Bye-bye Canada

Le Québec se détache de plus en plus, dans ses valeurs, du reste du Canada, constate le professeur Michael Valpy, qui a ausculté le pays en prévision du 150e anniversaire de la Confédération. Entretien.

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Illustration : Sébastien Thibault

Le Canada se désintègre. C’est le diagnostic, brutal, que pose le chercheur Michael Valpy après avoir ausculté le pays pendant 18 mois, à la veille du 150e anniversaire de celui-ci, dans trois ans.

Lauréat de la prestigieuse bourse de recherche de la fondation Atkinson, professeur de l’Université de Toronto et ex-chroniqueur politique à Ottawa, Michael Valpy a voulu documenter la « cohésion sociale ». Il a organisé des groupes de discussion et s’est associé à Ekos pour sonder les valeurs des Canadiens d’un océan à l’autre. Ses constats, publiés dans les pages du Toronto Star et du Globe and Mail, ont eu l’effet d’un électrochoc.

« Nous n’avons jamais été aussi fragmentés », dit-il. Miné par une montée de l’individualisme, une fracture générationnelle et un marché du travail de plus en plus précaire, le Canada est devenu un assemblage de « communautés insulaires » qui ne s’adressent plus la parole.

Alors que des médias canadiens-anglais célèbrent l’« agonie du séparatisme » depuis la défaite cuisante du PQ aux dernières élections québécoises, Michael Valpy a un regard fort différent. Dans ses valeurs, dans son identité, le Québec est devenu « un pays à part », dit-il, qui continue de dériver dans une direction opposée à celle du reste du Canada…

L’actualité l’a joint à son bureau de l’Université de Toronto.

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Michael Valpy – Photo : Milan Ilnyckyj

Vous avez senti le besoin de mettre en garde les Canadiens anglais contre un excès d’optimisme après la défaite du PQ. Pourquoi ?

Beaucoup d’analyses diffusées dans les médias anglophones sur la « mort » de la souveraineté sont très superficielles. L’idée de l’indépendance est au plus bas, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des divisions immenses entre le Québec et le reste du Canada. Les lignes de fracture sont profondes, et les Canadiens anglais doivent savoir que le Québec et le reste du pays dérivent de plus en plus loin l’un de l’autre.

Qu’est-ce qui vous pousse à le croire ?

D’abord, les Québécois ont des valeurs profondément différentes à plusieurs égards. Par exemple, ils sont plus favorables à l’intervention de l’État que les Canadiens anglais. Leurs opinions en matière de politique étrangère divergent aussi. C’est cependant sur le plan de l’identité que les constats sont les plus frappants. Les Canadiens anglais se sentent de plus en plus attachés à l’État fédéral canadien. Au Québec, la tendance est inverse et s’est accentuée depuis 15 ans, particulièrement chez les francophones : à peine 31 % d’entre eux se disent « très attachés » au Canada, contre 85 % des habitants du reste du pays.

Pour beaucoup de Québécois, le Canada est une terre étrangère. Ils visitent Toronto, parfois Vancouver, mais sont souvent plus familiers avec New York ou l’Europe qu’avec le Canada anglais. Un de mes anciens collègues, Richard Gwyn [alors chroniqueur politique au Toronto Star], avait écrit il y a une dizaine d’années que le Québec était devenu, dans les faits, un pays à part. Je crois qu’il avait raison.

Les Québécois viennent pourtant d’élire un gouvernement libéral majoritaire. La « menace » pour la fédération canadienne semble inexistante, non ?

Ce serait mal connaître l’histoire que de penser que les Québécois vont pour autant cesser de lutter pour obtenir plus de pouvoirs. Depuis 1867, Québec s’est toujours battu, d’une façon ou d’une autre, pour être « maître chez lui ». La majorité des Québécois ne désirent pas l’indépendance, mais ce serait une erreur de conclure qu’ils ont un sentiment très fort d’affiliation avec le reste du Canada. Sur le plan de l’identité, ils sont émotionnellement détachés du Canada.

Ce phénomène a commencé bien avant l’arrivée de Stephen Harper au pouvoir, mais le premier ministre n’améliore pas les choses. Ses valeurs politiques sont si étrangères à la plupart des Québécois qu’il pousse le Québec hors de la fédération.

Comment décririez-vous l’attitude des Canadiens anglais à l’égard du Québec ?

J’ai reçu des centaines de courriels de lecteurs à la suite de mes écrits sur le détachement du Québec. Certains disent que les Québécois s’éloignent de la fédération depuis 1867, et d’autres disent « tant mieux, laissons-les partir ». La plupart des Canadiens anglais se sentent étrangers envers le Québec, dont ils con-nais-sent très peu de choses et avec lequel ils ont très peu de contacts. Malgré tout, il subsiste encore un sentiment très fort selon lequel le Québec fait partie du Canada. Et le désir d’avoir des enfants scolarisés en immersion française est encore très puissant au Canada anglais.

