Bouchard/Sirois: anecdote

Bon, chers internautes, parce que vous êtes gentils, nombreux et fidèles, que c’est vendredi après midi et qu’il neige, et puisque Lucien Bouchard et Charles Sirois étaient tous deux dans l’œil de la caméra cette semaine, je vous offre une petite anecdote.

En 1999, alors au zénith du monde des affaires québécois, Charles Sirois publie un ouvrage, Passage obligé : passeport pour l’ère nouvelle, sur sa vision de la gestion des affaires et de la nouvelle économie. Il en envoie une copie au premier ministre Bouchard, et, quelque temps après, lui demande un rendez-vous.

Quelques minutes avant l’heure convenue, M. Bouchard me demande: « qu’est-ce qu’il me veut, Sirois? »

Moi: « Je ne sais pas, je suppose qu’il veut vous parler de son livre et de ses idées ? Je ne sais même pas si c’est lui qui l’a écrit. Vous savez ce que c’est… »

Bouchard: « Mais est-ce que c’est bon ? L’as-tu lu ? »

Moi: « Non, vous l’avez gardé dans votre bureau. »

Bouchard: « Mais si on ne sait pas de quoi ça parle, qu’est-ce que je vais lui dire? »

Moi: « Bien, vous pourriez lui dire: ‘Le livre que vous avez fait écrire ? Je n’ai pas eu le temps de le faire lire !' »

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Pente glissante, M. Lisée. Vous pourriez bien finir, à l’instar de Stéphan Bureau, au «Festival Juste pour rire»…

😉

« Bien, vous pourriez lui dire: « Le livre que vous avez fait écrire ? Je n’ai pas eu le temps de le faire lire ! ». Très drôle !
Mais une anecdote qui éveille une curiosité d’en savoir davantage sur la nature de la relation de ces deux personnages, leurs affinités de pensées et d’actions, et l’influence exercée l’un sur l’autre dans leur vie publique respective. À suivre… peut-être ?

En 1998 lors de la création de l’écurie British American Racing de Craig Pollock et de Jacques Villeneuve,Sirois via téléglobe devint le principal commanditaire de la nouvelle écurie de formule 1. Le budget de cette équipe était un des plus importants de la f1 mais jamais BAR ne réussit à s’imposer dans les grands-prix .Ce fut un échec monumental et ruina à tout jamais la carrière de Villeneuve.

Je ne comprends pas Legault de s’associer à Sirois .J’ai beaucoup de difficulté à percevoir comment un archi millionaire peut faire passer le bien commun avant le capitalisme.

LooooooLLLLLLLL … [!]

La gauche peut toujours se bidonner mais, il est peut-être temps que le Québec soit dirigé par des politiciens pragmatiques, qui ont l’expérience des affaires.

Au Québec c’est soit des avocats J.J. Charest, ou des professeurs d’université, B. Landry et autres du même genre.

Monsieur Lisée, (Pourquoi le « e » à la fin ?

Je reprend, vous êtes l’auteur de plusieurs bouquins intéressants et je ne crois pas que quelqu’un ait osé affirmer qu’un autre écrivain aurait pu les écrire …

Je sais vous allez me dire que c’est une anecdote tel que récitée, à votre texte mais …

Sirois et Legault peuvent apporter d’excellente suggestions aux dirigeants politiques actuels et il serait mal venu, de critiquer prématurément ce qu’ils ont, à nous offrir.

Vous avez été un conseiller auprès de politiciens, mais vous n’avez jamais été élu, comme Ministre dans un gouvernement.

Un observateur qui analyse et critique à le beau rôle, mais mettre sur pieds des politiques et les réaliser voilà le vrai défi.

Moi, je laisse la chance à Monsieur François Legault qui a déjà démontré ce qu’il peut réaliser, ce qui n’est pas le cas de certains autres …

Le Québec a besoin d’une révolution, un peu comme dans les années 60 pour donner un bon coup de barre.

Frank

*

Très drôle…
M. Bouchard a-t-il suivi votre conseil ?
En passant, je suis ravi que M. Bouchard ait réaffirmé sa foi souverainiste, hier, en entrevue à R.-C.

Ce doit être l’effet de la fatigue du vendredi, j’ai dû me la faire… expliquer !
On attend la fin de l’histoire: vous êtes vous fait sortir du bureau ?

