Camouflage et mensonge au bureau de Stephen Harper

Afin de protéger Mike Duffy, la garde rapprochée du premier ministre s’était entendue sur un scénario qui n’était rien de moins qu’un mensonge pur et simple.

Photo: Presse canadienne
À gauche : le sénateur Mike Duffy. À droite : Nigel Wright. Photo: La Presse Canadienne

La comparution de l’ancien chef de cabinet de Stephen Harper au procès du sénateur Mike Duffy était très attendue. Nigel Wright est un homme discret, qui n’avait jamais livré sa version des faits dans cette affaire où Duffy fait face à 31 chefs d’accusation, notamment pour fraude.

Il est un témoin de la Couronne, et son passage devant la cour se poursuit avec le contre-interrogatoire. Mais ce qui doit retenir l’attention, ce n’est pas tant ce qu’il a dit au jour 1 que ce qui a été produit en preuve. La trace immense que laissent les courriels échangés au bureau du premier ministre.

Le procès criminel est une chose. L’avocat de Duffy veut démontrer que les règles du Sénat étaient si floues qu’il n’a enfreint aucune règle en réclamant 90 000 dollars en remboursement de dépenses injustifiées. Il a beau avoir facturé aux contribuables des repas pris à sa maison de Kanata, en banlieue d’Ottawa, ou avoir réclamé des frais de logement principal pour son chalet à l’Île-du-Prince-Édouard, alors qu’il réside en réalité à Ottawa — il était dans son droit, plaide-t-il.

Pour Stephen Harper, son chef de cabinet et son entourage, c’était avant tout un embarras politique.

C’est pour cette raison qu’un deuxième procès, officieux celui-là, se déroule en même temps. C’est le procès politique, celui de la gestion de cette crise par Stephen Harper et le bureau du premier ministre. De la manière dont la garde rapprochée de Stephen Harper a manigancé pour tenter de sauver le soldat Duffy, très utile aux troupes conservatrices au moment des collectes de fonds et des activités du parti partout au pays. La controverse entourant l’ancienne vedette de la télé, nommée au Sénat en décembre 2008, a occupé les hauts gradés conservateurs pendant des mois, ce qui montre à quel point ils voulaient le sortir du pétrin.

Quitte à tenter d’édulcorer un rapport sénatorial sur Duffy. Quitte à faire pression sur un cabinet privé, Deloitte, afin qu’il adoucisse les conclusions de son enquête interne. Quitte à servir un énorme mensonge à la population canadienne.

L’un des documents les plus révélateurs est ce courriel du 20 février 2013, envoyé par Chris Woodcock, directeur de la gestion des enjeux au bureau du premier ministre. Pas moins de cinq personnes importantes autour de Harper figurent dans ce courriel, qui élabore le scénario qui sera livré aux Canadiens — celui d’un Mike Duffy repentant qui s’excuse et qui affirme avoir remboursé le Sénat.

Capture d’écran 2015-08-13 à 10.53.55

Le courriel est précis et va jusqu’à décrire ce que Mike Duffy va dire aux médias, à la fin du document.

Capture d’écran 2015-08-13 à 10.54.31

 

La garde rapprochée de Harper s’entend sur le scénario. Or, c’est un mensonge pur et simple.

À deux reprises, en février et en avril 2013, Mike Duffy se conforme à cette volonté et affirme qu’il va rembourser ou qu’il a remboursé ses réclamations. Or, les courriels déposés en preuve ne laissent aucun doute : le bureau du premier ministre savait très bien que Duffy n’allait jamais rembourser lui-même ses réclamations douteuses. Il n’avait pas les moyens de le faire, disait-il, et il ne voyait aucune entorse aux règles.

Il a toujours été limpide dans l’entourage de Harper que quelqu’un d’autre allait le couvrir en payant ses frais. Au départ, ce devait être le Parti conservateur, mais le sénateur à la tête du Fonds conservateur, Irving Gerstein, a changé d’idée lorsqu’il a constaté que la facture à assumer n’était pas de 32 000 dollars, mais de 90 000 dollars. C’est à ce moment que Nigel Wright a signé un chèque personnel pour mettre fin à l’histoire. Jamais Mike Duffy n’a voulu rembourser. C’était d’ailleurs une source de frustration énorme au bureau du premier ministre, comme en témoignent les courriels.

La garde rapprochée de Harper a néanmoins élaboré ce scénario, destiné au public en toute connaissance de cause.

