Budget Marceau: lâcher la proie pour l’ombre?

Dès ce samedi, Pauline Marois l’avait bel et bien dit en entrevue au Globe and Mail.

Le premier budget de son gouvernement serait taillé en bonne partie pour «rassurer» le milieu des affaires et les agences de notation, lesquelles, lança-t-elle, ne viendraient pas «frapper à sa porte» si elle livrait le déficit-zéro dès 2013-2014.

À noter: l’usage fort significatif du mot «si»…

Cet objectif, son ministre des Finances, Nicolas Marceau le confirme en effet avec son premier budget.

Le problème est que ce «déficit-zéro» – devenu un véritable dogme depuis que Lucien Bouchard en faisait son obsession en 1996, nonobstant le contexte économique du moment – comporte toujours un prix pour les services publics. Mais aussi pour la classe moyenne, les travailleurs à faibles revenus et les moins nantis encore à qui on demande toujours le gros des «sacrifices».

Or, ce dogme est essentiellement un mirage, un miroir aux alouettes.

Sous M. Bouchard, son ministre des Finances, Bernard Landry jurait aux Québécois, la main sur le cœur, que s’ils se «sacrifiaient» suffisamment,  ils atteindraient ensuite joyeusement les «vallées verdoyantes» de la prospérité. Collective et individuelle…

Dans les faits, ces «vallées verdoyantes» sont de plus en plus évanescentes – l’exercice étant toujours à reprendre par  ces mêmes catégories de contribuables qui casquent bien involontairement de diverses manières.

Ces «vallées verdoyantes», autant le PLQ que le PQ s’entêtent néanmoins à les faire miroiter aux Québécois alors que sous messieurs Bouchard et Charest,  ils ont appauvri eux-mêmes l’assiette fiscale globale en diminuant la part payée par les entreprises et en baissant les impôts à des fins parfois électoralistes, parfois idéologiques.

Ce qui oblige non seulement à venir puiser dans les poches de la classe moyenne, mais aussi à réduire les services publics. Ce qui amène inexorablement le secteur privé à élargir son offre de services. Comme ça tombe bien…

Ce «cycle» du «sacrifice» éternel toujours imposé aux mêmes n’est pas unique au Québec. Loin de là. L’économiste et Prix Nobel, Paul Krugman, en parle comme d’un processus qui consiste à «affamer la bête» des revenus fiscaux à des fins, disons, peu louables. J’en expliquais ici le redoutable mode de fonctionnement.

Un prix politique

Ce choix d’atteindre le déficit-zéro dès l’an prochain comporte aussi un prix politique à payer pour le PQ.

Ce prix est l’abandon de plusieurs de ses engagements majeurs. Mon collègue Alec Castonguay en dresse ici une liste impressionnante.

Le prix à payer comprend également celui de limiter les dépenses de programmes à une augmentation réduite à aussi peu que 1,8%. Ce qui ne pourra se traduire sans une réduction réelle des services.

Pour «rassurer» le milieu des affaires et les agences de notation, le budget Marceau annonce également une décision étonnante:  plusieurs des augmentations de tarifs annoncées n’iront pas au fonds consolidé. Ce faisant, ils n’iront pas à la bonification des services publics.

En lieu et place, ils iront au Fonds des générations – un «fonds affecté exclusivement au remboursement de la dette».

Ce même Fonds des générations que le PQ promettait pourtant d’abolir. Et ce, en partie parce qu’il prive justement les services publics de sommes qui, dans les faits, ont peu d’impact sur le remboursement à terme de la dette.

Ainsi, le budget Marceau consacrera au Fonds des générations :

– 215 millions de dollars annuels découlant de la hausse du bénéfice d’Hydro-Québec résultant de l’abandon du projet de réfection de Gentilly-2;

– 325 millions annuels, soit la totalité estimée des redevances minières à compter de 2015-2016 (estimée parce que nous ne savons toujours pas dans quelle mesure ces redevances seraient bonifiées ou non. Et si oui, à quelle hauteur?);

– à compter de 2014-2015, 100 millions annuels estimés de l’augmentation de la taxe sur l’alcool;

– les revenus découlant de l’indexation annuelle du prix de l’électricité patrimoniale – une indexation qui constitue une autre promesse électorale brisée.

Sur le plan des infrastructures, le ministre promet, avec raison, un contrôle serré des dépenses pharaoniques du gouvernement Charest et une gestion plus «intègre».

Or, sans crédits, il faudra attendre pour voir si le diable se cachera ou non dans les détails. Traduction : ce contrôle serré s’exercera-t-il ou non au détriment de projets importants pour l’économie québécoise?

Autres clins d’oeil au milieu des affaires :

– même si depuis plusieurs années, les grandes entreprises contribuent de moins en moins leur «juste part» à l’assiette fiscale du Québec et du Canada, le budget promet un congé fiscal majeur de dix ans pour les entreprises qui investissent dans des projets d’au moins 300$ millions dans certains secteurs.

