Budget: le nuage Normandeau… et beaucoup d’argent au Fonds des générations

Le Fonds des générations fête ses 10 ans cette année et le gouvernement a décidé de lui faire de gros cadeaux. Pourrait-on débattre publiquement de l’ampleur des sommes qui y seront consacrées?

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

L’adage veut que la population ait une mémoire politique de six mois. Après cette période, les gaffes deviennent floues et risquent moins de contaminer l’humeur ambiante et les chances de réélection du parti au pouvoir.

C’est pourquoi en haut lieu au gouvernement Couillard, les fortes turbulences depuis janvier n’inquiétaient pas outre mesure. Après tout, il reste plus de deux ans avant les élections prévues à l’automne 2018, et périodiquement, les libéraux ont pu compter sur un coup de main inattendu de Pierre Karl Péladeau, qui a fait les manchettes pour les mauvaises raisons cet hiver.

Les dérapages de Gaétan Barrette, de Lise Thériault et de Stéphanie Vallée, puis les compressions dans les centres de désintoxication, la gestion bringuebalante des fugues dans les centres jeunesse, la réaction tiède sur Rona… tout cela serait chose du passé après le dépôt du budget, soufflait-on.

L’exercice, aussi politique que budgétaire, devait permettre de réorienter le plan de vol vers un ciel plus clément. Deuxième budget équilibré — la deuxième province au Canada à y parvenir, avec la Colombie-Britannique —, abolition plus rapide de la taxe santé pour tous, augmentation des dépenses de programmes pour relâcher l’étau de l’austérité, notamment en éducation, et mesures d’encouragement à l’innovation pour les entreprises…

Mais c’est l’UPAC qui a aspiré toute la lumière médiatique avec ses arrestations, assombrissant la journée du gouvernement. Quand ça va mal…


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Au huis clos du budget, la deuxième question des journalistes posée au ministre des Finances, Carlos Leitao, a porté sur la frappe de l’UPAC. «Je n’ai pas de commentaires à faire», a-t-il répondu sèchement. On le comprend, un ministre des Finances a un rôle médiatique souvent discret, sauf une journée par année…

Son collègue Sam Hamad, président du Conseil du Trésor, a dit, sourire en coin, qu’il comptait sur les journalistes présents pour «propager les bonnes nouvelles» contenues dans le budget. En politique, il faut vivre d’espoir.

Amir Khadir, de Québec solidaire, ne s’est pas embarrassé du protocole et a commencé sa conférence de presse en parlant de l’UPAC.

Nathalie Normandeau est la première figure d’importance en politique provinciale à tomber dans le filet de l’UPAC depuis que les controverses ont commencé, en 2009. L’UPAC avait surtout frappé dans le monde municipal, au point que l’absence de grosses prises à Québec commençait à en chatouiller certains. Mais les vieux sages de la mer vous le diront, quand on pêche au gros, vaut mieux s’armer d’un hameçon conséquent. Ça prend des preuves solides. Visiblement, l’UPAC et les procureurs de la Couronne jugent avoir en mains ce qu’il faut.

Le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, qui postulait à sa propre succession pour un autre mandat de cinq ans, vient probablement d’assurer son poste. Le processus de sélection est en cours au gouvernement depuis le début du mois de mars, mais il est maintenant difficile d’imaginer qu’il sera dégommé dans quelques jours. La perception d’un règlement de compte de la part du gouvernement libéral serait dévastatrice. (Le simple fait d’évoquer cette situation montre à quel point cette nomination importante devrait relever d’un vote à l’Assemblée nationale, plutôt que de la seule volonté du gouvernement en place.)

Ancienne ministre bien en vue du gouvernement libéral, ex-vice-première ministre, Nathalie Normandeau était même pressentie, à un certain moment, comme une prétendante sérieuse à la succession de Jean Charest.

En 2012, Philippe Couillard, surpris de la popularité de l’ancienne députée dans sa région natale de la Gaspésie, n’avait pas écarté l’idée de la solliciter comme candidate, et ce, malgré l’odeur de controverse qui la suivait depuis plusieurs mois. Le chef libéral avait changé son fusil d’épaule à force de voir apparaître dans les médias des révélations sur la gestion des subventions dans ses ministères, et son penchant musical pour Céline Dion — aux frais d’un entrepreneur en construction, Lino Zambito, qui recevait des contrats de son ministère.

