Boisclair: Des démissionnaires répliquent (et débattent – ajout)

Certains des démissionnaires péquistes de juin n’ont pas du tout apprécié les propos tenus par l’ex-chef André Boisclair, dénonçant en particulier les « égos » de ceux qui critiquent Pauline Marois. Il a fait ces déclarations lors d’une entrevue avec Jean-Luc Mongrain passée inaperçue mais relayée sur ce blogue.

Boisclair et Curzi: pas de grands copains ces temps-ci

Le député démissionnaire Pierre Curzi a été en particulier pris à partie par M. Boisclair, qui lui a reproché de n’avoir « en tête » que la direction du PQ et a dit de l’ancien acteur qu’il « est heureux sur scène lorsqu’il est tout seul ».

Pierre Curzi a répondu ce qui suit:

Le combat est inévitable en politique mais le mépris et la réduction sont démobilisants. Pour ma part, j’ai tenté de ne pas personaliser mon départ du caucus  parce que je crois que les structures conditionnent les comportements et qu’il est nécessaire de les critiquer pour espérer les transformer.

Par ailleurs, toutes les actrices et tous les acteurs savent que le succès dépend du travail de la troupe et que,sans cet effort collectif, aucun « ego » n’est satisfait.

L’ex-député Camil Bouchard, qui n’était pas visé par M. Boisclair mais qui s’est solidarisé avec les démissionnaires de juin, nous a transmis ce petit texte, auquel souscrit aussi Louise Beaudoin:

Cher Jean-François

Camil Bouchard à la défense de Pierre Curzi

Le propos d’André Boisclair concernant Pierre Curzi me laissent pantois. Au baromètre des gros égos dont il affuble Curzi, Boisclair a-t-il pris soin de mesurer le sien? Il m’apparaît bien cocasse que cette accusation vienne de lui. On vit tous dans une maison de verre.Ce qui me laisse perplexe, c’est aussi le fait que tu prennes le soin de signaler cette intervention de Boisclair sans aucune analyse critique de ta part. Curzi a clairement exprimé les raisons de son départ: il ne pouvait tolérer l’attaque fait par le PQ qui bafouait par son projet de loi 204 le droit fondamental de citoyens à contester un contrat municipal devant la Cour.

Il aurait été plus intéressant, il me semble, de rappeler cela et de faire une analyse critique de cette prise de position de Curzi que de relayer sans mot dire une opinion méprisante à l’égard de ce dernier. Cela laisse un goût suspect.

Camil, Louise

Vous le savez, chers internautes, le blogueur adore le courrier, donc il se fait fort de répondre:

Chers Camil et Louise,

J’ai longuement exprimé, dans ce blogue, mon opinion sur les démissionnaires de juin, (Voir Chères Louise et Lisette, cher Pierre). Je sympathise avec plusieurs des arguments qu’ils avancent, mais je juge qu’ils auraient dû mener leurs combats en restant au PQ plutôt qu’en le quittant avec fracas.

Vous avez raison d’indiquer que je n’ai fait aucune analyse critique de l’intervention d’André. Je n’ai ni critiqué, ni endossé ses propos. Comme je le fais occasionnellement, j’ai relayé sur ce blogue une information qui avait échappé aux autres médias et que je considérais intéressante: la première sortie partisane d’André Boisclair. Mon réflexe a été strictement journalistique.

Mais je suis toujours heureux de donner mon opinion et la voici sur les deux sujets que vous soulevez: la sortie d’André, la démission de Pierre.

Sur le fond, je juge qu’André a raison de dire que le capital accumulé dans le Parti québécois — l’institution, l’histoire, les gens — a été traité cavalièrement ces derniers mois par plusieurs élus et militants démissionnaires qui ont ainsi mis à mal le principal véhicule de progrès économique, social et national québécois. Des gestes lourds de conséquence et ayant peut-être causé —  il est trop tôt pour le dire —  un tort irréparable. Je juge comme André que les démissionnaire (pas toi, Camil) n’ont pas correctement mis en balance, d’une part, leurs très légitimes griefs et, d’autre part, l’impact du moyen utilisé pour les exprimer sur le capital collectif que représente le PQ.

Pour parler spécifiquement de la décision de Pierre de quitter le PQ au lendemain d’un congrès où ses thèses linguistiques avaient triomphé, il a effectivement invoqué l’incapacité qu’il avait de voter pour le projet de loi 204. Il a repris cette raison, entre toutes, dans une récente entrevue aux Francs-Tireurs.

Le problème avec cet argument est que, une heure avant sa démission, Pierre recevait de Mme Marois un appel l’informant qu’il n’avait pas à voter pour ce projet de loi. Elle avait cédé à sa demande d’exercer sa dissidence. Pierre était parfaitement libre de rester dans le caucus et de ne pas voter, ou de pousser encore plus loin en exprimant publiquement sa dissidence et en votant contre le projet le jour où il serait soumis au vote… trois mois plus tard. Il a donc démissionné pour ne pas être obligé de voter pour un projet qu’il n’avait plus l’obligation d’appuyer.

J’en viens maintenant aux autres aspects de l’entrevue d’André. Ses propos sur les égos, sur les nobodies sont certes divertissants, mais ils sont excessifs et ne sont pas au niveau que devrait rechercher un ancien chef du PQ. Ils sont surtout contreproductifs et ne permettent aucunement d’imaginer ou de préparer, pour demain ou après demain, un point de rassemblement pour tous les souverainistes, y compris les démissionnaires, ou une relance de l’outil que nous a légués René Lévesque et dont le Québec, j’en suis convaincu, ne peut simplement pas se passer.

Bien amicalement,

Jean-François

Camil Bouchard me répond:

Jean-François

J’apprécie ce billet dans lequel tu t’expliques sur tes motivations à relayer cette entrevue de Boisclair. Bel effort (le courriel étant ce qu’il est,i..e, faible en connotations, tu devrais voir ici un malicieux clin d’oeil) !

Je ne partage pas cependant l’analyse que tu fais du départ de Curzi. Le droit d’un vote dissident accordé in extremis par Mme Marois n’aurait rien changé à l’affaire: le PL 204 passait de toute façon. Ce qu’il aurait fallu, c’est qu’elle retire le PL 204 ou, si dans l’impossibilité de le faire, s’en dissocie publiquement. C’était et c’est toujours inconcevable qu’un parti qui défend dans ses discours l’éthique citoyenne non seulement accepte mais propose de nier des droits citoyens fondamentaux.

Quant au prix que paie le PQ suite aux démissions, comme Boisclair et toi le prétendez, il aurait fallu me semble-t-il que le PQ s’interroge sérieusement ce qu’il perdait à vendre son âme pour un plat de lentilles. Ce ne sont pas les démissionnaires qui sont responsables de tels égarements et de leurs conséquences.

Amicalement.

Et je réponds:

Cher Camil,

Il y a plusieurs problèmes avec cette explication. D’abord, tu établis le principe qu’il est inacceptable qu’un parti « propose de nier des droits citoyens fondamentaux » — en l’espèce le fait qu’un Projet de loi privé protège une entente contre toute contestation juridique. Comme tu le sais bien, ces Projets de loi privés sont courants et Pierre (comme Amir Khadir d’ailleurs) avait quelques mois plus tôt voté pour le même principe — donc le même déni d’un droit fondamental — dans le cas de l’entente avec Bombardier. Admettons que le cas Quebecor/Québec eut été la goutte qui ait fait déborder son vase.

