Boycottage du sommet: l’ASSÉ a tort, mais pas sur toute la ligne

Ce n’était plus un gros secret, l’ASSÉ ne sera pas au sommet de l’enseignement supérieur. L’association étudiante la plus militante vient de l’annoncer.

«Nous ne souhaitons pas légitimer une énième hausse des frais de scolarité, un énième faux consensus sur la question du financement des universités. Nous défendrons l’option de la gratuité scolaire et nous tenterons de bloquer l’indexation dans la rue», a fait valoir au Devoir le porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), Jérémie Bédard-Wien

La réplique du ministre Pierre Duchesne n’a pas tardé.

« C’est la politique de la chaise vide, ils vivront avec les conséquences de leur décision» — Pierre Duchesne, ministre de l’Enseignement supérieur.

Le premier point va au ministre. Vrai qu’être absent d’une table de discussion ne permet pas d’y faire entendre son point de vue et d’influencer les débats. La chaise vide donne rarement des résultats.

On a presque l’impression que l’ASSÉ est tombé dans le piège du gouvernement, qui semblait plus ou moins intéressé à l’avoir dans les jambes lors du sommet.

Or, il me semble que l’ASSÉ aurait dû piler sur son orgueil, dérouter le gouvernement et se rendre au sommet. Elle a tort de le boycotter.

Car j’imagine que même les membres de l’ASSÉ savent que la gratuité scolaire n’est pas à ce point près d’une concrétisation. C’est un gros virage demandé à la société. Le gouvernement n’a pas, pour l’instant, le mandat de la population pour aller en ce sens. De plus, l’option récolte 18 % d’appuis dans le plus récent sondage Léger Marketing, autant qu’une hausse des droits plus rapide que l’inflation (17 %).

Pour les tenants de la gratuité scolaire, le travail ne faisait que commencer. Le travail pédagogique. Le travail de l’opinion publique. La victoire du jour au lendemain est simplement impossible.

Il y a une limite à tout revendiquer par la rue. Il y a d’autres manières de se faire entendre en démocratie et de tenter d’influencer l’opinion publique, la meilleure arme disponible pour faire bouger un gouvernement.

Faire des gains étape par étape demande de la patience. Et une crédibilité. Or, c’est le plus gros handicap de l’ASSÉ auprès de la population actuellement.

Le sondage Léger Marketing montre que l’appui à la gratuité scolaire est fort chez les 18-24 ans (39 %), mais baisse rapidement hors de cette tranche d’âge. Pour faire progresser l’idée, l’ASSÉ doit se battre sur le terrain des arguments, des chiffres et des principes. Donner une crédibilité à une option qui manque cruellement de traction dans les tranches de l’opinion publique qui votent en grand nombre.

J’ai déjà écrit que je ne suis pas en faveur de la gratuité scolaire pour tous, qui avantage les riches (voir mon précédent billet sur «l’autre gratuité scolaire»). J’estime que si l’État déniche entre 850 millions et 1,1 milliard de dollars par année pour l’éducation, il devrait le consacrer à la qualité de l’enseignement et à la lutte au décrochage scolaire, des problèmes plus pressants.

Mais j’aurais aimé que l’ASSÉ participe au sommet. Qu’elle voit plus loin que ce rendez-vous et décide d’utiliser cette vitrine pour embarquer vraiment dans le débat public. J’aurais aimé l’entendre, cette voix différente. Pas seulement la voir dans la rue. Qu’elle cherche à convaincre plutôt qu’à imposer. Sortir de la marge. Gagner en hauteur.

Une bonne prestation au sommet, même en sachant l’objectif ultime inatteignable à court et moyen terme, aurait aidé leur cause.

Par contre, l’ASSÉ a raison sur un point. Le Parti québécois a fait campagne en affirmant que tout serait sur la table lors du sommet, de la gratuité jusqu’à la hausse des frais de scolarité. En réalité, ce n’est pas le cas. Même le gel, souhaité par la FEUQ et la FECQ, ne semble pas au menu. Ni la hausse souhaitée par les universités. Ce sera l’indexation, point.

Sur le fond, la position est légitime et défendable, surtout que 50 % de la population se range derrière cette proposition (voir sondage Léger Marketing). Le gouvernement est au diapason de l’opinion publique, qui ne veut pas revivre un autre printemps chaud, mais qui ne souhaite pas non plus une victoire des étudiants sur toute la ligne. Une recherche de l’équilibre pour panser les blessures de l’an dernier.

