Budget du Québec : Pas d’excuses !

Ce premier budget de l’histoire de la CAQ ressemble en tous points à son chef et fondateur, affirme Alec Castonguay. C’est un budget Legault, l’homme d’affaires centriste, nationaliste et interventionniste qui était parfaitement à l’aise dans le gouvernement de Lucien Bouchard. 

Photo originale : La Presse canadienne

En 2013, l’ancien entraîneur du Canadien de Montréal Michel Therrien avait fait inscrire en grosses lettres « Pas d’excuses – No excuses » dans le vestiaire du club de hockey. La saison précédente avait été désastreuse et le message du coach à ses joueurs était limpide.

Le premier budget du gouvernement Legault porte officiellement le titre Vos priorités, votre budget, mais il aurait également pu s’intituler « Pas d’excuses » — surtout que le premier ministre est un maniaque de hockey.

En parcourant les pages du document, on en vient rapidement à la conclusion que le nouveau gouvernement a les moyens de ses ambitions et que le ministre des Finances, Éric Girard, a répondu à toutes les demandes de ses collègues, qui ont de multiples programmes à mettre en place.

Il n’y aura maintenant plus d’excuses : la CAQ devra réaliser ses promesses et se montrer à la hauteur des attentes élevées qu’elle a suscitées. Les ministres devront remplir leur part du contrat.

Le manque d’argent, souvent évoqué par les précédents gouvernements en s’installant au pouvoir pour modifier leurs promesses et changer de trajectoire, n’est pas un enjeu. Les coffres de l’État débordent.

Le premier budget d’un nouveau gouvernement donne le rythme à un mandat. Il structure la vision pour les années à venir. Si un parti veut pouvoir se présenter devant l’électorat avec des réalisations concrètes dans quatre ans, il doit dès maintenant lancer ses réformes. C’est ce que ce budget fait, dans tous les domaines. Que ce soit en éducation, en santé, pour les aînés ou même en environnement, les dépenses bondissent. Les dépenses de programmes progressent de 5,8 %.

La gestion « rigoureuse » ou « austère » (choisissez le terme de votre choix) des finances publiques par le précédent gouvernement libéral, combinée à une bonne croissance économique au Québec, a produit des résultats spectaculaires.

Il vaut la peine de s’arrêter aux chiffres un instant. Pour l’année financière 2018-2019, qui s’achève le 31 mars 2019, le Québec enregistre le plus important surplus budgétaire de son histoire. Et de loin.

Officiellement, dans les documents du ministère des Finances, il est inscrit que ce surplus atteint 2,5 milliards de dollars. En réalité, il atteint 7 milliards de dollars !

Le précédent record, enregistré l’an dernier, était de 4,9 milliards de dollars. C’est dire si l’État nage dans les surplus.

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Qu’est-ce qui explique l’écart entre le chiffre de 2,5 milliards de dollars des documents budgétaires et mon calcul de 7 milliards ? Très simple. Suivez-moi pendant trois paragraphes, ça ne fera pas mal, je vous le promets.

À ces 2,5 milliards de dollars du document budgétaire, il faut ajouter le versement au Fonds des générations, qui sert à diminuer le poids de la dette. Le ministère des Finances le considère comme une dépense en vertu de la Loi sur l’équilibre budgétaire, mais en réalité, c’est un actif. Cet argent ne disparaît pas. Il n’est pas dépensé. Et c’est un choix politique d’utiliser cet argent à cette fin. Un autre parti pourrait modifier les sommes ou cesser les versements.

Le versement au Fonds des générations pour 2018-2019 atteint également un record, à 3,1 milliards de dollars — c’est 615 millions de dollars de plus que prévu (2,5 + 3,1 = 5,6 milliards de dollars). On s’approche.

L’abondance est telle que le gouvernement Legault a choisi d’imputer à l’année financière en cours, qui se terminera le 31 mars, 1,43 milliard de dollars de nouvelles dépenses prévues pour les années futures. Sans cette manœuvre comptable, qui permet de diminuer d’autant le surplus cette année, le gouvernement aurait dû l’ajouter. Ce qui nous fait 2,5 + 3,1 + 1,43 = 7,03 milliards de dollars. Ce n’est pas rien !