Savoureux anecdote s’il en est un! Bien des gens se demandent comment ce gars a fait pour devenir multimillionnaire. Personnellement, et je ne suis que le quidam qui va mettre bien tranquillement son X au bout du nom de la personne qui lui parait la plus qualifié pour détenir un poste donné, il ne m’inspire pas confiance. Je me demande même si ses tapes dans le dos de Monsieur Legault ne sont pas des tatons pour voir là où le couteau entrera le plus facilement quand il virera sa veste.

Excusez, c’est de la vieille paranoïa devant un agent du fédéral.

Cette anecdote est un bijou, merci. Mais une anecdote peut en cacher une autre liée à une culture profonde : « celle qui reste quand on a tout oublié », un reste tenace d’éducation du respect qui malheureusement se perd. M. Lisée vous donnez raison à Jean Charest, vous usez du voussoiement, vouzoiement, vouvoiement, respectueux et parfait à l’endroit de votre patron, Premier ministre. Mais, il est surprenant que celui-ci en retour vous tutoie. Le voussoi.. zoi.. voi… exigerait la réciprocité, par respect aussi pour celui, ou celle qui vous respecte. Mais il s’agit là d’une autre culture. Un accommodement raisonnable peut-être?

J’ai lu il y a plusieurs années mais jamais relu. Il n’est pas dans ma bibliothèque, sans doute remisé au grenier. Ce serait d’actualité de relire.

Par contre, j’ai gardé proche Sortie de secours: Comment échapper au déclin du Québec sorti en 2000 car j’en relis des bouts à l’occasion. Ce livre ne se démode pas. Il a de la quille et de la voile; manque le vent.

Moins d’une semaine après avoir ecrit un billet tres pertinent sur le journalisme inutile, il est quand attristant de lire un commentaire aussi peu utile et basé uniquement sur des hypotheses!

À M. Jean Rêve, pour devenir multimillionnaire, faut foncer, ne pas avoir peur de faire faillite, travailler, travailler et travailler, bien connaître les subventions gouvernementales avec quelques contributions à la caisse électorale du parti au pouvoir et…avoir une bonne santé, accepter de ne plus avoir une vie tranquille et posséder un jugement assez moyen qui ne se pose pas trop de questions sur le sens de la vie.

Bonne chance !

Si écrire un livre sur commande confine au rôle de nègre, alors demander de lire un livre écrit par un nègre élève au rôle de Roi nègre ?

Je suis d’avis qu’un tel Monarque ne souhaiterait, que par stratégie, l’indépendance qu’il ferait réaliser par d’autres…

Et se retirerait dans ses terres afin d’y exploiter ses ressources et à son profit !

En quoi le Québec a-t-il besoin de plus de droite encore que ce que nous vivons sous les libéraux. Aussi, les Legault et autres affairistes devraient s’en tenir à ce qu’ils font de mieux : des élucubrations mal ficelées et concoctées pour le bénéfice de qui ?

Anecdote :
En mars 1994, le Député péquiste,Jacques Baril, responsable dans l’opposition du dossier agriculture, me demande coopération, pour la relance de l’agriculture et principalement sur mon dossier publié en 1985, Le Grand Hippodrome du Québec à Montréal, une politique et une structure à l’industrie de l’élevage et des courses, ainsi que des informations par le Journal de Montréal, Monsieur Lamarre, directeur du Journal.
à partir de 1975, revenant de PARIS, seul québécois et canadien à être vainqueur à Paris vincennes, j’ai dépensé temps et argent, pour informer, proposer un plan pour créer 25,000 emplois au Québec ( l’Ontario en a maintenant plus de 62,000)
Ce plan publié en 1985, n’a jamais été contredit par personne, et personne n’a osé en discuter publiquement avec moi.
Donc, après avoir rencontré les politiciens libéraux, péquistes, l’ignorance était totale et Loto-Québec, les promoteurs,les politiciens ne voulaient rien savoir de cette industrie de nos
pères. Donc, apr`s rencontres, des heures sur le téléphone, Le Député était des plus confiants et me demanda d’organiser une rencontre avec la France.
La rencontre fut organisée pour juin 1994, au bureau du Député au Parlement.
En mai, je reçois un téléphone de M. Landry: Mon Richard, il faut inviter Gilles Blondeau, c’est un milliardaire avec un château en France. Je lui réponds timidement car c’un nouvel interlocuteur inconnu, de demander à Jacques Baril.
La rencontre a lileu au Parlement sans l’ami de M. Landry et le Journal de Québec publie un communiqué comme quoi le PQ veut relancer l’industrie avec l’aide de la France.
Monsieur Baril avait dit à mon ami Jean Lesne, le représentant de l’institut des courses de France( 300 hippodromes à but non-lucratif).
En septembre le PQ sera élu etje serai Ministre de l’Agriculture.Aussitôt, nous procéderons à votre aide( $200 millions) et le plan 1985( toujours appuyé par la France).