Malgré tout, lors des dernières élections, en 2014, Nathalie Normandeau formait les candidats libéraux en matière de communication au quartier général du parti.

Le procès n’aura pas lieu avant les prochaines élections, les délais de la justice étant longs dans ce genre de cause. Exemple: Gilles Vaillancourt, ça vous dit quelque chose? (Oui, ça fait longtemps. Indice: il était maire de Laval.) Mais la procédure fera retrousser des nouvelles dans les médias de temps à autre.

Est-ce que ce sera suffisant pour ternir la marque libérale durablement? Une arrestation et un procès, c’est autre chose que des rumeurs ou des accusations de l’opposition en Chambre.

Ou, au contraire, le facteur intégrité a-t-il déjà été pris en compte par les citoyens depuis 2009, eux qui ont eu deux élections générales pour s’exprimer (2012 et 2014) et qui ont suivi les travaux de la commission Charbonneau?

Dans six mois, où en sera la mémoire collective?

* * *

En ce qui a trait au budget, une chose m’a frappé: le Québec n’est pas en situation d’équilibre budgétaire. Il est en situation de surplus. Et ceux-ci seront plantureux au cours des prochaines années. Au minimum 14,5 milliards de dollars sur cinq ans (d’ici 2020-21).

Mais le débat public ne portera pas sur l’allocation de ce surplus et les choix qui en découlent, car il est déjà assigné. Il ira à la dette. Le gouvernement le versera au Fonds des générations, qui vise à améliorer le rapport dette-PIB de l’État.

Le gouvernement le comptabilise comme une dépense, puisqu’il doit y faire des versements en vertu de la Loi sur l’équilibre budgétaire. Mais en réalité, cet argent ne figure pas dans les dépenses courantes du gouvernement. Le fonds est un actif, mais à la ligne du solde budgétaire, le montant disparaît comme par magie.

Voyez ce tableau dans les lointaines pages du budget:

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Pour l’année financière qui se termine le 31 mars prochain (2015-2016), le Québec affiche un surplus de 1,43 milliard. Pour l’année financière qui commence, soit en 2016-2017, il sera de 2,028 milliards de dollars. L’année suivante, 2,5 milliards. Ainsi de suite. Et ça grimpe.

Officiellement, les finances publiques sont au point d’équilibre, sans surplus. Mais en réalité, ces derniers existent.

Le Fonds des générations fête ses 10 ans cette année. Et le gouvernement a décidé de lui faire de gros cadeaux dans les années à venir. Jamais son rythme de croissance n’a été aussi élevé.

Voir ce tableau:

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Les versements sont passés de 584 millions par année en 2006-2007 à plus de 2 milliards cette année. Ils seront de plus de 3 milliards de dollars par année dans trois ans.

Le fonds ne permet pas de diminuer les frais d’intérêt sur la dette que l’État paye chaque année, puisqu’il ne s’agit pas d’un remboursement direct. Mais l’actif de ce fonds, géré par la Caisse de dépôt et placement, fait diminuer le poids de la dette par rapport à la taille de l’économie, ce qui la rend plus soutenable.

Au 31 mars 2016, il y aura approximativement 8,4 milliards de dollars dans les coffres du Fonds des générations. Dans cinq ans, en 2020-2021, le montant sera de 22,95 milliards.

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Le Québec est endetté et a moins de marge de manœuvre que les autres provinces, et encore moins qu’Ottawa. Il a besoin de diminuer son rapport dette-PIB, pas de doute. Il s’agit d’une mesure importante d’équité entre les générations.

Mais pourrait-on débattre publiquement de l’ampleur des sommes qui seront consacrées au Fonds des générations? Y a-t-il certains investissements immédiats que la société pourrait décider de consacrer à sa jeunesse, sans que ce soit uniquement la dette qui ramasse le pactole?

Car sans même verser un sou au Fonds des générations dans les prochaines années, la croissance économique et l’équilibre budgétaire feraient diminuer le rapport dette-PIB. Les versements importants au Fonds des générations feront en sorte que le rapport va chuter plus rapidement. Très rapidement.

