Bouquins politiques: la déquébecisation du Canada se poursuit

Vous savez que j’aime tenir la chronique, dans ces pages, de la décanadianisation du Québec et de la déquébécisation du Canada.  Des événements, petits et grands, qui montrent bien que l’indifférence grandit dans les esprits et dans les faits.

Ce jeudi, le monde des scribes politiques est en émoi car on vient d’annoncer la liste des 25 meilleurs livres politiques canadiens des derniers 25 ans. J’en ai lu plusieurs, qui sont excellents.

Cependant, aucun livre politique francophone n’est dans la liste, ce qu’a soulevé pour s’en attrister notre collègue Paul Wells dont l’un des très bons bouquins, Right Side Up: The Fall of Paul Martin and the Rise of Stephen Harper’s Conservatism, est en nomination.

J’ai eu la curiosité de regarder si des livres francophones, ou plus généralement québécois, s’étaient glissés dans la liste plus longue des 180 nominations.

Il y a, c’est un fait, quatre livres québécois francophones, dans leur version française, où on trouve votre humble serviteur:

Attendez que je me rappelle by René Lévesque
Gouverner le Québec by Robert Bourassa
Aux pays des merveilles: Essai sur les mythes politiques québécois by André Pratte
Le naufrageur: Robert Bourassa et les Québécois by Jean-François Lisée

Il y en a un certain nombre de livres dont la version anglaise figure dans la liste, même si des versions françaises existent:

Extraordinary Canadians: Wilfrid Laurier by André Pratte
Reconquering Canada: Quebec Federalists Speak Up for Change edited
by André Pratte
French Kiss: Stephen Harper’s Blind Date with Quebec
by Chantal Hébert
Memoirs: 1939-1993 by Brian Mulroney
Rogue in Power: Why Stephen Harper is Remaking Canada by Stealth by Christian Nadeau
Young Trudeau: 1919-1944: Son of Quebec, Father of Canada by Max and Monique Nemni
From Bourassa to Bourassa: Wilderness to Restoration by L.Ian MacDonald
Shake Hands with the Devil: The Failure of Humanity in Rwanda by Romeo Dallaire

Puis il y a des livres en anglais seulement (corrigez-moi si je me trompe) d’auteurs québécois:

Stephen Harper and the Future of Canada by William Johnson
The Long Road Back: The Conservative Jouney: 1993-2007
by Hugh Segal
The Right Balance: Canada’s Conservative Tradition
by Hugh Segal
Canadian Politics, 5th Edition
by James Bickerton and Alain G. Gagnon
Sacré Blues: An Unsentimental Journey Through Quebec
by Taras Grescoe
Rescuing Canada’s Right: Blueprint for a Conservative Revolution by Tasha Kheiriddin and Adam Daifallah
Globalization and the Meaning of Canadian Life by William Watson

Qu’en conclure ? 1) Qu’André Pratte est très connu, ou du moins très apprécié, au Canada-anglais; 2) Que les mémoires de Jean Chrétien ont été snobbés — ce qui est un comble!; 3) Que les organisateurs ne se sont pas forcés pour trouver les versions françaises des livres.

Mais je suis plutôt zen sur ces questions. C’est beaucoup demander aux jurys canadiens basés à Toronto de faire semblant de s’occuper du Québec, puis de le faire avec compétence. Nous sommes si loin…

Et en fait, puisqu’il s’agit de livres politiques « Canadiens » des 25 dernières années, on suppose que les choix doivent se définir en fonction d’un sujet « pancanadien ». Ce qui exclut l’essentiel des livres politiques québécois des dernières années, centrés sur le Québec. Sur le site des organisateurs, j’ai pu lire un commentaire courroucé d’un lecteur affirmant qu’aucun livre sur l’Ouest canadien n’a fait la liste.  Il y a cependant quelques livres sur la vie politique ontarienne et un livre sur les perceptions de Cuba!

Mais la liste des dix finalistes porte strictement sur une vision « pancanadienne » des choses.