Chaque Projet de loi mérite un examen au cas par cas et celui ci, comme celui de Bombardier, pouvait paraître inopportun, voire nuisible et condamnable. Cependant il me paraît erroné de vouloir interdire en principe à l’Assemblée nationale d’user de sa souveraineté pour s’assurer de la réalisation d’un objectif. Je ne crois pas qu’il faille subordonner par principe le législatif au judiciaire ( a fortiori lorsque le judiciaire est essentiellement nommé par le gouvernement d’une autre nation, appliquant une constitution que nous n’avons pas acceptée). Je conçois qu’on puisse être d’un autre avis.

Tu ajoutes que le fait que Pierre ait obtenu in extremis de Mme Marois le droit de s’opposer au projet de loi Quebecor/Québec ne change rien à l’affaire car ce projet « passait de toutes façons ». En effet, lorsque les députés du PQ ont obtenu le droit de voter selon leur conscience, une majorité d’entre eux ont voté pour le projet. Cela signifierait donc qu’il serait inacceptable pour Pierre de revenir dans un caucus dont la majorité a enfreint une règle d’or. Il a pourtant indiqué publiquement qu’il reviendrait dans ce caucus si Pauline Marois en quittait la direction. Il devrait donc siéger avec une majorité de députés prompts à « vendre leur âme pour un plat de lentilles », comme tu l’écris.

Cela n’a évidemment aucun sens. Il faudra tourner la page sur ce vote et regarder vers l’avenir, en mettant au premier plan l’essentiel. Souhaite-t-on être gouverné pendant encore quatre ans par Jean Charest ? Faire l’impasse sur la question nationale et ouvrir la voie à l’approche strictement managériale de François Legault ? Ou miser plutôt pour un véhicule imparfait, mais le plus proche de nos attentes nationales, sociales et économiques ?

Bien amicalement,

Jean-François

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Si seulement toutes ces énergies étaient employées à des tâches le moindrement constructives ;(

Moi aussi je juge qu’ils auraient dû mener leurs combats en restant au PQ plutôt qu’en le quittant avec fracas.

Les absents ont toujours tort. Et maintenant ils sont pognés chacun seul sur sa pirogue, pour affronter le rapide qui s’en vient.

Et les adversaires de la souveraineté sont encore et toujours mort de rire.

Quant à Pierre Curzy, semblerait que plus personne ne sait où il est au juste maintenant.

Bonsoir,

Monsieur André Boisclair sur le fond a totalement raison. Et Monsieur Camil Bouchard n’a pas besoin du tout de se sentir interpellé. En bon communicateur, Monsieur André Boisclair sans aucune amertume fit un constat lucide et éclairant de ce qui anime la plupart des meneurs de claque des disciples du Parti Québécois qui ne sont pas du tout habitué d’entendre un discours rationnel.

En effet, dans mes nombreuses pérégrinations, les innombrables occasions où je pus discuter avec des péquistes depuis plus de 40 longues années, jamais au grand jamais j’eus l’occasion de rencontrer un seul péquiste de rationnel. Jamais ! Tous des émotifs qui carburent béatement aux émotions nationales en étant captifs de tous les médias confondus qui ballottent ceux ci comme des balles de ping pong, comme des yoyos et rien de plus.

En outre, Monsieur André Boisclair en tant qu’ancien chef du Parti Québécois est en mesure de constater que Madame Pauline Marois est celle qui, de loin est la plus lucide et pragmatique de tous les chefs antérieurs du Parti Québécois qui se sentaient tous aspiré et avalé par la base du parti toute en émotions et frissons collectifs comme de tendres agneaux.

Par ailleurs, beaucoup des anciens députés et chefs des péquistes aimaient surtout s’écouter parler tout en ayant conscience de l’invraisemblable aura qu’ils exerçaient sur la base de ces disciples beaucoup trop émotifs qui buvaient littéralement les paroles du Chef. Et Madame Louise Beaudoin ainsi que Monsieur Gilles Duceppe sont de ceux là sans oublier Monsieur Bernard Landry qui faisaient dans le jargon des Fédéralistes Canadiens du Yves Michaud en beurrant et en tartinant épais.

En conclusion, Monsieur André Boisclair et Madame Pauline Marois, tout en étant leaders des péquistes, ont toujours su être pragmatiques et lucides, en ne se voulant pas des pyromanes pour mettre le feu dans les coeurs fragiles des nationalistes québécois. N’est ce pas Monsieur Pierre Bourgault qui admit succinctement qu’une foule de nationalistes lui faisait peur en tant que tribun ? Hélas, facile de jouer sur les cordes sensibles des péquistes comme certains ont pu le faire en les gonflant à bloc pour qu’ils s’envolent comme des ballons gonflés à l’hélium en sachant pertinemment que les disciples s’écraseraient violemment au sol pour retrouver le sens de la raison ! Quoique illusoire pour une très grande majorité de péquistes….. Bien à vous, John Bull.

Bien que la fronde des démissionnaires était irréfléchie et irresponsable, on doit malheureusement vivre avec les conséquences. C’est malheureux pour Pauline Marois qui a remis le PQ sur les rails après le règne désastreux de celui qui l’encense mais hélas, à cause de l’action des putchistes, tout est à refaire.
Évidemment, j’apprécierais d’avoir complètement tort et de voir le PQ remonter avec Pauline Marois à sa tête. Mais est-ce que quelqu’un y croit à partir de sa force seule, ou ses partisans comptent-ils sur François Legault pour s’enfarger? C’est un peu trop compter sur la conjecture à mon goût.

Vous avez tout à fait raison monsieur Jean-François. Mais les propos de Monsieur Bosclair m’apparaîssent aussi très signifiants. Certes les egos de Louise, Lisette et Pierre et al. n’ont pas été la seule raison de leur départ, mais dans l’intérêt du parti et surtout du Québec comme vous le dite cette bataille aurait dû se faire de l’intérieur. Les dommages seront probablement irréversibles, j’amerais bien penser que le PQ se relèvera mais j’anticipe que les Québéçois à tort vont avoir le goût d’essayer autre chose comme la coalition Legault. Ce ne sera probablement pas un succès pour le Québec mais un héritage détruit.

Marois va subir le même sort que Boisclair,ce qui explique que ce dernier comprends sa situation.

Les 6 selon moi ont démissionné parce qu’ils ont voulu sauter du Titanic suite au naufrage du Bloc et le traumatisme qui a suivi cette débâcle.

Le PQ va nulle part parce que leur projet va nulle part, peut importe qui sera le chef le résultera sera le même à 10% près ce qui est loin d’un référendum et de conditions gagnantes.

Après 45 ans d’un projet qui n’aboutira jamais les Québécois veulent majoritairement passer à autre chose et cesser de se mettre continuellement à dos le reste du Canada.

