Budget : l’heure de vérité pour Jean Charest

Je suis de ceux qui croient que Jean Charest prépare sa sortie. Elle se concrétisera fin 2011, début 2012. Le budget auquel il met la dernière main est donc son ultime occasion de laisser une marque. Les budgets suivants seront déjà préélectoraux.

Le premier ministre Charest peut choisir l’attentisme, puisqu’il ne sera pas là pour ramasser les pots cassés lorsque la situation se dégradera. Ce serait plus simple. Moins de mécontents, moins de gens qui descendent dans la rue. Ou il peut choisir l’audace et les grands travaux. Il en a la capacité. Mais la volonté ?

La commande pour retrouver durablement l’équilibre budgétaire : 11 milliards de dollars à trouver, année après année, sur un budget de 66 milliards. C’est énorme. Des dizaines de propositions lui ont été faites, autant dans les publicités des médecins spécialistes que par des économistes de toutes provenances, des syndicats et des partis. Les Québécois sont favorables à des mesures importantes, opposés à des hausses de taxes et de tarifs et sceptiques quant à la capacité du gouvernement actuel de montrer cran et inventivité.

La question n’est cependant pas seulement de savoir dans quelle mesure il faut taxer le contribuable ou réduire les dépenses. La question est de savoir si ces changements peuvent faire passer le Québec à une vitesse supérieure. Voici quelques pistes de réflexion, avant que le texte du budget parte à l’imprimerie.

Revenus 1 : taxer, mais vert

Il est possible d’introduire immédiatement une surtaxe verte sur tous les véhicules automobiles à haute consommation d’essence. On peut l’étendre à l’électroménager et aux autres appareils à forte consommation d’énergie lorsque des produits de remplacement moins énergivores sont offerts. Il faut y aller fort : une surtaxe immédiate de 5 %, qui augmentera à 10 % dans un an.

L’opinion est aussi favorable aux péages. Mais la manière la plus simple de taxer vert et de favoriser l’hybride et l’électrique sur la route est encore de taxer l’essence. Une hausse de 10 cents rapporterait 1,2 milliard, soit presque autant qu’une hausse d’un point de la TVQ.

Québec souhaite utiliser les tarifs d’Hydro à des fins fiscales, chaque point de pourcentage d’augmentation générant environ 1,4 milliard. Il serait cruel d’augmenter les tarifs d’Hydro pour tout le monde après que la société d’État a convaincu les Québécois pendant des décennies de se chauffer à l’électricité. Ce serait les piéger. On peut cependant introduire dans la tarification d’Hydro une progression beaucoup plus forte que l’actuelle. Pour l’instant, les 30 premiers kilowattheures (kWh) par jour sont facturés à 5,45 ¢, ce qui équivaut à la consommation d’une famille moyenne. Au-delà, le coût du kilowattheure est de 7,46 ¢. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Haussons le deuxième tarif au niveau ontarien, soit 10 ¢ au lieu de 7,46. Puis, ajoutons une autre augmentation à partir de 45 kWh, au tarif new-yorkais, 19 ¢. On aura introduit une progressivité qui tou­chera les garages et piscines chauffés et sera une forte incitation à la réduction de la surconsommation.

Il y a 775 millions à aller chercher en faisant payer aux entreprises minières et manufacturières un maigre 1 ¢ par litre d’eau utilisée, comme le propose Québec solidaire. Et 200 autres millions en ajoutant, ainsi que le suggèrent les médecins spécialistes, 20 ¢ par bouteille d’eau vendue — la vente de bouteilles d’eau étant un non-sens écologique dans un pays où l’eau du robinet est saine.

