Broadbent et Mulcair, prise 2

Ed Broadbent, qui est considéré comme la plus influente éminence grise du NPD, en a remis contre Thomas Mulcair, cet après-midi, sur les ondes de CBC (Power and Politics). Il lui reproche son discours sur la modernisation du parti, le flou de son programme et de ses projets pour bâtir une équipe. Il craint qu’il suive l’exemple de Tony Blair et il s’inquiète de la direction que le parti pourrait prendre sous sa gouverne. Il est allé jusqu’à affirmer que Thomas Mulcair devait sa victoire à ces stratèges d’Ottawa contre lesquels il a émis des critiques. L’insistance de Broadbent est étonnante en cette fin de course car en affichant ainsi sa méfiance envers M. Mulcair et en soulignant à gros traits ce qu’il considère être ses travers, il prend le risque, si M. Mulcair gagne, d’offrir aux conservateurs des munitions pour la prochaine campagne électorale. Et à plus court terme, sa sortie pourrait rendre plus difficile d’unifier le parti, une fois la course terminée.

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Non, vraiment pas. Ça ne me tire aucune larme. Mais sa sortie montre qu’il a vraiment peur que Mulcair gagne la course.

Je trouve l’attitude de monsieur Broadbent très déplorable. Nous avons ici un parti avec un potentiel de renverser le gouvernement sortant aux prochaines élections. Je crois qu’il y a cependant quelques composantes de bases et inévitable : un chef intéressant, un électorat très élevé en provenance du Québec et la modernisation du parti. Actuellement le seul candidat réunissant toutes ces composantes est Thomas Mulcair. Un appui de monsieur Broadbent (ou l’abstinence) aurait aidé (ou pas nui). En autant que je suis concerné, monsieur Broadband n’a jamais gagné ses élections. Alors comme modèle à suivre, on pourrait se faire un peu plus discret.

Je suis triste de voir qu’encore une fois une personne qui vient du Québec, très bon bilingue, qui risque de faire comme Trudeau un ralliement entre les deux nations avec en plus un volet social, soit décrié par un homme qui a tant contribué au NPD.
Il est possible que le rayonnement du nouveau fasse de l’ombre aux anciens du partis et comme au PQ la vieille garde veut encore diriger le parti…

Le choc des générations existe aussi chez les coqs partisans politiques.
Ahhhhhhhhhh,,,lasy go!!!!

Comme bien d autres, je m etonne de la sortie de Broadbent.

Ne lui en deplaise, Mulcair est le mieux qualifie face a Topp.

1) Mulcair detient l experience de ministre dans un gouvernement
2) Mulcair , comme ancien Liberal, saura mieux vendre aux Liberaux la marchandise NPD
3) Avec l aide d un ancien chef du NPD d une grande province ( Bob Rae, Ontario), il saura moderniser le NPD et attirer les Liberaux de l Ontario pour une fusion du centre-gauche.
4)Mulcair , c est le bi-lingue qui vendra mieux le bilinguisme aux Anglophones puisqu il a eu deja a defendre les Anglophones du Quebec.

Broadbent au moins devrait garder le silence sinon appuyer Mulcair. Broadbent se peint comme une belle-mere a qui ne plait pas le futur gendre.

Il me semble qu’au lieu d’émettre des commentaires accusateurs envers M. Mulcair (ce qui ne fait que démontrer la réussite de sa campagne, voire la grande possibilité d’une victoire) M. Broadbent devrait peut-être s’en tenir qu’à promouvoir la candidature de M.Topp, qui après tout, était supposément un des candidats favoris à gagner cette course, mais qui ne fait que descendre dans les sondages, avec une campagne de moins en moins effective… Ses commentaires négatifs à l’égard de M. Mulcair ne démontrent-ils pas le manque de ceux pouvant être faits en faveur de M.Topp ?

La politique étant l’art du possible et du compromis, tous les partis qui dans le passé se sont rendus jusqu’au pouvoir, se sont vus dans l’obligation d’édulcorer, d’une façon ou d’une autre, les portions disons plus orthodoxe, de leur programme.