@ Charles Quinte, vous écrivez:
« Après 45 ans d’un projet qui n’aboutira jamais les Québécois veulent majoritairement passer à autre chose et cesser de se mettre continuellement à dos le reste du Canada ».
Permettez-moi de vous rappeler 2-3 choses que j’ai retenu de l’entrevue Montgrain/Boiclair… et des faits historiques reliés à cette noire saga:
Au moment du rapatriment de la Constitution en 1982 et de la formule d’amendement définie par PET sans l’accord du Québec (La nuit des Longs Couteaux) et la promesse formelle de ce même PET de renouveler le fédéralisme(nous mettons nos sièges en jeu!) avait-il promis publiquement avant le référendum de 1980… mais il est resté assis sur son PET le moment venu de remplir cette promesse. Le Québec, tous partis politiques confondus, n’a JAMAIS signé cette Constitution depuis, malgré la promesse de Mulroney de ramener le Québec au Canada « dans l’honneur et l’enthousiasme ». Le Canada a REFUSÉ les 5 conditions MINIMALES de Bourassa, etc. etc.
C’est beaucoup plus le Canada qui a trahi le Québec que l’inverse comme vous le prétendez. Et je ne crois pas qu’Harper, sur le train de confrontation idéologique qu’il est parti, soit disposé à faire quelque concession significative au Québec, maintenant qu’il a obtenu sa majorité SANS le Québec. Il ne reste aux Québécois qui ont encore un peu de mémoire et de fierté qu’à SORTIR de ce bourbier en déclarant UNILATÉRALEMENT leur INDÉPENDANCE politique avant de devenir une minorité perdue dans cet océan anglophile et francophobe WASP et Orangiste récurrent depuis Durham et les autres qui ont suivi ses recommandations racistes visant à éliminer une nation fondatrice du Canada d’un trou d’eau à l’autre !

Bonsoir,

Je viens vous apporter un son de cloche tout à fait différent.

Je trouve la discussion intéressante. Il y a cependant un point qui me chicote à propos de Curzi et la raison de sa démission. Vous suggérez qu’il aurait dû rester au PQ, vu qu’au tout dernier moment, comme une grâce divine des films hollywoodiens, est apparue la possibilité de ne plus être obligé de voter. Vous ajoutez qu’il a démissionné pour rien, puisqu’il n’y avait plus cette d’obligation. C’est un point de vue. Mais ça sous-entend qu’avec ce « privilège » de dernière minute, il n’y avait plus de problème. Que c’était là le nœud du problème. Comment pouvez-vous en être si sûr? Ne pourrions-nous pas nous poser la question, à savoir, peut-être que le problème persistait quand même?

Même s’il n’a pas agi selon ce que vous auriez souhaité, est-il possible d’imaginer qu’il avait des raisons de ne pas le faire? Pourquoi ne pas regarder de ce côté? Peut-on se poser la question : et si monsieur Curzi n’était pas aussi écervelé que vous semblez le croire?

Il est nouveau en politique et y est probablement arrivé avec de grandes et belles idées. Je me mets à sa place, je me plonge dans la tempête qu’il a vécue. Dans une telle situation, je sentirais qu’on a trahi l’idée que j’ai de ce que devrait être, « faire de la politique ». Appelons ça un idéal, si vous permettez, et acceptons qu’il puisse encore exister des gens qui en ont. C’est un grand mot, je sais. Juste quelques minutes, pour voir si ça peut avoir du bon sens…

Si j’étais député, je ne voudrais au grand jamais me retrouver dans un parti qui est d’accord pour proposer et appuyer un projet de loi qui abuse la population. Même sous le prétexte d’aller chercher de la popularité et plus de votes aux prochaines élections, je ne serais pas du tout à l’aise avec ça. Vous savez sûrement comment ça s’appelle : vendre son âme.

Dans ces conditions, même si vous acceptez de rester parce qu’à la dernière minute on vous tend une perche empoisonnée, il n’en demeure pas moins que ce parti trahit ce que vous portez au plus profond de vous. Ça n’a l’air de rien, mais il vous demande d’échanger un petit privilège, contre votre âme. Comment accepter de demeurer dans un clan qui n’est pas loyal envers le peuple? Ce qui équivaut à accepter d’imiter la façon de faire qu’on reproche à l’adversaire. N’est-ce pas se trahir soi-même? Trahir son idéal? Je suis dans l’obligation d’admettre que dans ce cas-là, j’aurais fait comme monsieur Curzi. Je n’aurais eu aucun autre choix que de donner ma démission. En aucune façon je ne pourrais cautionner cette façon de faire.

Vous lui reprochez aussi de ne pas avoir prévu les contrecoups de sa démission. Vous auriez deviné, vous, que Pauline Marois aurait autant baissé dans les sondages et que le PQ en serait par le fait même, menacé? Vous devez être bien proche de Dieu, alors. Mais en imaginant qu’il se soit posé la question, « dois-je accepter de trahir ce qui me tient le plus à cœur pour éviter une débâcle de ce parti aux prochaines élections? » Est-ce que vous prétendez qu’il aurait dû répondre oui? On se retrouverait alors avec un rassemblement de gens qui ont accepté de trahir leur idéal, simplement pour former un parti. Je parle, bien sûr, pour ceux qui en avaient un, idéal. Je suis d’accord avec vous, ça ne court pas les rues. Vous me dites que vous en avez un, vous aussi? Permettez-moi alors, de vous poser la question. Est-ce que l’idéal est simplement d’avoir un pays? Est-ce que, « comment » on va le gouverner, n’a pas d’importance? N’oubliez vous pas quelque chose en cours de route?

Je dois vous avouer que je me suis senti trahi, moi aussi, quand le PQ a présenté ce projet de loi. Hé! Oui, je suis un idéaliste. À mes yeux, il n’y a pas que le but qui compte. Si, pour arriver à être élu, on doit devenir malhonnête, je crains qu’il n’y ait de grandes chances pour qu’on le demeure, une fois élu. Vous savez ce que c’est, une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage… Ça s’est vu souvent. Vous avez besoin de noms?

Les gens ont soif d’un gouvernement honnête, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. C’est la façon de gouverner que les gens veulent qui soit changée. Pourquoi nous demander d’être honnête et de respecter les lois, quand les gouvernements eux-mêmes ne le font pas? C’est la question que les gens vont être portés à se demander, bientôt.

Pour en revenir à Curzi, à mon avis, quand on est pris dans un dilemme aussi crucial, il faut choisir entre la peur des conséquences que notre geste pourrait provoquer, et la fidélité à notre idéal. Qu’on rumine la question sous tous ses angles,et quelles que soient les pires conséquences qu’on puisse imaginer, il ne reste à la fin que ces deux choix. Se trahir, ou rester fidèle à ses convictions. Curzi n’a pas fait le choix que vous auriez privilégié, soit, mais il a fait un choix extrêmement difficile. Ce qu’on désigne communément par l’expression, se tenir debout.

S’il n’y a pas moyen de faire de la politique autrement que de la façon dont on reproche à l’adversaire de le faire, ça devient une spirale sans fin qui ne mène nulle part. Se prendre au jeu de qui est le plus fort, le plus rusé et le plus fourbe, n’est pas ce qu’attend la population d’un politicien. Cette façon de faire n’a plus de fin, et on n’en sortira jamais. Il n’y a pas à chercher plus loin pourquoi la population est si désabusée. C’est pour cette raison qu’on ne peut changer ce système en restant à l’intérieur. « Les structures conditionnent les comportements », comme l’a dit monsieur Curzi.

Les choses étant ce qu’elles sont, je ne vois pas d’autre solution pour tenter de les changer, que d’en sortir et de tenter de s’adjoindre le plus de gens possible pour faire pression de l’extérieur, en espérant arriver à être assez nombreux à prendre conscience que leur façon de faire nous englue dans une distorsion de la réalité qu’ils transforment selon leurs intérêts personnels, tout en nous faisant croire qu’ils agissent pour notre bien. Qu’en agissant de la sorte, ils nous entraînent vers un désastre certain, qui s’aggravera encore plus pour les générations futures.

Quand nous serons assez nombreux à s’indigner de leur malhonnêteté et de leurs mensonges, alors nous pourrons espérer à un meilleur monde. Là est toute la question. Le problème à résoudre, plutôt. Voulons-nous un monde meilleur juste pour quelques-uns, ou pour tous.

