Ceci n’est pas une grève

Photo: Alexandre Guédon / CC2.0

Depuis des mois, Jean Charest et tout son gouvernement ne cessent de répéter en choeur que la grève étudiante n’est pas une grève, mais un «boycott».

Vraiment?

Il faut dire qu’en politique, voir un gouvernement ou un parti jouer sur les mots pour tenter de conditionner l’opinion publique en forgeant des perceptions qui lui sont favorables est un grand classique. Depuis que le monde est monde. Même quitte, parfois, à dénaturer carrément le sens des mots.

Et pourquoi au gouvernement, on insiste tant pour dire «boycott» et non «grève»? Pourquoi tenter aussi de convaincre les médias de faire de même?

Primo: parce qu’une grève découle d’une action collective. Donc, d’une décision prise démocratiquement par des citoyens regroupés ou associés.

Secundo: parce qu’au contraire, un boycott découle d’une action individuelle. Un individu boycotte quelque chose. Parler de boycott envoie un message bien précis à l’électorat: ce mouvement étudiant n’est pas vraiment de nature démocratique…

Tertio: pour banaliser le mouvement étudiant, son opposition à la hausse des frais de scolarité et surtout, sa critique virulente du gouvernement libéral.

Bref, auparavant en période préélectorale, tout comme maintenant, en pleine campagne, on le fait pour polariser l’opinion en représentant le mouvement étudiant de la manière la plus négative possible.

Dans cette joute partisane visant à établir le PLQ auprès de sa base comme le parti de «la loi et l’ordre» – et on sait que le gouvernement a profité ce printemps dans les sondages de sa ligne dure face aux étudiants -, M. Charest n’a pas hésité non plus à associer ce mouvement à ce qu’il appelle la «violence et de l’intimidation».

Il le fait depuis des mois et continue de le faire, de manière soutenue et répétée. Ce qui, inévitablement, y associe tout autant les citoyens («la rue», selon M. Charest) que les partis politiques osant soutenir la grève étudiante.

Le Petit Robert répond au premier ministre

Mais, oups… Selon le gouvernement sortant, disions-nous, cette grève n’en est pas une.

Ce mardi – 7ième jour de la campagne -, au moment même où le sujet revient dans l’actualité, le chef libéral reprenait son mantra en point de presse avec sa détermination habituelle:

On peut-tu /sic/ s’entendre sur une chose: c’est pas une grève. Ça jamais été une grève. Non, c’est pas une grève. C’est parce qu’il faut s’entendre, faut employer les bons mots. Nous ne sommes pas des employeurs des étudiants. Les étudiants ne sont pas nos employés. C’est un boycott. Alors, employons les bons mots, là. C’est un boycott.

Clair? Ça, oui.

Vrai? Ça, c’est une autre histoire.

Tenez. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai mon fidèle dictionnaire sous la main. Un vrai. En papier et tout… Pour être plus précise encore, c’est Le Petit Robert 2012.

À la page 1187, on y trouve le mot «grève». La première définition étant, bien entendu, celle d’une:

cessation volontaire et collective du travail, décidée par les salariés, un groupe professionnel dans un but revendicatif (…) et entraînant la suppression de la rémunération pendant cette période.

Mais comme la langue française est riche, plusieurs autres définitions et exemples suivent quant à ses usages variés.

Ainsi, on peut aussi y lire ceci comme définition:

Arrêt volontaire et collectif d’une activité, par revendication ou protestation. Grève des étudiants. Détenus qui se mettent en grève dans les prisons.

On y trouve aussi:

Grève de la faim: attitude de protestation, ou de revendication qui consiste à refuser toute nourriture.

Eh oui. On dit bien «grève de la faim» et non «boycott de la faim»…

Bref, M. Charest aura beau tenter de dicter aux Québecois quels seraient, à ses yeux, les «bons» et les «mauvais» mots, ouvrir un bon dictionnaire demeure un bien meilleur choix.

Une grève étudiante est une grève étudiante

En fait, depuis que les étudiants font grève sur cette terre, on parle en termes de «grève étudiante». Le Québec ne fait pas exception au reste de la planète.

Ailleurs ou ici, que ce soit en 2012, en 1958, ou lors de chacune des grèves étudiantes qui ont jalonné son histoire, en effet, on parle de grève et non de boycott.

On le fait au prestigieux Le Monde. On le fait à Amnistie Internationale. On le fait dans les médias. On le fait aux États-Unis.

De nombreuses personnalités comme Claude Béland, Jean Cournoyer, Alain Vadeboncoeur, Robert Burns et Luc Picard, le font.

Des intellectuels renommés, tel Guy Rocher, le font.

La ligue des droits et libertés le fait.

La commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec le fait.

On le fait en anglais. On parle de «strike», pas de «boycott». On le fait, entre autres, dans The Gazette, The Globe and Mail, The Toronto Star, The Wall Street Journal, The Guardian.

On le fait en espagnol, en italien, en russe et dans toutes les langues.

Etc, etc., etc..

***

Conclusion

Le Québec n’est pas en situation de boycott étudiant.

En fait, il vit la grève étudiante la plus longue et la plus élargie de toute son histoire…

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M. Charest a déjà donné l’exemple:

« J’avoue que je n’ai pas beaucoup étudié, cette année-là. Je m’intéressais davantage aux affaires du conseil étudiant. L’école comptait mille deux cents élèves. Nous avons organisé des grèves, des contestations, des négociations avec les professeurs. Cela a été pour moi un apprentissage de la responsabilité publique, qui comporte plusieurs dimensions : il faut apprendre à résoudre des conflits, à écouter, à trouver des solutions, à contester des décisions et aussi, quand il le faut, à dire non et ce, dans un contexte où l’on doit assumer la responsabilité de ses gestes. »

Biographie: J’ai choisi le Québec» aux éditions Pierre Tisseyre, 1998.

Merci, de nous instruire et de donner un regard critique sur la situation. Il est dommage que ce regard critique disparaisse de l’horizon médiatique.

« Les étudiants en service social de l’Université de Montréal (UdeM) se sont d’ailleurs déjà prononcés à majorité lundi soir en faveur de la poursuite de la grève, avec un taux de participation inférieur à 10 %. » (R-C)

Voilà une excellente définition de grève étudiante: minorité d’étudiants en sciences molles qui décident que tout le monde doit interrompre ses études.