Les chances du mouvement étudiant de réussir à bloquer une indexation des droits de scolarité par une mobilisation dans la rue sont faibles, voir inexistantes (voir l’un de mes précédents billets ici). Le gouvernement a l’avantage.

Mais pourquoi le PQ a promis de tout mettre sur la table en campagne électorale, a entretenu la discussion dans les rencontres préparatoires, pour finalement tout bousiller avec des déclarations malheureuses quelques semaines avant le sommet? Pourquoi diable la forme a-t-elle été aussi mal gérée, laissant planer cette odeur de trahison chez les étudiants? Pourquoi ne pas avoir été sérieux dans la démarche jusqu’au sommet et tranché une fois l’exercice complété?

Est-ce que le résultat aurait été bien différent? Peut-être pas. Mais les intervenants, y compris les étudiants et les recteurs, auraient au moins senti davantage de respect.

Une illusion que l’ASSÉ a tout à fait raison de reprocher au gouvernement.

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Tout comme vous, je pense que les personnes sensées auraient aimé ou à tout le moins préféré que l’ASSÉ participe au Sommet, non pour le légitimer car pour moi ce sommet est légitime quoiqu’il en soit, simplement parce qu’il aurait été précieux pour faire progresser le débat public que ces personnes puissent faire valoir leurs options.

En outre, si j’ai bien compris, ce sommet regroupe plusieurs volets, entre autre le financement de l’enseignement supérieur, la gouvernance et pas seulement la question des droits de scolarité. Sur l’ensemble du dispositif, cette association ou la majorité des membres qui lui sont affiliés avaient ce me semble leur mot à dire.

De plus, ce sommet est une étape dans un processus plus général de révision positive de l’éducation. Indubitablement, l’accès à l’enseignement supérieur passe par la réussite scolaire, lorsque les petits enfants ont du plaisir dès l’école, ils gravissent plus allègrement chacune des étapes qui conduisent aux diplômes de l’enseignement supérieur.

C’est pourquoi, je suis bien d’accord avec vous que la réussite passe dès le départ par l’assiduité scolaire, c’est pourquoi il est fondamental que tous les enfants acquièrent un bagage et qu’ils soient bien outillés pour évoluer.

Cela dit, contrairement à vous (vous êtes très indulgent) je ne donne raison en aucun point aux postions actuellement défendues par l’ASSÉ, que je considère insoutenables dans le cadre actuel. Pour moi le refus de la part de leurs « leaders » de participer, cela leur fait perdre toute crédibilité.

— Bref, comme disent les saltimbanques (dans saltimbanque, il y a le mot banque), quoiqu’il en soit : « The show must go on » ! Puis en bon québécois, je dirai pour en revenir à l’ASSÉ que « trop, c’est comme pas assez » ! Un jeu de mot que je ne pouvais pas laisser passer et n’est ce déjà pas assé(z) ?

À mon humble avis, tout sur la table veut dire que tout est discutable, mais pas nécessairement que tout est négociable. La gratuité n’a jamais été dans les plans du gouvernement, donc tout va se jouer autour du gel-indexation. Contrairement aux deux autres fédérations étudiantes, l’ASSE n’est pas une organisation pragmatique mais plutôt une organisation idéologique, ce qui semble être un frein au compromis.

Pourtant le gouvernement libéral avait aussi l’appui de la population pour augmenter les frais de scolarité!
Par contre les artistes, les humoristes, le PQ et les autres partis de gauche se sont ralliés aux étudiants mais leur but était de faire tomber le gouvernement et prendre le pouvoir,on le voit bien aujourd’hui .
A 24/24 avec la gauchiste Anne-Marie Dussault , il n’y a pas beaucoup d’invitation pour donner la parole à l’Assé comme au temps de GND et a TLMP pourquoi ils ne les invitent pas?
Réponse parce qu’ils ne veulent pas nuire aux péquistes !!
Dans la rue il y aura Kadir et sa gang de Québec Solitaire qui seront avec les étudiants , avec beaucoup moins de visibilité qu’au printemps passé dans les médias. Donc Marois va pouvoir dire qu’elle a réussi à régler ce conflit . Quelle
hypocrisie !!