Revenus 2 : imposer les riches… autant que la classe moyenne

On connaît la chanson : les Québécois les plus riches sont un peu plus taxés que les autres Nord-Américains (3 % de plus que les Canadiens, 5 % de plus que les Américains). On sait moins qu’ils bénéficient de la générosité sociale-démocrate québécoise et d’une structure des coûts plus faible. Ce qui fait qu’à revenu égal leur pouvoir d’achat — après impôts — est plus élevé de 14 % que celui des Torontois, par exemple. De plus, avec le jeu des déductions, dont celles auxquelles les REER donnent droit, ceux qui gagnent plus de 115 000 dollars par an paient en fait une plus faible proportion de leurs revenus en impôts (29 %) que les ménages qui gagnent entre 50 000 et 100 000 dollars (39 %).

Pour rétablir, dans les faits, l’équité fiscale, il faudrait créer un nouveau palier d’imposition (28 %) et plafonner à 10 000 dollars, plutôt qu’à 21 000, la somme qu’on peut verser dans un REER. Revenus pour l’État : un demi-milliard par an.

On nous dit qu’on fera fuir les plus fortunés si on les impose davantage que ne le font nos voisins. Admettons. Rien ne nous oblige cependant à vendre les services au rabais à ceux qui peuvent se les payer au juste prix.

D’où la tarification différenciée. Pour les garderies, les contraventions, les amendes, les permis de conduire et toute une panoplie de tarifs d’État, faisons varier la tarification en fonction du revenu. Impossible ? C’est pourtant ce que font souvent (mais pas systématiquement) la République française et plusieurs autres pays. Il suffit d’envoyer, avec la déclaration fiscale, une carte indiquant le quintile de revenu, de un à cinq. À cinq, le contribuable paiera sa garderie au coût réel, comme à Toronto ou à New York, soit 50 dollars par jour. À trois, il paiera le tarif médian, sept dollars. À un et deux, il paiera moins. Au total, l’État augmentera considérablement ses revenus. Je déraille ? Les quatre économistes qui conseillent le ministre des Finances (Pierre Fortin, Robert Gagné, Claude Montmarquette et Luc Godbout) proposent précisément un paiement adapté au revenu pour les services de maintien à domicile des personnes âgées et des malades. Cette simple réforme permettrait de récolter, selon eux, 75 millions de dollars par an.

Dépenses : rendre l’État agile

Le plus difficile est de transformer l’État québécois pour le rendre plus performant, plus productif, tout en maintenant son niveau actuel de services. Il y a deux méthodes : 1) se mettre à dos les artisans des services publics, les sous-payer, les talonner, en réduire le nombre ; ou 2) en faire des participants actifs de l’amélioration constante des services.

Les économistes-conseils du gouvernement voient les choses d’en haut et proposent une émulation qui « peut provenir d’incitations financières en faveur des gestionnaires ou des organisations ». Et les salariés ? On sait pourtant que, dans toutes les organisations, privées ou publiques, la moitié des innovations et des gains de productivité viennent des salariés, si on sait les mobiliser, les responsabiliser, les valoriser et les récompenser pour leurs efforts.

Aucun effort notable d’augmentation de la productivité du secteur public — donc de freinage de l’accroissement des dépenses — ne pourra se faire sans un vrai partenariat avec les salariés.

Générer une richesse durable

Ces remèdes ne sont pas sans valeur, mais ils ne peuvent remplacer le ressort principal de la qualité de vie future des Québécois : leur capacité de créer davantage de richesse, une richesse bien répartie et respectueuse de leur environnement. Le premier mot clé est : productivivité. Il ne signifie ni allonger les heures de travail ni augmenter les cadences. On ne peut mieux le décrire que ne l’a fait le comité dirigé l’an dernier par un des économistes-conseils, mon collègue dans ces pages, Pierre Fortin : « La capacité des gens de faire plus par heure d’ouvrage repose sur leur motivation, sur leur niveau d’éducation et de formation, sur la quantité et la qualité des outils que l’on met à leur disposition et sur une organisation intelligente du travail qu’ils contribuent eux-mêmes à définir. » Le second mot clé est : durable. Il signifie que les modes de production évoluent pour permettre de produire autant (ou plus), mais en utilisant moins d’énergie et de res­sources naturelles et en créant moins de rejets.