Au-delà de la question du Québec, vous avez le sentiment que la société canadienne « perd son ciment ». Pourquoi ?

Les Canadiens ont un certain attachement au pays, mais peu d’attachement les uns envers les autres.

La société est fracturée selon l’âge et le niveau d’éducation. Je m’inquiète en particulier pour les jeunes, qui doivent étudier de plus en plus longtemps avant de trouver un emploi et doivent retarder des décisions importantes, comme celles de fonder une famille ou d’acheter une maison. Le milieu du travail est devenu un endroit effrayant. Pour un nombre grandissant de jeunes, la précarité est maintenant la norme. Les journaux ont même inventé un terme pour désigner cette nouvelle classe sociale : le « précariat »…

Le revenu médian augmente légèrement, mais de plus en plus de gens ne se perçoivent plus comme faisant partie de la classe moyenne. Au-delà des chiffres, cela entraîne le sentiment que vous ne progressez plus dans la société, que vous n’irez jamais loin, sauf vers le bas. Cet état d’esprit est plus répandu chez les jeunes, et c’est d’autant plus inquiétant que leur taux de participation aux élections et leur implication dans les institutions démocratiques ne cessent de décliner depuis 15 ans.

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Voyez-vous des solutions ?

On devrait envisager le vote obligatoire. Ce n’est pas une solution parfaite, mais on ne peut pas laisser décroître indéfiniment le taux de participation, parce que la validité de notre démocratie finira par être remise en cause. On devrait aussi adopter un mode de représentation proportionnelle, pour enrayer le sentiment — surtout chez les jeunes — que voter ne donne rien, que quoi qu’il advienne, le gagnant sera l’un des deux ou trois partis dominants.

On devrait aussi mieux protéger les travailleurs précaires et instaurer un revenu minimum garanti. Comment pouvez-vous élever une famille quand vous vous demandez constamment si vous allez perdre votre emploi ? Au Danemark, ça semble fonctionner. Les entreprises peuvent mettre à pied leurs employés quand le marché le dicte, mais tous les Danois peuvent se rabattre sur un revenu minimum garanti.

En ces temps d’austérité budgétaire, la tendance n’est pas à la création de nouveaux programmes sociaux…

Et pourtant, quand on les sonde sur leurs valeurs, une majorité de Canadiens ne souhaitent pas que l’État devienne une coquille vide, qui ne ferait rien sauf peut-être surveiller les « clôtures ». Ils désirent une présence de l’État dans leurs vies.

L’État fédéral ou provincial ?

Au Canada anglais, c’est évidemment le fédéral. Il y a toujours eu un nationalisme d’État dans les provinces anglophones, notre identité nationale est liée au régime fédéral, au dialogue que nous avons avec des institutions comme la CBC, l’assurance maladie, etc. Ce n’est pas le cas au Québec, et je sais que ça pourrait ramener certaines tensions si les Canadiens anglais renforçaient les pouvoirs du gouvernement central…

« Très peu des reporters canadiens-anglais peuvent parler français ou lire les journaux francophones. Ça teinte leur compréhension des enjeux du Québec. Lors du “printemps érable”, en 2012, ils ont fait un boulot horrible. Ils n’ont pas cherché à comprendre l’histoire du mouvement étudiant ni l’importance de l’éducation depuis la Révolution tranquille. »

Les commentaires sont fermés.

Diantre, il va m’en falloir tout un éventail, de petits messages tels que celui-ci, pour aller chercher les a priori atterrants de cette entrevue avec Michael Valpy. Je le cite:

«L’idée de l’indépendance est au plus bas, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des divisions immenses entre le Québec et le reste du Canada. Les lignes de fracture sont profondes, et les Canadiens anglais doivent savoir que le Québec et le reste du pays dérivent de plus en plus loin l’un de l’autre.»

Comme découverte de l’eau bouillante, c’est assez carabiné merci !

Il est si rare – c’est sans doute la première et la dernière fois – que nous ayons une situation aussi claire pour les besoins de ma petite démonstration: 1) le séparatisme est au plus bas 2) les disparités entre le Québec (francophone) et le Canada (anglophone) sont plus évidentes que jamais. Bon, alors, M. Valpy va-t-il enfin comprendre qu’une chose et l’autre ne sont pas forcément liées ? Tout l’argumentaire anti-Meech était fondé sur la confusion entre les deux (accompagné de diatribes et simagrées patriotardes). M. Valpy va-t-il finir par saisir qu’une fédération n’est pas une nation et que par conséquent IL N’Y A PAS de prétendue « identité nationale » ? Va-t-il allumer, oui ou m… ? Le suspense est à son comble.