D’ailleurs, au jour 2 du procès, l’avocat de Mike Duffy a soumis en preuve une déclaration de Nigel Wright faite à la GRC en 2013, dans laquelle il dit que l’objectif était de garder secret ce stratagème : «Je ne crois pas que nous allions rendre cette information publique [parce que] le gouvernement serait content du fait que les gens croyaient que Duffy avait repayé», a alors déclaré M. Wright.

Ce qui nous amène au 22 février 2013, deux jours après le courriel de Woodcock sur le scénario fictif de remboursement. Nigel Wright écrit à ses collègues du bureau du premier ministre. Parmi les noms figure celui de Benjamin Perrin, qui agit comme avocat-conseil auprès du premier ministre et de son entourage.

On peut y lire que le plan est alors que le Parti conservateur verse les fonds à la place de Mike Duffy. Le Parti conservateur doit virer l’argent à l’avocate de Mike Duffy, Janice Payne. Tout doit être gardé secret, écrit Wright. On doit faire croire que c’est Duffy qui rembourse afin que la crise politique cesse. À la toute fin du courriel, Nigel Wright affirme qu’il va prévenir le premier ministre Stephen Harper.

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.19.50

Vingt-trois minutes plus tard, Nigel Wright a parlé à Harper. Voici le courriel qu’il envoie, disant qu’il a reçu le feu vert du premier ministre pour aller de l’avant.

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.26.33

C’est l’un des nœuds de l’affaire Duffy. À quel point le premier ministre était-il au courant de l’opération de camouflage en cours pour sauver son sénateur pris dans la tourmente ?

À la barre des témoins, Nigel Wright a affirmé que le «good to go» du courriel signifiait que le premier ministre et lui s’étaient entendus sur le plan de communication, sur ce qui allait être dit publiquement, mais que Harper ne savait pas que Mike Duffy n’allait pas rembourser lui-même la somme de 90 000 dollars.

Est-ce possible ? Oui.

Est-ce plausible ? Non.

D’abord, Stephen Harper ne laisse rien au hasard. Il aime tout contrôler. Que son chef de cabinet et lui discutent uniquement du plan de communication, sans égard à qui va payer la somme, est pour le moins étonnant. Particulièrement quand le stratagème consiste à ce que le Parti conservateur verse les fonds. Harper est chef du Parti conservateur. Le grand argentier du Fonds conservateur, le sénateur Irving Gerstein, relève de lui. L’avocat-conseil du premier ministre, Benjamin Perrin, est l’un des destinataires du courriel. Comment ont-ils pu élaborer ce scénario sans qu’il le sache ou se pose quelques questions pour en savoir plus ?

Si une crise majeure nécessite le feu vert du premier ministre, comment peut-il se contenter d’un plan de communication sans comprendre le fond du problème ?

Et si Stephen Harper a été maintenu dans le noir concernant le stratagème, qu’on lui a joué dans le dos, comment se fait-il que la plupart des noms qui figurent dans ces courriels travaillent encore auprès de lui, soit au Parti conservateur, soit au bureau du premier ministre ou dans des bureaux de ministres ? N’était-il pas assez furieux pour les mettre à la porte ?

Le 8 mars 2013, Nigel Wright avoue à Woodcock qu’il a fait un chèque personnel pour aider Duffy, puisque le montant qui lui est réclamé est passé de 32 000 dollars à 90 172,24 dollars. Le Parti conservateur refuse de payer cette somme. Voici son courriel, envoyé de son compte personnel :

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.40.15

Pendant tout ce temps, en privé, l’entourage de Harper est furieux des agissements du sénateur Duffy. Mais plutôt que de le dénoncer ou de le laisser à ses problèmes, ces personnes tentent de camoufler ses écarts. Publiquement, Stephen Harper et ses ministres sont outrés et disent que Duffy a tout remboursé ce qu’il devait.

* * *

L’autre volet dérangeant des révélations au procès, c’est la volonté de l’entourage de Harper de manipuler un rapport interne du Sénat et du cabinet Deloitte afin d’épargner Mike Duffy. Les deux instances enquêtent alors sur le dérapage et les sommes injustifiées qui ont été versées à Duffy, mais aussi à d’autres sénateurs conservateurs, notamment Pamela Wallin. L’excuse au bureau de Harper est toute trouvée : Duffy a remboursé, inutile d’en rajouter.

