Carole Power ! Quand ma patronne répond aux plumes de La Presse

Carole expliquant à un de nos nombreux lecteurs qu'il ne faut pas croire tout ce qu'écrivent certains éditorialistes et chroniqueurs de La Presse.

Vous ne connaissez pas Carole Beaulieu? Ma patronne, éditrice et rédactrice-en-chef à L’actualité ? Elle a l’air très gentille, comme ça. Mais mettez en doute l’honnêteté intellectuelle de cette ancienne membre du Conseil de presse du Québec, et vous sentirez l’acier derrière l’émail de son beau sourire.

Or deux signatures de La Presse, l’éditorialiste François Cardinal samedi, puis la chroniqueuse Lysiane Gagnon dans le Globe and Mail de ce lundi, se sont livrés au sujet du dossier de L’actualité sur les Anglo-Québécois à des exercices de malhonnêteté intellectuelle dont, franchement, je ne croyais pas François capable.

Carole a répliqué aux deux, de la bouche de son crayon. Les voici:

Ce lundi, La Presse a publié une version courte de la réponse préparée par Carole. Je m’en voudrais de ne pas vous offrir, en exclusivité, la version longue:

Une nécessaire conversation linguistique

par Carole Beaulieu

L’auteure est éditrice et rédactrice en chef du magazine L’actualité

Merci à François Cardinal d’avoir réservé son éditorial de samedi (« À manipuler avec soin ») au dossier que nous avons consacré aux Anglo-Québécois dans notre édition toujours en kiosque.

Essentiellement, l’éditorialiste nous reproche d’avoir manqué de rigueur dans la conception des questions de notre sondage et d’avoir manqué d’objectivité en y associant notre collaborateur Jean-François Lisée. M. Cardinal juge M. Lisée trop « militant ».

La démonstration de l’éditorialiste aurait été davantage crédible s’il était resté plus proche des faits. Ainsi, il note que 80 % des anglophones parlent le français et que 83 % veulent que leurs enfants soient bilingues. Il détient ces informations grâce aux questions proposées par Jean-François Lisée et rapportées par lui dans son texte d’analyse. M. Cardinal affirme qu’on ne peut en conclure que — je le cite nous citant — « les trois-quarts des Anglo-Québécois “n’ont rien à cirer du français” ».

Il aurait raison de nous semoncer si c’était ce que nous avions écrit. Or, nous avons affirmé, sous la signature de Jean-François Lisée, que les trois-quarts des jeunes anglos n’ont rien à cirer de l’avenir du français.

Voici ce qu’on lit dans L’actualité : « Les Anglo-Québécois de 2012 interagissent avec le français comme jamais leurs parents et grands-parents ne l’ont fait depuis que Wolfe a mouché Montcalm sur le Plaines. Pourtant, ils se désolidarisent massivement du combat pour la permanence du fait français. »

Nous pensons que cette nuance — des anglos bilingues, mais indifférents face à l’avenir du français — était à la portée de tous, d’autant qu’elle avait été longuement expliquée à l’éditorialiste au téléphone.

M. Cardinal a un second argument à charge pour mettre en doute notre jugement. Il cite une des questions de sondage à la formulation alambiquée. Il la détient car on lui a remis le questionnaire. Mais cette question n’apparaît nulle part dans notre magazine, car Jean-François Lisée ne l’a pas utilisée dans son analyse — il avait même proposé qu’on la retire — car il n’en était pas satisfait.

En fait, M. Cardinal ne cite dans son éditorial aucune des questions les plus révélatrices de ce sondage : celle où 74 % des jeunes anglos estiment normal que des grandes entreprises embauchent des cadres supérieurs unilingues anglais, ou celle où 67 % des jeunes anglos estiment que Montréal ne perdrait pas son âme si le français n’y était pas prédominant.

C’est évidemment son choix. D’autres collègues de langue anglaise ont vu le grand intérêt de la question générationnelle soulevée par ce sondage. Dans un texte publié dans The Gazette du 31 mars, Dave Johnston s’interroge sur le niveau réel de maîtrise du français par les jeunes anglophones qui se disent bilingues (ce qui pourrait expliquer leur vision de l’avenir du français). Selon lui, les aptitudes en français de ces jeunes vont en diminuant une fois leurs études secondaires terminées (et leurs cours obligatoires de français achevés). Dave Johnston se demande si Emploi Québec ne devrait pas créer un programme d’emplois d’été qui permettraient à de jeunes anglophones de Montréal de travailler en français dans d’autres régions du Québec. L’idée me semble excellente!

L’actualité n’a pas mis d’huile sur le feu linguistique, comme l’écrit François Cardinal. Elle a lancé une conversation nécessaire avec les Québécois de langue anglaise, qui permettra peut-être d’éviter la crise linguistique qui se préparait.

Pour ce qui est de Jean-François Lisée, qui collabore à L’actualité depuis 30 ans et a valu au magazine de nombreux prix de journalisme, y compris un prix d’excellence canadien pour ses chroniques, je dois avouer que nous lui avons fait réécrire son premier jet du texte d’analyse sur le sondage car nous le trouvions trop peu incisif ! Et Jean-François Lisée a eu une influence modératrice dans le choix des titres de couverture.