Malgré les vertueuses dénonciations du nationalisme qui pleuvent dru dans la presse anglophone dès qu’il est question du Québec, nombre de chroniqueurs du ROC sont en réalité des nationalistes convaincus, qui ont confisqué frauduleusement la position antinationaliste.Ainsi les profondes disparités entre le Mezzogiorno et le Nord… oups pardon ! entre le Québec francophone et le Canada anglophone choquent M. Valpy parce qu’il a dans le crâne un concept de « nation canadienne » (euphémisé en « cohérence sociale »), c’est-à-dire la confusion perpétuelle entre UNITED et UNIFIED qui accompagne la confusion – par laquelle on peut définir le nationalisme – entre citoyenneté et identité. Or le Canada a déjà l’unité qu’il faut et n’en exige pas d’autre, il n’a aucun besoin de cette volonté suffocante d’uniformisation qui ne peut que générer du séparatisme au Québec.

Dans un pays comme le nôtre, dont le processus d’unité n’a pas été révolutionnaire mais diplomatique et politique, à l’instar de l’Unité italienne et à la différence des unités de l’Angleterre (1648-1688), des États-Unis (1776) et de la France (1789), les frontières culturelles et les frontières politiques NE SE CORRESPONDENT PAS. Elles ne se correspondent ni à l’échelle du Canada ni à l’échelle du Québec. Hélas de part et d’autre, ayant le concept d’État-nation vissé au fond du crâne, les uns (au Québec francophone) constatent l’existence d’une nationalité et veulent à toute force y faire correspondre un État, tandis que les autres (au Canada anglophone) constatent l’existence d’un État et veulent à toute force y faire correspondre une identité « nationale ».

Le profond malaise de maints Québécois francophones vis-à-vis de l’État canadien et le profond malaise de maints Québécois anglophones vis-à-vis de l’État québécois ont au moins une cause sous-jacente en commun:: l’étreinte sociopathique, unanimiste de Nation.

Alors, à titre d’arme contondante contre les deux nationalismes, contre les deux turpitudes, je ressors – «et… refrain !» – la quintessentielle leçon tirée en 1944 par le comte Sforza, ardent antinationaliste italien doublé d’un patriote italien tout aussi ardent (et antifasciste à l’époque où le jeune Churchill était encore philofasciste).

«La guerre de 1939 aura montré même aux plus aveugles que rien n’est plus insensé et dangereux que de substituer exclusivement l’idée abstraite de Nation à la réalité de la vie sociale.»

M. Valpy, citoyen de la patrie (et pas « nation ») québécoise, je suis également – ce qui fait bien mon affaire – citoyen de la fédération (et pas « nation ») canadienne. Mais je ne suis le national de personne et personne ne me nationalisera !

Vous avez beau vous lamenter que les ROCanadians voient l’état fédéral comme leur nation et veulent créer une uniformité ad usque ad mare, il n’en demeure pas moins que c’est cette volonté-là qui est majoritaire, ce sont eux qui ont le gros bout du bâton. Quand vous vous opposez au nationalisme canadian, même si ce n’est pas pour y substituer un nationalisme québécois, vous êtes quand même en situation de confrontation avec la plupart des artisans de cette Fédération. Les Canadiens vont jamais renoncer à faire non pas une Fédération mais un État unitaire,met les Québécois n’accepteront jamais d’avoir aussi peu d’autonomie que l’Écosse avec sa « Dévolution ». Alors, on fait quoi ? Moi, je ne vois pas d’autre solution que l’indépendance pure et simple, comme ça, les volontés contradictoires sont chacunes libres de faire ce qu’elles veulent. comment voulez-vous faire fonctionner cette Fédération considérant la situation insoluble qu’on a ?

Tant que les Canadiens de souche britannique continueront à vénérer la monarchie britannique, le Canada restera un pays bicéphal qui ne saurait imposer l’état unitaire au Québec. Vous vous inquiétez pour rien. Vous en voulez la preuve: la tentative du gouvernement Harper de ramener les symboles »royaux » et de célébrer l’anniversaire de la guerre de 1812 ont tombé à plat partout sauf dans les derniers bastions de »britishness » au Canada anglais.

M. Marc Provencher, votre réponse me flatte un défenseur comme vous. Votre commentaire le dit si bien . En que je suis citoyenne de la fédération , bravo et merci de votre opinion.

Je suis en accord avec l`analyse de M. Valpy, le Canada s`effrite. Le Québec a plus d`affinité avec les états de l`est américains qu`il en a avec le Canada Anglais, de même que le Canada Anglais a plus d`affinité avec les états ouest américains qu`avec le Québec, ainsi je pense que la frontière Canada États- unis ne devrait pas être est ouest , mais bien nord sud, ainsi je suis certain que le Québec français serait mieux compris par les états est américain, états qui comptent beaucoup beaucoup de citoyens de descendance Québécoise Française, en partant du Maine jusqu`à la Louisiane, je pense qu`ils seraient fier d`avoir un état parlant uniquement français et avec des idées nouvelles, donc un état français en Amérique du nord,( c`est bon pour le tourisme) ce que le Canada anglais n`a jamais accepté et n`acceptera jamais il vont envoyer l`armé avant de dire oui…il l`ont déjà fait , pour eux un être intelligent doit parler « angla ».