Bonjour M. Castonguay,
Je suis d’accord avec vous, je suis aussi d’accord avec M. Parizeau, ce que dit M. Parizeau et qui n’est pas paru dans son papier, c’est que la gratuité à un prix celui de l’excellence. N’entre pas qui veut dans les universités où les études supérieures sonts gratuites.
Voilà où le bat blesse ici. Du primaire à l’université, l’enseignement y est médiocre. Si nous partons de cette médiocrité, tout est à revoir et ce n’est pas dans un sommet de deux jours à peine qu’on trouvera la solution et encore moins en y ajoutant encore plus d’argent. Encore une fois M. Parizeau a raison, pour savoir où aller il est nécessaire de savoir d’où on vient. D’abord on se fixe des objectifs clairs en toute transparence, en collaboration pour ensuite en dégager des solutions ensemble.
Présentement tout le monde tire chacun le bout de la couverture et veut avoir raison mais pour des intérêts particuliers, c’est certain que cela ne peut fonctionner. Impossible de construire un concensus si tout le monde est tout croche.

C’est l’essence même du PQ (excusez l’expression) de »taponner » de mettre la pédale douce, de tergiverser. Dès sa création avec la tendance au départ de son premier chef, qui ne voulait pas des séparatistes du RIN, le parti n’a jamais pu s’affirmer , a un moment donné on a eu droit au »beau risque », ils ont même sorti la statue de Duplessis, imaginez rendre hommage au plus corrompu de l’histoire du Québec faut le faire. Le PQ a passé son temps à endormir le peuple depuis sa création, a le chlorophormer. Ils ont pensé chloroformer l’ASSÉ mais les jeunes sont clairvoyants. Si j’étais a la place de l’ASSÉ moi aussi je n’irais pas a cette rencontre, mais le PQ est habitué a ce genre de rencontre, l’histoire nous l’a démontré lors du rapatriement de la constitution et de la nuit des longs couteaux . Ils ne sont peut-être pas aussi corrompu que les libéraux, mais il y a plusieurs sorte de corruptions( corrompu intellectuellement). Je ne dis pas que les autres partis feraient mieux, j’en doute mais nous pouvons exiger un minimum d’honnêteté intellectuelle du PQ. Je félicite les jeunes de l’ASSÉ c’est eux qui ont réveillé le peuple endormi par 9 ans de pouvoir des libéraux et ils ne vont pas se faire avoir encore une fois par un autre parti qui dans certains cas a les mêmes tendances a la politicaillerie .

L’ASSÉ enterre elle-même l’option de la gratuité scolaire.

La mobilisation a été réussi au printemps dernier. Les étudiants se sont faits entendre et ont pu débattre des enjeux qui leur tenaient à coeur. Grâce à cela, il est désormais impossible de discuter d’éducation supérieure sans prendre l’avis des étudiants. Grâce au printemps dernier, les étudiants n’ont plus besoin de prendre la rue pour se faire entendre, les micros des journalistes sont sans cesse à la poursuite des leaders étudiants pour entendre leur avis.

Comme vous le dites, M. Castonguay, les grandes réformes se font par étape. On ne change pas une société du jour au lendemain. Lors de la Révolution tranquille, les frais scolaires étaient tout de même à 550$, ce qui était considérable à l’époque. Même lors de la « révolution » tranquille, les choses se sont faites par étape.

Or, depuis la fin de la grève, les assemblées générales sont désertés. Ils ne restent plus que les radicaux révolutionnaires pour tenir le fort. Des radicaux révolutionnaires incapables de concevoir qu’une société se transforme à coup de réforme. La mobilisation du printemps érable visait à provoquer ces grandes réformes, au grand dam des anarchistes révolutionnaires.

Lors du sommet, l’ASSÉ avait l’occasion de s’asseoir au tour d’une table où tous ses idées auraient été débattues et médiatisées, tout en ayant des milliers de personne dans la rue pour les supporter.

Mais ils ont décidé de jouer le jeu de la chaise vide et de laisser toute la place médiatique aux recteurs qui, ont le sait, s’ont plus préoccupés par leur bonus et leur condo payé sur le dos des étudiants et contribuables que le bon fonctionnement de nos universités.

Les slogans vides et sans saveur de la rue ne réussiront pas à convaincre les Québécois du bien fondé de la gratuité scolaire. Pire, leur boycott fait dévier le débat sur les universités et ouvre la voie aux démagogue du PLQ et de la CAQ avec leur épouvantail à moineau de «l’intimidation et la rue».