Comme tous nos collaborateurs, et comme je tente moi-même de le faire en éditorial, Jean-François Lisée fait dans nos pages et dans son blogue la démonstration qu’il est possible d’avoir des opinions tranchées tout en respectant scrupuleusement les faits.

Aucune famille politique n’a le monopole de la préoccupation linguistique. Elle appartient à tous les citoyens. François Cardinal peut donc se rassurer. Le magazine L’actualité est sans parti pris et ne s’est pas éloigné de l’objectivité dont il fait preuve depuis toujours.

Je vais vous faire un aveu: Carole m’avait demandé mon avis avant d’envoyer cette lettre. Je lui avais proposé une autre chute. Je vous l’offre, mais ne le dites à personne:

Comme plusieurs autres de nos collaborateurs, et comme je tente moi-même le faire en éditorial, Jean-François fait dans nos pages et sur notre blogue la démonstration qu’il est possible d’avoir des opinions tranchées tout en respectant scrupuleusement les faits. Nous avons la certitude qu’à l’avenir, s’il s’applique, l’éditorialiste Cardinal y arrivera lui aussi.

Deuxième acte:

Ce lundi matin, Lysiane Gagnon attaque l’intégrité intellectuelle de L’actualité, donc de son éditrice, dans les pages du Globe. Carole POWER est encore à l’oeuvre, et voici ce qu’on trouve désormais sur le site du Globe:

L’actualité replies

By Carole Beaulieu is Editor in chief and Publisher of L’actualité

Lysiane Gagnon, the Globe’s longtime weekly interpreter of Quebec, has the right to her own opinions. And she displays them to the hilt in her Monday column, “Montreal’s language war gets personal” about the latest L’actualité issue on Anglo-Quebecers relationship to French.

But Ms Gagnon doesn’t have her facts right.

She writes: “There’s been countless wildly alarmist reports in the Quebec media about the “threat” of English, but L’actualité’s article is a first of its kind: Whereas the “enemy” used to be the English language, now the “enemies” are the anglophones themselves, even if they speak French fluently.”

Our poll and analysis paint the  picture of a paradox: Anglo-Quebecers formidable investment in learning French on the one hand and their apparent lack of concern for the future of French and the rights of francophones, on the other hand.

Nowhere in our poll or analysis do we refer to Anglo-Quebecers as “enemies”, in quotes or otherwise. This is a complete fabrication by Ms. Gagnon.

Getting personal herself, Ms Gagnon accuses L’actualité of having chosen a contributor of 30 years, Jean-François Lisée, to be one of the authors of the issue. Mr Lisée’s sovereignist political views are well known to all, as are those of the other guest analyst, federalist scholar Jack Jedwab, whose contribution to our issue seems to have escaped the columnist gaze.

Ms Gagnon leads her readers to believe that it is somehow crazy to pretend that “French is being mortally threatened in Montreal”. We don’t say that in our issue. But she did write that herself, in a La Presse column she wrote in French two years ago. Here’s our translation:

“Quebec’s regions will stay French for generations, but to what end if it’s sole metropolis, its cultural and economic engine, gradually becomes a melting pot where the old-stock French culture will have lost all its power of assimilation? » She added, as she does in her Monday column, that the flight of francophones to the suburbs is the primary reason for that – how should we put it ? –  “mortal threat” to French.

We remember this quote because Jean-François Lisée applauded Lysiane’s take on the issue in his L’actualité blog and often refers himself to that issue as more important than language laws to correct the situation.

We feel our cover story helps to better understand an important piece of the linguistic puzzle, i.e. Anglo-Quebecers’s attitudes and opinions. We wanted to start a respectful and open minded conversation on the subject and we welcomed the Montreal Gazette columnist Josh Freed as a special guest blogger on L’actualite.com  where he is leading a very fruitful discussion with thousands of Quebecers. The Globe readers deserve a more astute and savvy take on what’s really going on in Quebec than Ms Gagnon’s column.

Merci de remercier Carole en distribuant largement ce billet sur vos réseaux sociaux.

Les commentaires sont fermés.

On a un grave probleme d’objectivité ici!!! Outre les fabulations de mr Cardinal ( Qui ne mérite définitivement pas le titre de journaliste!) Tout les autres critiques et la mienne porte sur l’absence de la question! Votre interprétation est biaisé, puisque la question est ambigu… (question que j’ai pu lire seulement par d’autres médias). Vous biaisé un sondage, cachez la question, et alors vous osez en plus dire que vous ne jetez pas d’huile sur le feu???

Je déteste que vous citiez in extenso et sans traduction des textes anglais. La «bilinguisation» du Québec commence quand on se met à postuler qu’un francophone est a priori bilingue. C’est un manque de culture de ma part, je l’admets, mais si on part du principe que la seule langue officielle du Québec est le français, n’est-il pas normal qu’un média francophone ne s’adresse qu’en français à ses lecteurs?