Pour résumer, je dirais : Nos intérêts personnels et nos idéaux sont les moteurs qui dirigent nos pas. Et la direction que l’on prend est orientée par le moteur que l’on privilégie.

Le PM Stephen Harper est en train de mettre en place les conditions gagnantes pour le prochain référendum.Soyons patient et espérons que JC ne
déclenche pas d’élections trop tôt.

Il peut être temps de prendre notre mal en patience et de changer le type de véhicule. Le PQ est-il peut-être devenu désuet, style de véhicule au charbon de bois? Il n’est pas mauvais d’avoir d’autres alternatives, d’autres voies, je dirait même un autre regard pour le même objectif. La souveraineté n’appartient pas au PQ, elle appartient au peuple.

Même Charest et ses libéraux pourraient enterrer la souveraineté en tenant eux-mêmes un référendum. Surpris? Non. Il ferait un coup de génie pour certains. La question serait alors enfouit pour des siècles et des siècles. En bout de ligne, c’est le peuple qui aura décidé de son destin.

La seule alternative possible est l’éducation populaire. Plus le peuple saura pourquoi et comment, plus il sera mûr pour les grandes questions et pour le choix de son véhicule. Plus il sera devant la télé et à espérer « Occupation double » plus le chemin sera long.

Le PQ a peut-être oublié l’importance de l’éducation populaire?

il est encore temps que ceux qui ont sautés à la mer réintègrent le bateau pour le mener à bon port,une fois rendu,lorsqu’il sera en sécurité,il sera temps de le rafistoler et commencer la grande traversée…
mais il faut commencer le plus tôt possible,car la tempête va bientôt se lever et nous risquons d’être entraînés par le fond
ou les requins nous attendent

Tant pis pour Pierre Curzi il a été le plus populaire de son équipe,le temps d’une pièce de théâtre.Dommage pour lui,il a amanqué de jugement.

Bonjour,

Et pourtant, la Terre tourna bien longtemps avant l’arrivée du Parti Québécois dans le décor en 1968 avec son concept mi figue mi raisin, ni chair ni poisson de la Souveraineté-Association, car Monsieur René Lévesque en vieux politicien savait bien que la très grande majorité des québécois ne voulait pas du tout de l’indépendance du Québec d’avec le Canada. Toute cette stratégie reposait sur deux prémisses, soit de ratisser plus large avec la confusion nécessaire et requise pour rallier le plus de nationalistes en se voulant électoraliste dans un but de gouvernance provincialiste tout simplement. Et la deuxième prémisse était de damer le pion au Ralliement pour l’Indépendance Nationale de Monsieur Pierre Bourgault en lui coupant l’herbe sous les pieds, ce parti du RIN qui s’affichait visière levée comme un parti indépendantiste.

Effectivement, et ce depuis les touts débuts du Parti Québécois, ce parti naquit suite à la naïveté de la très grande majorité des nationalistes québécois qui prenaient allègrement des vessies pour des lanternes. Ayant un profond respect pour ceux qui s’affichent indépendantistes à visière levée comme plusieurs de mes vieux amis depuis les années 1960, ceux ci ne s’abaissent même pas à voter pour cette fumisterie à leurs yeux qu’est le Parti Québécois et encore pire, le Bloc Québécois.

En outre, ce qu’il peut être sidérant de constater que des arrivistes comme Monsieur Pierre Curzi et surtout Madame Louise Beaudoin et les autres quittent le Parti Québécois en claquant la porte pour jouer à ce petit jeu des vierges offensées ! Assez inconséquent pour leur âge ! Ai je bien entendu ? Pour faire de la politique autrement ? Et comment ne pas avoir su dès le début que la politique est du grand théâtre et rien de plus ? Beaucoup de grandes gueules font semblant de s’insurger parce que le Parti Québécois ne parle pas d’indépendance ! Et bien, il n’en a jamais parlé officiellement en dehors des assemblées de péquistes où, de temps en temps lors des collectes de fonds et de la vente des cartes de membres.

Par ailleurs, le Parti Québécois est victime de sa propre turpitude depuis les touts débuts et de ses entourloupettes vis à vis son concept vaseline mi figue mi raisin et ni chair ni poisson au sujet de son option concernant l’indépendance du Québec….Soit cachez ce sein que je ne saurais voir ! Donc, il n’est pas étonnant que cet embrouillamini voulu et imposé à ses disciples cause des désistements avec fracas de bien des thuriféraires de la Cause qui soudain, lèvent les feutres poliment et se disent en réflexion, soit cette formule polie pour affirmer un désistement évident. N’oublions surtout pas qu’un péquiste qui réfléchit enfin est un membre qui vient de quitter la confusion pour enfin se libérer des affres de cette souffrance de toujours jouer dans un scénario qui ne tient la route que par la naïveté du membership restant ou bien de ceux qui veulent croire malgré tout.

Finalement, en congédiant toujours le vendeur comme certains veulent faire avec Madame Pauline Marois, celle qui fut réclamée par des péquistes tout désemparés en 2007 qui braillaient comme des veaux en la suppliant de prendre les rênes du parti, les mêmes mutins réclameront la tête du suivant dans quelques mois en ne se posant même pas la question existentielle si ce n’est le produit qui n’est plus vendable suite à des années de contorsions grossières aux yeux de tous ceux qui vivent ce triste spectacle en direct de l’extérieur, soit des nationalistes essayant de fouetter un cheval mort.

En conclusion, si nos amis les péquistes pouvaient se permettre de réfléchir un brin, vouloir remplacer Madame Pauline Marois par un autre leader que ceux ci croient plus vendeur ne fera que concrétiser aux yeux des gens une anomalie, soit toute la turpitude de certains qui discrédite en bloc tout le Parti Québécois depuis trop longtemps, faute de clarté à la base. Ainsi, de plus en plus de sceptiques seront confondus en quittant irrémédiablement la barque du Parti Québécois pour ne plus jamais y revenir. Bien évident que la base s’étiole à vue d’oeil depuis des années…… Bien à vous, John Bull.

Ouais, venant d’un ancien ministre de l’environnement qui travaille maintenant pour l’industrie polluante des gaz de schiste, cela n’a pas beaucoup de crédibilité…

Sacrez PQ et ses émotifs.

Les propos de Boisclair sont pertinents et à propos. Que voulez-vous, les vieux péquistes étant ce qu’ils sont, au lieu d’accepter la critique et de se remettre en question, préfèrent pleurer et dire que Boisclair c’est un pas fin.

Il me fait rire ce Pierre Curzi.

Il dit avoir démissionner par principe car selon Camille Bouchard (que j’aime bien) « il ne pouvait tolérer l’attaque fait par le PQ qui bafouait par son projet de loi 204 le droit fondamental de citoyens à contester un contrat municipal devant la Cour. »

Or Pierre Curzi (et tous les autres) ont voté unanimement la loi 116 le 7 octobre 2010 sur l’achat (sans appel d’offres) des voitures de métro de Montréal.

Voici le lien: http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2010C22F.PDF

La note explicative de la loi dit : « De plus, la loi vise à exclure toute action en justice concernant
le processus en cours pour la conclusion du contrat d’acquisition et
celles relatives aux actes accomplis en vertu de la présente. »

Les articles 4 et 5 précisent davantage:

Art. 4. Aucune action en justice ne peut être intentée ou continuée contre la
Société de transport de Montréal ou le procureur général pour des actes
accomplis entre le 31 juillet 2008 et le 8 octobre 2010 concernant l’acquisition
projetée de voitures de métro par la Société ou, encore, pour tout autre acte
accompli en vertu de la présente loi.