Non seulement les versements au Fonds des générations augmentent, ce qui fait diminuer le ratio d’endettement du Québec, mais la réserve de stabilisation explose. Cette réserve sert à préparer les mauvais jours, lorsque l’inévitable ralentissement économique, ou même une récession, frappera. Cette cagnotte atteint 9,7 milliards de dollars. Là aussi, c’est du jamais-vu dans l’histoire de la province. Est-ce assez ? Le gouvernement ajoute une « marge de prudence » de 300 millions de dollars par année pour les cinq prochaines années, au cas où…

L’équilibre droite-gauche de la CAQ

Ce budget du gouvernement Legault revêt une importance particulière du fait que c’est le premier budget de l’histoire de la CAQ. Rien n’est plus explicite qu’un volumineux document budgétaire pour asseoir une identité idéologique, une philosophie politique, pour un parti encore relativement jeune.

Et que nous dit ce budget ? Que la CAQ n’est pas un parti de droite. Du moins sur le plan budgétaire.

En lisant le document, on constate que les domaines souvent négligés par la droite classique, comme la culture ou l’environnement, reçoivent des sommes supplémentaires. En Ontario, le premier ministre Doug Ford a tout de suite aboli le rabais pour les voitures électriques. À Ottawa, Andrew Scheer souhaite mettre la hache dans le mécanisme de tarification des émissions de carbone du gouvernement Trudeau. Rien de ça ici, au contraire.

Loin d’éliminer des programmes, on en crée de nouveaux. Les dépenses bondissent — 5,4 % pour la Santé, 5,1 % pour l’Éducation. Avec la multiplication des maternelles 4 ans, pour un coût d’un milliard de dollars, on ne pourrait pas être plus loin des fameux Bons pour services de garde de la défunte ADQ, de Mario Dumont, qui voulait aider les parents qui souhaitaient garder leurs enfants à la maison. La construction des Maisons des aînés par l’État, plutôt que par le privé, n’est pas une mesure à classer dans la catégorie « conservatrice ».

L’État, selon la CAQ, intervient dans l’économie ou la vie des citoyens, laissant le libre marché s’asseoir sur sa main invisible. Le « modèle québécois » n’est aucunement remis en question. Investissement Québec reçoit des milliards de dollars afin de prendre des participations dans des entreprises ou sauver des entreprises stratégiques qui pourraient être rachetées par des sociétés étrangères.

Encore un exemple parmi d’autres dans le budget : plutôt que d’ajouter des grenailles en crédits d’impôt pour les activités artistiques des enfants, comme Stephen Harper aimait le faire, laissant aux parents le choix d’y inscrire leur progéniture ou pas, François Legault va subventionner les sorties culturelles des enfants à l’école — les forçant à se frotter aux arts au moins deux fois par année.

Plutôt que d’ajouter un crédit d’impôt qui irait encore complexifier la déclaration de revenus, le gouvernement caquiste va directement payer les lunettes ou les lentilles cornéennes des jeunes de moins de 17 ans, tous les deux ans, par l’intermédiaire de la RAMQ.

Tout ceci est conforme aux promesses du parti en campagne.

N’empêche, tous ces nouveaux programmes et nouvelles mesures soulèvent une question. Que retrouve-t-on pour la base plus conservatrice de la CAQ dans ce budget ? Cette base existe et a suivi François Legault après la fusion de l’ADQ.

Le parti de François Legault est une coalition de plusieurs tendances politiques, et c’est très clair, la tendance sociale-démocrate du parti a obtenu ce qu’elle souhaitait dans ce budget.

Visiblement, quelqu’un au gouvernement a senti le besoin de répondre à cette question, puisqu’à la fin de son discours le ministre des Finances, Éric Girard, a tenu à rendre hommage à Lucien Bouchard et à Mario Dumont pour leur « courage » d’avoir fait de la lutte contre le déficit et du combat contre la dette des chantiers importants de leurs mandats respectifs à la tête de leur parti. Un clin d’œil qui n’est pas anodin.

Vrai que le gouvernement Legault promet de diminuer le rapport dette-PIB plus rapidement que prévu. Et que le Conseil du Trésor souhaite dégager 800 millions de dollars d’économie par année grâce à une meilleure gestion de l’État. Des thèmes importants aux yeux des électeurs plus à droite.

En plus de la gestion de la dette et de l’efficacité de l’État, dans les entrailles du gouvernement caquiste, les stratèges soulignent que la frange adéquiste du parti sera heureuse de la réduction du fardeau fiscal d’un milliard de dollars par année et de l’accent mis sur l’aide aux familles, notamment l’augmentation de l’allocation pour les deuxième et troisième enfants. N’empêche, ce n’est pas énorme compte tenu de l’ampleur des dépenses. «Je n’entrevois pas de grogne », m’a dit l’un des conseillers du premier ministre.