Les Bombardier et CAE s’en tirent très bien, merci. Le problème tient à la faible culture d’innovation d’une bonne part de notre réseau de moyennes et petites entreprises et aux maigres efforts de formation continue de la main-d’œuvre.

On peut dégager 1,25 milliard par an en réduisant d’un tiers l’aide actuelle aux entreprises, qui est de loin la plus généreuse au Canada. Je propose de concentrer ces sommes là où la productivité est faible : dans le réseau des PME. Proposons-leur un pacte. L’État paiera, pour les entreprises volontaires, les taxes sur la masse salariale (du Fonds des services de santé) si elles présentent un plan d’entre­prise pour la productivité et la protection de l’environnement (PEPPE). Elles devraient y indiquer des objectifs de rehaussement du niveau technologique de l’équipement, de formation continue du personnel et de réduction de leur empreinte écologique, sur quatre ans. Le plan serait renouvelable, pour une incitation continue.

Le Québec est d’ailleurs très en retard sur les Britanniques et les Français, qui ont donné à tous les salariés le droit à un certain nombre d’heures de formation par mois, de préférence au sein de l’entreprise. Au Royaume-Uni, depuis 2001, 2 millions de salariés sont sortis de l’analphabétisme grâce à cet effort et 1,8 million d’autres sont passés du statut d’ouvriers à celui de techniciens. Voilà qui rend les salariés plus compétents, plus impliqués, plus riches, intellectuellement et financièrement.

Le Québec n’enregistre pas un plus grand taux d’analphabétisme qu’ailleurs (il est pire en Suisse !). Cependant, si on désire vraiment poser les bases d’une plus grande richesse pour le Québec de demain, rien ne serait plus utile que d’élever le niveau de connaissance des 800 000 Québécois qui ne peuvent déchiffrer une simple phrase écrite.

Le temps est venu d’un grand sommet sur l’analphabétisme — couplé à un effort continu de formation en entreprise — qui fixerait l’objectif de réduire de moitié, en 10 ans, ce manque à savoir.

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Encore la rengaine du plafond des REER. Jusqu’à maintenant, c’est le fédéral qui décide du plafond des REER. Dieu merci.

Beaucoup de gens gagnant plus de 110,000$, étant souvent travailleurs autonomes, n’ont pas de régime de retraite. 21,000 d’économie par an pour la retraite, c’est 20% de leur revenu, 10% pour ceux qui font 200,000$ par an. Encore moins si on va dans les couche plus élevées. Le strict minimum à mettre de côté pour s’assurer de garder le même train de vie à 65 ans quoi. C’est trop demander? D’ailleurs, si quelque’un gagnant 110,000$ par an réussit à mettre 21k dans son REER, et bien chapeau! Je doute qu’il y en ait beaucoup qui y arrivent… Votre comparaison entre le % d’impôt payés par un salarié à 115,000 et ceux entre 50k-100k ne tient donc pas la route.
Je suis prêt à parier beaucoup que la grande majorité de ceux qui gagnent 115,000$ par an ne mettent pas plus de 5-10k dans leur REER.

On se plaint que la société s’endette trop, que les gens n’économisent pas assez, et voilà que vous voulez leur mettre un autre bâton dans les roues pour décourager l’épargne!

Un autre rappel : le capital épargné dans un REER sera imposé lorsque retiré. C’est donc seulement un report de l’imposition, et en quelques sortes une épargne pour le gouvernement lui-même qui ira récupérer ces sommes plus tard.

Nous n’avons pas tous envie d’être à la solde de l’état en 2050 M Lisée. Les déboires récents de la caisse de dépôt ne font que donner raison à l’épargnant privé.

Désolé de revenir la-dessus, mais un autre point sur la non-faisabilité d’une diminution du pallier de REER unilatérale provinciale. Il faut se rappeller que l’argent placé dans un REER fructifie sans que les gains en capital ne soient impôsés. (encore un fois je rappelle que ce capital sera imposé EN TOTALITÉ plus tard)

Disons que M Charest diminue le pallier québécois à 10,000. Il demeurera quand même à 21k au Fédéral non?