Je suis changeur dans le métro de Montréal, la semaine dernière je travaillais a la station de métro Viau. Il y avait a la piscine olympique une compétition aquatique avec des jeunes filles de l’ouest de l’ile (Pointe-Claire)et de l’Ontario. Aucune des jeunes filles qui sont venues me voir pour acheter un billet ne parlaient ni ne comprenaient le français leurs parents eux pouvaient au moins me comprendre, triste réalité linguistique. Hier a la station Préfontaine dans l’est de Montréal, un immigrant était frustré parce que je lui répondais en français, quand je lui ai demandé pourquoi il ne parlait pas français, il m’a répondu qu’il était un immigrant…

Moi ce qui me dérange ça n,est pas qu’on fasse une priorité que le fran¸¸cais soit la langue de travail, je suis 100% d,accord. De haut en bas on doit avoir des communications verbales et créites en français. L’affichage unilingue je suis pour ça. La francisation des entreprises aussi.
Là ou je ne suis pas d,accord c,est de se montrer intransigeant envers les anglophones d’origine qui OU ILS SONT EN PROPORTION qui le justifie qu’ils reçoivent des communication écrite en anglais (comme ça se fait ailleurs pour le français), qu’ils reçoivent des service de tous les niveaux de gouvernements là ou le nombre le justifie en anglais pour ceux qui sont d’origine anglophone on s’entend. Pas pour les immigrants qui sont allophones. Eux doivent apprendre a fonctionner en français et ça devrait être prescrit et conditionnel a leur statut d’immigrant.
On devrait exiger que les immigrants aillent vivre ou il y a du travail en français et ne pas avoir droits a dautres mesure d,employabilité comme les cours d’anglais pour rester dans la métropole, ni recevoir de prestation d’aide sociale pour rester à Montréal s’il y a des possibilitées d,emploi ailleurs au Québec. On vous recoit a condition que vous alliez travailler en français ou il y a du travail de disponible. Et devoir travailler un certain nombre d’heure (ou étudier) pour être considéré pour l’Obtention du statut de citoyen canadien.
Là ou je ne suis pas d,accord c,est quand ont attaque des anglo-québécois d’origine qui travaillent et ne sont pas préoccupé par l’avenir du français. Pour bénéficier de mesure d,employabilité on peut les obliger a apprendre le français. Mais s’ils travaillent c’est leur affaire. En obligeant la langue de travail en français on fera bien plus respecter le français. Notament l’emploi des unilingues francophones.
Mais l’objectif réel n,est pas de franciser les anglophones. L’objectif comme toujjours au québec c’est de taper sur la tête du francophone qui essaient d,apprendre l’anglais. Fréquenter un coll`ge ou une université en anglais est tout a fait légitime comme l’enseignement de l’anglais l’est au primaire et au secondaire. On veut interdire aux francophones d’étudier l’anglais et ainsi d,obtenir les meilleures poste que les immigrants et les anglophone bilingues viennent combler parce qu’on prend tout les moyens pour ne pas que nos francophones soient trop fonctionnels en anglais. Pourquoi? Parce qu’on a peur qu’Ils cessent de parler français. Ainsi on crée un interdit qui allimene davantage l’intérêts des jeunes envers l’anglais. Il faut cesser mettre des bâtons dans les roues des québécois si on veut être plus autonomes et compétitifs.
C’est pareil comme les droits du travail qui sont tellement contraignant que nos entrepreuneurs s’en vont ailleurs ou se limitent a du travail contractuel. Avec la sursyndicalistion de nos entreprises (les travailleurs n’ont pas le choix individuel) qu’on tue en créant des conditions trop lourdes l,entreprenariat québécois. On doit revaloriser la prise en charge des moyens de travail en incitant le développement de coopératives non-syndiquées ou les gens peuvent apprendre et développer leurs compétences en matière de gestion d’entreprise et ainsi créer davantage de richesse qui va rester ici.

Pour Carole, bravo pour ton Power, et pour J-F, continu d’être incisif!
T. Gagné La Pocatière

M. Lisé est teinté bleu et ses analyses ne sont jamais impartial car il est trop separatistes dans l’ame pour pouvoir voir les deux cotés de la medaille. L’actualité gagnerait a avoir un blogeur pour donner la réplique a m. Lisé a defaut de Cela l’actualité sera vue de plus en plus comme un media biaisé

«Dave Johnston s’interroge sur le niveau réel de maîtrise du français par les jeunes anglophones qui se disent bilingues (ce qui pourrait expliquer leur vision de l’avenir du français)»

Votre prochain défi: mesurez le degré de bilinguisme de ces anglos. Désolé, mais je ne crois pas que 80% des jeunes anglos parlent francais couramment. No Way.

Facile à mesurer: vous leur faites écouter un reportage de 90 secondes à la télé québécoise et un autre à la télé francaise; vous leur posez 3 questions faciles relatives à chacun de ces reportages. Y’a pas la moitié des jeunes anglos qui vont répondre correctement.

François 1er, qui affirmait tout récemment que Cardinal avait mis Lisée KO, vient de tomber de son trône et de se ramasser sur le c…! Aouch!