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C’est bien. Mais serait-il acceptable que la courbe descendante soit juste un peu moins prononcée, en échange de certains investissements stratégiques pour aider la jeunesse d’aujourd’hui?

Par exemple, en offrant un peu d’oxygène aux services de garde éducatifs. Il est démontré que c’est en bas âge que tout se joue pour l’enfant. Va-t-il décrocher de l’école plus tard? Aura-t-il un retard d’apprentissage? Sera-t-il apte à faire des études poussées? C’est avant tout pour offrir un environnement d’apprentissage de première qualité que les CPE sont nés, et non pas uniquement pour que ça coûte moins cher aux parents.

Or, l’austérité a touché durement les CPE, qui souffrent et doivent souvent couper dans la qualité des services.

Annuler les compressions dans les CPE coûterait 120 millions de dollars. Revenir à un financement de 7,55 $ par jour par enfant, sans modulation en fonction des revenus, une autre tranche de 162 millions de dollars.

Quand on regarde le montant versé au Fonds des générations cette année, plus de 2 milliards, il y a lieu de se demander si 1,75 milliard de dollars ne seraient pas suffisants, afin d’offrir un meilleur environnement aux jeunes enfants, et un peu de répit aux parents de la classe moyenne.

Dans le budget, le gouvernement reconnaît implicitement que la hausse des tarifs en fonction des revenus a fait mal aux parents qui envoient deux enfants à la garderie. La grogne montait, alors que les couples ont les yeux sur leur déclaration d’impôt.

Québec diminue donc de 50 % les coûts additionnels pour un deuxième enfant à la garderie, ce qui soulagera les couples de plusieurs centaines de dollars. Pour une famille avec deux revenus égaux totalisant 100 000 dollars avant impôt, cette réduction pour le deuxième enfant représente une économie de 374 dollars. Pour un couple qui fait 160 000 dollars et plus par année, et qui est assujetti au tarif maximal, le gain se chiffre à 1 156 dollars pour le deuxième enfant.

De grosses sommes pour les parents qui élèvent la future génération, mais une goutte d’eau dans le budget du gouvernement. La mesure ampute à peine 14 millions de dollars dans le budget.

Même scénario pour l’éducation. La hausse du budget cette année est de 3 %, ce qui représente 500 millions de dollars de plus. C’est mieux que le maigre 0,9 % de l’an dernier.

Mais sur les 500 millions additionnels, une bonne partie avait été annoncée dans le budget de l’an dernier, de sorte que l’argent frais, inattendu, le vrai réinvestissement, est de 164 millions de dollars cette année. Presque tout l’argent va à la réussite scolaire et à la lutte au décrochage. C’est bien. Mais est-ce que la prochaine génération ne mérite pas quelques millions de plus pour obtenir une éducation de grande qualité qui lui permettra, dans une économie du savoir, de se distinguer?

L’éducation en bas âge et la formation scolaire, c’est également un investissement dans la prochaine génération. Et c’est aussi important que la diminution de la dette, qu’il ne faut pas négliger. Un débat sur la proportion des surplus accordés à chacun ne serait pas superflu.

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Les commentaires sont fermés.

Pensiez-vous qu’un jour le Québec aurait un surplus de 2,5G alors que la riche Ontario a un déficit de 5G et la très très riche Alberta 10G?
Sans parler du Canada de ti-coune qui s’achemine vers un déficit dépassant les 30 milliards

Le Québec est prêt plus que jamais pour l’indépendance. Manque juste un parti pour en parle parce la, PKP, moi je suis tanné. Tanné de le voir rien faire, rien dire

Voyons, un peu de civilité dans ce blog.
Parlé d’un premier ministre en le qualifiant de « ti-coune » manque de maturité.
Allez Jack2, mon « ti-pette » fait un effort.

Quelqu’ un qui promet en campagne électorale un léger difficit de 10 milliards est un irresposable et un ti-coune! Il finance ses promesses électorales avec notre argent qu’ on n’ a pas encore car il va devoir l’ emprunter!!

Un article posé et aux intentions bien justifié, mais qui relève du rêve en couleurs.
Le gouvernement actuel agit de façon idéologique et dogmatique pour réduire au maximum la taille de l’état et céder la plus grande place possible au privé.