– prolongement et bonification du crédit d’impôt à l’investissement jusqu’en 2017.

Le budget contient aussi quelques mesures plus sociales, dont l’augmentation des places en garderies, l’annulation de la hausse des frais de scolarité, plus de logements sociaux, des investissements pour l’électrification des transports et le développement d’énergies durables, augmentation de 1,75% du taux d’imposition des revenus excédant les 100 000$.

Il reste néanmoins qu’au delà de ces mesures, ce budget «rassure» surtout le milieu des affaires.

Le Conseil du patronat «salue» bien bas les «efforts du ministre des Finances et de l’Économie, M. Nicolas Marceau, pour respecter l’engagement du gouvernement à revenir à l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2013-2014».

La Fédération des chambres de commerce du Québec, elle aussi, dit «apprécier» le budget Marceau.

En cela, le budget Marceau réjouira ceux qui ne s’y attendaient pas et en décevra d’autres qui, quant à eux, s’attendaient à ce qu’il colle nettement plus aux engagements électoraux du PQ.

Ce qui, bien entendu, aurait demandé que l’objectif du déficit-zéro, si cher aux agences de notation et au milieu des affaires, soit reporté d’au moins un an.

Ce qui, dans les faits, demeurait tout à fait souhaitable et faisable. Autant sur le plan des principes que celui de la realpolitik – une rare combinaison qui, par définition, ne passe pas souvent sous le nez des gouvernements minoritaires.

D’autant plus que même minoritaire – face à un PLQ sans chef permanent et une CAQ pas plus pressée de précipiter une élection générale aussi rapidement après la dernière -, le gouvernement Marois, dans les faits, n’était aucunement en danger d’être défait sur son premier budget.

Bref, ce budget fera dire aux uns qu’idéologiquement parlant, le gouvernement vire au centre. À d’autres, il fera dire qu’après avoir fait campagne en se présentant comme un parti «progressiste», il vire aujourd’hui au centre-droit de l’échiquier. Puis, à d’autres encore, qu’il présente un budget aussi «social-démocrate» que possible dans les circonstances..

Bref, le tout n’allant pas sans soulever quelques questions sur la cohérence politique du nouveau gouvernement.

La question à 72 milliards de dollars

Mais alors, pourquoi le fait-il?

Ça, c’est la question à 72 milliards de dollars – le montant prévu des dépenses pour 2013-2014…

Hypothèse : minoritaire, fragile et faisant le constat qu’il n’est absolument pas intéressé à construire une éventuelle alliance électorale avec Québec solidaire et que ce dernier ne l’est pas non plus, le gouvernement péquiste semble dorénavant vouloir tenter de séduire une partie de l’électorat francophone et plus conservateur de la CAQ de François Legault.

Comptant aussi sur la commission Charbonneau pour faire un tort considérable au Parti libéral, même lorsqu’il aura un nouveau chef, le gouvernement semble même vouloir faire de l’oeil à une partie de la base francophone du PLQ.

Or, non seulement ce budget pourrait déplaire à une partie de la base traditionnelle du PQ, mais l’espoir même de prendre des appuis à la CAQ en «rassurant» autant le milieu des affaires pourrait fort bien tenir de l’illusion.

Quant aux effets négatifs de la commission Charbonneau escomptés par le PQ sur les appuis au PLQ lors de la prochaine élection, pour qu’ils se matérialisent, il lui faudra aussi que la commission ne pointe pas éventuellement du doigt la gouvernance passée du PQ. Ce qui, pour le moment, demeure incertain.

Autre question : pourquoi un budget maintenant, et non au printemps prochain?

Minoritaire, le gouvernement Marois est en fait en campagne électorale perpétuelle depuis l’élection du 4 septembre.

D’où le choix de présenter un budget maintenant, plutôt qu’une mise à jour budgétaire avant un budget au printemps alors qu’en plus, le PLQ aura son nouveau chef.

Question aussi de survivre au vote sur le budget pendant que le PLQ est justement sans chef permanent. Malgré l’esbroufe prévisible, les libéraux ne peuvent défaire le gouvernement deux mois et demi à peine après l’élection.

Quant à cette théorie farfelue de Raymond Bachand d’une coalition CAQ-PLQ pour remplacer le gouvernement Marois sans passer par les urnes, François Legault y a répondu sans pitié qu’il ne danserait pas avec des gens «aux mains sales»… Ouch.

Ce budget pressé et précipité, il est aussi présenté pour tenter de faire passer en début de mandat les mesures les plus impopulaires. Le tout, en espérant que la mémoire de l’électorat sera courte.

Lâcher la proie pour l’ombre?

Encore une fois, question aussi de rassurer le milieu des affaires et les agences de notation toujours plus prompts à sortir ses épouvantails lorsque le gouvernement est péquiste.

Le vrai problème, par contre, est nettement plus large. Que le gouvernement soit péquiste ou libéral, le pouvoir d’influence du milieu des affaires sur la gestion gouvernementale ne semble pas vouloir se démentir.

