Budget fédéral: Marceau dénonce le fédéralisme prédateur pratiqué à Ottawa

QUÉBEC – Le budget Flaherty marque le retour du fédéralisme prédateur et du déséquilibre fiscal, a dénoncé mardi le ministre des Finances, Nicolas Marceau, qui s’est montré inquiet pour la suite des choses.

Québec n’apprécie guère les façons de faire à Ottawa, à travers l’absence de consultations dans divers dossiers, les nombreux dédoublements et les intrusions dans ses champs de compétence, nommément dans le secteur de la recherche et de l’csenseignement supérieur, l’aide aux aidants naturels et la formation de la main-d’oeuvre.

Ottawa a aussi confirmé dans son budget qu’il sera bientôt possible d’engranger des surplus budgétaires dans les coffres du fédéral, tandis que le Québec croule sous les déficits, a déploré le ministre Marceau, qui y voit la preuve d’un retour du déséquilibre fiscal entre les deux capitales.

A ses yeux, cette situation est notamment attribuable aux changements effectués par le gouvernement fédéral dans les paiements de transfert aux provinces, comme le plafond imposé à la péréquation et à la réduction du taux de croissance du transfert en santé.

Ottawa a tendance à se désengager financièrement de divers programmes, sur le dos des provinces, a-t-il déploré en point de presse.

Or, pendant ce temps, «avec le vieillissement de la population», les pressions sur les finances publiques du Québec ne cessent de croître, a commenté le ministre Marceau, en point de presse.

«On peut donc parler de fédéralisme prédateur», conclut M. Marceau, convaincu qu’on assiste à «un retour du déséquilibre fiscal».

Du côté de l’opposition officielle, le porte-parole libéral, Pierre Paradis, préfère parler plutôt d’un «déséquilibre des compétences» entre les ministres des Finances, celui du Québec étant incapable selon lui d’atteindre l’équilibre budgétaire.

M. Paradis nie les accusations de «fédéralisme prédateur» proférées par M. Marceau à l’endroit du gouvernement Harper. Pour preuve, il indique que les transferts globaux d’Ottawa vers Québec étaient passés de 12 milliards $, en 2005-2006, à près de 20 milliards $, en 2015-2016. Est-ce «du fédéralisme de prédation? Je ne pense pas», a-t-il dit en point de presse.

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Le qualificatif de M.Marceau est fort mais juste. Quant au déséquilibre fiscal entre les revenus empochés par le fédéral et ceux des provinces c’est une réalité décriée par la majorité des provinces depuis des décennies maintenant. Les dépenses de services essentiels / vitaux pour les citoyens sont de compétences provinciales et pour toutes sortes de raisons elles soit très difficiles à contenir et souvent incompressibles ou les deux à la fois, les services sous responsabilité fédérales sont moins exigeants, les dépenses sont grandes mais le gouvernement a plus de marge de manoeuvre / plus de flexibilité / moins coincé que les gouvernements provinciaux.

Lorsque presque systématiquement le fédéral fait des surplus budgétaires alors que les provinces (excluant celles qui bénéficient des $ du pétrole) sont au contraire systématiquement en déficit ou presque, il y a une évidence là qu’on ne peut nier, il y a bien déséquilibre fiscal. Si en plus le fédéral change unilatéralement les règles de jeu et coupe dans les paiement de transfert en plus de se mêler d’investir dans des champs de compétence qui ne sont pas les sien pour se faire du capital politique, c’est clair qu’il y a injustice. C’est ce que M,Marceau dit en termes polis.

Fédéralisme prédateur… Ah…ah…ah…

Venant du Ministre en culottes courtes de la province Canadienne la plus subventionnée par le Fédéral, c’est ironique non?

Moi je trouve que ce sont plutôt les péquistes et leur mafia syndicale qui sont les vrais prédateurs, surtout envers les travailleurs et les entreprises québécois qui sont les plus taxés, les plus imposés, les plus réglementés, les plus grandes victimes d’extorsion étatique de l’Amérique.

À quand l’élimination de ce palier de gouvernement nuisible et ne faste qu’est le gouvernement provincial. Tout est tellement pertinent quand ça viens d’Ottawa.. Le fédéral est LE bon gouvernement. Pour cette raison et le fait qu’aucune influence syndicale et/ou socialiste ne se fait sentir et où les ministres portent de VRAI pantalons, je persiste et signe abolissons ce nuisible palier qu’est le provincial.