Je me suis toujours senti à la fois de nationalité québécoise et de citoyenneté canadienne. Les nationalistes canadiens et québécois s’y objectent.car pour ces deux groupes il est impossible de réconcilier les deux.

Exemple: on entend souvent dans les médias anglais Ottawa décrit comme »the nation’s capital » pareil comme on décrit Washington ou Paris, deux pays unitaires monoculturels.

Cet état de fait au Canada est le résultat du multiculturalisme et combiné au rythme actuel de l’immigration cette tendance ne peut que s’accentuer.

Intéressant de voir que pour une fois un constat aussi limpide des différences entre la majorité des québécois et la majorité des autres canadiens nous soit présenté.

Devant ces résultats / cette réalité, l’incohérence des québécois face à la question nationale ressort aussi clairement malheureusement.

Les Québécois sont trop lâches, tout simplement, pour être cohérents avec eux-mêmes. La réalité fondamentale est la suivante : les Canadiens veulent un État unitaire, et les Québécois veulent au minimum une vraie CONfédération, et ça dure depuis 1822 au moins. les Québécois vont peut-être repousser jusqu’au bout l’heure de prendre de vraies grandes décisions, mais il le faudra bien un jour ! Cette divergence d’opinion ne peut aller qu’en s’agrandissant, il va bien falloir faire quelque chose, un vrai acte fondateur, accepter la situstion telle qu’elle est et non la nier, et faire quelque chose pour aller de l’avant !

Ça me surprend toujours d’entendre des gens dire que les Québécois sont des lâches parce qu’ils ne votent pas pour l’indépendance du Québec. Avant de faire le saut dans le vide, ils veulent être certains qu’ils auront une vie meilleure, qu’ils n’auront plus besoin des autres provinces par la péréquation pour conserver un niveau de vie décent.
J’ai travaillé dans l’ouest canadien et je m’y sentais chez moi. Tout est une question de savoir découvrir et apprécier la différence. Un pays c’est comme une famille avec des caractères et des tempéraments différents.
Je suis heureux d’être né au Canada. Et je remarque que beaucoup de gens rêvent de venir vivre ici. Alors…
Non! Les Québécois ne sont pas lâches. Ils sont plutôt allumés.

M. Leclerc, vous dites : « J’ai travaillé dans l’ouest canadien et je m’y sentais chez moi. » Il vous manque une petite précision dans votre affirmation. Vous vous sentez chez vous dans l’ouest parce que vous avez éteint votre identité francophone québécoise. Soit que vous avez certainement vécu là-bas en anglais en vous assimilant à eux parce qu’un québécois qui démontre ce qu’il est réellement est mal vu là-bas ou bien soit que vous avez vécu en vase clos.

J’enseignais en immersion française à des enfants anglophones dont les parents anglophones étaient très fiers d’avoir un professeur du Québec. Il n’y a pas de Loi 101 là. J’y ai aussi enseigné au programme-cadre, c’est-à-dire à des enfants dont les parents venaient du Québec, de la France et autre pays francophones.
Je n’ai jamais été assimilé et je dois même vous dire que je vivais davantage en français là-bas que dans ma nouvelle carrière suite à mon retour ici.
Tout est une question d’attitude dans la vie. Certains québécois ont conservé une mentalité de colonie française au lieu de s’ouvrir sur le monde et de démontrer comment ils sont allumés et informés. Nous sommes extraordinaires. L’autre aussi.
Je suis fier de ma langue, de ma province, de mon pays, et tant qu’à y être, de ma planète.
Bonne semaine monsieur Yves B.

M. Walpy a aussi une idée très traditionaliste de ce que sont les Canadiens et de même pour les Québécois. Son analyse est basée sur les données du passé alors qu’ils étaient blancs, francophones de souche européenne et catholiques. Mais ce n’est plus le cas; il n’a qu’à aller faire un tour à Montréal.
Si le Québec semble plus uni, c’est qu’il sait mentir; il a depuis longtemps été très habile à évacuer les intellectuels qui auraient pu faire le pont entre les deux solitudes. C’était contrer les intérêts de certains secteurs de l’économie ou de la politique à qui la bisbille qui rapportait.
Il faut dire que les solitudes se sont multipliées dans tout le pays, c’est chacun pour soi et les familles sont fractionnées. La violence des tenants du «Pousse-toi donc grosse chienne» se répand dans absolument tous les milieux. Elle agresse dans les milieux du travail, les centre d’achats et à la sortie des écoles de francisation des nouveaux arrivants. Il n’y a aucune identité nationale, juste une façade qu’on s’efforce de garder intacte pour ses besoins personnels.