En réalité, ce qui satisfait la base plus conservatrice de la CAQ ne se retrouve pas dans le budget. La diminution temporaire des seuils d’immigration, le projet de loi à venir sur la laïcité et les signes religieux, la hausse de l’âge minimal de consommation du cannabis et la déréglementation du secteur des taxis, notamment, sont plus près du centre droit du spectre politique.

Ce faisant, en oscillant à droite sur le plan identitaire, en affirmant son côté nationaliste en matière économique et en dépensant comme un gouvernement de centre gauche avec son budget, la CAQ occupe énormément d’espace au centre de l’échiquier politique, là où se trouve historiquement le Parti libéral et le Parti québécois. François Legault raréfie l’oxygène politique pour les deux grands partis traditionnels.

Même si le document budgétaire est signé par Éric Girard, plutôt de tendance conservatrice — il s’est déjà présenté sous la bannière de Stephen Harper —, ce premier budget de l’histoire de la CAQ ressemble en tous points à son chef et fondateur. C’est un budget Legault, l’homme d’affaires centriste, nationaliste et interventionniste qui était parfaitement à l’aise dans le gouvernement de Lucien Bouchard à l’époque, et qui a encore l’ancien premier ministre péquiste comme mentor.

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17 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Un GROS merci aux Libéraux et plus particulièrement à Carlos Leitao pour avoir su bien gérer les finances du Québec et ainsi permettre aux Caquistes de jouer au Père Noël.

C’est ce que je souligne dans mon commentaire indirectement. N’eut été des mesures incitatives à un essor économique sans précédent, François Legault n’aurait été en mesure de jouer au Père Noël.

Vous êtes impayable. Quand le gouvernement fait des surplus, cela signifie qu’on paie trop d’impôt et de taxes pour les services qu’on reçoit. Autrement dit, le prix demandé par le gouvernement est trop cher. D’après vous, ce serait de la bonne gestion ! Vous êtes le premier à dénoncer que le Québec est la province la plus taxée et imposée au Canada. Pourquoi, alors, devrait-on remercier un gouvernement qui a entretenu ce système ?

En économie comme en politique, il n’y a pas de magie, donc les argents disponibles en mars 2019 sont en partie le résultat de la performance de l’économie nord américaine, en partie le résultat de certaines décisions d’économie et financières du gouvernement libéral mais surtout le résultat catastrophique de 4 ans de compressions qui ont contribué à déstructurer plusieurs secteurs et services dans de nombreux domaines des services publics.
En gestion de l’administration public, on apprend dans les premiers cours qu’obtenir un résultat sans en évaluer le coût et les conséquences c’est nul.
Alors concernant les salamalecs pour les libéraux on refait ses devoirs!

Assez d’accord avec vous. Ce fut difficile pour tous, mais ça nous permet d’investir où sont les besoins, SANS devoir emprunter.Et si ce nouveau gouvernement gère bien cela,nous en bénéficierons grandement à long terme.

@ Marc Sauvageau:

Entretenu le système??? Au contraire…

Au risque de vous surprendre, au Québec, Presque tous les gouvernements avant celui de Monsieur Couillard faisaient des déficits et non des surplus. C’était presque la norme. Or, grâce à la saine gestion des dépenses dont il a courageusement fait preuve, cet exceptionnel gouvernement a transformé les déficits en surplus ce qui en dit long sur l’incroyable talent de son principal économiste, Monsieur Laetao. Que le nouveau gouvernement a timidement remercié d’ailleurs.

Respect!!!

Par contre, si les différents gouvernements qui ont précédé celui du talentueux Monsieur Couillard avaient fait preuve d’autant de rigueur budgétaire, ben on n’aurait aucune dette accumulée et nous serions parmi les MOINS taxés au monde et nous ne paierions aucun intérêt sur notre dette qui est, comme vous devriez le savoir, le troisième poste de dépense après la santé et l’éducaction.

Ce que j’ai hâte de voir, c’est où en seront nos finances dans 3 ou 4 ans après que les čauistes auront dilapidé l’héritage des Libéraux.

@ Daniel Ouellette:

4 ans de compression… Ah…ah…ah… Visez un peu ceci: https://www.journaldemontreal.com/2017/11/24/ces-austeres-hausses-de-depenses

Il n’y a pas d’austérité quand les dépenses augmentent, ça tombe sous le sens… Les Libéraux n’ont jamais réduit les dépenses mais plutôt ralenti leur croissance de manière à ce que les revenus prennent les devants. De là, les surplus dits structuraux. C’était planifié et parfaitement exécuté.

