Brian Topp, les putes, le Québec et moi !

Avertissement: ce billet ne contient aucune relation de contact charnel. Mais il y sera question, de manière rhétorique, de péripatéticiennes. Un peu de patience.

Brian Topp est un des candidats favoris à la direction du NPD, donc au poste de chef de l’opposition, donc au poste de premier ministre aux élections de 2015. Je l’ai connu en 1998, lorsqu’il était conseiller du premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, Roy Romanow. Oui, le Romanow qui a négocié avec Jean Chrétien l’entente fameuse de la «Nuit des longs couteaux», qui isolerait le Québec pour l’avenir prévisible.

Roy Romanow, l'agent-double d'Ottawa, et son conseiller Brian Topp

Romanow était cette année-là le porte-parole des provinces dans les discussions avec le fédéral. Puisque j’étais conseiller de Lucien Bouchard, Topp était un de mes vis-à-vis dans ces discussions.

Un peu de recul, avant d’en venir au sujet sexy qui vous intéresse. De 1996 à 1999 s’est déroulé un intéressant pas de deux entre le Québec et les provinces canadiennes. Il y était question de « l’union sociale », une entente entre les provinces et le fédéral qui aurait, à notre avis, augmenté le pouvoir d’Ottawa danslces compétences provinciales. Nous étions évidemment contre et avions refusé de nous associer au processus.

À chacune des rencontres annuelles d’été de ce qui ne s’appelait pas encore le « Conseil de la fédération », Lucien Bouchard demandait sans détour à ses homologues si leur future union sociale allait imposer ses décisions au Québec.  Question accueillie par un long silence.  Le Québec comblait ce silence en réitérant toujours la même condition : l’introduction du principe de « droit de retrait », c’est-à-dire de la capacité d’une province, comme le Québec, de refuser une nouvelle initiative pancanadienne mais de conserver sa part de financement de l’initiative.

À l’été 1998 : déblocage.  Les provinces intègrent à leur position la notion de « droit de retrait » et réussissent à convaincre le Québec d’adhérer à leur front commun. Mais les provinces sont très vulnérables financièrement.  Les compressions fédérales en santé et leur propre redressement budgétaire ont provoqué une crise majeure de leurs réseaux de santé et elles ont un grand besoin de fonds additionnels.

Début 1999, les provinces savent que des surplus fédéraux sont disponibles pour le budget de février et elles veulent leur part.

La carotte de Jean Chrétien

Alors que, fin janvier, les provinces étaient convenues d’un projet complet d’entente d’union sociale avec droit de retrait, Jean Chrétien intervient pendant les quatre premiers jours de février auprès des premiers ministres pour qu’ils abandonnent leur position et qu’ils acceptent son propre projet à la place. (Oui, oui, les putes s’en viennent, soyez patients !)

Chrétien et son allié, Romanow

Son projet, oeuvre de Stéphane Dion, a ceci de particulier que, pour la première fois de l’histoire du Canada, les provinces reconnaîtraient formellement le droit du gouvernement fédéral d’intervenir directement, avec son propre argent, dans n’importe quel champ de compétences des provinces en matière sociale et d’éducation supérieure. Si une province n’offrait pas un futur et nouveau programme et n’entendait pas l’offrir, car elle n’en partageait pas l’objectif, elle pourrait aller se faire cuire un œuf, avec son propre argent.

Lorsqu’il convoque les premiers ministres à sa résidence du 24 Sussex, début février 1999, Jean Chrétien a une carte à jouer pour soumettre les provinces à sa version de l’union sociale : l’augmentation des transferts en santé.