Même chose pour les agences de notation.

Qu’on parle de DBRS ou Standard and Poor’s, ces agences privées en sont venues à exercer en Occident un pouvoir totalement démesuré sur les décisions budgétaires et fiscales prises par des gouvernements pourtant souverains.

Les agences de notation aiment bien faire dans le chantage économique. Et rares sont les gouvernements à ne pas y succomber. Ce qu’ils devraient pourtant faire lorsque leurs priorités diffèrent de celles, affairistes, de ces agences. Cette étude de l’IRIS est d’ailleurs particulièrement éclairante sur le sujet.

C’est pourquoi il y en aura qui seront fort déçus de voir le gouvernement péquiste refuser de se démarquer clairement de cette tendance parfois coûteuse pour l’équité sociale.

Ayant fait campagne au centre-gauche – entre autres raisons, pour empêcher Québec solidaire de lui gruger trop d’appuis dans certains comtés -, le gouvernement Marois devra maintenant convaincre qu’il n’a pas abandonné ses propres engagements pour l’ombre de la victoire majoritaire dont il rêve tant aujourd’hui.

Sur le fond des choses, le risque pour le PQ est que si, à première vue, son budget peut paraître «habile» électoralement, sa «marque de commerce» politique, dont les piliers originels étaient la souveraineté et la social-démocratie, finisse quant à elle par devenir de plus en plus floue au gré des vents électoraux.

 

 

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37 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Mon parti n’a pas d’autre choix que de composer avec le contexte économique et politique actuel.

Je comprends très bien notre situation et j’appuie ce budget responsable, empreint de réalisme.

À mes yeux, souffrir pour ma patrie est un immense privilège. Je veux que les prochaines générations héritent d’un pays prospère. Je crois qu’il y a effectivement un prix à payer pour y arriver mais ça vaut vraiment le coût…

On s’est fait avoir. Point à la ligne.

Je me méfiais de Mme Marois et j’avais raison.

Moi qui suis à la retraite et ne roule pas sur l’or, je serai plus pauvre en 2013 que je le suis en 2012. C’est charmant.

A ma connaissance, Mme Marois a toujours été dans le camp des capitalistes. Son mari est en affaires et elle le protège. Quand à nous, les petits, les obscures, les sans grades, on peut aller se faire cuire un oeuf.

A quand un parti social démocrate au pouvoir au Québec?

Juste analyse, Mme Legault. Cette obsession du déficit zéro a été dénoncée par Jacques Parizeau lorsque Lucien Bouchard était au pouvoir. On ne l’a pas écouté. Ni hier, ni aujourd’hui.

On est mal barré. Nous avons à la tête de la province des technocrates, pas des politiciens avec une âme et un coeur. L’argent avant tout. Le petit peuple? Qu’il mange des brioches…

Je regarde Françoise David dénoncer le fait que la taxe santé n’est pas totalement abolie. Elle dénonce le gouvernement alors que c’est l’opposition libérale et caquiste qui ont bloqué la première proposition Marceau. Je me souviens que lors du débat sur la taxe santé, QS est resté dans son coin sans défendre la proposition gouvernementale. Maintenant elle dénonce le gouvernement. C’est comme Bachand qui dénonçait l’abolition de la taxe santé et maintenant il dénonce sa non abolition complète.

Bonsoir,

Bien sûr qu’avec un peu d’angélisme, si nous nous posions la question suivante : Est ce un budget du Parti Libéral du Québec Oui ou Non ? Avec la pauvre Cause qui ne grouille plus, le Parti Québécois et le Parti Libéral commencent drôlement à se ressembler et à même se confondre. Et que bien sûr, nos amis de la gang de péquistes sont de la partie pour faire du Parti Québécois une pâle copie du Parti Libéral, un succédané au lieu de l’original.

En terminant, le Parti Québécois est à la margarine ce que le Parti Libéral pouvait revendiquer d’être le beurre pour accompagner le pain quotidien. Au plaisir, John Bull.

Mme Legault,
Je suis toujours friand de vos analyses, et celle-ci ne fait pas exception.
Comme je vis en Acadie, je ne commente pas le budget du Québec. J’aimerais par contre un jour vous lire plus longuement sur les agences de notation qui, même après l’évidente lubie des milieux financiers en 2008, continuent d’exercer un pouvoir amoral sur les gestionnaires des deniers publics partout, sauf peut-être en Chine et en Russie.

Première réaction: Ce budget a été présenté par l’un des gouvernements les plus menteurs et les plus hypocrites de l’histoire du Québec!

Bien oui, la gauche. Québec solidaire aurait doublé les montants versés aux bénéficiaires d’aide sociale et augmenté les impôts des entreprises qui peuvent déménager ailleurs, avec leurs jobs, où leurs avantages sont meilleurs avec d’autres gouvernements, dans un marché libre.

Rien n’est si simple sauf pour les simplistes.

