pour ce Canada qui n’est plus mon pays.

L’opinion de M. Bull est le classique canadien. Un préjugé tenace et risible. Le nationalisme québécois serait de droite. Et le canadien alors?

Je suis souverainiste et de gauche, et je vais voter NPD. Et je le ferai en toute conscience, sachant que des nationalistes sectaires à la «canadienne» utiliseront la chute du bloc pour annoncer la mort du mouvement souverainiste au Québec.

Laissons-les dormir.
Nous aurons bien le temps de décider la souveraineté là où elle doit se décider, soit au Québec.

Si je comprend bien votre dernière intervention M. Khadir, si le NPD rentre au pouvoirs et qu’il forme un gouvernement formé de député québécois «progressistes attachés-ées au Québec, à sa culture et à la langue française et qui font la promotion de politiques de justice sociale, de protection de l’environnement et des droits des femmes», l’indépendance de notre peuple n’a pas lieu d’être ?

Mettre le bien commun en avant plan ne signifie pas selon moi mettre sous tutelle le libre-arbitre du peuple québécois, bien au contraire. Car bien que l’équipe de Jack Layton soit formé «de gens intelligents» à ne pas en douter, celle-ci refuse de reconnaître ce droit qui a fourni mainte preuve de sa légitimité au fils des décennies. La liberté est une valeur de gauche et non de droite (comme nous le prouve monsieur Harper) et qu’y est intrinsèque au bien commun.

Il est donc temps que Québec Solidaire clarifie sa position une bonne fois pour toute parce qu’il y a déjà 5 ans qu’il se démène pour concilier sa base fédéraliste et Québecoise. Sinon, peut-être est-il temps pour le Québec d’avoir un NPD provinciale. Sincèrement ! Je souhaite plutôt que nous ayons un digne successeur du RIN !

Depuis le début de cette campagne électorale je me demande pourquoi ils n’ont pas fusionné le NDP et le BLOC québécois en un seul et même parti!

Et voilà que j’entend qu’ils veulent fusionner le NPD et PLC.. est-ce que je suis la seule à trouver mon idée moins farfelue?
N’est-ce pas au Québec que le NPD est le plus aimé et en avance dans les sondages?

Je suis moi aussi indépendantiste et de gauche et j’hésite depuis le début entre le Bloc et le NPD.. je voterai NPD pour plusieurs raisons..
mais si ces deux partis avaient été fusionnés la tâche serait simplifiée et on arrêteraient d’entendre que de diviser le vote avantage les Conservateurs.. ils auraient peut-être dû y penser avant! non?

De toute façon, on est loin du Québec de mes rêves car avec les libéraux au pouvoir chez nous on est dans le même bousier…
et vous? pour qui voterez-vous?

Je ne comprend pas pourquoi Amir pousse les militants de son partie a voter NPD, cela me met hors de moi, honnêtement! Nous devons au Québec conserver le Bloc Québécois!

Cet embarras à un côté ti-zamis qui m’agace…
Y a-t-il une façon de faire de la politique autrement?

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