Deux des premiers ministres les plus influents du pays, tous deux conservateurs, donc d’un parti opposé à celui de Jean Chrétien, désignent précisément cet enjeu lorsqu’ils se présentent à Ottawa le 3 février, veille de la rencontre avec Chrétien.  « Nous savons tous ce que nous voulons, dit Mike Harris, de l’Ontario.  Nous voulons plus d’argent. » Ralph Klein, de l’Alberta, fait sienne une réplique d’un film américain à succès : « Show me the money! » (montre-moi l’argent !). Quant à Glen Clark, néo-démocrate de la Colombie-Britannique, il met la barre bien haut en débarquant de son avion : « En substance, je vais appuyer le gouvernement fédéral. »

Brian Topp, le 3 février 1999

Bon, j’y viens. Roy Romanow a convoqué Lucien Bouchard dans la suite de son hôtel, à Ottawa, pour lui annoncer la nouvelle. En tant que représentant des provinces face à Ottawa, Romanow appuie à 150 % la proposition… fédérale. Il a parlé aux autres collègues pour les en convaincre, s’il en était besoin : ils acceptent de donner expressément au gouvernement fédéral un droit d’ingérence, en échange de la promesse d’un rétablissement partiel de leur financement en soins de santé. Les provinces abandonnent la position commune élaborée quelques jours plus tôt avec le Québec, ne demandent aucun changement à la proposition fédérale, qui devient document officiel, refusent même la proposition québécoise de poursuivre les discussions. Comme en cette nuit de 1981, Romanow est l’agent de Chrétien dans la maison des provinces. L’instrument de l’isolement du Québec.

Topp: un esprit vif !

Brian Topp, moi et un autre conseiller de Romanow faisons la conversation, dans l’antichambre, en attendant que Romanow explique à Bouchard l’ampleur de la capitulation provinciale. Entre nous, nous faisons exprès d’éviter l’épineux sujet qui occupe nos patrons respectifs dans l’autre pièce. La messe est dite, le forfait commis, point besoin d’en rajouter.

Alors, on jase. On discute d’abord de la faiblesse de l’opposition que le NPD doit affronter en Saskatchewan. Un des députés d’opposition, me raconte Topp, a été pris la main dans le sac — façon de parler — avec une femme de petite vertu. On mentionne aussi la mésaventure d’un député du Bloc, tombé dans le piège d’une jolie flic jouant à la péripatéticienne dans une rue mal famée d’Ottawa.

Puis, me vient en tête une anecdote, chevauchée par une arrière-pensée politique.

Un bon film. Une blague politiquement chargée...

Cela me fait penser, dis-je, à cette histoire qui ressemble au film Indecent Proposal avec Robert Redford et Demy Moore. Un homme élégant va voir une jolie femme dans un grand hôtel et dit la trouver si séduisante qu’il est prêt à lui offrir un million de dollars pour passer la nuit avec elle. Affirmant qu’elle n’a jamais fait ça dans le passé, mais le trouvant fort beau, elle accepte.

Dans l’ascenseur, l’homme se ravise et lui dit: ‘vous savez, un million c’est beaucoup d’argent. Je vais vous donner 100 $’

‘Quoi ? rétorque la dame, outrée. 100$, mais je ne suis pas une pute!’

‘Madame, reprend l’homme, on a établi ce que vous étiez. Maintenant, on discute le tarif.’

Dans l’instant où j’ai terminé la blague, Topp a enchaîné: « C’est nous, la pute ? Nous, les provinces ? »

J’avais raconté l’anecdote dans l’espoir qu’un peu plus tard, dans la nuit ou au matin, lui et son collègue se disent : «coudon, il parlait-tu de nous, là ? »

C’était sans compter sur la vive intelligence, ou le grand sentiment de culpabilité, de Brian Topp.

« If the shoe fits », répondis-je, un grand sourire aux lèvres. Ce qui a créé un froid dans la conversation, interrompue par Lucien Bouchard sortant de sa rencontre avec Roy Romanow.

Brian Topp, le 4 février 1999

Le lendemain, les premiers ministres sont conviés à déjeuner au 24 Sussex. C’est Jean Chrétien qui sert la soupe. Nous, du Québec, pensons que Chrétien a fait connaître à l’avance aux autres provinces le nombre de dizaines de millions dont ils bénéficieront lors du budget imminent, pour les soins de santé, donc le tarif convenu pour renoncer à la virginité provinciale dans l’union sociale.