»Le vrai problème, par contre, est nettement plus large. Que le gouvernement soit péquiste ou libéral, le pouvoir d’influence du milieu des affaires sur la gestion gouvernementale ne semble pas vouloir se démentir.

Même chose pour les agences de notation. »

Mais ce que vous ne dites pas c’est qu’en étant l’état le plus endetté d’Amérique, nous sommes beaucoup plus fragiles car le service de la dette devient un poste budgétaire incontournable. Si nous devions être décoté, ce poste augmenterait substantiellement.

Le vrai problème est notre niveau d’endettement.

Madame Legault,
Merci pour cette analyse fort éclairée. Il serait intéressant d’y voir plus de liens avec les promesses électorales, non pas du PQ, que votre collègue a déjà très bien fait, mais plutôt avec les autres partis, en l’occurrence, le PLQ, la CAQ et aussi, QS. Le PQ a fait la guidoune pendant la campagne électorale; il serait important d’en parler, en s’appuyant sur des faits.

Monsieur Charette,
Votre loyauté est certainement louable, mais si vous croyez toujours souffrir pour votre patrie, je vous prédis un dur réveil à la réalité des choses. Vous souffrez pour S&P. À vous d’avoir l’oeil mieux ouvert et à votre parti d’avoir l’honnêteté d’expliquer à sa base que, le peuple, ce n’est important qu’après que les corporations aient fait ripaille.

Pour ma part, j’accepterai de souffrir pour ma patrie lorsque le gouvernement à sa tête en sera un progressiste, véritablement. Parce que, sinon, les sacrifices demandés sont stupides. Me priver de manger pour que Monsieur Desmarais (et ses semblables) ait toujours plus d’argent? Avec ce parti au pouvoir, je n’ai pas plus le choix de réponse que si c’était le PLQ qui y était resté.

Bon courage pour votre réveil.

Voilà un budget équilibré et responsable, du style qui est la marque du Parti québécois. La hausse d’impôt des plus riches, vous ne verrez jamais ça au PLQ ou à la CAQ. Le report de projets d’infrastructure mal ficelés, la CAQ et le PLQ auraient fermé les yeux. La création de places en garderies, c’est Pauline Marois elle-même qui en est l’instigatrice au Québec depuis le début. La fermeture de Gentilly et la position contre les gaz de schiste, la CAQ et le PLQ auraient fait le contraire. Bref, assimiler le PQ aux autres partis ne supporte pas l’examen des faits. On s’accomode mal de la modération dans les médias, il n’y en a que pour les extrêmes à gauche ou à droite. Le PQ ne navigue pas dans ces extrêmes, c’est ça sa grande différence, et c’était aussi celle du gouvernement Lévesque. Je suis fier de mon parti et de mon gouvernement, fier de ce budgewt intelligent et mesuré, et je ne crois pas une seconde que l’appui au PQ s’effritera le moins du monde. Bien au contraire.

Je trouve plutôt que c’est un bon budget. Certaines promesses sont tenues, d’autres sont repoussées à plus tard et certaines sont carrément annulées. C’est de bonne guerre.

Ensuite, tous ceux qui claironnent depuis la dernière campagne que le PQ est dangereux pour l’économie du Québec devront se trouver un autre disque. D’ailleurs, il était assez drôle de voir le PLQ et la CAQ prétendre maintenant que le PQ ne respecte pas les engagements qu’ils dénonçaient eux-mêmes il y a quelques semaines.

Enfin, je trouve que c’est une bonne idée de s’attaquer aux problèmes immédiatement. Ça donnera peut-être un peu de marge de manœuvre pour plus tard, lorsque la pression électorale provenant des autres partis sera plus forte…

La promesse électorale d’augmenter les redevances minières ainsi que les annonces télévisées du PQ qui montraient des gros camions remplis et des petites cennes noires pour le peuple démontrent à quel point ce parti est soit malhonnête et super populiste/électoraliste ou soit complètement déconnecté de la réalité économique mondiale.

Car à peine 10 semaines plus tard le PQ renverse sa promesse solennelle et pourquoi, qu’est-ce qui a changé depuis 10 semaines ?

Je serais tenté d’écrire exactement le titre de votre chronique précédente: Tout ça pour ça?

Leur budget est à 99% ce qu’aurait été un budget Libéral de Jean Charest.

Qu’attendent tous les SPQ Libre et les Gérald Larose de ce monde pour se scandaliser publiquement de cet affront à la social démocratie qu’est le bouget Marois?

Où est J.-F. Lisée et sa gauche efficace?

Que font tous les gauchistos-péquistes qui ont voté pour le programme électoral péquiste pour finalement se retrouver avec un budget de droite?

Que feront-ils face à cette ultima trahison?

Bonjour,

Serait ce un signe prémonitoire que dans le Québec profond, soit celui des régions, de fiers péquistes qui s’affichent pourtant comme les défenseurs de la langue de Molière au Québec ont comme expression coutumière de ne pas « lâcher le Marceau » au lieu du vrai mot morceau.