Walpy base son analyse sur une conception encore trop traditionaliste des Canadiens et des Québécois. Les solitudes au pays se sont multipliées et la réalité ressemble à un gros chaudron de canibales d’où chacun essaie de se sauver. L’histoire est là bien sûr, les politiciens nous présentent une façade, mais la réalité est tout autre. L’auteur n’a qu’à aller faire un tour à Montréal. J’imagine qu’il a vu Toronto et Vancouver.

Quelle bonne analyse! Enfin un discours cohérent venant du Canada anglais. Il est vrai à mon sens que nous formons de plus en plus deux entités divergentes, autant au point de vue politique, économique que culturel. Les dernières élections québécoises ne remettent pas en cause la souveraineté comme tant de personnes semblent le croire. Le fait est que les Québécois n’ont aucune confiance envers le PQ, un point c’est tout. Le Québec restera encore longtemps divisé entre l’indépendance et une place au sein de la Confédération canadienne, et ce, pour un éventail de raison.

Pour le Canada (comme vous voyez je fais partie de ceux qui se considèrent Québécois avant d’être Canadien), le Québec est le mouton noir de la famille: certain voudraient qu’il quitte la famille mais d’autres voudraient qu’il se range et fasse partie intégrante de la famille. Voilà aussi l’ambiguité canadienne face au Québec et à sa francophonie en général.

Donc le Canada est bipolaire (ROC d’un côté et Québec de l’autre), le Québec est bipolaire également (souverainistes vs fédéralistes) et le ROC est lui aussi bipolaire (ceux qui veulent que le Québec parte vs ceux qui protègent la famille, Québec inclut).

Cette entrevue de M. Trudel avec M. Valpy est refraichissante et semble démontrer un état des faits que je constate également.

Merci!

Alexandre Laflamme

Les francophones d’ici, concentrés surtout dans le Québec d’aujourd’hui, ont toujours été très différents des nouveaux venus, Anglais au début puis multi ethniques plus récemment. Le pacte « confédératif » de 1867 était un compromis où on a « donné » au Québec francophone le minimum pour garder la paix suite aux troubles qui avaient perduré depuis le milieu du 19è siècle. Cette différence, illustrée par ce partage plus ou moins éclairé des pouvoirs entre les provinces et le fédéral, perdure toujours alors qu’il était surtout pensé en fonction de cette paix précaire avec les francophones mais qui aura été étendu à toutes les provinces. Dans le ROC, ce partage des pouvoirs fédéro-provincial n’a pas du tout la même signification et on a tendance à le percevoir comme un partage un peu arbitraire qui pourrait certainement être modifié en faveur du grand frère fédéral.

Mais ce qui manque dans l’analyse de M. Valpy c’est la balkanisation du Canada avec l’arrivée massive d’immigrants récents qui ont décidé (choisi?) de vivre dans les ghettos des grands centres urbains et où leurs valeurs et leurs cultures se démarquent considérablement de celles des deux peuples dits « fondateurs » (on oublie trop facilement que les premiers peuples étaient ici bien avant les immigrants européens, mais ça c’est une autre question). La soit-disant « identité canadienne » en a pris pour son rhume et se démarque de moins en moins du melting pot américain.

Enfin, la vision de M. Valpy du Canada manque de subtilité car au-delà de la langue et de la culture, il y a beaucoup de points communs entre certaines provinces et le Québec du point de vue politique et social. On ne doit pas oublier non plus qu’après quelque siècles à vivre côte à côte, les deux peuples se sont influencés mutuellement et qu’avec le temps il est improbable que le fossé entre les deux se soit élargi, bien au contraire.

Cette référence à 1867 est amusante. Le sentiment d’indépendance a commencé à habiter profondément l’âme des « canayens » sous le régime français . Puis rappelons le désintéressement des britanniques face aux habitants de ce pays qui vaguèrent librement à leurs occupations après la conquête. Puis tout le cheminent des patriotes avec la première déclaration d’indépendance. M.Valpy à raison: nous n’avons jamais été identique and we Will Never be the same. On tolére le Canada comme ils tolèrent le Québec . Nous avons un penchant pour l’autonomie et un état républicain. Dans le reste du Canada, ils ont un penchant pour la monarchie et tout ce qui est du Commonwealth et de l’Empire. Demandez à n’importe quel canadiens s’il a de la parenté dans son pays d’origine. A la grande majorité la réponse sera oui. La même question posé à un québécois est le zéro absolue . Voilà la démonstration de la réalité qui nous accompagnera toujours : nous sommes que d’ici et nous devons compter que sur nous mêmes pour survivre. La survie ne peut dépendre des autres. Donner du cash à rien faire à quelqu’un et il mourra. Félix parlait de la péréquation. Maintenant, on le voit resurgir ce sentiment d’indépendance. « Personne ne veut mourir ».

Excellent article. C’est la première analyse cohérente, sensée et juste que je lis au sujet du Québec, des résultats du dernier scrutin provincial et du Canada selon les perceptions québécoises. M. Valpy comprend très exactement la situation, autant au Québec que dans le reste du Canada. Bravo et merci.