Il est vrai qu’une minorité s’est prévalu de son droit de vote dans ce cas ci, mais comme pour des élections, voter est un droit et non une obligation… Si a la prochainne élection provinciale le taux de participation est très bas, elle n’en sera pas moins valide… De plus, la « majorité silencieuse » n’a qu’a aller voter et faire entendre sa voix… À l’université, les votes fonctionnent par département, donc les « sciences molles » décident pour les « sciences molles »… J’ai personellement voté pour un retour en classe avant les vacances estivales… J’ai perdu, démocratiquement, j’ai respecté la majorité (de ceux qui sont venus voter)… Comme j’ai respecté le fait que le gouvernement libéral avait été élu bien que, si on en fait le calcul, seul 30% de la population ait voté libéral (si on considère les votants et les votes obtenus vis a vis de la totalité de la population)

Les commentaires sont de retour, alors j’en profite pour proposer aux lecteurs-lectrices une petite réflexion:

Que les étudiants effectuent une grève, ou alors un «boycott solidarisé», cela ne nous éloigne guère de la problématique réelle : quel est donc le statut juridique d’une telle opération ?

M. Charest et ses relations publiques cherchent manifestement à éviter d’ouvrir une telle boîte de Pandore. Alors que le droit de grève est bien encadré pour les travailleurs, il en va autrement chez les étudiants.

Porter la cause devant le tribunal porterait certainement préjudice à la cause qu’entend défendre M. Charest, alors que seraient opposées d’une part la Liberté d’Association, et de l’autre la Liberté d’Étudier sans entraves. De toute évidence, on a là une question épineuse dont le dénouement est imprévisible.

On est toujours face à une telle impasse au niveau des droits des travailleurs : qu’en est-il de ceux et celles qui ne votent pas la grève dans leur syndicat suivant des inclinaisons particulières ou quelque avantage indu promis par l’administration de l’entreprise ? N’ont-ils pas la {liberté} de travailler ? De penser qu’à leur propre intérêt et nier l’action concertée ? Noeud gordien qu’on s’est refusé à trancher.

Si tous hésitent à rouvrir la question, c’est bien parce que l’objectif recherché à l’époque a été bel et bien rempli: réduire voire éliminer totalement la violence sur les lignes de piquetage.

*************

Le débat sera-t-il relancé par la situation présente opposant syndicats étudiants et gouvernement ?

Je le souhaite bien.

Laisser de telles questions en suspens donne une bien douteuse réputation à nos institutions supposément peuplées par des experts et de nobles esprits voués au bien commun.

Merci!

Le Petit Robert n’est pas le seul à répertorier cette acception du mot « grève ». Si le Larousse et le Multi ne le font pas, d’autres dictionnaires le font aussi, comme Antidote et Franqus.

Contre ces dictionnaires, Jean Charest et ses complices ne font linguistiquement pas le poids! Ça s’entend chaque jour, d’ailleurs, dans la bouche de notre PM, à coups d’erreurs lexicales (parfois volontaires, parfois pas) et syntaxiques.

Malheureusement, il s’en trouvera encore pour répondre que du mot « grève », seule la définition qu’en fait le Code du travail est valide, sa définition juridique… C’est ce que je me suis fait répondre (avec en prime quelques insultes) de la part du rédacteur en chef d’un magazine Web de droite, au printemps dernier, lorsque je lui faisais part de ce que pensaient les dictionnaires de la grève… Quand on veut faire dire aux mots ce qu’on veut bien…

Leçon à retenir: pour certains, les dictionnaires ne servent que lorsque ça fait leur affaire.

Pur opportunisme politique de la part de Monsieur Charest.

Construire une nation se fait en s’adjoignant les jeunes, pas en se les aliénant avec de la provocation. Les québécois sont plus intelligents que ça. Inacceptable le la part d’un gouvernement qui a sciemment caché et voulu protéger un système corrompu.

Assez, c’est assez!

Eh oui, parce qu’on vit dans une société dans laquelle ça prend une journaliste pour ouvrir un dictionnaire et le lire au bon peuple. hmmm… je me sens revenue au 17è siècle.

C’est pourtant très clair. Charest continue de provoquer pour pouvoir justifier ses actes, appliquer sa loi 78 et ainsi aller chercher un vote massif des personnes âgées qui sont contre les carrés rouges. Pourquoi lui donner raison? Les étudiants n’ont qu’à s’organiser pacifiquement pendant 3 semaines et voter massivement pour le débarquer. De toute façon, rien ne se réglera en 3 semaines.

Outre le très peu intéressant débat sémantique, il reste que la grève, ou le boycott (aucun des deux termes n’est faux) des étudiants reste une action fondamentalement individuelle. Les associations étudiantes ne peuvent pas imposer la grève ou le boycott à ceux qui ne le veulent pas. C’est comme une grève de la faim. Personne ne peut se la faire imposer.

Donc, dans la même ligne de penser, se soumettre au loi, tenant de l’individu, est facultatif? Le vote, puisqu’il s’agit d’un geste individuel, ne pourrait pas obliger une personne à être gouverné par un parti qui ne défend pas ses intérêts?

On applique la lque partout, ou nul part, mais pas juste eù ou on veut. La grève est un moyen reconnue par l’état pour faire pression. Parce qu’elle est démocratiquement instauré.

En réponse à Éric qui reprend l’éternelle rengaine que seulement 10% des gens ont voté et bien je leur dirai qu’ils y aillent voter. Point final.

@Éric :

Les 90 autres pour cent ont pourtant le droit de se prononcer. S’ils sont vraiment une majorité à ne pas vouloir interrompre leur cours, pourquoi ne se mobilisent-ils pas pour contrer la grève lors des assemblées générales?

@Eric

Hey bien oui, et c’est le principe d’une démocratie. Si tu ne te présentes pas pour donner ton opinion (par exemple; voter), c’est un peu ton problème. Les absents ont tort.

Si je m’abstiens de voter le 4 septembre, ai-je moralement le droit de « chiâler » sur l’issue du scrutin?

Selon le droit canadien, il ne s’agit pas d’une grève.

Fort heureusement que le petit Robert n’est pas au dessus de la loi.

@Eric (commentaire 4) (cf. une minorité d’étudiants qui décident pour les autres)

Alors, là, la question c’est où sont les autres? Sont-ils résignés, consentants, indifférents? Moi, c’est ça qui m’intrigue. Où sont-ils? S’ils étaient si farouchement contre la grève, ils s’exprimeraient. En tout cas, moi, je m’exprimerais.