Et bien, si des disciples péquistes comme celui de ce matin ne lâchent pas le marceau, Notre Dame de Béton n’est pas sortie du bois comme y disent dans la langue de Bergeron, Tremblay et CIE…… Au plaisir, John Bull.

Par contre, il ne faut pas oublier que les promesses fait en campagne étaient des engagements pour un mandat majoritaire de 4 ans.

Même si le PQ avait été majoritaire, le gouvernement Marois n’aurait pas tenu toutes ses promesses dans la première année. C’est impossible, il faut prioriser les projets.

Même si le budget s’avère sans saveur et audace, il faut prendre garde de dire que le PQ renie son électorat et ses engagements. Surtout que l’atteinte du déficit zéro en 2013-14 était aussi une promesse à tenir.

Tout de même, le gouvernement garde sa politique de gel des tarifs, excepté pour l’hydro. Les frais de scolarité demeurent non touchés. Le gouvernement n’a pas réussi à abolir la taxe santé pour des raisons politiques, mais on peut se consoler, la taxe santé et notre régime fiscal est maintenant légèrement plus progressif.

Gentilly-II sera fermé, les gaz de schistes resteront où ils sont. Quant au système de santé, les soins à domicile seront priorisé. Le réseau de CPE, de son côté, sera élargi.

Il ne faut pas oublier que le budget n’est qu’une partie de la politique gouvernementale. Ses promesses, le PQ peut les tenir des plusieurs autres façons.

Toutefois, je m’explique mal le refus de réserver une enveloppe de 10 milliard pour le développement de l’économie québécoise. Cette mesure n’aurait rien coûté sur le plan des finances publiques. La Caisse de dépôt détient déjà le 10 milliards.

Ce budget demeure sans saveur et sans audace, mais le PQ est loin de s’être rangé au centre-droit comme certains idéalistes (ou dogmatique?) tant de faire croire.

Sans l’ombre d’un doute, il s’agit d’un budget social-démocrate. Ils demeurent cependant très sobre, contrairement aux clichés entretenus par les démagogues de droite qui accusent les sociaux-démocrates d’être de dangereux dépensiers.

C’est la CAQ qui perd au change avec ce budget. Le PQ ne s’est pas aliéner la gauche avec ce budget, excepté chez les Solidaires qui ne voteront de toutes façons jamais PQ, et s’est gagné la faveur d’une certaine droite pragmatique, très présent chez la CAQ, qui tient au programmes sociaux tout en accordant une grande importance à la réduction de la dette. Avec ce budget, le PQ semble tenter de concilier les deux. Réussira-t-il? Seul l’avenir nous le dira. Chose certaine, le PQ vient de s’emparer des deux principaux chevaux de batailles de Legault: l’intégrité et la rigueur budgétaire. J’ai hâte de voir comment la CAQ réussira à se démarquer maintenant.

Mme Legault, merci pour le lien « étude..Iris ». Intéressant. En tout cas plus que le budget auquel je dis: bof, rien de nouveau. Qu’attendre d’incapables dont la devise semble ẽtre: Tant qu’y a des moutons à tondre, y a d’lespouère?
Cependant, une petite remarque au sujet de nos nabots-libéraux. Ils vont, semble-t-il, s’abstenir de voter pour éviter que le gouvernement soit renversé et ainsi, diront-ils, nous faire économiser des zillions de douleurs. Que c’est gentil. Mais je voudrais que l’on m’explique. Moi si je ne vote pas, c’est pas bien et on dira mẽme que je suis un très vilain et méchant citoyen qui ne fait pas son devoir et qui mérite les travaux forcés (sinon l’échafaud). Mais eux, payés (évoluants sous serment en plus) pour entre autre voter, ne le font pas? Étrange. Ah oui c’est vrai, je suis probablement trop crétin pour comprendre. Anyway. Mais voilà la surprise: J’exige d’ẽtre moi aussi payé pour ne pas voter aux prochaines élections. Merci d’avance, j’attends le chèque. Ridicule? À l’image de ceux qui dirigent. Hep! un tuyau: On est pas sorti du bois.

Le «déficit-zéro» (la dette) n’existe que pour nous asservir d’avantage et justifier l’austérité pendant que le 1% se remplit les poches. Regardez la Grèce, l’Espagne et l’Italie en Europe! assurez-vous que si on se laisse faire sans réagir, que se soit le PQ, PLQ, ou CAQ au pouvoir, c’est ce qui nous attend dans pas très long.

Bon, il y a ceux qui se font un devoir d’insulter et de mépriser tout ce qui est Québécois et encore plus fortement, tout ce qui est souverainiste. (# 14 et # 15)

Mais comme toujours ces tristes sires sont dans une incapacité totale à proposer quoi que ce soit de positif, si ce n’est de s’aplatir complètement devant Ottawa au point de disparaître dans les « craques » du trottoir et ainsi se mêler aux miasmes fétides des crachats de tout un chacun.