Donc imaginons un travailleur autonome qui gagne, mettons, 160k par an et qui met 21k dans son REER. Votre idée de baisser le plafond provincial passe. Il continue de mettre 10,000k dans un régime « régulier » dont les gains en capital ne seront pas imposés ni au provincial ni au fédéral. Comme il doit quand même assurer sa retraite, il continue de mettre de côté les 11,000k supplémentaires dans un régime qui sera… « enregistré » pour le fédéral mais « pas enregistré » pour le provincial? Les gains en capital imposés pas un pallier mais pas par l’autre? Les banques vont devoir créer un nouveau type de compte « semi-enregistré » et émettre des T4 de gains en capital pour le provincial mais pas pour le fédéral? L’épargne des gens séparée entre les REER « réels », REER « fédéral seulement » et autre comptes (dont les CELI).

Vous voyez la complexité de la chose?? À part Québec Solidaire et vous, je vois mal qui donc voudrait une telle mesure.

Si vous voyez une solution simple à ce problème M Lisée, SVP éclairez-nous.

Allons jusqu’au bout de la logique.

Je propose que l’on coupe mes revenus en totalité, et que le gouvernement me distribue en contrepartie des coupons pour l’alimentation, et me laisse ma carte soleil. Au cas où j’aurais mal aux dents.

Quant au logement c’est simple, qu’on réserve un espace dans un parc public, j’ai une tente.

Si je veux lire j’irai à la bibliothèque publique. Si je veux voyager je ferai du pouce.

Mes besoins de base étant ainsi comblés je n’aurai plus rien à dire sur la gouverne de l’État. C’est déjà le cas, ils font n’importe quoi sans me demander mon avis. Mais là l’avantage c’est que ce sera plus clair.

J’oubliais de dire que j’ai aussi un baton de baseball que je tiens à conserver. Si jamais Charest met les pieds dans mon espace vital, je sais quoi faire.

L’heure de vérité pour tous les gens charest québécois
J’ai bien apprécié, monsieur Lisée, vos pistes de réflexion et les moyens concrets que vous proposez pour générer une richesse durable. Pas sûr que vous parveniez ainsi à faire consensus auprès de nos concitoyens, notamment ceux que vos « mesures » dérangeraient dans leur course à l’enrichissement insensé, ceux qui n’en ont que pour l’accumulation de leur compte en banque ou en paradis fiscaux.

Je partage cette vision d’un enrichissement plus équitable et durable, qui propose une alternative au beaux discours et aux pratiques courantes, à mon avis tellement déconnectées de la réalité, si l’on tient compte de l’urgence de se soucier de notre avenir et de la santé de notre habitat : cette planète qui nous héberge, nous les êtres vivants actuels et ceux qui nous succéderont.

Je pense plus particulièrement à l’acharnement de nos leaders (politiciens, économistes et autres fidèles du culte mercantile) qui persistent à s’enfermer dans la vision périmée du gaspillage, de la croissance et du profit illimité, aux dépens de l’équilibre des écosystèmes.

En plus de constamment nous déposséder des acquis, on veut nous faire croire à nous le bon peuple que l’enrichissement de quelques profiteurs va nous enrichir individuellement et collectivement. C’est ainsi qu’on tente de nous faire croire, par exemple, qu’il faut absolument que le Québec aille pomper les milliards de pétrodollars que pourraient lui procurer les hydrocarbures enfouis dans les basses terres, dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Chez une certaine élite, on est tellement obnubilé par le crédo passé date de l’ère révolue du pétrole qu’on ne pense même pas qu’il existe des alternatives autrement plus profitables – pour tout le monde – que représentent les énergies renouvelables.

J’ai donc peine à croire qu’un gouvernement Charest – ou même un éventuel gouvernement Marois – puisse avoir l’envergure pour comprendre et prendre un virage résolument vert, trop englués qu’ils sont dans l’ère du pétrole et dans l’économie mercantile, les deux empreintes fossiles d’un système économique en déclin.