Quant à Lysiane Gagnon, chacun sait qu’elle peut pondre d’excellents articles, mais qu’elle devrait s’abstenir d’aborder deux sujets — la souveraineté et Israël –, car elle perd alors complètement les pédales et se rend complètement ridicule.

Je ne reviendrai pas sur cette âme perdue qu’est Lysiane Gagnon. Mieux que nous, M. Lisée vous connaissez les méandres tortueux et mystérieux de son cheminement personnel. En ce qui a trait à François Cardinal, j’avoue ma déception. Même si son papier était écrit sans conviction comme l’aurait fait un mercenaire sans foi à qui on aurait passé «une commande», il a en pas moins perdu toute crédibilité auprès de ceux qui mettent au-dessus de tout la pensée objective et libre. Décidément, le pouvoir de l’empire finit par corrompre tous ceux qui le servent.

Bravo pour ce sondage. Les vraies questions commencent à être posées et on commence à y voir plus clair sur ce qui se passe RÉELLEMENT. Je vous suggère de colliger ouvertement sur votre blogue d’autres idées de questions à poser dans de futurs sondages. Ce serait en soi un outil de réflexion fort intéressant!

Je voudrais déplorer cependant la nouvelle mouture de l’Actualité, dans laquelle le sensationnalisme éditorial dessert à mon avis les débats éclairés. Ce virage récent m’a conduit à résilier à regret mon abonnement.

Ce que cela prouve, entre autres, c’est le parti-pris intellectuellement malhonnête — pour des raisons personnelles ou alimentaires — de François Cardinal et de Lysiane Gagnon.

Le magazine L’actualité est sans parti pris et ne s’est pas éloigné de l’objectivité dont il fait preuve depuis toujours.

LOL! C’est la meilleure. Carole Beaulieu, militante anti-conservatrice primaire qui se tangue d’être objective.

Ce n’est pas pour rien si j’ai annulé mon abonnement à L’Actualité en 2008.

Ça fait parti de la longue marche pour mettre de l’huile sur le feu, ou du moins l’entretenir. On connait le coté militant de Jean-François Lisée.

La seule chose qui compte c’est la capacité de communiquer dans son environnement. Le français est là depuis 400 ans, il en a vu d’autres et en verra d’autres. La démographie est là. Ce sont les gens qui choisissent personnellement leur langue d’usage.
Et s’il y a plus d’anglo ou que la langue du succès est l’anglais, bien les plus motivés apprendront l’anglais et c’est tout.

Comment les amérindiens ont vécu le passage au français? Ils ont vu arriver plein d’immigrant français, c’est devenu la langue de la majorité, la langue d’usage normale. C’est pareil maintenant avec l’anglais ou le chinois dans le quartier chinois. Personnellement je n’envie pas les militants du français qui se marginalisent et se préparent à vivre isolé sur leur réserve.

Des fois, c’est mauvais d’être idéaliste. Surtout quand on se trompe d’idée. De mettre toute cette énergie pour atteindre un objectif et se rendre compte que les sacrifices font plus de tort que le mal qu’on pensait éviter. Que ce qui comptait vraiment au fond, ce n’était pas cet objectif là.

Bien dit effectivement mais ça ne règle rien. À La Presse le dossier linguistique prends pratiquement toujours la forme d’une patate chaude. On a généralement l’impression désagréable que spécialistes de la négation sont particulièrement incapables de voir clairement la réalité tlle qu’elle se présente.

Et à ce chapitre monsieur Cardinal est tout autant que sa collègue Gagnon bien décevant. Plus souvent qu’autrement on a l’impression qu’il est en service commandé, avec l’objectif de faire croire à tout le monde que ce qu’il dit voir dans ses lunettes roses est le juste reflet de la réalité.

Rien ne m’étonne plus de Lysianne Gagnon, je ne suis donc pas surpris. L’étiquette de «malhonnêteté intellectuelle» lui colle à la plume depuis tellement longtemps qu’elle ne doit plus différencier le vrai du faux quand elle écrit. Quant à François Cardinal, c’est plus dommage… je ne le croyais pas attirer par la mesquinerie journalistique. Je ne croyais pas non plus qu’il pouvait s’abaisser à faire de la «petite politique» dans les pages éditoriales fédéralistes de «La Presse». Chez «L’Actualité», magazine appartenant à la famille Rogers, on n’est pas à ce point réducteur de l’opinion politique de ses collaborateurs et c’est tant mieux et fort admirable. Bravo à toute l’équipe! Monsieur Lisée, continuez votre excellent travail d’observateur de l’actualité québécoise et canadienne. Remerciez votre patronne Carole Beaulieu, qui a judicieusement répondu à vos injustes détracteurs.