Les étudiants en grève ou en boycott servent directement les intérêts du PLQ Charest qui a fait tout ce qu’il fallait pour les faire « gréver » « grosse augmentation de leurs frais » afin de faire oublier les scandales de sa gouverne avec les 70 % d’insatisfactions.

Les étudiants sont aveuglés, ils ne veulent même pas attendre de voir qui sera élu avant de scrapper leurs sessions définitivement.

Résultat : Des étudiants reculés et le PLQ avancé.

Franchement Éric…
«Voilà une excellente définition de grève étudiante: minorité d’étudiants en sciences molles qui décident que tout le monde doit interrompre ses études.»

Un commentaire pauvre sorti tout droit de la bouche de quelqu’un avec un parti pris et peu renseigné sur le mouvement étudiant.

Sachez Monsieur que les étudiants en droit, en médecine, en génie, en sciences pures et j’en passe sont tous tombé en grève au printemps dernier. Les étudiants ne veulent que ça, retourner aux études, mais leurs idéaux surpassent leurs désirs. Chaque mois qui s’écoule est un mois qu’ils perdent sur le marché du travail et qu’ils devront reprendre.

Vous êtes impertinent.

cessons de jouer sur les mots.
Le conflit étudiant est localisé a quelques régions et généralement situé à Montréal. Les votes de grève/boycot obtenu avec 400 personnes environ sur une posibiité de 4000 c’est peu convaincant.
J’en ai surtout au professeur qui d’un coté appuie la mobilisation et ligne de piquetage etc et d’un autre demande des augmentations en lien avec la charge de travail causé par ces moyens
Les professseurs qui d’un coté influence les étudiants et de l’autre refuse de franchir les piquets de grève tout en recevant leur salaire.
j’en ai contre les syndicats qui fournissent des moyens aux étudiants ($et autres) pour nuirent au pouvoir des politiciens en place ou a venir/parce qu’il ne sont pas de la couleur qu’ils préfère
j’en ai contre des représentant élues qui ont défié des loi votés par le gouvernement qui les inclus /si la majorité présente a voté une loi elle est loi. Surtout quand presque 100 % sont présent.
Ce n’ai pas le première loi antisyndicaliste qui voient le jour/je me demande pourquoi il n’y a pas eu autant de dénonciation pour les autres.
j’ai été touché directement par des lois antisyndicaliste a plusieurs reprise, par des décisions d’élu etc
PS: une grève de la faim on n’oblige pas les autres a jeuner.

En même temps, même si l’usage veut que « grève » soit le mot utilisé, il est peut-être vrai qu’une grève étudiante n’est pas la même chose qu’une grève de salariés.

Considérant que le mot « grève » vient de la place de Grève, là où des gens attendaient pour un travail, et que le mot « boycott » vient du nom d’un mec à qui on a fait un blocus, on aurait pu satisfaire tout le monde en trouvant un nouveau mot pour décrire la situation. Très naturellement, nous aurions pu nous mettre à parler d’« une charest » et le problème terminologique aurait été résolu. (Le mot aurait bien évidemment été au féminin pour éviter d’avoir à voter pour « un charest général illimité »).

@Eric, Voilà un bel exemple de faux scandale créé de toute pièce par certains soi-disant journalistes dont la médiocrité et l’ignorance crasse n’est plus à démontrer. On appelle ça un Quorum (Ko-rom). On retrouve ça dans les statuts et règlement de chaque organisation reconnue légalement. Ça veut dire qu’on reconnait la légitimité d’un vote d’assemblé lorsque X% des membres sont présents. Ça oscille généralement autour de 5%. Il n’y a donc rien de scandaleux dans cette histoire, bien que l’on peut trouver dommage que la participation n’ait pas été plus élevé.

Il faut lire autre chose que le Journal de Montréal des fois….

Vous devriez mettre le tableau de Magritte et tout le monde viendrait. Vous mettriez le commentaire de Foucault et tout le monde repartirait. Mon commentaire à moi, c’est : toute cette campagne joue sur les mots et l’appaernce et l’on est plus loin que jamais des idées et de la vraie démocratiei.

Votez pour l’un ou l’autre et vous aurez de toute façon le Plan Nord.Votez pour l’un ou l’autre et vous n’aurez pas l’indépendance ni un meilleur pays.

On va vers un Refus Global de notre démocratie. Une de ces journées où un enfant innocent dit que le Roi est nu

PIerre JC Allard

­­­>«grève de la faim» et non «boycott de la faim»

«boycott de la nourriture» si on suit la logique. 🙂

Quel beau billet. Du beau journalisme pour mettre les choses en contexte, pas de l’opinion bêbête. Merci madame Legault.

Si moi qui n’est pas étudiant de l’UdeM, j’ai entendu parlé du vote alors les étudiants qui ne s’y sont pas intéressés ou présentés sont les seuls coupables. Si je suis le raisonnement des certaines personnes ici, les élections ne seraient valables qui si une certaine partie de la population y participe? Combien? Quel est le minimum?

Est-ce que c’est inquiétant de voir que les étudiants ne votent pas? Oui. Est-ce que c’est de nos affaires s’ils sont pas à leur affaire? Non. Ils devront vivre avec les conséquences de leur actes ce qu’ils font très bien depuis des mois. Arrêtons donc de vouloir gérer leurs vies.

Je supporte les grèves étudiants à 100% et je blâme totalement la fameuse minorité silencieuse / paresseuse / concept totalement abstrait qui ne veux dire de ne rien faire. Arrêtez de nous faire croire que vous ne pouvez voter. Vous ne voulez pas. C’est pas la même chose. Si vos études sont si importantes que ça, vous pouvez trouver le temps pour aller voter contre la grève.

@eric
Les étudiants n’ont pas voté pour « tout le monde » mais seulement pour les étudiants de leur association. Un deuxième vote sera tenu le 23 août, c’est-à-dire une semaine avant le retour en classe prévu dans le calendrier de l’UdeM.

Informez-vous avant d’écrire!

Vu le pourcentage famélique d’étudiants qui votent aux assemblées, ce mouvement est bien plus près d’un boycott individuel que d’une gréve collective.
Ce n’est pas étonnant d’ailleurs, puisqu’une grande partie des étudiants étaient en cours ou travaillaient pendant ces assemblées; en ce moment, soit ils travaillent, soit ils sont chez leurs parents dans une autre région pendant les assemblées. Et c’est sans compter les manœuvres des militants radicaux qui utilisent le code Morin pour étirer les assemblées pendant des heures afin de pousser les étudiants modérés à partir.
Le vote de grève des étudiants sera une farce tant que des règles de quorum et le vote électronique ne seront pas instaurés.