Il semble manquer une colonne qui indique que je m’identifie au Québec dans le Canada car moi je suis dans une province qui est le Québec à l’intérieur d’un grand pays qui est le Canada.
Par contre je trouve normal que chaque province a des valeurs différentes aux autres provinces.
Ce qui est fatiguant c’est la menace de séparation qu’on ne réussit pas à ce défaire.
J’ai peur qu’un jour le reste du Canada décide de nous montrer la porte à force d’avoir cette menace sur la tête.

Pauvre vous Marie-France Allaire, ça ne doit pas toujours être très facile de vivre dans la peur ainsi!
Moi ça ne m,empêche pas de dormir.
Cependant j’espère que je vivrai dans le pays du Québec en chair et en os et non qu’en cendre.
Si non d’ici peu, le Québec, la seule province officiellement francophone de ce grand pays aura moins de poids que les orientaux de l’ouest.
La grandeur du pays n’est que très peu de choses à comparer avec ses valeurs, qui elles sont de moins en moins honorables.

Même en cendre, vous n’y vivrez pas. Aussi bien vous y faire:

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201406/02/01-4771950-les-jeunes-et-la-souverainete-la-generation-non.php

Vous avez vraiment un don pour épouser les losers Sir.

Madame Allaire a parfaitement raison: on a plus de chance de se faire évincer du canada que de s’en séparer par nous-mêmes.

Nous sommes les BS du système de péréquation canadien et ce, depuis 40 ans et si nous sommes encore dans ce beau et grand pays, nous le devons surtout à la légendaire générosité de nos frères canadiens et principalement aux Albertains.

Je suis née de parents souverainistes, alors je pensais comme eux. Jusqu’au jour où j’ai commencé à voyager (au Canada, mais aussi aux Etats-Unis, en Amérique Latine et en Europe). Le Canada est un pays magnifique avec des richesses incroyables. Pour moi, nos différences devraient faire partie de cette richesse. Mais non. Les gens ont des œillères et ne pensent que pour ou contre la séparation du Québec. J’aimerais ajouter que pour moi, la question de la séparation ne devrait pas reposer sur PQ vs PLQ. Le souverainisme est associé à la gauche. Est-ce que nous pourrions réfléchir au fait que pour fonder un pays, ça prend des projets prometteurs, créateurs de richesses et un bien-être social partagé ? Ce n’est pas une question de gauche ou de droite.
Dans une ère où les échanges économiques mondiaux sont la règle, à quoi bon se séparer, juste parce que nous sommes différents. Sommes-nous encore trop jeunes d’esprit pour voir que les meilleures idées naissent de gens qui ne pensent pas comme tout le monde, de gens qui s’entourent de personnes différentes ? J’ai des amis au Québec, à Winnipeg, à Toronto, à Vancouver. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur la direction que devrait prendre le Canada. Par contre, la jeunesse d’aujourd’hui a des valeurs communes. Nous sommes la première génération à être littéralement connectés sur le monde. Nous comprenons qu’au final, nous vivons ensemble sur la même planète et que nos chicanes, anglo vs franco, sont bien futiles. Le PQ nous parle de fonder un pays sur nos différences culturelles (surtout la langue) avec le reste du Canada. Je n’accroche pas. Se séparer d’un pays relativement fort économiquement, envié par tant de gens qui ne vivent pas dans des conditions optimales, simplement parce nous sommes différents. Je n’accroche vraiment pas. J’ai envie qu’on me propose un projet d’envergure, à la hauteur des capacités des Québécois. Nous ne sommes pas lâches. Nous sommes forts et généreux, créatifs et ingénieux. Montrez-moi un plan de match solide pour une refonte des territoires de l’Amérique du Nord. Tous les Etats américains ne sont pas toujours en accord et certains aimeraient bien se dissocier de l’image qu’a les Etats-Unis à l’étranger. Beaucoup aiment le Québec et veulent apprendre le français. Bien sur, ce n’est pas une majorité, soyons réalistes !
Je suis fière de dire que je viens du Québec. J’aime expliquer qui nous sommes et comment nous avons notre place dans un continent anglophone. Je suis fière d’être canadienne et de parler des différences d’est en ouest. Mais je ne suis pas fière de nos hommes et femmes politiques. A quand un prochain Lévesque, Kennedy, Mandela, Mitterand ? Soyons forts ensemble, ou laissons nous lentement dominer par les pays unis qui avancent et travaillent pour leur développement, et ce, à un rythme drôlement rapide…

«Nous sommes forts et généreux, créatifs et ingénieux.»

Wow ! Et un tantinet chauvins, aussi, peut-être ?