Vous devriez les remercier pour avoir eu le courage de faire l’excellent travail qu’ils ont fait plutôt que de propager vos fabulations.

@François 1
Plus vous vous avancez dans vos commentaires et plus vous écrivez des inepties. Une règle de comptabilité élémentaire vous dirait que lorsqu’un gouvernement a des excédents budgétaires, il prive le secteur privé, composé des ménages et des entreprises, de revenus. Obligeant ceux-ci à s’endetter puisqu’ils ont accès à moins d’argent pour l’épargne. Des organisations internationales comme l’OCDE et le FMI n’arrêtent pas de nous envoyer des signaux sur l’endettement des ménages et des entreprises d’ici, par crainte de voir une crise économique se développer. Si c’est cela « la saine gestion », je vous laisse à votre mysticisme.

Un deuxième point, même si le gouvernement dégageait des surplus année après année, il serait quand même endetté puisque ses investissements en immobilisation (construction de routes, hôpitaux, écoles, etc.) se font par des emprunts tout comme le financement qu’il accorde à ses sociétés d’État ou aux prêts qu’il concède aux entreprises. C’est le principal champ d’endettement du gouvernement, pas ses déficits budgétaires.

Payer seulement les intérêts, (oublions le Fonds des générations qui ne servira à réduire la dette d’une façon marginale) c’est peu cher pour pouvoir s’éduquer, se soigner et se mouvoir.

@ Marc Sauvageau 25 mars 2019, 11 h 51 min:

…donc, plus un état créée des déficits plutôt que des excédents et plus il s’endette et plus sa situation ainsi que celle de ses habitants s’améliore… Comme en Grèce ou même actuellement ici même, au Canada sous Trudeau qui doit, j’imagine, vous impressionner grandement pas ses agissements en économie et en finances. Ses déficits monstrueux doivent vous faire saliver…

Pour le reste de votre intervention, je conçois très bien qu’un état puisse s’endetter pour des infrastructures qui seront utiles à long terme, comme un contribuable qui s’achète une maison mais là où je débarque, c’est lorsque l’on emprunte pour payer l’épicerie tout simplement parce que l’on a pas le courage de prendre les décisions difficiles qui s’imposent et couper « dans le gras » comme Harper l’avait fait au fédéral. On préfère « loader » la carte de crédit en transférant à la génération suivante les sacrifices qui seront imposés.

115G plus 21% de 355G(le budget de Morneau), ca donne un budget de 180 milliards pour l’an du 1 du Québec libre. C’est exactement 10 fois le budget de l’an 1 de Jacques Parizeau en 1973!
Trouvez-moi UN politicien souverainiste qui a souligné la chose? Du PQ au Bloc, en passant par Sol ou Aussant, sont INCAPABLES de parler de souveraineté. Ils sont d’une impuissance et incompétence incommensurables. Ils ont tous le nez rivé sur le train-train quotidien, à critiquer la gestion des 2 gouvernements, plutot que de s’attaquer au coeur du problème. Le mouvement souverainiste a besoin de tout un choc électrique.

Je ne compte pas sur l’argent engrangé mais beaucoup plus sur les mesures mises en place par le précédent gouvernement pour contribuer à l’essor économique. Ce que je retiens c’est l’oubli de la classe moyenne, ses programmes sur l’immigration avec cette non reconnaissance des acquis, la langue etc qui freine justement l’ajout de personnels dans toutes les sphères. Il dit vouloir rejoindre l’Ontario mais il sème beaucoup d’embûches pour y parvenir. Il n’a pas su reculer sur les maternelles 4 ans avant d’avoir testé le concept dans les CPE, idem pour les maisons luxueuses pour aînés avant de régler le manque criant de main d’oeuvre et de bien être, me semble que faire une pause sur ces deux promesses aurait été salutaire.

1 – « En réalité, il [surplus] atteint 7 milliards de dollars ! » (Alex Castonguay)

Assez étonnant comme raisonnement. Si j’utilisais cette même méthode, mais avec une démonstration par l’absurde, on aboutirait à ce que toutes les dépenses du gouvernement soient exclues et tous ses revenus seraient par défaut excédentaires. D’ailleurs pourquoi n’a-t-on pas fait ce même raisonnement avec le dernier budget du gouvernement précédent, qui soudainement s’était transformé en Père Noël ?