Monsieur Éric,

Votre message est selon moi simpliste. De la grosse généralisation sans aucun questionnement, c’est futile!!
Comme chaque élection, c’est le devoir de tous les citoyens d’aller voter. Même constat pour les étudiants. Si le taux de participation est de 10 % ce n’est certainement pas aux élèves, qui ont pris la peine d’aller voter, qu’il faut blâmer. C’est plutôt ceux qui n’ont pas usé de leurs droits qu’il faut juger. C’est plutôt préoccupant votre réflexion. Si c’est la minorité des étudiants qui décident pour tout le monde c’est parce que la majorité ne se fait pas entendre… c’est ça le vrai problème, pas la minorité qui utilise ses droits!

@Eric

Qui s’absente consent…tout comme les absents ont toujours tort!

P.S.: Science molle vs science dure !?!?!
En tout cas si c’est le cas, il y a quelque chose de navrant de voir que les sciences dure soient si désorganisées!!!

Au sens légal, celui du Code du travail, l’initiative étudiante contestaire de la hausse des droits de scolarité, n’est une «grève», mais un boycott. D’où les demandes d’injonctions reconnues par les tribunaux. Si vous voulez changer la loi, libre à vous quand vous serez au pouvoir.

Merci Mme Legault de remettre les pendules à l’heure!

Et merci également à:
Michel #12
Philippe I. #13
Alain Normandin #15
Alexis #17
Monsieur #20
André #21

Vous m’enlevez les mots de la bouche…

De tout temps, les grèves d’étudiants au Québec n’ont jamais été qualifiées de « boycott » par les politiciens et les médias; et encore moins été interdites parce qu’illégales en vertu d’une Loi matraque.

John James Poutine Charest invoque le « boycott individuel » de cours par des étudiants bloquant l’entrée des établissements scolaires à ceux contre ce dit « boycott ». Il crée ainsi un précédent en votant une Loi matraque adoptée sous le baillon et le lexique d’un 12. Son jeu de mots pointé contre les libertés individuelles (libre expression, association et manifestation) protégées par les dispositions des chartes Québécoise et Rocanadian des droits et libertés, est exactement la même que celui de Poutine en Russie, ex-dirigeant du KGB, interdisant toute contestation publique des politiques de son régime.

Puisque la LAFAEE (Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants)donne aux associations étudiantes un statut de syndicat.

Puisque le code du travail définit la grève comme « la cessation concertée de travail par un groupe de salariés ». Or, la même action i.e. la cessation concertée d’assister à ses cours par un groupe d’étudiants syndiqués, doit porter le nom de grève puisque rien ne différencie un syndicat de travailleurs d’un syndicat d’étudiants dans son action.

Dans son autobiographie, Jean Charest parle de son 5ième secondaire, où il était président de l’école et où il avait organisé des « grèves », pas des boycotts. Donc si je comprends bien, c’est des grèves au secondaire, ça devient des boycotts à l’université, puis ça redevient des grèves sur le marché du travail?

Il ne s’agit pas d’une grève au sens LEGAL. Même si le dictionnaire dit que s’est une grève ca ne lui donne pas de valeur légale puisque l’office de la langue ne détermine pas notre législation. La dame est clairement confuse face au sujet qu’elle tente d’aborder.

Appellez ça comme vous voulez. Il ne s’agit que d’égoïste qui veulent exploiter la prochaine génération en volant de l’argent qui devrait aller prioritairement au décrochage scolaire.

Il est plus que démontré que les frais universitaire ont AUCUN IMPACT sur la fréquentation.

Ceci dit, le Québec a le plus haux de décrochage au Canada. Mais ces enfants gaté veulent voler les plus jeunes au nom d’une « solidarité intergénerationel!!! »

À vous de choisir l’élite ou les démunis.

Bonjour Madame Legault.
Votre texte est très explicite .Si Jean Charest ne connaît pas la définition et signification du mot grève , comprendra-t-il l’expression( on en a assez )?

Sur la photo de la jeune étudiante, est inscrit sur sa pancarte : Je crois au bien commun. L’augmentation des droits de scolarité n’est pas incompatible avec le bien commun au même titre que l’augmentation des tarifs d’électricité.Si en plus,l’augmentation des droits de scolarité est compensée par une aide financière pour la majorité de ceux dont l’accessibilité serait mise en cause, on peut se demander à quoi sert un boycott ou une grève qui pénalise avant tout les universités francophones, les anglophones ayant compris qu’ils bénéficiaient des droits de scolarité les plus faibles en Amérique du Nord . En d’autres termes, le bon sens commun va de paire avec le bien commun.

@ Jean Laberge #30

Le code du travail est muet sur le boycottage. La grève relève du droit d’association dans nos chartes qui « par sa nature constitutionnelle, peut être une source autonome de droit, malgré le silence du législateur.» ( Christian Brunelle ).

Les tribunaux ont émis des injonctions sur la base du droit contractuel qui n’a rien à voir avec un boycott.

Merci beaucoup pour votre article. Hier, quand j’ai entendu M. Charest reprendre sa leçon de français, j’ai arrêté mon écoute et j’ai consulté Le Larousse. Définition similaire à celle du Petit Robert. Est-ce que M. Charest utilise son temps de parole à faire cette leçon de français parce qu’il refuse la signification réelle du mouvement étudiant? Se pourrait-il que ce soit cette attitude de non-reconnaissance des enjeux sociaux qui envenime la situation depuis des mois? Je considère qu’il joue de la même manière avec le concept d’accessibilité à l’éducation en le réduisant à l’accessibilité à des locaux d’enseignement… Triste usage de la parole et de la langue!

@ Marc Sauvageau 33

La LAFAEE ne donne pas aux associations étudiantes le statut de syndicats.

Il y a des tas de différences entre les grèves de travailleurs et les grèves étudiantes, à commencer par le fait que les premiers renoncent à un salaire. Une grève d’étudiants, ça se compare plutôt à une grève de clients d’une bibliothèque municipale.

La population ne fait pas la différence en-dehors de Montréal de toute cette sémantique; Jean Charest a l’appuie des radio-poubelle de Québec et Québecor-TVA se charge de marteler la message empreint de malhonneté intellectuelle de Jean Charest par la voix de Jean Lapierre qui ne rate pas une occasion de prêcher contre le carré rouge dans l’Express 2012.

