C-38: pas question de scinder ni d’en dire trop

Le NPD a bien essayé de convaincre le gouvernement de scinder le projet de loi budgétaire, l’éléphantesque C-38, en au moins cinq projets de loi afin d’en faire une étude sérieuse dans les comités appropriés, mais en vain. Le leader parlementaire conservateur Peter Van Loan n’en voit pas l’utilité puisque les néo-démocrates s’y opposeront de toutes façons. Cela n’a pourtant pas empêcher le gouvernement de permettre une étude approfondie, bien qu’accélérée, du projet de loi qui modifie le système de détemination du statut de réfugié (ce qui a conduit, à la suite des témoignages, à la présentation de quelques amendements). Rien de tel pour le budget. Du moins, pas aux Communes. Il en va autrement au Sénat où le gouvernement a accepté de confier l’étude du projet de loi à cinq comités différents, offrant aux sénateurs l’opportunité de faire un travail qu’il refuse aux élus.

Aux Communes, ce sera un fourre-tout. À part le volet environnemental qui sera confié à un sous-comité, tout le reste, de la Sécurité de vieillesse à l’étiquetage des aliments en passant par l’assurance-emploi, sera étudié par un seul comité, celui des finances. À toute vapeur, en plus, et sans savoir, dans bien des cas, ce que le gouvernement a véritablement en tête puisque de nombreux articles ne seront éclaircis qu’une fois les règlements publiés.

Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement refuse de dissiper le brouillard qui entoure les compressions budgétaires. À ce jour, il n’y a que les syndicats qui ont offert des séances d’information sur le sujet et dévoilé le peu qu’ils savent. Le gouvernement reste encore motus et bouche cousue. Même le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, n’arrive pas à avoir de réponse. Le 12 avril, il a envoyé à tous les ministères et agences visés par le plan de réduction des dépenses un questionnaire pour connaître leur plan. Huit petits ministères et agences, représentant à peine 0,06 % des économies prévues et 0,61 % des réductions anticipées d’effectifs, avaient répondu en date du 4 mai. Il a relancé les autres, en demandant qu’ils lui répondent d’ici le 23 mai. Après quoi, il rendra les résultats publics.

M. Page est supposé offrir aux parlementaires un avis indépendant sur les finances publiques et l’économie afin de les aider à faire leur travail et à demander des comptes au gouvernement. Mais depuis que M. Page est en poste, les conservateurs lui ont régulièrement mis des bâtons dans les roues.

Laisser un commentaire

la seule chose restante à faire pour NDP est de prendre bien en note toutes ces abus et de les effacer un par un à la prochaine gouvernance lorsque NDP prendra le pouvoir. Jusqu’à là les canadiens doivent accepter les effets de leur fautes électives – pareille avec Bush aux EU – car avec les rhinocéros on se peut pas dialoguer ….fatalité

Avec le gouvernement Royal Harper de sa Majesté la Reine du Dominion du Chef du Canada: «la fin justifie les moyens»!

Les plus populaires