Le 6 mars 2013, Patrick Rogers, directeur des affaires parlementaires du premier ministre Harper, envoie un courriel à ses collègues afin d’expliquer les efforts qu’il vient de faire pour convaincre Deloitte d’abandonner le volet Duffy de son audit.

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.46.29

L’avocate de Mike Duffy se rend compte, le 20 mars 2013, que la sénatrice conservatrice Marjory LeBreton a donné l’ordre aux autres sénateurs d’arrêter de mettre de la pression sur Deloitte. Janice Payne se demande comment cela doit être interprété, puisque Duffy s’est fait promettre qu’il serait épargné dans le processus.

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.48.53

Le bureau du premier ministre comprend que Duffy sera épinglé par le rapport Deloitte. Mike Duffy est inquiet. Nigel Wright promet alors que les sénateurs conservateurs, qui détiennent la majorité au Sénat, ne voteront pas pour l’expulser de la Chambre haute advenant un vote, et qu’ils ne poursuivront pas leur enquête.

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.54.21

Une heure plus tard, Nigel Wright ajoute qu’il est d’accord pour ne pas envoyer le cas Duffy à la GRC. Non seulement Wright est avocat de formation, mais son courriel est notamment destiné à Benjamin Perrin, l’avocat au bureau de Harper. S’ensuit une conversation surréaliste, où des avocats censés connaître la loi estiment qu’il n’y a rien de criminel dans les agissements de Duffy, mais que cela pourrait quand même causer un problème plus tard. La GRC a déposé des accusations quelques mois après.

Capture d’écran 2015-08-13 à 13.56.16

Le 8 mai, l’entourage de Harper a réussi à convaincre les sénateurs du sous-comité qui examinent les dépenses de Duffy de l’épargner. D’y aller mollo avec lui. Or, quelques sénateurs se rebiffent, notamment Marjory LeBreton, qui n’est pas d’accord. Nigel Wright lance une phrase qui sera prophétique : «Ils pensent faire mal à Duffy, mais ça va finir par faire mal au premier ministre.»

Capture d’écran 2015-08-13 à 14.00.51

Après tout, c’est lui qui sollicite un nouveau mandat auprès des électeurs.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

45 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Wright aurait sciemment menti par omission dans son entretien avec Harper le 22 février 2013, et toutes ces personnes préparaient un scénario de mensonges à l’intention des Canadiens.

Conclusion, c’est une gang de menteurs. La preuve entachera-t-elle la crédibilité de leurs témoignages ? Parceque ce qui est prouvé c’est que nous sommes en présences de menteurs professionnels.

Excellent travail de journalisme. Vous m’évitez des heures de lecture. Définitivement le meilleur condensé que j’ai lu sur ce procès.

L’ex-haut fonctionnaire à Ottawa et Québec, Jean Laliberté, dans son livre au titre malheureusement trop terne (LES FONCTIONNAIRES, Septentrion, 2009.) mais au sous-titre autrement plus évocateur (Politique, bureaucratie et jeux de pouvoir) a parfaitement décrit le milieu politico administratif avec, entre autres analyses, un regard pénétrant sur les «fusibles» qui entourent un Premier Ministre.

Voici comment il décrivait, bine avant l’affaire Duffy, cette alternative du «Le savait-il? Le savait-il pas?».

«Une règle non écrite est qu’on ne cache rien au premier ministre. Cependant, pour le mettre à l’abri des attaques, personne, sauf un cercle très restreint de conseillers, ne doit être au courant de ce qu’il connaît. Pour cette raison, l’information sensible est communiquée verbalement afin de ne laisser aucune trace. Cette pratique, appelée en anglais »plausible deniability », (ignorance vraisemblable), permet au premier ministre, lorsque son gouvernement est mêlé à des malversations, de nier avoir été mis au courant. Si la faute reprochée est grave et peut être prouvée, une autre personne que lui pourra être forcée de démissionner, par exemple son chef de cabinet, un ministre ou un haut fonctionnaire»

Dans toute cette masse de courriels, y en a-t-il un seul qui soit adressé au P.M.? Il semble bien que non. CQFD!