Madame Legault! J’ai toujours respecté vos opinions et j’aime vous lire….mais dans les circonstances,je suis d’accord avec Charest (que je n’aime pas).J’ai regardé dans les dictionnaires et ce que j’y ai lu, ne me convainc pas sur le mouvement des étudiants. Qu’on utilise n’importe quelle manière, ça demeure un boycot et certains étudiants qui portent le carré rouge,se paient une traite de pouvoir et je serais très inquiète si le groupe de la classe prenait le pouvoir un jour. Je comprend qu’on soit en colère contre le comportement de Charet mais j’aurais cru que vous n’appuieriez pas la façon d’agir de
Nadeau-Dubois et ses amis. On ne remplace pas un mal par un autre mal……Vous, les journalistes avez une grande influence sur vos lecteurs, mais il m’arrive de sentir que votre haine contre quelqu’un peut vous empêcher de voir clairement la situation. Félicitations aux étudiants qui choisissent de se prendre en main, l’avenir, pour y faire face demande une force intérieure et ça se gagne en travaillant fort pour arriver à ce qu’on veut sans s’appuyer toujours sur le gouvernementet sur les autres.

Enfin un article selon mon coeur. Merci Madame Legault,….

Et vlan! Vade retro satana au mot boycott et à ce discours propagandiste qui sert le premier ministre et bien d’autres pour discréditer les parties civiles qui se sont levées pour mettre en oeuvre ce que je considère comme le plus grand remue-méninge au Québec depuis longtemps.

La manipulation des idées est une chose mais l’enfermement des forces progressistes d’une société par des lois (78, c-10, c-11 etc…) est intolérable dans une démocratie et comme dirait Georges Elgozy «La dignité d’un peuple est fonction de son aptitude à s’indigner»

Léo B-B lui-même se pose des questions relativement à la démocratie étudiante. La démocratie étudiante serait-elle différente ou obéirait-elle à des règles différentes de la démocratie québécoise ou nord-américaine? Si c’est une démocratie différente, c’est la grève. Si ce n’est pas le cas, c’est le boycott. Car en démocratie, il y a des droits et des devoirs et une observation des règles établies. Et, selon Machiavel, après la démocratie, vient l’anarchie et le cycle politique recommence avec la dictature.

M.Charest est sans doute obligé d’employer le terme Boycott pour garantir le droit d’entrer à ceux qui veulent reprendre leurs cours !
Tout cela parce que on est devant un vote de grève démocratique, tenu par des associations étudiantes démocratiques qui respectent plus que quiconque la donne !
Alors quand il y a grève ,les individus ( les étudiants ) se doivent de respecter le choix de l’ensemble comme dans tous les mouvements syndicaux !
Le problème se pose lorsqu’un un juge donne une injonction à un individu pour qu’il puisse passer outre la ligne de piquetage des étudiants dans le but de sauvegarder le droit individuel d’étudier et de poursuivre son trimestre !
C’est exactement là que le bas blesse .
Quand on est en grève ,on ne boycotte pas , on choisit dans l’intérêt commun une action pour l’avenir !
Le gouvernement se sert d’une faille pour appeler ça un boycott !
je crois que ce gouvernement est actuellement en train de briser bien des choses acquises avec le bons sens, durant des décennies et ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez !
choquant !

Voilà, Charest est une frauduleux! Il ne faut pas voter pour le PLQ ou pour la CAQ, son clone.

La seule nuance c’est que lorsqu’il y a grève ou boycott, tous ceux qui sont impliqués (100%) doivent débrayer.

Puisqu’on est dans la sémantique, comment doit-on appeler une situation qui rassemble seulement un faible pourcentage de ceux qui sont concernés ?

Et si le problème ne se trouvait pas dans le choix du bon mot mais dans la racine profonde de ce mouvement.

C’est à dire que ceux qui manifestent sont essentiellement des étudiants qui sont en difficulté économique et qui cherchent un moyen d’améliorer leur sort actuel et futur.

Autrement dit, ceux qui sont dans les facultés qui offrent un diplôme payant ne sont généralement pas dans la rue et poursuivent sagement leurs études.

=

Charest insiste pour faire le choix du bon mot… moi j’insisterai pour faire le choix du bon gouvernement !

Ce que je me demande c’est, pourquoi les journalistes, qui payent leur billet dans l’autobus du Showliberal assez chèrement, se privent-ils de la joie de lui rappeler la définition que vous citez?

Dénaturer la réalité pour confondre la population, cela fait partie du modus vivendi du parti libéral. Obliger les citoyens à porter des lunettes rouges pour camoufler ses intérêts, ses intentions, voilà où en est la profondeur de ce gouvernement. Vivement qu’on se débarasse de ce faux dictionnaire!

Grève ou boycott: guerre de ésotérique sémantique typique des gauchistes d’une auttre planète.

Pour l’instant, GND a démissionné de la CLASSE et le CEGEP de St.-Jérôme, fief de la Reynolds, une autre porte-parole de l’extrême gauche, obéit à Jean Charest et retourne en classe.

BRAVO à notre Premier Ministre Monsieur Jean Charest pour s’être tenu debout devant la violence et le vandalisme de la gauche.

Il y a une limite à plier devant des enfants-roi qui étaient aux couches il n’y a pas si longtemps. D’ailleurs, seuls les partis gauchistes (P.Q. et Q.S.) se sont servilement agenouillés devant eux.

La réthoriques des «spin doctors» de Jean Charest n’en finit plus de nous emplir de mensonges et de faussetés bien habillées… Ça fait du bien de lire un texte qui remet les pendules à l’heure !

Pourquoi Madame Legault, votre message n’est-il pas diffusé davantage sur la place publique pour clore le bec au petit Jeannot, il a vraiment besoin d’un retour aux sources documentaires!!!
On parle d’enfants-roi, mais il y a aussi les ministres qui se prennent pour des rois et qui se foutent du peuple qui l’a élu!!

Tellement pathétique de voir ce gouvernement toujours tenter de capitaliser sur un conflit qu’il a lui-même alimenter.

Tellement rédicule de voir ce gouvernement s’en prendre à des étudiants qui ont le courage de leurs convictions, quelques fois débordantes mais au moins assumées.

Tellement facile de s’en prendre à des étudiants qui n’ont pas l’habitude du calcul et de la stratégie politique. Ils expriment haut et fort leurs désabusements, leurs soifs de vérité. Est-il possible de l’obtenir dans le cadre où nous opérons?