Ben oui… Il y a PLUS de fonfons aujourd’hui que lorsqu’ils ont pros le pouvoir…

Toute une « réduction de la taille de l’État… »!!!

« fonfons » on dit chez les gens respectueux des autres » fonctionnaires « .
Des fonctionnaires, que vous les aimiez ou pas.
Entre gens civilisés, un monimum de respect est indispensable.

Manifestement Pierre Gregoire, vous ne connaissez pas notre ami francois. Pour être civilisé ça prend un minimum de volonté et il n’est tout simplement pas là parce qu’il est frustré. Je crois que sa frustration vient du fait que sa pensée pré mâchée ne correspond
pas à la réalité. Mais bon, c’est une théorie… il y en a d’autre.

Alors allez-y, expliques nous VOTRE « réalité » juste pour le fun koldo…

Bien hâte de lire ça.

Cher francois,

La réalité est celle-ci : les membres de l’OCDE ayant le plus de » fonfons » par 1000 habitants sont la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande,. Les pays en ayant le moins sont la Turquie, la Suisse, le Mexique et la Grèce. Ce n’est pas moi qui le dit mais les statistiques disponibles. Votre petit catéchisme libertarien prêche le dogme de l’entreprise privée (le ciel) et condamne les pays embauchant des » fonfons » aux flammes de l’enfer. Bien sur qu’il faut les payer ces fonctionnaires et comme votre pensée pré mâchée prétend que l’impôt c’est du vol, on comprend vos jérémiades incantatoires et vos appels à l’exorcisme. Et pourtant, il ne suffit que regarder ce qui marche et ce qui ne marche pas.

La »pensée » de votre petit catéchisme ne correspond pas à la réalité et vous êtes
frustré, d’où votre grossièreté. Mais, comme je l’ai écrit ce n’est qu’une théorie. Une autre voudrait que vous êtes le stéréotype de » l’homme blanc âgé et sous éduqué en colère » qui est la base électorale de D. Trump aux USA … et d’Adrien Pouliot au Quebec.

S’il disait la vérité ce serait un moindre mal, sauf qu’il se trompe pour une énième fois :

« Pour 2015-2016, le gouvernement avait annoncé des objectifs ambitieux en matière de contrôle des effectifs, soit :

• Une réduction globale de 2 % du niveau d’effectifs de la fonction publique par rapport à 2013-2014 ; […]

Les données prévisionnelles pour 2015-2016 montrent que le gouvernement est en voie de dépasser significativement son objectif global. […]

Pour la fonction publique, il s’agit d’une réduction de 3 705 ETC ou de 5,3 % par rapport à l’exercice 2013-2014. » (Stratégie de gestion des dépenses 2016, p.10 )

@ François 1

Pour écrire des chimères faites confiance aux économistes des banques, ces gens-là sont constamment à faire des mises à jour dans leur prédiction pour camoufler leurs égarements.

L’article du JdeM, ne me contredit pas sur le sujet, il faut lire l’article jusqu’à la fin. Pour le reste, cet économiste en chef avec son obsession pour les chiffres insignifiants aurait dû savoir que les fonctionnaires québécois offrent plus de service que leurs homologues ontariens notamment la sélection des immigrants, l’assurance-médicament, l’assurance-automobile, le programme des garderies, l’équité salariale, etc. De plus, Ottawa a transféré aux fonctionnaires du Québec la formation de la main-d’œuvre et la gestion de la TPS. Ajoutons à cela qu’en Ontario, ce sont les villes qui gèrent l’aide sociale. Ce n’est donc pas étonnant que le rapport entre le service public et la main-d’œuvre québécoise soit plus élevé.

Les chiffres que j’ai présentés sont les plus récents et ils démontrent qu’il y a bel et bien eu une diminution des fonctionnaires depuis l’arrivée du Parti libéral au gouvernement, ce que vos liens sont incapables d’expliquer.

« lorsqu’ils ont pros le pouvoir… »
lorsqu’ils ont PRIS le pouvoir.

Aussi bien en sourire.
Tout aussi respectueusement

Hum hum hum ! Ce n’est pas le fédéral qui a demandé au Québec de prélevé la taxe à la consaommation c’est le contraire.