Nous sommes donc totalement estomaqués d’apprendre que, ni auparavant ni pendant le déjeuner, Chrétien n’a donné de chiffre. Il obtient donc la signature de toutes les provinces anglophones à l’expansion du pouvoir fédéral de dépenser sans avoir montré le bout de son porte-feuille. La promesse seule a suffi.

Les conseillers piétinent à l’extérieur de la résidence du premier ministre, en attendant la conférence de presse commune (j’avais enjoint à Lucien Bouchard de partir pour Québec et de préparer une déclaration distincte, mais je garde cette histoire pour une autre fois).

Brian Topp me repère dans le groupe et vient vers moi. « Alors, qu’est-ce que tu en penses ? ».

« Je pense que vous n’avez même pas négocié le tarif ! »

Fin de la conversation.

L’ancien chef libéral québécois Claude Ryan a commenté cet épisode comme suit :

« C’est la troisième fois, au cours des 30 dernières années, qu’après s’être engagé dans une démarche commune avec les autres provinces et territoires, le Québec aura été lâché en cours de route par ses partenaires. »

Troisième fois : le rapatriement de 1982, Meech en 1990, l’Union sociale en 1999.

Brian Topp n’était pas un décideur dans cette affaire. Seulement un exécutant. Et il est hasardeux d’imputer au conseiller les méfaits du décideur, j’en sais quelque chose. Mais voilà le creuset politique dans lequel il a exercé. Un environnement où le Québec est, en dernière analyse, quantité négligeable. J’aimerais pouvoir dire que j’ai entendu, ou lu, Brian prendre de la distance par rapport à ces événements et à ce comportement. Ce n’est pas le cas.

J’ai lu autre chose, cependant, à son sujet et au sujet du Québec. J’y reviens dans le prochain billet. Mais je donne un préavis : cette fois, aucune prostituée ne fait d’apparition, même rhétorique…

Demain : Brian Topp et le Québec, printemps 2011

Pour suivre la série : Topp et Mulcair

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Je ne suis pas surpris par cette histoire de pute ,de toute facon au quebec on s est toujours fais fourre par le federal et maitenant c est rendu au tour de stephen le dangeureux dictateur evangeliste de l alberta

Super intéressant. Merci Monsieur Lisée!

J’ose espérer que ces renseignements se diffusent le plus largement possible au Québec car on voit le genre de personnage que le NPD attire. Vu ses précédents il faudrait qu’il porte un avertissement du genre: poison pour le Québec!

Le Canada des dix povinces dont les pouvoirs peuvent être traficotés sans gêne par le ROC sans égard à la volonté du peuple québécois et de son gouvernement de faire respecter la constitution est un canular.

La confédération, nous devons plutôt dire la fédération canadienne, de 1867 était une supercherie. Le Roc et son gouvernement central, Ottawa, n’ont jamais respecté l’Acte constitutionnel de 1867 et se sont donné en 1982 un pays unitaire, le Canada, lors du rapatriement du BNAA (British North America Act. Autrement dit,
en 1982 la colonie britannique “The Province of Quebec” a été livrée au ROCANADA par PET et ses 75 mercenaires québécois de la « House of commons ».

Comment qualifier presque la totalité des élites francophones du Québec qui depuis toujours cautionnent le statut colonial du peuple québécois sur son territoire en retour de privilèges de tout ordre accordés par leur maître ? Si cela n’est pas la pratique de la “péripatitécie” alors qu’est-ce que c’est ?

Historiquement, de tout temps la pleutrerie et la putasserie de nos élites québécoises ont été le fondement même des relations du Québec avec les Rocanadians.

Merci! Mais je me suis étouffe à plusieurs reprise en lise ce billet. Surtout lorsque vous lui dit qu’ils n’avaient même pas negocié leur tarif… Trop bon.

Topp ou Mulcair, qu’est-ce que ça peut bien faire! Le NPD est un parti pancanadien voué à l’unité canadienne, on n’apprend rien là!