Si je n’étais pas en conflit d’intérêt, je lancerais un concours des 25 meilleurs livres politiques québécois des 25 dernières années. Peut-être la FPJQ pourrait-elle s’en charger ?

Les commentaires sont fermés.

Évidemment que domine une vision pan-canadienne des choses. Cela ne m’étonne pas, ne me surprend pas, et ne me chagrine pas, puisque j’aspire à ce que nous vivions en marge d’eux ne me reconnaissant pas dans ce qui les intéresse et ne m’identifiant pas à eux.

C’est la même chose pour tous les palmarès. Dans le monde anglo-saxon, les sept merveilles du monde sont nécessarement anglo-saxonnes.

Elles seront soit Anglaise, Américaine, Canadienne ou Australienne. De temps en temps Néo-zélandais. Mais essentiellement anglo-saxonne.

C’est normal qu’ils pensent à eux, surtout à eux. C’est en quelque sorte leur façon d’être des NOUS, entre EUX… Amusant s’pas?

Un nom plus approprié serait « La critique » de Jean-François Lisée. Attaque par-ci, critique par-là, dénigre en haut, nivelle par le bas, regard par en arrière, vision nulle.

Meilleurs livres politiques québécois?

1) Jacques Parizeau. 3 Tomes. par Pierre Duchesne.
2) René Lévesque. Par Pierre Godin.
3) La souveraineté du Québec. Par Jacques Parizeau.
4) Le colonialisme au Québec. Par André D’Allemagne.1966
5) Nègres blancs d’Amérique. Pierre Vallières. 1968.
6) L’Idée d’indépendance au Québec. Maurice Séguin. 1968.
7) Option Québec. René Lévesque.
8) Pourquoi je suis séparatiste. Marcel Chaput.
9) Égalité ou Indépendance. Union nationale. 1965.
10) Attendez que je me rappelle. René Lévesque.
11) The question of separatism. Jane Jacobs.
12) Histoire intellectuelle de l’indépendantisme québécois. Robert Comeau, Charles-Phillippe Courtois, Denis Monière.
13) Indépendance. Pierre Vadeboncoeur.
14) Socialisme et Indépendance. Gilles Bourque et Gilles Dostaler.
15) L’autre histoire de l’indépendance. Pierre Dubuc.
16) Sortie de secours. Jean-François Lisée.
17) Trudeau le québécois. Michel Vastel.
18) Nous. Jean-François Lisée.
19) Histoire du syndicalisme québécois. Jacques Rouillard.
20) Le referendum volé. Robin Philpot.
21) Dans l’oeil de l’aigle. Jean-François Lisée.
22) Feu sur l’Amérique. Charles Gagnon.
23) La liberté n’est pas une marque de yogourt. Pierre Falardeau.
24) L’option Jean-Pierre Charbonneau.
25) Le modèle québécois. Gilles L. Bourque.
26) Histoire d’un mouvement clandestin. Louis Fournier.
27) Derrière l’état Desmarais: Power. Robin Philpot.
28) Lire le Québec au quotidien. Louis Cornellier.
29) Entretiens. Guy Rocher.
30) Pour la patrie. Jules-Paul Tardivel.

Le confort « québécois » endormi et francophile mou vs l’indifférence « canadienne » durement francophobe et anglophile, voilà la réalité.
Sortons le Canada du Québec, devenons maîtres chez nous, proclamons l’INDÉPENDANCE et que ceux qui nous aiment nous suivent… Les autres, avec des « amis »(?? Vg. le « love in » de 1995)comme eux, on n’a pas besoin d’ennemis, aussi royalistes et monarchissables fussent-ils!
Bonne fin de semaine!
Le joyeux retraité de Mazatlán.

je dois faire partie de ces gens qui se sont décanadianisés sans trop m’en rendre compte. Je ne m’en porte pas plus mal. Je ne me sens pas centré sur moi-même et je ne perçois les jeunes générations exclusivement centrés sur eux-mêmes. Je me sens Québécois et citoyen du monde et je n’ai pas le complexe du porteur d’eau.