Mais qu’aurait-on souhaité de ce premier budget ? Oublier que le gouvernement est minoritaire et obliger les partis de l’opposition à le renverser et ainsi retourner en élection ? Qui serait assez stupide pour penser que ce faisant les citoyens auraient applaudis en disant : ce gouvernement a tenu ses promesses ?

En passant avez-vous déjà connu, Mme Legault, un parti politique qui en campagne électoral proposerait deux programmes politiques. Un s’il est majoritaire à l’Assemblée nationale et un autre programme s’il est minoritaire ? Alors que veut-on ? Chialer pour chialer ou prendre acte de la difficile réalité politique où tout le Québec est plongé ?

Personnellement je pense que malgré les nécessaires contorsions, nous avons aujourd’hui un meilleur gouvernement que celui qui sévissait au Québec avant les élections du 4 septembre dernier.

@S.Jonathan

Un peu de dialectique matérialiste avec ça ?

Et que dire des 9 autres provinces et des 50 états américains qui sont tous moins endettés que le Québec. Les politiciens en Grèce n’ont pas été capables de freiner l’appétit de l’état providence avec les conséquences désastreuses . Les jeunes quittent la Grèce par dizaine de milliers, est-ce le sort que nous voulons pour le Québec ?

C’est assez ironique de voir la grosse cassette, petite caquette François Legault qui change d’idèe toutes les dix minutes bomber le torse en menaçant de défaire le gouvernement plongeant les québécois en élection (800 millions) durant le temps des fêtes. Pourquoi pas?
Juste pour se payer l’élimination de la CAC à défauts d’éliminatoires cette saison dans la LNH.

Déficit de l’Ontario: 14G
Déficit d’Ottawa: 26G
Déficit du Québec: 0G

Pas à dire ca va mal au Québec.

Il serait peut-être important de noter que le gouvernement Marois est au pouvoir depuis deux mois seulement. Un gouvernement qui a ramassé les dettes que le parti Libéral lui a laissé.D’ailleurs pourquoi demander à un parti de remplir toutes ses promesses dans deux mois. Tous les médias consultent M.Bachand est-ce que vous croyez qu’il va dire que le budget est bon??? Il se prend pour le meilleur…

Bonsoir,

Bien sûr, de partout fusent les commentaires positifs du milieu des affaires. Le milieu des affaires est extrêmement satisfait de ce budget de droite, encore plus à droite que le budget des Conservateurs d’Ottawa, les Torys de Monsieur Stephen Harper.

En outre, les vrais indépendantistes ont depuis longtemps quitté le Parti Québécois en étant réfugiés à l’Option Nationale pour former le 1 % de ceux qui ont les couilles requises pour parler d’indépendance et non pas zigonner avec une pseudo souveraineté dans la semaine des quatre jeudis pour faire des accraires à des péquistes crédules et naïfs comme disait un vrai citoyen de gauche votant pour Québec Solidaire.

En terminant, il semble bien évident qu’il n’y a plus de gauche au Parti Québécois pantoute comme dit si bien mon voisin, un péquiste défroqué. Et même avec ce budget de droite, on peut entendre une mouche voler tellement que nos amis les péquistes qui forment le Mou de ce parti restent silencieux comme des carpes, même avec un gros motton dans le gargotton disait tout à l’heure une vieille péquiste découragée de cet entourage de muets…… Au plaisir, John Bull.

@Jack

dette de l’Ontario 272 Milliard $
dette d’Ottawa 600 milliards $
dette du Québec 251 Milliards $

population de l’Ontario 13 millions
population du Canada 34 millions
population du Québec 8 millions

Faites vous-même le calcul per capita et dites moi que ça va mieux au Québec qu’ailleurs !

Dans mon livre le Québec est presque deux fois plus endetté que le Canada et 50% plus endetté que l’Ontario.

Certain traite de naïfs ceux qui ne pensent pas comme lui. L’insulte est donc devenue un réflexe. N’est ce pas à ce trait de caractère qu’on reconnait le plus souvent les fédéralistes qui se plaisent à tout ramener dans cette arène constitutionnelle? Nous devons également remarquer l’absence complète de pistes concrètes de solution pour ces bonzes auto-proclamés.

Il ne lui viendrait jamais à l’idée que le gouvernement Marois doit aujourd’hui gérer toute la pourriture que Charest et son équipe ont laissée ici et là bien dissimulée dans divers placards budgétaires.

Ce silence est éloquent.

Il y a maintenant 50 ans que :
1- nous vivons largement au-dessus de nos moyens;
2- nous sommes des tenants du « pas dans ma cour »;
3- nous consommons les « services » créés à notre demande par les gouvernements;
4- nous avalons les paroles lénifiantes de nos Ministres des finances sur la comptabilité créative;

Alors, rappellons-nous seulement ceci :

1- Nous sommes dans une spirale négative induite par l’inadéquation entre l’augementation du coût et la valeur décroissante des services.
2 – Le pouvoir de taxer d’un gouvernement est sans limites.
3 – l’écart ne cesse de se creuser entre les bénéficiaires du gouvernement et ceux qui le font vivre.