Évidemment, les bonzes du PQ , dont Monsieur Bouchard ne voulait pas voir le succès de l’industrie et des courses et Jacques BAril ne fut jamais nommé Ministre de l’agriculture.
Mais M. Baril, y tenait à sa lilmousine et encore des heures et des heures pour polir le plan dont je pouvais exécuter les yeux fermés.
Après des mois d’attente, je reçois une lettre de MOnsieur Bouchard: Votre ami le Député Baril a été nommé ministre associé au transport, nous espérons que vous en serez satisfait.
Furieux au nom de l’industrie, je réponds sur la grande vitesse: Monsieur le Ministre,
Nous sommes décus de votre réponse de cette nomination, C’est toute une jambe à notre industrie et vlamréponse partie assez vite.
J’avais oublié ce que nous savions tous sur sa santé.

Mais par apr`s, le déclin s’accentua avec la nomination de l’ami de M. Landry au poste de la SONACC.

Alors ne me parlez pas de l’intelligence de Monsieur Bouchard, grand disciple d’un certain Mulroney.

Charles Sirois a eu ce qu’il méritait mais il serait intéressant de savoir si Lucien lui a parlé et ce qu’il lui a dit ….

Savoureux! Il me semble que je l’entends le dire, avec son accent Saguenéen, « Quessé qui a dans c’te livre-là? », sur le même ton que son célèbre « C’est qui c’te gars-là? »

Je me souviens vaguement avoir feuilleté ce livre, il y a plus de dix ans. N’est-il pas l’expression d’une espèce de mystique capitaliste? Une mystique qui s’est développée avec le développement des technologies de l’information.

Vous, M.Lisée, avez-vous lu ce livre? Qu’en pensez-vous?

Bonjour,
A peu près tous ceux qui de près ou de loin ont côtoyé Monsieur Lucien Bouchard et sa lucidité sont vite devenus fédéralistes, le dernier sur la longue liste étant Monsieur François Legault. Et maintenant, ce sera bientôt le tour du Sauveur Suprême sur la Colline, la merveilleuse idole des nationalistes québécois, soit ce Monsieur Gilles Duceppe. Et surtout ne pas oublier que Monsieur Lucien Bouchard ne s’entoure pas de gens de gauche. Monsieur Gilles Duceppe joue bien sa cassette de gauche dans la belle langue de coton mais il y a le fond…… car celui ci était de loin le préféré, le chou chou, le dauphin de ce cher Monsieur Lucien Bouchard, ne l’oublions pas ! Au plaisir, John Bull.

Suite de mon commentaire # 13.

Je n’ai pas retrouvé chez-moi le livre de Charles Sirois, probablement que je n’ai jamais acheté. 1999. 2000 version anglaise. J’ai été en chercher un à la bibliothèque. Les six sur six étaient disponibles. Les six Mon combat d’Adolf Hitler étaient tous empruntés. Cherchez l’erreur.

J’en suis au chapitre V: l’État organique à l’école de la société. Premier paragraphe: « Jusqu’à présent, nous avons examiné comment la gestion organique permet aux entreprises industrielles et commerciales ainsi qu’aux établissements qui offrent des services de déchiffrer l’environnement, de réagir au milieu et de s’adapter de façon créative aux changements qui habitent l’évolution. Cette gestion ne se pratique avec efficacité que dans un environnement complexe. Et cette complexité vient de l’interaction des multiples éléments qui nourrissent l’évolution et qui en accentuent l’imprévisibilité. »

titres de sections:

Le bonheur des citoyens
Climat favorable à la création de la richesse collective
La richesse sociale: le citoyen instruit et responsable
– Le savoir dans la poche de chacun
– Un pouvoir central fort entraîne la mort du système
– Le citoyen déresponsabilisé
– Exemple de gestion organique: le pouvoir aux étudiants
La richesse économique: le gouvernement-metteur en scène
– Approche organique de la gestion budgétaire
– Droit au revenu décent et taux d’employabilité élevé
– Le revenu minimum garanti
Quelques avenues pour l’ère de la créativité
– Demain… une société du savoir et un citoyen souverain

Bibliographie: Joël de Rosnay, 1975. Peter Ferdinand Drucker 1993, 1995, 1996, 1997. La quinzaine d’autres, 1995, 6, 7 surtout.

C’est là que je suis rendu.