Boule de cristal 2014

Le retour à un gouvernement majoritaire à Québec est-il dans les cartes de 2014 ? Jusqu’à preuve du contraire, l’espérance de vie du gouvernement de Pauline Marois se compte en mois, sa survie au-delà du budget du printemps n’étant pas acquise.

Photo © Adrian Wyld / La Presse Canadienne
Photo © Adrian Wyld / La Presse Canadienne

Le retour à un gouvernement majoritaire à Québec est-il dans les cartes de 2014 ? Jusqu’à preuve du contraire, l’espérance de vie du gouvernement de Pauline Marois se compte en mois, sa survie au-delà du budget du printemps n’étant pas acquise.

S’il faut en croire les sondages, la réélection du Parti québécois n’est pas assurée non plus. Ils concordent pour donner une longueur d’avance aux libéraux de Philippe Couillard. Mais cette avance à l’échelle du Québec occulte la faiblesse chronique du PLQ en territoire francophone.

Si la tendance se maintient, le Québec pourrait bien renouer avec le bipartisme avant de revoir un parti majoritaire au pouvoir. Si un scrutin avait eu lieu à l’automne, la Coalition Avenir Québec, de François Legault, aurait été repoussée dans ses derniers retranchements.

À ce portrait, il faut néanmoins apporter quelques nuances. D’abord, les électeurs se réservent de plus en plus le droit de changer d’idée en cours de campagne. La plupart du temps, les sondages effectués au déclenchement du scrutin ne correspondent pas au résultat final, et l’écart a l’allure d’un gouffre.

On l’a vu au Québec avec la vague orange du scrutin fédéral de 2011. Quelques semaines avant de mener son parti à un balayage québécois, Jack Layton était dans la même mauvaise posture que François Legault aujourd’hui. En début de campagne, sa mission principale consistait à tenter de sauver les meubles.

Le Québec n’a d’ailleurs pas le monopole de la volatilité électorale. Ces deux dernières années, en Colombie-Britannique et en Alberta, des gouvernements donnés perdants en début de campagne ont remporté des mandats majoritaires au fil d’arrivée.

L’heure de la retraite a-t-elle sonné pour Stephen Harper ?

Le premier ministre vient de vivre sa pire année au pouvoir, et la cote de son parti dans les intentions de vote en témoigne. Selon les sondages, presque le quart des électeurs qui ont voté conservateur en 2011 ne sont plus au rendez-vous.

Le scandale du Sénat a fait très mal au chef conservateur. Les principaux protagonistes de ce fiasco sont tous des gens de confiance de Harper. On n’est pas ici devant un quelconque dégât ministériel qui éclabousserait au passage le premier ministre.

De plus en plus de militants conservateurs ont commencé à imaginer un avenir avec un autre chef que Stephen Harper. Des ministres influents, comme Jason Kenney, cachent de moins en moins qu’ils se voient califes à la place du calife.

À ce malaise interne, il faut ajouter la menace externe que posent des partis d’opposition, ragaillardis par la prestation de leurs chefs. Au cours de l’automne, on a vu Thomas Mulcair avoir raison de Stephen Harper presque quotidiennement à la période des questions.

Rarement un chef de l’opposition officielle aura-t-il aussi efficacement malmené un premier ministre aux Communes. Simultanément, l’arrivée de Justin Trudeau a entraîné dans les sondages une embellie libérale, qui s’est traduite par une baisse importante du vote conservateur au profit du PLC au cours de quatre élections complémentaires le mois dernier.

Malgré tout, Harper a encore des cartes dans son jeu. La performance du chef novice du PLC n’est pas encore au niveau de celle d’un prétendant incontournable au pouvoir. Les 18 mois qui séparent Justin Trudeau de son baptême du feu électoral pourraient aussi bien révéler qu’il a l’étoffe d’un chef que le contraire.

Le succès d’estime de Thomas Mulcair a comme principal mérite de souder davantage son parti derrière lui. L’ancien chef du NPD Ed Broadbent, qui avait fait campagne contre lui dans la course au leadership, lui a même rendu hommage lors d’un souper qui réunissait le gratin de la gauche canadienne en novembre. Mais bien des électeurs se méfient encore du NPD, en particulier en Ontario. Au total, la division du vote d’opposition demeure une carte maîtresse pour les conservateurs.

Un mot en terminant sur l’inutilité de tenter de lire l’avenir en politique. Il y a un an, à la même date, personne ne voyait venir le scandale du Sénat et encore moins l’inénarrable saga du maire de Toronto, Rob Ford. Année après année, les événements se chargent de montrer que les boules de cristal sont au mieux des articles jetables.

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Les boules de cristal étant des articles (non ostentatoires) joliment décoratifs à tout le moins, pourquoi les jeter aux vidanges ? Quoiqu’il en soit, l’avenir politique reste en effet incertain tant à Québec, qu’à Ottawa.

Aujourd’hui encore, votre collègue Gilbert Lavoie du journal le Soleil, échafaudait sur le « Joyeux concubinage » qui actuellement unit le PQ et la CAQ ; ainsi si tout le monde fourbit ses armes en vue d’une possible campagne électorale printanières, rien n’est encore moins sûr qu’elle ait vraiment lieu.

Si l’arrivée à un budget équilibré était une sorte d’obsession inter-partisane. La question était de savoir qui serait capable d’y parvenir le plus tôt. La réalité de l’économie établit que peu ou aucun parti au Québec ne pourrait gagner une élection en 2014 sur la promesse de parvenir au déficit zéro en moins de 12 mois.

Aussi, on pourrait tout aussi bien voir la CAQ voter le prochain budget à condition qu’il y ait de la part du PQ, la promesse de quelques aménagements destinés à réduire le déficit au plus vite et au pire dans deux ans.

Lorsqu’à Ottawa, il est de bon ton de vouloir le départ de Stephen Harper en raison de scandales au Sénat. D’autres voix se lèvent pour justifier qu’un Premier ministre en poste, n’est pas officiellement tenu de savoir (même s’il sait) quand c’est la raison d’État qui commande toutes formes de communications au plus haut niveau.

C’est la raison pour laquelle, les premiers ministres sont entourés d’une garde rapprochée, pour prendre le blâme au besoin et pour libérer le PM de toute obligation de rendre des comptes sur certains sujets.

Ma boule de cristal me dit que quoiqu’il en soit, les citoyens sont faits pour être gouvernés et que peu importe qui occupera les fauteuils tellement convoités, nous serons, peu importe qui, quoiqu’il en soit toujours destinés à être régis.

— Et peut-être, si on veut vraiment du changement, ce sont les fauteuils et les bancs qu’il faut remplacer et non pas pour le moment tous leurs occupants.

Bonsoir,je n’ai pas de boule de cristal mais il y a un mais,dans la boule de cristal ,je vois un Jack encore vivant par le nombre de jeune representant elu qui eux depuis trois ans ont pris beaucoup experience et que beaucoup de canadien de province oup;peut-etre d’un Etat a l’autre voila,l’espoir et la vigeur et la bonne humeur que Jack deploiyais du positif de l’espoir que la politique de chagement,merci Jack de la maniere de faire les choses autrement,tu etais vraiment une brise rafraischissante pour nous les adultesmais il y a un mais pour nos enfants ef toute notre jeunesse qui te regardais faire de la politique autrement .Merci et bonne reflexion.

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