Voici ce que je comprends de cette affaire. Le sénateur Duffy a réclamé 90000$ de frais, somme à laquelle il n’avait pas droit. On lui réclâme le remboursement de cette somme. Elle est remboursée par Nigel Wright. En tant que contribuable, je suis satisfait: le sénateur a reçu 90000$, ce qui allait contre les règles établies, et la somme a été remboursée aux contribuables. Donc, nous, les contribuables, sommes quittes. Que m’importe que le chèque vienne de Mike Duffy, de Nigel Wright ou de Joa Bleau! Pourquoi construire un scandale là-dessus? Nous sommes en campagne électorale et il y a des centaines de sujets bien plus importants à traiter que l' »affaire Duffy », qui, finalement n’a rien coûté aux contribuables.

J’ai déjà été fonctionnaire dans la fonction publique fédérale. On nous apprend dans la première semaine d’embauche comment on doit faire un compte de dépenses et à ce que l’on a droit comme dépenses, celles qui sont acceptées et celles qui seront acceptées.

Viens pas brayer et t’époumoner sur le contexte. Si on fait cela pour un simple ti-cul fonctionnaire, on le fait aussi pour un sénateur.

C’est que justement le scandale commence APRÈS.
Après Wright démissionne. Harper le félicite pour sa contribution
Quelques mois plus tard, l’histoire change: Harper dit qu’il l’a mis à la porte parce qu’il lui avait caché que c’était lui qui avait remboursé.
Harper n’a fait que mentir, mentir et mentir
Or,quand tu es PM d’un pays, tu n’as pas le droit de mentir à ton peuple.
Le scandale ici n’est pas économique puisque 90,000 c’est des pinottes à coté des 300 millions des commandites, c’est un scandale politique et morale

Ce que vous ne semblez pas comprendre, M Arthur, est que le mode opératoire mis en place dans cette affaire (et les autres magouilles du gouvernement Harper et du PCC) est identique en tout points à celui du crime organisé. Emprisonner les petits truands de trottoir ne règle rien au problème car ce sont des éléments dispensables, qui peuvent facilement être remplacés par d’autres petits énergumènes sans scrupules. Ce n’est qu’en décapitant la structure que l’on réussit à assainir la société.

Emprisonner qui?? Personne ne va aller en prison pour cette histoire. Duffy va dire que les règles n’étaient pas claires, ce qui est probablement vrai (le parlement à Ottawa et aussi celui de Québec sont des nids à patronage), et voilà, il va rester libre.

Excellent résumé d’une partie de la preuve dans cette affaire et du rôle du PM Harper. S’il y a une leçon que les conservateurs ont appris, c’est de ne pas utiliser de courriels dans leurs mensonges! Sans ces courriels, on ne pourrait connaître la vérité. D’ailleurs c’est une des raisons qui font que le gouvernement Harper a rendu l’accès à l’information beaucoup plus difficile.

Il faut aussi comprendre que ce cas est la pointe de l’iceberg et que ces mensonges ou encore le tripotage de la vérité est pratique courante dans les sphères politiques des gouvernements au Canada. Ce gouvernement est particulièrement « politique » et tout ce qu’il fait, il le fait pour conserver le pouvoir – l’intérêt public vient après les intérêts du parti et le mensonge n’est qu’un des outils qu’ils utilisent et nous avons plusieurs exemples de « détournement » de la vérité.

Pour pouvoir manipuler les médias et l’opinion publique et contrôler le message, ce gouvernement n’a pas hésité à interdire aux fonctionnaires de parler en public et aux scientifiques de divulguer leurs travaux (enfin, ceux qui ont survécu aux coupures). L’affaire Duffy n’est qu’une bien faible illustration de ce « pattern ».

Le savait- t’ il – le savait- t’ il pas ???? That’s the question! Aucune preuve décortiquée par la GRC peut répondre à celà! Maintenant est-ce le procès du premier ministre ou est-ce le procès du sénateur Duffy ? Respirez par le nez tout le monde!!! L’ opposition cherche constamment l’ os dans le baloné pour mordre après et pouvoir faire peur à la population!

Le problème réel dans toute cette histoire est que les règles de dépenses du sénat sont floues et devraient être mise à jour et ça presse! MDuffy le sénateur a été mis en accusation par le procureur fédéral sur plusieurs chefs pour en faire un procès qui va résulter en une profonde refonte des dépenses du sénat qui est déjà entamée!

Maintenant pourquoi vouloir absolument prouver l’ improuvable et faire un procès d’ intention au premier ministre parce qu’ un sénateur s’ est viré le cul à la crèche et a décidé qu’ il ne rembourserait pas ce qu’ on lui a réclamé et qu’ il était dans son droit de réclamer ses dépenses! Le jeu politique lamentable autour de cet affaire est démesuré et à mon avis si les partis d’ opposition n’ ont que cela à se mettre sous la dent sans PREUVE , devraient cracher le minuscule morceau d’ os avant de s’ étouffer avec!!!