»Mr Lisée’s sovereignist political views are well known to all, as are those of the other guest analyst, federalist scholar Jack Jedwab, whose contribution to our issue seems to have escaped the columnist gaze. »

I am sorry, mais M. Lisée est AUSSI proche conseiller de Pauline Marois et siège sur un comité sur la souveraineté créé par Pauline Marois. Mme Gagnon a tout à fait raison de souligner le conflit d’intérêt, alors que le PQ se sert du sondage pour mousser sa campagne pro-français actuellement. S’il est vrai que M. Lisée souhaite se présenter aux prochaines élections sous la bannière péquiste, c’est encore pire. Et ce le serait tout autant si Lize Frulla conseillait Jean Charest en songeant à se présenter aux prochaines élections tout en commentant la politique au TJ et en écrivant des articles sur le Plan Nord dans Chateleine.

»Nowhere in our poll or analysis do we refer to Anglo-Quebecers as “enemies”, in quotes or otherwise. »

J’ai beau être francophone, quand j’ai vu la couverture de L’Actualité dans un kiosque, j’ai pensé sans avoir lu l’article que vous traitiez les Anglos comme les ennemis non pas à abattre, mais à corriger au plus vite.

Finalement, j’aimerais bien qu’on réponde à la critique la plus importante selon moi: l’échantillonage et la méthodologie du sondage. Quelle est la valeur d’un sondage complété sur Internet par 150 »anglophones », dont des étudiants ontariens de McGill ?! Il y a des milliers d’anglos à Montréal qui sont de passage, le temps de leurs études ou pour quelques mois/années. Est-ce qu’on peut vraiment les compter parmi les »anglos-québécois »? Un Québécois qui vit au centre-ville de Toronto pour 2-3 ans est-il représentatif de l’opinion franco-ontarienne?

Je suis d’accord non seulement avec Lysiane Gagnon et François Cardinal, mais aussi avec Don Macpherson:

http://www.montrealgazette.com/health/With+friends+like+Jean+François+Lisée+needs+enemies/6400656/story.html

et Henry Aubin:

http://www.montrealgazette.com/opinion/Henry+Aubin+blame+anglos+French+decline/6376026/story.html

Ces 4 individus pensent d’ailleurs à peu près la même chose du travail de JF Lisée et de l’Actualité sur ce sujet.

MacPherson a bien résumé le tout:

With « friends » like Jean-François Lisée, who needs enemies?

On le savait depuis longtemps, les éditorialistes du journal La Presse sous la gouverne d’André Platte sont biaisés et intellectuellement malhonnête.

Normal dans tous les journaux ,la page éditoriale appartient aux propriétaires donc aux Desmarais et à Power corporation dans ce cas çi.

Pensez-vous réellement que ces derniers cherchent à garder le caractère français de Montréal et qu’ils sont sensibles à son statut de langue du travail au Québec?

Moi non. Cette histoire c’est de la routine habituelle pour ces gens et François Cardinal que j’aimais bien lire prend malheureusement le moule comme tous les autres avant lui.

Y’a-t-il vraiment quelqu’un qui considère que Lysiane Gagnon a de la crédibilité? C’est la risée de l’univers journalistique. Tout le monde sait ça.

M. Camil Laurin, le plus grand Canadien.

À «Tout le monde en parle», dimanche, le premier avril 2011 : «C’est grâce à la Loi 101 que le Québec ne s’est pas séparé du Canada, estime l’éditorialiste du National Post Tasha Tasha Kheiriddin. Pour elle, la possibilité pour les Québécois de vivre en français a enrayé l’urgence pour la province de devenir indépendante. Elle croit également que le Québec s’est affaibli économiquement à cause de la cause nationaliste. »

1) La méthodologie du sondage, l’échantillonage, la représentativité des répondants;
2) Le rôle de conseiller de M. Lisée auprès de Pauline Marois et sa participation a un comité sur la souveraineté sur le PQ, alors que le PQ s’appuie sur ce même sondage pour parler de la question lingustique.

Deux questions valables qui ne sont pas abordées dans les lettres de Mme Beaulieu.

Cardinal est très intéressant lorsque il écrit sur l’ environnement ou sur Montréal.

Cependant et c’est malheureux pour lui, il perdra rapidement de la crédibilité en devenant un des apôtres politique de Paul.

Dommage il va se brûler sur l’hôtel du multi culturalisme et du bilinguisme.

L’Actualité est rendu en ce qui me concerne un magazine de promotion gauchiste/souverainiste, j’avais pas besoin de L. Gagnon ou l’autre pour m’en rendre compte!

Pauvre Lysiane, sa rigueur intellectuelle ne s’est pas améliorée depuis qu’elle a remis en cause la valeur du diplôme d’André Boisclair obtenu aux États-Unis. Elle va rejoindre bientôt Jan Wong au panthéon de la démagogie.

Comment peut-on être né au Québec et ne jamais avoir appris la langue de la majorité ? Cela me dépasse. J’ai travaillé au Brésil cinq mois et je suis revenu enrichi d’une troisième langue. Et pourtant, je ne suis pas plus intelligent que quiconque. Un mystère je vous dis…

Le pouvoir et l’indifférence, une recherche idéologique des dominants (du moins en pensée).

Faire de la place aux différences ! N’importe quand. Mais comment jouer le jeu de la réciprocité lorsque la balle ne revient pas ?