Tout cela, peu importe le parti au pouvoir.

Meilleure chance la prochaine fois |

@ ladak

Ne connaissant pas vos sources, vos données me semblent irréelles. Comparons les comparables, vos données semblent être des valeurs brutes. Donc la dette brute (peu significative) pour les trois administrations que vous avez évoquées sont celles-ci au 31 mars 2012 :

Ontario : 257.3 G (défini comme dette totale)
Fédéral : 842.7 G (défini comme dette portant intérêt
Québec : 183.4 G (défini comme dette brute)

source :
http://www.finances.gouv.qc.ca/fr/page.asp?sectn=36

http://www.fin.gov.on.ca/fr/budget/fallstatement/2012/chapter4.html

http://www.fin.gc.ca/afr-rfa/2012/report-rapport-fra.asp

Souvenons nous du passage de M.Lévesque à l’Économic club de New-York où il insistait sur la capacité d’agir d’un gouvernement et des choix collectifs qui doivent dicter la ligne d’un gouvernement. Autre temps autre moeurs me diriez-vous, reste que la gouvernance péquiste a bien changé. On enligne les chiffres et ensuite on réfléchit sur les priorités, au risque même de se contredire ou de renier ses promesses électorales.

Je crois aussi que le PQ fait de l’oeil à la clientèle caquiste. Il risque d’être encore déçu, comme à la dernière élection,où les jeunes ont appuyé Québec Solidaire.

Nous sommes très loin du projet de pays et effectivement l’approche clientéliste du PQ nous éloigne de cet objectif.

Mme Legault, vos analyses de la politique québécoise sont toujours justes, éclairées et pour maintes d’entre elles prémonitoires. Le 4 septembre dernier, une masse d’air frais s’était installée sur tout le Québec suite à la débâcle de JJ Charest et de son association de magouilleurs. Ce baume n’aura eu d’effet que le temps de voir les arbres se dégarnir de leur feuillage. Nous constatons tous que le froid s’installe peu à peu entre l’électorat et le PQ depuis ses premiers renoncements à son programme et ses promesses faites lors des dernières élections.

Un discours du budget du comptable Marceau racoleur des pouvoirs financiers tout autant que ceux du comptable Bachand abdiquant devant le chantage des agences de cotation.

De plus jamais on y entend de récriminations contre l’extra de 100% en taxes et impôts exigés des Québécois(es) sous les menaces et l’intimidation politiques du cartel du colonialisme rocanadian, cette malversation totalisant $60 milliards garnissant annuellement le coffre-fort du gouvernement central du Rocanada.

Lorsque des « Elvis Bob Gratton », des larbins encensent le gouvernement péquiste préconisant les politiques budgétaires du parti magouilleur républico-bananier liberull on ne peut plus douter de la seule utilité des thèmes électoraux que sont la souveraineté et la social-démocratie étant devenus depuis 1996 que des slogans vides de tout sens permettant au PQ de ravir l’alternance du pouvoir d’intendance coloniale de la Province of Kwibek. Pathétique !!!

Bonjour,

Quelle expression véridique coiffe ce billet, soit de lâcher la proie pour l’ombre en qualifiant le budget de Monsieur Nicolas Marceau qui ainsi, se voit aduler par le milieu des affaires. Un pauvre péquiste venant de se faire peinturer dans un coin par le monde des affaires qui saura bien un jour lui faire sentir une épée de Damoclès au dessus de sa tête.

De plus, face à ce budget assez conservateur pour irriter tout à fait le centre et surtout le centre gauche de l’échiquier, nul doute que le Parti Québécois retrouve ses vieilles ornières de droite comme dans le bon vieux temps de Monsieur René Lévesque et de ses mamours avec Messieurs Brian Mulroney et le président Ronald Reegan de l’extrême droite américaine, un vieux républicain. Comme si le Parti Québécois voulait conquérir tous les militants de la droite de la CAQ avec le vieux fond Bleu nationaliste et conservateur de ce Québec de toujours, oserais je dire.

Par ailleurs, lâcher la proie pour l’ombre en ce qui concerne le budget de la province est un détail. Toutefois, avec ce qui s’ensuit, la proie est également lâchée pour l’ombre de la gouvernance provinciale et de l’affirmation nationale du bon vieux temps de l’Union Nationale. Un grand pas en arrière pour la pauvre Cause si chère aux vrais indépendantistes qui forment le 1 % de l’Option Nationale. Comme disait une vieille péquiste ce midi au Centre d’Achat : On n’a plus les péquistes qu’on avait. Tout en avouant qu’elle a perdu la Foi totalement dans cette pauvre Cause.

En conclusion, avec la prochaine consultation populaire, le Parti Quebecois sera mal dans sa peau de nationaliste pour parler de la Cause, cette pauvre Cause devenue la Carotte pour mieux bastonner le nationaliste avec de grands coups de batte en bois franc. Au plaisir, John Bull.