Art. 5. Les dispositions de la présente loi prévalent sur toute autre disposition
législative et elles mettent fin au processus en cours le 8 octobre 2010 pour
l’acquisition de voitures de métro par la Société de transport de Montréal.

Si vous savez lire, vous comprendrez que le projet de loi 204 sur l’amphithéâtre (contre lequel j’étais) est un calque de la loi 116 que Curzi et consorts (incluant Kadir)ont voté UNANIMEMENT. Pierre Curzi fait du théâtre, il dit n’importe quoi, il manque d’honnêteté intellectuelle et son comportement dans ce dossier représente tout ce que j’abhorre. Faire de la politique autrement c’est faire de la politique autrement que Pierre Curzi.

Tellement ridicule ces démissions en série pour une entente entre Québecor et le ville de Québec.

Avec cette idée de faire de la politique autrement.La meilleure façon,la plus prolifique est d’être solidaire avec son chef et son parti.

La preuve à cause de ces démissions, Charest le plus mal aimé des pm Québécois serait réélu pour un quatrième mandat…

Pierre Curzi est un grand comédien mais il n’a pas l’instinct politique. Je me rappelle lors de la venue de Paul McCartney sur les plaines en 2008 et sa réaction émotive à la venue d’un Beatles à Québec.

Pourtant il aurait dû réfléchir et ensuite voir que jamais ce p’tit gars de Liverpool ne s’était mêlé de politique. La même chose pour la loi 204 il aurait dû y penser avant,là le parti est dans la m…et il y a un risque qu’il disparaisse.

« … mais je juge qu’ils auraient dû mener leurs combats en restant au PQ plutôt qu’en le quittant avec fracas. »

Ce combat, ils l’ont fait depuis plusieurs années de l’intérieur du PQ. Le dernier congrès a consacré leur défaite.

Ils avaient le choix de se rallier à la stratégie de bonne gouvernance, ou de continuer à « gosser » de l’intérieur afin de faire progresser leur idéologie: Mettre l’indépendance en avant-plan, quitte à passer leur tour pour les prochaines élections.

Ils avaient sans doute de trop gros ego (comme certains se plaisent à les décrire) pour s’écraser, et avaient perdus espoir de pouvoir faire changer de direction ce paquebot qu’est devenu le PQ.

Leur démissions étaient donc devenu inévitables. Pour le PQ, cela était un « bon débarras ». Cette dissension interminable de l’intérieur a toujours miné le PQ. Maintenant, tout le monde ramerait dans la même direction, soit celle choisi démocratiquement par les membres au congrès.

Enfin, Mme Marois aurait les coudées franches afin de se préparer aux prochaines élections dans le but de former un bon gouvernement provincial.

Maintenant, je trouve tout à fait injuste d’attribuer aux démissionnaires les déboires actuels du PQ. On semble oublier qu’un certain M. Legault est venu mélanger les cartes.

Alors que le PQ disait vouloir former un bon gouvernement, M. Legault est venu dire qu’il pouvait en former un meilleur. C’est à ce moment là que le tapis s’est dérober de sous les pieds du PQ.

Le PQ a choisi de se camoufler dans le décor, en devenant un parti comme les autres. Alors, qu’ils s’assument, et cessent d’accuser les démissionnaires pour leurs déboires.

M. Charles Quinte écrit : «à 10% près ce qui est loin d’un référendum et de conditions gagnantes.»

Il a été confirmé par M. Jean-Marc Léger de Léger marketing, en février dernier, que du 40 % de souverainistes, 67 % veulent quand même rester dans le Canada, ce qui donne moins de 15 % de véritables séparatistes, la simple souveraineté du Québec « le programme constitutionnel actuel du PQ » sans association. Ce n’était pas le cas aux référendums de 1980 et de 1995 qui n’étaient pas basés sur la simple séparation mais sur une association. Il manque 36 % de véritables séparatistes au Québec pour gagner un référendum sur la simple souveraineté…la séparation

Jean-François

J’apprécie ce billet dans lequel tu t’expliques sur tes motivations à relayer cette entrevue de Boisclair. Bel effort (le courriel étant ce qu’il est,i..e, faible en connotations, tu devrais voir ici un malicieux clin d’oeil) ! Je ne partage pas cependant l’analyse que tu fais du départ de Curzi. Le droit d’un vote dissident accordé in extremis par Mme Marois n’aurait rien changé à l’affaire: le PL 204 passait de toute façon. Ce qu’il aurait fallu, c’est qu’elle retire le PL 204 ou, si dans l’impossibilité de le faire, s’en dissocie publiquement. C’était et c’est toujours inconcevable qu’un parti qui défend dans ses discours l’éthique citoyenne non seulement accepte mais propose de nier des droits citoyens fondamentaux. Quant au prix que paie le PQ suite aux démissions, comme Boisclair et toi le prétendez, il aurait fallu me semble-t-il que le PQ s’interroge sérieusement ce qu’il perdait à vendre son âme pour un plat de lentilles. Ce ne sont pas les démissionnaires qui sont responsables de tels égarements et de leurs conséquences.Amicalement.

@Camil Bouchard

Cher Camil,

Il y a plusieurs problèmes avec cette explication. D’abord, tu établis le principe qu’il est inacceptable qu’un parti « propose de nier des droits citoyens fondamentaux » — en l’espèce le fait qu’un Projet de loi privé protège une entente contre toute contestation juridique. Comme tu le sais bien, ces Projets de loi privés sont courants et Pierre (comme Amir Khadir d’ailleurs) avait quelques mois plus tôt voté pour le même principe — donc le même déni d’un droit fondamental — dans le cas de l’entente avec Bombardier. Admettons que le cas Quebecor/Québec eut été la goutte qui ait fait déborder son vase.

Chaque Projet de loi mérite un examen au cas par cas et celui ci, comme celui de Bombardier, pouvait paraître inopportun, voire nuisible et condamnable. Cependant il me paraît erroné de vouloir interdire en principe à l’Assemblée nationale d’user de sa souveraineté pour s’assurer de la réalisation d’un objectif. Je ne crois pas qu’il faille subordonner par principe le législatif au judiciaire ( a fortiori lorsque le judiciaire est essentiellement nommé par le gouvernement d’une autre nation, appliquant une constitution que nous n’avons pas acceptée). Je conçois qu’on puisse être d’un autre avis.

Tu ajoutes que le fait que Pierre ait obtenu in extremis de Mme Marois le droit de s’opposer au projet de loi Quebecor/Québec ne change rien à l’affaire car ce projet « passait de toutes façons ». En effet, lorsque les députés du PQ ont obtenu le droit de voter selon leur conscience, une majorité d’entre eux ont voté pour le projet. Cela signifierait donc qu’il serait inacceptable pour Pierre de revenir dans un caucus dont la majorité a enfreint une règle d’or. Il a pourtant indiqué publiquement qu’il reviendrait dans ce caucus si Pauline Marois en quittait la direction. Il devrait donc siéger avec une majorité de députés prompts à « vendre leur âme pour un plat de lentilles », comme tu l’écris.

Cela n’a évidemment aucun sens. Il faudra tourner la page sur ce vote et regarder vers l’avenir, en mettant au premier plan l’essentiel. Souhaite-t-on être gouverné pendant encore quatre ans par Jean Charest ? Faire l’impasse sur la question nationale et ouvrir la voie à l’approche strictement managériale de François Legault ? Ou miser plutôt pour un véhicule imparfait, mais le plus proche de nos attentes nationales, sociales et économiques ?