@Marc :
« l’actualité … comme un media biaisé », diriez-vous la même chose du journal La Presse ?

Je serais curieux de savoir les résultat d’un sondage sur ce que pensent les francophones sur « l’avenir du français »… Mon petit doigt me dit qu’il y en a plus qu’on pense qui s’en foutent…

Cher monsieur Lisée,

Pourriez-vous avoir l’amabilité (pour ne pas dire « Le tact de ce qui est décent » A.France), une fois présentée la version originale anglaise d’un texte que vous jugez digne d’intérêt, d’en offrir aux « demeurés non-bilingual » une traduction de votre cru ?

Je viens de lire une interview du linguiste Claude Hagège parue dans L’EXPRESS du 28 mars 2012 titrée « Imposer sa langue, c’est imposer sa pensée ». Il y affirme, en l’occurrence, qu’une langue constitue aussi « une façon de voir le monde, une culture. » et que « La rencontre des cultures est enrichissante, oui. » mais que « Le problème est que la plupart des gens qui affirment « Il faut apprendre des langues étrangères » n’en apprennent qu’une : l’anglais. »

Voilà, c’est bien cette domination de l’anglais que, personnellement, je perçois dans la subtilité culturelle perverse du mondialisme actuel et qui prend ici, au Québec, l’ampleur d’une pensée américaine unique dans le « français » de nos politiciens. Tant mieux pour ceux qui ont pu passer outre cet outrage irréfutable et qui parlent, comme vous sans doute, autre chose qu’un « anglais d’aéroport ». Malheureusement je n’ai pas cette richesse. Je crois d’ailleurs qu’une infime minorité de gens la possèdent.

Alors plutôt que d’appuyer involontairement l’idéologie politique qui compte « faire de l’anglais une langue universelle » prétendument pour mieux « communiquer » ou « s’ouvrir au monde », pourquoi ne pas s’ouvrir à la diversité par la traduction bien faite ? C’est ce que suggère le professeur Hagège lui-même en citant l’écrivain Umberto Eco : « La langue de l’Europe, c’est la traduction… Car la traduction… met en relief les différences entre les cultures, les exalte, permet de comprendre la richesse de l’autre. »

Robert Charette, Montréal

Une lecture fort instructive du livre Mafia Inc. offre des réponses beaucoup plus probantes sur les chemins qui ont mené le Parti Libéral du Canada où il se trouve (et où il mérite de se retrouver).

Citation de Carole Beaulieu.. »Elle a lancé une conversation nécessaire avec les Québécois de langue anglaise, qui permettra peut-être d’éviter la crise linguistique qui se préparait »…Wow quelle malhonnete intellectual,avec une page couverature d’une grenouille plier avec, »Ici On Parle English ». Yeah lets have a generous benefecial conversation about « la construction de cohesion sociales par les peurs des autres.I thought Macleans was crap but this issue you win.Feliscation JF Lisee une « crise » a votre honneur,bien fait!

M. Lisée devrait être enchanté de ces attaques et encore plus de celles de gens comme Cardinal qui n’était pas connu pour sa malhonnêteté intellectuelle et qui a pondu un texte d’une qualité très inférieure à ce qu’il produit habituellement.

Il est évident que les fédéralistes sont un peu paniqués et qu’ils ont utilisé Cardinal, pour tenter de donner un peu de crédibilité à leurs critiques, les autres comme Gagnon étant depuis longtemps brûlés en ce qui concerne l’honnêteté intellectuelle ou l’objectivité.

Et le plus délirant dans toute l’affaire c’est que ces gens qui critiquent l’objectivité de M. Lisée sont les plus biaisés de la profession dès qu’il s’agit de questions touchant de près ou de loin le fédéralisme ou la souveraineté.

De leur part, c’est un compliment fait à M. Lisée que de considérer qu’il soit tellement brillant et tellement plus consistant que les fédéralistes que du seul fait de sa présence sur un panel qui comportait des spécialistes de CROP et des gens de 98,5, il devenait évident que les questions rédigées et sélectionnées par ce panel, seraient automatiquement biaisées.

Un compliment et aussi une manœuvre répugnante à laquelle des gens comme Jedwab font automatiquement écho, comme s’il s’agissait d’une évidence incontournable. M. Lisée est quelque part, tout est automatiquement biaisé.

Et quand Jedwab a commandé un sondage sur les québécois, personne ne l’a accusé d’être biaisé parce qu’il est un ardent fédéraliste et je suis bien certaine que si les anglophones n’avaient pas fait la démonstration qu’ils se fichaient du français au travail ou de la prédominance du français à Montréal, personne n’aurait parlé de cette supposée influence maléfique de M. Lisée.

Finalement les résultats du sondage déplaisent aux fédéralistes et plutôt que de se questionner sur ce qui motive cette indifférence de la part d’anglophones qui prétendent parler français et qui vivent à Montréal, il était plus facile de tenter d’en questionner la légitimité en invoquant la présence de M. Lisée parmi ceux qui rédigeaient et sélectionnaient les questions, tous les autres intervenants en étant réduits à n’être que de simples figurants, des âmes damnées au service d’un Lisée caricaturé comme un obsessif maniaque ne désirant rien tant que faire un portrait déplaisant des anglophones et manipulant les questions en conséquence.