En ce qui a trait au nombre d’employés de l’État, il faut consulter les chiffres du rapport annuel de la Fonction publique qui démontrent qu’en chiffre total il y a plus de fonctionnaires mais en terme de postes à temps plein il fond comme du beurre. Lorsque nous constatons aussi le nombre de fonctionnaires à contrat ou à temps partiel, les chiffres sont en baisse constante depuis 11 ans.

Ceux-ci font abstration des sociétés para-gouvernementales telles que Hydro-Québec, la SAQ, la CSST et bien d’autres.

Si nous regardons plutôt la masse salariale de la Fonction publique, il est clair que le Québec dépense 2.1$ milliards de moins par année qu’en 2004.
a
Au terme des contrats extérieurs octroyés à des sociétés , la réalité est un peu différente, il y a hausse de 623$ millions depuis 2004 soit un maigre 4.7% de hausse en 11 ans.

L’une des questions posée par ce texte, serait de savoir s’il était à propos de servir pratiquement l’intégralité du surplus budgétaire au Fonds des générations et sur ce point les avis sont partagés. Jusqu’à présent le Fonds a été financé par le déficit public. Avec un rendement moyen de 4,1% en 2014-15 et un taux moyen d’emprunt pour l’État de 3,9% ; autant dire que depuis sa création, le Fonds rapporte des « peanuts » et n’a pas réellement pour effet de réduire très sensiblement le ratio dette/PIB.

Le gouvernement actuel table sur le fait (comme les tableaux annexés à ce texte l’indiquent) que les surplus versés en 2016 au Fonds, sont un prélude des versements subséquents et stables (jamais inférieurs à 2 milliards) qui devraient être versés les années subséquentes. Suivant les projections du Ministère des finances : le Fonds pour l’exercice 2019-20 devrait atteindre la coquette somme de quelques 20 milliards de dollars lorsque ses actifs étaient de l’ordre de 7 milliards en 2014-15.

Est-ce qu’un tel bas de laine peut avoir un impact positif sur la note de crédit du Québec attribuées par les agences de notation ? Possiblement oui ! Puisque cela ne peut que confirmer et renforcer la solvabilité de la province.

Cependant, les grandes agences de notations accordent de l’importance aux projections de croissance à long terme, toute comme la qualité et la quantité des infrastructures. Ainsi, il vaut mieux avoir un bel aréna et un peu de dette qu’un vieil aréna qui tombe en ruine et aucune chance de pouvoir recevoir un jour une équipe de la LNH. C’est aussi simple que ça !

Est-ce qu’un Fonds toujours en croissance dans le temps advenant des versements subséquents au Fonds récurrents peut avoir ou aura un impact positif sur le ratio dette/PIB ? Très possiblement comme les graphiques l’indique…. Mais pas tant que ça ! Puisqu’il va falloir continuer de s’endetter pour toutes sortes d’infrastructures.

Plusieurs questions économiques se posent et d’une certaine façon ce sont aussi ces facteurs qui auront un impact sur la capacité de financer leur train de vie des générations suivantes.

Ainsi par exemple — comme le précise Alec Castonguay -, on s’aperçoit que les sommes additionnelles versées à l’éducation dans le présent budget restent toujours insuffisantes, non seulement pour assurer une éducation égale pour tous les enfants de la province et plus encore pour disposer de lieux de vie (les écoles) adéquats pour l’épanouissement de la jeunesse.

Dans la vie de tous les jours, les choses commencent bien ou pas bien depuis l’école primaire. Et dans plusieurs cas dès le CPE comme l’indique toujours fort justement Alec Castonguay.

Donc à quoi cela servira-t-il d’avoir un Fonds (des générations) bien garni, si les générations futures n’ont pas en très grand nombre tous les outils pour pouvoir relever les défis de la vie ?

Je pourrai longuement épiloguer, sur le infrastructures en général, la création d’emploi en particulier, la mobilité de la main d’œuvre tout spécialement, une aide substantielle déficiente pour les assistés sociaux qui désirent revenir au boulot et puis les immigrants qu’on veut recevoir en plus grand nombre quand nombre d’entre elles et eux quittent la province vers d’autres cieux faute d’avoir trouvé dans le Québec d’aujourd’hui le bonheur et la qualité de vie qu’ils (ou elles) visaient d’obtenir dès demain.