Mulcair est un ancien avocat d’Alliance Québec, qui a combattu la loi 101. Est-ce vraiment mieux?

Pour ma part, je me fiche bien du prochain chef du NPD. Ce sera du pareil au même.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de trouver notre place au sein du Canada, c’est d’en sortir au plus sacrant!

Selon Chantal Hébert, l’échec de ces coalitions provinciales relèverait principalement du PM du Québec.

Extraits de sa chronique de l’Actualité du 1er Avril 2012:

« Lors des négociations constitutionnelles de 1981, le professeur Howard Leeson dirigeait l’équipe de fonctionnaire qui épaulait le PM de la Saskatchewan, Allan Blakeney. Dans un ouvrage publié à l’occasion du 20ième anniversaire de la conférence fédérale-provinciale qui a mené au rapatriement de la constitution, il impute l’échec de René Lévesque à sa méconnaissance de la marge de manoeuvre de ses homologues provinciaux. »

Mme Hébert continue:

« On pourrait appliquer le même diagnostic à Robert Bourassa… »

Aujourd’hui, M. Lisée nous apprend que M. Bouchard avait lui aussi une méconnaissance de la marge de manoeuvre de ses homologues provinciaux.

Espérons que certains tirent une leçon de ces expériences.

Cette anecdote me ramène à l’esprit une caricature magnifique ( une parmi tant d’autres) de Chapleau. Probablement en rapport direct avec les évènements que vous venez de relater monsieur Lisée.

Dans cette caricature, on pouvait y voir Jean Chrétien présentant un plat de » peanuts » en disant: » Eh bien! V’là des peanuts, et si vous êtes gentils…eh bien vous aurez des bonnes peanuts….mais si vous êtes moins gentils…alors-là vous aurez un tas de « peanuts ».

Je l’avait trouvé drôle.

Je trouve que monsieur Ryan était vraiment tyrop modeste. Il le savait d’ailleurs mais cela n’a jamais suffi pour qu’il francisse le pont vers la souveraineté.

Mais il le savait pertinemment que ces grandes et basses messes fédérales sont une collection de dîners de cons, où le Québec a pratiquement toujours le mauvais rôle, seul de son espèce avec cette bande de r..s.

Et par ailleurs, c’est exactement ce qu’il fait à coups répétés le fédéral. Il intervient directement, avec son propre argent (allo, il l’a puisé directement dans nos poches), dans n’importe quel champ de compétences des provinces en matière sociale et d’éducation supérieure.

Ainsi les chaires de recherches dans les universités.

Oui, je me souviens très bien de cette citation de Claude Ryan à l’effet que le Québec s’était fait flouer une 3e fois…

Avis à tous ceux qui croient que le Canada anglais pourrait, un jour, accepter de renégocier l’infâme constitution de 1982!Ah oui, j’oubliais…euh! Euh! Ce pays devait être une CONfédération.

Monsieur Lisée, je crois qu’il faut rendre à César ce qui appartient à…Churchill!

« Il se raconte une vieille histoire sur feu Sir Winston dans une soirée. Probablement une de ces nombreuses soirées au cours desquelles on avait rarement vu autant de cognac, brandy et scotch être ingurgités par une personne dont les historiens nous disent aujourd’hui qu’il n’était pas un alcoolique. Il tituba vers une mondaine et lui posa une question :

Churchill : « Madame, passeriez-vous la nuit avec moi pour 5 millions de livres ? »
La femme : « Mon Dieu, M. Churchill… Et bien, je suppose que… nous devrons en discuter les termes, bien sûr. »
Churchill : « Passeriez-vous la nuit avec moi pour 5 livres ? »
La femme : « M. Churchill, pour qui me prenez-vous ??! »
Churchill : « Madame, nous savons à quoi nous en tenir. Maintenant, nous marchandons. »

Autrement, je n’ai trouvé aucune trace de ces paroles dans le film Indecent Proposal.

(Suite) Ce dialogue est aussi parfois attribué à G.B.Shaw, Bertrand Russell, Mark Twain ou W.C.Field…

“Quoi de neuf???
Thomas Mulcair NDP était libéral!
Bob Rae libéral était NDP!