Tellement manipulateur et paternaliste de la part de Jean Charest et tellement petit. Après on se demande pourquoi il y a des débordements.

@François 1

Bravo Monsieur François « 1er »! Avec des gens comme vous, le gouvernement libéral de Jean Charest peut dormir en paix et continuer d’afficher l’un des pires rendement pour un gouvernement dans l’histoire du Québec. Décidémment, quand je lis des commentaires simplistes comme le vôtre, soit de ramener la grève étudiante à des revendications de « bébés gâtés », je me dis que la démocratie au Québec est entre bonne main!

Soyons brefs mais clairs.

Pourquoi tout ce qui a été une grève étudiante depuis un demi siècle deviendrait-il subitement, parce que Monsieur Jean Charest en a décidé ainsi, un boycott?

Pourquoi tenir des assemblées générales et voter pour ou contre une grève si en bout de ligne le tout abouti à un boycott? Pourquoi voter? On ne vote pas pour un boycott. C’est une décision individuelle.

Pourquoi là où la majorité des étudiants ont voté pour la grève ceux qui ont voté contre auraient le droit de continuer à aller à leurs cours? Encore là pourquoi alors avoir voté et pourquoi ce pour quoi on vote se transformerait en autre chose? Pourquoi un vote de grève deviendrait un vote de boycott? Pourquoi là où la majorité a voté contre la grève les étudiants ayant voté pour ont-ils respecté ce choix démocratique en continuant à suivre leurs cours alors que selon la logique de Jean Charest ceux ayant voté pour la grève auraient eu parfaitement le droit de boycotter leurs cours? S’il avait fallu qu’une minorité ayant voté pour la grève se mette à boycotter leurs cours, Jean Charest aurait hurlé au non respect de la démocratie, au non respect de la volonté majoritaire. Jean Charest a-t-il déjà dit aux étudiants en faveur d’une grève, dans une association majoritairement opposée à cette grève, qu’ils avaient parfaitement le droit de boycotter leurs cours et qu’ils les encourageait à faire valoir leur droit en boycottant de plein droit et dans la joie leurs cours?

Pour un avocat Jean Charest a eu à maintes et maintes reprises une vision assez particulière et personnelle de ce qu’est le droit. Aurait-on le droit d’avoir notre propre droit? Dans la tête de Jean Charest il semble que oui.

Y’a trop de définitions pour un même mot. Je prends le mot «mafioso», par exemple: clair, net, précis.

Une formule à privilégier.

En réponse à François 1 :

Primo : Jeanne Reynolds n’étudie pas à St-Jérôme.

secundo : La CLASSE c’est la gauche, pas l’extrême-gauche i.e. les communistes (maoistes, léninistes), les anarchistes.

tertio : si pour vous l’ACTION politique c’est d’agir en enfant-roi, alors l’inaction politique pour vous c’est quoi au juste? Vous préféreriez certes une jeunesse d’inaction de droite qui ne dérange pas votre petit confort poule-aux-oeufs-d’oresque!

Où voulez vous en venir au juste. Vous ne faites que jouer sur les mots. Admettons que c’est un arrêt volontaire et collectif d’une activité, par revendication ou protestation, cela n’accorde toutefois pas aux étudiants les mêmes droits qu’aux travailleurs en grève! Pour éviter la confusion que vous entretenez, M. Charest parle de boycott qui est défini comme étant une interruption volontaire de relations de tout ordre avec une personne, un groupe, un pays. Il n’est pas tout à fait dans le champ!

Moins de 10% qui décident pour les 90% des autres… vos insultes prévisibles n’y changent rien.

Peut-être que les 90% pris en otage n’en ont rien à foutre des écoles de formation du PQ que sont les associations étudiantes et leurs sparages simili-syndicaux?

Pourquoi pas un vote électronique ou postal? On est en 2012, pas dans une assemblée syndicale des années 60. D’ailleurs votre cheffe semble aller dans ce sens; elle veut revoir la « démocratie étudiante » j’ai cru comprendre.

En passant je citais votre Radio-Canada.

Réponse à François 1 : août 9, 2012 à 5:53

GND a laissé fièrement sa place pour faire avancer les choses, et le fief de Mme Reynolds n’est pas un bastion militant. Le nombre d’établissement en grève diminuera sûrement à cause de la rentrée forcée, mais c’est pas parce qu’ils ne sont pas en grève qu’ils n’y croient plus. Y’a la vie à vivre aussi, au cas ou vous ne le sauriez pas ; les étudiants paient des comptes, leurs frais de scolarité, leur matériel et autres. Veut veut pas, ces considérations ont rattrapé les étudiants de St-Jérôme. Vous parlez du vandalisme et de la violence de la gauche. Certes, les pertes matérielles sont à déplorer, mais que faites-vous de la violence contre les personnes dont a fait preuve la droite, de surcroît venant du gouvernement? Sûrement que l’oeil foutu de Francis Grenier ne compte pas dans votre étrange calcul de la violence.

@ bob #42

Comme de raison, il faut tout vous expliquez voici:

syndicat : Association ayant pour objectif la défense d’intérêts communs. (Dictionnaire de la langue française).

Syndicat « Généralement, il s’agit d’une association qui a pour objectif de défendre les intérêts économiques et/ou professionnels d’un groupe de membres. L’usage le plus fréquent vise un groupe de salariés, mais il peut aussi s’agir d’un groupe d’étudiants ou d’artistes. » http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1636

LAFAEE art 3 : (…) une association ou un regroupement d’associations d’élèves ou d’étudiants est un organisme qui a pour fonctions principales de représenter respectivement les élèves ou étudiants ou les associations d’élèves ou d’étudiants et de promouvoir leurs intérêts (…)

Par son accréditation le gouvernement donne une reconnaissance légale aux associations étudiantes ou syndicats d’étudiants.

Démonstration convaincante.

Cela dit, je préfère le mot boycot à grève. Ce qui ne change rien à la nature de la bête.

Dans ce cas-ci, bonnet blanc et blanc bonnet.

Ce qui compte est le fond de la question : l’éducation doit-elle être à la portée de tous ou réservée à une élite économique?

Réorganisons la fiscalité et allons chercher l’argent là où il se trouve. C’est une question de volonté politique. Ce n’est pas une loi contraingnante de la nature.

Il faut élire un parti qui aura le courage de confronter les grands, les puissants, les malhonnêtes qui contrôlent l’argent. Ça prend du courage et de la vision. Quel est ce parti?