J’ai été matraqué, poivré et arrêté pour dénoncer l’intransigeance d’un gouvernement corrompu qui refusait de s’asseoir et de discuter avec les étudiants. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir un grand sommet où il aurait dû y avoir un débat sur la gratuité, mais l’ASSÉ a tout sabordé.

Résultat: le 25-26 février, on parlera de gel et d’indexation, mais de gratuité. Au contraire, on parlera du dogmatisme et de l’intransigeance de l’ASSÉ, qui sur ce point, est devenu guère mieux que les très dogmatiques libéraux.

Un projet de société qui vient de tomber en l’eau en raison du manque de jugement politique d’une minorité de révolutionnaire qui préfère japper des slogans dans la rue que d’étayer un argumentaire complet et extrêmement pertinent dans le cadre d’un Sommet propice au débat (contrairement au climat hargneux créés par les Libéraux)

@ Claudette Prefontaine # 4

Gauchiste Anne-Marie Dussault ? Allez-vous aussi nous dire que la pape est protestant ? Le problème avec les dretteux et les dretteuses c’est que si quelqu’un pose des questions intelligentes et exige des réponses, c’est qu’il doit nécessairement être de gauche.

«La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence. L’intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n’en a pas.»

[Claude CHABROL]

Je suis en faveur de la gratuité, par contre soyons sélectif. Des examens d’admission plus rigoureux, plus, assurance de compléter son programme dans le temps prescrit, sinon application du coût intégral de la dite formation.

Moi, ce qui me surprend, c’est que les 2 autres associations étudiantes acceptent d’aller à cette mascarade qu’est devenu le « sommet »…

Ils ont âprement défendu le GEL des droits de scolarité pour leurs membres alors que le P.Q. a récemment clairement déclaré qu’il n’est plus question de gel de ces droits.

Je me demande bien ce qu’ils vont foutre là-bas, leur interlocuteur étant diamétralement à l’opposé de leur position…à moins bien évidemment qu’ils ne se soient déjà entendus ensemble en secret sur l’issue du « sommet » auquel cas, ça s’apparente à une fraude.

Bonjour,

Bien sûr, l’évidence saute au yeux. Car ce pseudo sommet ne sera qu’un « show de boucane » comme seuls les péquistes savent faire. Un lourd héritage fumeux du Fondateur et dont la communauté des péquistes subit encore les effets secondaires de la fumée du Boucan Originel que fut la naissance de cet écran de fumée qui tua la Mère Porteuse de l’Indépendance, soit le RIN mort au combat en 1968 en s’avortant sur le tas.

Quoi dire si ce n’est que l’Assé possède toutes les raisons inimaginables de ne point s’y présenter. En sachant fort bien « l’utilisation évènementielle » que le tout aurait donné. Car l’utilisation d’un « pseudo consensus » demeure une vilaine habitude chez nos amis du Parti Québécois, ces chers défenseurs de la « langue de coton »……. Avec plaisir, John Bull.

@ François 1 (#11):

Pour votre information, ce ne sont pas deux associations d’étudiants qui vont se présenter au sommet, mais trois.

La Table de Concertation Étudiante du Québec (la TaCEQ) qui regroupe 65000 étudiants des Universités Mc Gill, Laval et Sherbrooke devraient par conséquent participer tout pareillement aux débats.

L’ASSÉ a décidé d’aller bouder dans son coin. C’est évidemment son droit. Mais on ne peut s’empêcher de penser que cette immaturité « politique » la laissera tout simplement dans l’ombre. Le seul petit avantage de leur stratégie de la chaise vide sera qu’auprès d’une certaine clientèle, l’ASSÉ pourra se présenter comme une victime, une incomprise. Quand elle sera « grande » l’ASSÉ trouvera bien le moyen de fréquenter les plus grands.

Concernant le dernier commentaire de François 1 au # 13, on voit bien que lorsque la bête n’a plus d’argument à proposer elle se rabat sur le salissage. Il faut reconnaître que c’est ce niveau que cette personne est la meilleure.

«La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n’en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.»
[André Pronovost]

Je ne sais pas pourquoi vous parlez de boycotte, ils font la grève, non?, ils font la grève au sommet…
Pas se présenter aux cours ou au sommet, pour eux c’est la même chose. La grève.

@ honorable

« L’ASSÉ ne mérite aucune attention. »

Je vous comprends. Les professeurs qui font le plus de recherche tout en négligeant l’enseignement nuit et cale le financement des universités. Ils se font remplacer par des chargés de cour et bloguent à tour de bras aux frais du contribuable pour faire du lobby parce qu’ils ont peur pour leur job confortable de têteux.

