Capitaine Canada, Harper ou Mulcair?

Le Parti québécois n’a pas exclu la tenue d’un référendum dans un éventuel premier mandat, même si Pauline Marois n’a pris aucun engagement en ce sens.

Dimanche dernier, en entrevue à l’émission Les Coulisses du pouvoir, à Radio-Canada, elle déclarait ce qui suit à Emmanuelle Latraverse, qui lui demandait si un tel référendum est possible.

«Je le souhaite, le plus rapidement possible, mais je n’annoncerai pas quand il y aura un référendum. Cependant, nous ne ferons pas de référendum en cachette. Ce sera clair. On le fera quand on aura la chance de gagner», a-t-elle dit.

Dans le reste du pays, la victoire possible du Parti québécois attire l’attention. Les journaux en parlent et publient des sondages sur le sujet.

Le plus récent, publié ce matin par Angus Reid, est intéressant. Angus Reid, contrairement à d’autres maisons de sondage du ROC, a un bureau à Montréal et connaît bien le Québec. La firme a demandé à 1505 Canadiens (dont 376 Québécois) de se prononcer sur quelques questions.

Notamment celle-ci:

Si le Parti québécois l’emporte le mois prochain, laquelle des affirmations suivantes reflète le mieux votre opinion?

– Une victoire du PQ signifierait que les Québécois veulent devenir un pays indépendant.

– Une victoire du PQ signifierait que les Québécois veulent avant tout changer de gouvernement.

Réponse: 29 % des Canadiens pensent qu’une victoire du PQ serait un signal que les Québécois veulent un pays, alors que 45 % pensent que la signification va avant tout dans le sens d’un changement de gouvernement.

Les réponses au Québec sont encore plus catégoriques: 20 % seulement des répondants pensent qu’il s’agirait d’un signal en faveur d’un pays, alors que 65 % estiment que la signification serait celle d’un changement de gouvernement.

Autre question, qui cette fois montre une différence de perception concernant les chefs fédéraux.

Advenant un référendum sur la souveraineté, à quel chef fédéral faites-vous le plus confiance pour gérer adéquatement cette situation?

Réponse: 40 % des Canadiens ont choisi Stephen Harper, contre 37 % pour Thomas Mulcair, 30 % pour le chef libéral par intérim, Bob Rae, et 15 % pour la chef des verts, Elizabeth May.

Mais lorsqu’on prend seulement les réponses au Québec, on constate que Thomas Mulcair arrive loin en tête dans la province, avec 52 %, suivi de Bob Rae, à 27 %. Stephen Harper est troisième, à 23 %, devançant Elizabeth May, à 15 %.

Bref, outre les chefs et les acteurs de la scène québécoise, le meilleur Capitaine Canada aux yeux d’une bonne partie du pays est Stephen Harper, qui est premier dans toutes les provinces à l’ouest du Québec (y compris l’Ontario). Dans les provinces atlantiques et au Québec, Thomas Mulcair arrive en tête.

Politique fiction? Tout à fait. Mais ça donne une idée de la perception des uns et des autres face à leur politicien fédéral de confiance advenant une situation délicate comme celle d’un référendum.

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J’aimerais bien M.Castongauy que vous effleuriez les relations tendues Québec-Ottawa des dernières années entre M.Charest-Harper; dialogues de sourds pa ministres interosés, recours à la Cour supérieure pour la sauvegarde du régistre des armes d’épaule ou rencontres secrètes à l’abri des journalistes, ect…
C’est ça le fédéralisme de Jean Charest, j’appelle plutôt ça de l’immobilsme.

Récupérer tous nos argents que nous confions bêtement à des unilingues anglais à Ottawa et qui nous volent systématiquement doit être notre but ultime et peu importe que ce soit Harper de la droite ou Muclair de la fausse gauche c’est du pareil au même
MICHEL

Il sera intéressant de voir si M.Mulcair va intervenir pendant la campagne au Québec. Son silence ou son intervention donnera ou ne donnera pas de crédibilité à sa politique sur la place du Québec dans le Canada.

Pourtant, il pourrait être utile pour la CAQ ou le PLQ qu’un élu fédéral fasse la promotion de la place du Québec dans la confédération. Que se soit le statut particulier ou le tranfert de compétence au Québec pourrait servir de bougie d’allumage et donner des arguments au clan fédéraliste.

Vont-ils le faire? S’il ne le font pas, il est évident que ces vagues promesses de statut particulier pour le Québec ne servaient qu’à meubler l’esprit de quelques penseurs à la recherche de votes.

Avec le fédéralisme d’ouverture, grand comme le bout d’un entonnoir, que promeut Stephen Harper, je ne suis pas étonné de le voir en telle position à l’ouest de la Ottawa River.