Pour émerger de ce marasme, le Québec a un besoin pressant de leadership visionnaire.

Raymond Gauthier,
Les Îles de la Madeleine

toujours rien sur l’évasion fiscale….

Merci à nos politiciens qui protègent ces crapules

Je suis en accord avec cet article, sauf avec 2 bémols.

D’abord, dans certaines municipalités, très petites, l’accès à l’eau potable n’est pas garanti, il serait injuste de taxer les bouteilles d’eau dans ces municipalités.

Puis, il y a le « Revenus 2 : imposer les riches… autant que la classe moyenne. » Je trouve toute solution qui taxe les riches très simpliste et non pratiquable, car les riches sont d’autant plus mobiles qu’ils sont riches. Et si un seul millionnaire « quitte » le Québec, il faudra 53 personnes qui font 40000$ par an s’il ne prennent pas de REER pour le remplacer, ou 74 personnes qui font 40000$ par an s’ils prennent tous un REER. C’est juste des chiffres comme ca. Il faut se rappeler que le Québec est pauvre en « riches » malheureusement.

Aussi, j’essaie de me mettre à la place d’un riche qui vivrait au québec, auquel on lui enlève les privilèges d’être Québécois (garderie à 7$ et autres…) Pourquoi alors un riche accepterait de payer plus d’impôt, tout en ayant un coût de la vie similaire à un Ontarien? Il y a quelque chose qui cloche.

A la place, je taxerais de nouveau le capital des institutions financières qui rapporterait le même montant, 503 millions, mais qui aurait l’avantage de faire participer un plus grand nombre de riches au bien collectif des Québécois. A ce que je sache, c’est ben leur faute la récession!

« Aucun effort notable d’augmentation de la productivité du secteur public — donc de freinage de l’accroissement des dépenses — ne pourra se faire sans un vrai partenariat avec les salariés. » Très juste. Mon expérience, limitée il est vrai, m’a surtout montré des délégués syndicaux hostiles à toute mesure nouvelle, même quand la majorité de ses membres était d’accord pour le changement.

Je vous confierais le ministère des Finances demain matin! Enfin des mesures concrètes et bien ciblées. La preuve que la chose est possible.

L’intérêt d’un plan d’ensemble est que toute la population se sent concernée dans un effort concerté, ce qui évite la « victimisation » d’une catégorie de la population qui se sent prise à partie ayant l’impression de « payer pour tout le monde » et le criant haut et fort sur toutes les tribunes.

La description que vous faites du comment faire pour augmenter les revenus est en soi un exercice louable et intéressant.

Toutefois Johnny Boy n’a pas les qualités intellectuelles nécessaires pour comprendre. Ou peut-être ce sera pour ne pas augmenter les taxes et les impôts de ses amis riches.

Par ailleurs en ce qui a trait à son départ, le plus vite sera le mieux. D’ailleurs ses nombreuses sorties « coté jardin » nous indiquent un embarrassement complet sur les questions d’actualités ou un vide sidéral.

Mais déjà un chemin tout tracé s’offre à lui.
Il pourra toujours nous décrire à la H P Rousso
que sa gérance s’est effectuée dans une tempête parfaite. Malgré son échec en même temps que celle de Vandal pour l’achat des installations électriques au Nouveau-Brunswixk, Power Pol aura une place pour lui à l’international puisque les récents voyages de John James payés par les québecois furent pour lui une façon de se mettre à la mode mondiale personnellement…..car si c’eut été pour le Québec, il aurait entraîné dans ses sillons une délégation de gens d’affaires prêts à investir à l’étranger.

Excellente analyse Monsieur Lisée. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Vous conviez le Québec à un changement de culture et les dirigeants à un changement dans l’exercice du pouvoir…

Mais le déficit des 11 Milliards est là et récurrent !