Lors du vote sur les mesures de guerre en 1970, Il y avait vingt députés NDP au parlement. Tommy Douglas fut le seul à avoir le courage de voter contre et il en a payé le prix politique.

De plus, le NPD a appuyé les libéraux lors du rapatrieme¬nt de la constituti¬on de Trudeau en 1982 et lors de la loi sur la clarté de Dion récemment!¬!!!

En 2008, le NDP a voté contre le retrait des troupes en Afghanista¬n en février 2009 et plus récemment, pour le maintien des attaques en Lybie.

Est-ce un hasard que quand j’écoute ces Layton (Turmel-Bo¬ivin) ou Mulcair (Saganash)¬, j’ai l’impressi¬on d’entendre PET…. un demi-siècl¬e plus tard ! « Un non, c’est un oui….. ». Soyons clair ! Le NDP est un parti ultra centralisa¬teur et fédéralist¬e!!!”

J’ai lu quelque par, suite a de bonnes chroniques:

Que les polichinels(politiciens) c’est comme des couches …il faut les changees souvent car sa pue.
Ici au quebec on attend trop longtemps car la ,c’est vrai qu’on est tous dans la merde et grace a qui, ici notre polichinel qui danse et danse,danse pendant que nous on l’applodie.
Nous dormons mais quant nous nous reveillerons .. il y avais sur une murale quelque part ‘Vous êtes pas tannés de mourir, bandes de caves ‘ Je ne reconnais pas le pays le Canada.En attendant regardons star académie sa passe le temps.je m’excuse je pensais ecrire sur mon post- it et c’est parti.j’efface le tout.

Comme toujours, M. Jean-François Lisée nous révèle des secrets d’alcôve que bien peu de Québécois connaissent en détail… MERCI ! J’ai hâte à demain pour la suite de ce film d’aventures fantastiques …alias « thriller » en anglais ou pour les putes anglicisées
(Source: Marie-Éva de Villers, Multi dictionnaire des difficultés de la langue française, Éd. Québec-Amérique, 1996)

L’unité canadienne (et conséquemment le renforcement du pouvoir fédéral) s’est toujours fait sur le dos du Québec, d’où l’importance de sa présence… 😉

Je crois que le « rapport de force » est déterminant dans notre jeune histoire.

J’ai suivi de très près et avec un vif intérêt touts ces évènements. De la crise d’octobre ’70 à aujourd’hui.

Avec Bélanger-Campeau, la table était mise, les conditions gagnantes, réunies. Mais le tricheur nous a trahis.

Après le référendum de 1980, je crois que nous pouvons considérer que le rapport de force était pratiquement inexistant. Le plus grand salaud du Canada à cette époque, avait tous les atouts en main. Il s’est emparé de la mise et a bien joué cette ronde-là. Avec la complicité de ses partenaires canadiens…cela va de soi.

Et c’est ainsi que le Québec s’est fait découdre…

En 1995, les dés étaient pipés, le jeu faussé, le croupier, un croupion!

Nous avons gagné en 1995, comme nous gagnerons « la prochaine fois » si nous avons le rapport de force nécessaire, indispensable.

Comment obtenir ce rapport de force?

En fait, nous l’avons déjà mais nous n’en sommes pas pleinement conscients. Le Canada dans sa forme actuelle, n’existe plus sans le Québec. Il est profondément modifié et ainsi le Québec se donne les coudées franches…

Ce serait la fin du règne de la monarchie constitutionnelle britannique en ce pays.

Les montagnes rocheuses ne disparaîtraient pas, ni le Canada. Mais toutes les parties devraient jouer franc-jeu! Le Québec serait un joueur à part entière et respecté. Quel changement!

Pour la première fois au casino canadian, le Québec s’annoncerait d’une seule voix et à l’occasion pourrait frapper sur la table en y abattant ses atouts.

Mais nous devrons préalablement nous assurer de la provenance du jeu de cartes…

À suivre…

Dis moi avec qui tu te tiens et je te dirai qui tu es.