C’est avec ce genre de mentalité infantile et stupide, ce genre d’attitude et cette malhonnêteté intellectuelle que ces gens-là finissent par perdre tout espèce de crédibilité et il est dommage que Cardinal ait accepté de jouer ce petit jeu répugnant, même si sa chronique sent le travail commandé à plein nez, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a accepté la commande et donc contribué à se discréditer.

Quand on sait que l’un des héros des fédéralistes, l’impayable, biaisé et tendancieux Pratte, éditorialiste de La Presse est aussi le président du think tank fédéraliste L’idée fédérale qui produit des études et des documents chantant les louanges du fédéralisme, se trouve-t-il des chroniqueurs « objectifs » pour dénoncer la présence de Pratte au sein de cet organisme et pour questionner le biais du personnage et son influence sur le choix de ceux qui œuvrent au sein de L’idée fédérale ou sur le contenu et le parti pris des « études » qu’il produit ?

L’observation de ce que La Presse a coupé dans la réponse de Carole Beaulieu à François Cardinal est fort révélatrice de la capacité d’auto-critique de ce quotidien. Cette phrase n’a pas reçu l’aval de « la &$%* de la rue Saint-Jacques » (dixit Olivar Asselin):

« La démonstration de l’éditorialiste aurait été davantage crédible s’il était resté plus proche des faits. »

Aussi, le paragraphe qui citait le texte exact publié dans L’Actualité a subi le même sort:

« « Les Anglo-Québécois de 2012 interagissent avec le français comme jamais leurs parents et grands-parents ne l’ont fait depuis que Wolfe a mouché Montcalm sur le Plaines. Pourtant, ils se désolidarisent massivement du combat pour la permanence du fait français. » Nous pensons que cette nuance — des anglos bilingues, mais indifférents face à l’avenir du français — était à la portée de tous, d’autant qu’elle avait été longuement expliquée à l’éditorialiste au téléphone. »

Conclusion: La Presse se donne le droit de remettre en question l’intégrité journalistique d’autrui, mais l’inverse n’est pas permis. Aussi, pas question de laisser les lecteurs de La Presse juger par eux-mêmes le travail de M. Cardinal en leur laissant savoir ce que l’Actualité a vraiment écrit. Hors de La sacro-sainte Presse, point de salut. En trois mots: « Gesca knows best ».

J’ai envoyé un courriel à François Cardinal pour le traiter… de digne successeur d’André Pratte ! Ce qui n’est pas un compliment…

@F. Brosseau

« I am sorry, mais M. Lisée est AUSSI proche conseiller de Pauline Marois et siège sur un comité sur la souveraineté créé par Pauline Marois. Mme Gagnon a tout à fait raison de souligner le conflit d’intérêt »

Ce n’est pas un secret pour personne que Jean-François Lisée est un militant souverainiste. Lysiane Gagnon accuse, avec toute sa mauvaise fois, M. Lisée de le cacher.

Et Lysiane Gagnon, tout comme François Cardinal sont très mal placé pour parler d’objectivité. Alors que M. Lisée agit en libre penseur, Mme Gagnon et M. Cardinal sont à la solde de leur patron fédéraliste et doivent marcher dans la strict ligne éditorial colonialiste de La Presse.

Par ailleurs, M. Lisée a démontré à maintes reprises, et le démontrent encore, qu’il est possible de faire du journalisme militant tout en étant rigoureux.

Tout ce que l’on peut reprocher au dossier fait par l’Actualité est sa mise en page trop sensationnaliste. Ce qui est écrit dans les textes et les conclusions de cette enquêtes sont justes et nuancés.

Et puis, François Cardinal – qui me déçoit également beaucoup, soit dit en passant – a très certainement été tout à fait d’accord avec le lynchage dont J.-F. Lisée a été victime à Radio-Canada, car il invoque le même type d’argumentaire => «Il est trop militant»… comme si le fait d’avoir des idées de nos jours et de les défendre était devenu une maladie honteuse! Et vive la «majorité silencieuse», si précieuse au Cardinal!

@ honorable

.MacPherson a bien résumé le tout:

With “friends” like Jean-François Lisée, who needs enemies? »

Voilà une très bonne nouvelle pour le Québec francophone. et les séparatistes.

@Kevin: « Ce n’est pas un secret pour personne que Jean-François Lisée est un militant souverainiste. Lysiane Gagnon accuse, avec toute sa mauvaise fois, M. Lisée de le cacher. »

Je ne remets pas en cause l’honneteté ou la rigueur de M. Lisée, ni son droit d’être un partisan/militant souverainiste.