Puisque les québécois n’ont pas le choix, ils devront changer et s’adapter aux conditions nouvelles d’une économie mondialisée et verte.

John James Charest est justement un inalphabet politique et économique obligé à cause de ses ignorances et son option Canadian de se vautrer dans des commandites et mêmes des garderies partisanes payantes .
L’argent des Québecois est
1) À Ottawa ou il faut exiger notre part de tous les ministères donc 24%
2) En abolissant les dédoublements dans tous les ministères
3) En obligeant Ottawa à investir au Québec notre part des fonds de pensions assurances emplois , et économies bancaires qui sont dirigés présentement en Ontario
4) En exigeant notre 24% des investissements internationaux très rentables des ambassades , consulats et sièges sociaux
5) En vendant et transformant nos matières premières au lieu de la donner
6) En rationalisant dans tous les hôpitaux pour un service décentralisé essentiellement en français axé sur la prévention et la finde tous les gaspillages , spécialement les gaspillages médicamenteux
7) En développant le tourisme nordique tout en construisant des monorails intra territoriaux
8) Fonder un réseau d’information radiophoniqueet télévisuel gouvernemental pour développer toutes les régions du Québec
9) Fonder un salaire minimal universel de Droit à l’Existence en rationalisant ainsi tous les programmes d’aides existants et les dédoublements de fonctionnaires
10) Prier pour que John James Charest débarasse hors Québec en amenant avec lui tous ses amis arnaqueurs connus pour mettre vraiment fin aux commandites fédéralistes
Votons PQ et BLOC donc pour l’indépendance ou taisons nous
NB = Chacun des dix points peut nous rapporter au moins 2 milliards de $$$ donc en un mandat de rationalisation plus de 20 milliards de dollards par année .
C’est ce que le Québec perd depuis toujoursn aux mains des fédéralistes .

Quelques soient les taxes qui va venir chercher dans nos poches , cela passera pas car les payeurs de taxes en ont marre de voir ces magouilleurs et leurs namis s’enrichir a nos frais ! Jean Charest et sa bande doivent donner un sérieux coup de barre contre la corruption , la collusion et les magouilles dont il en est le concepteur ….

Ce que vous proposez Monsieur Lisée me plaît assez : une taxation responsable ( en fonction d’une optimisation de l’économie durable) et équitable ( les plus riches contribuent un peu plus qu’actuellement). J’ajouterais à vos propositions deux éléments :
1.une régime fiscal des stock options des cadres supérieurs des entreprises au même niveau d’imposition que les salaires
2. instaurer des barrières douanières pour compenser le différentiel social et environnemental.

Très bonnes analyse,il faudrait tout d’abord commencer par faire le ménage dans la boutique.
Toutes ces mesures ne serviront à rien si on ne se libère pas de ce groupe de minus qui nous dirige présentement.
Je ne crois pas que le Québec,tel qu’il est dirigé présentement puisse s’en sortir avant longtemps.
Si on fait la somme de tout les scandales qui afflige ce gouvernement,ce sera pas beau pour les trois autres année à venir.
La première mesure, quoique impossible pour le moment, serait de se débarasser de Charest et toute sa bande,après seulement,on pourra prendre les mesures qui s’imposent.

« De plus, avec le jeu des déductions, dont celles auxquelles les REER donnent droit, ceux qui gagnent plus de 115 000 dollars par an paient en fait une plus faible proportion de leurs revenus en impôts (29 %) que les ménages qui gagnent entre 50 000 et 100 000 dollars (39 %). »

Selon les tables 2009 d’imposition, vos chiffre ne tiennent pas la route M Lisée.

Le « ménage » qui fait entre 50 et 100k par an, si il s’agit de 2 conjoints faisant 25k chacuns, ils paieront 15% en impôt. Si ils font tous les deux 50k, ce sera 23.8%. Et AU PIRE, si un des deux fait 100k et l’autre pas un cent, ils seront imposés à 32.6%.