Jean Charest a de la difficulté avec certains mots, il a également confondu la définition de ‘Syndicat’ en français vs ‘Syndicate’ en anglais dans le dossier Brandone.

Peut-être que pour les adeptes de sciences molles, la définition du Petit Robert suffit amplement, mais voici tout de même la définition LÉGALE d’une grève:

«grève»: la cessation concertée de travail par un groupe de salariés; »

Code du travail (lois révisées du Québec)

@ Madeleine Blais

J’espère ne pas vous brusquer, mais il faudrait que vous vous renseignez davantage en ce qui concerne la politique québécoise.
La CLASSE n’est pas un parti politique. De plus, sa structure et son mode de fonctionnement l’empêcheraient d’en devenir un.

CLASSE ( Coalition Large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante)

La base de cette plate-forme est l’ASSÉ (Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante). Elle est composée d’associations étudiantes universitaires et collégiales. Elle représente les intérêts politiques qui concernent les étudiants, directement et indirectement.

Alors, la CLASSE est une coalition avec d’autres associations étudiantes non-membres, qui partagent le même point de vue quant à la situation actuelle au Québec.

Pour ceux qui défende Charest, on peut bien demander l’argent de poche des étudiants, mais il faudrait bien arrêter dans donner aux compagnies minières qui font des milliards de profit et qui ne paie pas d’impôt, quand je lis des choses comme gauchistes d’une autre planète, je me dis qu’il y a des partisans de la droite très mal informés … et en passant les enfants rois ont des parents qui les ont éduqué comme ça …

Le Code du travail répond à Josée Legault:

«grève»: la cessation concertée de travail par un groupe de salariés; »

Est-ce que les étudiants sont des salariés? Poser la question, c’est y répondre.

Le code du travaille donne la définition qui la concerne, c’est a dire gréve au travail. Quand on est de mauvaise fois on l’ai vraiment. Lit la définition du dictionnaire si tu sais lire parce que je suis pas certain vue que tu as visiblement pas lue l’article avant de le commenter

désolé j’avais pas vue tes autres commentaires mais visiblement ça donne rien d’argumenter avec quelqu’un qui croit que le code du travail du Québec définit le sens des mots pour la langue française pour toutes la francophonie de la planète

Il a vraiment des gens qui aiment meler les cartes pour dire tout et n’importe quoi.
Qu’est ce que le code du travail a a faire avec les etudiants, en disant que les étudiants ne sont pas en greve parce qu’ils ne sont pas employés je pense que un minimum de cervelle active permet d’établir qu’on a pas a utiliser le code du travail pour trouver la definition du mot en question. Je n’ai jamais vu le code du travail dans une classe de francais. Que ce soit la definition « légale » d’une greve c’est bien beau mais c’est la definition légale dans le cadre du TRAVAIL.

Cette GREVE a surtout mis en evidence le nombre incroyable de gens qui sont mal informé sur a peu pres tout et se laisse manipuler parce qu’ils ne sont pas capable de penser par eux meme.

@Éric : La définition légale d’un mot n’est pas la seule définiton légitime de ce mot. Je crois qu’il vous faut un dictionnaire …

@ Eric : Si l’on veut citer des articles de loi, il est essentiel de les prendre en contexte. Or, le passage que vous citez, soit l’alinéa (g) de l’article 1 du CDT, si l’on prend la peine de regarder l’ensemble de l’article avant de sauter à des conclusions, permet de comprendre que ces définitions ne s’appliquent qu’au questions relatives au code du travail. De la même façon, la définition légale de salarié n’est pas la même dans la LNT et le CDT.

Pour les intéressés, voici la première ligne de l’article 1 du CDT : 1. Dans le présent code, à moins que le contexte ne s’y oppose, les termes suivants signifient: (source : http://canlii.ca/eliisa/highlight.do?text=code+du+travail&language=fr&searchTitle=Qu%C3%A9bec&path=/fr/qc/legis/lois/lrq-c-c-27/derniere/lrq-c-c-27.html , consulté le 9 août 2012).

Ce parti monsieur Gingras c est la Coalition pour la Constituante. Nous proposons que le Québec se dote d une Constitution écrite par et pour le peuple. Sans partisanerie. Avec les citoyens de toutes allégeances. Suffit le temps des idéologies qui nous divisent. Il est temps de travailler ensemble pour que le peuple reprenne le pouvoir et que nous retrouvions le sens du mot démocratie.

@Eric:

« Peut-être que pour les adeptes de sciences molles, la définition du Petit Robert suffit amplement, mais voici tout de même la définition LÉGALE d’une grève:

«grève»: la cessation concertée de travail par un groupe de salariés;”

Code du travail (lois révisées du Québec) »

À quelqu’un qui connaît apparemment si bien le sens des mots, j’ai ceci à dire. Une définition légale, c’est une définition qui n’est pas interdite par la loi. Je crois que tu voulais dire définition JURIDIQUE, mais bon, étant donné que je ne suis pas linguiste…

De toute façon, la définition que tu cites est une définition aux fins d’application du Code du travail, et est limitée à ce contexte. Le Code du travail ne régit pas le milieu de l’éducation, et donc, on ne saurait s’en remettre à lui pour gérer le conflit étudiant. Le dictionnaire, lui, voit un petit peu plus loin que le bout de son nez, et je t’invite à le consulter assidûment. D’ailleurs, dans une cour de justice, on se sert fréquemment de ce même dictionnaire pour s’assurer d’utiliser les bons mots (on ne peut en dire autant du Code du travail).

Es-tu en train de suggérer de remplacer les dictionnaires dans les écoles par le Code du travail?

Si l’absurdité tuait…

Je me posais aussi cette question.

Merci Madame Legault d’avoir mis le doigt sur le bobo : faire passer un mouvement collectif pour un caprice individuel.

Ce Monsieur Charest, s’il avait choisi d’utiliser son génie pour le bien commun, il aurait pu être un grand homme.

M. Charest pratique la diversion et la perte de temps en patinant sur les mots. Si on s’en tient au sens strict du mot boycott qui est de ne plus consommer le produit d’une entreprise, le mot boycott n’est pas approprié au mouvement étudiant. L’éducation n’est pas un produit de consommation et le gouvernement n’est pas une entreprise.

Dans une définition de boycott, on y donnait, entre autres, cet exemple :

Au Québec, en 1837, les chefs Patriotes incitent les Québécois à bouder ou boycotter les produits importés d’Angleterre pour tarir les fonds publics, revenus fiscaux perçus à la douane en vue de libérer le Québec du joug de l’occupant anglais. Les produits anglais boycottés, tels le rhum, l’eau-de-vie, le thé et la toile, sont remplacés par des produits locaux québécois.