Bien amicalement,

Jean-François

Et dire qu’il y a des gens qui veulent de la politique autrement,Ils l’ont devant eux et ne le voient pas.Faut tu être aveugle à ce point.C’est une femme et c’est Pauline Marois.

Il appert que des démissionnaires se sont servis du premier prétexte pour rompre avec la cheffe et sa gouvernance souverainiste. Qu’attendent-ils pour former un nouveau parti indépendantiste qui proclamera perpétuellement sa volonté de réaliser la souveraineté dès son premier mandat, le plus tôt possible, pour éviter au maximum d’avoir à gouverner une province, quitte à rentrer dans le mur du NON encore plusieurs fois…

Ça fait combien d’années que la séparation n’a pas la faveur de la majorité du peuple, déjà? Peut-être qu’il serait temps de penser à une souveraineté compatible avec le vrai confédéralisme : le NPD vient quand même de recevoir un gros message des progressistes et souverainistes québécois!

Bonjour,

Je n’apprécie pas du tout qu’André Boisclair s’attaque aux « nobodies » qui manifestent leur dissidence. Est-ce à dire que je ne devrait pas avoir le droit à la parole?

Un coup parti on pourrait aussi supprimer mon droit au vote!

Louis-Olivier

@ Camille Bouchard.

Que dire alors du projet de loi 116? En politique, l’exigence minimale est d’être cohérent. J’étais contre les deux projet de loi (116 puis 204). Curzi était pour l’un, quand le contrat était donné à Bombardier, et contre l’autre quand le contrat était donné à Québécor. Où sont les principes?

Des luttes qu’on croyaient gagnées du moins dans l’idéologies même si la réalisation pratique peut tarder à venir dans certains milieux comme les droits de l’homme, l’égalité homme-femme, le droit à ses opinions politiques, à l’éducation, au marché du travail, l’équité salariale, des chances dans la hiérarchie des entreprises, la laicité de nos institutions, l’intégrité physique et psychologique, le droit au divorce, à l’avortement, droit à l’homosexualité, d’association au travail (mais qui ne devrait pas être imposé), le droit à la libre entreprise, de soumissionner, droit de parole et de critique aussi bien sur la place publique qu’en privé.
Toute ces luttes qu’on menées ensemble les hommes et les femmes d’ici se retrouvent menacées par les organisations d’entreprises qui viennent imposer d’autres cultures à leur employés, des organisations religieuses qui exigent des accommodements et des réforment de nos lois pour s’approprier des droits comme la polygamie, la laicité des garderies et écoles publiques, le port de symbole religieux qui sont plus que l’expression du mépris de nos lois mais qui démontrent leur pratiques qui répriment les droits humains(égalité homme-femme, l’intégrité physique, le droit à l’éducation, à choisir de ne pas se marier, de ne pas avoir d’enfants, d’être homosexuels, la protection de l’éducation et la primauté du fait français ici au Québec, la lutte contre le crime organisé, les valeurs démocratiques et les droits humains etc.)
Toutes ces luttes qui devaient être protégés par des lois sont menacées dans les faits par des pratiques et revendications de nombreuses personnes et groupes qui exercent des pressions sur notre appareil politique et sur nos élus, ce qui vient menacer les droits et les acquis qu’on a si durement gagné ensemble les hommes et les femmes qui avaient choisi de protéger les acquis en lesquels nous croyions toujours et devons imposer aux arrivants et entreprises qui viennent s’établir. Dans le respect du fondement de nos valeurs on pourra ensemble continuer de développer ce grand pays qui fait tant l’envie des citoyens du monde.
Si on dit que les femmes ne sont pas élus ici au poste de chef, il faut analyser les votes pour comprendre le poids politique de ceux qui votent et des valeurs qu’ils imposent dans leur choix, qui ne représentent pas nécessairement les valeurs qui ont forgé l’esprit de nos lois. On devrait pas subventionner avec les impôts des citoyens des entreprises. On devrait subventionner des coopératives de travailleurs qui sont des citoyens qui demeurent ici et ne devrait pas avoir le droit de vendre l’entreprise ou de la déménager dans un autre pays. Le gouvernement doit s’assurer d’avoir des parts en retour de subventions et d’obliger la participation des employés à titre de partenaire actionnaire dans l’entreprise pour assurer la pérennité des investissements et la stabilité économique. Au lieu de chercher la croissance économique à tout prix on doit viser la stabilité. La croissance crée de l’inflation et la décroissance des récessions alors la seule avenue valable au capitalisme est la stabilité dans la mesure où elle se déploient pour enrayer la pauvreté et offrir un niveau de vie viable à tous les travailleurs et citoyens dans la démocratie et la protection de droit humanistes.

C’est plus facile d’être reconnu pour ses bons coups quand on est dans le parti au pouvoir. Mais je consid`re que l’appuie de Mme Marois et sa collaboration a plusieurs dossiers ont fait avancer des choses d’une manière positive au Québec dans les dernières années. Et je crois que cet esprit de collaboration est plus souvent présent chez les femmes politiques que chez les hommes. On a qu’a se rappeler la fa¸on dont réagissait Monsieur Kodiak Kadir dans des dossiers pourtant qui faisaient l’uninimité dans chez la plupart des citoyens, comme l’amphithéatre, le placement syndical ect, alors je salut cette fa¸on de faire de la poplitique plutot que de verser dans la partisanerie et l’égocentrisme politique.

Je suis entièrement d’accord avec le point de vue de M. Camil Bouchard. J’estime que la position officielle du PQ concernant le PL 204 ressemble beaucoup à une trahison et met en jeu des valeurs si élevées qu’on peut difficilement les mettre de côté.

Ce que je ne sais pas, mais l’information a-t-elle été seulement disponible, c’est ceci : que furent les discussions du caucus péquistes avant que le PQ n’agisse de la sorte ? Une réponse à cette question pourrait apporter un éclairage intéressant.

Je veux souligner que je considère que dans son ensemble, le PQ, incluant les actuels dissidents, n’a pas honorablement rempli son devoir de protéger la population québécoise contre les perfidies et la mauvaise gestion du gouvernement Charest. Et sur ce point je suis vraiment très en colère contre le PQ. Étant souverainiste je me considère pratiquement comme un orphelin politique qui se demande quel spirituel il adoptera.

«Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l’homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu’il choisit le parti.»
[André Frossard]

M. Lisée, vous êtes très ouvert à la critique des fédéralistes sur votre blogue et tolérez tous les propos fédérastes sarcastiques et parfois même injurieux adressés aux souverainistes.

Par contre, vous avez l’épiderme très sensible pour les critiques et sarcasmes des participants à votre blogue étant de votre allégeance souverainiste.

Camil Bouchard apporte d’excellents arguments me convaincant que votre affection pour le PQ, toute légitime soit-elle, a cette fois biaisée votre jugement politique des récentes démissions dans votre parti.