Et je ne soulignerai pas que vous comparez un ménage qui ne met pas un cent dans son REER avec un individu consciencieux qui épargne et sera un moteur de l’économie au long terme et non au crochet de l’état pendant sa retraite.

(D’ailleurs, l’individu faisant 115k par an paiera entre 31.X et 35% en impôts selon qu’il met 0 à 21k dans son REER) et NON PAS 29% comme vous le dites.

Source
http://www.desjardins.com/fr/particuliers/evenements/declaration-revenus/quebec_2009.pdf

Comment ne pas être d’accord avec vos propositions !
Mais combien de fois n’ai-je pas déprimé à voir ce que le politique faisait de telles recommandations. J’ai vécu, comme professionnel au fédéral, la crise de la pêche dans l’Atlantique – les scientifiques avaient pourtant raison mais…Nos recommandations de formation du personnel, pourtant bien évaluées, même par des représentants d’entreprises, ne sont allées nulle part. Et j’en passe. J’avoue ne pas comprendre la politique -je ne suis pas de ce monde-là ! Si vous vulgarisez vos propositions à monsieur tout le monde, il trouvera que ce serait bien. J’en conclus donc que les politiciens représentent d’autres intérêts que ceux des électeurs. Un peu à la manière de Harper avec l’environnement. Si vos propositions monsieur Lisée ne permettent pas de généreuses entrées de contributions politiques, je crains qu’elles resteront lettre morte. Mais vous savez déjà cela…Merci quand même de battre le fer quand il est chaud. On ne sait jamais, parfois il semble y avoir un miracle, du genre Obama.

« Depuis une trentaine d’années, plusieurs pays ont réussi à diminuer substantiellement leur déficit. En moyenne ces 7 pays ont réduit leur déficit de 8% en pourcentage du PIB. Y a-t-il une recette à utiliser ? Il semble évident que c’est du côté des dépenses que les efforts des gouvernements ont été concentrés. En effet, au cours de ces périodes on observe en moyenne une baisse de 7.4% des dépenses en pourcentage du PIB. Quant aux recettes de l’État, il est surprenant de constater qu’elles ont augmenté de seulement 0.8%. »

http://info.financierebn.com/fbn/files/fbnfbnpdf/fr/2/AE_bulletinhebdo2.pdf

Entièrement d’accord avec une taxation responsable, mais avec un suivi très serré accessible pour tous les députés avec possibilité de questionner en tout temps, à l’assemblée nationnale, les choix du gouvernement.

La fin du jeu de monopoly, c’est lorsque la banque saute. Alors on recommence.
C’est ce qui est arrivé chez les voisins du sud, ils ont imprimé des billets.
On peut changer de jeu. Passer des banques privées à une banque d’état.
Et phoque les banquiers.

Je me corrige.
En effet si vous comptez le taux d’imposition d’un épargnant p/r au revenu total et non pas p/r au revenu imposable, les chiffres sont les suivants.
Revenu de 115,000
1)Ne met rien dans ses REER = environ 34% d’imposition.
2)Épargne 10,000 : environ 29% du revenu total
3)Épargne 21,000 (douteux) : environ 26% du revenu total.

Après celà, on pourrait s’obstiner longtemps à savoir si le montant que l’on met dans un REER doit être imposé maintenant, ou plus tard, mais là c’est un autre débat.

Désolé pour mon erreur de calcul.

La productivité est le meilleur moyen de réduire les frais des dépenses publiques ou privés.
Le malheur est que le chef syndicale oblige ses membres à en faire le moins possible « pour qu’on en engage un autre».
Tant que la productivité ne sera pas liée au salaire, primes ou spiffs, il sera difficile de faire travailler plus intelligemment un employé syndiqué de l’état.
Même dans le publique, l’inertie est vite atteinte dés qu’un syndicat est installé et les heures s’allongent pour faire le même type de travaux, les départs de la maison ou du restaurant du midi sont faussées etc…
En fait il faut une personne ressource qui ne s occupe que de faire en sorte que la productivité soit atteinte, sans vexer le travailleur…
sans primes de productivités cela devient une pouponnière pour adulte….