Les frais de résidences sont pour les sénateurs qui résident en permanence loin d’Ottawa et qui doivent faire face à des frais lors qu’Ils se déplacent à Ottawa.
Pour représenter une province, un sénateur doit y habiter en permanence.

Revenons au sénateur Duffy.
Il réside en permanence à Ottawa depuis les années 1970 et paye ses impôts à l’Ontario.

Donc, il n’aurait pas du être nommé dès le départ pour représenter l’Île-du-Prince-Édouard.
Le prétexte pour réclamer des frais de subsistance à Ottawa parce qu’il a un chalet sur sur l’Île-du-Prince-Édouard
ne tient pas la route. Sa résidence principale est à Ottawa !

Dans votre commentaire vous déclarez qu’il avait droit à ces frais de subsistance.
C’est une affirmation un peu rapide.
Et si nous laissions les tribunaux en décider.

Lisez comme il faut Pierre Grégoire! Le sénateur Duffy prétend qu’ il était dans son droit de réclamer ses dépenses et comme vous dites ce sera au tribunal à décider!!

N’est-ce pas le centre de l’histoire:
Le Partie aurait demandé à M. Duffy de déclarer sa résidence de l’IPE comme principale afin de pouvoir être nommé sénateur de cette province. Et il a accepté. N’est-ce pas pire tricherie que l’histoire qui a suivi et retient l’attention.

« Il réside en permanence à Ottawa depuis les années 1970 et paye ses impôts à l’Ontario. Donc, il n’aurait pas du être nommé dès le départ pour représenter l’Île-du-Prince-Édouard. »

M. Duffy tenait le sac et le Partie le remplissait… selon leur plan. C’est probablement pourquoi il était logique pour M. Duffy de se croire dans son droit et pour M. Wright que le Partie rembourse les contribuables. Sinon, le $90,000, ce n’est que l’oeuf dans l’océan des manigances politiques. (Qui vole un oeuf, vole un boeuf)

Et malgré tout cela, le Canada est un pays merveilleux.

C’est le Watergate de Harper.
Au départ, une histoire assez banale mais qui, à force de mentir et rementir, finit par faire tomber le Roi.

D’abord, félicitations pour cet excellent travail, Monsieur Castonguay! Nous avons besoin de journalistes rigoureux qui n’hésitent pas à fouiller.
Ce que je ne comprends pas, c’est cet acharnement à vouloir sauver Mike Duffy au risque d’embarrasser le parti conservateur et le premier ministre. Que je sache, on n’a pas eu les mêmes prévenances pour les autres sénateurs pris la main dans le pot à biscuits. C’est comme si quelqu’un dans « l’entourage du premier ministre » repayait une dette à Duffy… Peut-être un autre sujet d’enquête…

Je suis estomaqué et dégoûté par tant de malhonnêteté de la part de l’entourage (avocassier) du chef de notre État (de droit). Et en plus, le PM lui-même n’a pas le courage d’admettre qu’il était au courant d’une manoeuvre ne visant qu’à le protéger, lui, un contrôlant maladif. Il prend les Canadiens pour des imbéciles et j’espère sincèrement que tous les électeurs de bonne volonté s’en souviendront le jour du vote. Il s’agit bien là d’une «ballot question» comme disent les Français !

il semble accepté qu’en politique on puisse volé et si on se fait pincer on n’a qu’à rembourser et voila, tout est bien qui finit bien

De quoi parlons nous exactement ! Il est bien évident que le bureau du premier ministre a tout fait pour éviter le scandale. Mais quel est ce scandale: c’est le fait que Mike Duffy a profité allègrement du fait que les rêgles du Sénat sur les réclamations sont totalement incomplètes et ce depuis bien avant les Conservateurs. Le bureau du Premier Ministre a donc voulu éviter les problèmes en payant la dette de Duffy et ainsi pouvoir déclarer au public que Duffy avait payé. Les médias semblent vouloir faire de ce banal évènement un grand scandale pouvant détruire le PM…La majorité du public sait fort bien qu’il y a plein de gens corrompus tel que Duffy et que ce sont les actes de Duffy qui sont le scandale. Rien d’autres.