Cela doit faire un peu trop de temps que je suis en France…! Je suis peut-être aussi très/trop optimiste.. Certains commentaires évoquent que les Québécois sont BS et lâches… Oui on vit à la botte du Canada de par la péréquation depuis trop longtemps. Nous ne sommes pas une « province productrice » et certains disent que nous ne travaillons pas assez.
Je crois que ça a beaucoup à voir avec notre histoire qui comporte la prédominance du patronat anglais et notre mentalité « nous sommes nés pour un petit pain ». Mais aussi que nous avons à coeur notre vie familiale et que nous travaillons pour vivre et non l’inverse.
Par contre, ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas ingénieux et forts, à notre façon. Que ceux qui veulent se lever pour faire avancer le Québec le fassent !! Essayons de bouger en tant que société et d’être indépendant financièrement, sans pour autant renoncer à nos systèmes de santé et d’éducation, domaines de base pour une population riche et capable de développement. On parle sans cesse de changement, mais changer de direction sans savoir laquelle prendre provoque un effet de stagnation. On tourne en rond parce qu’on a pas de leader pour nous rassembler, vraiment.

Madame Marie-France, je vous conseille de vous instruire à propos de ce qu’est véritablement la péréquation avant d’affirmer «que nous vivons sur la botte du Canada». Vous auriez intérêt à lire monsieur Jean Claude Saucier de cette revue à ce propos et aussi l’article de Josée Legault sur son blogue dans le journal de Montréal. Cela vous éclairera.

Je m’excuse à Marie-France. Mon commentaire s’adressait plutôt à Marie-Claude et non à Marie-France.

Madame Marie-Claude, je vous conseille de vous instruire à propos de ce qu’est véritablement la péréquation avant d’affirmer «que nous vivons sur la botte du Canada». Vous auriez intérêt à lire monsieur Jean Claude Saucier de cette revue à ce propos et aussi l’article de Josée Legault sur son blogue dans le journal de Montréal. Cela vous éclairera.

Au revoir ou Adieu Canada?

La question se pose quand on est Québécois.
Il y a problème parce que le Canada NE SAIT PAS ÊTRE UN PAYS, il ne sait pas être autonome. Il ne sait pas se distinguer du grand maître britannique, de sorte qu’il est toujours à s’incliner pour plaire à ce qu’était autrefois l’empire où le soleil ne se couchait jamais.
Le Canada ne sait pas qui il est, alors comment peut-il penser SE FAIRE RESPECTER.
Le Canada n’a pas notre confiance, car il ne respecte pas l’identité de sa province officiellement française, c’est-à-dire sa province qui est distincte, qui est d’une autre culture et qui est dans son droit d’exister, à sa manière. Pour un Québécois, la mémoire n’est pas limitée à 1867, année de la confédération … est-ce vraiment une confédération? … Quand les Québécois apprennent, à la petite école, que Jacques Cartier a découvert le Canada en 1534, que Champlain a fondé la ville de Québec en 1608, que LOUIS XIV, roi de France, a établi un Conseil Souverain en Nouvelle-France en 1663 et … combien d’autres dates majeures il faudrait relever! Alors, quand les Québécois ont une mémoire nourrie de tant de choses, de tant d’événements, de tant d’êtres, de tant de relations réussies avec les premières nations, de tant d’aventures et d’explorations avec eux, doivent-ils tout ignorer pour plaire au conquérant de 1763 qui a tenté de s’affirmer en 1867?
Le Canada doit SE FAIRE INVITANT pour ses propres habitants.
Quand un parti fédéraliste organise une rencontre à Montréal, ville importante de la Province de Québec, ce parti devrait savoir qu’il est en territoire francophone et qu’il doit être en mesure de communiquer avec les gens du milieu … en français … même si bien des gens peuvent parler et comprendre l’anglais. Cette exigence a d’autant plus sa place quand le chef, qui se voit PM de tout le Canada, ne sait pas respecter « son » peuple en traitant les francophones non bilingues de PARESSEUX ! … À ce moment, c’est très invitant de dire BYE! BYE! Canada … notre identité n’a pas rapport avec la vision de ces autorités qui abusent de leur pouvoir … Un autre fédéraliste en rajoute en affirmant que l’anglais fait partie de notre identité québécoise … NON, c’est NON … un Québécois de souche, c’est-à-dire un Québécois dont les ancêtres sont arrivés au tout début de la colonie peut soutenir qu’il n’a pas de lien avec des gens de culture anglaise et ce n’est pas une tare. HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE!
Le Canada n’a pas la grandeur qu’il se donne avec un DRAPEAU jeunot de 50 ans, avec un HYMNE NATIONAL qui ne sait réunir tout son monde et, qui plus est, un hymne « emprunté » à un poète canadien-français et dont la musique a été composée par un canadien-français … tous le savent ? Je ne chante pas cet hymne que je ne reconnais pas en « ses » versions multiples : française, anglaise et bilingue. Combien de pays au monde, comme le Canada, ne sont pas capables de chanter en chœur, d’une seule voix leur hymne?
Pour compléter le tableau, il faudrait faire la liste de ce que les Québécois n’aiment pas …, car nos goûts sont si différents : les signes royaux, monarchiques et les démonstrations militaires. Combien de notre argent est dépensé pour de la visite qui nous indiffère, pour des cadeaux « non » nécessaires et pour des voyages en des lieux non inspirants. En surplus, on peut mentionner l’indifférence du fédéral à notre endroit pour supporter nos industries, nos artisans et artistes.
Une Québécoise déçue du pays qu’elle ne reconnaît plus, Normande GINCHEREAU

je suis canadienne, québécoise, et du Saguenay, et je suis fière d`être tout ça a bonne antendeur«salut«