Pas pour rien que les universités coûtent plus cher au Québec que dans les reste du Canada. Et ces profs paresseux, oisifs, fainéants, indolents qui ne font pas leur travail, veulent collecter des étudiants.

@ Alain

Un boycott c’est ne pas acheter les produits d’une entreprise le refus de suivre des cours le refus VOLONTAIRE de ne pas manger. Celui qui veut ne pas aller aux cours n’y va pas et celui qui veut y assiste.

Par contre une grève légale au Québec interdit pour tous de suivre des cours et non pas simplement ceux qui le veulent. Dans le même sens, elle interdit aux travailleurs qui veulent remplacer ceux qui font la grève, les scabs.

C’est pour cela que les detteux irresponsables et inconscients et les libertariens rêveurs insistent sur le mot boycott. Ils profitent d’un vide juridique que les tous gouvernements sont trop lâches pour le combler.

@ Youlle (# 18):

Apparemment, les « dretteux » ne sont pas les seuls à vouloir continuer à appeller ça un boycott.

Votre Martine Desjardins semble plutôt d’accord avec ces libertariens…

Elle trouve qu’avec le « système démocratique » estudiantin actuel, c’est plus facile de manipuler les associations que dans un règlement de droit de grève encadré…

http://www.youtube.com/watch?v=rn-S9NQsnXY

Des commantaires?

@ Denis Drouin (# 15):

Mais l’ASSÉ a eu exactement le même genre de stratégie de la chaise vide lors du sommet sur l’éducation organisé par Jean Charest à l’automne 2011 et ils étaient alors encensés par les gens de votre espèce pour leur attitude démocratique, audacieuse, etc… Bref, on n’avait que des qualificatifs à la bouche à l’époque.

Mais aujourd’hui, ils seraient devenus grognons et renfrongnés pour avoir systématiquement la même attitude?

Eh ben… À quoi doit-on ce virage à 180 degrés de votre part?

@ François 1

« Apparemment, les “dretteux” ne sont pas les seuls à vouloir continuer à appeller ça un boycott. »

Comme d’habitude libertariens et dretteux déforment et mentent pour faire passer leur pilule sinon personne n’en voudrais.

Mme Desjardins veut négocier le droit de grève ou non à part et non dans un ensemble. Faire le ménage pour donner plus de poids à l’ensemble des étudiants.

Non les dretteux et les libertariens ne sont pas seuls à utiliser le terme boycott, mais pas Mme Desjardins comme vous voulez le faire croire.

C’est connu, les libertariens sont contre le droit de grève, contre le gouvernement, contre les droits d’associations, contre les lois qui empêchent les entreprises de fourer le consommateur, contre la réglementation qui causent les crises de 2008…..Ils sont pour la grosse police, très grosse et anti-social.

Voilà le pourquoi de vos interventions: la propagande.

Je me demande pourquoi vous dites « ma Matine » Une argumentation?

@ Youlle (# 21):

Martine Desjardins est clairement et limpidement CONTRE le droit de grève aus étudiants. CONTRE!

Pourquoi? Parce que ça forcerait les associations étudiantes à respecter quelques règles élémentaires en matière de DÉMOCRATIE! Suite à quoi, ces mêmes associations ne pourraient PLUS manipuler et tripoter les réunions et les assemblées comme ils l’ont fait à multe reprises au printemps 2012.

Voilà les FAITS!

Pour ce qui est de la définition des libertariens, en résumé, nous sommes en faveur de plus de LIBERTÉ et de libre-arbitre et exécrons l’asservissement aux fonctionnaires, aux politiciens et aux groupes d’intérêt ainsi que l’opression de la tyrannie étatiste que nous impose la vision bolchévique du Québec actuel.

Exemple:

Vous dites: « contre les lois qui empêchent les entreprises de fourer le consommateur… » (sic)

Je réponds: Comme votre SAQ?

Et TOC!

Les libertariens mentent pour défendre leur dogme impossible dans le monde réel.

Ils mentent en comparant le SAQ à celle de l’Alberta et à propos de Martine Desjardins, à savoir qu’elle contre le grève des étudiants.

Martine Desjardins à dit, clair et net, qu’elle ne ne savait pas et ne voulait pas se prononcer avant les discutions des gens concernés.