Comme chaque militant vote par lui même, l’influence des élites est grandement diminuée.

Monsieur Broadbent n’a malheureusement pas su
mesurer les risques malsains de ses propos contre
Monsieur Mulcair . En effet le NPD risque la
division interne . Pourquoi s’attaquer ainsi à
un Homme aussi compétent que monsieur Mulcair ?
Espérons que tout rentre dans l’ordre !
Bons succès à Thomas Mulcair et Paix au sein du
Parti !
Catherine Prince

C’est une déclaration malheureuse qui risque de contribuer à la zizanie dans le parti mais il a raison quant au fond. Mulcair est un politicien traditionnel qui traine un lourd passé libéral et une arrogance qui frise souvent le mépris. S’il est vrai qu’il peut combattre les conservateurs sur leur terrain et avec leurs tactiques, il est très douteux qu’il soit le chef rassembleur qui pourrait donner une chance au NPD de former le prochain gouvernement fédéral, en particulier avec le fractionnement du vote de centre et de gauche entre 3 ou 4 partis politiques, dépendant d’où on se trouve au Canada.

Cette déclaration malheureuse démontre que la panique a frappé les dirigeants du parti et que c’est par désespoir de cause qu’il l’a faite. Que Mulcair gagne la direction du parti ou pas, cette déclaration ne fait que mettre de l’huile sur le feu de la division et risque de se retourner contre celui qui l’a faite.

Ed Broadbent a maintes fois montré son ignonimie et son manque de jugement en insistant il y a plusieurs décennies pour que le Canada fasse partie de l’internationale socialiste, organisation jadis formée de pays très peu dogmatique et respectueux des droits humins comme la Roumanie (de Caecesciu) , la Russie, la Yougoslavie, Cuba, l’Albanie l’Allemagne de l’Est, la Chine et j’en passe.
Shame on you, Ed Broadbent

Ce sera intéressant si Mulcair devient chef: un PM rationnel, posé et avec des principes, contre un bully grand comédien, ni de droite, ni de gauche, simplement de carrière.

Mon séjour de quelques années (1983-1991) à Ottawa dans le milieu de la politique m’aura permis d’apprécier un Ed Broadbent charmant et censé, du moins au plan personnel. J’ai aimé lui parler, l’écouter, voyager avec lui, surtout en campagne électorale. Il était le prototype du bon gars avec qui il est toujours agréable de s’attarder autout d’une bonne table pour discuter de tout et de rien. Politiquement, toutefois, il faut bien l’avouer et le dire, M. Broadbent n’a jamais été un fervent adepte de la notion de nation accordée au Québec, de sa spécificité et de ses revendications traditionnelles. D’ailleurs, il l’avait clairement indiqué lors du débat entourant les Accords du Lac Meech. Ce bon vieux Ed a toujours préconisé un État canadien centralisateur, rejoignant en ce sens les théories du libéral Pierre Trudeau. Effectivement, M. Broadbent n’a jamais montré beaucoup d’affection pour le Québec ou les idées défendues par les Québécois un peut trop nationalisters à son goût et celles de leurs élus. Les propos qu’il tient aujourd’hui ne devraient donc surprendre personne. Le credo néo-démocrate, c’est ça et ça ne changera pas.
Si le regretté Jack Layton avait tenu avec insistance les mêmes propos centralisateurs, je ne suis pas certain qu’il aurait été en mesure de remporter autant de sièges au Québec, même si on continue toujours de prétendre que les Québécois ont voté pour l’homme charmant qu’il était plutôt que pour les politiques néo-démocrates. C’est malheureux pour cette formation politique, mais ils n’auront fait que passer au Québec, tout comme les adéquistes de Mario Dumont à l’Assemblée nationale. Que Thomas Mulcair devienne le chef du NPD ou non, les carottes sont cuites.

Pierre April
Newport

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