Seriez-vous très fatigué monsieur Lisée? Avec des chroniques comme celle-ci, je pense que vous devriez prendre de bonnes vacances.
Elle (votre chronique) m’a rappelé votre rencontre avec un certain G. Laraque à l’émission de Christiane Charette.
L’approche « universitaire » devrait, en principe, être différente de celle d’un « goon » reconverti à la cause « verte ». Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.

Tranche de vie.

J’ai demeuré un certain temps à Vancouver dans les années ’90. Un jour, la folle envie de me procurer un disque d’un artiste québécois renommé m’a pris. Eh bien, quel ne fut pas mon étonnement de le retrouver dans la section « foreign » avec les autres franco-canayens. Idem pour louer un film dans le « blockbusté » du coin.

De prime abord, je fus choqué pour aussitôt réaliser qu’ils étaient tout à fait honnêtes et conséquents avec cette étiquette. La langue française est étrangère à ce pays anglais qu’est le Canada. Je ne serai jamais étranger dans mon propre pays. La schizophrénie, c’est pas mon truc. Je suis Québécois.

Happy Canada Day to my canadian neighbours !

@ Raphaël Erkoréka

La liste que vous dressez en dit long sur vous.

J’aurais placé Sortie de secours plus au début de la liste qu’en 16, aussi parce que j’ai moins lu que vous. À lire avant Nous en 18 et Pour une gauche efficace que vous n’avez pas retenu.

Avez-vous lu Quelque chose comme un grand peuple de Joseph Facal ? La dénationalisation tranquille de Mathieu Bock-Côté ?

D’accord pour le 3 en début de liste que j’aurais placé premier pour ne pas avoir lu ceux que vous placez 1 et 2.

Bonjour,
Bien sûr que nos nationalistes québécois doivent sursauter et trépigner comme de jeunes filles pubères en goguette ! Et bien, ne vous énervez pas pour si peu car cela fait la démonstration que le Canadien est une vraie Fédération qui, après la décentralisation voulue par les Conservateurs de Monsieur Brian Mulroney et bien sûr de nos amis, ces chers péquistes de 1984, Dans chaque province Canadienne, les priorités sont plus tournées vers le provincialisme et le repli sur soi plutôt que le Canada antérieur de l’économie est-ouest. Si la déquébecisation du Canada se poursuit, et bien sur le même tempo et au même diapason, la vertigineuse chute du nationalisme au Québec se poursuit aussi et tout le monde est content…… Bien à vous, John Bull.

De façade on aime toujours montrer que le Canada est uni et les thèmes favoris sont les »valeurs » communes d’un océan à l’autre…

Ça c’est pour berner tout le monde. Parce que notre musique ,notre cinéma distribué dans le r.o.c.sont ignorés soient par mépris et possiblement par racisme.

Ce qui m’énerve de plus en plus sont les nouvelles à la radio de radio Can.Ces reportages (faits divers)effectués par des journalistes francos chez les Anglos du r.o.c.

Convaincu que à chaque bulletin de nouvelles il y en a un . C’est d’un ennui total, sans aucun intérêt que de savoir qu’il y a un problème dans une école Albertaine où dans une garderie Manitobaine où dans un poulailler Ontarien.On s’en sacre!…

Toujours cette façon de nous présenter le Canada de façon insidieuse comme si un miracle demeurait possible. Mais c’est toujours aux Québécois que l’on imposent ces nouvelles, cette »culture » Canadian.C’est extrêmement rare que l’on voie des reportages ou nouvelles positives sur le
Québec,c’est plutôt le Québec bashing qui a la
cote.

@ Robert Lachance

Votre commentaire vous honore. La volonté de faire la part des choses est une habileté de grande valeur.