On comprend beaucoup mieux qui est Brian Topp.

J’ai tellement hâte au jour ou notre Premier ministre discutera d’égal à égal avec celui du Canada plutôt que de perdre son temps avec des deux de pique qui dirigent des provinces canadiennes et qui sont toujours prêts à se vendre pour des broutilles au Gouvernement fédéral.

Très intéressant. Mais ce qui me laisse un petit malaise c’est le texte vient de quelqu’un qui, pendant toute la durée de l’affaire, était conseiller de … Bouchard.
Celui qui dès son arrivée s’est mis à plat ventre devant les agences de cotation de New York et qui travaille maintenant pour Talisman à titre de lobbyiste. (Passons sous silence son engagement par l’OSM pour que celle-ci obtienne sa salle de spectacle, l’affaire récente des voitures de métro, etc.).

Cela dit sans offense. C’est juste que cela montre qu’en politique…

Qu’est-ce qu’on fait encore dans ce pays qui nous crache dessus ?

« Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves !»

Ce matin nous apprenons qu’un Léger&Léger donne un oui à la souveraineté à 45% et que le Bloc est en tête au Québec avec 33% devant le NPD,c’est encourageant…

l’Histoire de ce pays n’est que trahison, mensonge et de négocier($$$) pour la loyauté.Rien de glorieux,rien de grand car tout s’est fait tout croche!

Nous ne devons surtout oublier que le NPD est essentiellement un parti fédéraliste et même centralisateur. Mulcair, pour sa part est un dangereux arriviste qui n’hésite pas à changer sa veste de bord au gré du vent et de ses propres perspectives de réussite. Bref, je ne fais aucune confiance au NPD et encore moins à Mulcair.

Quant à Brian Topp, il semble bien être l’homme de l’establishment du NPD. Aussi advenant qu’il devienne chef de son parti, le NPD n’en deviendra pas plus attirant pour moi.

La relation que vous nous faites de ces évènements nous indique bien le Canada restera le Canada et que le Québec ne restera toujours que le fruit de la conquête, le butin, rien de plus.

Aux trois évènements dont référait Claude Ryan, il ne faudrait pas oublier l’Acte d’Union de 1841 par lequel le Québec de l’époque a épongé la moitié de l’immense dette du Haut-Canada (Ontario) assurant ainsi son essor économique à notre détriment. Une autre façon de se faire fo****. Privilège du vainqueur ?

Les putes du NPD dont Romanov en tête ont toujours été des centralisateurs et pour eux , le fédéral est le seul gouvernerement pertinent comme le pense l’ensemble du ROC …..

Le Québec francophone devrait faire une proposition au ROC anglophone : Nous leur laissons Mulcair et Harper et même Chrétien, devenu, un Ontarien d’Ottawa Nous pouvons aussi leur offrir M. Dion et Charest, en retour des Plaines d’Abraham et de la Citadelle de Québec.

Le NPD ne répétera pas l’exploit au Québec de la dernière élection. Ceux qui y croit étaient absent. Si en plus, Topp en est le «leader», ils vont presque disparaître de la carte au Québec lors des prochaines…

Bonjour Monsieur Lisée.

Vous écrivez ceci: » Comme dans cette nuit de 1982, Romanow est l’agent de Chrétien dans la maison des provinces … » Il est étonnant qu’un »conseiller » de votre »envergure » situiez »la nuit des longs couteaux » en 1982!!! Ce triste épisode de l’histoire du Canada et du Québec a eu lieu lors de la conférence constitutionnelle fédérale-provinciale de novembre 1981 à Ottawa. 1982 c’était l’année du rapatriement de la Constitution et l’événement s’est déroulé en plein jour! Vérifiez vos faits.
Pour bien »conseiller », il est au moins utile de faire la différence entre le jour et la nuit …

Pour ce qui est des putes, je les respecte. Tant qu’il s’en trouvera pour les payer, le plus vieux métier du monde perdurera. Bien sûr, il ne s’agit pas toujours de femmes qui se tiennent aux coins des rues.