J’ai déploré déjà en d’autres occasions que ce gouvernement manquait singulièrement d’audace. Je le répète ! — Faut-il désormais conclure que notre seule planche de salut vienne désormais d’Ottawa ? Par plus de déficit public et de toutes nouvelles orientations économiques ? — La suite je suppose dès la semaine prochaine 🙂

Sur la planche de salut du Gouvernement fédéral…J’approuve à 100% que l’on est fait un gros ménage dans les finances publiques. M. Coiteux a travaillé fort à cette opération interne qui ressemble à un travail de moine….Il a quitté pour vivre autre chose. S’il revenait… je le verrais aux finances, si m. Laetao ne revient pas en 2018. Maintenant, il faut se demander: Quelle marge de manœuvre avons-nous? Pour moi, le Fédéral n’est pas un corps étranger (d’ailleurs depuis toujours les péquistes le disent: C’est notre argent!) et il faut intégrer les bons coups d’Ottawa à nos politiques. Quelques exemples: Le NPD avait parlé de garderies au Canada, ce qui a amené Harper a y aller avec un programme d’aide aux familles (Oui, doublé d’un timing électoral…); nous au Québec, on en a profité pour revoir notre programme, incluant les CPE. Que ce fut laborieux. Merci, c’est réglé. À mon sens, monsieur Sénéchal du regroupement des garderies devrait cesser de faire son lobby en pensant qu’il ne doit exister que le avec les CPE. On a vécu avec avec d’autres modèles (j’ai 74 ans) et nos 3 enfants vont très bien. Des dépenses on en a trop vu au Québec!
Les PME ont moins de subventions… Ottawa avec les SADC vienentt suppléer à l’espace laissé par Québec dans le démarrage de petites entreprises. Enfin, le Fédéral, en faisant sa part pour Bombardier, viendra compléter l’effort québécois. .Voici des dossiers structurants qui sont bien menés par Québec. Pour le Fonds des générations, il serait important d’avoir une commission parlementaire là-dessus, afin de regarder les possibilités futures de ce fonds en regard de la dette. Bref, ce pays se gouverne en collaboration entre les niveaux de gouvernement… En attendant le ………

Très exact. Nombreux sont ceux qui oublient que le Fond des génération sert à diminuer la dette du Québec et dont les intérêts qui y sont rattachées, un sérieux frein au développement rachitique. Hors si les intérêts sont ridiculement bas depuis quelques années, celles qui suiveront laisse présager qu’il y aura augmentation faramineuse très prochainement. La FED a annoncé deux augmentation durant l’année 2016 après l’augmentation du moin de janvier dernier.

Le crash de 2007-8 n’était qu’une répétition de ce qui s’en vient rapidement. La FED a indiqué qu’elle n’était pas pour venir à la rescousse des banques. Le petit jeu des « too big to fail » est chose de passé. La FED a raison puisque le nombre de personnes qui grognent aux USA augmentent virtuellement. Pourquoi pensez-vous que le gouvernement américain vend des uniformes de militaires aux services de police ainsi que certains type d’équipement dont des blindés.

Il s’agit d’une guerre des pauvres contre les riches, du style « tu as une maison d’un million et donc tu fais partie des fourreurs qui s’en mettent plein les poches », regardez bien le nombre d’incendies s’accroître durant les deux prochaines années et certes lorsque le premier de plusieurs débâcles débutera. Les États-Unies nous chantent que la criminalité diminue alors que les effectifs policiers augmentent constamment.

Alors qu’ils ont entrainé des centaines de milliers de « toutttt des bras rien dans tête » sous le prétexte que l’Irak et l’Afghanistan étaient des dangers pour les USA ils ont créé de toutes pièces les alquaida et ISIS de ce monde. Les USA n’auront pas besoin des Alquaida et ISIS pour semer le trouble, il y a 41% des américains qui vivent au dessous du seuil de la pauvreté, dont chomeurs, assistés sociaux, personnes pensionnées, vétérans etc.

L’Union Européenne est sur le bord de l’éclatement et le fond commun ne servira plus au rachats de dettes de pays qui seront sur le bord de la faillite parce qu’ils ont abusé systématiquement de leur propre système comme ce fut le cas de la Grèce.

Le Québec doit diminuer le plus rapidement possible la dette pour ne pas sombrer encore plus rapidement.