Biensur mon petit palmarès était dans le style ludique (tel que je l’avais compris, nous avions la chance de déterminer les ouvrages importants de l’histoire politique du Québec). Mais tout ceci reste subjectif, bien entendu.

J’aime les conceptions identitaires de Facal et Bock-Côté.

J’aime moins les conceptions économiques de Facal, que je crois être, une redite du discours ambiant, poussé par le patronat.

La crise économique mondiale aurait du ébranler tous ces dogmes issus du libéralisme ou même de l’ultra-libéralisme, or, nulle-part n’a-t-on vu de mea-culpa.

En toile de fond, c’est ce qui m’a enlevé le goût d’insérer des ouvrages d’économie centriste ou de droite.

Bien à vous monsieur Lachance.

« Que les mémoires de Jean Chrétien ont été snobbés — ce qui est un comble! »

Cela vous surprend? Moi pas! Les Canadians ont voté Chretien en 1993 après les épisodes Meech et Charlottetown et la montée de M. Parizeau, des souverainistes et la fondation du Bloc. L’objectif? Élire celui qui pourra remettre le Québec à sa place, comme il l’a si bien fait en 1982. La job ayant été faite lors du Référendum en 1995 et complétée après le défaite du PQ aux élections de 2003 et l’arrivée du Conservateur Jean J. Charest au pouvoir, les Canadians n’avaient plus de temps à perdre avec lui. « Thank you for a job well done. So long! »

En réaction reconnaissante à Raphaël Erkoréka,

D’entrée de jeu, suite à l’initiative de notre hôte, votre commentaire est apprécié « terrible, terrible » et stimulant.

Pour la décanadianisation du Québec, mes livres favoris sont :

Ikwé : la femme algonquienne. Bernard Assiniwi. Vents d’ouest, 1998.
Après la démocratie. Emmanuel Todd, Gallimard, 2008.
Pour une authentique liberté sexuelle, Jacqueline Comte, Louise Courteau éditrice (LCé), 2010.
La paternité au XXIe siècle. Sous la direction de Diane Dubeau, Annie Devault et Gilles Forget. PUL, 2009.
Séparation, monoparentalité et recomposition familiale : Bilan d’une réalité complexe et pistes d’action. Sous la direction de Marie-Christine Saint-Jacques, Daniel Turcotte, Sylvie Drapeau et Richard Cloutier, avec la collaboration de Catherine Doré, PUL, 2004.
Enfance et famille : Le modèle écologique dans l’étude du développement de l’enfant. Sous la direction de Réjean Tessier et George M. Tarabulsy. PUL, 1996.
Une brève histoire de l’avenir. J. Attali, Fayard, 2006.
Tous ruinés dans dix ans, Dette publique : la dernière chance. Jacques Attali, Fayard, 2009.
L’état du monde : 50 idées-forces pour comprendre l’actualité mondiale. Sous la direction de Bertrand Badie et Dominique Vidal, La découverte/Boréal, 2009.
Décider face à la complexité : une approche analytique multicritère d’aide à la décision. Thomas L. Saaty, Entreprise moderne d’édition, 1984, après 1981 en américain.

P.S. Je n’ai pas utilisé un logiciel personnel artisanal d’aide à la décision pour établir mon ordre définitif de préférence entre mes références. L’ordre présenté est donc sujet à modification sans pré-avis et après première lecture d’un bon nombre des ouvrages énumérés; j’ai profité d’une vente de feu. À prix réduits de 80 %, je n’hésite plus, j’achète intuitivement, instinctivement.