Pour revenir au NPD, il était, est et sera toujours fédéraliste. Peu importe la personne aux commandes.

Les vendus en politique, ils sont légion…

Les politiciens intègres sont très appréciés par le peuple qui sait les reconnaître. Ils sont plutôt rares malheureusement. Il est vrai que le pouvoir corrompt.

Nous ne devons pas compter sur les autres pour avancer. Il nous appartient de décider ce que nous voulons et nous arrivons maintenant à la croisée des chemins.

Je crois que les prochains mois seront déterminants.

Divisés, nous n’avons aucun rapport de force.

Voilà pourquoi nous devons absolument travailler à créer l’unité dans nos rangs.

Unis nous sommes invincibles. Divisés, nous allons régresser pour finalement nous dissoudre dans la patente fédérale.

Continuons notre travail, redoublons d’efforts, restons unis, nous vaincrons!

EH oui, il semble que l’on aime se faire fo**** et l’on est pas tannés de mourir à petit feu.
Au Québec tout est farce et comédie et ceux qui mènent se servent de notre bonhommie pour nous induire en erreur; soit en économie avec la peur et le fédéral on en parle pas, ils ont tous les outils en main pour nous faire prendre notre trou.
C’est triste de voir toutes ces magouilles à tous moments venir entraver la Marche d’un peuple si pacifique et surtout plein de ressources que le ROC n’a même pas.
Nous dans les régions(comme on dit de nous) nous avons fait notre choix depuis longtemps, nous avons pris partie pour le pays depuis 1976(rappelez-vous) et nous sommes encore là a chacune des élections depuis ce temps.
NOUS ATTENDONS QUE LES VILLES FASSENT LEUR CHOIX.
Pauvre de vous, poigner par vos jobs, vos chars trop chers, vos maisons et vos faux rêves de consommateurs à la PKP ou à la Desmarais qui vous poussent ou il ne faut pas aller. Vous faites bien pitié et des JF Lisée il vous en faudrait un par rue.

Monsieur Lisée,

Je vous remercie d’avoir apporté la correction à propos de la date de la très malheureuse »nuit des longs couteaux » …

Cet épisode a été l’un des plus sombres de l’histoire des relations fédérales-provinciales au Canada, quel que soit le camp auquel on appartient. Il est utile qu’on s’en souvienne.

Il est également consternant que cette erreur n’ait pas été réparée, plus de 30 ans après les faits.

Finalement ce que je déduis de votre billet, les conservateurs de Harper sont des maudits bons gars, ils donnent des hausses de transfert en santé et ils n’impose AUCUNE condition. On devrait sauté de joie!

M. Lisée,

Comme juif qui a perdu des êtres chers lors de la Shoah, je me sens blessé par votre usage de l’expression, « la nuit de longs couteaux » dans le contexte canadien.

Selon Wiki: « La nuit des Longs Couteaux est l’expression généralement utilisée pour faire référence aux assassinats perpétrés par les nazis en Allemagne, au sein même de leur mouvement, entre les 29 juin et 2 juillet 1934, et plus spécifiquement pendant la nuit du 29 au 30 juin 1934.

Cette purge permit au chancelier Adolf Hitler de briser définitivement toute velléité d’indépendance de la SA, débarrassant ainsi le mouvement nazi de son aile populiste qui souhaitait que la révolution politique soit suivie par une révolution sociale. De ce fait, elle rassura la Reichswehr, les milieux conservateurs traditionnels, les grands financiers et industriels, principalement issus de la bourgeoisie prussienne et hostiles à des réformes sociales de grande ampleur, tout en créant un climat de terreur vis-à-vis de tous les opposants au régime. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_des_Longs_Couteaux

@Leslie Cohen
Comme vous le savez peut-être, l’expression préexistait à l’événement auquel vous faites référence et fut utilisée dans plusieurs autres contextes depuis:

The Night of the Long Knives was the purge of Adolf Hitler’s political opponents in Nazi Germany in 1934.