2 – « Non seulement les versements au Fonds des générations augmentent, ce qui fait diminuer le ratio d’endettement du Québec …. » (Alex Castonguay)

Ici, il faut rester logique avec ce qu’on a écrit et ne pas se leurrer par un jeu comptable. Quand le texte dit quelques phrases plus haut que l’argent du Fonds des générations n’est pas dépensé, il ne peut servir à faire diminuer le ratio d’endettement. La diminution attribuée au Fonds est théorique.

Si les sommes dédiées au Fonds des générations (3,1 milliards) avaient servi à réduire directement la dette, les besoins financiers du gouvernement auraient diminué du même montant. Le gouvernement en a décidé autrement et d’investir ce montant dans un fonds dédié. Il doit donc, pour satisfaire ses besoins financiers, emprunter un montant équivalant à celui qu’il verse au Fonds. Le versement des montants d’argent au Fonds plus les sommes empruntées équivalentes aux sommes versées au Fonds s’annulent et ne peuvent diminuer le ratio de la dette.

@Marc Sauvageau, merci.

Il y a aussi d’autres incongruités. Mais le plus important c’est de savoir que sans des entourloupettes comptables, l’états des résultats du Québec est en fait négatif. Par exemple, compter en entier les profits d’Hydro Québec comme revenu, alors qu’en réalité ils ne sont pas versés en entier au gouvernement, une part est réinvesti. Il y a aussi l’omission de certaines dépenses en infra-structure, sous prétexte de la durée de vie utile.

C’est comme si je comptabilisait dans mon budget des revenu familiale que je ne touche pas, comme celui de mes enfants, et ensuite que j’enlevais le coût de mes mensualités hypothécaires en disant que la maison va durer longtemps. Je me chercherais un syndic de faillite en peu de temps.

Un autre journaliste qui fait son travail à moitié et qui finalement désinforme la population. C’est facile écrire un blogue pour donner son opinion mais ça demande beaucoup plus de travail faire une recherche pour une vraie analyse.

au lieu de taxer les riches pour redonner aux pauvres ou de couper les pauvres pour redonner aux riches, il faudrait redistribuer entre riches et riches et redistribuer entre pauvres et pauvres.

Le seule geste qui peut me redonner confiance en notre humanité n’est pas économique car l’économie est en train de tuer l’humanité. Au nom de l’économie, des marchés et des courses à l’enrichissement le monde a perdu l’essentiel, la justice.

Il n’y a plus rien qui freine ceux qui mènent le monde, tous leurs est permis avec la bénédiction des élus. Chez nous pour ne cité que deux exemples récents, la commission Charbonneau et plus récemment l’affaire SNC-Lavallin, où couche la justice dans ces deux affaires. Dans Charbonneau, elle est empêtré dans les magouilles gouvernemental et policières, puis dans celle de SNC-Lavallin la même chose avec la destitution de la plus haute instance de la justice canadienne au profit d’un fantoche qui exaucera les voeux d’un gouvernement pour qui l’économie prime sur celle-ci.

Donc, pour faire court à mon intervention M.Legault, Où est-ce qu’on s’en va si moi comme citoyen je ne peux plus faire confiance à ceux qui dirigent le pays, la province, le comté, la ville où j’habite. Tous ce que vous pouvez faire pour me réconcilier avec l’économie ne me feront retrouver la confiance qu’il y a une justice égale pour tous ici. Et ce constat s’applique à tous les pays où ce genre de choses se produisent quotidiennement.

Vers quoi nous dirigeons-nous si rien n’est fait?

Une chose est sûre sur cette terre présentement et les incrédules seront confondu dans peu de temps. La planète reprend ses droits tranquillement et surement et malgré tous les efforts déployés pour créer de la richesse, on va tous y passé.

Au moins de ce côté, la justice ne sera pas influencer par de malhonnêtes citoyens sans scrupules. Est-ce que ce sera avant que l’Islam accomplisse son oeuvre de prendre le pouvoir sur terre, la course est en marche et d’une manière ou d’une autre, ce sera très affligeant pour l’humanité qui ne vit que dans le moment présent. Le présentisme, vous connaissez messieur Legault et Trudeau, cette récente façon de vivre établi par les grands penseurs économiques que vous êtes TOUS. Attachez vos tuques, ça va prendre bien plus que des pipelines ou des garderies quatre ans pour freiner la décente amorcée.

Bon mandat Monsieur Legault et bonne chance Monsieur Trudeau.