Toronto étant le pivot de notre société politique et économique au Canada, il n’est pas étonnant qu’elle dicte le marché du livre politique.
Tant que la vie politique du Canada reposait sur l’axe fondamental Toronto-Montréal, Toronto se devait de faire une place à l’intelligentsia de Montréal.
L’avènement d’un gouvernement conservateur majoritaire à Ottawa, fortement aidé par l’intelligentsia de Toronto by the way, n’est que la manifestation de la formation d’un nouvel axe de domination au Canada: l’axe Toronto-Calgary.
Toronto s’y est préparée de multiples façons : élection d’un maire ultra-conservateur; lutte médiatique et universitaire du bout des lèvres contre la répression exercée à l’occasion des G8 -G20; invitation du Toronto Star, le plus grand tirage au Canada – pourtant libéral – à voter cette fois pour le meilleur (histoire de taper avec discrétion sur les candidats d’Ignatiev et les néo-démocrates pour faire passer les conservateurs); augmentation de la députation conservatrice dans la région toron toise au scrutin fédéral.
L’intelligentsia torontoise donne tous les signes d’avoir troqué l’axe Toronto-Montréal pour l’axe désormais plus rentable Toronto-Calgary.
Toronto a viré conservatrice par intérêt bien senti.
Toronto n’a plus besoin des Trudeau et Chrétien pour maintenir son hégémonie au Canada et ça se ressent même dans le modeste commerce du livre politique.
Parions que la prochaine expansion du livre politique canadian respectera ce nouveau trend Toronto-Calgary.

Ikwé

Ikwé : La femme algonquienne est le titre de huit courtes nouvelles en autant de chapitres, que j’ai appris en lisant le quatrième de couverture. Entre les couvertures, du bon bon profond. Ça aide à passer le bibon qui en algonquin signifie … ?

– Dur dur d’être Autochtone ?

– Non; simplement l’hiver !

– Ah ! C’est quoi le rapport avec la décanadianisation du Québec ?

– Une loi datant de 1876, après 9 ans de parlementage, La loi sur les Sauvages, mieux connue sous le nom de la loi sur les Indiens. Revisée en 1985 avec l’entrée en vigueur de la loi C-31, en raison d’une décision politique suite à une décision de la Cour suprême en 1973. C’était une loi qui n’était pas gai pour les ikwés.

– Ikwé ?

– Femme autochtone pouvant « appartenir à 77 nations différentes, parler 53 langues tout en faisant partie d’autant de cultures et être nomade, semi-nomade, sédentaire, agricultrice ou cueilleuse. On a oublié de dire qu’elle a été la victime des autorités gouvernementales qui ont promulgué la Loi sur les Indiens en y insérant cette clause selon laquelle elle perdait son identité en épousant un Autochtone non inscrit ou un non-Autochtone.

Par cette loi, on espérait éliminer les cultures des premiers habitants du continent puisque c’est la mère qui transmet la culture, la langue et les moeurs générales des peuples du monde entier. » Bernard Assiniwi.

« Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau »

http://lesintouchables.com/auteur-250-Simard-Francois-Xavier.php

Voir l’essai à la fois psychanalytique, anthropologique et politique au sujet de ce dernier: « Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau » par François-Xavier Simard, éd. Les Intouchables, 2006. ISBN : 2-89549-217-4.

Ce médecin conclu que l’hostilité de Trudeau contre la nation Québécoise s’expliquerait par son conflit œdipien et des identifications familiales.

Vu son questionnement identitaire, ce livre pourrait être d’une certaine utilité.
———————————————–
« René Lévesque devait le [Trudeau] qualifier de « notre plus grand criminel de guerre en temps de paix. » » (Jean Dion, Le Devoir, 29 septembre 2000). P.367.

Bien que la famille Bronfman soif de religion juive, le patriarche Yechiel immigra dans l’ouest canadien bien avant l’holocauste, à savoir au dix-neuvième siècle. Ce dernier, le père de Abe, Harry et Sam, anglicisa son prénom à Ekiel et par la suite à Ezekiel.

Deux livres de James H. Gray du Winnipeg Free Press documentent les origines de la fortune et de l’entreprise Bronfman, à savoir :
1. « Red Lights on the Prairies », Macmillan of Canada, Toronto, 1971, qui traite de la prostitution.
2. « Booze » : when whiskey ruled the West, Macmillan of Canada, 1972, qui traite du commerce illégal de l’alcool lors de la prohibition.
James H. Gray du Winnipeg Free Press, à qui on a décerné the Alberta Order of Excellence en 1987 et l’Ordre du Canada en 1988.
http://en.wikipedia.org/wiki/James_H._Gray
À la page 185 du second livre, on qualifie Harry Bronfman comme suit : « He was rich, he was liberal, but most of all he was a « bootlegger » and a Jew ».