Bien que je ne sois qu’un très vulgaire et modeste citoyen, pour dire que je ne suis point dans le secret des dieux… j’ai idée – j’ai aussi écouté les Coulisses du pouvoir – que la stratégie référendaire de madame Marois devrait être différente de celle qui fut initiée peu avant 1995 par Jacques Parizeau.

La structure de la société québécoise a changée, on voit aussi que les technologies notamment de l’information, ont transformé la perception et aussi l’implication des citoyennes et citoyens dans le processus politique. Je pense que sur ce point madame Marois est assez intelligente et assez bien entourée pour avoir compris qu’on ne passera pas d’un Québec province à un Québec indépendant sans obtenir un large consensus social, intergénérationnel et aussi intercommunautaire, ce qui signifie qu’on ne méprisera pas le vote ethnique, comme ce fut le cas en 1995.

Il ne faut pas oublier que c’est tout le Canada qui a aussi évolué, bien que les Conservateur essayent de raviver un passé Glorieux, la majorité des canadiennes et des canadiens ont aussi moins de tabous avec les transferts de compétences qu’ils n’en avaient en 95. Aussi beaucoup de nos concitoyens du ROC ne vont pas déchirer leur chemise si le Québec devient un État dans le concert des nations.

Il ne faut pas oublier qu’à un référendum s’adjoint une ou plusieurs questions. Aussi si les instituts de sondages peuvent formuler leurs questions de manière à encadrer le type de réponse. Une coalition pour l’indépendance du Québec devrait savoir concocter un ou un ensemble de réponses qui permettent d’obtenir la note minimum de passage qui est de 50% +1.

– En conclusion : Si on veut un Canada qui marche au pas, cela ne prend pas un capitaine, mais un général qui saura insuffler à toutes les troupes l’élan patriotique.

Note à « avançons ».
Vous utilisez le mot « confédération » dans votre texte.
Ce mot est utilisé à bien des endroits comme: le boul de la confédération, le pont de la confédération etc.
Mais alors, comment se fait-il que vous avez un gouvernement fédéral et non un gouvernement confédéral?
N’est-ce-pas une confusion?

Dans la perspective du prochain référendum sur la souveraineté du Québec, j’espère que nous saurons démontrer que même si le OUI à la souveraineté ne l’emportait pas, ce sera avec une hargne accrue que les Québécois souverainistes exigeront du ROC des modifications substantielles à la Constitution canadienne. Il faudra les convaincre que nous livrerons une guérilla de tous les instants et sur tous les fronts.

Alors je ne serais pas surpris que ce soit le ROC qui aiderait le Québec à enfin aboutir dans sa quête de notre pays.Et peut-être que Harper prendrait-il le leadership de cette vague. 😉

«La radio n’a pas rendu les hommes plus sots. Mais la bêtise est plus sonore.»
[Jean Rostand]

Rappel du vote lors de la dernière élection fédérale.
Résultats au Québec

NPD : 42,9 % des voix
Parti libéral : 14,2 % des voix
Parti conservateur: 16,5 % des voix
Bloc québécois : 23,4 % des voix
Parti vert : 2,12 % des voix

M. Fernand Lachaine écrit : «Mais alors, comment se fait-il que vous avez un gouvernement fédéral et non un gouvernement confédéral? »

Parce que nos Pères de la « Confédération » n’ont pas voulu appeler ça une fédération afin de ne pas faire peur au Québécois. Ils ont nommé faussement notre fédération de 1867, une confédération, pour rassurer et faire joli.

Nous disons : Faire affaire avec le fédéral, l’impôt fédéral, le gouvernement fédéral etc mais, le Pont de la Cnfédération, vu que c’est là où s’est négocié la « Confédération ».

Notre dictionnaire, au mot Confédération : Association d’États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs.

S’agirait maintenant pour les Québécouis d’en réaliser une vraie…de confédération.

@M.Lachaine

Au départ il s’agissait bien d’une confédération soit composées ds provinces fortes avec un gouvernement fédéral pas trop dominant.

Effectivement aujourd’hui, on pourrait parler d’une fédération où le gouvernement fédéral,particulièrement depuis la 2e guerre mondiale, par son pouvoir de dépenser, intervient allègrement dans les champs de compétences provinciaux.

La tendance est là pour rester à moins bien sûr que nous exprimions une volonté de se donner un pays. Nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres.

M. Mario Goyette nous rappelle que les Québécois ont voté pour le Bloc souverainiste à 23,4 %, ce qui laissait 76,6 % aux fédéralistes.

Maintenant que nous avons voté très majoritairement fédéraliste au fédéral, il conviendrait au Québécois de voter souverainiste au provincial, selon la tradition québécoise de placer leurs oeufs dans des paniers différents et pour balancer leurs affaires.

M.Bousquet
Vous avez entièrement raison. En plus Amir Khadir commence à branler dans le manche en se distançant de la souveraineté, ce qui devrait ne pas faire l’affaire de son électorat.