Vous êtes dans le même ordre de pensée que moi! Il y a plusieurs bloguistes qui se gargarisent avec bien peu de choses!!!!

Le scandale n’est pas le compte de dépenses du sénateur Duffy mais le fait que le chef de gouvernement conservateur a perdu toute crédibilité pour diriger un pays comme le Canada. Comment 30% des électeurs peuvent-ils encore lui faire confiance?

L’histoire a été sortie par CTV. Or, où travaillait Duffy?
Duffy était l’une des stars de ce réseau avec Pamela.
Duffy était aussi un anti-Québec. Mais ça on l’a oublié.

Question comme ça! M. Castonguay , allez-vous faire aussi une enquête sur le camouflage et mensonge au bureau de Thomas Mulcair en ce qui concerne les stratégies électorales des syndicats nationaux ainsi QUE des connivences avec la F.T.Q au Québec sur les élugarités et probablement les entorses à la loi électorale! Ce qui est bon pour pitou est aussi bon pour minou!

Fais-le toi. Ah, j’oublais, t’as déjà tou fait. Pas pour rien que t’es mon idôle…

Le scandale des bureaux-satellites du NPD à 2,7 millions a étonnament (?) passé sous le radar de nos journalistes québécois.,,,

…et celui du Bloc où le personnel politique était payé illégalement par l’argent des contribuables du pays que Duceppe voulait détruire???

Parlant de cover-up, on apprend tout dernièrement que la « The Canadian Media Guild » représentant 6000 journalistes du pays est maintenant enregistrée auprès de Élection Canada comme tierce partie dans la présente élection. Elle pourra dépenser son argent en publicité et en prise de position. Il n’y a personne qui a un malaise à voir des journalistes supossément neutre et impartiable sautés dans une élection par la porte d’en arrière? Est-ce que ceci peut expliquer presque le silence journaliste sur les millions, je dis millions, détourner par le NPD pour des bureaux de comtés au Manitoba alors que la parti n’a pas deux députés dans cette province? Il y a des cover-up pire que d’autres à mon avis!

Très bonne remarque ! D’ ailleurs dans les journaux de PKP , ON NE PARLE PAS DE CELA! Le sondage d’ hier qui fait triper tous les journaleux, n’ explique pas ou à tout le moins ne commente pas la méthodologie du sondage fait entre le 10-12 août dernier!! En effet sans rire on explique que le sondage a été fait auprès de 2097 répondants à travers le Canada dont 987 au Québec!!!!! Donc les commentateux de Québecor frétillent de joie sans se poser de questions!!!

Et aujourd’ hui ils en remettent encore! Ils font une EXTRAPOLATION des résultats à partir de ce sondage BIDON! Réveillez-vous les sans abris de la communication, ce sondage à été commender par le Devoir et Québecor ! 987 répondants sont québecois , c’ est presque la moitié des sondés et on agit comme si c’ était sérieux! VOYONS réfléchissez un peu le Québec représente à peine 24% de la population canadienne! Aujourd’ hui il y avait 7 pages dans le journal de PKP sur son mariage politique! Elle est où la convergeance??

«Camouflage et mensonge au bureau de Stephen Harper»

Rien de nouveau sous le Soleil…

Ce « scandale » n’a rien de bien terrible, au pire même si on a comploté ce fut pour REMBOURSER le contribuable.

A ma connaissance c’est la première fois que ça arrive et pas de danger que ça arrive aux libéraux ou au NPD…

Vous oubliez les bloqueux qui payaient leur personnel politique à même les fonds du fonctionnement parlementaire du pays qu’ils tiennent à détruire mais dont ils tiennent également à conserver les généreuses pensions…

« Nous pouvons tous quelque chose, et le roi sourit du pouvoir du ministre, et le ministre, du pouvoir du journaliste, et le journaliste, du pouvoir de l’agent, et celui-ci, du pouvoir de la domestique, et celle-ci de la femme du samedi et le dimanche … nous entendons le prêtre nous dire que nous ne pouvons rien… Nous prenons chacun notre place suivant notre pouvoir dans la société. » — Søren Aabye Kierkegaard

Un excellent article qui contribue utilement à nous rendre moins sots.

C’est quand même moins pire mentir sur une question de régie interne à coût nul pour le contribuable que de toujours faire de fausses promesses électorales comme la quasi-totalité des politiciens québécois..

À coût nul ? Cette affaire a mené à une enquête de la GRC, et maintenant elle est devant les tribunaux. Pour le coût nul, on repassera.