Dans ces livres, les thèmes suivant de l’histoire du Canada sont traités :
• Les Orangistes,
• Le Ku Klux Klan,
• L’élimination des droits des francophones,
• Le racisme contre les chinois et les hindous, « Cleaning out the Chinks »,
• La discrimination raciale contre les noirs.

OKA: DERNIER ALIBI DU CANADA-ANGLAIS
ROBIN PHILPOT, 2000 , V.L.B.

http://www.librairiepantoute.com/livre.asp?id=yjuabsaype&/oka-dernier-alibi-du-canada-anglais/robin-philpot/2890057550

20 ans plus tard , Le lien de Jean Chrétien et le NPD avec les warriors , la revanche anglaise du Lac Meach.

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=75483

Le cas de Hornepayne est très bon, comme celui d’Ipperwash où le bureau de Mike Harris, ou Harris lui-même, a dit : « Get those fucking Indians out of the park any way you can. »

———–
Les Beothuks

Et que dire du génocide des Béothuks

Les Beothuks étaient des habitants indigènes de l’île de Terre-Neuve avant le contact européen aux 15ème et 16ème siècles; ils sont maintenant éteints.

Voir Assiniwi, Bernard, « La saga des Béothuks ». Babel, LEMÉAC, 1996. ISBN 2-7609-2018-6

http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9othuks

http://en.wikipedia.org/wiki/Beothuk

Les Béothuks ont toujours senti l’arrogance des Anglais, qui les déconsidéraient à cause de la soi-disant supériorité du christianisme. Au nom de la foi, on a donc violé leurs femmes, volé le fruit de leurs pêches et de leurs chasses pour les buter finalement comme des rats.

http://www.litterature-quebecoise.com/oeuvres/lasagadesbeothuks.html

Pour se renseigner sur la disparition du français au Canada ainsi que toutes les lois qui ont été faites là-bas contre le français, par province :
http://www.vigile.net/IMG/pdf/24-Genocide.pdf
(C’est un petit livre, mais le pdf est disponible sur internet)
Le Génocide culturel des francophones au Canada
Synthèse du déclin du français au Canada

ISBN 978-2-923365-34-3
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2010

http://genocideculturel.lequebecois.info/apercu.html

http://boutique.lequebecois.info/boutique.html?page=shop.product_details&flypage=flypage.tpl&product_id=94&category_id=1&vmcchk=1

Le système fédéral canadien est le tombeau du fait français au pays.

Seule l’indépendance du Québec pourra assurer l’avenir du français en Amérique, et nous permettre de soutenir nos compatriotes du reste du Canada. L’ingérence continuelle du fédéral dans la politique linguistique québécoise, et son indifférence face à l’assimilation des francophones ailleurs le prouvent.

Éditions du Québécois

TRUDEAU’S DARKEST HOUR

War Measures in Time of Peace | October 1970
By Guy Bouthillier and Édouard Cloutier,

http://www.barakabooks.com/catalogue/trudeaus-darkest-hour/
Margaret Atwood, Robert Fulford, Robert Stanfield, Reg Whitaker, Jack Granatstein, John Conway, Thomas Berger, Ramsay Cook, Desmond Morton, Hugh Segal, David Macdonald, and others provide testimony, insight, and wisdom to understand the past and guide us in the future.

« Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.

Oubli impardonnable

J’ai eu la curiosité de regarder si des livres francophones, ou plus généralement québécois, s’étaient glissés dans la liste plus longue des 180 nominations. Hôte

Est-ce que Géopolitique et l’avenir du Québec de JRM Sauvé, 1994, y était retenu ? je me sens impardonnable de ne pas l’avoir mis à ma liste, avant Ikwé. Attendez, je me rappelle de ceci. Preuve, et indice de qui je verrais en deuxième. Il ne faut pas que penser au livre et alors, il ne faut pas penser qu’à la FPJQ.