J’ai trouvé cette définition sur le net qui se rapproche beaucoup plus de l’événement Printemps érable :

Une grève politique a pour objet la satisfaction des revendications non pas professionnelles, mais politiques et de faire pression sur les autorités du pays.

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Greves_formes.htm

En réponse à Jésus Manuel;
Bien loin de me brusquer,j’aime échanger avec tous: je tiens à vous dire que je sais faire la différence entre une association et un parti politique…..Ce que j’ai voulu dire, c’est que je ne voudrais jamais voir quelqu’un, comme certains de La Classe, diriger le gouvernement. Je ne voterai pas pour Charest,mais si un jour j’avais à choisir entre un style Charest et un style de LaClasse je choisirais un Charest. La Classe et les carrés rouges parlent de démocratie mais n’ont aucun respect pour ceux qui ne pensent pas comme eux ils pensent posséder La Vérité, ce que je trouve prétencieux. Un Grand homme ou femme,qui choisi de représenter un groupe,ne doit pas se penser plus grand ni suppérieur aux autres mais égal à eux.C’est ce qui manque dans ce cas-ci.

Quel texte superficiel! Contrairement à ce qu’affirme Mme Legault, on trouve très souvent le mot « boycott » au lieu de « strike » dans The Gazette. Quand on voit le mot « strike », on voit aussi le mot « boycott » dans le même article, de manière qu’on comprend que « strike » n’est utilisé que comme variation de vocabulaire.

Il est clair que cette grève est un boycott pour la bonne et simple raison qu’un vote majoritaire de grève n’a aucun effet coercitif. L’effet coercitif est ce qui distingue fondamentalement une grève d’un boycott.

Ceux qui utilisent le mot « grève » au lieu de « boycott » ont un agenda clairement politique. Leur intention est de jeter de la poudre aux yeux plutôt que de décrire les choses comme elles sont.

@ honorable

Et depuis quand, la Gazette est un lexique s.v.p. ?

« Il est clair que cette grève est un boycott pour la bonne et simple raison qu’un vote majoritaire de grève n’a aucun effet coercitif. L’effet coercitif est ce qui distingue fondamentalement une grève d’un boycott. »

Puisque vous n’êtes pas lexicographe, voyons ce que dit Larousse au mot coercitif : « Qui a un pouvoir de coercition ; qui contraint. » Et qu’est-ce que contraindre? Le même Larousse nous dit : « Obliger (qqn) à faire qqch ; imposer. » Or, si une grève n’est pas d’obliger quelqu’un à faire quelque chose, je me demande bien c’est quoi ? La grève est un moyen de pression pour obliger un employeur à négocier des conditions de travail avantageuses pour ses employés. Pour les associations étudiantes il s’agissait de forcer le gouvernement à négocier une entente sur les frais de scolarité.

Bon, bon, bon…
L’actualité est vraiment en mission pour promouvoir les carrés rouges du PQ. Madame Legault, votre jupon dépasse vous aussi. Tous les journalistes et pseudo-intellectuels du Plateau se sont tous mis dernière Pauline Marois et les Lisée, Drainville, Duchesne et aux anciens de la SRC. Soyez donc plus objectifs ou du moins dites-le en éditorial que vous êtes du PQ. Ne cherchez plus le mystère Québec, c’est plutôt le mystère du Plateau Mont-Royal. J’ai un scoop pour vous, la prochaine candidate au PQ sera Anne-Marie Dussault.

Je crois que je vais me désabonner si ça continue!

ce n’est pas une grève…ils ne sont pas rémunérés
pour ce qu’ils « font » de leurs journées et les personnes qu’ils pénalisent sont « eux-mêmes »
rien à voir avec une grève au CN ou chez METRO!

Mme Legault tire ses références dans son dictionnaire Legault…au sens juridique une grève étudiante n’en est pas une.

Voici ce que Wikepedia dit sur une grève étudiante…. »Une grève étudiante est un événement au cours duquel des étudiants cessent d’aller en cours et bloquent généralement l’accès des salles de cours aux autres étudiants et aux professeurs, et manifestent.

Les grèves étudiantes sont une forme courante de mobilisation des étudiants dans le monde. Elles sont votées en Assemblées Générales au sein de chaque campus.
Il ne s’agit pas d’une grève au sens traditionnel ou au sens juridique du terme puisque les étudiants ne sont pas des salariés ou même des producteurs et n’ont pas de revendications professionnelles au sens strict.

Les revendications portent généralement sur les conditions d’enseignement et de la vie étudiante. »

Nous en apprenons à tous les jours, même à 60 ans. Quand j’étais étudiant, j’étais certain que je faisais la grève pour faire valoir mes revendications. Mais non, c’était un boycotte. Aujourd’hui on s’amuse à jouer avec la sémantique pour faire valoir notre point. Cependant, je sais une chose, ce chaos, grève ou boycotte, a été provoqué par non acceptation de la proposition de ce gouvernement. D’abord les étudiants (peut-être trop gâtés, diront certains), mais ensuite par toute une portion de la population tous âges confondus. Ce ne sont plus des grèves, mais des manifestations, c’est-à-dire que les gens ont quittés spontanément le confort de leur foyer pour exprimer leur désapprobation, surprenant malgré l’apathie générale que nous vivons depuis plusieurs années. N’oublions pas les casseroles…
Alors, le 1er ministre devait cesser de jouer sur les mots et cesser de mettre du sable dans l’engrenage social. Il a plutôt choisi de s’en servir pour camoufler la faiblesse de sa gouvernance.

Un boycott individuel peut être imposé aux autres. Plusieurs personnes peuvent boycotter individuellement quelque chose en même temps en ce concertant, ça ne fait pas d’eux des grévistes mais des boycotteurs. Il faut arrêter ces raisonnements simplistes et ces raccourcis intellectuels et admettre la vérité: les étudiants qui ont boycotté leurs cours ont bafoué le droit de plusieurs citoyens, étudiants, travailleurs qui se sont trouver sur leur chemin. De cette manière ils ont essayés de légitimiste leurs actions inacceptables en utilisant le mot grève, pour donner un semblant de démocratie mais c’était bien plus une démo-crasse-tie. J’ai vu des étudiants se faire tabasser parce qu’ils ont voter contre. J’ai vu leur automobile et leur appartement vandaliser. Non ce n’était pas une grève.