M.Lisée, vous aviez déjà fait plusieurs propositions inspirées par Québec solidaire et autres. Cette fois vous vous contredisez en contestant au départ le caractère équitable d’une augmentation des tarifs d’électricité pour les citoyens qui chauffent leurs maisons avec l’électricité. Puis vous proposez des hausses drastiques au dessus de 30kwh par jour. Or la consommation de 30kwh à 60 kwh par jour correspond au chauffage d’un petit logement familial.

Plutôt que d’augmenter les tarifs pour les gens ordinaires comme vous le proposez, pourquoi ne pas augmenter les tarifs de l’électricité pour les commerces et, peut-être, pour les industries. Voilà ou réside l’essentiel de l’augmentation de la consommation d’électricité au Québec dans les 20 dernières années. La consommation résidentielle est restée stable. La consommation industrielle contribue à la création de la richesse. Mais, au contraire, les commerces contribuent à la sur-consommation.

Les propositions en ce qui a trait la protection de l’environnement et la formation aux adultes sont très intéressantes. Seul bémol, votre proposition de taxe sur l’électricité n’affectera pas seulement les gens qui sur-consomment mais aussi les locataires à faible revenu qui vivent dans des logements super mal isolés. J’habite personnellement un tel logement et en hiver je dépasse malheureusement de beaucoup les 30kWh par jour même si je fais extrêmement attention à ma consommation. Je suis pas contre votre augmentation mais il faudrait une compensation pour les ménages à faible revenu ou un incitatif fort pour que les propriétaires rénovent afin qu’on arrête de geler.

Ha Ha Ha!!!!

Dépenser et taxer (directement ou pas) plus, voila en somme votre recette.

C’est tellement idiot que ça ne vaut même pas la peine d’en discuter.

Vous avez été, Monsieur Lisée, l’un des principaux conseillers de certains Premiers Ministres séparatistes; pourquoi diable n’avez vous su les convaincre de la justesse de vos propositions à l’époque???

Bonjour,
Concernant votre proposition « d’introduire dans la tarification d’Hydro une progression beaucoup plus forte que l’actuelle. » J’aimerais ajouter ceci. La Régie de l’énergie dans sa décision
D-2008-024 a rejeté cette proposition :
« Décision : La Régie retient la proposition du Distributeur de ne pas inclure une
troisième tranche d’énergie au tarif D. » La justification est décrite aux pages 83 @ 85.

« Le Distributeur analyse trois scénarios d’introduction d’une troisième tranche d’énergie,
avec des seuils respectifs de 60 kWh/jour, 100 kWh/jour et 150 kWh/jour. Il constate que
l’introduction d’une troisième tranche ralentit la progression du prix de la seconde tranche,
atténuant ainsi le signal de prix pour 43 %, 69 % ou 91 % des clients, selon le scénario
étudié.
Le Distributeur précise que l’introduction d’une troisième tranche ne permet pas d’appliquer
un prix suffisamment élevé sur un volume significatif de kWh pour un nombre important de
clients. »

« La Régie de l’énergie est un organisme de régulation économique dont la mission consiste à assurer la conciliation entre l’intérêt public, la protection des consommateurs et un traitement équitable du transporteur d’électricité et des distributeurs. »
Les requêtes tarifaires sont analysées par divers intervenants et le personnel de la régie.
Encore faut-il prendre le temps de s’informer.

@ François 1

« Expliquer la fiscalité avec 10 bières… »
Ma compréhension:
Les choses étant ce qu’elles sont, le millionnaire de l’histoire va seulement payer pour sa bière. C’est pour ça qu’il est millionnaire.
À ce compte là il est aussi bien de rester chez lui.
Il n’aura pas à trouver les arguments pour justifier de gagner 60 fois plus que le plus faible salarié. Il n’a pas étudié 60 fois plus longtemps et ne travaille certainement pas 60 fois plus que l’autre.