Même le plus parfait budget du monde ne plaîrait pas à l’opposition. Seul le pouvoir les intéresse et donc tout ce qui vient d’un gouvernement élu est nécessairement mauvais. Je suis écoeuré de cette culture politique qui consiste à s’opposer pour s’opposer, l’intérêt du pouvoir passe bien avant l’intérêt général de la population. Ce n’est pas seulement ce système électoral désuet qu’il faut changer mais toute une culture politique qui consiste à travailler pour l’intérêt d’un parti plutôt que de servir pour l’intérêt général.

On voit clairement l’absence totale de projet de société dans ce budget.
L’obsession c’est la création de la richesse.
Mais la création de la richesse n’est pas bonne en soi. Elle peut le devenir dans le cadre d’un projet de société mobilisateur et inclusif mais dans le cas où on vise à tout accumuler la richesse dans les mêmes portefeuilles privés; qu’est-ce que ça donne aux citoyens de se mobiliser?

On le voit vite, les entreprises réclament de non seulement ne pas payer d’impôts mais aussi d’obtenir des subventions parce qu’elles créent des emplois…qui disparaissent avec l’acquisition de la nouvelle technologie qui permet de faire plus de production avec une fraction des employés.

Après ça faut pas se surprendre si la population devient cynique avec les politiciens et choisit de regarder les concours de prostitution comme Occupation Double plutôt que de faire de l’action politique.

Le gouvernement péquiste travaille à sa survie politique plutôt qu’à l’édification du bien commun.

Ce budget est une concession essentielle au programme caquiste ce qui établit que le PQ pourrait former une coalition avec la CAQ au risque de perdre son âme originelle.

Le discours diplomatique d’un Lisée apparaît comme de la mise en scène comme la crédibilité de l’ancien chroniqueur blogueur d’opposition qu’il était n’est plus qu’un souvenir maintenant qu’il est ministre.

Y a t-il encore une gauche au PQ?

Option nationale mon prochain choix électoral.

Dernière trahison de Mme. Marois en lice, du moins jusqu’à aujourd’hui: elle entrouvre la porte du Québec au sale pétrole albertain!!!

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364742/marois-entrouvre-la-porte-au-petrole-albertain

Alors les gauchisto-féministes-verts…toujours aussi impressionnés par Pauline, première femme qui dirige le Québec?

Ça fait une dizaine de promesses qu’elle trahit!

Combien d’autres trahisons est-ce que ça vous prend pour comprendre?

@Pierre Bouchard

Le vote démocratique s’est exercé et les citoyens ont décidés. Nous avons réussis à nous débarrasser d’un parti politique corrompu et qui à travers les roucoulements, des yeux qui roulent et le trémolo démagogique n’a pas arrêté de mentir et de cacher la vérité quant aux revenus et aux dépenses.

Mais si c’est démocratique d’un bord, ce l’est de l’autre aussi : le gouvernement est minoritaire.

Dans cette situation souhaiteriez-vous que le parti au pouvoir s’enferme à double tour dans sa tour idéologique quitte à provoquer sa propre chute et obliger la population à retourner aux urnes à très brèves échéances ou pire, à donner la place à un éventuel gouvernement de coalition, ramenant, du coup, des représentants pourris aux commandes du pays, pardon de la province ?

Je comprends votre déception. Mais ne devrait-elle pas être due d’abord aux choix des citoyens ?

Dans l’état actuel des choses, dans une vision de realpolitik, qu’espèreriez-vous du gouvernement Marois?

«Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c’est de survivre.»
[ Rainer Maria Rilke ]

M.Drouin, l’orientation générale du budget Marceau favorise la lutte contre la dette à un niveau égal de ce que serait le budget d’un gouvernement caquiste en défendant ce point un peu excessif du fait que le gouvernement Bouchard est allé trop loin il y a 15 ans pour lutter contre le déficit zéro sans avoir pensé à l’époque à la détérioration des infrastructures qu’il faudra reconstruire ce qui fait que les libéraux ont endettés le Québec par ce programme de reconstruction qui effectivement a amené la corruption.

L’inquiétude d’électeurs péquistes du centre gauche du 4 septembre est de voir le gouvernement Marois emprunter la voie du gouvernement péquiste du déficit zéro d’hier.

Un gouvernement minoritaire en début de mandat doit imposer ses décisions, ses approches au lieu de s’écraser devant l’opposition majoritaire à moins plutôt que ce ne soit les agences de notation qui déterminent la politique des gouvernements provinciaux comme nationaux et fédéraux! Les libéraux et caquistes ne peuvent renverser le gouvernement si tôt, ce qui détermine que les soupçons de J.Legault sur le PQ depuis l’époque Bouchard se matérialisent à travers ce budget et cet écrasement politique assez marqué visible jusqu’à la politique des ressources naturelles.

Absent plus souvent des blogues comme blogueur parmi d’autres ces dernières semaines, la politique me laisse un goût amer.