Night of the Long Knives may also refer to:

Night of the Long Knives (Arthurian), the massacre of British chieftains by Saxons at peace negotiations ca. AD 460
Night of the Long Knives (1962), British Prime Minister Harold Macmillan’s dismissal of seven members of his cabinet
Night of the Long Knives, the Saturday Night Massacre during the Watergate scandal in 1973
Night of the Long Knives, the assassination of Alexander Burnes in November 1841 in Kabul, Afghanistan
Night of the Long Knives, the Kitchen Accord in 1981 in Canada
Night of the Long Knives, a song from the 1981 album For Those About to Rock (We Salute You), by Australian rock band AC/DC.
Night of the Long Knives, episode 14 of the 1966-67 Television series The Time Tunnel, featuring the prospect of an uprising on the India and Afghan border in 1886 at the time of Rudyard Kipling.
Night of the Long Knives, a night stage in the Monte Carlo Rally over the Col de Turini.

Bien cordialement,
JF Lisée

Y’a au moins un Québecois qui se rapelle de notre devise… et l’applique auprès de ceux qui n’y étaient pas!

Merci pour cette petite leçon de petite histoire.

Que cherche à démontrer J.F.L.? Que les francophones n’ont ni frère, ami ni allié au monde tout de couleurs et d’identités variés canadien? Que seuls les Québécois sont assez tournés sur leur passé et orgueil qu’ils se donent excuse de ne pas participer à leur gouvernement?

Attention M. Lisée… Votre réponse à Leslie Cohen pourrait vous attirer un blâme de l’Assemblée nationale, comme celui qui fut voté «à l’aveuglette et en panique» à l’encontre de monsieur Michaud à l’époque!

@Paul-Gabriel Dulac

Je ne sais pas où vous allez chercher une telle interprétation du billet de M. Lisée. Tout ce que j’y vois c’est une démarche vers la reconnaissance de nos revendications pour édifier une société basées sur notre spécificité.

Nos adversaires ne sont pas les Canadiens du ROC, se sont ceux qui nous empêchent d’accéder à la souveraineté, ce sont aussi ces vendus comme Trudeau, Chrétien et Dion qui sont disposés aux plus grandes bassesse pour satisfaire les maîtres fédéralistes.

on ne manquera pas les prochains textes sur le sujet. Toujours bien intéressant de vous lire.!
Pourquoi,étant donné qu,on a payé la dette du Haut-Canada, en 1841, doit-on maintenant être toujours menacé par ROC de la grosse dette que nous aurons à payer le jour où, enfin, on obtiendra notre indépendance?? Eux ne l’ont pas payée lors de l’Union,, nous, on ne fera pas comme eux, on payera lors de la Séparation… Quand ils nous menacent de la dette à payer, on devrait davantage leur rappeler qu’ils n’ont jamais payé la leur…

@Paul-Gabriel Dulac

Sauf votre respect monsieur Dulac la question n’est pas de oui ou non «participer à leur gouvernement».

Le gouvernement fédéral, ce n’est pas notre gouvernement monsieur Dulac. C’est fini, ou du moins ça achève, l’illusion que nous sommes canadiens (au sens moderne de l’expression).

Nous sommes Québécois monsieur Dulac. Notre pays c’est le Québec. Notre gouvernement 9 et j’espère le vôtre) c’est le Gouvernement du Québec.

D’où l’urgence d’y faire le ménage au plus sacrant, et de l’établir une fois pour toutes.

Bonne chance au Canada. Mais il nous a assez f….é comme ça. On n’en veut plus du Canada.

@ Paul-Gabriel Dulac

« Que seuls les Québécois sont assez tournés sur leur passé et orgueil qu’ils se donent excuse de ne pas participer à leur gouvernement? »

Au contraire, les Québécois sont tournés vers l’avenir et ils veulent être ce qu’ils sont sachant que pour eux au Canada le passé est garant de l’avenir.

Il ne faut pas vivre dans le passé, mais se tourner vers l’avenir et toujours se souvenir.