Ah…bon… S’il n’y avait pas eu ce « scandale » les tribunaux et les policiers de la GRC n’auraient pas eu de paie?

Eh ben…

Allez donc au Brésil, en France, en Russie, aux E-U, bref à peu près n’importe quel pays ans le monde, et racontez aux gens notre « gros » scandale en 9 ans de pouvoir et vous aller vous faire rire au visage.

@ Éric,

Êtes-vous allé au Brésil, en France, en Russie et aux États-Unis et dans n’importe quel pays au monde pour mettre en test (et donc attester) ce que vous affirmez ?

J’aimerais aussi vous signaler que le procès Duffy n’est pas à proprement parler un « scandale » ce que vous affirmez, c’est simplement une affaire judiciaire dans laquelle est impliquée de proches collaborateurs du premier ministre. Le Canada étant un État de droit, vous conviendrez sans doute avec moi que le droit est d’ordre de public et que toute forme de dissimulation constitue une offense à l’ordre public.

Alors, on ne peut pas être le parti de la loi et l’ordre et se gausser des valeurs qu’on entend incarner. C’est parfaitement contre nature !

On peut savoir ce qui se passe dans un pays étranger sans s’y rendre, quelle drôle de réplique.

Vous pouvez googler affaire Bettencourt pour la France, l’affaire Petrobras pour le Brésil, etc.

@ Éric,

L’affaire Bettencourt relève du financement d’un parti politique et des sommes allouées à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Les sommes engagées étaient de l’argent privé et non de l’argent public. Finalement les principaux intéressés ont été relaxés ou ont profité d’un non-lieu. Donc aucune infraction au code pénal n’a finalement été relevée. Pas le moindre scandale !

L’affaire Petrobras est complexe. Elle n’a pas encore révélée tous ses secrets et c’est une affaire essentiellement de corruption.

Autant que je sache monsieur Duffy n’est pas accusé de corruption, ni d’avoir procédé à du financement illégal pour le PCC. Vous abordez des sujets complètement différents. Et pratiquement c’est vous qui parlez d’aller au Brésil, en France, en Russie et aux États-Unis et dans n’importe quel pays….

Vous devriez vous relire…. — Je vous cite : « Allez donc au Brésil, en France, en Russie, aux E-U, bref à peu près n’importe quel pays ans le monde » (sic)

D’autre part, c’est vous qui voyez dans l’affaire Duffy quelques choses de scandaleux. Moi pas ! Je ne regarde uniquement que la question du droit. Tandis que vous de toute évidence pas. Cela vous inquiète-t-il que l’affaire Duffy finisse par jouer de bien mauvais tours à monsieur Harper ?

Vous regardez uniquement la question du droit et vous ne savez même pas que Duffy est accusé de corruption, entre autres? Spécial.

@ Éric,

Ce sont si je ne m’abuse 31 chefs d’accusations qui pèsent sur les épaules de monsieur Duffy. Les principaux chefs d’accusation relèvent de la fraude. Le reste des accusations découle de ces présomptions de fraude jusqu’à présent encore non avérées. Un seul chef d’accusation relèverait d’une tentative de corruption d’un fonctionnaire.

Permettez-moi de vous faire remarquer que le thème de cet article avait essentiellement pour sujet de ce qui s’est passé dans le bureau du premier ministre. Les documents et les analyses fournies par Alec Castonguay démontrent selon moi de manière convaincante que le bureau du premier ministre a pour diverses raisons recherché à dissimuler des informations qui auraient dû être connues conformément aux règles de l’intérêt public qui d’usage prévalent dans tout bon système démocratique.

Finalement vous n’avez pas répondu à ma question : « Cela vous inquiète-t-il que l’affaire Duffy finisse par jouer de bien mauvais tours à monsieur Harper ? », je pourrais peut-être poser la question autrement : « Est-ce que la vérité dans cette affaire vous fait peur ? »

Camouflage et mensonges par les Libéraux lors du scandale des commandites.

Camouflage et mensonges par les bloqueux lorsqu’ils payaient leur personnel politique à même les fonds du fonctionnement parlementaire.

Camouflage et mensonges par le NPD lorsqu’ils payaient leurs bureaux satellites à même les fonds du fonctionnement parlementaire.

Les Conservateurs, EUX, remboursent les contribuables (d’un minable $90,000.00!) et on appelle ça un « scandale »???