Curzi aurait dû rester au theatre! Je ne suis plus capable de l’entendre et pourtant je le trouvais tellement bon… mais il est devenu, pour moi, pietre…

M. Boisclair est un intellectuel qui sait ce que signifie «la probité intellectuelle». je vis au Québec depuis un bon moment et je ne me suis jamais donné le courage de suivre le PQ. J’ai découvert, bien que je sais qui il est,
M.Boisclair. Il a parler ou demontrer l’ABCD de ce qui tue le PQ.: «l’égo et le parachutage.» je l’ai suivi à l’emission Mongrain. il a parler des vrais sentiments et raisons de Mme Marois. C’est totalement vrai! cette damme, que j’apprecie enormement, se bat pour démontrer que le corps qu’on veut envoyer à la morgue, montre ou possède encore des signes vitaux. Les sondages qui favorisent M.Duceppe, ne sont qu’une interprétation de l’angoisse d’une fammille orpheline. on veut tout simplement inviter l’oncle à la maison pour lire le testament. Merci M. Boisclair et courage Mme.Marois

Harper donne de la viande au PQ présentement avec ses nominations unilingues.Mais ils ne le voient pas
Charest donne de la viande au PQ avec sa patente à gosse d’omission qui est dans le coma présentement. Mais ils ne le voient pas

Preuve que ce parti et principalement ses représentants en chambre sont présentement juste aveuglés par la peur, comme un chevreuil qui se fait fixer une lumière de char en pleine face sur le bord de la route. Ils font tous dans leur frocs à l’idée de prendre toute une débarque aux prochaines élections.
Des carrièristes, c’est tout

Le désarroi dans lequel certains souverainistes sont plongés leur enlève tout jugement. Leur désarroi fait surgir une émotivité mal contenue et un discours incohérent où la démarche politique, leurs paroles, leurs actions, deviennent impossibles à comprendre. Où vont-ils? Que veulent-ils dire? Que pensent-ils réaliser en parlant et agissant ainsi? Ils sont désorganisés, leur pensée est désorganisée.

Relisez le commentaire 34 de Jean-François Lisée et tenter d’y opposer un argument structuré qui tient la route sans vous éparpiller dans toutes les directions, aspiré par toutes ces émotions mal contenues. Ce sera difficile. Et cela vous sera encore plus difficile de l’admettre.

Arrêtez, ça plus d’allure.

Moi je suis découragée de voir comment il se fait que Charest va profiter de tout ça.

Déjà que nous sommes pris avec l’autre monstre d’Harper qu’on a tant voulu s’éviter.

On dirait qu’il n’y a que Kadhir, Bonardel et Sylvie Roy qui sont efficaces.

Y faut regarder en avant, je fais presque du 24 hrs sur 24 à chercher l’erreur et plus j’en sais, moins je vois comment on va sortir de cette merde politique insidueuse.

Est-il impossible une coalition dirigée par notre bible de lois et tous les chefs égaux et réunis dans un seul ministère ?

Si ça existait, je voterais pour cette coalition des partis sans aucun doute. Me semble que c’est ça qui serait de la vraie politique. Alors que là, on est obligé de les suivre comme des enfants !

Merci, Jocelyne

Le problème de M. Curzi, c’est toujours la goutte qui fait déborder le vase. Il parle trop de la goutte qui quitte le vase, pas assez de l’eau qui croupit dans le vase. Pas assez de celle déposée dans le vase en avril qu’il était incapable de l’intérieur de filtrer au charbon du 2 mai.

Forcément il a eu raison de quitter, le blocage actuel lui donne raison. Même le tremblement provoqué par ces démissions n’a pu à l’extérieur permettre de créer les conditions capables de changer le programme de gouvernance provincialiste voté en avril qui prévoit former un gouvernement collabo d’un État qui NIE le principe premier de la démocratie, à savoir la SOUVERAINETÉ du PEUPLE, comme votre titre portant sur la Nuit des longs couteaux le démontre bien. Le peuple Souverain du Québec n’a jamais été appelé à dire OUI à la Constitution du Canada.

Combien de temps encore tournerons-nous autour du pot… Le problème ce n’est pas la cheffe, c’est le programme du PQ, et le fait que le PQ veuille agir seul en matière d’État, comme s’il n’était question que de gouvernance de l’État.

Si le PQ veut vraiment renverser l’État ILLÉGITIME du Québec/Canada actuel répudié par l’ANQ et par ce peuple qui n’a jamais été appelé à dire OUI parce que ce serait NON si on posait la question, lui faut rompre avec la gouvernance collabo qui a cours depuis 252 ans et rompre avec l’isolationnisme électoraliste partisan.

C’est la Coalition la solution. Elle gagne à tout coup. Ce n’est pas pour rien que les caquistes en sont venu à la conclusion qu’il leur fallait conserver la marque COALITION. Une FAUSSE Coalition. Un parti, ce n’est pas une coalition de partis.

Seul le VRAI peut venir à bout du FAUX

Seule une VRAIE Coalition NATIONALE Démocratie et Souveraineté PQ/QS/Indépendant,es/ON/PI/Verts, voit ADQ ( qui ne demande qu’à survivre à la fusion forcée ), est en mesure de battre la FAUSSE Coalition SIROIS/Legault.

Pour cela il faut que Curzi, pour un, cesse de tourner autour du pot et plonge dans l’eau du vase et cesse de parler de ce qui déborde du vase… cette eau, c’est la DÉMOCRATIE. Telle que foulée aux pieds par un État INCAPABLE d’obtenir le OUI des Québécois,es. Ce peuple dispose des PLEINS POUVOIRS DÉMOCRATIQUES capables d’INVALIDER tout État qui n’a pas obtenu le clair OUI de la démocratie électorale et référendaire québécoise.

C’est sur cet enjeu radicalement DÉMOCRATIQUE que peut se faire l’UNION des forces démocratiques de ce peuple sous VRAIE Coalition NATIONALE – Démocratie et souveraineté.

Une VRAIE Coalition multipartite et trans-idéologique, de la gauche internationaliste QS/NPIDI à la droite nationaliste ADQ/CAQ, en passant par le centre indépendantiste BlocPq/ON/Indépendant,es/PI.

http://www.jesignequebec.com/page.php?id=106

@John Bull

Ce qui est fabuleux, c’est que vos billets sont les plus émotifs de ce blogue… De la contradiction fondamentale.

Si faire de la politique revient à nier l’intelligence et la pensée personnelle, alors vaut mieux en démissionner.

Un parti ne saurait être une église qui impose ses dogmes.

Je crois que nous nous sommes suffisamment fait mal. La phrase que je retiens en bout de ligne est celle-ci « Il faudra tourner la page sur ce vote et regarder vers l’avenir ».

Faire de la politique revient à nier l’intelligence et la pensée personnelle! Seule compte la ligne de parti!

Un parti est une église qui impose ses dogmes à tout prix!

Merci monsieur John Bull, pour le canevas de départ.

Je rêve au jour ou…
1- le premier ministre du Québec, du Canada, serait un poste élu au suffrage universel;
2- être membre d’un parti politique sera illégal pour tout député;
3- les juges seront élus;

Ainsi, tel que le propose Alexandre Saint-Yves, Baron d’Alveydre, depuis plus de 100 ans, le peuple aurait les trois pouvoirs sociaux en équillibre: Le Judiciaire, le Législatif et l’Exécutif. Nous aurions la protection des uns corrigeant les excès de l’autre.

Ce que nous avons en ce moment, c’est une dictature qui n’est démocratique que le temps d’un jour à tous les 1500 jours! Le premier ministre fait passer les lois qu’il veut, nomme les juges qu’il veut et dirige les forces de l’ordre et dépense les deniers publiques comme il le veut!

L’histoire nous a démontré nombre de fois qu’il est bien plus facile d’acheter un homme qu’une institution.