Cependant, pour moi il y a un conflit d’intérêt très clair quand un militant/partisan conseille directement le parti et le chef qui défend sa cause. On peut même affirmer sans se tromper que la couverture et l’angle qu’a pris L’Actualité vient directement renforcir le discours identitaire du PQ. Le PQ et ses conseillers, dont M. Lisée, ont intéret a ce que nous soyons inquiets, car ça résulte directement en des votes supplémentaires aux élections. Si en plus M. Lisée songe sérieusement a se présenter aux élections, c’est encore pire. On est plus donc dans la simple opinion ou analyse, mais dans la stratégie électorale. Et c’est ça qui est très dérangeant.

La distinction me semble claire entre des »partisans » comme Liza Frulla, André Pratte ou Mario Dumont et un »conseiller » qui participe a la stratégie politique ACTUELLE comme M. Lisée.

Ce n’est pas tout que de divulguer un conflit d’intérêt potentiel. Un avocat doit parfois se retirer d’un dossier pour cause de conflit d’intérêt apparent.

Par ailleurs, comme beaucoup de Québécois je ne pense pas qu’on puisse vraiment faire un lien entre la souveraineté et la langue. Je respecte l’option souverainiste (et vivrait sans doute tout aussi heureux dans un Québec indépendant), mais j’ai vraiment du mal a voir qu’est-ce que ca changerait en ce qui concerne la situation linguistique.

Genève en Suisse s’anglicise beaucoup, tout comme Stockholm (et oui, beaucoup d’immigrants Suédois parlent l’anglais dans les commerces!!!), alors si Montréal s’anglicise je doute fort que ce soit a cause de son appartenance au Canada.

Monsieur Brosseau,

Ce n’est pas parce qu’un partisan ou groupe politique instrumentalise les faits qu’il faut les ignorer.

Madame Beaulieu en fait la pleine et entière démonstration.

Ignorer les faits c’est préparer le terroir de la fabulation et engendrer les dérives idéologiques dont l’histoire nous a grandement fait état…

Si François Cardinal (ou Lysiane Gagnon)de La Presse s’en est pris à L’Actualité et à son sondage-analyse sur l’avenir du Français à Montréal c’est parce qu’il est incapable de constater une évidence qui saute pourtant aux yeux. Montréal n’est plus la ville francophone qu’elle a déjà été et il est tout à fait juste de dire qu’elle s’anglicise à un rythme effréné. J’ai été montréalais durant les 25 premières années de ma vie professionnelle. J’ai travaillé pour une entreprise (dans les années 1960) dont le siège social était torontois. La langue de travail, dans nos bureaux de la rue Peel était l’anglais. Les employés francophones bilingues y gagnaient moins que les employés anglophones unilingues. Un diplôme d’une université francophone valait moins cher q’un diplôme d’une institution anglophone. Depuis cette triste époque, il y a eu la Révolution tranquille, la renaissance du peuple québécois francophone, les loi 63, 22 et 101, le coup de la Brinks (lorsque les anglophones quittaient Montréal avec biens et bagages), l’épisode de la madame de Chez Eaton, les manifestations musclées en faveur du français langue de travail et la situation des travailleurs francophones a, petit à petit, changé pour le mieux. J’ai assisté à la grande marche de McGill Français et j’ai ensuite quitté Montréal pour aller voir ailleurs et gagner ma vie sous d’autres cieux. Durant les 25 dernières années, je suis retourné très occasionnellement à Montréal pour constater que la situation de l’anglais est en train de redevenir ce qu’elle était durant les années 1960. Mes enfants adultes, ceux de mes amis et parents, maintenant sur le marché du travail, doivent y travailler en anglais. Il est de plus en plus difficile de se faire servir en français dans certains secteurs de la Métropole et de la banlieue nord. Les employés de service dans les grands établissements privés de Montréal ont tendance à s’adresser à vous d’abord en anglais. Les affiches ne donnent plus la place prépondérante au français quant elles ne sont tout simplement pas unilingues anglophones. Être chroniqueur ou éditorialiste à La Presse de Montréal et ne pas voir ce phénomène d’anglicisation, est une preuve évidente qu’on est isolé ou insensible à la réalité de tous les jours. L’Actualité n’a fait que s’ouvrir les yeux en publiant un sondage et une analyse honnêtes qui illustrent une tendance malheureusement irréversible.
Bravo Carole « Rogers » Beaulieu.

Pierre April
Newport

«Carole Beaulieu a l’air très gentille comme ça.» dit JF Lisée.

Cela me rappelle mon chat: adorable quand il se repose ou quand il joue, des grands yeux ouverts quand il ne comprend pas et tout-à-coup… le bond!

Pour notre bonheur, Carole n’a pas été dégriffée quand elle était petite! Son coup de patte est précis, visant juste dans les 2 langues canadiennes. Ça fait un peu mal…

Bravo Carole! J’admire les chats…

Les derniers propos de l’intervention de F. Brosseau (Ci-bas) sont très pertinents: les militants de la souveraineté servent très mal les intérêts de la cause en y liant si étroitement la question linguistique. Les québecois et le milieu doivent inévitablement suivre les tendances du Monde extérieur.. Je ne sais comment assurer la survie du français, mais je ne suis pas disposé à faire confiance à un groupe qui ne reconnait pas, ou du moins ne discute pas du vrai problème…