Géopolitique … Un incontournable pour que le Canada 2008-2108 survienne en interdépendance avec le Québec et la Nouvelle-Angleterre. Harper tripe sur Champlain. Je rêve d’un Canada continental ou sous-continental fort et uni.

Je rappelle à tous que ce sont les Québécois eux-mêmes qui ont foutu le Bloc à la porte!!!

Si c’est politique,

Je soumettrais à l’éventuel concours La génération lyrique de François Ricard : Essais sur la vie et l’oeuvre des premiers-nés du baby-boom. Boréal compact, 1992, 1994.

En 4e de couverture :

Paradoxe de ce livre : je l’avais commencé comme un livre d’histoire et d’images, et voilà que, progressivement, j’ai découvert une des meilleures explications de notre fin de siècle, et une réflexion sur le monde que nous allons remettre au millénaire qui vient. Surtout, j’y ai trouvé une écriture lumineuse et vibrante, animée par la passion d’expliquer. Jean-Marie Klinkenberg. La Wallonnie

« … » La Génération lyrique est un livre magnifiquement composé, clair et nuancé mais surtout étayé en profondeur par une écriture tout en finesse qui, au delà de la trame de fond, parle sans assener et suggère sans caricaturer. Il s’agit d’un essai au sens fort, l’analyse s’éclairant d’un style et la thèse, d’une subjectivité avouée, jouée presque. Robert Saletti, Le Devoir.

C’est ce que j’ai lu de plus intelligent, depuis très longtemps, sur la modernité, le politique, la communication, le féminisme, l’éducation… « … » Ricard fait une oeuvre de paysagiste, il nous donne à voir notre monde, son aménagement « intérieur ». Pierre Foglia, La Presse.

Pierre Foglia reconnaît qu’il s’y trouve du politique, et « du plus intelligent ».

François Ricard a aussi écrit en 1986 L’histoire du Québec contemporain, aussi publié chez Boréal. 1986 + 25 + 2011. Sans avoir lu, je dirais que ce serait triste. Il y a quelque chose comme une urgence.

Pour le plaisir et sérieusement,

– Je ne sais pas si vous allez me « crère », mais j’inscrirais Des femmes d’honneur de Lise Payette, le troisième tome, Une vie engagée 1976-2000. 1999.

– Nous ne te croyons pas !
– Je vous le dis !
– Nous ne te croyons pas !
– Je vous le répète !
– Nous ne te croyons pas !
– Je vous le jure.
– OK, si tu le jures, nous te croyons. Dialogue/monologue

J’ai été ému notamment par la lettre à Flavie et en annexes l’article de Pierre Roberge sur Disparaître, le premier documentaire d’une série Enjeux d’une nation dont n’attendez pas que je me rappelle du titre des émissions subséquentes.

En vie politique, il n’y a pas que les livres et de moins en moins, il y a terriblement de nouvelles-télé, de nouvelles et chroniques journaux, de nouvelles et opinions en ligne, de blogues et commentaires, un peu de film documentaire et encore de la bonne vieille lettre d’opinion, précurseure du courriel. Ça prendrait quasiment un gala plutôt qu’un concours pour une couverture représentative.

Aussi en trois tomes,

2001 : Le Livre noir du Canada anglais, tome 1
2002 : Le Livre noir du Canada anglais, tome 2
2003 : Le Livre noir du Canada anglais, tome 3

de Normand Lester.

Une réaction aux Minutes du patrimoine, une dénonciation de la campagne de dénigrement envers le Québec de la presse anglophone du Canada et sa réplique. Wikipedia

Je ne me rappelle pas pourquoi j’en ai lu un peu en 2008.

Décanadianisant !

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