Des différences seraient suffisantes pour redécouper la carte d’un pays?

Des différences, il y en a toujours eu et à la tonne, même au Québec. Que l’on pense à celles qui exacerbent les relations entre notre capitale provinciale et notre Métropole et qui durent depuis 50 ans. Montréal se séparera-t-elle du reste du Québec pour autant?

Et la Corse ou la Bretagne d’avec les reste de la France?

Si l’Irlande ou l’Afrique-du-Sud ont pu se réconcilier, pourquoi le Québec serait-il différent dites-le moi?

Michal Valpy: «Très peu des reporters canadiens-anglais peuvent parler français ou lire les journaux francophones. Ça teinte leur compréhension des enjeux du Québec.»

Une autre raison, encore plus amusante que juste le fait d’être monolingue, est que comme beaucoup de prétendus antiracistes à la canadienne croient dur comme fer au délire de la race via toute une brochette d’euphémismes de race comme « bloodlines », « ethnic stock », « French descent », « British ancestry », « Italian lineage », « Asian complexion »), alors ils prennent le fait français pour un fait racial, donc situé de l’autre côté d’une paroi PHYSIQUE infranchissable : c’est-à-dire à jamais incompréhensible. Voilà pourquoi beaucoup de ces reporters parlent à travers leur chapeau dès qu’il s’agit du Québec francophone: ils tiennent cela pour inévitable et ne conçoivent même pas qu’il puisse en aller autrement.

Présentement les québécois ne savent plus où donner de la tête… Ils ne voteront pour l’indépendance que lorsqu’un 2e René Lévesque saura les réveiller pis je suis de moins en moins certain de ça. J’ai passé 9 ans dans la région de Vancouver pour finalement m’apercevoir et constater l’ignorance impressionnante qu’on les habitants du BC envers nos coutumes et nos mœurs, On me demandait entre autres : »Quand vous écoutez la Télé au Québec, est=ce que c’est toujours sous-titré en anglais… pour que vous puissiez comprendre ? »… on part de loin là…
Je suis québécois né ici mais au BC j’ai obtenu 20 fois plus de travail qu’ici dans toute ma vie… je suis revenu et rêve tous les jours de repartir.

Excellent article. La plupart des journalistes canadiens anglais tirent des conclusions basees sur les vagues (resultats electauraux,, a court terme) avec la maree (tendances sociologiques, a long terme). Le Canada anglais a opere (sans trop s’en rendre compte) un virage a l’extreme droite avec Harper. Virage lourd de consequences a long terme.

Mon prénom est Québécois et mon nom de famille est Canadien. Ceux qui sont tout près de moi, mes intimes, mes proches et mes amis qui partagent et aiment ma langue et ma culture m’appellent Québécois. Ceux qui m’identifient à la famille géo politique et géo économique à laquelle j’appartiens m’appellent Canadien.
Heureusement, ma famille canadienne n’est pas trop tissée serrée. Elle me respecte et me laisse affirmer mes différences tout en me donnant l’espace pour m’épanouir culturellement et économiquement. Il y en a qui voudrait bien quitter la famille canadienne et faire du Québec un pays indépendant. Mais je m’interroge sur leurs motivations profondes.
Veulent-ils se donner le pouvoir sans partage de construire un petit royaume francophone où ils pourraient régner et imposer leur propre vision d’une famille québécoise tissée très serrée avec un code de valeurs qu’ils auraient définies ? J’ai déjà vécu dans l’atmosphère étouffante d’une société contrôlée par une Église catholique qui imposait ses valeurs. Je ne veux pas vivre dans l’atmosphère étouffante d’une société contrôlée par une Église nationaliste qui me dicterait les siennes. (la Charte des valeurs Drainville m’a déjà échaudée)
Je n’ai aucune confiance en ces avides de pouvoirs qui voudraient tout contrôler du haut de leur Assemblée nationale tout puissante où ils se rendraient dans leurs limousines en arborant fièrement le drapeau de leur tout nouveau royaume. Je préfère de loin la liberté et la latitude politique que me laisse ma famille canadienne.

MON PRÉNOM EST QUÉBÉCOIS MON NOM DE FAMILLE EST CANADIEN ET JE SUIS CITOYEN DU MONDE..

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