Pauline Marois est rendue dans ses derniers milles. Quand on est rendu à menacer ses députés de représailles voire de les expulser du parti s’ils lèvent la main pour dire qu’elle ne « passe pas » – sa déclaration – eh bien, c’est qu’elle est rendue dans sa phase terminale, soit celle d’essayer de régner par la terreur.

En faisant cela, elle viole également un principe sacré au Parti Québécois soit celui du droit à la dissidence prévu à l’article 15 des Statuts.

D’autre part, elle n’a aucun pouvoir comme chef d’expulser un membre du parti. Ce pouvoir appartient à l’exécutif national du parti à l’article 132 p) des Statuts.

De mémoire, c’est la 1ère fois qu’un tel climat de terreur règne dans ce parti depuis sa fondation.

Pierre Cloutier

Le message recu par plusieurs de nos concitoyens(que ce soit rationel ou pas)serait que Madame et les deputes se preparaient a gouverner de facon encore pire que les liberaux.Dans un espace de temps plutot court les sondages ont confirme cette affirmation et plusieurs autres intervenants l`ont fait.Visiblement (c`est facile a comprendre)l`establishment du parti veut tourne la page.Ce qui me semble difficile a comprendre c`est qu`on laisse le messege en suspend plutot que de le modifier.Ca donne l`impression que le message represente l`ideologie inadmisible en autant que les incultes citoyens sont concernes.Je ne sais pas si je dois specifier que je parle encore de l`arena de Peladeau.Cette page intournable…
Andre de Calgary

M. Lisé,

Je vous invite à faire un petit effort et d’aller constater par vous-même l’état de la situation à l’intérieur de cette formation politique. «Mme Marois menace d’expulser du parti tout député qui osera lever la main pour dire « qu’elle ne passe pas ». Sans même s’en rendre compte, la cheffe du Parti québécois vient de violer un principe sacré dans ce parti, à savoir le droit à la dissidence prévu à l’article 15 des Statuts du Parti Québécois. Voir ici : http://pq.org/sites/default/files/statuts2011.pdf

D’autre part, elle ne semble pas savoir que le chef du Parti Québécois n’a aucun pouvoir pour expulser un membre du parti. Ce pouvoir appartient à l’exécutif national en vertu du paragraphe 132 p) des Statuts qui souligne que l’exécutif national peut « procéder, pour des raisons graves, après lui avoir donné l’occasion de se défendre selon les règles de justice naturelle, à l’expulsion d’un membre du Parti ».» Citation de Maître Pierre Cloutier.

Je suis un vrai indépendantiste et veuillez croire que je suis très satisfait de m’être expulsé moi-même du PQ en 2008. Je fais partie des 25% de « VRAIS » indépendantistes qui aux prochaines élections voteront pour une autre alternative que le PQ. D’autre part, si les pro-Marois n’ont rien d’autre à faire que de s’attaquer aux démissionnaires, d’autres intervenants prendront les moyens de s’attaquer aux véritables ennemis du peuple québécois : les fédéralistes.

@ M. Serge Savoie, vous écrivez sur une alternative séparatiste au PQ qui va s’attaquer aux fédéralistes mais vous le nommez pas. Est-ce secret ?

Ceux qui parlent de la terreur ici sont ceux qui la font, la terreur, par leurs propos agressifs et impolis envers Mme Marois. Ceux qui torpillent le chef de leur propre camp, élue démocratiquement. Des Brutus de première.

Ces 4 démissionnaires me font bien rire..mais en même temps, c’est désolant de voir cela. En tant que souverainiste, on devrait être solidaire avant tout. Quand le PQ prend une décision, ça ne veut pas dire que tous les souverainistes sont d’accord car il y a des gens de droite, du centre et de la gauche. J’étais contre les fusions et malgré ce fait, j’ai continué à voter pour le PQ car c’est un parti souverainiste et c’est le SEUL parti qui défend notre langue. Et jusqu’à preuve du contraire, c’est le seul parti qui peut prendre le pouvoir et tasser Charest et la droite de Legault. Même si Mme Marois n’est pas ma préférée, je vote pas comme STAR ACADÉMIE mais bien pour le programme. Donc, mon vote va aller pour le PQ.

Comme je n’ai pas lu tous les commentaires, je me permets de peut-être répéter.

On a peut-être noté à quel point Monsieur Mongrain était sans cesse à couper Boiclair, à le talonner sur des riens plutôt que de le laisser aller où il voulait.

Ce n’est pas là la marque de quelqu’un qui cherche la vérité. Il cherche à confirmer ses jugements.

André Boisclair semblait à plusieurs moments sur le point d’exprimer des choses plus senties, plus nuancées, pour dire ça comme ça. Il a même dû à un moment de l’entrevue, dire «écoutez-moi bien»… et l’autre se jetait constamment dans la suite des idées de Boisclair. Monsieur Boisclair méritait mieux pour sa sortie.

Mauvaise entrevue.

Monsieur Boiclair ne réalise pas que les « nobodies » l’ont élu ,les « nobodies » paie leurs cartes de membre à chaque années, les « nobodies « participent bénévolement aux élections par maisons de services, font des appels téléphoniques …assistent le candidat dans la campagne électorale…Certains hauts du parti en sont devenus « narcissiques » et méprisent la base…Moi j’ai milité dans ce parti…mais je me dois de remettre en question mon « membership ». À part la souveraineté , dans ce parti je ne
me retrouve plus.

Il est incroyable d’entendre tous ces députés brailler en public. Ils ne démolissent pas seulement Marois mais tout le parti. Au point où des gens qui avaient voté pour ce parti ne seront feront plus confiance à cette gang de chialeurs professionnels incapables de cohésion. Oui la démocratie s’exerce à l’intérieur du caucus. S’ils désirent changer la règle qu’ils la changent avant de parler à l’extérieur du caucus. Le peuple ne fera pas confiance à une formation politique qui s’entredéchire sur la place publique. Marois est plus fidèle à la démocratie et au PQ que ces petits hommes et ces petites femmes qui se servent des médias pour faire passer leur point de vue. J’entendais Madame Beaudoin s’exprimer sur les ondes publiques : elle disait que Marois manquait de leadership, la preuve étant le départ de Legault. WOW, quelle grande réflexion politique, quel grand renouvellement de la pensée politique! Ne sait-elle pas que Legault a rompu avec la souveraineté et que c’est la raison de son départ. Elle faisait là sur les ondes de la bien petite politique. D’ailleurs comme les autres démissionnaires elle est invitée sur les ondes non pas pour promouvoir ses «nouvelles» idées politiques mais parce que comme les autres toutes ses interventions nuisent au PQ et à Marois. Est-ce qu’elle est consciente que les médias s’en foutent de sa nouvelle façon de faire de la politique. Est-elle naïve à ce point! De plus ces gens quittent dénonçant des politiques qui ont été votés par le parti il y à peine quelque mois. C’est totalement incohérent. Le PQ montre dans toute cette histoire un tableau pitoyable. Il est trop tard, seuls les fidèles voteront pour le parti. Et encore, ils feront un gros effort. Et je souhaite à ces bavards un Duceppe qui les fera taire définitivement. Votre liberté parole exercez-là à l’intérieur des institutions auxquelles vous adhérez. Si vous votez pour un programme tentez donc d’en respecter les conclusions. C’est vous qui détruisez ce parti et non Marois, tenez-vous le pour dit!

Et pendant que la famille Péquiste discute fort, se dispute et se déchire….la population elle regarde ailleurs…des lendemains difficiles s’annoncent pour ceux qui croient encore à la souveraineté!!!